Le chanteur belge Franck Olivier est hospitalisé et a été opéré du foie

Franck Olivier en 1983

Le chanteur de variétés belge, vedette des années 1970 et 1980, Franck Olivier a été hospitalisé et opéré ce lundi 20 janvier pour une tumeur du foie. Selon sa compagne, la chanteuse de country canadienne Marcelle Alexis, l’opération a été longue et l’artiste a été plongé dans un coma artificiel à la sortie de celle-ci. Franck Olivier avait révélé sa maladie dans les colonnes des journaux du groupe Sud Presse en novembre dernier. Il se disait confiant et vouloir se battre sans relâche contre la maladie.
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Né le 26 août 1948 à Gozée près de Charleroi sous le nom de Claude Vangansbeck, c’est avec un diplôme de kinésithérapeute en poche, et doté d’une belle voix puissante, qu’il devient chanteur. Il se fait connaître au début des années 1970 avec des chansons comme « Bella romantica » (1973), « Tu m’oublieras » (1974) et « Schoubidou be baby » (1974). Il travaille ensuite avec Claude François de 1975 à 1977: engagé dans son écurie (« Flèche »), il assume quelques premières parties de l’artiste et sort, notamment, le disque « Si tu m’avais laissé le temps » (1975). En 1980, il a l’idée de reprendre les grandes chansons des Platters qu’il adapte en français et il connaît ainsi le succès avec « Après » (« My prayer »). La même année, il enregistre une chanson fortement inspirée de l’univers musical des Platters et il obtient un disque d’or avec « Souviens toi d’Only You ». Deux ans plus tard, il réédite l’exploit avec l’adaptation française d’un autre titre américain: « Tic tac ». Franck devient alors l’interprète de génériques de séries animées pour la télé: « Le Retour d’Albator » (générique français d’Albator 84) ainsi que « Astro, le petit robot » en 1984. Il anime aussi une émission pour enfants, « La Bande à Grobo », sur Radio Télévision Luxembourg. En 1985, il représente le grand duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson aux côtés de Ireen Sheer et de Margo, avec le titre « Children, kinder, enfants ». Cette chanson se classe 13e. A la suite d’un grave accident de la route survenu à Brugelette en Belgique, où une victime est à déplorer, il fait le point sur sa carrière et part pour le Québec où il devient un artiste majeur pendant quelques années. Il y fonde, en 1986, le label Trans Euro Music et s’installe à Saint-Sauveur-des Monts dans les Laurentides. Il décroche un disque d’or au Canada avec la chanson « Amoureux de vous Madame ». Puis, il fait découvrir Lara Fabian, une artiste belge émigrée comme lui au Québec. Il compose pour elle quelques-unes des chansons de son premier album paru au Québec. Et il enregistre un duo avec elle: « L’amour voyage ». Dans les années 1990, il connaît encore quelques succès discographiques au Canada. En 1992, il s’installe en Floride pendant trois mois et est à l’affiche du cabaret « La vie en Rose ». En 1994, il se produit au fameux « Caesar’s Palace » de Las Vegas » à l’occasion d’un grand rassemblement de Vietnamiens des Etats-Unis car Franck s’est fait connaître dans ce pays par des succès en duo avec de très grandes stars vietnamiennes. Durant la décennie suivante, il chante beaucoup au cours de croisières organisées sur le fleuve Saint-Laurent au Québec. Il suit des cours de chant lyrique. Au Québec, Franck Olivier s’occupe aussi de la carrière de sa compagne, la chanteuse de country Marcelle Alexis. Une compilation en triple CD de 64 de ses meilleures chansons sort au Québec sous le titre « 25 ans de chansons et d’amour » en 2001. Il revient alors épisodiquement en Europe pour participer à quelques galas nostalgiques comme la « tournée des romantiques » qui, en Belgique, réunit autour de lui des artistes comme Christian Vidal, Alain Delorme et Baldo. En 2010, il décide de retourner vivre dans son pays natal, la Belgique, où il s’installe près de Binche. Il s’y produit encore régulièrement lors de diverses manifestations et fêtes locales ou régionales. Il y chante notamment ses grands succès mais aussi les chansons de l’album « Je ne pense qu’à elles » sorti en 2013. En 2016, il rend hommage à Michel Delpech en commercialisant un album de reprises des grands succès du chanteur disparu. Franck Olivier s’installe alors à Silenrieux, à quelques kilomètres de Charleroi, où il enregistre ses chansons dans le studio qu’il a équipé des dernières technologies numériques.
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20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît une certaine popularité à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père, militaire de carrière dans l’aviation, vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Sa mère travaille aux Nouvelles-Galeries de Caen où Nathalie débarque à l’âge de huit ans. Passionnée de musique et de chanson, la petite Nathalie chante tout le temps et, notamment, « La tantina de Burgos » d’Annie Cordy lors des repas de famille. Du coup, elle désire suivre des études artistiques mais on l’oriente vers une profession d’enseignante. A 17 ans, elle découvre une annonce dans le journal « Cinémonde » et profite de congés pour y répondre et prendre la route de Paris. Il est question d’une audition pour jeunes talents organisé par la maison de disques Pathé. Elle se retrouve dans la file des prétendants aux côtés de Michel Berger. Et, au terme des auditions, ils sont deux à signer un contrat discographique : Michel Berger et Nathalie Degand. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », adaptation d’un titre américain de Curtis Mayfiled avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964 avec, aussi, Eric Charden, Pierre Vassiliu et Laura. L’année suivante c’est avec Salvatore Adamo que Nathalie Degand part en tournée de galas. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance. Aux dernières nouvelles, elle vivrait à Tinchebray, près de Flers, dans l’Orme.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600.000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996.

Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1. Fin 2019, des rumeurs dans la presse people et les réseaux sociaux font état de la détresse d’Ophélie Winter qui serait SDF et vivrait dans sa voiture. Des nouvelles qu’elle a démenties depuis mais qui cachent difficilement les gros soucis que semble véritablement connaître l’artiste.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Comé-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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17 JANVIER

 

 

17 janvier 1933 : Naissance, au Caire en Egypte, de Yolanda Gigliotti qui deviendra la chanteuse DALIDA. D’abord atteinte de cécité dans sa prime enfance, Dalida, qui en garde ensuite un sévère strabisme, devient Miss Egypte avant de tenter sa chance à Paris en tant que chanteuse. Sa rencontre avec le directeur d’Europe 1, Lucien Morisse, qu’elle épouse alors, lui donne l’occasion d’enregistrer ses premiers disques grâce à Eddie Barclay et de chanter à l’Olympia grâce à Bruno Coquatrix. C’est le début d’une belle et longue carrière pour cette interprète à l’accent exotique qui plaît. Entre son premier succès de 1959 (« Bambino ») et le dernier de 1986, elle enregistre des centaines de chansons notamment sous la houlette de son frère: le producteur Orlando. Malheureusement, le succès qu’elle trouve auprès de son public n’est pas celui de ses amours. Lucien Morisse se suicide après quelques mois de vie commune. Dalida fait alors la connaissance d’un charmant chanteur italien, Luigi Tenco, qui se suicide lui aussi. Le même sort funeste attend celui qui partage sa vie au début des années 1970: le comte Richard de Saint-Germain avec qui elle enregistre un duo. Après toutes ces épreuves, on peut croire Dalida endurcie mais elle reste toujours un être fragile qui, un soir de mai 1987, le 3, décide de s’endormir pour toujours dans son appartement de Montmartre. Elle laisse une oeuvre importante en qualité comme en quantité. Son frère Orlando fait en sorte qu’elle ne soit jamais oubliée. Les rééditions de ses succès sont légion et se renouvellent souvent depuis son décès. Des chansons légères comme « Le Lambeth Walk » et « Monday Tuesday » ou des chansons plus significatives comme « Il venait d’avoir 18 ans », « Gigi l’Amoroso », « Je suis malade » ou « Mourir sur scène » laissent à jamais de Dalida le portrait d’une grande artiste hors du commun. En 2012, pour les 35 ans de la disparition de la chanteuse, son frère Orlando sort un double CD avec, d’une part, des succès interprétés par Dalida et, d’autre part, des chansons reprises par divers artistes francophones. Début 2017, à l’aube de la commémortaion des 30 ans de la disparition de la chanteuse, l’actrice italienne Sveva Alviti incarne son personnage dans « Dalida, le film » réalisé par Lisa Azuelos avec Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido et Alessandro Borghi.

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Pochette de l’album de Françoise Hardy « L’amour fou » sorti en 2012

17 janvier 1944 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Françoise HARDY. Révélée en 1962 par une ballade romantique (« Tous les garçons et les filles »), Françoise Hardy garde toujours une place importante et particulière dans le paysage de la chanson francophone.

Sa relation avec Jacques Dutronc aboutit à la naissance de Thomas le 16 juin 1973 et à leur mariage en Corse le 30 mai 1981. Françoise et Jacques interprètent quelques chansons en commun comme, en 2000, la reprise de « Puisque vous partez en voyage » de Mireille et Jean Nohain. Après avoir interprété des compositions personnelles, Françoise a toujours eu le bon goût de choisir ses compositeurs: Serge Gainsbourg (« Comment te dire adieu »), Michel Berger (« Message personnel »), Julien Clerc (Fais-moi une place), Etienne Daho, etc. Grâce à ces chansons parfois adaptées en anglais, elle récolte un certain succès au pays de Shakespeare. En 2006, l’album « Parenthèses » lui permet de se faire plaisir en enregistrant des duos aussi variés que prestigieux. Deux ans plus tard, elle publie un très beau livre de souvenirs intitulé « Le désespoir des singes ». En 2012, Françoise Hardy sort un album plébiscité par la critique et dont le titre est « L’amour fou ». Entourée, entre autres, de Calogero, de Julien Doré ou de Thierry Stremler, elle nous livre dix chansons inédites. Deux ans après son album « La pluie sans parapluie », ce retour artistique majestueux est bercé par un thème que Françoise Hardy affectionne particulièrement depuis ses débuts: l’amour impossible aussi passionné qu’autodestructeur et qui fait perdre la raison. Cet album séduit la presse et obtient notamment les faveurs de Télérama qui lui décerne quatre clés. Parallèlement à ce nouvel album, et loin de se cantonner à son travail habituel, la chanteuse s’essaie aussi à l’écriture. Elle publie ainsi son premier roman intitulé, comme son disque, « L’amour fou ». Depuis 2005, la chanteuse se bat avec courage contre un lymphome. En mars 2015, elle est victime d’une chute et son état de santé se détériore ensuite rapidement avec de multiples fractures et un placement préventif dans un coma artificiel pendant huit jours. Sortie de ce pas difficile, Françoise Hardy déclare, en juin 2015, suivre sa deuxième chimiothérapie en dix ans. Fin 2016, après avoir déclaré qu’elle ne chanterait probablement plus, l’artiste publie un nouveau livre intitulé « Un cadeau du ciel ». Elle y raconte comment elle a frôlé la mort et comment elle pense être, miraculeusement, en rémission de son cancer grâce aux traitements reçus lors de son hospitalisation de 2015. En avril 2018, elle confirme sa meilleure forme en enregistrant un nouvel album studio, le 28e de sa carrière : « Personne d’autre ». En juin de l’année suivante, elle déclare, au cours d’une interview sur RTL-France, qu’un traitement contre une récidive du cancer la rend sourde d’une oreille et qu’il lui est désormais impossible de chanter avec ce handicap.
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17 janvier 2008 : Décès, à Clichy, du chanteur français CARLOS des suites d’un cancer à 64 ans. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, ce chanteur éternellement jovial né le 20 janvier 1943 était le fils de Françoise Dolto, la célèbre pédiatre et psychanalyste. Après avoir taté du métier de kiné, il fut, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. C’est cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Il enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ».
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17 janvier 1991 : Faisant une pause dans sa carrière de chanteur, Serge LAMA est sur les planches du théâtre des Bouffes Parisiens, aux côtés d’Agnès Soral notamment, pour jouer la comédie dans la pièce « La facture » de Françoise Dorin. La première soirée sera suivie de nombreuses autres pendant près de trois mois.
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17 janvier 2011 : Sortie de l’album live d’INDOCHINE : « Putain de stade » enregistré, comme son nom l’indique, au Stade de France à Paris.

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10 SEPTEMBRE

André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

10 septembre 1912 : Naissance, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Très tôt son père le destine aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique de Biarritz, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend des études de kinésithérapeute mais participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour satisfaire une autre de ses passions. C’est au cours de l’un de ces crochets radiophoniques qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Et c’est finalement au sein de l’orchestre réputé de ce dernier qu’André va faire ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec la formation de Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Le titre « Maréchal, nous voilà » lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste hospitalisé de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944 dont une video amusante en noir et blanc, malheureusement incomplète, se trouve ci-dessous.

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Mireille Dumas – Photo (c) Charlotte Schousboe – France 3

10 septembre 1953 : Naissance, à Chartres, de la productrice et animatrice de télévision française Mireille DUMAS. Son enfance se déroule en province où elle est élévée par sa mère suite au décès de son père alors qu’elle a trois ans. Professionnellement, elle commence par faire du théâtre avant de réaliser des documentaires pour la télévision dans les années 1980. En 1991, elle crée sa société de production, « MD productions ». Cette dernière se spécialise dans les documentaires télévisés sociétaux. Puis, un an plus tard, Mireille Dumas se tourne vers un projet d’émissions de rencontres plus intimistes où les invités se révèlent au plus profond d’eux-mêmes: « Bas les masques ». A partir de cette date, la productrice va accueillir un nombre impressionnant de personnalités venant se confier sur des sujets parfois très personnels. C’est ainsi que de nombreux artistes et chanteurs francophones de renom seront au programme de ses émissions: Michel Sardou, Enrico Macias, Gilbert Montagné, etc. En 2000, elle lance un nouveau concept du même type: « Vie privée vie publique » sur France 3. Le 12 mars 2012, confirmant une certaine affection pour la chanson et les chanteurs, c’est elle qui est choisie pour présenter sur France 3, en compagnie de Cyril Féraud, le 57e Concours Eurovision de la chanson en direct de Bakou en Azerbaïdjan. Cette opération a d’ailleurs été reconduite en 2013 à Malmö en Suède. A partir de ce moment, la chaîne de télévision publique France 3 diffuse régulièrement les émissions de Mireille Dumas consacrée à des stars de la chanson francophone comme Michel Jonasz et Salvatore Adamo ou des documentaires sur des carrières croisées comme celles de Françoise Hardy, Sheila et Sylvie Vartan par exemple.

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Pochette du single de 1997 « Bye bye »

10 septembre 1970 : Naissance, à Yaoundé au Cameroun, du rappeur français MENELIK aussi appelé MNLK et dont le vrai nom est Albert Tjamag. A l’âge de neuf ans, le petit Albert immigre en France où il est scolarisé à Paris. Il s’intéresse à la littérature et à la musique et, au cours de ses études à l’université en 1990, il rencontre Claude M’Barali, le futur MC Solaar, qui partage ses passions. Ce dernier s’apprête à enregistrer son premier disque, « Bouge de là », et Ménélik le suit dans cette nouvelle aventure musicale. Il enregistre alors un morceau qui figure sur une compilation rap: « Un petit rien de jazz ». Cela lui permet de se faire connaître sur le devant de la scène rap-jazz qui est très prisée, notamment, par les Britanniques. Sa popularité lui permet ainsi de sortir un premier album en 1995: « Phénoménélik ». On y trouve des chansons qui vont devenir des succès: « Tout baigne » et « Quelle aventure ».

Et l’artiste assure la première partie des concerts de MC Solaar qui, entretemps, est devenu une vedette. En 1996, Ménélik reçoit une Victoire de la Musique comme révélation masculine de l’année. Fort de ses premiers succès le rappeur enregistre un deuxième album disponible en 1997. Les deux premiers morceaux qui en sont extraits ne sont pas de nature à confirmer la popularité de Ménélik: « Faut se lâcher » et « Je me souviens » ne sont pas des tubes. Il faut donc attendre un troisième extrait remixé pour revoir Ménélik bien classé dans les ventes de disques avec « Bye bye ». 750.000 exemplaires du single sont vendus en l’espace de six mois. La préparation de l’album suivant avec ses différents voyages entre l’Europe et les Etats-Unis est très difficile et se termine par une grande dispute au sein de l’équipe. L’opus intitulé « OQP » sort toutefois mais il passe plutôt inaperçu tout comme l’album suivant qui est commercialisé un an plus tard: « E-Pop ». Petit à petit, Ménélik se désintéresse un peu de la musique au profit d’autres passions comme la création graphique, le lancement d’une ligne de vêtements, la photographie et le design. Toutefois, en 2008, Ménélik revient à la musique avec un nouvel album intitulé MNLK Project. Deux ans avant de déclarer qu’il arrête ses activités musicales. Pourtant, en 2017, il est de retour avec un morceau intitulé « Liquide » qui est extrait d’un nouvel album appelé « Qlassiks ». En 2018, il fait partie de la tournée « L’âge d’or du rap français » qui fait notamment escale, de façon exceptionnelle en Belgique, à La Louvière le 23 juin pour la finale du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ».
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Bernard Degavre en 2006

Bernard Degavre en 2006

10 septembre 2006 : l’auteur, compositeur et interprète belge Bernard DEGAVRE se produit à 18h00 sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. S’accompagnant à l’harmonica et à la guitare, il est entouré de Guy Stroobant (guitare acoustique et banjo), Pierrot Debiesme (guitare acoustique, électrique et guitare-synthé), Barry Mc Neese (basse) et Philippe Mobers (batterie et percussions).
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10 septembre 2012 : Sur la chaîne de télé publique France 3, à 20 h. 45, Mireille Dumas propose le programme « Qui êtes-vous Michel Sardou ? ». Au cours de la soirée, Michel SARDOU revient sur les moments forts de sa carrière sans langue de bois et avec franchise. Il évoque aussi ses grands succès et parle aussi de son goût pour l’écriture de textes engagés dans ses chansons.

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26 AOUT

Léo Marjane dans les années 1930

26 août 1912 : Naissance, à Boulogne-sur-Mer, sous le nom de Thérèse Gendebien, de la chanteuse française Léo MARJANE. Elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ».

Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais.

Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas ou faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Ferré (« Monsieur mon passé »). Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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Franck Olivier en 1983

26 août 1948 : Naissance, à Gozée, sous le nom de Claude Vangansbeck, de l’auteur-compositeur-interprète belge Franck OLIVIER. Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent un harmonica et cela déclenche chez lui une véritable passion pour la musique. Il s’inscrit au Conservatoire où il suit des cours de violon et de piano pendant cinq ans. Le dimanche, il rejoint la chorale paroissiale pour chanter à l’église. Nombreux sont les fidèles qui lui remarquent une voix particulière. Mais, privilégiant les études, Franck obtient un diplôme de kinésithérapeute avant de s’orienter vers la chanson. Ses premiers succès en Belgique remontent au début des années 1970: « Bella romantica » (1973), « Tu m’oublieras » (1974) et « Schoubidou be baby » (1974).

Avec l’argent récolté par ses premières ventes de disques, il ouvre une résidence pour personnes âgées dans la région de Charleroi et il s’en occupe pendant plusieurs années. Il travaille avec Claude François de 1975 à 1977: il est engagé dans son écurie (« Flèche ») et il assume quelques premières parties de l’artiste. Chez Flèche, il sort notamment le disque « Si tu m’avais laissé le temps » (1975). Le décès de la grande vedette française, le 11 mars 1978, change la donne et Franck Olivier revient en Belgique où il enregistre pour la firme Vogue de Roger Meylemans. En 1980, il a l’idée de reprendre les grandes chansons des Platters qu’il adapte en français et il connaît ainsi le succès avec « Après » (« My prayer »). La même année, il enregistre une chanson fortement inspirée de l’univers musical des Platters et il obtient un disque d’or avec « Souviens toi d’Only You ». Deux ans plus tard, il réédite l’exploit avec l’adaptation française d’un autre titre américain: « Tic tac ». Franck devient alors l’interprète de génériques de séries animées pour la télé: « Le Retour d’Albator » (générique français d’Albator 84) ainsi que « Astro, le petit robot » en 1984. Il anime aussi une émission pour enfants, « La Bande à Grobo », sur Radio Télévision Luxembourg. En 1985, il représente le grand duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson aux côtés de Ireen Sheer et de Margo, avec le titre « Children, kinder, enfants ». Cette chanson se classe 13e. A la suite d’un grave accident de la route survenu à Brugelette en Belgique, où une victime est à déplorer, il fait le point sur sa carrière et part pour le Québec où il devient un artiste majeur pendant quelques années. Il y fonde, en 1986, le label Trans Euro Music et s’installe à Saint-Sauveur-des Monts dans les Laurentides. Il décroche un disque d’or au Canada avec la chanson « Amoureux de vous Madame ». Puis, il fait découvrir Lara Fabian, une artiste belge émigrée comme lui au Québec. Il compose pour elle quelques-unes des chansons de son premier album paru au Québec. Et il enregistre un duo avec elle: « L’amour voyage ». Dans les années 1990, il connaît encore quelques succès discographiques au Canada. En 1992, il s’installe en Floride pendant trois mois et est à l’affiche du cabaret « La vie en Rose ». En 1994, il se produit au fameux « Caesar’s Palace » de Las Vegas » à l’occasion d’un grand rassemblement de Vietnamiens des Etats-Unis car Franck s’est fait connaître dans ce pays par des succès en duo avec de très grandes stars vietnamiennes. Durant la décennie suivante, il chante beaucoup au cours de croisières organisées sur le fleuve Saint-Laurent au Québec. Il suit des cours de chant lyrique. Au Québec, Franck Olivier s’occupe aussi de la carrière de sa compagne, la chanteuse de country Marcelle Alexis. Une compilation en triple CD de 64 de ses meilleures chansons sort au Québec sous le titre « 25 ans de chansons et d’amour » en 2001. Il revient alors épisodiquement en Europe pour participer à quelques galas nostalgiques comme la « tournée des romantiques » qui, en Belgique, réunit autour de lui des artistes comme Christian Vidal, Alain Delorme et Baldo. En 2010, il décide de retourner vivre dans son pays natal, la Belgique, où il s’installe près de Binche. Il s’y produit encore régulièrement lors de diverses manifestations et fêtes locales ou régionales. Il y chante notamment ses grands succès mais aussi les chansons de l’album « Je ne pense qu’à elles » sorti en 2013. En 2016, il rend hommage à Michel Delpech en commercialisant un album de reprises des grands succès du chanteur disparu. Franck Olivier s’installe alors à Silenrieux, à quelques kilomètres de Charleroi, où il enregistre ses chansons dans le studio qu’il a équipé des dernières technologies numériques. Le 20 janvier 2020, l’artiste est hospitalisé pour traiter un cancer du foie nécessitant une opération.
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Joey Robin Haché

Joey Robin Haché

26 août 1988 : Naissance, à Nigadoo (Nouveau-Brunswick, Canada), de l’auteur-compositeur-interprète, peintre, dessinateur, caricaturiste, poète, et animateur de radio acadien Joey Robin HACHE. Depuis 2008, il arpente les scènes du Québec et du Nouveau-Brunswick. En novembre de cette année-là, il remporte le premier prix au concours Jammers du campus à l’Université de Moncton. Charismatique, audacieux, authentique, vrai passionné de la chanson, de la scène et du public, il est pressenti dès ses débuts comme l’un des réprésentants de la relève musicale acadienne. Sur son parcours musical, il rencontre alors d’autres artistes de sa région comme Lisa LeBlanc, Caroline Savoie ou Pascal Lejeune. C’est au Festival de la chanson de Petite-Vallée (Gaspésie) en juin 2012 que l’aventure musicale de Joey Robin Haché se concrétise davantage. Il débarque là avec un premier mini-album intitulé « Loin-Noranda » qu’il a enregistré avec son groupe, les Tavernaks, et qui connaît déjà une certaine popularité. Et, quelques mois plus tard, il lance « Live au Coude » sur lequel on retrouve une douzaine de ses compositions originales aux saveurs folk rock trash. En 2013, il lance un mini album intitulé « EP » qui est mis en vente uniquement sur la plateforme numérique iTunes. Pendant deux années consécutives, Joey Robin Haché participe au Festival Acadie Rock à Moncton, au Festival Musique NB, à la FrancoFête en Acadie, au Gala de la chanson de Caraquet, au Festival Codiac, au Festival de la chanson de Tadoussac, au Congrès mondial acadien ainsi qu’au Coup de coeur francophone, entre autres. Fin 2014, l’artiste commercialise enfin son premier album en tant que tel. Intitulé « Repaver l’âme », l’opus est présenté au public lors de la FrancoFête en Acadie. Et Joey Robin Haché part ensuite sur les routes du Nouveau-Brunswick et du Québec pour faire connaître ses chansons et son univers musical.

Fort du succès rencontré, l’artiste sort un nouvel album, « Stigmates », en novembre 2016. Un troisième opus intitulé « Trente » est commercialisé en novembre 2019.
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16 AOUT

Pierre Richard en 1983 – Photo (c) Gama

16 août 1934 : Naissance, à Valenciennes, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Pierre RICHARD. Bien que né à Valenciennes, c’est à Paris que Pierre passe son enfance avant de retourner dans le Nord pour y suivre ses études secondaires avant de séjourner en internat. Mais il est plus assidu pour suivre les séances de cinéma locales que pour se rendre aux cours. Et il rêve de devenir un acteur comique. Cependant, comme ses parents veulent qu’il fasse un vrai métier, il se résigne à décrocher un diplôme de kinésithérapie. Une fois le diplôme obtenu, il se décide à faire du théâtre et à présenter des sketches dans des cabarets parisiens. Mais c’est par le cinéma qu’il devient une véritable vedette. Dès 1967, il est à l’affiche du film « Alexandre le bienheureux » réalisé par Yves Robert. Et sa carrière va se poursuivre pendant des décennies tantôt comme réalisateur, tantôt comme acteur dans le domaine de la comédie. On peut citer les films « Le Distrait », « Les Malheurs d’Alfred », « Le Grand Blond avec une chaussure noire », « Le Jouet », « La chèvre », « Les compères » ou encore « Les Fugitifs ». Dans un répertoire moins drôle qu’au cinéma, Pierre Richard tâte aussi de la chanson. En 1971, il s’y essaie une première fois en interprétant la bande originale du film « Les Malheurs d’Alfred ». Puis, il faut attendre douze ans pour le voir réitérer l’expérience avec une chanson s’adressant aux enfants: « Madame Sardine ».

En 1985, il enregistre une chanson plus sérieuse qui a pour titre « Bogart et moi ». En 1992, il participe à un disque d’hommage à Georges Brassens en y interprétant « Le gorille ». Et, par la suite, il profite encore de quelques occasions pour pousser la chansonnette dans certains de ses films comme dans « La Chtite Famille » en 2018 où il interprète une reprise de « Que je t’aime » de Johnny Hallyday : « Que j’te ker ».
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En 2012

16 août 1946 : Naissance, à Créteil, de la chanteuse française Anny Chancel mieux connue sous le pseudonyme de SHEILA. Née de parents commerçants en bonbons et sucreries sur les marchés de la région parisienne, Anny nourrit un rêve d’enfant: devenir écuyère. Mais sa vraie passion est plutôt à chercher du côté de la musique, de la chanson et de la danse. Dans cette dernière discipline, elle voudrait devenir petit rat de l’Opéra de Paris mais elle est refusée en raison de sa taille trop grande. Elle se résigne alors à accompagner ses parents sur les marchés et elle suit des cours de comptabilité qui lui seront sans doute bien utiles pour reprendre un jour le commerce familial. Mais, comme c’est plus fort qu’elle, dès l’âge de quatorze ans, elle cherche la possibilité de faire reconnaître ses talents vocaux qu’elle croit intéressants. Et elle finit par être engagée dans un groupe de jeunes qui cherche une chanteuse. Mais, en 1961, elle quitte la formation pour rejoindre deux frères qui viennent de lancer les « Guitares Brothers ». Avec eux, elle va préparer, pendant des mois, son audition pour le mythique Golf Drouot à Paris. Et, en 1962, après son passage au Golf Drouot, elle est auditionnée par les producteurs Jacques Plait et Claude Carrère qui demandent ensuite à ses parents de signer son contrat d’artiste car elle est encore mineure. Le 13 novembre 1962, celle qui s’appelle désormais Sheila sort son premier disque avec comme titre phare « Sheila », adaptation française du tube anglo-saxon de Tommy Roe également interprétée au même moment en français par Lucky Blondo.

Le succès est immédiat et il va se poursuivre en 1963 avec toute une série de chansons qui imposent Sheila dans le paysage de la chanson francophone pour bien des années: « L’école est finie », « Papa t’es plus dans l’coup », « Première surprise party », « Le sifflet des copains », « Vous les copains », etc. Elle reçoit alors des propositions pour des rôles musicaux au cinéma. C’est le cas pour « Bang Bang » qu’elle tourne en 1966 et où elle interpréte « L’heure de la sortie ». Pionnier français en matière de produits dérivés, le producteur Claude Carrère diversifie les activités de sa protégée: il lance au nom de Sheila des boutiques de vêtements, des produits cosmétiques et même une poupée. Les années 1970 sont aussi marquées par d’autres grands succès de Sheila: « Les rois mages », « Samson et Dalila », « Poupée de porcelaine », « Adam et Eve », « Tu es le soleil », « Patrick mon chéri », etc.

En 1973, le 13 février, elle épouse un jeune chanteur à succès révélé par son producteur: Ringo avec qui elle enregistre le duo « Les gondoles à Venise ». Ils deviennent les parents d’un petit Ludovic en 1975 avant de se séparer. Dans la seconde partie de la décennie 1970, Sheila va en surprendre plus d’un en se mettant à chanter en anglais à la sauce disco. Accompagnée de danseurs américains qui prennent le nom de Black Devotion, Sheila lance le groupe S.B. Devotion avec la chanson « Love me baby » en 1977. Vêtue, notamment, d’un court short moulant à paillettes, elle séduit toute l »Europe avec ce succès inattendu. Vu la popularité de cette démarche disco, elle adapte à la sauce dansante le fameux « Singin’ in the rain » et le hit est, cette fois, mondial. Par la suite, même si elle n’oublie pas son public francophone (« Kennedy Airport »), elle continue à surfer sur la vague disco et rencontre, à New York, le duo de musiciens Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic. Avec eux elle enregistre un album dont le titre phare est « Spacer »: un « tube » planétaire. Tous les spécialistes se demandent alors comment Sheila va sortir du disco, un mouvement qui commence à s’essouffler. Elle le fait le plus simplement du monde: en changeant de genre musical. C’est donc en français qu’elle enregistre en 1980 un opus aux sonorités new wave et pop: « Pilote sur les ondes ». Et le succès est encore au rendez-vous. Désormais, à chaque nouvel album, Sheila va s’attacher à trouver des sonorités différentes. Et l’évolution la plus marquante a lieu en 1983 avec un album très personnel et des chansons aux thèmes plus profonds. Avec ce répertoire neuf en pleine évolution, elle prépare le premier grand spectacle de sa carrière qu’elle a, jusque-là, presque exclusivement consacrée aux disques et aux émissions de télévision. Le rendez-vous est prévu pour le Zénith de Paris en février 1985 et c’est un triomphe. Elle se produit encore sur scène à l’Olympia de Paris en 1989 et là, à la fin du concert, elle annonce en larmes qu’elle arrête sa carrière de chanteuse. Et elle respecte sa parole pendant neuf ans en se mettant à l’écriture de livres et en présentant des émissions à la télévision française. En 1998 sort une compilation intitulée « Le meilleur de Sheila » avec des réenregistrements de ses grands succès. Dans la foulée, elle chante à l’Olympia du 28 septembre au 4 octobre de la même année et y revient quelques mois plus tard. Et c’est encore à l’Olympia de Paris que l’artiste fête ses 40 ans de carrière en novembre 2002. Sept ans plus tard, la chanteuse embarque à son tour dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » pour les saisons 4 (2009) et 5 (2010). En 2012, elle fête cette fois ses 50 ans de chansons à l’Olympia de Paris en septembre et, deux mois plus tard, Sheila sort un album de nouvelles chansons: « Solide ». Début 2013, elle reçoit une Victoire de la Musique d’Honneur pour ses 50 ans de carrière. Alors qu’elle prépare un nouvel album qu’elle part enregistrer aux Etats-Unis en 2017, le destin s’acharne sur la chanteuse dont le compagnon, Yves Martin, est victime d’un accident vasculaire cérébral. Puis, quelques semaines plus tard, c’est son secrétaire qui meurt avant que son fils Ludovic ne décède à son tour le 7 juillet 2017 à l’âge de 42 ans. Malgré ces soucis, Sheila reprend le chemin de la scène dès le mois d’août pour un nouveau spectacle présenté à l’Alhambra de Paris et en tournée avant le Casino de Paris en décembre. En 2018, elle participe à nouveau à la tournée « Age tendre » qui, entre-temps, a changé de production. Et puis, au début de l’année 2020, alors que le monde affronte un confinement exceptionnel à cause de l’apparition du coronavirus covid-19, Sheila propose un nouveau titre original, le premier depuis 2012 : « Septième continent ». Une chanson écologique qui annonce un nouvel album prévu pour 2021.

 

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Jacqueline De Schryver au début des années 2010

16 août 2015 : Décès, à Ottignies (B), de l’attachée de presse belge Jacqueline DE SCHRYVER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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7 JUILLET

Marcel Merkès dans les années 1950

7 juillet 1920 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur d’opérette français Marcel MERKES. Intéressé dès son plus jeune âge par l’art lyrique, et conscient de son potentiel vocal, il s’inscrit au Conservatoire de Bordeaux où il obtient plusieurs prix de chant. A 22 ans, il effectue ses premiers pas sur une scène dans le cadre d’un opéra présenté au Grand Théâtre de Bordeaux: « Manon » de Jules Massenet. C’est au Conservatoire de Bordeaux que Marcel rencontre Paulette Merval, chanteuse et violoniste, qu’il va épouser et avec qui il crée un duo mythique de l’opérette française. Ils vont ainsi se produire ensemble plus de 10.000 fois dans leur longue carrière. Parmi les nombreuses opérettes à l’affiche desquelles ils apparaissent, on peut citer « Rêve de Valse » d’Oscar Strauss, « Violettes impériales » de Vincent Scotto, « Rose-Marie » de Rudolf Friml, « La Veuve joyeuse » de Franz Lehar, « Michel Strogoff » de Jack Ledru, « Douchka » de Georges Garvarentz et Charles Aznavour et « Princesse Czardas » de Emmerich Kálmán. Marcel Merkès est décédé le 30 mars 2007 à Pessac.

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7 juillet 1945 : Mariage, à Paris à la mairie du 18e arrondissement, de Fernand SARDOU avec Jacqueline Labbé qui prendra pour pseudonyme Jackie ROLLIN puis Jackie Sardou. De leur union naîtra, le 26 janvier 1947, le chanteur et comédien Michel SARDOU.

 

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7 juillet 1959 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Géry LIPPMAN. Né dans une famille où la chanson est importante, il écrit ses premières chansons à l’âge de 19 ans. Il crée alors avec des copains le groupe « Osmose » puis la formation « Acte 2 ». Sa passion pour Michel Polnareff et William Sheller l’amènent à jouer du piano et à finalement chanter en solo. Il enregistre deux 45 tours à la fin des années 1980 dont « Lady » qui récolte un petit succès. Il perfectionne ensuite ses connaissances musicales pour devenir arrangeur et professeur de piano. Mais, en 1997, il effectue un retour à la chanson et se produit, entre autres, aux Francofolies de Spa le 20 juillet. Il y revient le 19 juillet 2003, le 22 juillet 2006 et le 18 juillet 2008. Gery Lippman a, jusqu’ici, enregistré quatre albums: « Entre amours et voyages » en 2003, « Le surfeur des étoiles » en 2007, « Vaisseau fantôme » en 2013 et « La serrure » en 2017. Ce dernier opus, qui comprend dix chansons originales, est présenté au public en mars 2017 dans le cadre étonnant du nouveau musée de la Boverie à Liège. En 2019, Géry Lippman rend hommage à l’une de ses idoles en proposant un spectacle des chansons de Michel Polnareff le 23 juin à Malmedy (B) dans le cadre des fêtes de la musique.

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RITCHY en 1982

7 juillet 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur français RITCHY, de son vrai nom Laurent Manghi. C’est dans sa ville natale qu’il suit des cours d’opéra pendant deux ans au Conservatoire local. A 18 ans, le jeune Laurent est découvert par le producteur et animateur de télé français Guy Lux qui lui écrit une chanson et lui permet de signer un contrat discographique chez Vogue. Son premier 45 tours est un rock and roll d’inspiration sixties qui va se vendre à 700.000 exemplaires: « Poupée sucrée ».

Dans la foulée de ce rapide succès, Ritchy sort un deuxième 45 tours, « Rap’n’roll », qui se vend moins mais, en 1984, la chanson « Parle à mon coeur ma tête est malade » est à nouveau un « tube » avec 900.000 vinyles vendus. En 1985, il est engagé pour chanter des reprises de grands standards tous les dimanches dans l’émission « Thé dansant » de Jacques Martin. En 1986, après avoir fait la première partie d’Hervé Vilard sur le podium du Tour de France, il assure le même rôle à l’Olympia de Paris. C’est aussi cette année-là que la firme de disques Vogue fait aveu de faillite. Et Ritchy retrouve un contrat chez Polydor où, en 1987, il enregistre son sixième 45 tours, « Brunes blondes », dont les ventes sont plus faibles. Cette situation entraîne un nouveau changement de maison de disques et des chiffres de ventes qui s’étiolent avec le temps. En 1990, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Luis Mariano, c’est encore Guy Lux qui lui propose d’enregistrer un mégamix des chansons du roi de l’opérette qui sort chez Warner. Le 45 tours marche bien mais il n’y aura pas de suite. Commence alors pour Ritchy une très longue série de concerts entrecoupée, de temps en temps, d’invitations dans l’émission télé « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Entre 1992 et 2003, Ritchy travaille à l’écriture d’une comédie musicale intitulée « Chrysalis ou la légende du Louvre ». Début 2013, l’artiste a sorti un double CD, « Danse avec les sixties » où il reprend 30 succès des années 1960.
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Julien Doré en 2011

7 juillet 1982 : Naissance, à Alès, de l’auteur, compositeur et interprète français Julien DORE. Après une enfance et une adolescence plutôt calmes et classiques qui se déroulent dans le sud de la France, Julien se dirige vers les Beaux-Arts et poursuit des études en ce sens pendant cinq ans à Nîmes. Mais, depuis très longtemps, la passion majeure du garçon est la musique et il est logique qu’en 2002, il crée le groupe Dig Up Elvis sous le nom de Julien Goldy (ce qui veut dire doré en anglais). La formation tourne bien pendant quelques années dans la région natale de Julien. Puis, en 2006, l’artiste monte un autre projet qui a pour but de reprendre les grands succès de l’époque disco: « The Jean d’Ormesson disco suicide ». Parallèlement à cette nouvelle activité musicale, Julien décide de se présenter au casting du crochet télévisé français « La Nouvelle Star ». Il est sélectionné et atteint la finale en présentant, à chaque émission, une reprise décalée d’un succès de chanson française ou anglo-saxonne. En juin 2007, il quitte le concours en grand vainqueur. Il lui est alors permis d’enregistrer un premier album sous son nom et avec ses goûts personnels et excentriques: « Ersatz ». L’opus lui permet d’obtenir une Victoire de la Musique en 2008 (album révélation) et, au cours de la même soirée, il reçoit aussi la Victoire du meilleur video clip de l’année pour la chanson « Les limites ».

Julien Doré poursuit, simultanément à sa nouvelle carrière de chanteur soliste, quelques expériences musicales rock avec des copains musiciens et il prend donc le temps de préparer un deuxième album qui est finalement commercialisé en 2011: « Bichon ». Le disque est encore plus décalé que le premier et il est composé de quelques duos inattendus comme celui qui requiert la participation de l’accordéoniste française Yvette Horner. Deux ans plus tard, l’album « Love » recèle de nouvelles perles telles « Paris-Seychelles » ou « Chou Wasabi ». En 2015, il reçoit la Victoire de la Musique récompensant l’artiste masculin de l’année. Un an plus tard, le nouvel opus de Julien Doré a pour titre étrange « & ». Des titres comme « Le lac » ou « Coco Câline » procurent un grand succès à l’artiste qui en profite pour entamer une carrière au Japon. En mars 2017, l’artiste commercialise un album qui reprend, en versions acoustiques, quelques-uns de ses grands succès mais, aussi, des reprises originales comme le fameux « Africa » de Rose Laurens interprété dans un improbable duo avec Dick Rivers. Au fil du temps, Julien Doré s’affirme donc comme un artiste incontournable du paysage de la chanson francophone du 21e siècle. Et il s’est aussi distingué au cinéma dans quelques films de bonne facture.
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André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

7 juillet 1987 : Décès, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, il est destiné très tôt par son père aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend alors des études de kinésithérapeute. Mais il participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour assouvir son autre passion. Et c’est au cours d’un crochet radiophonique qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Ce dernier l’engage au sein de son orchestre réputé et André y fait ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant également deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Ce titre, « Maréchal, nous voilà », lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944.
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7 juillet 1987 : Naissance, à Valence, du chanteur et compositeur français Gaël FAURE. En tant que fils d’un fermier et d’une infirmière, son enfance n’est pas teintée de musique mais plutôt marquée par la nature et les dérèglements de la société entre autres. A quatorze ans, il assiste à un concert du groupe Louise Attaque et se rend compte qu’il existe une activité qui commence à le passionner: la musique. Nous sommes en 2001 et il achète sa première guitare pour apprendre progressivement et lentement, en autodidacte. Laissant un peu de côté la composition, il se destine à être architecte-paysagiste lorsqu’il s’inscrit au casting du crochet télévisé français « Nouvelle Star ». Il parvient à atteindre la demi-finale du programme et il commence à recevoir des propositions pour jouer dans des téléfilms, dans des comédies musicales ou pour enregistrer des chansons. Mais tout cela ne l’enchante guère. Il préfère se lancer sur scène en 2007 en présentant ses propres compositions. Il peaufine ces dernières afin de pouvoir les enregistrer et les enfermer ensuite dans un disque compact. Pour ce faire, il travaille avec un producteur indépendant, Serge Khalifa, et ce premier album intitulé « Jardin de ville » sort en août 2008. Enregistré à Paris et à Londres, il est réalisé avec la collaboration de Nadia Farès et obtient un bon succès de vente et d’écoute sur les plateformes numériques. Gaël Faure multiplie alors les prestations scéniques en France et en Belgique où il vit un moment, à Bruxelles. A partir de 2012, l’artiste travaille avec d’autres musiciens comme Tété, Ben Ricour ou Barcella afin de proposer un deuxième album qui est commercialisé au début de l’année 2014: « De silences en bascules ». L’artiste met ensuite trois ans pour écrire et préparer l’opus suivant annoncé en 2017 par les titres « La saison » et « Ereinté ». Ce troisième disque de Gaël Fauré, réalisé avec l’aide, notamment, de Pierre et Charles Souchon, est intitulé « Regain » et est commercialisé en janvier 2018.
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7 juillet 2000 : les artistes belges Daniel HELIN et Philippe LAFONTAINE sont à l’affiche du 33e Festival d’été de Québec. Ils se produisent au cours de la même soirée sur la scène du Parc de la Francophonie. La veille, ce sont les Québécois de La CHICANE et Eric LAPOINTE qui ont enflammé le site du Manège militaire. Au programme de la manifestation, qui dure jusqu’au 15 juillet, on note aussi, notamment, les prestations de Sylvain LELIEVRE (Qc), de Gilles VIGNEAULT (Qc), des COWBOYS FRINGANTS (Qc), de Plume LATRAVERSE (Qc), de Luce DUFAULT (Qc), de Luck MERVIL (Qc), de Chloé SAINTE-MARIE (Qc), des FABULEUX ELEGANTS (Qc), de Daniel BOUCHER (Qc), de Robert CHARLEBOIS (Qc), de Jo LEMAIRE (B), de Fabiola TOUPIN (Qc), de Laurence JALBERT (Qc), de Dan BIGRAS (Qc) et de Sacha DISTEL (F).
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7 juillet 2001 : Le Dour Festival, en Belgique, accueille quelques artistes et groupes francophones ces samedi 7 et dimanche 8 juillet. Sont ainsi à l’affiche, entre autres, K2R RIDDIM, MASSILIA SOUND SYSTEM, ALPHA BLONDY, FONKY FAMILY, STARFLAM et DISIZ LA PESTE.
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18 AVRIL

Jean Richard en 1963

18 avril 1921 : Naissance, à Bessines, de l’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD. Passionné de dessin, il commence à travailler comme caricaturiste dans des quotidiens régionaux d’information. Mais il rêve de devenir cavalier et ne parvient pas être accepté à l’école du Cadre Noir de Saumur. Alors, il se retrouve à « faire le comique » dans des cabarets de Lyon avant de créer une troupe de théâtre avec des amis. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre à plusieurs activités du théâtre à la télevision en passant par le cirque, l’opérette et le cinéma. Il est ainsi surtout reconnu pour être le créateur du cirque Jean Richard mais aussi pour avoir développé un parc d’attractions et de loisirs dans la forêt d’Ermenonville: la Mer de Sable. Et puis, pour la télévision, il reste celui qui a incarné pendant plus de vingt ans le personnage de l’inspecteur Maigret, création de Georges Simenon. Mais Jean Richard interprète aussi quelques chansons qui ne font pas de lui un chanteur inoubliable. Ainsi, en 1958, il enregistre des versions personnelles de grands succès du début du 20e siècle: « Les p’tits pois », « Viens poupoule » ou « La caissière du grand café ». Puis, en 1962, il enregistre, notamment, une reprise du « Tourbillon », chanson du film « Jules et Jim », et deux chansons dont les textes sont écrits par Marcel Achard: « Je suis un rigolo » et « Tango de la prohibition ». Il reçoit toutefois le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969 pour le disque « De la jungle à la piste ». Enfin, en 1983, il enregistre encore un 45 tours avec la chorale des écoliers de Bondy: « Dis moi Jean Richard » et « Tous les clowns sont nos amis ». Jean Richard meurt à Ermenonville le 12 décembre 2001 où il est inhumé. Cliquer ici pour visionner « La polka du roi » de Charles Trenet chantée par Jean Richard
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18 avril 1956 : Naissance, à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, de l’auteur, compositeur, interprète, producteur, acteur, éditeur et peintre français Francky VINCENT. Né au sein d’une famille modeste, il passe sa jeunesse dans les quartiers populaires de Pointe-à-Pitre. Alors qu’il se trouve un boulot très précaire à l’âge de 18 ans, il se passionne pour les percussions et fait partie d’un groupe de musiciens qui anime les bals populaires locaux: « Tabou n° 2 ». La formation enregistre alors deux albums. En 1976, Francky est en Guyane où il effectue son service militaire. Et, à son retour en Guadeloupe, il relance le groupe « Tabou n° 2 » qui enregistre un troisième album intitulé « Retour en force » en 1978. Mais, de plus en plus, l’artiste pense qu’il devrait se séparer du groupe et entreprendre une carrière en solo. C’est ce qu’il fait en 1980 en enregistrant un premier album où il se nomme « Doc Porno » et où il dévoile un répertoire grivois empiétant parfois volontairement sur une certaine pornographie provocante. Commercialisé de manière très discrète, ce premier album atteint quand même le chiffre de 50.000 ventes. Les années 1980 sont celles de la consécration de Francky Vincent dans toute la communauté antillaise du monde où il est surnommé, notamment, le « Zoukeur X ». Au début des années 1990, le chanteur interprète ses textes en français et cela lui ouvre d’autres horizons. En 1991, il enregistre l’album « Alice ça glisse » dont il vend plus de 70.000 copies et qui lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Il décide d’ailleurs de s’installer dans la capitale française l’année suivante. En 1994, il signe un contrat avec la firme discographique Arcade et l’album « Fruit de la passion » (« Vas-y Francky c’est bon ») est un « tube » phénoménal.

La gloire est désormais au rendez-vous de l’artiste qui multiplie les concerts, les passages télévisés, les tournées et les ventes de disques. Cette grande popularité va durer pendant quelques années. Puis, au début des années 2000, Francky Vincent décide d’investir un peu de son argent dans l’ouverture d’un restaurant en région parisienne: « Le Francky Vincent Café ». Mais il connaît alors quelques problèmes de droit social avec ses employés et la justice s’en mêle en 2003. Quelques mois plus tard, l’artiste quitte Paris pour s’installer à Brévans dans le Jura (F). Il enregistre aussi un nouvel album où la chanson « Droit de réponse » évoque ses soucis judiciaires. Contre toute attente, Francky Vincent signe un nouveau contrat discographique avec Universal en 2009 et, d’emblée, il connaît à nouveau un grand succès avec des titres évocateurs comme « Tu veux mon zizi » ou « Moi j’aime scier » (adaptation personnelle du célèbre « YMCA » des Village People). Le 8 octobre 2011, il est sur la scène parisienne de Bercy où il fait partie des invités de la Grande Nuit de l’Outre-Mer en interprétant « Fruit de la passion », « Alice ça glisse » et « Le Tourment d’amour ». En 2014, l’artiste enregistre un album de reprises intitulé « Couleur Francky » et, un an plus tard, il écrit un livre autobiographique qui est édité sous le titre « Ma fesse cachée ». En 2017, Franky revient au devant de l’actualité musicale grâce à un duo avec Eve Angeli: « T’es chiant(e) ». Peu de temps après, il sort, toujours avec Eve Angeli, un album de reprises intitulé « Le binôme du siècle » et qui contient des chansons en versions zouk de Johnny Hallyday, France Gall, Zouk Machine, mais d’Eve Angeli comme « Avant de partir » ou « Elle ».
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Pochette de l’album « Cyclo en 2013

18 avril 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse française ZAZIE. De son vrai nom Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes, elle est auteure, compositrice et interprète. L’enfance de cette fille d’une prof de musique et d’un architecte est bercée par la chanson française et la musique classique. A quatre ans, elle dit avoir déjà écrit sa première chanson. Mais elle se perfectionne ensuite en apprenant le violon, le piano et la guitare. Après les classes secondaires, elle s’oriente vers la kiné et les langues étrangères mais elle se lance dans le mannequinat. Elle va alors défiler pour des célèbres couturiers comme Saint-Laurent ou Lagerfeld. Profitant des contacts qu’elle a noués ça et là, elle veut changer d’univers et se diriger vers la musique où elle accompagne d’autres chanteurs et pose sa voix sur des pubs télé. Parmi ses rencontres intéressantes, il y a celle de l’auteur Etienne Roda-Gil qui lui conseille de se lancer dans la chanson et d’écrire ses textes. En 1992, elle sort ainsi son premier album: « Je tu ils ». L’opus n’est pas un succès commercial car il se vend à environ 30.000 exemplaires. Mais la chanson « Sucré salé » passe bien sur les radios, fait connaître la longiligne et charmante Zazie et lui permet d’obtenir la Victoire de la Révélation féminine.

Son second album, « Zen », est beaucoup mieux accueilli deux ans plus tard et reste un des plus acheté de la carrière de Zazie jusqu’ici. Les singles diffusés à la radio sont nombreux: « Larsen », « Un point c’est toi » et « Zen » entre autres. Le clip de « Larsen » reçoit une Victoire de la musique et Zazie part en tournée dans toute la France. De plus, elle commence à composer pour d’autres artistes comme Florent Pagny, Patricia Kaas ou Pascal Obispo avec qui elle chante en duo « Les meilleurs ennemis » en 1996. Poursuivant sur sa lancée, elle obtient la Victoire comme interprète de l’année en 1998. Son album suivant a pour titre « Made in love » et est également un très gros succès commercial avec 400.000 exemplaires vendus. Il contient des chansons comme « Tous des anges » et « Tout le monde » qui sont très appréciées du public. La popularité de Zazie s’étend alors jusqu’en Asie et elle fait une tournée de concerts en Birmanie, au Vietnam et au Cambodge notamment. Parallèlement à cela, Zazie va signer l’un des plus gros « tubes » de Johnny Hallyday: « Allumer le feu ». Durant l’été 2001, elle vend plus de 500.000 copies d’une chanson qu’elle interprète en duo avec Axel Bauer: « A ma place ». Quelques mois plus tard, la chanson « Rue de la Paix » annonce le nouvel opus de Zazie: « La zizanie ». En 2002, la chanteuse reçoit une nouvelle Victoire comme artiste de l’année et, en août, elle devient la maman d’une petite fille. Deux ans plus tard, Zazie commercialise un cinquième album plus pop. C’est « Rodeo » qui marque véritablement un virage musical dans sa carrière. En 2007 sort « Totem » avec les singles « Des rails » et « Je suis un homme ». Fin 2008, reconnaissance suprême, la première compilation de Zazie est disponible dans les bacs des disquaires: « Zest of », avec 16 ans de chansons en 36 titres dont deux inédits. Contrairement à Michel Fugain qui, au même moment, ne parvient pas à tenir le pari de sortir un mini-album à chaque saison pendant un an, Zazie, elle, mène avec succès une opération similaire. En 2010, elle poste sur internet un mini-album de sept titres chaque semaine pendant sept semaines. A la fin de la période, les 49 titres ainsi enregistrés sont réunis dans un coffret constituant le septième album de la carrière de Zazie. Début 2013, la chanteuse aborde encore un nouvel univers avec les chansons de « Cyclo » dont « Vingt ans » est bien accueillie par les médias. Le 10 janvier 2015, Zazie devient coach de la quatrième saison de l’émission télé à succès de TF1, « The Voice », aux côtés de Jenifer, Mika et Florent Pagny. Fin 2015, Zazie sort l’album « Encore heureux » et la chanteuse annonce son retour sur scène avec un nouveau spectacle intitulé comme celui de Maurane quinze ans plus tôt: « L’Heureux Tour ». La tournée commence le 20 février 2016 à Vélizy, passe ensuite par les Folies Bergère à Paris du 16 mars au 1er avril, et se termine fin 2016 en faisant escale en Belgique en septembre 2016. En mai 2018, le nouveau single de Zazie a pour titre « Speed » et obtient rapidement un succès qui préfigure celui de l’album « Essenciel » qui est commercialisé trois mois plus tard.
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Jacqueline Maillan

18 avril 1968 : Jacqueline MAILLAN est sur la scène de l’Olympia de Paris pour y chanter. Accompagnée par un grand orchestre dirigé par François Rauber, qui fut le chef d’orchestre de Jacques Brel, la comédienne y enregistre un 45 tours avec deux chansons: « Ce concerto » et « Oh ! non ce n’est pas toi ». 2 morceaux signés par Françoise Dorin et Michel Emer. Mais, ci-dessous, vous avez droit à toute l’introduction de ce spectacle où la comédienne évoque son statut d’idole… au Lichtenstein.

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Pierre Dudan en 1968

18 avril 1969 : Le chanteur suisse Pierre DUDAN, auteur, compositeur et interprète du célèbre succès « On prend le café au lait au lit » en 1945, est victime d’une attaque cardiaque à l’âge de 53 ans. Une sérieuse alerte pour le chanteur qui s’éteindra quinze ans plus tard.
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Pierre Rapsat

18 avril 2003 : Un an après le décès de l’artiste belge Pierre RAPSAT, un DVD posthume est commercialisé avec l’enregistrement du concert proposé au Cirque Royal de Bruxelles le 28 avril 2001.
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La pochette de l’album « La garçonnière »

18 avril 2011 : Sortie du premier album de la chanteuse et comédienne belge Stéphanie CRAYENCOUR. L’opus a pour titre « La garçonnière » et a été réalisé par l’auteur, compositeur et interprète belge Saule. L’ensemble musical se promène du côté de la country-pop en français.
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