Complice musical de Jacques Brel, Gérard JOUANNEST n’est plus

Gérard Jouannest en 2005

Décidément, cette année 2018, qui va commémorer les 40 ans de la disparition de Jacques Brel, est marquée par la disparition d’artistes qui, de près ou de loin, ont été concernés par l’univers de l’immense chanteur belge. Après le décès de la chanteuse Maurane qui avait commencé sa carrière en interprétant du Brel et qui prévoyait de commercialiser un album consacré à quelques-unes de ses grandes chansons, c’est maintenant Gérard Jouannest qui nous a quittés ce mercredi 16 mai 2018.
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Lors de la naissance de Gérard Jouannest le 2 mai 1933 à Vanves, son grand-père est facteur de piano et son père ouvrier est passionné par la musique. Le petit Gérard partage cet amour et, à l’âge de treize ans, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il en sort avec un premier prix de piano et, après un service militaire de 30 mois au Maroc, il se prépare à présenter le concours de professeur au Conservatoire de musique de Besançon. Mais ses projets et son avenir de concertiste sont brutalement interrompus par la mort soudaine de son père deux jours avant l’examen. L’urgence est alors de subvenir financièrement aux besoins de la famille et Gérard va mettre à profit ses talents de musicien pour récolter un peu d’argent. Il joue ainsi dans un orchestre tzigane qui se produit dans une brasserie parisienne et accompagne ensuite le groupe des Trois Ménestrels. Avec le trio, il découvre le monde de la chanson française et il accroit son expérience lorsqu’il est engagé pour accompagner des cahnteurs au théâtre des Trois Baudets. Jacques Canetti, le directeur artistique, y fait en effet se produire toute une série de jeunes artistes très prometteurs. Et c’est de cette manière que Gérard y rencontre le Belge Jacques Brel, alors accompagné au piano par François Rauber. Ce dernier devant satisfaire à d’autres activités musicales, c’est bientôt Jouannest qui suit Brel en tournée à partir de 1958. Au fil du temps, l’accompagnateur va devenir compositeur et travailler dès 1959 sur des chansons comme « Ne me quitte pas ». Cette collaboration s’annonce très fructueuse et va se poursuivre avec des titres comme « On n’oublie rien », « Bruxelles », « Madeleine », « Les Vieux », « Mathilde », « La chanson de Jacky » ou « La chanson des vieux amants » notamment. Tout au long de ce travail commun qui s’arrêtera avec les adieux de Brel à l’Olympia en 1967, 35 chansons naîtront initiées tantôt par le texte de l’un, tantôt par la musique de l’autre. En 1968, il est sollicité pour accompagner Juliette Gréco sur scène lors d’une tournée au Canada. L’interprète est d’abord séduite par les talents de musicien de Gérard Jouannest à qui elle demande de mettre en musique des textes de différents auteurs, un travail qu’il n’avait jamais effectué de cette manière. Juliette Gréco sera par la suite séduite tout simplement par l’homme et, le 15 avril 1988, Juliette et Gérard se marient à Ramatuelle. Jouannest s’éloigne ensuite un tout petit peu de la chanson pour tenter d’autres expériences musicales comme des génériques de téléfilms dans les années 1990. Il continue alors inlassablement à toujours accompagner Juliette Gréco sur toutes les scènes du monde. Puis, à sa grande surprise, il est contacté au début des années 2000 par le slammeur Abd Al Malik qui lui propose de participer à son album « Gibraltar » qui est commercialisé en 2006 puis à celui qui s’appelle « Dante » en 2008. En 2013, il réalise encore l’album « Gréco chante Brel » et part en tournée avec la chanteuse. Cette tournée d’adieux qui s’appelle « Merci » est interrompue en mars 2016 suite aux problèmes de santé de Juliette Gréco victime d’un accident vasculaire cérébral. Dans leur propriété de Ramatuelle, Gérard Jouannest veillera sur elle jusqu’à ce jour de mai 2018 où il s’éteint à l’âge de 85 ans.
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Imprésario des « grands » de la chanson, Charley MAROUANI est décédé

Charley Marouani en 2012

Charley Marouani est mort à l’âge de 90 ans à Calvi, en Corse, ce samedi 29 juillet 2017. C’est sa fille, Rachel, qui en a fait l’annonce auprès de l’Agence France Presse, l’AFP.
C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit.
Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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Juliette GRECO dans l’impossibilité de reprendre ses spectacles

Juliette Gréco en 2012

Juliette Gréco en 2012

Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » le 17 septembre 2016 à Vannes en Bretagne (F). La chanteuse devait car, aux dernières nouvelles, le calendrier des concerts suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, un AVC, ne sera pas repris dans l’immédiat.
Alors que plusieurs dates de concerts sont prévues d’ici à la fin 2016, Juliette Gréco, 89 ans, n’est pas totalement rétablie de son AVC survenu en mars dernier. Même si, selon son entourage, elle a « recouvré toutes ses facultés physiques et intellectuelles ».
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Juliette Gréco victime d’un malaise à Lyon

GRECO Juliette - Pochette 2012Juliette Gréco, 89 ans, a été hospitalisée le 24 mars 2016 à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue pour être ensuite hospitalisée. Des rumeurs d’accident vasculaire cérébral ont couru mais ces dernières n’ont pas été confirmées.
La chanteuse, qui effectue une tournée d’adieu depuis quelques mois, a dû interrompre celle-ci pour une durée indéterminée.
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21 FEVRIER

 

Photo de la pochette du CD « Poètes et chansons » consacré à Raymond Queneau (c) EPM

21 février 1903 : Naissance, au Havre (F), de Raymond QUENEAU, qui fut ce qu’on peut vraiment appeler un « homme de lettres » tant ses oeuvres furent diversifiées au sein de la littérature. Il fut ainsi romancier, poète, dramaturge, auteur et  cofondateur du groupe littéraire « Oulipo ». À la Libération de Paris en 1945, il fréquente Saint-Germain-des-Prés. Son poème « Si tu t’imagines » est alors mis en musique par Joseph Kosma et devient l’un des premiers succès de Juliette Gréco.

D’autres textes de Queneau seront ensuite interprétés par les Frères Jacques et repris par d’autres artistes non moins célèbres. Raymond Queneau est mort à Paris le 25 octobre 1976 d’un cancer du poumon.

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7 FEVRIER

SYLVA Berthe7 février 1885 : Naissance, à Lambézellec, de la chanteuse française Berthe SYLVA, sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet. Fille d’un marin et d’une couturière, Berthe Faquet passe son enfance à Brest avant de devenir femme de chambre. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle devient maman d’un petit garçon dont elle ne s’occupera pas: il sera éduqué par ses grands-parents. On ne sait que très peu de choses sur les origines de la carrière de chanteuse de Berthe Sylva qui dateraient de 1910. Elle aurait aussi enregistré un premier disque en 1920: « L’enfant de la misère ». Mais, à partir de 1928, année où elle chante au Caveau de la République à Paris, sa biographie s’étoffe. C’est là qu’elle se fait remarquer par l’accordéoniste et compositeur Léon Raiter qui l’invite à interpréter, dans le studio de Radio Tour Eiffel, des chansons qu’il lui compose et qu’elle enregistre sur des disques 78-tours. En 1929, elle enregistre ainsi « Le racommodeur de faïence » qui se vend à 200.000 exemplaires en deux ans. Berthe Sylva profite de ce succès rapide pour effectuer des concerts dans de nombreuses salles parisiennes et en province française. Un an plus tard, c’est la sortie d’autres chansons comme « Frou frou » et « C’est mon gigolo ». Puis les succès s’enchaînent: « Du gris » (1931), « Le tango des fauvettes » (1931), « La légende des flots bleus » (1931), « La voix de maman »(1932), « Rends-moi mon papa » (1932), « Les mômes de la cloche » (1933), « Les nocturnes » (1934), « Le p’tit Boscot » (1935), « Comme un moineau » (1935) et « Arrêter les aiguilles » (1937). En 1937 aussi, elle enregistre ce qui reste son « standard » éternel et immortel: « Les roses blanches ». Elle atteint ainsi, en enregistrant cette chanson composée par Léon Raiter en 1926, un sommet dans l’art de la chanson réaliste de l’entre-deux guerres.

C’est aussi, un peu, son « chant du cygne », puisque peu après la sortie de cette chanson, l’artiste décide de s’installer à Marseille où, dans la pauvreté la plus totale, elle s’adonne à la boisson. Elle décède à l’âge de 56 ans, le 24 mai 1941, et elle est inhumée à Marseille grâce à sa maison de disques qui finance ses obsèques. Quelques années plus tard, sa dépouille est transférée à la fosse commune du cimetière Saint-Pierre car personne ne renouvelle la concession. Grâce aux matrices des disques de Berthe Sylva qui ont été particulièrement bien conservées, les rééditions de ses chansons ont été nombreuses à la grande époque des vinyles microsillons mais aussi à celle des disques laser et, désormais, à celle du téléchargement numérique. Parmi les succès de Berthe Sylva, il y a aussi « On n’a pas tous les jours vingt ans » qui a marqué plusieurs générations.
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GRECO Juliette - Pochette 20127 février 1927 : Naissance, à Montpellier, de la chanteuse française Juliette GRECO. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passser du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc. Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines », « La Rue des Blancs Manteaux », « Un petit poisson un petit oiseau », « Accordéon », « Je hais les dimanches », « Il n’y a plus d’après », « Jolie môme », « La javanaise », « La chanson des vieux amants », « Mon fils chante », « Déshabillez-moi » ou « Les Feuilles mortes » entre autres.

Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle chante Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014. Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.
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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani7 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, de son vrai nom Jean-Paul Vuillerme. En tant qu’interprète, il enregistre une quinzaine de 45-tours et un 33-tours, avec des fortunes diverses, entre 1967 et 1982. C’est lui qui compose le célèbre « Il venait d’avoir 18 ans » que Dalida chante en 1974 sur des paroles de Pascal Sevran et Serge Lebrail. Il est ensuite le producteur de Linda De Suza avec qui il crée le label « Suzaur ». Constituant un duo éphémère des années 1980, David et Jonathan, qui connaissent alors des succès comme « Est-ce que tu viens pour les vacances ? », sont également produits par Pascal Auriat. Victime du SIDA, Pascal Auriat décède le 19 janvier 1989 à Suresnes.

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Pochette du seul grand véritable succès de Gérard BLANCHARD en 1982

7 février 1953 : Naissance, à Tours, du chanteur français Gérard BLANCHARD. Artiste dans l’âme, il apprend l’accordéon durant son enfance et veut s’en servir pour jouer du rock à la manière de Clifton Chénier par exemple. Sa passion pour le dessin et la peinture le pousse à s’inscrire aux Beaux-Arts en 1967. Après avoir effectué son service militaire, il pratique divers petits métiers de toutes sortes. Mais ces pérégrinations hasardeuses le ramènent à l’accordéon dont il joue dans les bals populaires régionaux. Puis, il pense à écrire et composer des chansons. Il fonde alors le groupe « Roxy Musette » en 1975. Cette formation est suivie par « Gueule d’amour » et « Jo BB Folk ». Se décidant à chanter seul au début des années 1980, il est remarqué dans un cabaret parisien par un directeur artistique de la maison de disques Barclay. Ce dernier lui donne l’occasion d’enregistrer un album, « Troglo Dancing », qui sort en 1982. Un tube, « Rock Amadour », en est extrait. Il s’en vend 1.700.000 copies.

En 1983, son deuxième opus, qui porte le titre « Matinée Soirée », est récompensé au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Mais cet album signe déjà le déclin de Gérard Blanchard que le public ne suit plus vraiment. Et ce malgré un retour fracassant en 1987 avec « Elle voulait revoir sa Normandie ». En 1989, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en France. Quatre albums sortent encore entre 1991 et 2003 parallèlement à des tournées et de nombreux concerts. Il est encore sur scène à plusieurs reprises en 2010. En 2011, Gérard Blanchard produit lui-même deux albums. L’un est composé de chansons originales (« La peau du cancre ») et l’autre est un hommage à Georges Brassens. Deux ans plus tard, le 24 juin 2013, il se produit au Théâtre du Petit Saint-Martin à Paris.
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Victoires de la musique 1994 (Christian Morin et Nagui)

7 février 1994 : Les 9e Victoires de la Musique, présentées par Christian Morin et Nagui, sont remises à Paris. Elles récompensent Luc Plamondon pour « Starmania » qui est élu spectacle musical de l’année pour la nouvelle version présentée à Mogador, l’originale datant de 1978. Alain Souchon reçoit deux Victoires: comme interprète masculin de l’année et pour sa chanson « Foule Sentimentale ». L’album de l’année récompense Eddy Mitchell pour « Rio Grande » alors que Renaud est primé pour l’album de musique traditionnelle avec « Renaud cante el Nord ». Le concert de l’année est celui de Johnny Hallyday au Parc des Princes et le videoclip est celui d’Alain Chamfort « L’ennemi dans la glace » réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Chez les dames, Maurane est décrétée artiste francophone de l’année, un titre qui récompense le meilleur artiste interprète ou meilleur groupe francophone non-français selon les critères d’un collège de professionnels. Cette récompense sera supprimée en 1997. Toujours chez les dames, Barbara est sacrée artiste interprète féminine de l’année. Enfin, dans la catégorie « jeune public », c’est Sabine Azéma qui remporte la Victoire pour « Aladdin et la lampe merveilleuse » devant Henri Dès et Richard Bohringer alors que la nomination de Dorothée pour son spectacle à Bercy est copieusement huée par le public de la soirée.
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7 février 2011 : Sortie de l’album de Lucie BERNARDONI « Mélancosmiaque ». Il s’agit du deuxième opus de la chanteuse. L’artiste est sortie de l’aventure « Star Ac » en 2004 après avoir affronté Grégory Lemarchal en finale. C’est ce qui lui donne l’occasion d’enregistrer un premier album moins bien assumé que ce « Mélancosmiaque » qui, bien que produit par des internautes passionnés, ne connaît toutefois qu’un succès d’estime. Vous pouvez lire l’article de « Passion Chanson » consacré à cet album en CLIQUANT ICI.
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31 JANVIER

 

31 janvier 1943 : Naissance d’EVARISTE. Évariste, de son vrai nom Joël Sternheimer, est d’abord un physicien et chercheur né à Montluel, dans l’Ain. En 1966, alors qu’il est assistant du professeur Wigner à l’université de Princeton aux Etats-Unis, son poste est supprimé. Il faut dire que la guerre du Vietnam coûte cher à l’état américain qui doit faire des économies. À cette époque, en France, Antoine chante ses « élucubrations » avec ses longs cheveux et sa guitare avec harmonica: « Oh yeah » ! Et il le fait en clamant haut et fort qu’il possède pourtant un diplôme d’ingénieur. Joël se dit que, dans la foulée d’Antoine, il pourrait aussi faire un disque style « provoc’ contest song à la française ». De retour en France à l’occasion de la Noël, il passe une audition chez Disc’AZ. Ce label lui permet d’enregistrer un disque sous le pseudonyme d’Évariste. Il s’agit d’un dialogue surréaliste entre un oiseau de nuit et un saurien rugissant qui connaît un important succès: « Connais-tu l’animal qui inventa le calcul intégral? ».

En mai 1968, sur les barricades, il aide un jeune artiste du nom de Renaud Séchan (qui deviendra Renaud) à écrire ses premières chansons. Et il enregistre, en auto-production, des chansons plus politiques. Il devient ainsi l’ami de Wolinski et d’autres potes du journal satirique français « Hara-Kiri ». Il écrit alors et interprète les chansons du spectacle « Je ne veux pas mourir idiot » de Wolinski et Claude Confortès en 1969. La trace des derniers 45 tours d’Evariste date de 1975 avec « Reviens Dany reviens » et « L’amour et la révolution ». Ayant gagné un peu d’argent avec la vente de ses disques, Evariste – ou Joël Sternheimer – reprend ses activités de chercheur mais comme indépendant cette fois. Il s’intéresse ainsi notamment à ce qu’il appelle les protéodies, des séquences musicales reconnaissables par l’homme qui se trouvent dans les protéines et qui pourraient le soigner dans des cas bien précis.
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31 janvier 1947 : Naissance de la chanteuse belge Claudia SYLVA. Le seul véritable « tube » de cette artiste originaire de Binche reste « J’ai pleuré », composé et écrit par un autre Binchois: Benny Couroyer. En 1964, cette chanson obtient un succès considérable en Belgique francophone et dans le Nord de la France. Le fameux « gimmick » des « Lo lo lo lo lo » n’y est sans doute pas étranger. Par la suite, Claudia enregistre encore quelques chansons à succès comme « Je te donne mon coeur » à la fin des années 1960. Dans les années 1990, un CD compilation de ses chansons marquantes est édité sous le label « Ariola Express » par Francis Derouf. Claudia Sylva se produit encore souvent lors de fêtes locales où elle interprète sans cesse des nouvelles versions de son unique « tube »: « J’ai pleuré ».

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31 janvier 1956 : Naissance, à Saskatoon, Saskatchewan, de l’interprète canadienne Patti LAYNE sous le vrai nom de Patti Dawn Fedrau. Elle devient très populaire en 1982 avec le « tube » « Une espèce de Canadienne », une chanson produite, composée et écrite par Didier Barbelivien. L’artiste effectue alors de nombreuses prestations sur des podiums pour des radios notamment en Belgique francophone.

Dans la foulée, la chanteuse connaît encore quelques succès avec « Je cherche un partenaire » écrite en 1984 par Romain Didier, « Fille de l’hiver » signée en 1988 par Marc Lavoine et, surtout, la reprise du célèbre « Déshabillez-moi » de Gréco en 1987. Elle disparaît ensuite peu à peu de la zone francophone malgré une voix et un répertoire intéressants. Elle émigre en fait vers la Grande-Bretagne au début des années 1990 et écrit des chansons pour des artistes du crû. Après moultes aventures musicales et sentimentales, elle revient à la chanson en 2009 et enregistre en anglais l’album « Prairie Burn ».
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Fernand Sardou peu avant sa mort (c) Jean-Daniel Lorieux

31 janvier 1976 : Décès, à Toulon, du comédien, chanteur et fantaisiste français Fernand SARDOU d’une crise cardiaque. Père du chanteur Michel Sardou et mari de Jackie Rollin (Sardou), il était né le 18 septembre 1910 à Avignon. Enfant de la balle puisque fils d’artistes, il s’essaie très vite à la chanson mais ne connaît ses premiers succès qu’en Provence pendant la seconde guerre mondiale. En 1946, Fernand Sardou passe en vedette américaine d’Edith Piaf à l’Alhambra de Paris. Il s’y fait connaître avec cette chanson du Midi qui ne le quittera plus jamais: « Aujourd’hui peut-être ».

En 1955, il est à l’affiche de l’opérette « Méditerranée » aux côtés de Tino Rossi. Mais la carrière de Fernand Sardou passe aussi par le théâtre, la télévision et le cinéma où des réalisateurs comme Marcel Pagnol ou Jean Renoir ont su mettre en valeur son talent. Fernand Sardou décède d’une crise cardiaque le 31 janvier 1976 dans les coulisses du théâtre municipal de Toulon alors qu’il y répète pour l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc ».
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Betty Mars

31 janvier 1989 : Sans un mot d’explication mais suite à des problèmes récurrents, la chanteuse et actrice française Betty MARS se jette par la fenêtre de son domicile parisien de La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février 1989 à l’hôpital Foch de Suresnes.
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31 janvier 2011 : Sortie du troisième album de PRESQUE OUI: « Ma bande originale ». Thibaud Defever, le chanteur, y est accompagné de Sylvain Berthe aux divers instruments. Une présentation de ces nouvelles chansons est effectuée au Zèbre de Belleville à Paris le 8 février 2011.
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14 NOVEMBRE

Marc Aryan en 1975

14 novembre 1926 : Naissance, à Valence dans la Drôme, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN sous son vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus. Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965), « N° 1 au hit parade » (1967), « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973). La fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur et il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985. Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985. A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey, Anthony Quinn ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive ». En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

14 novembre 1945 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur Stéphan REGGIANI. Encore enfant, après le divorce de ses parents, le chanteur et comédien Serge Reggiani et la comédienne Janine Darcey, Stéphan est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. « Monté » à Paris où il vit seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il chante lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours sous le label CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un ‘minet’. Ce n’est pas un ‘poète chevelu’, c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Patrick Sébastien en 1977 – Photo Pascal Carqueville

14 novembre 1953 : Naissance, à Brive-la-Gaillarde, de l’imitateur, humoriste, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Patrick SEBASTIEN sous son vrai nom de Patrick Boutot. L’enfance de Patrick se passe à Juillac où il est élevé par sa mère. Il ne connaît alors pas son père dont il découvre l’identité à sa majorité. Il est passionné de sport et pratique le rugby dès son plus jeune âge. Il songe d’ailleurs en faire son métier. Mais, avec le temps, il pense à des études sérieuses et s’inscrit à la faculté des lettres qu’il fréquente un moment. Après ça, il « monte » à Paris et exploite ses qualités d’imitateur qui font tant rire ses copains rugbymen. Il compose un spectacle d’imitations qu’il va présenter dans divers cabarets où il reçoit un minuscule cachet et quelques timides applaudissements. Il décide de prendre un pseudonyme qui est le prénom de son premier fils né en 1971: Sébastien. Il s’accroche et s’entête avec raison puisque, en 1976, il parvient à se faire remarquer par les célèbres producteurs de télévision français Maritie et Gilbert Carpentier. Il effectue un premier passage télé remarqué dans « Numéro Un » puis l’animateur et producteur de télé Guy Lux ainsi que Michel Drucker l’accueillent dans leurs émissions respectives. Il n’en faut certes pas plus pour que la France profonde découvre un petit gars sympathique qui leur ressemble. Les Français vont même pouvoir le voir de près car, cette année-là déjà, il se retrouve en première partie de Michel Sardou à l’Olympia de Paris. L’ascension de l’imitateur est alors fulgurante. Et les tournées en province, en Belgique et en Suisse vont s’accumuler aux côtés de Joe Dassin, de Gérard Lenorman, d’Annie Cordy et de Dave entre autres. Petit à petit, avec le temps et les différents spectacles qu’il propose, il songe à établir un contact plus permanent avec son public. Il décide de remettre un projet pour la télévision française et celui-ci est accepté. Il est basé sur ses imitations bien sûr puis sur sa manière de se « faire la tête de quelqu’un » avec force maquillage et déguisement. Ses émissions s’appellent « Carnaval » et « Sébastien c’est fou » dans les années 1980. Il y invite des artistes à venir se déguiser en d’autres artistes à qui ils ressemblent parfois très vaguement. Les hommes politiques français de tous bords se prêtent également à ce jeu qui s’avère très lucratif. Au début des années 1990, Patrick Sébastien décide de donner leur chance à des jeunes humoristes qu’il va produire: Albert Dupontel et Dany Boon sont de ceux-là. Nicolas Canteloup et Shirley & Dino suivent des années plus tard. En 1992, après avoir participé à la soirée des Enfoirés à l’Opéra Garnier pour les Restos du Coeur, il met sur pied l’un de ses plus grands succès télévisuels: « Le grand bluff ». En 1995, l’émission « Osons », diffusée sur TF1, va encore plus loin dans la parodie et la satire et s’attire quelques foudres des bien-pensants. Un an plus tard, il quitte la chaîne privée française TF1 pour le service public de France 2 où il lance, en 1998, « Le Plus Grand Cabaret du Monde ». Après avoir enregistré un certain nombre de disques en tant qu’imitateur, Patrick Sébastien exploite son image de gai luron pour se lancer dans la chanson festive dès le début des années 2000 avec le disque « Pourvu que ça dure » (2002). Cette aventure se poursuit depuis et les succès se suivent avec « Tourner les serviettes » et « Les sardines » par exemple.

Ardent amateur et défenseur de la chanson francophone, il découvre, en 2003, l’auteur-compositeur-interprète français Yves Jamait dont le premier album est devenu introuvable à cause de la faillite de la firme de disques. Il décide de produire son second album mais également de ressortir commercialement le premier. A partir de 2007, il produit et présente, sur France 2, l’émission « Les Années Bonheur » qui est un heureux mix de chansons d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Grâce à l’aide de Fabien Lecoeuvre entre autres, il parvient à retrouver des stars oubliées et à les inviter à chanter sur son plateau. C’est notamment le cas, en novembre 2013, avec la chanteuse portugaise Linda De Suza qui crée alors un intense moment d’émotion. A la rentrée 2017, la nouvelle direction de France 2 fait savoir à Patrick Sébastien qu’il n’aurait plus droit qu’à la présentation de deux de ces émissions-là. La seconde et donc dernière des « Années Bonheur » est diffusée le 4 novembre 2017 avec, comme invités, Gérard Lenorman, Sheila, Pierre Perret, Jean-Pierre Mader, Louane, d’autres artistes non francophones ainsi que des humoristes comme Roland Magdane, les Jumeaux, Jean-Marie Bigard ou Elie Semoun entre autres. Mais, alors que « Les Années Bonheur » sont finalement reconduites pour la saison 2018-2019, Patrick Sébastien se fait remercier par la direction de France Télévisions après des propos qui lui sont reprochés en octobre 2018. Cette éviction médiatique lui fournit alors les éléments d’un livre qu’il publie sous le titre « Sans chaînes ». Et elle lui permet aussi de retrouver le chemin des studios d’enregistrement pour un album dont la sortie est prévue en novembre 2019 : « Entre nous. »
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NAGUI – Photo (c) France 3 – G. Bedeau

14 novembre 1961 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, de l’animateur de radio et de télévision, producteur et comédien NAGUI, de son nom complet Nagui Fam. Son père est gréco-égyptien et professeur de littérature française au Caire. Sa mère est franco-italienne et est prof de français. En 1964, toute la famille s’installe en France à Aix-en-Provence avant de vivre quelques mois au Canada en 1966 et de revenir à Cannes où Nagui passe le reste de son enfance et son adolescence. Après ses études secondaires, il s’inscrit à la Faculté des Sciences. Mais sa passion pour la musique le pousse à organiser et à animer des soirées à Cannes. C’est la grande époque des radios dites « libres » et, au début des années 1980, Nagui décide qu’il va devenir animateur. Il part à Paris pour, officieusement, suivre des hautes études commerciales. Mais, officiellement, son idée est de se rapprocher du monde de la radio. Et, finalement c’est à Radio France Nice Côte d’Azur qu’il est engagé. Il y rencontre des professionnels qui lui permettent d’évoluer dans l’univers des medias régionaux: en 1983, il présente l’émission « Club 06 » sur Télé Monte Carlo. En 1986, il fait la connaissance de l’animateur Laurent Boyer et il travaille alors à Chic FM. Puis, un an plus tard, il est engagé sur la télé privée M6 pour présenter « Clip Dédicace ». La célèbre programmatrice de la radio périphérique française RTL, Monique Le Marcis, le remarque et lui demande de présenter des émissions sur la chaîne où il devient une vedette de l’antenne. Après un bref passage à la télé privée française TF1, il fait les beaux jours de l’éphémère télé privée « La Cinq » en 1991 avec « Que le meilleur gagne ». Deux ans plus tard, comprenant un peu mieux les rouages d’un monde audiovisuel français en pleine évolution, il crée sa société: « Air Productions ». Il propose alors à France 2 une nouvelle émission musicale enregistrée et réalisée en public par son comparse Gérard Pullicino: « Taratata ». C’est d’emblée un carton pour ce programme qui dure des années. Il adapte alors des projets de jeux étrangers à l’écran français: « N’oubliez pas votre brosse à dents » (1994), « Miroir, mon beau miroir » (1995) et « Cocktail » (1996). La fin des années 1990 est plus difficile pour Nagui qui est soupçonné dans l’affaire des animateurs-producteurs trop bien payés pour officier sur les antennes du service public français. Il reste producteur de « Taratata » sur France 2, présenté alors par Alexandra Kazan, mais il retourne à TF1. Les émissions que Nagui va alors proposer sur la chaîne privée ne vont jamais atteindre leur objectif. En 1999, il part à Canal + pour prendre la succession de Gildas et de Caunes à « Nulle part ailleurs ». L’expérience ne dure que quelques mois et Nagui revient à France 2 en 2001. Les divers programmes qu’il présente alors récoltent tous une audience correcte mais moyenne. Et il faut attendre 2005 et le retour de « Taratata » présenté par Nagui sur France 4 pour que sa carrière prenne un nouvel élan. Dans la foulée de ce retour gagnant, Nagui propose, en 2006, un nouveau jeu intitulé « Tout le monde veut prendre sa place » et c’est tout de suite un succès. En décembre 2007, un défi musical d’origine britannique va permettre à Nagui de rester populaire: « N’oubliez pas les paroles » sur France 2. La passion de Nagui pour la musique lui permet aussi de présenter, seul ou en partage, les soirées des Victoires de la Musique que sa société « Air Productions » réalise chaque année de 2009 à 2011. A l’automne 2015, l’émission Taratata refait son apparition présentée par Nagui sur France 2 un samedi soir à 20h30. Le 28 octobre 2017, France 2 diffuse à 21h00 l’émission célébrant les 25 ans de Taratata enregistrée au Zénith de Paris avec, entre autres, Bernard Lavilliers, MC Solaar, Jane Birkin, Pascal Obispo, Charles Aznavaour, Catherine Ringer, Zazie, Eddy Mitchell, BB Brunes, Raphaël, Claudio Capéo, Nolwenn Leroy, Bénabar, Cali, Féfé, Renan Luce, Slimane, Black M, Brigitte, M, Julien Doré et Dick Rivers qui, à 72 ans, fait sa réapparition médiatique après avoir connu de graves problèmes de santé. Depuis cette date, le programme est régulièrement proposé sur France 2 en « prime time » (100% live) ou en seconde partie de soirée. Avec toujours autant de succès.
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Anny Gould en 1957

14 novembre 2013 : Décès, à Vierzon, de la chanteuse française Anny GOULD. Née à Paris le 8 janvier 1920, elle se distingue, dans les années 1950, en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964). Dans les années 2000, elle apparaît régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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21 OCTOBRE

Album 2011

21 octobre 1929 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’homme de télévision et de radio ainsi qu’écrivain et interprète français Pierre BELLEMARE. Son père est passionné des livres d’art qu’il vend et son beau-frère est le célèbre musicologue Pierre Hiégel qui lui fait connaître l’univers de la radio dès 1948. Il y découvre une passion et y effectue diverses tâches avant de devenir animateur sur les radios périphériques parisiennes Radio Luxembourg puis Europe 1. A partir de 1955, il est sollicité pour animer et présenter des émissions de télévision et c’est le début d’une longue carrière audiovisuelle avec des divertissements célèbres comme « La tête et les jambes » par exemple. Il aime aussi raconter des histoires tant à la radio qu’à la télévision: il s’agit souvent de récits extraordinaires qui font partie de séries comme « C’est arrivé un jour », « Histoires vraies », etc. En 1982, il fait une première incursion dans la chanson en enregistrant un 45 tours à l’initiative d’un producteur belge. Il s’agit d’un texte intitulé « Le Père » que Pierre Bellemare récite sur une musique du guitariste belge Guy Lukowski. Le succès de ce disque reste assez confidentiel. En 1987, il crée la première émission française de Télé-Achat sur TF1 et il fonde assez vite une maison de production pour ce genre de programmes qu’il va fournir un peu partout en Europe. Le 7 novembre 2011, il réalise un vieux rêve en enregistrant un premier album avec des reprises de titres célèbres qu’il nomme « Les chansons de ma mémoire ». Parmi les morceaux qui s’y trouvent, il y a « Coin de rue » de Charles Trenet, « Soirées de prince » de Jean-Claude Pascal, « C’était bien » de Bourvil ou encore « Un seul couvert please James » de Jean Sablon. C’est le fils de Gilbert Bécaud, Gaya, qui réalise l’album. Pierre Bellemare s’éteint chez lui, à Suresnes, le 26 mai 2018.

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Juliette Gréco en 1954

21 octobre 1954 : Juliette GRECO fait ses débuts sur la scène de Bobino à Paris. Un tour de chant de 50 minutes sur lequel elle revient dans l’émission de télévision « Paris Club » à visionner ci-dessous.

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4 MAI

DAVE dans les années 1970

4 mai 1944 : Naissance, à Amsterdam, du chanteur hollandais Wouter Otto Levenbach mieux connu sous le pseudonyme de DAVE. Son père était prof d’anglais et sa mère danseuse classique. Alors qu’il est adolescent, son père lui apprend la guitare et le piano. Côté études, il se tâte et hésite entre la théologie et le droit. Mais il se découvre une passion pour les voyages et, en 1963, il est à Londres où il enregistre un premier 45 tours sous le nom de Dave Rich. Le disque sort aux Pays-Bas et ne connaît qu’un succès très limité. Après cette première expérience musicale peu concluante, il décide de quitter le pays sur un bateau pour remonter par les canaux jusqu’en France et, pourquoi pas, jusqu’à Marseille. Il y parvient et, armé de sa seule guitare, il « fait la manche » sur les terrasses des cafés de la Côte d’Azur pour subsister. En 1968, la chance lui sourit lorsque Eddie Barclay le remarque à Saint-Tropez. Le producteur lui permet d’enregistrer huit 45 tours jusqu’en 1972. Entretemps, en 1969, Dave parvient à être sélectionné pour la soirée désignant le candidat hollandais pour le Concours Eurovision de la Chanson. Son titre en néerlandais, « Niets gaat zo snel », se classe 3e sur 10 et c’est finalement la chanteuse Lenny Kuhr qui représente son pays avec « De troubadour ». Avec de grosses lunettes rondes et sous le nom de Dave Levenbach, la même année il participe, pour les Pays-Bas, à la Coupe d’Europe du tour de chant à Knokke en Belgique. L’équipe batave se classe ciquième sur six, juste derrière la France où chante Michèle Torr, tandis que l’Espagne remporte la compétition. De 1971 à 1974, il réussit à décrocher un rôle dans la comédie musicale Godspel. Le succès du spectacle commence à porter ses fruits et Dave envisage sérieusement de démarrer une vraie carrière de chanteur lorsqu’il change de maison de disques en 1974. C’est donc chez CBS qu’il enregistre « Mille et une vies », une chanson qui, comme beaucoup d’autres avant elle, ne marche pas pour Dave qui a pourtant des qualités vocales évidentes. Il apparaît alors clairement qu’il lui manque « la » chanson qui va tout déclencher. Cette mélodie, il l’entend au début de 1974 et elle est interprétée par un groupe de musiciens anglais, The Rubettes, sous le titre « Sugar baby love ». Il en fait l’adaptation française avec un jeune auteur inconnu, Patrick Loiseau, et la chanson « Trop beau » est un des « tubes » de l’été 1974.

Conscient qu’il ne faut pas laisser retomber le soufflé, Dave pense qu’il faut poursuivre dans la même veine musicale et reprend cette fois un « tube » anglo-saxon de Del Shannon sorti en 1961: il fait de « Runaway » « Vanina » qui va se vendre à des millions d’exemplaires. Pendant un an, Dave va reprendre en français des chansons anglo-saxonnes (« Mon coeur est malade » de Mike Batt ou « Dansez maintenant » de Glenn Miller) mais l’album qu’il enregistre en 1975 prouve qu’il peut se constituer un répertoire avec des succès personnels comme « Du côté de chez Swann », « Il n’y a pas de honte à être heureux » et « Ophélie » par exemple.

Après cet album, les galas, les spectacles, les tournées et les « tubes » se succèdent: « La décision » (1976), « Hurlevent » (1976), « Est-ce par hasard » (1977), « Lettre à Hélène » (1978), « Comment ne pas être amoureux de vous » (1978), « Pour que tu me comprennes » (1978), « Allo Elisa » (1979), « Week-end » (1980), « L’année de l’amour » (1981), etc. La fin des années 1980 et les années 1990 sont un peu plus difficiles pour Dave comme pour beaucoup d’autres chanteurs français ayant commencé durant les seventies. Cependant, l’artiste n’arrête jamais de tourner dans des théâtres de province, sur les podiums des radios ou encore sur des paquebots de croisière dans les Caraïbes. En 1994, la maison de disques CBS, devenue Sony Music, sort une compilation pour les 20 ans de carrière de Dave. Celle-ci connaît un extraordinaire succès et, dans la foulée, l’artiste enregistre un nouvel album dont un titre sera à nouveau plébiscité par les radios: « Boulevard des sans amour ». Puis, deux ans plus tard, il consacre un disque compact à interpréter des mélodies classiques qui « collent » parfaitement à sa voix. En 2001 et 2002, il assure, avec Marc-Olivier Fogiel, les commentaires du Concours Eurovision de la Chanson pour France 3. Quatre ans plus tard, l’artiste publie un nouvel album, cette fois sous son vrai nom de Dave Levenbach: « Tout le plaisir a été pour moi ». Depuis, Dave multiplie les activités hors chanson: il participe à des pubs pour le fromage hollandais, il co-anime des émissions de radio et de télé et il est membre du jury de l’émission « La France a un incroyable talent ». En 2011, il revient à la musique et, avec l’équipe de Ben l’Oncle Soul, il enregistre un album où il revisite ses plus grands succès à la sauce soul et r’n’b. En 2013, il rejoint la troupe d' »Age Tendre et Tête de Bois » pour la huitième tournée de ce spectacle nostalgique des années 1960, 1970 et 1980. Enfin, toujours en 2013, Dave est aussi la vedette, en y interprétant son propre rôle de chanteur, du film « Une chanson pour ma mère » du réalisateur belge Joël Franka. Il y apparaît aux côtés de Patrick Timsit et de Sylvie Testud. Le 7 septembre 2014, il devient l’animateur-présentateur d’une émission télé de France 3 qui accueille chaque dimanche des chanteurs de toutes générations: « Du côté de chez Dave ». Le programme est allongé d’une demi-heure dans une nouvelle formule à partir de septembre 2016 mais il change aussi de nom pour devenir « Même le dimanche » et Dave le coprésente avec Wendy Bouchard. En février 2016, Dave publie un livre où il écrit, avec son compagnon Patrick Loiseau, l’histoire de leur animal de compagnie nommé « Chance » : « Ma chienne de vie ». L’expérience de France Télévisions étant terminée, le chanteur hollandais présente, dès début 2018, un programme de la chaîne vintage française « Mélody TV » : « Les parents du petit écran ». Courant 2019, pour ses 75 ans, Dave commercialise un nouvel album tout à fait différent des précédents. Il y livre des textes très matures sur des musiques douces et agréables. Des chansons qui séduisent le chanteur Renaud au point de l’inciter à produire ce nouvel opus intitulé « Souviens-toi d’aimer ».
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Pauline Croze en 2016

4 mai 1979 : Naissance, à Noisy-le-Sec, de la chanteuse et musicienne française Pauline CROZE. Fille d’une psychanalyste et d’un professeur de physique, elle fait ses débuts au chant et à la guitare à 14 ans. Six ans plus tard, elle réalise ses premières maquettes et fait ses premiers pas sur scène. En 2003, elle rencontre et travaille avec Édith Fambuena (ex membre des Valentins). La même année, elle est la révélation des Transmusicales de Rennes. L’année suivante, elle est primée par la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, au tremplin du festival Chorus des Hauts-de-Seine. Cela lui permet de se produire sur de grandes scènes au même programme que Cali, Tryo ou Bernard Lavilliers par exemple. Simultanément, elle entre en studio pour enregistrer un premier album qui est commercialisé en 2005. Les titres « Mise à nu » et « T’es beau » obtiennent un joli succès qui permet à Pauline Croze d’être nommée pour le Prix Constantin mais aussi d’effectuer une tournée d’un an et demi en 2006.

A Paris, elle chante à la Cigale et à L’Olympia. Son album est disque d’or avec plus de 150.000 exemplaires vendus. Elle est nommée aux Victoires de la musique et reçoit le prix Adami-Bruno Coquatrix 2006. Le deuxième opus de l’artiste, « Un bruit qui court » sort en 2007 à la fois en France et au Japon et lui permet de faire une tournée en Asie mais aussi en Afrique de l’ouest l’année suivante. Cinq ans après le précédent, le troisième album de Pauline a pour titre « Le Prix de l’Eden » et se trouve dans les bacs en octobre 2012. Quelques unes de ses chansons sont signées par Vincent Delerm et Ignatus. Et quatre ans plus tard, le disque suivant, intitulé « Bossa nova », présente encore des sonorités différentes puisqu’il s’agit de reprises des versions françaises de grands standards de la musique brésilienne. Début 2018, la chanteuse revient à un répertoire original pour son album « Ne rien faire ».
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4 mai 2002 : sortie du premier album de Coralie CLEMENT: « Salle des pas perdus ». Elle est la soeur de Benjamin Biolay.

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Maxime Le Forestier aux Enfoirés 2013 (c) Ronny Martin Junnilainen

Maxime Le Forestier aux Enfoirés 2013 (c) Ronny Martin Junnilainen

4 mai 2009 : Avec Juliette Gréco, Pierre Arditi et Michel Piccoli, Maxime LE FORESTIER co-signe une lettre ouverte à l’intention de Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste français. Il y appelle les députés socialistes français à adopter la loi Hadopi sur le piratage internet. Il sera la cible de nombreuses attaques d’internautes en désaccord avec cette loi.

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11 AVRIL

 

Raymond Marcillac dans les années 1960

11 avril 1917 : Naissance, à Levallois-Perret, du producteur et animateur de télé français  Raymond MARCILLAC. Enfant dans l’Aveyron, c’est à Paris qu’il termine ses études et qu’il pratique l’athlétisme à son plus haut niveau: champion de France du 400 mètres en 1939. Il est officier dans la force aérienne française durant la seconde guerre mondiale. A la libération, il est intégré dans l’équipe de journalistes de la radio française puis de la télévision. Alors qu’il est directeur du service des sports, il crée l’émission « Télé dimanche » en 1959. Il s’agit d’un show qui mêle savamment le sport et la chanson. Un télé crochet y est mis en place: « le jeu de la chance ». C’est ce concours qui permet notamment à Georgette Lemaire, Thierry Le Luron et Mireille Mathieu de se faire remarquer du grand public. Raymond Marcillac parlait de cette émission aux côtés de Michel Drucker et Mireille Mathieu dans l’émission de télé française « Matin Bonheur » en 1993.

Evincé de la télévision en 1972, il poursuit sa carrière en écrivant des livres, notamment sur le monde des medias français. Dans les années 1990, il est le directeur des programmes de Radio Montmartre à Paris. Raymond Marcillac est mort le 13 avril 2007.
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NICOLETTA en 1977 – Photo (c) Alain Marouani

11 avril 1944 : Naissance, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) de la chanteuse française NICOLETTA. Dans son enfance, Nicole Grisoni est membre, sous son vrai nom, de la chorale de l’église. Puis, elle découvre le blues américain et Elvis Presley. Quittant sa province et les petits boulots, Nicole débarque à Paris en 1961 où elle est disc jockey. Elle est repérée par le directeur artistique d’Eddie Barclay: Léo Missir. Il remarque surtout ses qualités vocales et lui permet d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1966. Sous le nom de Nicoletta, elle interprète ainsi à sa manière « L’homme à la moto » de Piaf et « Pour oublier qu’on s’est aimé » signée par Nino Ferrer. Après ce premier disque au succès assez timide, Nicoletta remet le couvert et, cette fois, la gloire est au rendez-vous de « La musique » et de « Il est mort le soleil » en 1967.

Ne supportant pas le play-back parfois exigé à la télévision, on la voit plus souvent se produire sur scène et elle effectue sa première tournée en lever de rideau de Salvatore Adamo. En mai 1968, elle choisit son camp en chantant pour les ouvriers en grève dans les usines. Trois ans plus tard, la chanteuse interprète un nouveau titre composé par Hubert Giraud, déjà créateur d' »Il est mort le soleil ». Cette nouvelle chanson est un gospel qui va connaître un succès planétaire: « Mamy Blue ». Nicoletta en crée la version française immortelle. Les succès se poursuivent pour Nicole pendant des années: « Fio Maravilla » (1973), « Les volets clos » (1973), ou « A quoi sert de vivre libre » (1975). En 1983, elle renoue avec le sommet des hit parades à l’occasion d’un enregistrement en duo avec Bernard Lavilliers: « Idées noires ». Quatre ans plus tard, Nicoletta s’oriente vers des spectacles musicaux: elle apparaît dans l’opéra « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony » de Kurt Weill et Bertolt Brecht puis elle joue le rôle d’Esméralda dans la comédie musicale « Quasimodo » de William Sheller. En 1992, à la suite du décès de sa grand-mère, elle donne des concerts de gospel où des chansons comme « Mamy Blue » font merveille accompagnées par une chorale antillaise. En 2006, son nouvel album a pour titre « Le Rendez-vous » et contient des reprises de standards du jazz comme « Summertime » ou « Georgia on my mind ». En janvier 2013, Nicoletta est nommée Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres français. Le 18 mars 2013 elle sort son 23e album. Il est intitulé « Ici et ailleurs » et on y trouve deux duos: l’un avec Florent Pagny et l’autre avec Joey Starr avec qui elle avait déjà repris « Mamy Blue » quelques mois plus tôt. A la suite d’Edith Piaf et avant Patricia Kaas, on peut dire que Nicoletta est « la » chanteuse de blues française par excellence. Au début de l’année 2018, elle rejoint, elle aussi, l’aventure du spectacle et de la tournée « Age tendre » aux côtés d’un bon nombre de ses collègues chanteurs.
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11 avril 1972 : Naissance, à Saint-Amand-Montrond, de l’auteur, compositeur et interprète français Allan THEO, sous le nom d’Alain Rouget. Son enfance se déroule entre une mère fan de soul et de jazz et un père passionné de rock et de punk. Après avoir étudié le solfège, il découvre le piano à l’âge de douze ans. Cet instrument l’oriente assez naturellement vers le jazz. Comme pour beaucoup de jeunes, l’aventure musicale va se poursuivre avec la formation de groupes durant les années de lycée. Mais les études priment pour Allan et le hobby est placé entre parenthèses pendant quelques années. A 24 ans, il repense à la musique et, installé à Paris, il va d’audition en audition. Deux ans plus tard, séduit par ses capacités vocales, un producteur lui propose d’enregistrer une chanson de variétés tout à fait moulée dans le style des boys band de l’époque: « Emmène-moi ».

L’opération est fructueuse: un million d’exemplaires du disque sont vendus. Alors qu’un album sort et qu’il est en voie de connaître un succès identique avec des chansons comme « Lola » et « Sonar », Allan Théo décidé de donner un nouveau tournant artistique à sa carrière. Mais ses choix de chansons ne convainquent pas son producteur qui le libère de son contrat en 2000. Un an plus tard, il sort, au Québec, ce nouvel album qu’il autoproduit. Le succès n’est pas au rendez-vous. En 2007, Allan retrouve le chemin des studios et sort un album plus rock intitulé « Théo » chez un indépendant. En 2010, il se lance seul dans la composition, l’écriture et la réalisation d’une maquette qu’il place sur le site web « My Major Company » en vue d’être produit par les internautes. Ces derniers sont près de 1.500 à répondre et à y croire. L’album « Reprends les armes » sort commercialement en 2011 mais n’est pas un succès. En 2015, 20 ans après le phénomène des boys bands en France, il lance le groupe « Génération Boys Band », qui se veut un hommage à ces groupes, en compagnie de Chris Keller de G-Squad et Frank Delay des 2Be3.
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11 avril 1974 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’actrice belge Natacha REGNIER. Après des études au Collège Saint-Pierre d’Uccle et à l’Institut des Arts du Spectacle à Bruxelles, elle obtient le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1998 pour son rôle dans « La Vie rêvée des anges » d’Erick Zonca. Elle épouse alors le compositeur français Yann Tiersen et interprète des chansons dans son album « L’Absente »: « L’échec » et « Le concert ». En 2001 aussi, elle chante « Le Parapluie » en duo avec Yann Tiersen sur la compilation « Les Oiseaux de passage » sortie en hommage à Georges Brassens 20 ans après sa mort.

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11 avril 1977 : Décès, à Omonville-la-Petite (Manche), du poète, scénariste et auteur français Jacques PREVERT. Né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand. Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école » et « Sanguine » pour Montand, « Les enfants qui s’aiment » pour Juliette Gréco ou « Barbara » pour Les Frères Jacques.
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Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

11 avril 2013 : Décès, au Chesnay, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain français Gilles MARCHAL. Né le 2 septembre 1944 à Paris, c’est au milieu des années 1960 qu’il se fait remarquer comme chanteur par Lucien Morisse, alors directeur des programmes de la radio périphérique française Europe 1. Comme ce dernier est également le directeur de la firme de disques AZ, Gilles signe un contrat discographique avec cette firme qui l’assure d’une promotion certaine de ses chansons sur Europe 1. Et c’est en 1967 que sort son premier 45 tours avec la chanson « Le père Noël est mort ». Le succès n’est pas au rendez-vous mais il enregistre toutefois un deuxième disque en 1968: « Le chanteur d’amour ». Le premier succès vient finalement quelques mois plus tard avec « Ne pleure pas ma mie ». Sa carrière est lancée et se poursuit la même année avec un duo qu’il interprète avec la chanteuse Martine Habib: « Summer Wine ». Cette chanson est alors également interprétée en français par Marie Laforêt et Gérard Klein et a pour titre « Le vin de l’été ». 1969 est l’année du film « Macadam cowboy » dont Gilles reprend le thème chanté en français: « Comme un étranger dans la ville » (qu’Eddy Mitchell enregistrera à son tour près de quarante ans plus tard). En 1970, le succès s’installe un peu plus pour Gilles Marchal avec la chanson « L’étoile filante » qui est une reprise en français de « Wanderin’ star » initialement interprétée par Lee Marvin. Cette mélodie met totalement en valeur la belle tessiture grave de l’artiste qui est très originale. En 1971, il sort un 33 tours qui regroupe une grande partie de ses premiers enregistrements. Et, l’année suivante, il est programmé sur de nombreuses radios avec le titre « Liberté ». En 1973, il chante le thème du film « Un homme libre » dont la musique est signée par Francis Lai. Pour son deuxième album qui sort en 1974, Gilles compose toutes les musiques et fait appel à Claude Lemesle et Eddy Mitchell, avec qui il enregistre un duo (« La planète des rêves »), pour les textes. Deux ans plus tard, avec un nouveau contrat discographique, il enregistre, pour Pathé Marconi, « On n’refait pas le monde avec une chanson ». Par la suite, la carrière de Gilles Marchal perd de sa vitalité malgré de très bonnes chansons comme « Drôle de vie » en 1978. Sept ans plus tard, il décide de mettre fin à ses activités de chanteur par l’enregistrement d’un dernier 45 tours qui recèle deux chansons: « Les maisons sans visages » et la reprise de « Céline » immortalisée par Hugues Aufray. Il se retire alors complètement de la musique pour assouvir une autre passion: l’histoire. Et il décide alors d’écrire des livres sur le sujet. Gilles Marchal est décédé le 11 avril 2013 au Chesnay (F) à l’âge de 68 ans. Son premier 33 tours a bénéficié, en 1999, d’une réédition en CD sous le label Magic Records. Mais il semble bien que cet exemplaire numérique soit devenu rare si l’on tient compte de son prix sur certains sites internet spécialisés.
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Raymond Errera

11 avril 2019 : Décès, à Bruxelles, du célèbre attaché de presse belge Raymond ERRERA à l’âge de 88 ans. Né à Saint-Gilles (Bruxelles) en 1931, d’un père italien et d’une mère anglaise, Raymond a toujours été attiré par le monde du spectacle depuis sa plus tendre enfance. Etudiant à l’Athénée d’Uccle, il s’occupe des spectacles de fin d’année et s’affaire à la rédaction du journal de l’école. Il trouve ensuite un job au théâtre de Poche de Bruxelles et délaisse ainsi ses études de droit pour pouvoir, en marge de ses activités au sein de l’entreprise familiale, écrire des chansons, faire du théâtre et collaborer à la rédaction de quotidiens et magazines. Inscrit aux cours de journalisme de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), il écrit des articles sur l’Exposition universelle de 1958 pour « La Nouvelle Gazette » et devient chansonnier au cabaret « Le poulailler » en face de la Bourse de Bruxelles en s’accompagnant au piano et en réalisant des parodies d’airs connus. Il est ensuite engagé par le centre culturel de Malines et par le casino de Knokke pour monter des spectacles. Poursuivant son travail dans le monde culturel de la capitale belge, il décide de devenir l’attaché de presse personnel de certains artistes pour la Belgique. Et la première vedette qui lui fait confiance s’appelle Claude François. Leur première rencontre dure 30 secondes. Clo-Clo lui dit : « Je sais ce que tu fais et voilà ce que je veux : tu es mon attaché de presse depuis quatre jours avec effet rétroactif ! » Le travail de Raymond Errera pour Claude François va durer neuf ans. Par la suite, il va voir Pierre Perret et lui propose ses services. Et puis, d’autres artistes vont lui demander de travailler pour eux : Annie Cordy, Jacques Brel, Guy Béart, Daniel Lavoie (au début de sa carrière), Charles Aznavour, Gérard Lenorman, Jean Vallée, Chantal Goya, etc. En 1972, l’homme fait un petit détour par la politique et est élu échevin de la Culture à Koekelberg. Un an plus tard, il apparaît dans le film « Far West » de Jacques Brel où il récite une phrase alors qu’il est déjà apparu, quelques années plus tôt, dans le film « Franz » de Brel également. A la fin des années 1970, Raymond est l’attaché de presse pour quelques émissions télévisées de la chaîne publique belge francophone RTBF : « Chansons à la carte » ainsi que « La bonne étoile » présentée par son ami le chanteur Jean Vallée. Dès la première édition en 1981, Raymond Errera est l’attaché de presse du Festival International du Rire de Rochefort (B). Et il le restera jusqu’à sa retraite en 2000, ce qui lui donnera l’occasion de devenir citoyen d’honneur de Rochefort. Jusqu’à son décès, Raymond a toujours été présent sur le site de ce célèbre festival d’humour qui a accueilli des découvertes mais aussi de très grands noms du rire. Raymond Errera laisse le souvenir d’un homme qui faisait son métier pour servir aussi bien l’artiste que le journaliste. Il se coupait effectivement en quatre pour faire plaisir à chacun. Avec le sourire, avec diplomatie et avec efficacité.

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29 MARS

Jacqueline Joubert

29 mars 1921 : Naissance, à Paris, de la productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT, de son vrai nom Jacqueline Annette Edith Pierre. D’abord connue pour avoir été l’une des deux premières speakerines françaises, elle a été mariée au journaliste Georges de Caunes avec qui elle a eu un fils: Antoine de Caunes. Elle est aussi la grand-mère de l’actrice Emma de Caunes. Elle a également été l’épouse de Jacques Lagier. En 1959 et en 1961, elle présente, à Cannes, le Concours Eurovision de la Chanson. Dès le 18 janvier 1956, elle devient la présentatrice de l’émission de variétés « Rendez-vous avec… » qui accueille des chanteurs connus mais également de jeunes talents de la chanson francophone. Comme le 25 novembre 1961, lorsqu’elle y accueille Johnny Hallyday qui interprète « Viens danser le twist », « Douce violence » mais aussi « Retiens la nuit » en duo avec Janet François, l’épouse de Claude François. Et, ci-dessous, lorsqu’elle présente Bourvil qui interprète, en 1960, « La ballade irlandaise ».

A partir de 1966, elle devient productrice et réalisatrice d’émissions de variétés. C’est elle qui, alors directrice de l’unité jeunesse de l’ORTF en septembre 1973, recrute une jeune fille pour présenter « Les Mercredis de la jeunesse » sous le pseudonyme de Dorothée. Jacqueline Joubert s’éteint le 8 janvier 2005 à Neuilly-sur-Seine.
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Marianne Mille et la fameuse pochette de 1963 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

29 mars 1945 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Marianne MILLE sous le véritable nom de Marianne Sbriglio. Sa mère, Florence Véran, a enregistré plusieurs disques et composé pour des artistes comme Juliette Gréco, Philippe Clay ou Édith Piaf. Si elle prend le pseudonyme de Mille, c’est parce que, sur la pochette de son premier 45 tours datant de 1963, elle pose assise sur le capot d’une Simca 1000. Entre 1963 et 1970, elle enregistre une dizaine de disques. En 1970, elle sort un premier disque en duo avec son conjoint depuis 1968: Maurice Dulac. D’emblée, c’est le succès pour le couple avec « Dis à ton fils ».

Les chansons suivantes vont aussi connaître une certaine popularité: « Libertad » en 1970, « Le fusil et la rose » en 1972 et, surtout, la reprise de « La foule » de Piaf en 1973. En 1974, ils assurent la première partie de la tournée de Michel Sardou. Quelques semaines plus tard, Marianne Mille commercialise son premier album en solo: « Je suis de nulle part ». Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous et la chanteuse tente d’autres expériences comme le role d’Eponine dans la comédie musicale « Les Misérables » de Claude-Michel Schönberg, d’après Victor Hugo, mise en scène par Robert Hossein en 1980 au Palais des Sports de Paris. Après un 45 tours enregistré avec la collaboration du célèbre compositeur et arrangeur italien Ennio Morricone, elle décide de quitter le milieu artistique. Mais, en 2005, elle revient à Paris pour participer aux castings de la Star Academy. Fin 2007, elle crée à Montreuil l’école de musique « Ateliers de chant Marianne Mille ». Les nostalgiques du duo qu’elle a formé avec Maurice Dulac ont pu les retrouver tous deux sur scène ensemble le 25 avril 2015 au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine (F – 94 200).
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VENTURA Ray - Pochette album29 mars 1979 : Décès, à Palma de Majorque, du musicien, compositeur et chef d’orchestre Ray VENTURA. Né le 16 avril 1908 à Paris, il est toujours étudiant lorsque le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».

En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « La mi-août » en 1949. Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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USTINOV Peter - Pochette 45 t29 mars 2004 : Décès, à Bursins, près de Nyon en Suisse, du comédien, écrivain et metteur en scène britannique Peter USTINOV. Né le 16 avril 1921 à Londres, l’homme a des talents multiples, parle plusieurs langues et porte un certain intérêt pour la musique. Sans véritablement se livrer à l’exercice de la chanson proprement dit, Peter Ustinov enregistre un 45 tours en 1988 à l’initiative du producteur belge, Eddy Luyckx, qui a déjà réalisé le même type d’opération avec Anthony Quinn ou Alain Delon. Il s’agit ici d’un texte de Pierre Delanoë récité sur une musique d’Alec Mansion et Roger Jouret (alias Plastic Bertrand): « Paix aux hommes de bonne volonté ». L’acteur est à ce moment très concerné par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance. Peter Ustinov est décédé à Bursins où il résidait depuis 1957. Ses obsèques eurent lieu en présence d’une représentante de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations-Unies de l’époque.
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2010 : Sortie du 1er album éponyme de Camelia JORDANA qui s’est faite remarquer par les responsables du label Sony Music au cours de l’émission télé française « A la recherche de la Nouvelle Star » où elle a été éliminée en demi-finale en terminant troisième.
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