6 DECEMBRE

Philippe Bouvard en 1981 (c) Andanson

6 décembre 1929 : Naissance, à Coulommiers, du journaliste, humoriste, présentateur de radio-télévision, écrivain, auteur de théâtre et dialoguiste français Philippe BOUVARD. Il ne connaîtra jamais son père qui était imprimeur au Maroc. Mais sa mère, Alsacienne d’origine juive, l’oblige à se cacher durant la deuxième guerre mondiale. Après une scolarité vécue dans divers établissements parisiens, c’est à l’École supérieure de journalisme de Paris qu’il entre en 1948 pour la quitter quelques mois plus tard. Il doit dès lors pratiquer des petits métiers pour vivre et, en 1953, il est coursier au journal « Le Figaro » avant de réaliser un stage où il écrit dans la rubrique parisienne. A cette époque, il est aussi, un temps, attaché de presse pour les disques Barclay. A partir de 1962, il devient rédacteur au Figaro et commence aussi à travailler pour Radio Luxembourg où il réalise des interviews. Il devient animateur de « RTL Non Stop » entre 1967 et 1974 et également rédacteur en chef de la station de radio. En 1977, il prend les commandes d’une nouvelle émission humoristique et culturelle appelée « Les grosses têtes ». 22 ans plus tard, alors qu’il est toujours l’animateur-présentateur de l’émission, Bouvard est remercié et on demande à Christophe Dechavanne de le remplacer. Après un séjour de quelques mois à Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé à RTL pour reprendre les Grosses Têtes en 2001. Il reste à la barre jusqu’en septembre 2014, moment où il cède la place à Laurent Ruquier. Parallèlement à ses activités de presse et de radio, Philippe Bouvard présente aussi des émissions de télévision entre 1971 et la fin des années 1980. C’est surtout au cours des talk-shows des années 1970 qu’il a l’occasion de côtoyer et de présenter de nombreux chanteurs francophones : « Samedi soir » (1971), « Dix de der » (1976), « L’huile sur le feu » (1977), « Le dessus du panier » (1978), « Sur la sellette » (1979) ou « Passez donc me voir » (1980). C’est au cours de l’émission « Bouvard en liberté » en 1975, que le chanteur Gérard Lenorman connaît la frayeur de sa vie lorsque, aux côtés de Philippe Bouvard, il assiste en direct comme de très nombreux téléspectateurs, à l’accident de trampoline de Richard Tison qui s’en sort finalement sans trop de mal (video à visionner en CLIQUANT ICI). Entre 1990 et 2006, Philippe Bouvard dirige aussi la salle de spectacles parisienne de la Gaîté-Bobino.

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Lucienne Boyer dans les années 1950

6 décembre 1983 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Lucienne BOYER. Née à Paris le 18 août 1901 sous le nom d’Émilienne-Henriette Boyer, elle travaille dans une usine d’armement pendant la première guerre mondiale lorsque son père se tue. Par la suite, sa mère lui apprend le métier de modiste. Adolescente, elle se fait remarquer comme mannequin puis est engagée comme dactylo au théâtre parisien de l’Athénée, question de s’approcher du monde artistique qui la fascine. Ce qui devait arriver arrive et elle est bientôt sollicitée pour faire un bout d’essai au théâtre puis, grâce à sa voix, dans la chanson dès 1916. En tant que chanteuse, elle se produit alors aussi à l’Eldorado ou au Concert Mayol avec un succès grandissant. Au point qu’un producteur américain la remarque et lui propose de se produire à Broadway pendant neuf mois. L’ascension ne s’arrête pas là puisque, des Etats-Unis, Lucienne Boyer se rend à Buenos Aires où elle devient aussi une vedette dans les années 1920. En 1928, la chanteuse revient à Paris et s’y occupe d’un cabaret: « Les Borgias ». Elle enregistre aussi ses premiers disques et connaît une certaine popularité avec « Tu me demandes si je t’aime ». Mais ce premier succès est minime par rapport à celui de la chanson qu’elle enregistre en 1930 et qui est récompensée par le premier Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros: « Parlez-moi d’amour ».

Ce titre lance véritablement sa carrière qui sera ensuite jalonnée de mélodies inoubliables comme « Mon coeur est un violon » ou « Un amour comme le nôtre ». En 1939, elle épouse en seconde noce, le musicien et compositeur Jacques Pills: une fille naît de leur union deux ans plus tard. Elle s’appelle Jacqueline et elle sera aussi chanteuse sous le nom de Jacqueline Boyer. A partir des années 1950, Lucienne Boyer se fait plus discrète et les nombreux disques qui sont commercialisés reprennent presque toujours son succès immortel « Parlez-moi d’amour ». Elle enregistre toutefois un 45-tours avec quatre titres nouveaux et originaux dans les années 1960 mais ce disque ne connaît qu’un succès d’estime. L’une de ces nouvelles chansons, « Si je vois tout en bleu », évoque la couleur préférée de l’artiste qui, sur scène, s’habille régulièrement d’une robe bleue. En 1970, elle obtient un petit rôle dans le film « Le Clair de Terre » réalisé par Guy Gilles et elle y interprète deux chansons. Dans la foulée, elle commercialise ce qui semble être son dernier 45-tours en 1971: « Si quelqu’un vient vous dire », écrit et composé par Pascal Sevran, Pascal Auriat et Sylvain Lebrail. Pascal Sevran écrit alors un livre sur la chanteuse: « La dame en bleu, Lucienne Boyer, m’a raconté ». En 1976, elle fait une apparition sur scène aux côtés de sa fille Jacqueline. Puis, au début des années 1980, elle propose encore des spectacles où, toujours vêtue de bleu, elle chante ses grands succès. Lucienne Boyer décède le 6 décembre 1983 et son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.
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M : pochette de l'album "Qui de nous deux" en 2003

M : pochette de l’album « Qui de nous deux » en 2003

6 décembre 2003 : Les nouveaux disques de Frédéric FRANCOIS (« Les romances de toujours » 49e), Patricia KAAS (« Sexe Fort », 35e), et M (« Qui de nous deux », 13e) font leur apparition dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone.
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3 OCTOBRE

Louis Aragon dans les années 1970 – Photo (c) JL Rabeux

3 octobre 1897 : Naissance du poète, romancier et journaliste français Louis ARAGON. Le lieu de sa naissance est un mystère: on évoque Neuilly-sur-Seine mais aussi Paris et Toulon. Le nom « Aragon » est choisi par son père, Louis Andrieux, lors de la déclaration de naissance à l’état civil en souvenir d’un poste d’ambassadeur qu’il avait occupé en Espagne dans la région d’Aragon. Etudiant en deuxième année de médecine, il est mobilisé en tant que brancardier et envoyé sur le front lorsque la première guerre mondiale éclate. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée. Cela lui inspire le poème « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » mis en musique plus tard par Léo Ferré et interprété par Ferré lui-même mais aussi par Catherine Sauvage, Yves Montand, Marc Ogeret et même Georgette Plana.

Après la guerre, quelques-uns de ses textes commencent à être publiés à Paris. En 1922, il fonde, avec Breton et Soupault, la revue « Littérature » et publie « Les aventures de Télémaque ». Il trouve aussi du travail chez le couturier Jacques Doucet, grand collectionneur de tableaux modernes. Il pratique alors quelques expériences d’écriture automatique avec Robert Desnos pour qui il écrit plus tard la « Complainte de Robert le Diable » ensuite chantée par Jean Ferrat. Avec quelques membres du mouvement surréaliste comme Breton et Eluard, il rejoint les rangs du Parti communiste français en 1927. Un an après, il découvre que sa compagne Nancy entretient une liaison avec Henry Crowder et tente de se suicider. Cette tranche de vie est à l’origine d’un poème chanté plus tard par Léo Ferré: « Il n’aurait fallu ». Le 5 novembre 1928, une certaine Elsa Triolet vient trouver Aragon avec l’intention de le séduire. Elle devient sa muse pour la vie et forme avec le poète un couple mythique qui se marie le 28 février 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, Aragon prend le parti de la résistance face au nazisme. Et, depuis 1930, il s’engage pour le Parti communiste français. A la fin des années 1950, quelques interprètes et compositeurs français, dont Léo Ferré, Georges Brassens, Hélène Martin et Jean Ferrat, vont mettre en musique plusieurs des textes d’Aragon et vont même en faire des chansons à succès: « Il n’y a pas d’amour heureux » (Brassens) ou « Que serais-je sans toi » (Ferrat) par exemple. Les chansons ainsi composées sont aussi interprétées par bon nombre d’artistes parmi lesquels on peut citer Nicole Rieu, Yves Montand, Isabelle Aubret, Alain Barrière, Francesca Solleville, Marc Ogeret, Françoise Hardy, etc. Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982 à Paris et est inhumé, selon sa volonté, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines aux côtés de son épouse Elsa Triolet décédée en 1970.
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Bob Dechamps

Bob Dechamps

3 octobre 1914 : Naissance, à Wangenies près de Charleroi, du chansonnier et chanteur belge wallon Bob DECHAMPS. Il a surtout connu la célébrité dans la partie wallonne de la Belgique puisque l’homme s’est surtout distingué en interprétant des mélodies et des sketches en dialecte wallon de Charleroi. Il est ainsi devenu l’un des meilleurs interprètes de la chanson « Lolotte » composée et écrite par Jacques Bertrand. On peut cependant dire que sa carrière a littéralement explosé après la seconde guerre mondiale et, plus particulièrement, à la fin des années 1950 lorsqu’il se mit à enregistrer quantité de disques 33 tours dont l’intégrale est désormais disponible en disques compact. L’un des derniers albums de Bob Dechamps est sorti au début des années 1980 et, en 1984, il a repris, en wallon, la chanson « Susanna » du groupe Art Company sous le titre « Josiane ». Bob Dechamps est décédé dans la région de Charleroi le 3 juillet 2002. En 2014, la ville de Charleroi lui a rendu hommage au cours des Fêtes de Wallonie à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

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Jean Lefèbvre en 1981

3 octobre 1919 : Naissance, à Valenciennes, du comédien français Jean LEFEBVRE. Il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel. Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.

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MORGAN Marc - Pochette album 20013 octobre 2001 : Le magazine musical de la télé belge publique RTBF « Conviviale Poursuite » est consacré, à 20h30, à l’artiste belge Marc MORGAN qui vient y présenter deux extraits de son nouvel album « Les parallèles se rejoignent ». Avec le présentateur Philippe Longtain, le chanteur évoque ses aventures musicales précédentes au sein des groupes « Les Tricheurs » et « Les Révérends du Prince Albert ». Parmi les autres invités de l’émission figure aussi le groupe bruxellois MELON GALIA dont le chanteur, Samir BARRIS, entamera une carrière solo plus tard.

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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Après que l’homme l’ait délaissé pour Birkin, BB n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Elle a surtout défrayé la chronique en 1974 en tenant le premier rôle d’un film culte érotique: « Emmanuelle ». C’est d’ailleurs dans le cadre de cette série de films coquins qu’elle enregistre, en 1975, un disque où elle interprète « L’amour d’aimer », la chanson du film « Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti composée par Francis Lai. Cela restera la seule incursion de l’artiste dans la chanson francophone. Sylvia Kristel est morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, aux Pays-Bas, des suites d’un cancer.

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Jean-Pierre Pasqualini

28 septembre 1958 : Naissance à Marseille du journaliste, animateur de télévision et animateur de radio français Jean-Pierre PASQUALINI. Après avoir passé son enfance et une partie de son adolescence à La Ciotat, il passe son baccalauréat en 1977 et suit des études supérieures de tourisme. Cela lui permet de réaliser de nombreux voyages comme accompagnateur, guide, interprète, animateur de clubs et de centre de vacances ou encore commercial pour des voyagistes et des chaînes d’hôtel. A l’occasion, il donne des cours dans des écoles de tourisme et de commerce à Marseille et à Paris. Il publie aussi quelques livres de référence dans le domaine et organise, notamment, le premier Salon Mondial du Tourisme et des Voyages à Paris. A côté du tourisme et des voyages, Jean-Pierre Pasqualini a aussi une autre passion: la chanson. Et, comme beaucoup d’autres passionnés, il se retrouve à animer des émissions sur une radio libre au début des années 1980. Il y a d’abord Radio Golfe d’Amour à La Ciotat, Aubagne FM et Radio Swing à Bandol. Ces activités-là l’amènent notamment à rencontrer la chanteuse Martine Cerdan qui, devenue productrice de télévision à FR3 Marseille Provence, lui permet de participer à l’émission « Tremplin » en 1984. En 1992 Jean-Pierre Pasqualini lance « Platine magazine » qui deviendra, en l’espace de 20 ans, une référence en matière de chanson et de variétés françaises. À la fin des années 1990, il devient rédacteur en chef de Music Musiques sur France 3 Île-de-France, une émission télévisée hebdomadaire de variétés du samedi après-midi animée par Karine Lemarchand. Par la la suite, il est l’auteur de la série des neuf prime-times télé hebdomadaires d’été sur Antenne 2 : « Le temps d’une chanson », présentés par Frédéric Mitterrand avec des interviews réalisées par Franz-Olivier Giesbert. En 2003, celui que l’on surnomme désormais JPP rejoint la chaîne télévisée française de variétés payante « Mélody ». Il en devient le directeur des programmes dix ans plus tard. Reconnu à part entière comme un spécialiste de la chanson de variétés française, Jean-Pierre Pasqualini parcourt la francophonie comme membre de divers jurys de concours mais aussi comme journaliste relatant l’actualité de divers festivals tels que les Francofolies. Il est également régulièrement appelé à témoigner dans divers programmes télévisés francophones et il a signé plusieurs livres sur la chanson ainsi que la réalisation de compilations et de coffrets en CD et DVD. Il a été à la base des premiers enregistrements de Vincent Niclo et de Rodrigue Janois, il fait partie du collège des Victoires de la Musique depuis 1996 et de l’Académie Charles-Cros depuis 2009. Victime de la dématérialisation des médias au profit d’internet et de la dématérialisation des supports audio au profit des téléchargements sur le web, le magazine Platine est obligé d’arrêter sa publication en juin 2017 après 25 ans d’existence. Et Jean-Pierre Pasqualini se consacre alors presque entièrement à la chaîne Mélody TV.

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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. L’enfance de cet artiste hors du commun, né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand, se déroule à l’ombre de l’usine de pneumatiques Michelin où son père est contremaître. Agé de 15 ans et avec son certificat d’études en main, Fernand se destine à travailler. Et il exerce divers métiers manuels tout en se passionnant pour le théâtre en jouant avec une troupe amateur. Et puis, en froid avec son père, il part pour Paris où il se débrouille pour assister tous les soirs aux spectacles comiques des Folies Bergère. Ayant bien assimilé les ficelles du métier d’humoriste, il essaie d’amuser le public des cafés et des brasseries puis des cabarets avant de monter sur les planches des music-halls en première partie d’autres artistes. Puis, grâce à Jean Nohain qui l’accueille dans ses émissions télévisées comme « 36 chandelles », il se fait connaître du grand public français à la fin des années 1950. Ses sketches vont beaucoup faire rire: « Le fût du canon », « le 22 à Asnières », « Y a comme un défaut », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », etc. c’est aussi au cours de ces émissions de la télé française qu’il s’essaie parfois à la chanson en reprenant des mélodies à la mode comme, en 1962, « Le clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin également interprétée, entre autres, par Bourvil. Parmi ses autres succès chantés, il y a aussi « Et v’lan passe moi l’éponge », « Les gens riaient » (aussi interprétée par Fernandel), la reprise de « Avec l’ami bidasse », initialement interprété par Bach au début du 20e siècle, ou celle de la chanson de Nino Ferrer « Oh hé hein bon » qui devient « Oh e hein quoi » en 1966. En pleine gloire, alors qu’il se rend dans sa ville natale de Clermont-Ferrand pour un gala le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud rate un virage au volant de sa Rolls-Royce et va s’écraser contre le mur du cimetière de Cheix-sur-Morge. Il est tué sur le coup. Il est enterré au cimetière de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier, dans cette localité où, enfant, il aimait passer ses vacances.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006. La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane. Après 200 représentations de « L’Aspiratrice » en 2017, elle conçoit et prépare avec Jean-Luc Fafchamps un nouveau spectacle qu’elle propose à Paris en 2018 : « Bémol ».
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600.000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La légende de Michauo » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ». A la fin de l’année 2018, le disque suivant permet à Nolwenn Leroy de se faire plaisir et d’interpréter à sa façon treize titres francophones des années 1970-1980. Toutes ces chansons ont connu un certain succès. Et si certaines d’entre elles sont toujours présentes sur les ondes, fussent-elles nostalgiques, (« So far away from LA » de Peyrac ou « Je t’aimais je t’aime je t’aimerai » de Cabrel), d’autres ont franchement le mérite d’avoir été revisitées par la chanteuse (« On est comme on est » de Renaud Detressan, « Jolie Louise » de Daniel Lanois, « La Rue Madureira » de Nino Ferrer ou « Sacré Géranium » que l’artiste interprète en duo avec son créateur Dick Annegarn).
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27 SEPTEMBRE

Pochette du 45 tours de Jean Gabin en 1974

27 septembre 1938 : Naissance, à Paris, du journaliste, romancier, académicien, scénariste, dialoguiste, metteur en scène, auteur de pièces de théâtre, de sketches et de chansons Jean-Loup DABADIE. Ses différentes activités littéraires ont fini par amener Jean-Loup Dabadie sur le chemin de la chanson. Et c’est ainsi qu’en 1967 il écrit un premier texte sur une musique de Jacques Datin pour Serge Reggiani: « Le petit garçon ».

Cette première expérience est concluante et il écrit ensuite bien d’autres textes pour cet interprète de grand talent. La seconde artiste à enregistrer du Dabadie est Régine à la fin des années 1960. Puis, il y a Michel Polnareff pour qui il signe quelques « monuments » de la chanson française: « Tous les bateaux tous les oiseaux », « Dans la maison vide », « On ira tous au paradis » ou encore « Lettre à France ». Par la suite, la plume de Jean-Loup Dabadie va servir les répertoires de Mireille Mathieu, Claude François, Marcel Amont, Michèle Arnaud, Barbara, Dalida, Juliette Gréco, Marie Laforêt, Jacques Dutronc, Dominique Walter, Petula Clark et Nicole Croisille. En 1974, il écrit le fameux texte de « Maintenant je sais » pour Jean Gabin. A partir de 1976, il signe pour Julien Clerc quelques-unes de ses plus belles chansons: « J’ai le coeur trop grand pour moi » (1976), « L’assassin assassiné » (1980), « Femmes je vous aime » (1982) et, surtout, « Ma préférence » (1978). Dans les années 1980, le panel de ses interprètes va encore s’élargir avec les noms de Robert Charlebois, Yves Montand, Johnny Hallyday, Alice Dona, Sacha Distel, Patrick Juvet, Nicoletta et Michel Sardou entre autres. Pour les textes de ses chansons, Jean-Loup Dabadie reçoit le grand prix Vincent Scotto en 1972, le grand prix de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux) en 1984 et le Grand prix de la chanson française en 2000. En mars 2015, un coffret de trois CD permet de retrouver les grandes chansons et sketches écrits par Jean-Loup Dabadie et interprétés par les artistes originaux. Il en parle à l’époque en étant l’invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde à voir ci-dessous.

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Gilles Olivier en 1979

27 septembre 1944 : Naissance du chanteur français Gilles OLIVIER. Particulièrement discret sur sa biographie, on sait peu de choses sur Gilles Olivier dont le vrai nom est Oliviers. Après avoir fréquenté quelques internats, il effectue son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il s’intéresse surtout à la musique et apprend la guitare avec le réputé Olivier Despax. Il se met alors à composer des chansons et se retrouve en finale du concours des « Relais de la Chanson Française » en 1963 avec le titre « Te réjouis pas tant ». La même année, il participe aussi au crochet radiophonique « Tour de Chance » organisé par Radio Luxembourg. Lauréat, il décroche l’occasion d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1964: « On est bien », « Avec tes faux sourires », « Sur la place au soleil » et « Sois pas grand chose ». Il rencontre, en 1965, la Belge Dominique Ney avec qui il écrit des chansons et forme un duo: Gilles et Dominique. En 1966, le couple d’artistes remporte le prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Ils enregistrent ensemble quelques 45 tours puis, en 1969, Gilles Olivier reprend sa carrière en solo avec « La complainte du satyre » et « Rien qu’un peu de pluie ». Ce dernier disque n’obtient pas le succès escompté mais l’artiste persévère et commence réellement à se faire connaître en 1971 avec « Il faut prendre son parti » puis surtout, en 1972, « Pourvu que ça dure ».

Le succès va croissant pour Gilles Olivier qui sort un premier album, « Naissance », en 1973. Ses chansons profitent alors de nombreux passages en radio: « On ne peut pas vivre sans amour » (1973), « La faute aux photographies » (1974), « Des hauts et des bas » (1974) et « Sur le pont de Simon & Garfunkel » en 1976. Un des derniers 45 tours à connaître les faveurs des programmateurs est « Vivre en harmonie » en 1979. Puis, l’artiste semble se retirer de la vie publique sans donner de ses nouvelles. Il réapparaît toutefois en 1996 avec la sortie d’un disque compact de reprises: « Chantons autour du feu ». On y trouve « Prendre un enfant par la main », « L’eau vive », « Le métèque », « Stewball », etc. En 2003, Gilles Olivier enregistre un album pour jeune public: « Les zèbres en pyjama, un après-midi sans histoire ». Enfin, en 2011 sort un CD chez Reader’s Digest avec douze chansons françaises éternelles interprétées par Gilles Olivier dont la voix n’a pas changé depuis les années 1970. Il y reprend « L’espérance folle » de Béart, à nouveau « Prendre un enfant par la main » de Duteil, « La Fanette » de Brel, « Passer ma route » de Le Forestier, « La maladie d’amour » de Sardou ou encore « L’important c’est la rose » de Bécaud.
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IAM album 200327 septembre 2003 : Le nouvel album du groupe de rap marseillais IAM, « Revoir un temps » se classe, dès sa sortie en Belgique francophone, comme le numéro 1 des ventes de disques compact. L’artiste belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA (vainqueur de la première édition du télé-crochet français « A la recherche de la nouvelle star » sur M6) se classe, lui, d’emblée 8e des meilleures ventes avec l’album « Siempre 23 ».
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27 septembre 2010 : Sortie d’un nouvel album de Guy BEART après bien des années de silence. Son titre : « Le meilleur des choses ».
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20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

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Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Frank Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour ») et un autre en 1970 (« Mélancolie »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »).
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Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Il passe son enfance en Bretagne et va au lycée à Brest avant de poursuivre ses études à Paris. Il fréquente ensuite les cours du conservatoire de Brest où il décroche un premier prix. Passionné de musique et de chanson, il compose très vite des mélodies sur lesquelles il écrit des textes intéressants qui séduisent un directeur artistique qui lui fait signer un contrat chez Polydor en 1969. Il enregistre quelques 45 tours puis un premier album en 1972 mais le succès n’est pas au rendez-vous. Jean-Michel Caradec persévère et rencontre le goût du grand public en 1974 avec un « tube » qui a pour titre « Ma petite fille de rêve ». Les nombreux passages radiophoniques de ses chansons, comme « Ile », permettent alors à Caradec de passer à l’Olympia de Paris en 1976.

Un an plus tard, il reçoit le Prix de la SACEM, la Société française des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux. En 1978, il participe à l’enregistrement sur disque de la comédie musicale « Le rêve de mai ». Composée et écrite par Didier Marouani et Simon Monceau, elle évoque les événements de mai 1968 et Jean-Michel Caradec y figure aux côtés de Nicolas Peyrac et Nicole Rieu entre autres. En 1979, il écrit, compose et interprète « Ma Bretagne quand elle pleut », un superbe hymne à sa région natale qui sera reprise en 2010 par Nolwenn Leroy sur son album « Bretonne ». Au milieu des années 1970, Caradec encourage un jeune auteur compositeur talentueux à se lancer comme interprète: Didier Barbelivien. Alors que sa carrière se développe de plus en plus et qu’il assure les spectacles estivaux de la tournée de France Inter, Jean-Michel est victime d’un accident sur l’autoroute A10 à Rambouillet lorsque son véhicule emboutit l’arrière d’un poids lourd. Le 29 juillet 1981, il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Rambouillet où il décède dans la soirée. Il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest. Quelques mois après son décès, Didier Barbelivien lui rend hommage en créant la chanson « Caradec » et en reprenant « Au château des alouettes » sur le même album paru en 1982. En 2018, grâce à sa fille, Madeline Caradec, et à l’Association des Amis de Jean-Michel Caradec, il est désormais possible de trouver, réunie sur cinq disques compacts, l’intégrale des chansons et des inédits de l’artiste. Il s’agit là d’un travail extraordinaire publié chez EPM : un véritable bijou pour tous ceux qui apprécieront toujours les talents de Jean-Michel Caradec.
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MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

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Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
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23 AOUT

Giani Esposito en 1961

23 août 1930 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles) de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français Giani ESPOSITO. Son père est italien. Sa mère est française et accouche en Belgique pour pouvoir choisir une nationalité autre que française pour son enfant, ce qui n’est alors pas possible en France. A l’approche de la seconde guerre mondiale, le petit Giani quitte la France pour l’Italie. C’est en Italie qu’il commence à écrire des poèmes d’adolescent. Il poursuit des études traditionnelles mais s’intéresse beaucoup à la sculpture dont il voudrait faire son métier. A son retour à Paris en 1949, il pense toujours à la sculpture mais il est contraint d’effectuer des petits boulots pour vivre. Dès qu’il reçoit un peu d’argent, il suit des cours de comédie avant de s’orienter vers le cinéma au début des années 1950. En 1953, Giani Esposito commence à apprendre la musique par le solfège et le piano. Emballé, il compose quelques chansons et est engagé pour quatre mois au cabaret parisien de « La rose rouge » avant de se produire à « l’Ecluse ». Alors qu’il se produit de plus en plus sur scène, Giani Esposito n’enregistre ses chansons qu’à partir de 1958. Et son premier 45 tours est commercialisé pour fêter le centenaire des apparitions de Lourdes. Un an plus tard, il sort un super 45 tours de quatre titres où se trouve la fameuse chanson « Le clown » qui reste l’oeuvre la plus connue de l’artiste. A titre personnel, Giani Esposito se tourne alors de plus en plus vers l’ésotérisme et la spiritualité. En 1963, il épouse la comédienne Pascale Petit qui accouche d’une petite Bougidarka le 26 juin de la même année. Plus tard, à l’adolescence, Bougidarka (ce qui veut dire « don de dieu ») change son prénom et devient Douckha pour interpréter les versions françaises des chansons des films de Walt Disney. Jusqu’en 1967, Giani Esposito tourne presque exclusivement pour le cinéma et la télévision. Puis, en 1967, il signe un contrat discographique avec Pathé Marconi qui concerne trois albums et des 45 tours. Ces albums-là sortent en 1967 (« Jardiniers qui doutez ») et 1968 (« Les clowns » et le double « Un noble rossignol et autres nouvelles chansons »). En 1969, il se sépare de Pascale Petit et chante « Timidité » grimé en clown à la télévision française.

Il prépare aussi l’opus qui sortira un an plus tard: « Les ombres sont chinoises ». En 1970 également, il participe avec Anne Vanderlove à l’enregistrement de l’opéra de Gérard Manset: « La mort d’Orion ». Giani se met alors à apprendre la guitare. Deux ans plus tard, il sort un nouvel album personnel: « Paris le désert ». Et, en 1973, il se consacre à divers projets cinématographiques, théâtraux et musicaux. Il donne ainsi un concert aux Baux de Provence dans une formule piano-voix et une tournée est en préparation. Mais, le 26 décembre 1973, il est hospitalisé d’urgence à Neuilly pour une hépatite virale et une tumeur cérébrale. Il meurt le 1er janvier 1974 à l’hôpital américain.
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Paul Louka en 2010

23 août 1936 : Naissance, à Marcinelle, de l’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA, de son vrai patronyme Vital-Paul Delporte. Outre ses qualités d’auteur, de compositeur et d’interprète qui le font connaître du grand public, l’artiste se révèle aussi comédien, écrivain et peintre avant de devenir administrateur-délégué de la société des auteurs et compositeurs belges, la SABAM, de 1996 à 2009. A ce titre, il est aussi le fondateur des « Octaves de la Musique » qui sont, en Belgique francophone, l’équivalent des « Victoires de la Musique » françaises. Paul Louka est le frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil qui doit son pseudonyme au nom du village où il réside. Il est aussi le cousin germain d’Yvan Delporte, personnalité importante de la bande dessinée belge. Après des débuts assez difficiles dans son pays d’origine, c’est une rencontre avec Jacques Brel en 1959 qui le décide à s’installer à Paris. Il va y rester trois ans et se produire dans de nombreux cabarets. Il fait ainsi la connaissance de beaucoup d’artistes comme Raymond Devos ou les Frères Jacques par exemple. Mais, dès 1962, une grande amitié le lie à Georges Brassens dont il effectue de nombreux levers de rideau à Bobino. Le grand regret du saltimbanque reste cependant l’échec du « Centre de la Chanson de Charleroi », projet qu’il a pourtant tenu à bout de bras de 1991 à 1997. Quelques jours avant sa mort survenue à son domicile de Montignies-sur-Sambre le 23 juillet 2011, Paul Louka révèle au chanteur Johan Verminnen qu’il a le projet d’enregistrer à nouveau un album. Ce dernier aurait dû être commercialisé quelques semaines plus tard, soit quelque 15 ans après la sortie de son deuxième disque compact qui était une compilation de chansons réenregistrées sous le titre « Temps forts, de Marcinelle à Vas-y-Paulo ». Parmi les chansons qui ont marqué la carrière de Paul Louka, on peut citer, entre autres, « Les Mirlitons » (1963), « Marcinelle » (1964), « Le bidule » (1965), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah » (1972), « Je suis un enfant » (1974), « Ma guitare n’est plus espagnole » (1977), « Je ne suis personne » (1981), « Quelqu’un d’important » (1981), « Vas-y-Paulo » (1984), « Libre sur Sambre » (1990), ou encore « T’en fais pas Néné » (1990).

Il est regrettable que, en raison des différentes firmes qui ont gravé les chansons de l’artiste sur disques, on ne retrouve pas une bonne compilation de versions originales sur un ou plusieurs compacts. Paul Louka a été incinéré le 28 juillet 2011 au crématorium de Gilly près de Charleroi après une cérémonie maçonnique que le chanteur a voulue publique. Ironie du sort: la salle où ont eu lieu les hommages est ornée, depuis sa construction, de vitraux réalisés par Paul Louka lui-même.
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Patrick DUHAMEL en 1980 - Photo (c) Eliane-eternellement33.skyrock.com

Patrick DUHAMEL en 1980 – Photo (c) Eliane Legrand

23 août 1945 : Naissance, en Lozère, de l’animateur radio et télé français Patrick DUHAMEL. C’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présenteur de l’émission de radio «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, etc. Il est aussi le présentateur du jeu télévisé «A qui le gant?» de 1981 à 1985. En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège. Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, Patrick Duhamel retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991 où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Fin 1998, il collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Le 4 octobre 1999, il décède à l’âge de 54 ans des suites d’un malaise cardiaque. Il est inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
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Vicky Leandros en 1975

23 août 1949 : Naissance, à Corfou, de l’interprète grecque Vassiliki Papathanassiou internationalement connue sous le pseudonyme de Vicky LEANDROS. Vicky est la fille de l’artiste peintre Kyriaka Protapapa et du chanteur, auteur, compositeur et producteur grec Leandros Papathanassiou plus connu sous le nom de Leo Leandros. A l’âge de neuf ans, elle rejoint ses parents à Hambourg où son père est une vedette de la chanson. Très intéressée par le travail de son père, Vicky tente sa chance dans la chanson en 1965 en sortant un 45 tours en allemand qui marche bien outre-Rhin. Un an plus tard, l’idée pour Vicky de se lancer dans une carrière internationale se concrétise en partie par l’enregistrement d’une chanson en français: « N’y pense plus tout est bien », adaptation par Hugues Aufray du titre « Don’t think twice » de Bob Dylan. En 1967, elle transforme un peu plus cet essai en se présentant au Concours Eurovision de la Chanson pour le Luxembourg avec « L’amour est bleu » qui se classe quatrième.

Cette notoriété d’un soir va lui permettre de vendre des disques dans un grand nombre de pays dont le Canada et le Japon. Elle se met alors à chanter dans la langue des pays où ses disques sont commercialisés: Allemagne, France, Royaume-Uni et Japon. En français, elle enregistre beaucoup de reprises: « Non c’est rien », « Les Moulins de mon cœur », « Ne me quitte pas », etc. Le 25 mars 1972, Vicky Leandros est à nouveau désignée pour défendre les couleurs du Grand-Duché de Luxembourg au Grand-Prix Eurovision de la chanson. A Édimbourg, elle remporte cette fois la victoire avec « Après Toi » qui connaît alors un succès dans le monde entier en sept langues. Suite à cette nouvelle popularité, la carrière de la chanteuse s’oriente vers les pays germaniques, la Grèce et l’Afrique du Sud. En 1973, elle enregistre « Lago Maggiore im Schnee », version allemande du « Lac Majeur » de Mort Shuman. Cette chanson figure la même année en français sur son album destiné aux pays francophones. En 1975, alors qu’elle a emménagé à Paris, Vicky renoue avec le succès en France grâce à la chanson « J’aime la vie ». Ses enregistrements francophones se raréfient toutefois et il faut attendre 1984 pour entendre un nouveau hit en français: « A l’est d’Eden ». Au Québec cependant, sous le simple prénom de Vicky, la chanteuse connaît un succès phénoménal pendant près de 20 ans avec les « tubes » « L’amour est bleu » (1967), « Le temps des fleurs » (1968), « Les moulins de mon cœur » (1969), « Triste monde » (1970), « Ne me quitte pas » (1971), « Après toi » (1972), « Chante Bouzouki » (1973), « L’amour brillait dans tes yeux » (1973), « Théo, on va au bal » (1974), « C’est la vie papa » (1975), « Notre Tango d’Amour » (1976), « Et je l’aime encore » (1977), « Je t’aime mon amour » en duo avec Demis Roussos (1981), « À l’est d’Éden » (1984) et « Tu as sept ponts à traverser » (1985). En 2000, Vicky Leandros compose la plupart des titres d’un nouvel album dont certains sont en français comme « Tout me parle de toi ». Mais le succès n’est plus au rendez-vous du public francophone et la chanteuse poursuit sa carrière en Grèce et en Allemagne, les deux pays significatifs de la vie de l’artiste. Pour ses 70 ans, la chanteuse entame une grande tournée internationale avec George Dalaras. Un concert est ainsi notamment prévu à Bruxelles le 2 octobre 2019.
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Philippe Gauthier dans les années 1980

23 août 2018 : Décès, à Yvoir, de l’animateur et journaliste de télévision et de radio belge Philippe GAUTHIER à l’âge de 70 ans. Né à Charleroi le 15 janvier 1948. Journaliste de formation, Philippe est engagé à la RTBF, la radio publique francophone de Belgique, dans les années 1970. Amoureux de la langue française, il s’oriente tout naturellement vers la culture et finit par devenir animateur de radio sur la chaîne Radio 2 à Namur. C’est au milieu des années 1980 qu’il devient le spécialiste de la « nouvelle vague » de la chanson francophone de ces années-là. C’est au cours, notamment, de son émission intitulée « Zone verte » (l’après-midi en semaine) qu’il fait connaître au grand public des artistes comme Niagara, Luna Parker, les Révérends du Prince Albert ou Etienne Daho. En mars 1989, il lance le programme intitulé « Perfecto » au cours duquel, en compagnie de Dany Martin, il propose un magazine de la culture vivante, un espace de liberté pour l’auditeur avec un répondeur téléphonique et une programmation musicale faite de découvertes. L’émission, réalisée du lundi au vendredi de 15h00 à 17h00 puis du lundi au jeudi de 19h00 à 21h00, s’arrête avec la mutation de Radio 2 en Fréquence Wallonie en octobre 1994. Il n’est alors plus question de radio pour Philippe Gauthier qui se tourne vers la télévision en reprenant ses activités de journaliste pour des émissions comme « Autant savoir », « C’est la vie » ou « Télétourisme ».
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1er AVRIL

 

Marcel Amont en 2010

1er avril 1929 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur et fantaisiste français Marcel AMONT, de son vrai nom Marcel Miramon. Alors qu’il se prépare pour des études de professeur d’éducation physique, il chante dans les bals de la région et il apprend aussi le saxophone. A 22 ans, il « monte » à Paris, décidé à se tourner vers l’artistique plutôt que vers la gymnastique. De passage dans les cabarets de la « ville lumière », il est d’abord boudé par le public mais il se fait remarquer par les professionnels. Et, en 1956, il est engagé pour chanter en première partie de la grande Edith Piaf. Le succès public est cette fois au rendez-vous et il se voit obligé de sortir un premier disque. Celui-ci est enregistré en public et il est d’emblée récompensé par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1962, tout auréolé de la popularité de son disque le plus récent où il interprète, notamment, des chansons de Claude Nougaro, Marcel Amont se retrouve sur la scène de Bobino à Paris en vedette. Désormais, le répertoire du chanteur va régulièrement osciller entre chansons drôles et mélodies douces: « Le Mexicain » et « Bleu blanc blond » par exemple.

Après avoir laissé passer la vague des « yé-yés », Amont revient au premier plan du show business français au début des années 1970 en s’entourant des auteurs et compositeurs qui font alors les succès de Michel Delpech: Roland Vincent, Jean-Michel Rivat et Frank Thomas. Et il connaît ainsi un nouveau « tube »: « L’amour ça fait passer le temps » en 1971. Ce retour gagnant lui vaut de nouveaux spectacles à l’Olympia de Paris et, aussi, d’enregistrer quelques autres grands succès comme « C’est aujourd’hui dimanche » (1971), « Y’a toujours un peintre » (1973), « Le chapeau de Mireille » (de Brassens en 1975), « La musique est de retour » (1976) ou « Les chansons d’Italie » (1977). En 1974, une émission de la télé française lui est consacrée: « ToutankhAmont ». Et il participe à de nombreux shows télévisés de Guy Lux et des Carpentier. Dans les années 1980 et 1990, même s’il continue à enregistrer des 45 tours, il écrit aussi des livres sur la chanson. Au début des années 2000, un double CD de compilation publié par Universal permet de retrouver les succès de sa carrière dans leur version originale. Fièrement, Marcel Amont sort enfin un nouvel album en 2006: « Décalage horaire ». Peu après, il participe à de nombreuses tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois ». En 2010, il figure sur « Les larmes de crocodile », l’album pour enfants d’Emma Daumas. Il lui écrit plusieurs textes et interprète un duo avec la chanteuse. Quelques musiques sont signées par son fils Mathias Miramon. Deux ans plus tard, il publie un livre de souvenirs: « Il a neigé ». Et il effectue un nouveau retour sur scène à l’Alhambra de Paris le 25 novembre 2012 pour fêter ses 60 ans de carrière. En 2014, Marcel Amont fait une apparition courte mais très remarquée dans la série télévisée française « Le sang de la vigne » aux côtés de Pierre Arditi au cours de l’épisode « Chaos dans le vin noir ». En novembre 2016, l’infatigable artiste repart sur les scènes de France avec la tournée « Age tendre ». En octobre 2018, l’actualité de Marcel Amont est dense : il propose un nouveau spectacle chaque dimanche à l’Alhambra de Paris et il commercialise un nouvel album. Le spectacle a pour titre « Marcel raconte et chante Amont » et mêle chansons et anecdotes de sa vie artistique. L’opus a pour titre « Par dessus l’épaule » et contient des nouvelles chansons signées par des auteurs célèbres comme Charles Aznavour, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier ou Alain Souchon notamment.
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Fred Hidalgo

1er avril 1949 : Naissance, à Dreux, du journaliste et éditeur français passionné de chanson francophone Fred HIDALGO. En 1980, il crée le magazine mensuel « Paroles et Musique » qui, très vite, trouve sa place auprès des amateurs de chanson. Douze ans plus tard, cette première grande aventure dans la presse musicale se poursuit avec le magazine « Chorus » sous-titré « Les cahiers de la chanson ». Mais la carrière journalistique de Fred a commencé beaucoup plus tôt et dans d’autres secteurs. On peut même dire que le premier fait marquant pour lui fut sa rencontre avec Frédéric Dard après qu’il lui ait écrit à l’âge de seize ans. En effet, cette rencontre débouche alors sur la création d’un bulletin d’information intitulé « Le Petit San-Antonien ». En toute logique, Fred Hidalgo est diplômé en journalisme en 1971 et entame très vite sa carrière professionnelle à « L’Action Républicaine » de Dreux. Effectuant ensuite son service national à l’Agence Gabonaise de Presse pendant deux ans, il reste dans ce pays où il crée avec son épouse Mauricette le premier journal – d’abord hebdomadaire puis quotidien – du pays: « L’Union » en 1974. Cette expérience africaine va se poursuivre à Djibouti avec la refonte de l’hebdomadaire « Le Réveil de Djibouti » à la fin des années 1970. En 1980, il rentre en France et lance, toujours avec son épouse, un magazine consacré à la chanson francophone: « Paroles et Musique ». En 1982, Fred Hidalgo se voit nommé directeur de la Musique et de la Danse au ministère de la Culture français. Il est aussi membre de la Commission consultative nationale pour la chanson et les variétés présidée par Charles Trenet. Cette commission a pour but d’émettre des propositions visant à mieux rendre compte de la réalité de la chanson française dans l’audiovisuel. Elle doit aussi contribuer à la définition d’une politique nationale pour la chanson et les variétés. Fred reste le directeur-rédacteur en chef de « Paroles et Musique » jusqu’en avril 1990. Le magazine disparaît alors après un rapprochement avec « L’Événement du Jeudi ». Parallèlement à ces occupations, Fred Hidalgo publie des biographies et des livres sur la chanson française. Il dirige aussi la série « Poésie et chansons » chez Seghers. Fin septembre 1992, Mauricette et Fred donnent naissance à la revue trimestrielle « Chorus » sous-titrée « les cahiers de la chanson ». Ce magazine ne ressemble à aucun autre. Il est luxueux et coûteux certes mais il ne sort que tous les trois mois et peut se ranger dans une bibliothèque: c’est un véritable livre à part entière, la « bible » que tout passionné de chanson française se doit de posséder. Pendant près de 20 ans, « Chorus » va prendre une place qu’aucun autre magazine n’occupera jamais: celle d’un découvreur de talents et d’un supporter des valeurs les plus sûres de la vraie chanson française. Malheureusement, avec l’air du temps, internet, un certain désintérêt du public pour la chanson et l’avènement d’une certaine presse gratuite, les difficultés vont s’accroître au point d’avoir raison de « Chorus » durant l’été 2009. Tout le milieu de la chanson se mobilise alors pour essayer de sauver la cause mais rien n’y fait. Depuis, Fred Hidalgo a rebondi en exploitant la technologie nouvelle du blog sur le net. Son site [http://sicavouschante.over-blog.com] est une véritable mine de renseignements sur tout ce qui a touché et touche à la chanson francophone. Pour « honorer leur parcours, action et engagement au service de la Culture française », Fred et Mauricette Hidalgo ont été faits chevaliers dans l’Ordre National du Mérite et dans l’Ordre des Arts et des Lettres le 29 septembre 2010. C’est Jean-Michel Boris, directeur artistique de l’Olympia pendant plus de 40 ans, qui leur a remis leurs insignes de chevaliers au théâtre parisien des Trois Baudets: tout un symbole.
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Bruno Coquatrix

1er avril 1979 : Décès, à Paris, de Bruno COQUATRIX, auteur, compositeur, directeur de l’Olympia de Paris et maire de Cabourg (F) de 1971 à 1979. Né à Ronchin, dans le Nord de la France, le 5 août 1910, Bruno Coquatrix a d’abord écrit plus de 300 chansons pour Armand Mestral, les Frères Jacques, Henri Salvador, Sacha Distel, Cora Vaucaire, Danielle Darrieux, Léo Marjane, Tohama, Lucienne Boyer, Jean Sablon et Pierre Dudan qui fit un succès de « Clopin-clopant » en 1947. Il compose aussi quelques opérettes entre 1946 et 1950 dont « Le Maharadjah » avec Bourvil.

Et il devient l’imprésario de Jacques Pills et Lucienne Boyer. Après avoir dirigé le music-hall Bobino à Paris, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia située sur le boulevard parisien des Capucines. Tous les grands noms de la chanson vont y être engagés: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy ou Yves Montand entre autres. Décédé le 1er avril 1979, Bruno Coquatrix a été inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. Le 30 novembre 2010, une rue de Paris lui a été dédiée à proximité de l’Olympia.
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1er avril 2009 : Le chanteur belge Philippe VANCLES sort un nouvel album intitulé « Kamikaze ». Il contient douze titres que l’on peut qualifier d’électro-pop en français dans la lignée, par exemple, du répertoire de Calogero.

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7 MARS

 

7 mars 1927 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Après avoir vécu dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet, il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle. Il est décédé à Issy-Les-Moulineaux le 13 décembre 2007 d’une crise cardiaque. Ci-dessous, Philippe Clay interprète son célèbre succès « La quarantaine ». Dans cette vidéo, le chanteur explique l’origine de la chanson et pourquoi cette chanson a été écrite en 1971 avant de l’interpréter. Il s’agit d’un extrait de l’émission « Médiation » de François de Closets diffusée sur la chaîne privée française TF1 et dont le sujet est : « Bien vieillir, Vivre vieux, Vivre longtemps, La discrimination des seniors ».

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7 mars 1939 : Naissance, à Paris, du chanteur français d’origine arménienne Danyel GERARD, de son vrai nom Gérard Daniel Kherlakian. Si l’on excepte Henri Salvador qui pratique la parodie du rock’n’roll américain au milieu des années 1950 sous le pseudo d’Henri Cording, Danyel Gérard est véritablement l’un des premiers chanteurs de rock français. Son premier disque est « D’où reviens-tu Billie Boy » en 1958.

Il s’agit alors de l’adaptation d’un titre américain écrite par Boris Vian. Mais les jeunes Français ne sont pas encore prêts pour ce genre musical nouveau qu’ils découvriront vraiment grâce à Johnny Hallyday en 1960. A ce moment, Danyel effectue son service militaire en Algérie et il rate la vogue française du rock. Qu’à cela ne tienne, il prend sa revanche en 1962 quand il est consacré roi du twist avec des chansons comme « Petit Gonzales », « La leçon de twist » ou « Le Marsupilami ». En 1963, l’artiste s’entoure de l’orchestre « les Champions » pour enregistrer un 45 tours qui va connaître un grand succès: « Je ». Les « tubes » s’enchaînent alors: « Memphis Tennessee », « D’accord d’accord » ou « Il pleut dans ma maison ». En 1964, Danyel Gérard écrit « Les vendanges de l’amour », un succès pour Marie Laforêt. Après un autre « tube » écrit pour Hervé Vilard en 1966 (« Fais-la rire »), il se consacre à l’édition de chansons et quitte un peu le devant de la scène. Il y revient en 1970, barbu et arborant un chapeau qui ne le quittera plus. Il devient un des premiers chanteurs français à travailler son look et il interprète alors « Butterfly » qui reste son plus grand tube à ce jour. En France comme à l’étranger puisque plusieurs versions sont enregistrées dans différentes langues. Près de quinze millions de 45 tours sont vendus de ce titre. Avec « Butterfly », la carrière de Danyel Gérard reprend vigueur et il vogue de succès en succès dans la décennie 1970: « L’Arménien », « Un grand amour », « Passionnément », « Les temps changent », « Mélodie Mélodie » ou « Marylou ». Passionné de musique country, Danyel Gérard profite de la mode des radios privées pour créer sa propre station, « Music Box », en 1981. Il délaisse un peu la chanson malgré l’enregistrement de deux albums qui connaissent un succès mitigé. En 2007, Danyel Gérard rejoint l’équipe de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » au cours de laquelle il balance un condensé de ses 40 ans de chanson. Il y participe à nouveau de nombreuses fois par la suite jusqu’en 2015.
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7 mars 1942 : Naissance, à Mannheim en Allemagne, de la chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO. De son vrai nom Adrienna Médini, elle est une véritable enfant de la balle née au cirque Médini où sa mère est écuyère et son père clown. Son premier passage à la télévision date de 1961 et elle y est présentée comme une chanteuse acrobate. En février, suite à ce passage télévisé, elle est sur scène à « la tête de l’Art » après la sortie d’un premier 45 tours. Un an plus tard, elle obtient un rôle dans le film de Michel Boisrond « Comment réussir en amour » où elle tourne aux côtés d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Ce n’est toutefois qu’après la commercialisation de plusieurs disques chez Polydor qu’elle se fait remarquer par Henri Salvador qui lui propose d’enregistrer des chansons pour sa maison de production « Rigolo ». Elle connaît alors un vrai succès discographique avec des chansons comme « Les amours d’artiste », « Des roses rouges pour un ange blond » (également interprétée par Lucky Blondo) ou « Tu m’as manqué Chéri ». En France, ses principaux disques ont été enregistrés entre 1960 et 1969. A la fin des années 1970, Audrey devient meneuse de revue aux Etats-Unis. Elle restera aux USA jusqu’à son décès qui survient, après une longue période de maladie d’Alzheimer, le 9 juin 2012.

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Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

7 mars 1946 : Naissance, à Frameries, du chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ. Après avoir suivi des cours de musique et de chant au Conservatoire Royal de Mons, il est, notamment, ténor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Dès les années 1970, il s’éloigne quelque peu du répertoire classique et enregistre de nombreux disques où il interprète des airs d’opérette et des chansons originales: « Ma maison dans la montagne » ou « J’ai toujours cru qu’un baiser » par exemple. Il excelle aussi dans la reprise d’airs traditionnels populaires de sa province du Hainaut comme le célèbre « Doudou » de Mons (1975), « La bière » d’Antoine Clesse (1983) ou « Temps d’inraller » (1983). Parmi ses titres les plus marquants, il y a celui directement issu du folklore local de sa commune natale : « Enn’c’est nie co Fram’ri’s » (1975). A la fin des années 1980, il commercialise un album d’airs d’opérettes et de chanson et, en 1989, il sacrifie à la mode de la lambada avec le 45 tours « Lambada del sol ». Il n’enregistre plus de disques en tant qu’interprète soliste par la suite. En 2000, il participe à l’album « Balkans » de « Khéops » écrit, composé, conçu et réalisé par le musicien et ingénieur du son Aril Laury qui a réalisé quelques disques de Freddy dans les années 1980. En mai 2015, sous la direction artistique de sa fille, Daphné Cornez qui parcourt le monde en mettant en scène de gros événements culturels, Freddy Cornez se produit encore dans son village natal de Frameries à l’occasion d’un grand spectacle citoyen intitulé « Sorcières, Bobottes et compagnies »
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La couverture du livre référence d’Angèle Guller en 1979

7 mars 2000 : Décès de la chroniqueuse, femme de radio, journaliste et écrivaine belge Angèle GULLER à l’âge de 80 ans. Née à Bruxelles en 1920 où elle effectue ses études primaires avant des humanités gréco-latines, Angèle Guller passe deux ans au conservatoire où elle suit des cours de piano et de harpe. Elle épouse ensuite Clémént Dailly qui crée la « Revue des disques » et Angèle y consacre une rubrique à la chanson française qui est en plein développement avec des artistes comme Brassens, Brel, Bécaud et Béart. En 1953, elle réussit à se faire engager à la radio belge où elle produit l’émission « La Vitrine aux chansons » où elle accueille et parle des artistes francophones qui ont « quelque chose à dire »: Ferré, Gainsbourg, etc. A cette époque, son mari travaille pour les disques Philips et donne un coup de pouce à Jacques Brel qui enregistre ses deux premières chansons sur un 78 tours qui n’obtient aucun succès. D’autres émissions vont ensuite jalonner le parcours médiatique d’Angèle Guller: « Jour de chance », « Pleins feux sur la chanson belge », « Chansons au long cours », etc. Elle signe aussi de nombreuses chroniques dans divers magazines et hebdomadaires de Belgique francophone comme « Pourquoi pas? », « Le Ligueur » ou « Femmes d’aujourd’hui ». Puis, dans les années 1960, elle commence à écrire des livres sur la chanson. Il y a ainsi « Vingt ans de chanson » (1963), « Dix siècles de chanson française » (1965) et surtout « la » référence : « Le neuvième art: la chanson française contemporaine » (1979). Durant toute sa vie, Angèle Guller n’a de cesse de promouvoir les jeunes artistes d’expression en leur permettant de se faire connaître dans des concours ou des émissions. Mais elle parcourt aussi toute l’Europe francophone et le Québec en participant à des jurys de concours et festivals, des colloques, des stages de formation, des conférences et des débats. En 1983, elle crée et dirige l’Ecole de la chanson française pendant quatre ans. Un prix Angèle Guller est alors décerné chaque année à un jeune artiste belge francophone et il est ainsi notamment remis à Pierre Rapsat, Albert Delchambre, Claude Semal et Maurane. Angèle Guller était la maman, depuis 1946, d’une chanteuse belge qui a connu le succès à la fin des années 1970 : Claudine Dailly.
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Jacqueline François en 1964

7 mars 2009 : Décès, à Courbevoie, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS. Née le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. Le climat de l’époque s’y prête car les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Mais, c’est finalement le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, qui applaudit Mademoiselle de Paris. Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’a enregistrée plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents. Ses autres grands succès sont « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle a repris à son répertoire comme « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ».
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Patrick Topaloff en 1971 – Photo (c) Gilbert Moreau

7 mars 2010 : Décès, à Paris, de Patrick TOPALOFF à l’âge de 65 ans. Animateur, acteur et chanteur français né le 30 décembre 1944, Patrick Topaloff décroche, à l’université, une licence d’histoire. En 1966, il se présente à Radio Monte Carlo qui recherche des animateurs. Et il est sélectionné avec un autre jeune passionné de radio: Jean-Pierre Foucault. En janvier 1967, Patrick est engagé à Europe 1 où ses émissions s’appellent « Service de nuit » ou « Topaloff en liberté ». En 1970, Claude François lui propose de produire un 45 tours avec une chanson intitulée « Qui m’énerv' ». Cette dernière obtient un bon succès. L’année suivante, Clo-Clo remet le couvert et lui propose cette fois une chanson qu’il a composée lui-même. Topaloff pense qu’il va lui permettre d’interpréter un titre du genre « Comme d’habitude » mais Claude François lui fait écouter « J’ai bien mangé j’ai bien bu »! Il enregistre le titre et c’est un énorme succès. A ce moment, il assure les premières parties des spectacles de Claude François et il chauffe très bien la salle. Après une parenthèse cinématographique plutôt alimentaire, il parodie un vieux tube de Chuck Berry et il en fait « Ali be good » en 1977. 800.000 45 tours en sont vendus. Un an plus tard, le sommet de la parodie est atteint lorsque il interprète, en duo avec Sim, une adaptation de la chanson du film « Grease », « You’re the one that I want », qui devient « Où est ma chemise grise ». Là aussi, c’est un énorme tube. Si le début des années 1980 est plutôt prolifique avec des galas et des émissions de télé, la fin de la décennie va être pénible pour l’artiste qui vit mal son divorce et les problèmes qui en découlent. Ruiné, il devient sans domicile fixe. En 1995, il écope même d’un an de prison pour non-paiement de pension alimentaire. Mais, après cette épreuve, il écrit une pièce, « Chérie noire », qui est un succès. En 2007 et en 2010, il participe à la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». C’est au cours de cette dernière tournée qu’il meurt, le 7 mars 2010 à Paris, des suites d’un arrêt cardiaque. Patrick Topaloff est inhumé au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
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7 mars 2011 : Sortie de l’album de Thomas FERSEN « Je suis au paradis ».
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6 MARS

6 mars 1930 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, dans une famille de musiciens américains juifs, du chef d’orchestre américain Lorin MAAZEL. Agé de quelques mois, il retourne très vite avec ses parents à Los Angeles. Le petit Lorin prend alors des cours de violon à cinq ans et, musicien prodige, il enseigne le violon deux ans plus tard. Il dirige ensuite les plus grands orchestres des Etats-Unis alors qu’il a entre neuf et quinze ans. Par la suite et durant sa carrière, Lorin Maazel prend la direction de plus de 150 orchestres dans quelque 5.000 opéras ou compositions différentes. Il participe aussi à plus de 300 enregistrements avec des orchestres différents. Parmi ces derniers, il y a l’Orchestre Philharmonque de Cleveland avec lequel il est l’invité de Jacques Chancel pour son émission télévisée française « Le grand échiquier » en 1979. Au cours de cette émission, le chef d’orchestre rencontre Serge Lama et il est plutôt séduit par ses chansons: il l’accompagne même au violon dans une version toute particulière de « Je suis malade ».

Découvrant alors une grande partie du répertoire du chanteur français, il désire enregistrer tout un album instrumental des titres de Lama auxquels il veut donner une dimension symphonique. En 1980, c’est chose faite et le 33 tours « Lama-Maazel le monde symphonique de Serge Lama » est disponible chez les disquaires. La même année, un nouveau « Grand Echiquier » est consacré entièrement à cette collaboration entre Maazel et Lama. Lorin Maazel décède le 13 juillet 2014 en Virginie (USA), à l’âge de 84 ans des suites d’une pneumonie.
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Francis CHENOT (c) Maison de la Poésie Amay

6 mars 1942 : Naissance, à Petitvoir dans l’entité de Neufchâteau, du journaliste et écrivain belge Francis CHENOT. Grand passionné de chanson française à texte, Francis est longtemps le responsable des pages culturelles du journal communiste belge « Le drapeau rouge » jusqu’à l’arrêt de celui-ci. Il écrit ensuite pour l’éphémère journal « Libertés ». Puis il crée le magazine « Une autre chanson » avec le syndicaliste de gauche Albert Faust sous le bienveillant parrainage de Jean Ferrat. Cette aventure médiatique s’achève au milieu des années 2000 après bien des essais de reprise. Francis est aussi l’un des principaux artisans de l’ouvrage « Brel ! et après ? », un livre dont il partage l’écriture avec Geneviève François, Ronald Theunen et Jean-Pierre Vander Straeten et qui est publié aux Editions Labor en 1984. Le bouquin est sous-titré « 33 détours et autres dans la chanson de la Communauté française de Belgique ». Pour Francis Chenot, c’est clair: la chanson est d’abord de la poésie « musiquée ». Cette opinion bien tranchée lui fait, petit à petit, prendre ses distances avec des festivals aux tendances commerciales qu’il juge trop marquées comme les « Francofolies de Spa ». Au début de ces Francofolies belges, Francis présente les soirées gratuites du « Salon Bleu » à une époque où « Une autre chanson » est partenaire de ces rendez-vous poétiques dont la philosophie change ensuite avant de disparaître. Entre 1965 et 2010, Francis Chenot publie 17 ouvrages de poésie et récolte deux prix : le Prix René Lyr pour « Mémoire de schiste » en 1982 et le Prix Arthur Praillet en 1997. Il a aussi fondé, avec Francis Tessa, la « Maison de la poésie d’Amay » (B) et est le directeur de la revue « L’arbre à paroles ».
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Pochette album 2012

6 mars 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur et comédien belge Claude SEMAL. Ami de Francis Chenot évoqué ci-dessus, ce dernier a écrit de lui en 1984 dans « Brel ! et après ? »: « Cela fait une douzaine d’années déjà qu’il hante les chemins de la chanson. Non pas les autoroutes du succès, mais plutôt les sentiers de traverse. Avec des éclipses. Et cela n’arrive-t-il pas au soleil lui-même ? Et Claude Semal, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a bien quelque chose de solaire. (…) En fait, il rayonne. Tout simplement. En un étrange mélange de douceur et de fièvre. (…) Il se définit comme un autodidacte de la chanson. (…) Entre 1971 et 1974, Claude Semal chante un peu partout en Belgique avec Alexandre Waijnberg. Il joue aussi pour les petits enfants, notamment au « Théâtre de la Vie ». En 1974, il est de l’équipe de l’hebdomadaire belge « Pour », puis dans la foulée, il participe à la création de l’organisation « Pour le socialisme ». De même, il sera aussi des « Ateliers du Zoning » en 1976. » Depuis ses débuts, Claude Semal a enregistré une dizaine de CD, un DVD live reprenant aussi un documentaire, et produit une vingtaine de spectacles. Il a fondé sa compagnie théâtrale, « le Théâtre du Chien Ecrasé » et il a tourné pour le cinéma dans des films comme « La Raison du plus faible » ou « Camping Cosmos ». En 2007, au Festival d’Avignon (F), il présente deux de ses spectacles: « Cabaretje » et « Œdipe à la Ferme ». Deux ans plus tard, toujours à Avignon, il propose « Ubu à l’Élysée ». A l’occasion des élections fédérales de 2010 en Belgique, il soutient l’alternative unitaire francophone du « Front des Gauches » qui est constitué du Parti Communiste, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, de Vélorution, du Comité pour une Autre Politique, du Parti Humaniste et du Parti Socialiste de Lutte. La liste de ses albums de chansons reprend « Les convoyeurs attendent » en 1982, « Claude Semal et Charles Loos en duo » en 1984, « Nu » en 1987, « Music-Hall » en 1989, « À nos amours » en 1993, « Semal en fanfare » en 1997, « Semal et Loos en public » en 2000, « Les chaussettes célibataires » en 2003, « L’été indien, l’autre Milou » en 2004 et « Belgik » en 2007.

Fin 2010 est sorti un DVD, « Band à 4 en public » reprenant, d’une part, son spectacle du « Bozar » de Bruxelles en 2009 et, d’autre part, l’excellent film portrait signé Tanguy Cortier: « Semal nécessaire ». Fin 2012, fidèle à sa tradition de chanteur humoriste belge militant, il sort un album dont le titre est « Les bals, les barbecues et les crématoriums ». En 2018, l’artiste commercialise un nouvel album de onze chansons intitulé « Les Marcheurs ». Cet opus se retrouve dans un coffret « Semal la totale » qui reprend 40 chansons significatives de son répertoire sur trois disques compacts ainsi qu’un lien de téléchargement numérique pour les douze albums de sa carrière et un livret de 28 pages avec textes et photos.
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Véronique Pestel

Véronique Pestel

6 mars 1960 : Naissance, à Fontenay-aux-Roses, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique PESTEL. Très jeune, Véronique apprend la musique et la danse. Adolescente, elle écrit des poèmes, compose des pièces musicales ainsi que des chansons. Elle suit des études de philosophie avant de donner des cours de piano et de se former au chant. C’est au début des années 1980 qu’elle commence à se produire sur scène. En 1987, Véronique Pestel sort un premier 45-tours avec la chanson « Mea Culpa ». Dans les années 1990, elle assure la première partie d’artistes francophones prestigieux comme Claude Nougaro, Juliette Gréco, Serge Reggiani, Maxime Le Forestier, Isabelle Aubret, Julos Beaucarne, etc. En 1992, elle enregistre son premier album qui a pour titre « La Parole de l’autre ». Sa notoriété naissante lui donne l’occasion d’être à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en 1994 et à l’Olympia en 1995. Cette année-là, un nouvel opus, « Laisser-courre », récolte le Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros et le Prix de l’Adami. Différents festivals accueillent alors Véronique Pestel : Printemps de Bourges (F), Festi-Val-de-Marne (F), Chorus des Hauts-de-Seine (F), « Alors Chante » à Montauban (F), « Chansons de parole » à Barjac (F), ou encore « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Musicalement, l’inspiration de Véronique oscille entre le classique et le jazz. Ses chansons abordent intelligemment le thème des gens et des oppressions avec humour. Entre 1997 et 2009, elle les enregistre sur cinq albums (« Mamie Métisse » en 1997, « L’appeau des mots » en 1997, « Babels » en 2000, « Canis Bulle » en 2005 et « La vie va, Rag » en 2009). En 2014, Véronique Pestel propose un nouveau spectacle intitulé « Quatre pattes et deux chapeaux ». En 2013, elle participe à un hommage à Aragon où ses textes sont à la fois lus, racontés, dansés et chantés par Bernard Vasseur, Magali Herbinger et Véronique Pestel (« Caf’Conf Aragon ») qui fera l’objet de la publication d’un disque. Et, trois ans plus tard, ce sont des oeuvres originales de Véronique qui sont cette fois entegsitrées sur l’opus « Faire autrement » où l’on retrouve toutefois un texte de Philippe Noireau, un autre de Louis Aragon et « Les vrilles du scrutin » de Colette.
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Mélina Mercouri

6 mars 1994 : Décès, à New York (USA), de l’actrice, chanteuse et femme politique grecque Mélina MERCOURI d’un cancer du poumon à l’âge de 73 ans. Née Maria Amelia Mercouri le 18 octobre 1920 à Athènes, elle est d’abord actrice et se fait remarquer dans les films de son mari Jules Dassin, le père du chanteur Joe Dassin. En 1960, elle est consacrée meilleure actrice au Festival de Cannes pour sa prestation dans « Jamais le dimanche ». En 1967, elle s’engage politiquement pour lutter contre le régime des colonels en place en Grèce. Elle est dès lors contrainte à l’exil en France. C’est dans ce pays qu’elle va alors tenter, avec succès, une brève carrière de chanteuse avec des enregistrements réalisés au début des années 1970 : « Je suis Grecque » et les incontournables « Zorba » et « Enfants du Pirée ». Elle interprète ainsi des chansons de Maurice Fanon (« Les bateaux de Samos », « L’oeillet rouge »), Mikis Theodorakis (« Pour toi ma fille », « L’étrangère », « Attendre attendre », « Zorba »), Serge Lama (« La fumée des cigarettes »), Léo Ferré (« Paname »), Georges Moustaki (« En Méditerranée », « Le métèque ») et de la famille Dassin (« Je suis Grecque », « Le Portugais ») avec des textes souvent signés par Claude Lemesle aussi. En 1974, elle peut enfin revenir dans son pays natal redevenu démocratique et elle y fait même une carrière politique qui la mène au poste de ministre de la Culture de 1981 à 1989 et de 1993 à sa mort. C’est dans le cadre de cette fonction qu’elle crée, au Conseil européen en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Depuis, deux villes européennes sont désignées chaque année pour accueillir des manifestations artistiques et faire connaître leur patrimoine historique et culturel. En 2015, la ville belge de Mons est l’une de ces capitales européennes de la culture et donne le nom de Mélina Mercouri à l’une des rues du nouveau quartier des congrès. Par ailleurs, une fondation porte le nom de Mélina Mercouri et s’occupe de la préservation des monuments grecs antiques.
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6 mars 2004 : Quatre albums en français font leur entrée dans le top 50 des ventes en Belgique francophone : « Live à Saint-Etienne » de MICKEY-3-D (50e), « Les risques du métier » de BENABAR (45e), « 1964 » de MIOSSEC (14e) et « Les Enfoirés dans l’espace » par les ENFOIRES (4e).

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