10 DECEMBRE

Franck Fernandel dans les années 1970

Franck Fernandel dans les années 1970

10 décembre 1935 : Naissance , à Marseille, de l’acteur, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, animateur de radio et producteur français Franck FERNANDEL. Franck, le cadet des enfants de l’acteur Fernandel, suit également une carrière artistique qui commence au cinéma dans «En avant la musique» en 1962. Mais c’est surtout dans la chanson qu’il va se distinguer. Il connaît un certain succès comme crooner avec des chansons comme «Fanny», «Comme on change» ou «Les Yeux d’un ange».

Plus tard, il devient animateur de radio sur Radio Monte-Carlo. Marié avec Corinne Delahaye, il a eu deux enfants: Vincent et Manon. Il meurt dans la nuit du 7 au 8 juin 2011 à Marseille. Ses obsèques ont lieu à Aubagne le 11 juin 2011 et ses cendres reposent au columbarium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Pochette de l’album de 1993

10 décembre 2013 : Décès à La Rochelle, des suites d’un cancer, de l’homme de radio, animateur, producteur, chanteur, auteur et comédien français Jean-Louis FOULQUIER. Né le 24 juin 1943 à La Rochelle, il y passe son enfance et son adolescence sans trop se faire remarquer. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Il se passionne cependant pour la chanson et c’est ce qui le motive à partir pour Paris à 19 ans. Il y présente son petit répertoire dans des cabarets comme « L’Echelle de Jacob » ou la « Villa d’Este ». Cela lui permet de faire la rencontre d’artistes confirmés comme Jean-Roger Caussimon ou Mouloudji. Pour vivre correctement, il cherche à effectuer des petits boulots. Et c’est comme ça qu’en 1965, il est engagé comme standardiste à France Inter. Il a alors mis le pied à l’étrier et il va sympathiser avec quelques animateurs avant de collaborer à leurs émissions. Petit à petit, il se fait un nom et devient l’un des spécialistes de la chanson française sur la station où il anime et produit « Studio de Nuit » en 1975, un programme où il accueille des artistes qui sortent de leur concert, de leur spectacle, de leur pièce de théâtre. Toujours en public et en direct, Jean-Louis Foulquier présente ensuite « Saltimbanques » (1977), « Bain de minuit » (1978), « Y’a d’la chanson dans l’air » (1979), « C’est la nuit » (1983), Les Copains d’abord » (1983) et « Pollen » (1984). Cette dernière émission se déroule dans divers endroits de Paris comme « Le Square », restaurant proche de l’Olympia, le Théâtre du Sentier des Halles, le Café de la Plage, le Palace, le Bar du Potager, le Passage du Nord Ouest ou le Divan du Monde. Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3 en 1996. C’est encore son inassouvible besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Entretemps, dès le début des années 1970, Jean-Louis Foulquier reprend la chanson. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va » (1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest.

Au même moment, il conseille les organisateurs des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. En 1991, il est à la base des 1ères Francofolies de Blagoevgrad en Bulgarie et il poursuit cette aventure avec des événements similaires mis sur pied à Buenos Aires (1995), Santiago du Chili (1995) et Berlin (1996). Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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28 AOUT

François Béranger en 1970 – Photo (c) Marc Garanger

28 août 1937 : Naissance, à Amilly, du chanteur français François BERANGER. A seize ans, il se fait embaucher pour travailler dans l’usine automobile Renault à Boulogne-Billancourt. Il quitte ce travail quelques années plus tard pour s’engager dans une troupe de théâtre itinérant: la Roulotte. Il est ensuite appelé à combattre pour la France durant la guerre d’Algérie. A son retour au pays, il retravaille un peu chez Renault avant de trouver un job à l’ORTF et de se lancer dans la chanson. Avec son écriture particulière qui annonce l’arrivée d’artistes comme Renaud, il se retrouve dans un nouveau courant de la chanson française qui, au début des années 1970, va faire connaître des chanteurs et chanteuses comme Catherine Ribeiro ou Michel Buhler. L’artiste est alors révélé par des titres comme « Tranche de vie », « Participe présent » ou « Canal 19 ». L’un de ses plus brillants morceaux reste « Mamadou m’a dit » qui allie subtilement une musique guillerette et légère à un sujet grave et préoccupant.

La décennie 1990 éloigne François Béranger des programmations radiophoniques alors que les radios libres du début des années 1980 avaient plutôt mis en lumière ses talents divers. Il enregistre aussi, dans les années 1990, une version très personnelle et étonnante de « La Marseillaise ». Et puis, peu de temps avant son décès, il consacre tout un album au répertoire du chanteur québécois Félix Leclerc. L’opus sort d’ailleurs à titre posthume. Quant à la dernière apparition sur scène de Béranger, elle a lieu à Paris, à la Cigale, lors d’un concert de Sanseverino en 2002 où il chante avec lui « Le Tango de l’ennui ». Vaincu par un cancer, François Béranger s’éteint chez lui le 14 octobre 2003 à Sauve, dans le Gard (F), à 66 ans. Le 17 octobre 2003, il est inhumé au cimetière de Castelnau-le-Lez.
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28 août 1940 : Naissance, à Nice, de l’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD. Il est l’aîné d’une famille qui compte quatre filles et trois garçons. Son enfance est marquée par la maladie de Bouillaud qui le cloue au lit chez sa grand-mère à Ajaccio, en Corse. Pour lui, cette période est propice à développer son goût pour la lecture des grands poètes et écrivains classiques français: Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Gustave Flaubert. Après des études accomplies de manière traditionnelle, Philippe obtient une licence en littérature à l’université parisienne de la Sorbonne. C’est sur le site universitaire qu’il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il crée, en 1964, le Théâtre du Soleil. En même temps, il enseigne le français, la littérature et la philosophie. Son expérience théâtrale, qui passe ensuite par le Théâtre National Populaire, l’oriente petit à petit vers le cinéma où les réalisateurs Claude Sautet, François Truffaut et Claude Lelouch lui donnent sa chance. Acteur désormais confirmé au début des années 1990, il se tourne vers la chanson. Il va prendre une place que personne n’occupe jusqu’alors grâce à sa voix rauque, ses textes hors du commun et des mélodies inattendues qui figurent sur l’album « A l’amour comme à la guerre ». Un titre est programmé sur les radios: « Ch’te play plus », sur un rythme reggae. En 1994, il rend hommage à l’un de ses maîtres du genre: Léo Ferré. Un an après la disparition de cet auteur-compositeur-interprète, l’opus « Philippe Léotard chante Ferré » est couronné du prix Charles-Cros.

L’artiste poursuit alors sa carrière de chanteur avec des albums personnels auxquels il donnera une originalité très particulière: « Je rêve que je dors » en 1996 et « Demi-mots amers » en 2000. En juin 2001, Philippe Léotard doit être hospitalisé pour des problèmes respiratoires et, le 25 août, il décède à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse.
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Isabelle Boulay en 1993

28 août 1993 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent ». Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par la chanteuse Isabelle AUBRET, huit artistes de la francophonie prestent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Béa LUNA et Gil CASSAN. C’est la chanteuse québécoise Isabelle BOULAY qui remporte le concours avec deux titres : « Sur le tapis vert » et « Fallait pas ». Parmi les artistes « vedettes » de la soirée finale figurent les CHARTS avec leur chanteur Calogero.
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28 août 2006 : Sortie de l’album « Taormina » de Jean-Louis MURAT qui est présenté comme une renaissance artistique et personnelle avec, notamment, un changement de maison de disques. L’opus est enregistré chez l’artiste et il y est beaucoup question de la vie, de la croisée des chemins, de la mort à côtoyer, à conjurer, à toiser sans se retourner.
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28 août 2015 : Le festival « Scène-sur-Sambre », qui a lieu sur le site de l’abbaye d’Aulne à Thuin (B), reçoit durant trois jours de nombreux artistes dont les francophones CASANOE, ATOMIC SPLIFF, COLLECTIF METISSE, les WAMPAS, MOCHELAN, SAINT-ANDRE, KEEN-V ou encore SOPRANO.
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Mireille Darc en 1968

28 août 2017 : Décès, à Paris, de l’actrice française Mireille DARC. Née le 15 mai 1938 à Toulon, sous le nom de Mireille Aigroz, elle passe son enfance dans sa ville natale tout en séjournant souvent en Suisse, son pays d’origine. En 1957, elle sort du conservatoire de Toulon avec un prix d’excellence. Elle monte à Paris deux ans après et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d’Arc. Pour payer ses cours de théâtre, elle pose pour des romans-photos et elle fait du baby-sitting. Après un court passage sur les planches d’un théâtre et dans les studios de la télévision, elle débarque sur les plateaux de cinéma et, en quelques années, va devenir l’une des actrices préférées des Français. Parallèlement à sa carrière cinématographique, Mireille Darc s’intéresse à la chanson dès 1965. Jacques Datin et Maurice Vidalin vont lui concocter quelques belles chansons qui ne resteront toutefois pas gravées dans les mémoires. Par la suite, d’autres auteurs et compositeurs servent la chanteuse: Frédéric Botton, Gilbert Bécaud, Pierre Delanoë, Jean-Jacques Debout, Boris Bergman et, surtout, Serge Gainsbourg. La plupart de ces chansons sont reprises sur un album intitulé « Compartiment 23 » en 1968 qui sera réédité en CD en 1997. En 1975, Mireille Darc connaît un certain succès avec la chanson « Requin chagrin » qu’elle enregistre en duo avec Michel Sardou alors que le titre est en face B du 45 tours « Un accident » de Sardou. Depuis 1975, elle n’a plus enregistré de chansons. Elle est ensuite victime de nombreux problèmes de santé et d’accidents vasculaires répétés. Mireille Darc s’éteint à Paris à l’âge de 79 ans.
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27 AOUT

Darry Cowl en 1967 – Photo (c) Harcourt

27 août 1925 : Naissance, à Vittel, du musicien et comédien français Darry COWL, né André Darricau. Il quitte les Vosges en 1934 pour Menton où son père, médecin, a été nommé chef de clinique. Il pratique le scoutisme à Paris. Après avoir subi une grave blessure à la hanche en demi-finale du championnat de France de pelote basque, il se tourne vers la musique. Il entame donc des études musicales puis s’oriente vers le cabaret où il met au point son personnage ahuri et zozoteur. Il s’intéresse alors au cinéma où son rôle dans « Le Triporteur » le rend rapidement célèbre. Pianiste de bar, Darry Cowl s’intéresse aussi beaucoup à la chanson. En 1967, il enregistre un duo avec Annie Cordy: « Tête de pioche ». C’est d’ailleurs le titre de l’opérette qu’il compose avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil.

Deux ans plus tard, sous le nom de « Darry Cowl Girls », il enregistre un 45 tours EP de quatre titres dont « Tirer un coup ». En 1970, il compose une chanson, « Mon léopard et moi », qui est interprétée par Brigitte Bardot. Mais ce sont bien évidemment ses activités théâtrales et cinématographiques qui vont faire de lui une vedette inoubliable. Le 14 février 2006, il meurt à son domicile de Neuilly-sur-Seine des suites d’un cancer du poumon. Ses cendres sont d’abord déposées au cimetière parisien du Père-Lachaise avant d’être transportées, quelques mois plus tard, au cimetière de Neuilly-sur-Seine.
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27 août 1994 : Finale du concours de la chanson francophone Truffe de Platine à Périgueux en Dordogne (F) présentée par Jean-Louis FOULQUIER. Le jury est présidé par Richard GOTAINER. Deux artistes de chaque pays francophone participant s’y affrontent: MAURER (CH), Chantal BLANCHAIS (CDN-QC), Jeff BODART (B), ALASKA (F), MIMI et CLODE (CH), Robin VAILLANCOURT (CDN-QC), FAITS DIVERS (B) et Olivier BRON (F). C’est le Français Olivier Bron qui remporte le trophée en interprétant deux chansons: « Les mots qui manquent » et « Mimi ». Olivier Bron aura la chance de chanter « Les mots qui manquent » trois ans plus tard sur France 2 dans l’émission « Dimanche Martin » présentée par Jacques Martin.

Au début des années 2000, Olivier Bron travaillera beaucoup avec Chimène Badi puis constituera, avec Nicolas Subrechicot, le duo « Septembre » qui se produira à Olympia de Paris en première partie de Chimène Badi en novembre 2010.
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24 JUIN

Pochette de l’album de 1993

24 juin 1943 : Naissance, à La Rochelle, de l’animateur et producteur de radio ainsi que chanteur, auteur et acteur français Jean-Louis FOULQUIER. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Monté à Paris, il se fait engager comme standardiste téléphoniste à France Inter et, en 1966, il anime une première émission de radio qui a pour titre « Studio de nuit – Entrée libre ». Comme son nom l’indique, le programme en direct est diffusé autour de minuit et accueille un nombre impressionnant d’artistes qui y viennent généralement après un spectacle, un concert, une pièce de théâtre ou un ballet présenté le soir même à Paris. Cette première expérience radiophonique récolte donc un grand succès à une heure d’écoute où les auditeurs étaient, jusque là, plutôt rares. S’intéressant très fortement à la chanson francophone et, plus particulièrement, aux jeunes artistes en devenir, Jean-Louis Foulquier va, par la suite, présenter d’autres émissions au contenu similaire : « Saltimbanques », « Bain de minuit », « Y’a d’la chanson dans l’air », « Pollen », « Les copains d’abord » ou encore « TTC/Tous Talents Confondus ». Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3. C’est encore son inassouvissable besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Du spécialiste de la chanson française au chanteur, il n’y a qu’un pas que Jean-Louis Foulquier franchit allègrement dès le début des années 1970. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va »(1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest. Au même moment, il conseille les organisateurs belges des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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Jacky DELMONE en 1965

24 juin 1943 : Naissance, à Mouscron, du chanteur belge Jacky DELMONE sous le nom de Jacques Delforche. Il passe une enfance paisible dans la ville frontalière qui est reconnue pour être très festive. Alors qu’il est adolescent, ses parents ouvrent un commerce en pleine expansion : un magasin de disques. Du coup, il s’intéresse à la musique, à la chanson et à tous ces chanteurs qui s’adressent à la jeunesse : les idoles et les yé-yés. Malgré quelques réticences compréhensibles de son père, il songe à se diriger vers des activités de chanteur. Et, dès qu’il en a l’occasion, il invite un groupe musical à se produire devant la boutique de ses parents lors de la fête annuelle de la rue du Christ. Son enthousiasme est remarqué par un autre disquaire mouscronnois qui cumule des activités de producteur de disques : Marcel De Keukeleire. Ce dernier lui permet d’enregistrer un premier 45-tours en 1961. Ce disque est d’emblée programmé dans les programmes de radio destinés aux jeunes : la chanson « Toi que j’attends », notamment composée par Jil et Jan, est un bon succès pour un premier essai. Mais ce n’est rien par rapport à la popularité que Jacky va connaître en 1963 avec le titre « Obsession », adaptation française de « Suspicions » d’Elvis Presley composée par Mort Shuman.

Il rencontre Gilbert Bécaud qui devient son « parrain » artistique. Alors que la voie du succès s’ouvre à Jacky Delmone, il doit se soumettre à ses obligations militaires et sa carrière est interrompue en plein essor. Son retour à la vie artistique, après deux ans d’absence, est difficile : il enregistre encore un 45-tours chez CBS en 1967 avec « Le vol 523 » et « La gueule du loup ». Le succès n’est pas au rendez-vous et il songe à changer d’orientation musicale en créant un premier groupe en compagnie du guitariste français Alain Verhelle en 1968. L’organiste anglais Godfrey Matthew, qui est alors en tournée en Belgique avec un groupe britannique, décide de rester à Mouscron et de se joindre à Alain Verhelle et Jacky Delmone pour créer avec Jean-Paul Vanhoute, bassiste des Sunlights, le groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West, Baron West étant le pseudonyme de Jacky Delmone. La formation se produit à de nombreuses reprises en 1969 au Fresnoy Dancing de Tourcoing, haut lieu de la musique rock et pop dans le nord de la France. Mais, alors qu’il vient d’assurer la première partie d’un concert de Johnny Hallyday, Jacky est victime d’un très grave accident de la route qui l’immobilise pendant des mois et qui signe la fin du groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West. Lorsqu’il revient à la chanson, les temps ont encore changé et on est au début de l’époque des chanteurs pour « midinettes » qui occupent les premières places des hit parade : Alain Chamfort, Patrick Juvet, Frédéric François, Art Sullivan, Claude François, etc. Jacky décide de changer de nom d’artiste pour résolument changer de style et adapter son nouveau répertoire. En 1972, il enregistre une chanson sous le nom de Michaël Foreman : « Trop belle pour rester seule ». Le morceau est plaisant et est signé par Daniel Vangarde, Claude Carrère et Jean Schmitt. Mais il y a un problème : un autre jeune chanteur vient également de l’enregistrer et bénéficie d’une promotion plus importante dans les médias : c’est Ringo et il rafle tout le succès. En 1974, enregistré sous le nom de Jacky Delmone, un nouveau 45-tours, « Et si tu pars demain », lui permet d’être l’invité d’une émission télévisée de Michel Drucker qui est annulée en raison de la mort du président français Georges Pompidou. Une nouvelle fois déçu par une sorte d’acharnement du mauvais sort, l’artiste décide d’arrêter la chanson pour devenir garagiste dans sa région natale. Avec une certaine nostalgie des années 1960 et l’apparition des radios libres au début des années 1980, la passion pour la chanson reprend toutefois le dessus et Jacky commercialise de nouveaux 45-tours en 1983 et 1984 avec les enregistrements de « Pour notre amour », « Toi que j’attends », Obsession » et « Nous quand on s’embrasse ». En 1992, Marc Durant, du label Sésame, produit son premier CD de quatre titres. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie ») sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. Puis, c’est Francis Derouf qui réalise en 1996, pour la série Ariola Express Belgique, un disque compact complet avec dix nouveaux titres et dix titres plus anciens sur une compil’ intitulée « Jacky Delmone d’hier et d’aujourd’hui ». Cette actualité permet au chanteur de passer plusieurs fois sur le plateau de l’émission télévisée française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. En 2001, un tout nouvel album est dans les bacs des disquaires avec des nouvelles chansons écrites et composées notamment par Michel Jourdan que l’interprète a rencontré après avoir enregistré un medley d’hommage à Mike Brant dont il a écrit les grands succès. Et, en 2004, un autre album est disponible avec des chansons de celui de 2001 et des nouvelles versions de « tubes » des années 1960. Toujours très actif, Jacky Delmone se produit encore régulièrement, en 2019 notamment, sur scène dans un concept « Génération sixties » présenté surtout dans les régions frontalières d’où il est originaire : Tournai-Mouscron-Lille-Roubaix-Tourcoing.
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Le disque de 1999

24 juin 1944 : Naissance, à Toulouse, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ticky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. Malgré un passage remarqué lors de l’émission télévisée française « Age tendre et tête de bois » d’Albert Raisner réalisée au dancing Le Ramier à Toulouse en 1962 (avec « Twist baby »), la formation de Ticky James explose ensuite et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl ».

Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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Jean Marco en 1950

24 juin 1953 : Décès du chanteur Jean MARCO qui fut le chanteur-vedette de l’orchestre de Jacques Hélian pendant six ans avant de trouver la mort à 30 ans dans un accident de voiture. De son vrai nom Jean Marcopoulos, il était né le 17 décembre 1923 à Constantinople de parents d’origine grecque. Enfant, il intègre la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en 1936. Attiré par le monde artistique, il prend des leçons de guitare et effectue un stage dans l’orchestre d’Alix Combelle avant de composer des chansons. En 1945, sa guitare sous le bras, il parcourt les routes de France, chante dans des galas et dans les cercles militaires inter-alliés. En 1946, il se produit dans des cabarets, effectue des stages dans des orchestres, compose et enregistre ses premières chansons. Il est alors présenté au chef d’orchestre Jacques Hélian par l’éditeur Jean Solar. Pendant des années, avec Ginette Garcin, Jean Marco forme le couple idéal et vedette de la formation. Il enregistre, en tant que soliste, près de 130 chansons.

Et, devant le succès grandissant, il envisage d’entamer une carrière plus personnelle. Tout est enfin prêt avec son nouvel orchestre qui doit débuter en septembre 1953: des contrats sont signés et des tournées organisées. Mais le 24 juin 1953, il décède dans un terrible accident de voiture qui provoque également la mort de son ami le saxophoniste George Cloud.
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Drapeau Québec24 juin 2002 : Pour la fête nationale du Québec, le spectacle Québec-issime est présenté sur la Grand-Place de Bruxelles (B). Il d’agit d’un spectacle proposé par 23 jeunes artistes québécois et qui a pour but de passer en revue les grands succès de la chanson québécoise depuis 50 ans de Félix Leclerc à Isabelle Boulay en passant par Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Beau Dommage, Lynda Lemay et plein d’autres.
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12 MARS

 

Claude Michel en 1982

12 mars 1950 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Claude MICHEL, né sous le nom de Gianni Marzano. Il suit des études de coiffure et, à 20 ans, il écume les bals des samedis soirs dans la région de Liège comme, à la même époque, Frédéric François. Avec quelques chansons de son crû, il se présente au Festival de la Rose d’or d’Antibes et son premier succès a pour titre « Comme je t’aime » en 1973. La chanson atteint les sommets des hit parade de France et de Belgique. Il fait alors partie de la « vague des chanteurs de charme belges » des années 1970 au même titre que Christian Vidal, Frédéric François, Christian Adam ou le groupe Crazy Horse (même si le chanteur de ce groupe, Alain Delorme, est Français). Le début de la décennie va donc être marquée par de grands succès pour lui: « Ce soir », « Carolines », « Je m’ennuie de toi » (« Stand by me »), « Une histoire d’amour » ou « Mal d’amour » (enregistré sous son vrai nom : Giani Marzano).

Les années 1980 sont encore celles de hits toutefois désormais limités à la Belgique: « Si par bonheur » ou « Serre-moi » par exemple. Avec le temps, et après avoir encore enregistré quelques albums dans les années 1990 et au début des années 2000, Claude Michel, qui a pourtant des possibilités vocales intéressantes et un vibrato particulier, s’est retiré un peu de la musique pour tenir un restaurant, en 2001, dans le centre de Liège : la Cucinella. Mais, depuis 2016, c’est son fils Julien qui a désormais repris cette maison gastronomique italienne appelée aussi la « Casa Marzano ». Et il semble que, profitant de sa récente « retraite », Claude se soit remis à la musique puisqu’il annonce, pour le 13 avril 2019, la présentation d’un nouvel album sur la scène du casino de Chaudfontaine où il sera notamment entouré de Claude Barzotti et Lou Deprijck.

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Stromae en 2014

12 mars 1985 : Naissance, à Bruxelles sous le nom de Paul Van Haver, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine rwandaise STROMAE. Né d’un père rwandais et d’une mère belge, il a onze ans quand il s’inscrit à l’Académie musicale de Jette dans la périphérie bruxelloise. Il y suit des cours de solfège et de batterie. En 2000, à quinze ans, il s’oriente vers le hip-hop et choisit le pseudonyme d’Opsmaestro. Trois ans plus tard, avec un rappeur répondant au nom de Jedi, il forme le groupe Suspicion mais le duo ne tient pas la route et, en 2005, Paul Van Haver devient Stromae qui est l’anagramme de Maestro en verlan. Ses débuts comme chanteur soliste ne sont pas évidents et il va multiplier les expériences musicales et médiatiques pendant quelques années. Après avoir conçu et mis en ligne de nombreuses capsules sur le net, « Les leçons de Stromae », il effectue un stage à la radio NRJ de Bruxelles en 2009. Il apporte au programmateur un single réalisé seul: « Alors on danse » qui est immédiatement diffusé. En quelques semaines, le succès belge de « Alors On Danse » s’étend à d’autres pays d’Europe: France, Allemagne et Suisse entre autres. La chanson devient également très populaire au Québec. Fin 2010, Stromae est nommé pour sa chanson aux MTV Europe Awards et est l’un des candidats prétendant au prix Constantin à Paris. L’album « Cheese » sort le 21 juin 2010 et reprend « Alors on danse » et d’autres chansons qui vont devenir des succès comme « House’llelujah ». Les prix et les récompenses se multiplient alors pour Stromae qui reçoit une Victoire de la Musique à Paris en février 2011 dans la catégorie album de musique électronique et dance. Dans la foulée, il obtient, en Belgique, deux « Octaves de la Musique » dans les catégories « artiste de l’année » et « spectacle de l’année ». Les 24 et 25 juin 2011, l’artiste effectue la première partie des deux concerts parisiens du groupe « Black Eyed Peas » au Stade de France. Stromae prend alors un peu de recul pour préparer son deuxième album dont le premier single, « Papaoutai », est commercialisé en mai 2013. Ce mois-là, le 22, une vidéo que l’on croit réalisée par un amateur, est publiée sur YouTube. Elle est filmée dans le centre de Bruxelles où le chanteur erre apparemment ivre. Cette vidéo fait le buzz mais elle n’est en fait que le clip de la chanson « Formidable » qui est mis en ligne quelques jours plus tard.

Alors que son nouvel album intitulé « Racine Carrée » est disponible le 16 août 2013, Stromae annonce une tournée européenne dont les concerts affichent très vite complet. Avec son nouvel opus, l’artiste continue à glaner récompenses sur récompenses. En octobre 2013, sa chanson « Formidable » obtient le Prix Rolf Marbot de la chanson de l’année et, le mois suivant, Stromae gagne le prix du « meilleur artiste belge » aux MTV Europe Music Awards. Le 14 février 2014, Stromae fait un carton aux Victoires de la Musique à Paris où il remporte trois prix: artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Racine carrée » et meilleur vidéo-clip pour « Formidable ». Quelque temps après, on annonce sa participation à deux festivals estivaux belges importants en juillet 2014: les Ardentes de Liège et les Francofolies de Spa. Stromae évoque alors sa future carrière internationale qu’il compte lancer bientôt en travaillant sur des textes anglo-saxons. En septembre 2014, l’artiste entame ainsi une première tournée américaine qui l’emmène à Philadelphie, Washington, New York, Boston, Chicago, Minneapolis, San Francisco et Los Angeles. Il se produit ensuite au Canada et au Brésil avant de se déplacer en Asie et en Afrique. Le 1er octobre 2015, il est le premier Belge à se produire au Madison Square Garden de New York, l’une des plus prestigieuses salles de concert au monde. L’album « Racine carrée » poursuit aussi son chemin en 2015 avec des succès comme « Carmen », dont le clip vidéo est vu huit millions de fois en huit heures sur YouTube, et « Quand c’est ». Le DVD de la tournée mondiale et triomphale de Stromae (« Racine carrée live ») est commercialisé en décembre 2015. Ensuite, Stromae se fait plus discret et va même jusqu’à déclarer vouloir arrêter d’être chanteur. Début 2017, il réalise ainsi le clip de Yaël Naïm. Mais de sérieux problèmes de santé contractés suite à l’administration d’un vaccin lors d’un voyage en Afrique l’obligent à ralentir ses activités artistiques. Il faut attendre mars 2018 pour revoir Stromae sur une scène et c’est au cours d’une apparition surprise lors du concert d’Orlelsan à Bruxelles : il y interprète avec lui le duo qui figure sur l’album d’Orelsan : « La pluie ». Aux dernières nouvelles, Stromae préparerait un nouvel album dont la sortie pourrait avoir lieu en 2020.
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Jean Vallée en septembre 2012 (c) Passion Chanson

12 mars 2014 : Décès à Thimister, en Belgique, de l’auteur-compositeur-interprète belge Jean VALLEE. Né à Verviers le 2 octobre 1939 sous le nom de Paul Goeders, ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse au cours de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il assure la première partie des tournées de Salvatore Adamo et de Juliette Gréco. Il enregistre aussi un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné comme le représentant belge au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe sixième.

Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « La vague » (reprise ensuite par Nana Mouskouri), « Noblesse oblige », « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977). Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve amplement. Cette reconnaissance soudaine lui permet alors de passer dans le programme de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Il y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. Un demi million de personnes assistent aux représentations. Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision: Mylène Farmer, Hervé Vilard, Nicole Croisille, les frères Préboist, Karen Chéryl, Enrico Macias, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Salvatore Adamo qu’il accueille et présente en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983. Parallèlement à ses émissions, il connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint l’écurie Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ». En 1989, il crée un oratorio « Brel, un impossible rêve » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camilo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo. Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles. En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et, la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel. Par la suite, il poursuit ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles et les succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors qu’il est à Paris, le cancer généralisé qui tenaille Jean Vallée s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui, dans la maison qu’il aime tant à Thimister (B) où il décède le 12 mars.
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En 1988

12 mars 2016 : Décès de la chanteuse française Sylvie MARECHAL. A 20 ans, elle est l’une des révélations de l’année 1988 grâce au 45 tours « Mercedes rouge », adaptation du titre « Mercedes Benz » de Janis Joplin par Vivien Savage.

En 1990, elle sort son premier album, « J’ai l’rock t’as l’blues », dont le premier extrait, « La vie Lola », est bien accueilli par les médias. Il faut dire que sa voix unique est parfaite pour le rock et le blues. Elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et le directeur du festival, l’animateur Jean-Louis Foulquier, l’apprécie. Francis Cabrel aussi. Elle enregistre le duo « Jour de pluie » avec l’artiste. En 1992, l’album « Voix lactée » confirme tout le bien que l’on pense de Sylvie Maréchal dont la popularité croît. Elle rêve alors de carrière internationale et c’est plutôt bien parti. Elle commercialise en effet un album produit par Dave Stewart (Eurythmics) et dont les chansons sont co-écrites en anglais avec Leonard Cohen et John Turnbull. La promotion de cet opus démarre très correctement et l’artiste bénéficie d’un passage aux Francofolies de Montréal. A cette époque, en 1993, elle assume la première partie d’un concert du groupe Deep Purple. Mais le public ne suit pas Sylvie dans cette nouvelle voie et l’artiste s’enfonce dans le doute mais aussi l’alcool et l’usage de stupéfiants qui mènent à une dépression sévère. Elle est internée plusieurs fois et finit par arrêter la musique. Ce n’est que bien des années plus tard, qu’elle décide de s’éloigner de ses démons en s’exprimant par la peinture. Elle y est aidée par son mari qui l’encourage aussi à revenir à la musique expérimentale rock et blues en produisant trois disques de leur duo: « Des esprits libres », « Otcha », et « Providence ».
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