Aussi talentueux que modeste, l’artiste kabyle IDIR est décédé à 70 ans

En 2017

De son vrai nom Hamid Cheriet, l’auteur-compositeur-interprète et musicien Idir était né le 25 octobre 1949 à Ait Yenni en Kabylie (Algérie). Il vient de décéder ce 2 mai 2020 à l’hôpital parisien Bichat-Claude-Bernard.
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Fils de berger, il est élévé dans une région d’Algérie où la tradition berbère est vivace. Sa maman et sa grand-mère sont des poétesses conteuses que l’on vient écouter de loin. Une ativité qui va favoriser, chez le jeune Hamid, l’amour du mot, du texte et de l’oralité. La musique l’intéresse aussi : celle qu’il apprend à jouer sur la flûte qu’il a lui-même taillée dans un roseau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de penser à une profession et à des études, c’est vers les sciences, et plus particulièrement la géologie, qu’il se tourne pour espérer une carrière dans l’industrie du pétrole. Adolescent, au lycée d’Alger où il étudie, il se familiarise avec la guitare folk que lui présente un coopérant français. Gardant en lui cette passion qu’il possède depuis qu’il est tout petit pour la musique et le chant, Hamid n’hésite pas, en 1973, lorsqu’il se trouve sollicité par hasard pour remplacer au pied levé la chanteuse Nouara dans un studio de Radio Alger. Et, en quelques secondes, il fait de cette berceuse dont il est le compositeur son premier grand succès : « Rsed A Yidess » (« Que vienne le sommeil »). Sa popularité soudaine l’oblige à graver cette chanson sur un disque 45 tours où figure aussi « A Vava Inouva » (« Mon papa à moi »).

Et, alors qu’il remplit ses obligations militaires, le succès de ces deux chansons dépasse les frontières de l’Algérie. C’est ainsi qu’en 1975, les responsables de la maison de disques Pathé Marconi l’invitent à venir à Paris pour lui produire un premier album. Le titre « A Vava Inouva », qui figure sur ce premier 33 tours sorti en 1976, connaît alors la gloire dans 77 pays et est traduit dans quinze langues. Dans la foulée de cette notoriété nouvelle, Idir cède aux sollicitations mercantiles de sa maison de disques et commercialise un nouvel album en 1979 : « Ayarrach Negh » (« À nos enfants »). Les concerts s’enchainent aussi et cette mise en lumière n’est pas totalement au goût de cet artiste qui aime composer pour lui et d’autres mais qui n’est pas totalement dans la démarche que veut lui faire suivre le show-business. Il décide alors de se retirer de la vie publique en donnant quelques rares spectacles de temps à autre. Son absence va durer une dizaine d’années et va être interrompue par la sortie d’un CD compilation de 17 chansons extraites de ses deux premiers albums. Mais la volonté d’Idir est de ré-enregistrer ses titres avec une qualité plus contemporaine. Après une âpre bataille juridique avec son ancienr producteur, il obtient le droit de le faire et en profite pour remonter sur scène comme au New Morning à Paris en février 1992. En 1993, Idir commercialise un nouvel album où il même instruments traditionnels et sonorités modernes : « Les chasseurs de lumière ». Il présente ses nouvelles chansons au public parisien de l’Olympia en juin. Mais le vrai retour à la musique avec la sortie d’un nouveau disque a lieu six ans plus tard, en 1999, avec la commercialisation de l’album « Identités » où il rend hommage à différentes cultures en invitant à chanter avec lui des artistes aussi divers que Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier, Geoffrey Oryema ou Gilles Servat. Le 8 juillet 2001, il met sur pied une soirée au Zénith de Paris où de nombreux artistes viennent sur scène pour soutenir la révolte du peuple kabyle face au pouvoir algérien. En 2002, une compilation est éditée sous le titre « Deux rives, un rêve » : on y trouve des titres inédits dont « Pourquoi cette pluie » écrit et composé par Jean-Jacques Goldman.

La sortie de cet album est suivie d’une tournée de concerts à travers toute la France. Pour les trente années de carrière d’Idir en 2005, un CD live accompagné d’un double DVD est commercialisé qui retrace son parcours de la Kabylie aux théâtres du monde entier. Deux ans plus tard, alors que la France est en pleine campagne pour les élections présidentielles, Idir signe un album fort des symboles républicains : « La France des couleurs ». Il signe la plupart des chansons avec la collaboration de jeunes artistes comme Grand Corps Malade, Zaho ou Akhenaton entre autres. Il faut ensuite attendre 2013 pour découvrir l’opus suivant qui a pour titre « Adrar Inu » (« Ma montagne »), une oeuvre plus intimiste s’apparentant à un retour aux sources de l’artiste. Quatre ans plus tard, le disque « Ici et ailleurs » réunit autour d’Idir une série de chanteurs français qu’il apprécie et qui l’apprécient : Francis Cabrel, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Tryo, Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et, pour un duo virtuel celui-là, Henri Salvador. Idir va alors chercher au fond de chaque mélodie partagée son côté oriental qu’il souligne en y ajoutant, en partie, la traduction kabyle du texte original.

Le 4 janvier 2018, il est à Alger, après 38 ans d’absence, et il y chante pour le nouvel an berbère. Idir meurt le 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris, des suites d’une longue maladie.
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Après celle de Cabrel, la discographie complète de Goldman est (enfin) disponible en streaming

Jean-Jacques Goldman en 1990

Depuis ce vendredi 23 août 2018, la discographie complète de Jean-Jacques Goldman est disponible sur les plateformes musicales comme Deezer ou Spotify. Goldman, très engagé dans la défense des droits d’auteur, refusait jusqu’ici que ses oeuvres se trouvent sur les plateformes musicales de streaming. Il y a quelques mois, pour ses 40 ans de carrière, Francis Cabrel, autre irréductible face à la consommation numérique de la musique, avait lui aussi finalement accepté la présence de ses chansons sur Deezer ou Spotify. Dans le cas de Cabrel, comme pour Goldman, aucune précision n’a été apportée sur les termes d’un éventuel arrangement financier pour l’utilisation et l’écoute de leur répertoire sur ces plateformes digitales.
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Le streaming continue de porter le marché musical en France. Selon le SNEP, principal syndicat des producteurs français, le streaming porte désormais la consommation de musique en France.
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20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît une certaine popularité à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père, militaire de carrière dans l’aviation, vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Sa mère travaille aux Nouvelles-Galeries de Caen où Nathalie débarque à l’âge de huit ans. Passionnée de musique et de chanson, la petite Nathalie chante tout le temps et, notamment, « La tantina de Burgos » d’Annie Cordy lors des repas de famille. Du coup, elle désire suivre des études artistiques mais on l’oriente vers une profession d’enseignante. A 17 ans, elle découvre une annonce dans le journal « Cinémonde » et profite de congés pour y répondre et prendre la route de Paris. Il est question d’une audition pour jeunes talents organisé par la maison de disques Pathé. Elle se retrouve dans la file des prétendants aux côtés de Michel Berger. Et, au terme des auditions, ils sont deux à signer un contrat discographique : Michel Berger et Nathalie Degand. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », adaptation d’un titre américain de Curtis Mayfiled avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964 avec, aussi, Eric Charden, Pierre Vassiliu et Laura. L’année suivante c’est avec Salvatore Adamo que Nathalie Degand part en tournée de galas. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance. Aux dernières nouvelles, elle vivrait à Tinchebray, près de Flers, dans l’Orme.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600.000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996.

Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1. Fin 2019, des rumeurs dans la presse people et les réseaux sociaux font état de la détresse d’Ophélie Winter qui serait SDF et vivrait dans sa voiture. Des nouvelles qu’elle a démenties depuis mais qui cachent difficilement les gros soucis que semble véritablement connaître l’artiste.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Comé-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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19 JANVIER

 

19 janvier 1979 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de Paul MEURISSE à l’âge de 66 ans. Né le 21 décembre 1912 à Dunkerque, il est d’abord chanteur avant d’être comédien et acteur. Son entrée dans le monde artistique se fait par l’intermédiaire d’un radio-crochet qu’il remporte à Paris en 1936. Il devient ensuite un interprète spécialisé des chansons gaies mais d’une manière lugubre. En 1939, il interprète sur scène « Le Bel indifférent », de Jean Cocteau, aux côtés d’Édith Piaf qui est sa compagne jusqu’en 1942. Il entame sa carrière cinématographique en 1946 en tenant le rôle d’un voyou dans « Macadam ». Mais au cinéma, il reste surtout « L’oeil du monocle ». Excellent comédien sur les planches, son plus grand succès de chanteur demeure sans doute le fameux « Margot la ventouse » enregistré en 1943.

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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani

19 janvier 1989 : Décès, à Suresnes, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, victime du sida. De son vrai nom Jean-Paul Vuillerme, Pascal Auriat était né le 7 février 1948 à Paris. En tant qu’interprète, il enregistre une quinzaine de 45-tours et un 33-tours, avec des fortunes diverses, entre 1967 et 1982. C’est Pascal Auriat qui a composé le célèbre « Il venait d’avoir 18 ans » que Dalida chante en 1974 sur des paroles de Pascal Sevran et Serge Lebrail. Il est ensuite le producteur de Linda De Suza avec qui il crée le label « Suzaur ». Il a également produit le duo éphémère des années 1980, David et Jonathan (« Est-ce que tu viens pour les vacances ? ») ainsi que Jean Guidoni.

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19 janvier 2002 : Remise des NRJ Music Awards de l’année 2001 au Palais des Festivals de Cannes (F) à l’occasion de la 36e édition du MIDEM, le Marché International du Disque et de l’Edition Musicale. Parmi les candidats aux NRJ Music Awards, il y a, côté francophone, Gérald DE PALMAS, les finalistes de la 1ère Star Academy, GAROU, ZAZIE, Axel BAUER, Mylène FARMER, Jean-Jacques GOLDMAN et MC SOLAAR. La soirée est retransmise en direct sur la chaîne de télé privée française TF1 et est présentée par Anthony Kavanagh. Ci-dessous, visionnez l’attribution de l’album francophone de l’année à Gérald DE PALMAS par ALIZEE et Marc LAVOINE ainsi que la récompense de l’artiste francophone féminine de l’année qui est décernée à Mylène FARMER par Estelle LEFEBURE et Gad ELMALEH.

 

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10 JANVIER

 

Bernard Sauvat en 1977

10 janvier 1941 : Naissance, à Casablanca (Maroc), du chanteur français Bernard SAUVAT. Il interprète quelques « tubes » au début des années 70 comme « L’amour il faut être deux » (1972), « La robe verte » (1973) et, surtout, « Le professeur est un rêveur » (1974).

Ce dernier succès est d’ailleurs presque autobiographique puisque Bernard a quitté l’enseignement des maths au Maroc pour se tourner vers la chanson en France, encouragé par Lucien Morisse, directeur d’Europe 1 et des disques Az dans les années 1960. Près de 30 ans plus tard, un autre de ses succès de 1974, « L’Amitié », devient l’hymne des « Staracadémiciens » de TF 1. En 2009, Bernard Sauvat participe, avec d’autres chanteurs des années 1970, à l’aventure du spectacle « Age tendre et tête de bois ». Au cours de cette tournée, à Dunkerque, il subit une lourde chute qui le prive de scène pendant quelques mois. Au début de l’année 2012, il commercialise un album de nouvelles chansons intitulé « Les potes poètes de Barbizon ». En septembre 2014, il publie un livre autobiographique: « Et dire que j’ai chanté tout ça ». Quelques mois plus tard, un nouvel album de l’artiste est disponible à la vente : « Le professeur chante pour les enfants ». Bernard Sauvat fête alors ses 50 ans de carrière en proposant deux spectacles à Beyrouth en février 2016. Puis, un nouvel opus est distribué en septembre : « La poésie à fleur de mots ». Alors qu’il travaille avec l’auteur Frank Thomas sur le projet d’une comédie musicale depuis des années, le disque reprenant les chansons de « Retour à l’Auberge Ganne » est édité en septembre 2017. En 2018, un nouveau spectacle est proposé en octobre au théâtre Dejazet à Paris et il est basé sur les chansons de l’album « Mes silences d’autrefois » publié quelques semaines plus tôt.
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Sapho

10 Janvier 1950 : Naissance, à Marrakech, au Maroc, de la chanteuse française SAPHO. De son vrai nom Danielle Ebguy, Sapho est une artiste française qui chante dans plusieurs langues: français, arabe, anglais, espagnol et hebreu. Son enfance se déroule au Maroc avant que l’adolescente ne débarque à Paris. Attirée par la chanson, elle fréquente le Petit Conservatoire de Mireille sous le nom de « Bergamotte », un personnage de chanteuse québécoise qu’elle crée de toute pièce. En hommage à la poétesse grecque antique Sappho, elle décide de choisir ce pseudonyme, avec un « P » de moins, pour enregistrer son premier album en 1977. A la même époque et en parallèle, elle fait partie de « La Bande à Basile » et du groupe « Odeurs », formations auxquelles elle collabore vocalement. Avec plusieurs cordes à son arc, Sapho écrit alors des romans et participe à un opéra avant de présenter un spectacle de reprises de Léo Ferré en flamenco en 2005.

Trois ans plus tard, elle sort un album intitulé « Universelle ». Il contient un véritable mélange d’influences qui vont du rock au funky en passant par le reggae et la musique arabo-andalouse. Sapho est une chanteuse de variétés dans la version la plus noble du terme. Mais elle n’est pas une chanteuse à succès. Elle prend toute sa dimension sur scène en faisant vivre les chansons qu’elle grave sur des disques comme dans autant d’écrins à ouvrir pour mieux en apprécier la texture. En octobre 2018, elle rend hommage très sobrement, grâce à des enregistrements piano-voix, à l’une de ses idoles en commercialisant l’album « Sapho chante Barbara ».
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10 janvier 1985 : Naissance, à Cernay, du chanteur et accordéoniste français Claudio CAPEO sous le vrai nom de Claudio Ruccolo. D’origine italienne, il découvre la musique en famille et apprend à jouer de l’accordéon dès l’âge de six ans. Ses parents l’encouragent dans cette voie et il participe à de nombreux concours dans toute l’Europe. A seize ans, adolescence oblige, il se passionne pour le rock métal et fait partie d’un groupe éphémère. Une fois cette aventure musicale terminée, il revient à l’accordéon pour rejoindre une formation de jazz africain pendant deux ans. En dehors de sa passion pour la musique, Claudio exerce le métier de menuisier décorateur à temps plein. Mais son accordéon n’est jamais bien loin et, un jour de 2008, un collègue lui conseille fortement de chanter en s’accompagnant de son instrument. Il suit le conseil et forme un groupe qui enregistre deux albums et se produit un peu partout en Europe. Au cours d’un concert donné au printemps de Bourges, une personne avisée lui conseille de participer au crochet télévisé de la chaîne privée française TF1 « The Voice la plus belle voix ». C’est ce qu’il fait en 2016 sans son accordéon pour obtenir un avis professionnel sur ses qualités vocales. Enrôlé dans l’équipe de Florent Pagny, il est éliminé au cours des duels. Mais cette expérience télévisuelle l’a fait remarquer par un public nombreux et, aussi, par un directeur de label, Sébastien Saussez qui lui propose de commercialiser un album de chansons originales. C’est très bien vu puisque l’opus reste cinq semaines en tête des ventes françaises et est récompensé par un disque de platine. Il est surtout porté par les titres « Un homme debout », « Ca va ça va », « Riche » et « Dis-le moi ».

Ce sont ces chansons qui attirent un très nombreux public là où il passe en concert comme notamment, le 20 juillet 2017 aux Francofolies de Spa en Belgique. Poursuivant le chemin que le succès lui a tracé, Claudio Capeo commercialise un nouvel album intitulé « Tant que rien ne m’arrête » à la rentrée 2018 et celui-ci est bien annoncé par de nombreuses radios qui en diffusent le premier extrait : « Ta main ».
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10 janvier 1985 : Le chanteur italo-belge Frédéric FRANCOIS reçoit un disque d’or pour son album contenant les succès « Mon coeur te dit je t’aime » et « On s’embrasse on oublie tout ». Le précieux objet lui est remis dans le cadre prestigieux des salons de l’hôtel Astoria à Bruxelles.

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PERRINE & JEANMI en 2006

PERRINE & JEANMI en 2006

10 janvier 2007 : Jusqu’au 13 janvier, le duo PERRINE & JEANMI se produit tous les soirs sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. Lauréats de la Biennale de la chanson française, à Bruxelles en 2004, Perrine et Jeanmi livrent un concert très inspiré dans une configuration acoustique minimale: « Délicate Attention ».
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Livret de l’album live posthume sorti en 2011

10 janvier 2010 : Décès, à Paris, du chanteur et musicien français Mano SOLO. Né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Manu Cabut, il est fils du dessinateur Cabu (Jean Cabut) assassiné lors de l’attentat du magazine français Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. C’est en 1980 que Mano Solo effectue ses premiers pas de musicien comme guitariste au sein d’un groupe punk appelé les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y a « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 1997, « Internationale Shalala » en 1999 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Mais les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo décède le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note-Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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10 janvier 2011 : Patrick FIORI entame une grande tournée des petites salles en Belgique francophone. Le plus récent album de Patrick Fiori est sorti en septembre 2010. Emmené par un titre composé par Jean-Jacques Goldman, « Peut-être que peut-être », l’opus a été aussi bien accueilli par les médias que par le public. C’est la crise et le début d’une année est toujours une période financièrement difficile. Fiori a donc décidé de se produire de manière intimiste dans des salles plus petites et rarement fréquentées par des artistes de sa carrure. En pleine maturité, le chanteur offre un moment unique de partage et d’intimité à ses fans et aux autres. Jusqu’au 21 janvier, sa tournée l’emmène à Louvain-la-Neuve, Colfontaine, Verviers, Namur, Seraing, Bruxelles, Braine-le-Comte, Ath et Braine l’Alleud.
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30 NOVEMBRE

Ray Briffeuil en 2001

30 novembre 1931 : Naissance, à La Bouverie, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond BRIFFEUIL mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL. Après avoir mené des études musicales, Raymond Briffeuil crée l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom en tant que chanteur. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi ». Sur le second, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu qui décède à Mons le 24 mars 2014.

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Marc Aryan en 1975

30 novembre 1985 : Décès, à Ohain en Belgique, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN. Il naît le 14 novembre 1926 à Valence, dans la Drôme en France, sous le vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus. Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965), « N° 1 au hit parade » (1967), « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973). La fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur et il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985. Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985. A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey, Anthony Quinn ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive » en 1979. En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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Philippe Luthers

30 novembre 2007 : Décès, à Liège, de l’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS. Né le 28 juillet 1955, il s’adresse, dès le milieu des années 1970, à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg et Jean-Jacques Goldman.

Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique francophone. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct. Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche » avec les frères Taloche. Chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans.
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Bruno Coquatrix

30 novembre 2010 : la capitale française possède désormais sa rue Bruno Coquatrix. C’est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui l’a inaugurée en présence de Popeck, Charles Aznavour et Salvatore Adamo. Ces 2 derniers artistes ont très souvent fréquenté les planches de l’Olympia, le célèbre music-hall dirigé par Bruno Coquatrix entre 1954 et 1979. Cette rue est bien évidemment située à proximité de la salle de spectacles du Boulevard des Capucines. Décédé en avril 1979, Bruno Coquatrix a d’abord été révélé comme auteur-compositeur à succès. Il a ensuite été producteur et directeur d’un label, les disques Versailles, avant de prendre la direction de Bobino, puis de l’Olympia qui porte toujours le nom de son ancien propriétaire.

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15 NOVEMBRE

Petula Clark en 1991

15 novembre 1932 : Naissance, à Epsom en Grande-Bretagne, de la chanteuse britannique Petula CLARK. Elle commence dans le show-business à l’âge de sept ans, guidée par un père anglais et infirmier qui ne connaît rien à ce milieu. Deux ans plus tard, elle chante déjà en français au cours d’une émission de la radio britannique BBC. Très vite, elle devient une vedette dans son pays natal en enregitrant des disques et en jouant dans des « musicals ». Et c’est finalement assez tard, en 1958, qu’on lui propose de venir en France pour chanter à l’Olympia en tant que vedette anglo-saxonne. Un producteur estime qu’elle a des chances de « percer » sur le marché français et, le lendemain de sa prestation, elle signe un contrat avec la firme phonographique Vogue France pour la publication de ses disques anglais en France. Un an après, lors d’un nouveau concert parisien, la chanteuse rencontre Claude Wolff, attaché de presse chez Vogue. Les deux personnes tombent amoureuses l’une de l’autre et elles se marient en 1961. Claude Wolff décide alors de s’occuper de la carrière de son épouse et de l’orienter vers le marché francophone en lui faisant enregistrer des disques dans la langue de Molière. En pleine époque yé-yé, Petula Clark devient l’une des chanteuses préférées des Français. Elle les séduit avec des titres qu’elle interprète avec un savoureux accent british qu’elle cultive avec attention: « Chariot », « Roméo », « Ya-ya twist », « Coeur blessé », « Elle est finie la belle histoire », « Dans le temps » (« Downtown »), « La nuit n’en finit plus », etc.

Elle chante aussi du Boris Vian et du Serge Gainsbourg (« O ô sheriff » en 1964). Depuis 1967, Petula Clark s’est installée à Genève (Suisse) avec son mari et ils ont eu trois enfants. La carrière de Petula Clark s’est ensuite étendue au monde entier et elle a beaucoup voyagé en ayant une résidence à Londres et un appartement à New York. Après les grands succès francophones du début des années 1960, Petula Clark se distingue encore par de nombreuses chansons: « Tout le monde veut aller au Ciel » (1967), « C’est Ma Chanson » (1967), « La dernière valse » (1967), « Le refrain de ma vie » (1970) ou « La chanson d’Evita » (1977). Petula Clark sort un nouvel album en français en 2012 qui a pour titre « Petula ». L’opus comprend treize chansons écrites et réalisées par Charles Aznavour, Benjamin Biolay, Salvatore Adamo, Michel Legrand et l’équipe de Thomas Dutronc. Il y figure aussi des duos avec Charles Aznavour, Ben L’Oncle Soul et Joyce Jonathan. En 2014, elle fait partie des artistes à l’affiche de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 12 février 2018, elle est sur la scène des Folies Bergère à Paris pour y interpréter plusieurs chansons dans le cadre de la Nuit de la Déprime mise sur pied par Raphaël Mezrahi.
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FRIDA & Daniel BALAVOINE : pochette du 45 tours de 1983

15 novembre 1945 : Naissance, à Bjorkasen en Norvège, de la chanteuse FRIDA sous le nom de Anni-Frid Synni Lyngstad. D’abord chanteuse de jazz avant de faire partie de la formation suédoise mondialement célèbre ABBA de 1972 à 1982, la brunette du groupe essaie ensuite d’entamer une carrière en solo en enregistrant un album produit par Phil Collins: « Something going’s on ». Cet album comporte un titre, « The face », composé par le chanteur français Daniel Balavoine. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’elle enregistre la chanson « Belle » (adaptation française d’un titre instrumental d’Abba, « The arrival ») en duo pour l’album « Abbacadabra » qui devait être la base d’un spectacle musical francophone basé sur le groupe Abba en 1983.

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Pierre Charby dans les années 1970

15 novembre 1947 : Naissance, à Meknès au Maroc, du chanteur français Pierre CHARBY. Professeur d’anglais, il a toujours été passionné de musique et rêvé d’être chanteur. Il arrive à Paris dans ce but au début des années 1970. En 1972, après avoir rencontré les producteurs et auteurs-compositeurs Mia Simille et Michel Delancray, il enregistre un premier 45 tours qui connaît un succès d’estime avec le titre « Oh Marie Maria ». Mais, un an plus tard, c’est l’explosion commerciale avec un « tube » phénoménal qui est un hommage aux Platters: « You ».

Profitant de la vague qu’il a lancée, Pierre Charby poursuit sa carrière en interprétant des slows références aux Platters: « Nous » et « L’amour fou » entre autres. Puis, son succès va s’estomper petit à petit. En 1979, il concrétise l’un de ses rêves: chanter sur scène avec les Platters durant une tournée d’environ deux ans. En 1988, Pierre Charby revient au premier plan de l’actualité de manière fort discrète: il est le chanteur et producteur du groupe « Le quart d’heure américain » qui connaît alors le succès avec « Au top des années 50 ». En 2013, Pierre Charby est à l’affiche de la dernière « tournée des idoles »: « Age tendre et tête de bois ». Il profite de ces spectacles pour faire connaître un nouvel album qu’il vient d’enregistrer et qui a pour titre « Le coeur battant ». En juillet 2018, l’artiste est été victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, en France, sur la côte d’azur où il séjourne.
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La pochette du 45 tours de 1974

15 novembre 1976 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN à l’âge de 72 ans. Né à Paris le 17 mai 1904, sous le véritable nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé, il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Moncorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa mère en 1918. A Paris où il vit désormais, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur est de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différentes opérettes. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « La môme caoutchouc » et « Quand on s’promène au bord de l’eau » dans les années 1930. Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie. Le 15 novembre 1976, Jean Gabin meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon ses dernières volontés, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest.
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Jenifer : pochette album 2010

15 novembre 1982 : Naissance, à Nice, de la chanteuse française JENIFER, Jenifer Yaël Dadouche-Bartoli de son nom complet. Sa mère étant chanteuse d’orchestre, Jenifer passe une enfance paisible dans sa ville natale où elle est bercée par la musique de Stevie Wonder, Edith Piaf, Charles Aznavour et James Brown entre autres. Sa grand-mère maternelle, quant à elle, l’initie au flamenco et aux chants polyphoniques corses. A l’âge de sept ans, elle surprend tout le monde lors d’une fête de famille en entonnant avec talent « Milord » d’Edith Piaf. En 1993, elle chante pour la première fois sur une scène: cela se passe en Corse et en première partie d’un gala de C. Jérôme. Par la suite, dès qu’elle en a l’occasion, elle se fait engager pour chanter dans les piano-bars et les restaurants de sa région natale. En 1997, elle s’inscrit à l’émission « Graine de star » de la chaîne télé française privée M6. Elle parvient à se hisser en finale et croit de plus en plus que son avenir est dans la chanson. Elle part s’installer à Paris et chante dans les bars et cabarets. En 2001, elle apprend que le concept « Star Academy » va être proposé en France par la chaîne de télé privée TF1 et elle s’inscrit au casting. Elle est sélectionnée de semaine en semaine pour rester au château et elle termine en remportant la victoire en finale devant le chanteur italo-belge Mario Barravecchia. Une des récompenses de cette première édition de la « Star Academy » est l’enregistrement d’un album. Celui-ci sort en 2002 et comporte une belle série de succès: « Donne-moi le temps », « Au soleil », « J’attends l’amour » et « Des mots qui résonnent ». Il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Jenifer part alors en tournée pendant six mois en France, en Belgique et en Suisse. Elle fait aussi escale cinq fois à l’Olympia de Paris. La chanteuse sort, en 2004, son deuxième album intitulé « Le passage » annoncé par le titre « Ma révolution ». Le succès est un peu moins important que celui du premier disque mais il est encore énorme et l’artiste part à nouveau en tournée. Désormais, Jenifer adopte un certain rythme qui lui permet d’alterner la sortie d’albums et l’organisation de tournées. En 2007 sort l’album « Lunatique » (avec le single « Tourner ma page ») puis, en 2010, « Appelle-moi Jen » (avec « Je danse ») et, en 2012 « L’amour et moi » (avec « Sur le fil »). Elle participe à ce moment à la saison 2 de l’édition française de l’émission « The Voice » sur TF1 en tant que membre du jury aux côtés de Garou, Bertignac et Pagny. Le 3 juin 2013, elle sort un album entièrement consacré aux chansons de France Gall: « Ma déclaration ». Ce qui se veut être un hommage avalisé par France Gall crée bien vite la polémique lorsque la veuve de Michel Berger dément tout accord à ce propos. Pendant l’été 2013, Jenifer participe à quelques festivals mais annule ensuite la tournée prévue pour l’automne 2013. En 2016, Jenifer annonce un nouvel album, « Paradis Secret », qui sort en octobre. En février 2017 la tournée « Paradis Secret Tour » démarre bien mais un grave accident de la route survient dans la nuit du 6 mars après un concert donné à Bruxelles. Le van de la chanteuse percute violemment une voiture se trouvant sur la bande d’arrêt d’urgence en causant la mort des deux passagers parmi lesquels le footballeur Youcef Touati, et blessant grièvement le conducteur. Légèrement blessée mais traumatisée, la chanteuse annule alors sa tournée. Elle revient à la vie publique pour la rentrée 2017 avec le tournage d’un film intitulé « Traqués » et une place de juré dans l’émission télévisée française « The Voice kids » sur la chaîne privée TF1. En octobre 2018, Jenifer commercialise son huitième album studio qui a pour titre « Nouvelle page ». L’opus, généreux, comprend 19 titres signés notamment par Slimane, Christophe Maé et Paul Ecole.
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Laura Smet au Festival de Cannes en 2008 – Photo (c) Georges Biard

15 novembre 1983 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Laura SMET. Fille de l’actrice Nathalie Baye et du chanteur Johnny Hallyday, ce dernier lui consacre, en 1986, une chanson écrite et composée par Jean-Jacques Goldman: « Laura ». Adolescente, comme bon sang ne saurait mentir, elle suit des cours de comédie. En 2002, elle est remarquée pour devenir l’héroïne du premier film de Xavier Giannoli: « Les corps impatients ». Elle y apparaît comme une actrice prometteuse en recevant un certain nombre de récompenses et de distinctions. La jeune femme se révèle cependant fragile et semble éprouver des difficultés avec la vie comme en témoignent certains faits divers relatés par la presse. En 2010, grâce à son demi-frère David Hallyday, elle fait ses premiers pas, intéressants, dans la chanson en interprétant avec lui la chanson « On se fait peur ». Deux ans plus tard, elle enregistre un titre, « 14h15 » sur une double compilation où d’autres actrices, comédiennes et artistes féminines figurent pour interpréter des chansons inédites sur la capitale française: « Elles Son Paris ».
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11 OCTOBRE

Jean-Jacques Goldman en 1990

11 octobre 1951 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Jacques GOLDMAN. Jean-Jacques naît dans une famille juive de quatre enfants. Il a une soeur qui est doctoresse et un frère, Robert, qui est auteur-compositeur de chansons. Il avait aussi un demi-frère, Pierre, militant d’extrême-gauche qui a été assassiné en 1979 par un groupe clandestin d’extrême-droite. Après avoir passé son bac en 1969, Jean-Jacques effectue des études supérieures de commerce à Lille jusqu’en 1973. A l’adolescence, passionné de musique et de Bob Dylan, il fonde un groupe avec des copains de lycée: « The Phalansters ». La formation se produit à quelques reprises dans des cercles d’étudiants et des maisons de jeunes. A la veille du départ de Jean-Jacques pour Lille, le groupe est dissous. En 1969, il fait aussi partie d’un groupe de paroissiens de Montrouge amateurs de gospel qui enregistrent un disque: « les Red Mountain Gospellers ». Jean-Jacques y joue de la guitare mais aussi de l’harmonica et de l’orgue. Deux ans après avoir terminé ses études, il est contacté par des amis musiciens du groupe Taï Phong. Leur chanteur est malade et ils ont besoin d’un remplaçant. Jean-Jacques accepte la proposition sans trop savoir si ce rôle de chanteur peut lui convenir. Et c’est le public qui va lui donner la réponse puisque le premier titre enregistré, « Sister Jane », est « le » « tube » de l’été 1975. Quelques mois plus tard, Jean-Jacques quitte le groupe et est persuadé qu’il peut entamer une véritable carrière de chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours avec deux titres: « C’est pas grave papa » et « Tu m’as dit ».

Le succès est timide mais on lui propose de retourner en studio pour un deuxième disque en 1977: « Les nuits de solitude ». Après un troisième essai en 1978, il change de maison de disques. Il débarque alors chez Epic où ses chansons motivent les responsables à lui laisser carte blanche pour réaliser un premier album. Goldman prend le temps de le peaufiner et l’opus sort en 1981 annoncé par une chanson qui cartonne: « Il suffira d’un signe ». Les autres titres de l’album ne connaissent pas la même popularité et la presse se déchaîne contre ce chanteur que certains qualifient d’insignifiant. Mais cela n’est pas grave puisque sa maison de disques insiste pour un deuxième album. Sorti en 1982, ce second opus est celui de la reconnaissance et toutes les radios diffusent « Quand la musique est bonne », « Comme toi » et « Au bout de mes rêves ». Avec son frère Robert, qui est devenu son manager entretemps, il fonde la maison de production JRG avec les initiales de Jean-Jacques et Robert Goldman. Le troisième album de Jean-Jacques est commercialisé en 1984 et porte un titre générique: « Positif ». Avec des succès comme « Envole-moi », « Encore un matin » et « Long is the road », il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Il est alors question d’organiser une tournée de concerts et le chanteur fait d’abord appel aux musiciens qu’il connaît: Michael Jones est de ceux-là. La gloire se poursuit en 1985 avec l’album « Non homologué » et les chansons « Je marche seul » et « Je te donne » (en duo avec Michael Jones). Désormais, Goldman est l’une des têtes de file de la chanson francophone. Il enchaîne les enregistrements et les tournées dont celle de 1986 qui donne lieu à un album live où l’on découvre la choriste Carole Fredericks. Nouvelle surprise qui prouve l’inspiration abondante de Jean-Jacques: il écrit, compose et interprète un double album en 1987. « Entre gris clair et gris foncé » contient à nouveau quantité de « tubes »: « Elle a fait un bébé toute seule », « Là-bas » (en duo avec Sirima), « Puisque tu pars » ou encore « Confidentiel ». Au cours de la tournée qui suit, le chanteur accorde une place bien particulière à ses musiciens qu’il met en évidence. Et l’évolution naturelle de Goldman va vers un travail vocal plus important avec un mélange de timbres et de tessitures. Cela aboutit à une nouvelle expérience musicale de taille en 1990 avec la sortie d’un album réalisé en trio: Frédéricks, Goldman et Jones. Ce qui n’était qu’une aventure intéressante devient une grosse parenthèse dans la carrière de Goldman qui enregistre un second album avec Carole Fredericks et Michael Jones mais aussi avec les Choeurs de l’ex-Armée Rouge. L’opus a pour titre « Rouge » et, malgré son aspect très particulier, il connaît lui aussi un très grand succès populaire. Deux tournées francophones ont lieu avec cette formule du trio. Puis, en 1997, Jean-Jacques reprend seul le chemin des studios pour y enregistrer des chansons plus acoustiques: « On ira », « Sache que je », « Nos mains », « Quand tu danses » et « Bonne idée » se retrouvent sur l’album « En passant ». Alternant sans cesse les genres musicaux, Goldman imagine un autre projet pour 2001: composer et interpréter des chansons qui donnent envie de danser, des « chansons pour les pieds » (titre de l’album). Et, une fois de plus, les mélodies sont servies dans un emballage hors du commun: le boîtier du CD est à nouveau en métal mais laqué blanc et bleu cette fois. Il se vend à 1.600.000 exemplaires. Dans la foulée, une tournée est mise sur pied et, à ce jour, il s’agit de la dernière tournée de concerts effectuée par Jean-Jacques Goldman. Depuis 2004, l’artiste semble avoir décidé de mettre sa carrière de chanteur entre parenthèses. Mais, par contre, il ne cesse d’écrire et de composer pour d’autres chanteurs et chanteuses: Liane Foly, Patrick Fiori, Garou, Calogero et Circus. Il est celui qui a révélé une Céline Dion toute en nuances vocales lors de l’album qu’il a réalisé pour elle en 1995. Il apparaît aussi lors de concerts d’autres artistes et enregistre aussi quelques duos. En novembre 2012, le label de production indépendante des internautes créé par le fils de Jean-Jacques Goldman, Michaël, lance l’idée de faire interpréter les chansons de JJ Goldman par la jeune génération. L’album s’appelle tout simplement « Génération Goldman » et le succès est tellement important qu’un deuxième volume est commercialisé dans le courant de l’année 2013. Durant la même année, deux sondages réalisés par des journaux classent Goldman comme personnalité préférée des Français. Lors du décès de René Angelil au début 2016, c’est à Jean-Jacques Goldman que Céline Dion demande d’écrire et composer la chanson de circonstance « Encore un soir ». Enfin, à chaque fois au rendez-vous annuel des « Enfoirés » pour les soirées qu’il a décidé de mettre en place dès 1986, Jean-Jacques décide d’en arrêter la réalisation en mai 2016. Fin 2018, le clip de la chanson « Les gens qu’on aime » de Patrick Fiori permet d’apercevoir furtivement le compositeur Jean-Jacques Goldman dont les apparitions publiques sont désormais rarissimes. Jean-Jacques serait le troisième artiste à avoir vendu le plus de disques en France: près de 28 millions d’albums et de singles confondus.
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En 1999

11 octobre 1979 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française LARUSSO sous le nom de Lætitia Serero. D’un père marocain et d’une mère tunisienne juive, Larusso est la cousine de l’animateur français de télé et de radio Arthur. Dès son enfance, elle se passionne pour la musique et rêve d’être chanteuse. Les occasions se présentent pour elles lors de fêtes familiales, de mariages ou de communions et elle n’hésite pas à créer un petit groupe dont elle est la meneuse. A 18 ans, elle a l’opportunité d’enregistrer un disque qu’elle sort sous le nom de Larusso en raison de la teinte de ses cheveux (un peu comme Axelle Red). La chanson qui a pour titre « Je survivrai » est une remise au goût du jour d’une mélodie interprétée en français par Régine dans les années 1970 mais initialement un « tube » de Gloria Gaynor : « I will survive ».

Dans la foulée, elle publie un second single qui va connaître un véritable ras-de-marée médiatique: « Tu m’oublieras » en 1999. Et il s’agit, à nouveau, d’une chanson interprétée par Régine en 1980 cette fois sous le titre « Tu oublieras ». Plus de 1.200.000 exemplaires de ce nouveau disque de Larusso vont être vendus. Le troisième disque de la chanteuse, « On ne s’aimera plus jamais », sera encore un beau succès qui annonce la sortie de son premier album intitulé « Simplement ». Après une tournée d’été en première partie de Johnny Hallyday en 2000, elle connaît encore une grande popularité avec la chanson « Il suffira » et elle passe en vedette à l’Olympia de Paris avant de proposer des concerts au Canada, à la Réunion et en Europe francophone. A la fin de l’année 2001, Larusso sort un nouveau single, « Entre nous », extrait de son deuxième album éponyme. Mais, cette fois, le succès n’est pas au rendez-vous et l’artiste doit très vite déchanter en perdant rapidement son statut de vedette populaire. On ne reverra plus Larusso avant 2006 et un bref passage dans l’émission « Hit Machine » à l’occasion des dix ans de ce programme télévisé diffusé sur la chaîne privée française M6. Trois ans plus tard, avec une coiffure brune plutôt que rousse, elle reprend le chemin des studios pour y enregistrer son troisième album appelé « My box » et qui ne va pas connaître des ventes formidables. En 2011, Larusso fait partie de l’aventure de la Tournée des Années 90 Dance Machine. Et, au début de l’année 2012, elle commercialise une nouvelle chanson, « Untouchable », qu’elle enregistre avec B-Real le chanteur du groupe de rap Cypress Hill. Par la suite, la chanteuse effectue encore quelques apparitions publiques assez sporadiques lors d’événements caritatifs ou sociaux. En 2019, elle participe à la tournée « Born in 90 » qui rassemble des chanteurs qui ont connu le succès dans les années 1990 : Lââm, Ménélik, Zouk Machine, Allan Théo, Worlds Apart, Indra ou Benny B entre autres. En mai de la même année, Larusso commercialise un single avec la chanson « Crois-moi » qui annonce un nouvel album prévu pour octobre.
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11 octobre 1994 : sortie du premier album des « ESCROCS » « Faites-vous des amis ». Le public y découvre le style persifleur et joyeux de ces trois jeunes Parisiens. C’est un succès, grâce au simple « Assedic », pamphlet musical sur le chômage, qui est largement diffusé par les radios. Juste avant la sortie de l’album, les Escrocs sont conviés par Alain Souchon à assurer sa première partie au Zénith du 4 au 6 octobre 1994. Le groupe se sort parfaitement grandi de cette première expérience scénique devant des salles de près de 3.000 personnes.

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11 octobre 2010 : Sortie de l’album de Florent MARCHET « Courchevel ».
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Frank Alamo en 1964

11 octobre 2012 : Décès, à Paris, du chanteur français Frank ALAMO. Né le 12 octobre 1941 à Paris sous le nom de Jean-François Grandin, il est le fils d’un industriel qui fabrique des téléviseurs alors que l’essor de la télévision est à son paroxysme. Passionné de musique, Jean-François commence à chanter très tôt comme soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. C’est Eddie Barclay en personne qui le pousse à enregistrer son premier disque après l’avoir entendu dans un cabaret de Val d’Isère, la station de sports d’hiver française. Il prend pour pseudonyme Frank comme diminutif de François et Alamo comme référence à l’un de ses films préférés: le western « Fort Alamo » avec John Wayne. Fidèle à l’image qu’il a donnée à Barclay lors de leur rencontre, il commence sa carrière dès 1963 en reprenant en français toute une série de « tubes » anglo-saxons qui vont faire son succès: « Ma biche » (« Sweets for my sweet »), « Le chef de la bande » (« The leader of the pack »), « Je me bats pour gagner » (« A hard day’s night ») ou « Da doo ron ron ». A la fin de l’année 1964, Frank se produit en première partie de la tournée de Sheila juste après les Malgaches Surfs. Jusqu’en 1969, il va connaître une belle popularité avec des titres comme « Loop de loop » (1963), « File, file, file » (1963), « Reviens vite et oublie » (1963), « Allô Maillot 38-37 » (1964), « Sing c’est la vie » (1965) ou « Sur un dernier signe de la main » (1966). En 1969, il décide de se consacrer à autre chose que la chanson. Il s’oriente vers la photographie mais ne s’éloigne pas trop du show-business en réalisant des pochettes de disques pour certains artistes comme Dalida par exemple. En 1983, il se lance dans la construction d’une voiture de luxe et devient le directeur de la société française fabriquant la Jeep Dallas, un SUV avant la lettre. Cette aventure-là dure quinze ans: le temps de vendre 5.000 véhicules. Dans les années 2000, comme bon nombre de ses collègues idoles des années 1960, il va embarquer dans la tournée « Age tendre et tête de bois » et participer à quelques éditions. C’est au cours de l’un de ces spectacles qu’il va apprendre être atteint de la maladie de Charcot qui va diminuer ses facultés physiques au fil du temps. Malgré cela, il est encore présent, parfois en chaise roulante, sur la tournée à de nombreuses reprisesFrank Alamo rend son dernier soupir chez lui  le 11 octobre 2012, la veille de son anniversaire, à Paris. Il avait en projet la sortie d’un nouvel album déjà bien élaboré et qui, à ce jour, n’est toujours pas commercialisé. Frank Alamo est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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26 SEPTEMBRE

Philippe Lavil en 1989 – Photo (c) Agence Stills

26 septembre 1947 : Naissance, à Fort-de-France en Martinique, du chanteur français Philippe LAVIL. Né sous le nom de Philippe Durand de La Villejégu du Fresnay, il est un descendant des « békés », ces colons français qui ont fui le régime du roi Louis XV en 1750. Ses parents sont alors les exploitants d’une bananeraie. A l’âge de treize ans, Philippe est envoyé en France dans un pensionnat de la Drôme. Et, par la suite, son prof d’anglais, qui n’est autre que le chanteur néo-zélandais Graeme Allwright, l’initie également à la chanson. Vivement intéressé par cette découverte, Philippe Lavil s’achète une guitare et décide de devenir chanteur. Mais ses parents ont d’autres projets d’avenir pour lui et il suit les cours d’une école de commerce durant trois ans. Le virus musical est cependant le plus fort et il parvient à enregistrer un premier 45 tours en 1969: « A la califourchon ». Le disque n’est pas un succès. Mais Eddie Barclay chez qui il vient de sortir ce premier disque croit en l’artiste et lui permet de commercialiser un second vinyle avec la chanson « Avec les filles je ne sais pas » qui est l’un des grands « tubes » français de 1970.

Désormais, Philippe Lavil n’est plus un inconnu et sa popularité ravit les journaux à sensation de l’époque que l’on ne qualifie pas encore de « people ». C’est ainsi qu’il apparaît à la une de cette presse comme le fiancé de la princesse Caroline de Monaco notamment. Après ce premier grand succès, Lavil compose beaucoup pour d’autres artistes, comme Gérard Lenorman, avant de reprendre le chemin des studios. Il le fait en 1977 pour enregistrer un album dont deux titres obtiennent les faveurs des radios: « Hey Mister Lee » et « Février de l’année dernière ». Puis, à nouveau, Philippe Lavil s’absente des médias pour revenir, tel un boulet de canon, avec un énorme « tube » signé Didier Barbelivien et Michel Héron en 1982: « Il tape sur des bambous » qui se vend à près de deux millions d’exemplaires. Sa carrière est cette fois bien lancée et il ne compte pas la lâcher. Il va ainsi enregistrer succès sur succès: « Elle préfère l’amour en mer », « La chica de Cuba », « Jamaicaine », « Elle tricote des pulls pour personne », « Savana Kumba » ou encore « Kolé Séré » en duo avec Jocelyne Béroard en 1987. Depuis cette période faste, Lavil n’a de cesse de mélanger musicalement ses racines et ses influences dans ses chansons qui, toutes, ont un parfum d’exotisme. Ses albums « Retour à la case créole » (2002), « Calypso » (2007) et « La part des anges » (2011) en sont des exemples parfaits. En 2012, il rejoint la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » comme parrain de la saison 7. Et, cinq ans plus tard, il remet le couvert pour participer à la nouvelle formule du spectacle « Age tendre ».
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Johny Fostier en 1976

26 septembre 1951 : Naissance du musicien et chanteur belge Johnny Callens mieux connu sous le nom d’artiste de Johny FOSTIER. Musicien de bal originaire de la région de Tournai en Belgique, il fait partie, avec trois autres compères dont le Français Alain Delorme, du groupe Crazy Horse qui enregistre de grands succès populaires durant la première partie des années 1970. Après la dissolution du groupe, il entreprend, comme Alain Delorme, une carrière de chanteur soliste dont la popularité n’égale toutefois jamais celle des Crazy Horse. Entre 1977 et 1984, Johny enregistre toute une série de 45 tours dont certains titres marchent bien: « Viens dans mes bras » (1981), « L’autoroute de l’amour » (1981), « La petite Aurélie » (1983) ou « Viens le temps d’une danse » (1984).

Lorsque, au début des années 1990, des compilations compactes du groupe « Crazy Horse » sortent à la faveur de la nostalgie des seventies, Johny Fostier s’insurge contre la promotion qu’en fait le seul Alain Delorme en tant que chanteur du groupe. Redevenu ensuite Johnny Callens, le musicien s’occupe désormais de gérer un réseau de boulangeries-patisseries dans les régions de Tournai et Mouscron. De temps à autre, il se produit encore lors de l’une ou l’autre fête locale comme, par exemple, le 21 juin 2015, à Wattrelos dans le nord de la France. Ou encore le 21 juillet 2019, à l’occasion de la fête nationale belge, sur un podium à Mouscron en compagnie de Jean-Pierre Mader et Philippe Lafontaine.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

26 septembre 1981 : Naissance, à Uccle (B), de la chanteuse et comédienne belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD. Son père étant de nationalité suisse, elle vit son enfance en région romande à Bionay dans le canton de Vaud. Puis c’est en Belgique qu’elle passe sa jeunesse près de Nivelles et, la passion du théâtre la dévorant, elle entre au Conservatoire de Bruxelles. En juin 2002, elle est diplômée et obtient le prix de déclamation. Alors qu’elle décroche assez vite un bon nombre de rôles au théâtre, elle se laisse aller à la chanson et s’inscrit au concours « Musique à la Française » qu’elle remporte en 2004. La même année, elle se classe deuxième à la Biennale de la chanson française de Bruxelles. Ces deux distinctions lui permettent de participer à quelques festivals de renom en 2005: « Alors, Chante ! » à Montauban (F), Francofolies de Spa (B), le Coup de Coeur Francophone de Montréal (Qc) et, aussi, les Jeux de la Francophonie à Niamey au Niger. Dans la foulée, Stéphanie sort son premier album qui a pour titre « A coeur ouvert ». Même si elle consacre beaucoup de son temps à la chanson, la jeune femme désire aussi écrire pour le théâtre. Et on ne peut vraiment lui donner tort puisque, en 2006, sa pièce « Dans tes bras » reçoit le prix Georges Vaxelaire de l’Académie Royale de langue et littérature françaises de Belgique. Le 5 septembre de la même année, Stéphanie la chanteuse se produit pendant quatre jours sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine ». Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Quelques mois plus tard, au cours de l’été 2007, elle décide de faire une pause pour explorer d’autres horizons musicaux en vue de l’enregistrement d’un deuxième album. Cet opus intitulé « Insomnies » sort en 2009 et s’avère plus poétique ainsi que musicalement différent avec des ambiances sonores très travaillées. Il permet à l’artiste de repartir sur les scènes de Belgique et d’ailleurs: aux Francofolies de Spa et au Brussels Summer Festival entre autres.

A la rentrée 2009, elle assure la première partie de quelques concerts où Maurane rend hommage à Claude Nougaro. Puis Stéphanie a aussi l’opportunité de se produire au Maroc, en Pologne et en Hongrie. En 2011, elle part aux Etats-Unis, à Los Angeles, où elle enregistre quelques titres qui se retrouvent sur un disque sorti sous le nom de “Blanche” et produit par Robert Carranza. Elle s’isole à nouveau par la suite et séjourne un moment au Cap-Vert. Elle y compose la plupart des chansons de l’opus « “Les Beaux Jours“ qu’elle présente le 31 mars 2015 lors d’un concert presté au Botanique à Bruxelles. Le chanteur belge Daan a écrit avec Stéphanie le morceau « Décor » et ils l’interprètent ensemble sur l’album. L’année 2015 est aussi marquée par le tournage d’une série télévisée belge, « Ennemi public », dont Stéphanie est le personnage principal. Et elle revient au théâtre en 2017 avec une pièce qu’elle a écrite et qui est mise en scène par Daphné Dheur, une autre comédienne-chanteuse belge: « Je suis un poids plume ».
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Tino Rossi dans les années 1950 – Photo (c) Rimis

26 septembre 1983 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, du chanteur français Tino ROSSI à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer du pancréas. Né le 29 avril 1907 à Ajaccio (Corse, France), Constantin, dit « Tino », est attiré dès son plus jeune âge par la chanson. Et sa voix, particulièrement claire, ne laisse pas son entourage indifférent. L’école n’est pas la plus grande passion du jeune Constantin qui, une fois adolescent, profite plus de ses dons vocaux pour séduire les jeunes filles. C’est ainsi qu’à l’approche de ses 20 ans, il tombe amoureux d’une violoniste qu’il accompagne sur le continent et qu’il épouse. Il devient le papa d’une fille prénommée Pierrette puis divorce. Après un bref retour sur l’île de beauté, Tino arrive cette fois à Marseille avec une deuxième épouse. Il y accomplit divers petits boulots provisoires et alimentaires. Il déménage à Aix-en-Provence où il fait la connaissance d’un tourneur: Louis Allione. Ce dernier lui permet de se produire dans des petites salles de la région où on présente Tino Rossi comme « le roi des chanteurs de charme ». En 1932, il enregistre, à Marseille, un disque gadget qui sert de cadeau à sa maman. Mais un producteur parisien est dans la boutique où Tino grave sa voix sur ce disque en fer blanc et il le convie à « monter » à Paris pour y réaliser un « vrai » disque. Il est en effet épaté par la tessiture du jeune homme dont les cordes vocales présentent en fait une anomalie lui permettant de couvrir deux octaves et demi. Deux chansons sont gravées sur ce premier disque « professionnel »: « O Ciuciarella » et « Ninni Nanna ». De retour à Marseille, l’artiste est engagé plusieurs jours à l’Alcazar et au Théâtre des Variétés. Tout cela l’amène assez naturellement à signer un premier contrat avec une maison de disques. Et c’est chez Columbia qu’il enregistre son premier « tube »: « Le tango de Marilou ». Parallèlement à cet engouement discographique, sa carrière prend aussi une ampleur étonnante sur scène. Il se produit ainsi un peu partout en France mais aussi en Belgique. A Paris, il chante à l’ABC et au Casino. Son physique fait réellement « craquer » la gent féminine dont il devient l’idole. Et les producteurs de cinéma, bien conscients du profit à en tirer, vont faire appel à Tino Rossi qui, dès 1936, tourne dans « Marinella », un film écrit et réalisé autour de sa personne. Et c’est un véritable triomphe. C’est l’époque du « Front Populaire » en France et Tino chante même pour des grévistes. Les radios des Etats-Unis diffusent alors les disques. Sa chanson « Vieni Vieni », enregistrée par de grands orchestres populaires américains, se classe en tête du hit-parade de l’époque: « Top tune of the week ». Le chanteur est alors appelé à se produire aux USA pour quelques récitals et intéresse Hollywood qui lui propose des rôles au cinéma. Mais Tino a le blues de la France et ne se plaît pas outre-Atlantique. Il décline les offres pourtant alléchantes qui lui sont faites. Le chanteur revient donc en France quelques mois avant l’éclatement de la seconde guerre mondiale. Il travaille dans la zone libre de la France et tourne ainsi en 1941 dans le film « Le soleil a toujours raison » où il interprète « Le chant du gardian ». Ensuite, malgré la guerre, Tino Rossi continue à travailler, tournant même un film en 1943 pour la Continental allemande: « Mon amour près de toi » de Richard Pottier. Avec d’autres artistes toutefois, il fait, à sa manière, de la résistance en prenant part à de nombreux actes de bravoure. En 1946, enfin libérée des contraintes de la guerre, l’industrie cinématographique reprend ses activités et, pour Tino Rossi, le film s’appelle « Destins » toujours réalisé par Richard Pottier. Il y chante une berceuse oubliée et retrouvée par ses auteurs Henri Martinet et Raymond Vincy: « Petit papa Noël ». Alors qu’il va poursuivre ses activités d’acteur jusqu’en 1954, il chante, pour la première fois, « Petit Papa Noël » en public sur la scène de l’A.B.C. en 1948. Le succès de cette chanson ne va jamais fléchir au point de la voir devenir un grand classique de Noël dans les pays francophones. A 47 ans, Tino Rossi arrête le cinéma et tente l’aventure nouvelle de l’opérette. Ses premiers pas dans « Méditerranée » de Francis Lopez et Raymond Vincy en 1955 sont un triomphe. Il mène désormais cette carrière en parallèle avec l’enregistrement de chansons. En 1963, il connaît à nouveau un succès discographique étonnant avec « Le temps des guitares » en pleine époque « yé-yé ». Six ans plus tard, il revient une dernière fois en chanteur d’opérette fouler la scène du Mogador à Paris pour « Le Marchand de soleil ». Au début des années 1970, Tino Rossi se retire petit à petit mais effectue encore des galas, des tournées et des enregistrements. Il est aussi de plus en plus présent sur les écrans de télévision français en participant à des émissions de Jean-Christophe Averty, Maritie et Gilbert Carpentier, Guy Lux ou Jacques Chancel. A la fin de l’année 1982, le chanteur corse propose une série de concerts pour ses 50 ans de carrière dans la salle de ses débuts: le Casino de Paris. Il y présente des nouvelles chansons comme « La guerre des gosses » et le fait pendant près de deux mois. Le dernier spectacle a lieu le 2 janvier 1983 et constitue l’ultime apparition de Tino Rossi sur scène. Il lutte alors déjà contre la maladie et le cancer du pancréas qui l’oblige à être hospitalisé pour une lourde opération en mars. Très affaibli, le chanteur finit par succomber le 26 septembre 1983. Ses obsèques sont nationales et célébrées trois jours plus tard en l’église parisienne de la Madeleine. Mais c’est à Ajaccio, en sa terre natale de Corse, que Tino Rossi est finalement inhumé après que le corbillard a traversé une grande partie de l’île salué de village en village par des milliers de personnes. Au cours de sa carrière, Tino Rossi aurait vendu près de 700 millions de disques dans le monde dont un très grand nombre de « Petit Papa Noël ».
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26 septembre 1985 : Lors de l’émission « Y’en aura pour tout le monde » sur la radio Europe 1 à Paris, l’humoriste Coluche lance le concept des « Restos du Coeur ». Cette initiative sera approuvée par des chanteurs comme Jean-Jacques Goldman qui lancera l’idée d’un disque puis d’un concert caritatif.
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23 SEPTEMBRE

Romy Schneider

23 septembre 1938 : Naissance, à Vienne en Autriche, de l’actrice française d’origine allemande Romy SCHNEIDER, de son vrai nom Rosemarie Magdalena Albach. Enfant de la balle née dans une famille d’artistes, elle entame sa carrière d’actrice en Allemagne alors qu’elle est en pleine adolescence. De 1955 à 1957, elle se fait connaître en endossant le rôle de l’impératrice Elisabeth d’Autriche dite « Sissi ». En 1958, elle fait la connaissance d’Alain Delon, se fiance avec lui et s’installe en France où elle commence à tourner une quantité de films à succès. Parmi ces films, il y a « Les choses de la vie » de Claude Sautet où elle joue aux côtés de Michel Piccoli en 1970. C’est là que, pour la seule fois de sa vie, Romy Schneider va enregistrer une chanson en français: « La chanson d’Hélène ».

En 1981, le fils de son premier mariage meurt tragiquement et accidentellement à l’âge de quatorze ans en s’empalant sur la grille de sa propriété. Romy Schneider en est très affectée et, le 29 mai 1982, l’actrice est retrouvée morte dans son appartement de la rue Barbet-de-Jouy à Paris. Bien que de l’alcool et des médicaments se soient trouvés sur le bureau où elle était en train d’écrire au moment de son décès, aucune autopsie n’est décrétée afin qu’elle « garde son secret avec elle » selon le magistrat qui classe l’affaire. Romy Schneider est enterrée le 2 juin 1982 au cimetière de Boissy-sans-Avoir.
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Julio Iglesias en 2012

23 septembre 1943 : Naissance, à Madrid, du chanteur espagnol Julio IGLESIAS sous le nom de Julio Iglesias de la Cueva. Sa première passion est pour le football qu’il pratique au Real de Madrid où il est un jeune gardien de but prometteur. Mais il est victime d’un grave accident de voiture le 22 septembre 1962 et il reste paralysé pendant de nombreux mois. Pour tuer le temps qu’il doit passer immobilisé, il se procure une guitare et commence à composer des chansons. Entre 1965 et 1970, l’idée de devenir chanteur s’installe en lui et, en 1970, il parvient à être sélectionné pour représenter son pays au Concours Eurovision de la Chanson où il chante « Gwendolyne » et termine à la quatrième place. Les portes d’une carrière internationale s’ouvrent à lui et, en 1972, il se classe dans les hit parade de nombreux pays avec un succès en espagnol: « Un canto a Galicia ». Ensuite, Julio se concentre sur le marché de son pays d’origine pour sortir, en 1975, un des tubes de cet été-là: « Manuela ». C’est à ce moment que les responsables de sa maison de disques prennent conscience du potentiel artistique international détenu par le chanteur qui semble obtenir aussi un beau succès auprès de la gent féminine. Il est donc décidé que Julio Iglesias chantera dans plusieurs langues et que ses chansons originales espagnoles seront traduites ou adaptées dans chaque langue par les meilleurs auteurs du genre dans les pays ciblés. C’est ainsi qu’à partir de 1977, l’artiste interprète des chansons en anglais, espagnol, italien, allemand, portugais et en français. L’une de ses premières chansons dans la langue de Molière a pour titre « Ne t’en va pas je t’aime » et elle précède des « tubes » comme « Je n’ai pas changé », « Aimer la vie », « Pauvres diables », « Viens m’embrasser », « Où est passée ma bohème », « Il faut toujours un perdant », « Le monde est fou le monde est beau », etc.

Depuis cette époque, même s’il a interprété des chansons dans de nombreuses langues et s’il s’est installé aux Etats-Unis un long moment, Julio n’a jamais dédaigné le répertoire francophone et il a notamment enregistré en espagnol les titres « El amor », adaptation de « La tendresse » de Daniel Guichard, et « Me olvide de vivir » (« J’ai oublié de vivre » de Johnny Hallyday). L’artiste a aussi toujours veillé à commercialiser régulièrement des albums en français: « Aimer La Vie » (1978), « A vous les femmes » (1979), « Sentimental » (1980), « Fidèle » (1981), « Et l’amour créa la femme » (1982), « En français » (2004) et « L’homme que je suis » (2005). En 2007, il enregistre aussi l’album « Quelque chose de France » où figure un duo avec Françoise Hardy (« Partir quand même ») et un autre avec Charles Aznavour (« Que c’est triste Venise »). Pour son 72e anniversaire, en 2015, Julio annonce qu’il va sortir un album consacré à des reprises de chansons mexicaines: « Mexico ». Mais il ajoute que c’est le dernier album qu’il enregistre car, selon ses dires, « travailler un an et demi sur un album est un temps très long ». Le chanteur espagnol signale par contre qu’il continuera à se produire sur scène tant qu’il le pourra.
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23 septembre 1969 : Naissance, à Marseille, du chanteur français Patrick FIORI sous le véritable nom de Patrick Jean-François Chouchayan. Son père est d’origine arménienne et sa mère d’origine corse. Il passe son enfance à Marseille et, à douze ans déjà, il révèle sa passion pour le chant en décrochant un rôle dans sa ville natale pour la comédie musicale « La légende des santonniers » de Franck Fernandel. Quatre ans plus tard, grâce au soutien de la famille, il peut enregistrer un premier disque intitulé « Stéphanie ». Les chansons qu’il grave ensuite sur des 45 tours lui permettent de se faire remarquer par l’équipe de l’émission télévisée française « Les habits du dimanche » proposée par Léon Zitrone. C’est là que le public commence à le connaître et cela va lui donner l’occasion d’assurer des premières parties pour des concerts de Gilbert Montagné et de Michèle Torr. Il décide alors de participer à un maximum de concours dans le but de s’affirmer face aux professionnels et de décrocher enfin le contrat dont il rêve. En 1992, il remporte ainsi quelques prix qui attirent l’attention d’autres artistes comme Fabienne Thibeault ou François Valéry. Ce dernier lui compose la chanson « Mama Corsica » qu’il interprète pour la France au concours Eurovision de la Chanson le 15 mai 1993 et qui se classe 4e. Cette performance ne va pas signifier la fin de la galère pour Patrick qui persévère en produisant lui-même ses disques. En 1995, Pascal Sevran l’invite sur le plateau de « La chance aux chansons » et, deux ans plus tard, il se présente à l’audition pour la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » que Luc Plamondon et Richard Cocciante viennent de mettre en chantier. Il obtient le rôle de Phoebus qui interprète chaque soir sur scène la chanson « Belle » qu’il partage avec Frollo (Daniel Lavoie) et Quasimodo (Garou). Le succès du spectacle musical est énorme et la tournée mobilise ses artistes pendant des mois. Mais Patrick Fiori en sort grandi et, désormais, il est une vedette. Il signe un contrat avec la firme de disques Sony Music et sort le troisième album de sa carrière en 1998: « Prends-moi ». En 2000, il enregistre l’album « Chrysalide », dont l’une des chansons, « Que tu reviennes », est un grand succès écrit par Calogero. Quelques mois plus tard, en octobre, il passe pour la première fois sur la scène de l’Olympia. Les albums s’enchaînent alors de manière régulière tous les deux ans et, donc, en 2002, il y a un album éponyme d’où est extrait un premier single dont la chanson « Marseille » est écrite par Jacques Veneruso. Ce premier morceau envoyé aux radios sera suivi par « Je sais où aller » écrit par Jean-Jacques Goldman. Les tournées deviennent alors de longues séries de concerts livrés dans une grande partie des pays francophones européens. Et, à partir de là, comme les spectacles, les albums vont se succéder de manière régulière avec un succès ascendant. Il y a en 2005 « Si on chantait plus fort » (avec « Toutes les peines » et « Quatre mots sur un piano ») puis, en 2008, « Les choses de la vie », un opus qui rend hommage au cinéma grâce à des reprises de thèmes célèbres (« Le Parrain », « Borsalino » et « Jeux interdits » entre autres) pour lequel il reçoit un disque de platine. Deux ans plus tard, la chanson « Peut-être que peut-être » annonce l’album suivant qui a pour titre global « L’instinct masculin ». Patrick y interprète une chanson en duo avec Johnny Hallyday: « Je viendrai te chercher ». Ce CD, également disque de platine, va servir de support à la tournée suivante au cours de laquelle un concert sera enregistré pour un album et un DVD en public au Dôme de Marseille. En février 2014, l’artiste sort un nouvel opus dont le titre « Elles », écrit et composé par Jean-Jacques Goldman, est le premier à être envoyé aux medias. Cet album intitulé « Choisir » précède une nouvelle tournée qui emmène Fiori sur les scènes de France, de Belgique et de Suisse durant l’automne 2014. Un an plus tard, l’artiste est à la base d’un projet qui voit le jour avec succès: un album qui célèbre les chansons corses qui sont interprétées par divers chanteurs français et par lui-même: « Corsu Mezu Mezu ». En 2017, Patrick annonce la sortie de son dixième album, « Promesse », pour la fin du mois de septembre. Il y interprète des chansons en duo avec Slimane et Soprano et quelques titres sont écrits par Serge Lama, Ycare ou Jean-Jacques Goldman notamment. Fin 2018, le clip de la chanson « Les gens qu’on aime » permet d’apercevoir furtivement le compositeur Jean-Jacques Goldman dont les apparitions publiques sont désormais rarissimes.

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Bourvil – Photo (c) Mainbourg

23 septembre 1970 : Décès, à Paris, de l’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL. Né le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare sous le nom d’André Raimbourg, le jeune garçon ne connaîtra jamais son père tué en 1918 durant la Grande Guerre. Il passe son enfance dans le village normand de Bourville avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci: un agriculteur nommé Ménard. Ayant appris le métier de boulanger, il pense toutefois que c’est dans la musique que son avenir se trouve. Pour ce faire, il s’installe dans la région parisienne et s’inscrit à de nombreux crochets radiophoniques. Marié à Jeanne Lefrique en 1943, c’est avec elle qu’il emménage à Vincennes jusqu’en 1947. En 1945, il se fait remarquer en interprétant la chanson « Les crayons » qui va lui permettre de tourner dans son premier film: « La ferme du pendu » de Jean Dréville. Sa carrière de chanteur commence donc en même temps que celle d’acteur. Et on peut dire que, jusqu’en 1963, il mène les deux de front. Parmi ses grands succès de chanson, on retient « Pour sûr » (1946), « La rumba du pinceau » (1947), « A bicyclette » (1948), « La tactique du gendarme » (1949), « Ballade irlandaise » (1958), « Salade de fruits » (1959), « Ma p’tite chanson » (1960), « Le p’tit bal perdu » (1961), « Un clair de lune à Maubeuge » (1962) ou « La tendresse » (1963). Bourvil est aussi à l’affiche de quelques opérettes dans les années 1950. Il y apparaît aux côtés de Luis Mariano dans la version filmée du « Chanteur de Mexico » (avec Annie Cordy) ou aux côtés de Pierrette Bruno dans « Pacifico » entre autres. En 1967, Bourvil enregistre aussi « Les Girafes », une chanson signée par un jeune auteur-compositeur ayant pour nom Michel Berger. La même année, alors qu’il tourne le film « Les Cracks », Bourvil apprend qu’il est victime d’un myélome et que ses jours sont désormais comptés. Mais cela ne va rien changer à son rythme de travail qu’il maintient au plus haut. Il tourne des films encore et encore comme, en 1967 justement, « Les Arnaud » avec Salvatore Adamo pour qui c’est la première expérience cinématographique. En 1970, Bourvil enregistre avec Jacqueline Maillan une parodie de « Je t’aime moi non plus »: « Ca », version senior désopilante de la chanson de Gainsbourg et Birkin sortie quelques mois plus tôt. Ensuite, il tourne « Le Cercle Rouge », un autre film dramatique avec Alain Delon et Yves Montand et « Le Mur de l’Atlantique » alors qu’il est littéralement au bout du rouleau. Ces deux films sortent après sa mort qui survient le 23 septembre 1970 à Paris. Bourvil a alors 53 ans. Il est inhumé à Montainville, village des Yvelines où il possédait une maison de campagne.
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20 JUIN

Anne Sylvestre en 2001

20 juin 1934 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française Anne SYLVESTRE. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967. En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ». Le début des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec. Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons. Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel. En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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20 juin 1980 : L’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA se produit, dans le cadre du Festival d’été de Québec, au Petit Théâtre du Champlain à Québec. Il y propose le spectacle intitulé « Avec ou sans veston » qu’il a créé en Belgique, à Liège, au théâtre du Nouveau Gymnase, en février 1980.

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20 juin 1984 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète franco-israélien AMIR sous le nom complet de Laurent Amir Khlifa Khedider Haddad. Né d’un père d’origine tunisienne et d’une mère marocaine juive, il vit sa prime enfance à Sarcelles avant de partir vivre en Israël à l’âge de huit ans. Son parcours scolaire est tout à fait correct et il se destine à être dentiste lorsque sa passion pour la musique et la chanson le pousse à s’inscrire à un télé-crochet. La finale de ce concours télévisé israélien lui permet de se faire connaître comme chanteur en 2006. Tout en poursuivant ses études, il parvient à enregistrer un premier album en 2011 où il reprend notamment en hébreu les chansons « J’te l’dis quand même » de Patrick Bruel et « Désenchantée » de Mylène Farmer. Amir décide alors de revenir en France et d’y tenter sa chance en tant qu’artiste. Pour ce faire, il participe au casting du télé-crochet « The Voice » sur la chaîne privée française TF1. Il est sélectionné et participe à l’émission dès janvier 2014. C’est Jenifer qu’il désigne comme coach vocal et il atteint la finale pour terminer à la troisième place derrière Kendji Girac et Maximilien Philippe. Il enregistre alors le duo « Le soleil de ma vie » avec Camille Lou qui figure sur l’album « Forever gentleman » à la rentrée de 2014. Fort de cette nouvelle et rapide popularité, Amir entre en studio pour préparer un premier opus personnel en français. Suivant l’exemple d’autres pays qui ont agi de cette manière, et avec brio, les années précédentes, Nathalie André, la directrice des divertissements de la chaîne de télévision publique France 2, décide d’envoyer un candidat de « The Voice » au concours Eurovision de la Chanson en 2016. Et son choix se porte sur Amir qui représente donc la France à Stockholm le 14 mai 2016 avec le titre « J’ai cherché ». Cette chanson figure sur le premier album du chanteur commercialisé fin avril 2016: « Au coeur de moi ». Amir se classe sixième au concours Eurovision 2016.

La carrière d’Amir semble bien démarrer et les récompenses s’accumulent déjà pour lui: meilleur artiste français aux MTV Europe Music Awards et révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards en novembre 2016. En 2017, l’artiste rejoint la troupe des Enfoirés pour son célèbre spectacle annuel. En octobre de cette année-là, Amir sort son deuxième album qui a pour titre « Addictions » et qui remporte un succès encore plus important que le premier. Fin 2018, l’opus « Addictions » est réédité avec quatorze nouveuax titres dont « Longtemps » et « Cinq minutes avec toi » sont des succès. Au sortir du confinement imposé par la propagation du coronavirus Covid-19 au début de l’année 2020, Amir présente le titre principal de son nouvel album, « La fête », le 12 juin 2020 au cours de l’émission télévisée de TF1 « La chanson de l’année » qui se déroule sans public dans la cour du Palais Royal à Paris.
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Mochélan en 2013 aux Francofolies de Spa (c) Passion Chanson

20 juin 2010 : La finale du concours musical « l’Envol des Cités » 2010 se tient au Théâtre Royal de Mons (B). Les seize artistes ou groupes participants ont invité un nombreux public à venir les rejoindre. A l’issue d’une tournée de sept concerts organisée d’avril à mai dans les grandes villes du Hainaut, quatre groupes ou artistes sont récompensés parmi lesquels le slammeur francophone Mochélan, de Charleroi, qui reçoit le Prix du Jury pour le titre « Notre ville ».

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FACIR20 juin 2013 : « Les états généreux de la musique » se tiennent à Bruxelles (B) à l’initiative de la FACIR, la Fédération des Auteurs, Compositeurs et Interprètes Réunis. Pendant toute une soirée, des dizaines d’artistes, chanteurs et musiciens, belges francophones échangent des idées concernant leur présent et, surtout, leur avenir artistique. Y assistent également des organisateurs de festivals, des programmateurs de spectacles, des producteurs de disques, des recruteurs de talents, des managers de labels, des diffuseurs, des journalistes, des administrateurs de la société des auteurs belges (SABAM), des personnes des médias, des responsables politiques et des directeurs de lieux culturels. Malgré les conclusions volontaristes de ce grand rassemblement inédit et malgré la volonté de présenter ces conclusions au monde politique juste avant les élections de législatives de mai 2014, les belles idées de la FACIR semblent ne pas avoir vraiment trouvé d’écho à ce jour dans une société où le pouvoir économique et l’argent ont plus de poids que le pouvoir des rêves et la culture.
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Céline Dion

20 juin 2016 : Premier concert de la chanteuse canadienne Céline DION en Europe après le décès de son mentor et mari René Angélil en janvier 2016. Elle le présente au Sportpaleis d’Anvers en Belgique où elle déclare: « Je ne peux m’empêcher de penser à René, il est là, avec nous. Je tiens à vous remercier pour tous vos mots, vos regards, vos sourires. Les enfants et moi, nous allons bien, alors tout va bien. Les larmes ont laissé la place aux sourires. Je suis là pour passer du temps avec vous, je n’ai pas l’intention de quitter la scène« . Le spectacle est le premier d’une tournée décidée avant le décès de René et qui prend l’allure d’un hommage à celui qui a découvert Céline Dion à l’âge de douze ans pour en faire une star mondiale aux quelque 240 millions d’albums vendus en 35 ans de carrière. A Anvers, Céline commence son show avec la chanson « Encore un soir » écrite par Jean-Jacques Goldman pour évoquer les derniers moments du couple. Puis elle enchaîne avec ses « tubes » éternels et quelques chansons d’un nouvel album à paraître d’ici quelques mois. Comme cette reprise de la chanson « Ordinaire » de Robert Charlebois ou d’autres titres signés pour elle par Serge Lama ou Francis Cabrel. Après Anvers, la star mondiale de la chanson s’arrêtera à Paris-Bercy pour neuf soirées avant de rejoindre son Québec natal.
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19 JUIN

En 2006

19 juin 1973 : Naissance, à Tours, de la chanteuse française NADIYA sous le nom de Nadia Zighem. Sa famille est d’origine algérienne et elle est la cadette des six enfants. C’est l’athlétisme qui passionne d’abord la petite fille qui se dirige tout naturellement vers des études sportives. A seize ans, elle est sacrée championne de France du 800 mètres dans la catégorie juniors. Elle se découvre alors des talents de chanteuse et décide de partir pour Paris où, encouragée par l’humoriste Smaïn, elle s’inscrit en 1996 au casting de « Graines de stars », le crochet télévisé de la chaîne privée M6. Elle y connaît la gloire en remportant trois fois le concours. Et cela lui permet d’enregistrer un premier disque produit par Smaïn en 1997. Les professionnels de la chanson s’intéressent à elle et, en 2000, elle fait partie des choristes figurant sur l’album de Stomy Bugsy « Trop jeune pour mourir ». Un an plus tard, la chanteuse saisit l’opportunité d’enregistrer un premier single, « J’ai confiance en toi », qui connaît un succès léger confirmé par un second essai qui se classe dans le top 30 des ventes: « Chaque fois ». Les deux titres sont repris ensuite sur l’album « Changer les choses » qui n’atteint pas des sommets de popularité. Ce succès mitigé n’empêche cependant pas Nâdiya d’être nommée aux Victoires de la Musique en 2002. Dès 2003, le producteur Thierry Gronfier s’intéresse à l’artiste et lui fait enregistrer les chansons qui vont vraiment la faire sortir de l’anonymat: « Parle-moi » se classe quatrième dans les hits français mais est aussi un tube en Belgique et en Suisse.

L’album « 16/9 », consécutif à ce succès, est également une des meilleures ventes francophones de l’année 2004. Mais cette popularité va être amplifiée encore par le score sans appel du single suivant: « Et c’est parti », un tube européen.

En 2005, l’album « 16/9 » reçoit la Victoire de la musique dans la catégorie rap/hip-hop/R&B. Un an plus tard, le troisième album est lancé par le duo avec Smartzee: « Tous ces mots ». L’opus intitulé simplement « Nâdiya » se classe vite comme le plus vendu en France. Le public de Nâdiya rêve alors de la découvrir sur scène et une première tournée de concerts est prévue pour 2006 puis reportée à 2007 avant d’être à nouveau postposée à 2008 sans raison particulière. En 2008, l’artiste enregistre un duo avec Enrique Iglesias, « Tired of being sorry », où elle répond au chanteur hispano en français « Laisse le destin l’emporter ». Cette chanson occupe la première place des classements de vente français et belges durant plusieurs semaines. A la fin de la même année, elle commercialise l’album « Electron libre ». Alors qu’elle n’a toujours pas proposé, sur scène, autre chose que des petites prestations sur des podiums télévisés ou radiodiffusés, Nâdiya semble s’éloigner du show-business en 2010 même si elle participe brièvement en 2011 à l’aventure télévisée de « Danse avec les stars » sur la chaîne privée française TF1. En décembre 2017 toutefois, Nadiya revient à la musique et propose, notamment sur YouTube, le clip d’une nouvelle chanson en français au titre anglais : « Unity ». Son retour se poursuit en 2018 avec le titre « Nirvana » et, au début 2019, avec « Top ». Ce dernier morceau annonce un nouvel album qui est intitulé « Odyssée » et qui est commercialisé au printemps 2019.
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En 1981

19 juin 1986 : Décès à Opio (Alpes-Maritimes, France), dans un accident de moto, de l’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE. Coluche, de son vrai nom Michel Colucci, naît le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche a imposé, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire en France. Parallèlement à ses activités d’humoriste, il s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse » aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin ». Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos », composée par Jean-Jacques Goldman et dont il assure l’introduction. Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ». Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Au point de tater lui-même de la musique à chaque fois qu’il en a l’occasion. Il participe ainsi à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ». La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ». Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986.

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