SEVRES Christine

Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

La chanteuse et comédienne française Christine SEVRES naît sous l’identité de Jacqueline Christine Boissonnet le 25 mars 1931 à Paris. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Anton Tchékhov ou Carlo Goldoni. L’amitié chansonnesque de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons, qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelait pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962 avec des chansons de Ferrat comme « La fête aux copains ».

 

Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse réalisé avec l’aide des arrangeurs Alain Goraguer et Jean-Claude Vannier. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public.

Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ».

En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. Elle fait encore un rapide retour à la musique en réenregistrant le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys en 1980. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse.

A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

BARRIER Ricet

Ricet Barrier

Le chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER naît sous l’identité de Maurice-Pierre Barrier le 25 août 1932 à Romilly-sur-Seine. Son père est alors chef metteur au point dans les usines de bas et chaussettes Dupré. Il passe une grande partie de sa jeunesse, après être passé par Paris, Sully-sur-Loire, Dieppe, Lyon et Sète, à Arcueil (Val-de-Marne) où ses parents reprennent un petit commerce de bonneterie. Il se destine à être professeur d’éducation physique dès ses 20 ans. Mais, parallèlement à cette activité, il va s’intéresser aussi à la musique et apprendre à pincer les cordes d’une guitare, d’un banjo ou d’un ukulélé. Se découvrant une passion pour l’alliance des mots et des notes, il écrit quelques chansons qui ont pour titre « L’auto-stop » ou « La demoiselle de Montauban ».

Il présente ses chansons d’amateur au cabaret « Le Directoire » puis au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille au milieu des années 1950. En 1955, il effectue une tournée d’été avec Marie Dubas. Compositeur, il rencontre Bernard Lelou avec qui il va d’abord proposer une chanson aux Frères Jacques : « Dolly 25 ».

Ensuite, Ricet Barrier se produit dans les cabarets parisiens de la rive gauche : le Cheval d’or, l’Ecluse, L’Echelle de Jacob, chez Plumeau, Ma Cousine, le Don Camillo, la Méthode, Chez Claude ou encore la Fontaine des quatre saisons. En 1958, l’année de son service militaire d’où il sort réformé, il rencontre le découvreur de talents et producteur phonographique Jacques Canetti. Grâce à ce dernier, il enregistre son premier disque pour le label Philips : « La Servante du château » qui reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.

L’artiste chante alors au théâtre des Trois Baudets avec Serge Gainsbourg, Bernard Haller, Raymond Devos, Guy Béart et Jacques Brel. Ricet Barrier quitte le label Philips et est engagé dans l’équipe d’Eddie Barclay en 1966. Il effectue une première tournée de concerts au Québec et rencontre Jean-Claude Vannier qui réalisera toutes les orchestrations de ses enregistrements chez Barclay et, donc, la chanson « Les vacanciers » qui devient un des succès de l’été 1968.

Ensuite, le chanteur va continuer à s’affirmer comme interprète de mélodies qui marquent leur époque par une certaine gouaille audacieuse : « Stanislas », « Les Spermatozoïdes » (1974) ou « Y’a plus d’sous » (1978).

La plupart des quinquagénaires des années 2010 se souviennent sans doute de sa voix qu’il prête au petit canard Saturnin dans la série télévisée des sixties signée Jean Tourane.

Il est aussi le narrateur de la première série des épisodes du dessin animé « Les Barbapapas ».

Au rayon des anecdotes biographiques, on peut évoquer la fête qui est célébrée autour de lui en 1989 au festival « Alors Chante » de Montauban. Sont réunis, pour l’occasion, ses amis Polper et Lyl, Pharamond et Grall, Yvan Dautin, Les Douglas’s, José Barrense, Dias, Michel Musseau, Julos Beaucarne, Sarcloret, Xavier Lacouture, Pierre Vassiliu, Rabetaud et Desmond, Raoul Petite, Maurice Baquet, Gilbert Laffaille, Sue et les Salamandres, Roger Gicquel, José Artur, Christian Marin et les Frères Jacques. Ricet Barrier monte une dernière fois sur scène en 2010 au « Chat-huant » à Sadirac en Gironde (F). Quant à sa dernière apparition à la télévision, elle a lieu peu de temps avant son décès au cours de l’émission « Les Années Bonheur » présentée par Patrick Sébastien sur France 2. Ricet Barrier décède le 20 mai 2011 à Clermont-Ferrand des suites d’un cancer à l’âge de 78 ans.

.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

JOCELYNE

JOCELYNE en 1966

La chanteuse française JOCELYNE naît le 14 août 1951 à Tunis, en Tunisie, sous le vrai patronyme de Jocelyne Esther Journo. Très tôt intéressée par la musique, elle enregistre un premier disque en pleine période « yé-yé » alors qu’elle n’a que douze ans. Nous sommes en 1964 et le succès n’est pas immédiat malgré le sens du rythme certain de l’interprète. Jocelyne possède une voix très particulière qui rappelle celle de la chanteuse américaine Brenda Lee. Elle est d’ailleurs très vite baptisée « la Brenda Lee française » par les responsables de l’émission pour jeunes « Salut les Copains » sur la station de radio périphérique française Europe 1. Avec ces arguments-là, la chanteuse va faire de son deuxième disque un vrai succès commercial. Mais elle profite aussi de sa réputation puisqu’elle décide carrément d’enregistrer deux adaptations françaises de Brenda Lee: « Le dimanche et le jeudi » (« Lonely lonely lonely me ») et « J’ai changé de pays » (« Heart in hand »).

Elle commercialise un album 33-tours au début de l’année 1965. Après trois années de succès en France, Jocelyne décide de s’attaquer au marché canadien où elle connaît aussi une certaine popularité. Au point d’être un peu oubliée du public français lorsqu’elle revient en Europe en 1970. Elle enregistre alors deux 45-tours avant de trouver la mort dans un accident de moto le 25 juin 1972 à Brie-sur-Marne. Son corps repose au cimetière parisien de Pantin. Un disque posthume sort ensuite et il contient une version très originale de « My way » (« Comme d’habitude ») arrangée par Jean-Claude Vannier ainsi qu’une chanson intitulée « Qui la nuit » écrite par Alain Bashung et Michel Bernard.

Un double CD de compilation des principaux titres de Jocelyne est commercialisé dans la série « Salut les Copains » de Universal Music en 2015. Ce disque compact permet de se rendre compte que la chanteuse a ouvert, bien plus tard, la voie à d’autres artistes féminines francophones comme Axelle Red par exemple.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MARIE (Marie-France Dufour)

MARIE en 1972

La chanteuse française MARIE naît le 8 août 1949 à Nancy sous le nom de Marie-France Dufour. Elle commence à chanter au sein de groupes de bals dans sa région natale. Elle y interprète divers succès des années 1960 comme ceux d’Eddy Mitchell. Artiste jusqu’au bout des ongles, elle vit la fin des années 1960 dans une communauté hippie qu’elle abandonne dès ses premiers succès. Les premières traces discographiques de la chanteuse remontent à 1970 lorsqu’elle enregistre un 45 tours sous le nom de Marie Marie. Les deux chansons sont signées par Serge Koolenn qui s’apprête à fonder le groupe « Il était une fois »: « Dieu laisse-moi t’embrasser » et « Coucher d’amour ».

L’artiste enregistre également sa première chanson sous le nom de Marie la même année: un duo avec Patrick Beauvarlet intitulé « Julien Juliette » et également écrit et composé par Serge Koolenn.

En 1971, la carrière de l’interprète commence à décoller et elle reçoit le Prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa (B) en chantant « Il ne faut jamais sourire d’un enfant ».

La même année, elle est récompensée par la Rose d’or du festival d’Antibes pour la chanson « Soleil ».

Le succès discographique est au rendez-vous et les radios diffusent ensuite « Souviens-toi de moi ».

En 1973, Marie représente Monaco au Concours Eurovision de la chanson avec « Un train qui part ». Elle se classe 9e sur 17 et son chef d’orchestre est Jean-Claude Vannier qui dirige en gants blancs.

Le 26 juillet 1974, elle interprète « Rik Rak » dans l’émission de la télé française « Midi Trente » de Danièle Gilbert où elle croise le groupe « Il était une fois » et l’un de ses musiciens, Lionel Gaillardin, dont elle tombe amoureuse. Elle l’épouse ensuite et ils auront un enfant ensemble.

La même année, elle est présente dans les hit-parade avec le titre « L’otage », adaptation française de « The hostage » de Donna Summer composé par Giorgio Moroder et Pete Bellotte.

L’année suivante, c’est encore une adaptation qu’elle interprète et, cette fois, il s’agit de « SOS » qui garde le même titre que l’original interprété par le groupe Abba.

Les enregistrements de Marie se raréfient à ce moment mais elle accompagne le plus souvent possible son mari dans le sillage du groupe « Il était une fois » et elle s’occupe de leur enfant. Lorsque la formation se dissout en 1979, elle songe sérieusement à reprendre sa carrière de chanteuse. Et, en 1980, elle obtient le rôle d’Éponine dans la première version de la comédie musicale « Les Misérables » d’Alain Boublil, Jean-Marc Natel et Claude-Michel Schönberg mise en scène par Robert Hossein au Palais des sports de Paris. Cette extraordinaire expérience scénique, aux côtés de Jean Vallée, Rose Laurens, Yvan Dautin, Maurice Barrier ou Fabienne Guyon, n’a pas de lendemain et il faut attendre 1988 pour retrouver la chanteuse sur un nouveau 45 tours avec « Bulles de chagrin », un titre enregistré sous le nom de Marie Marie qu’elle avait déjà utilisé pour son premier disque en 1970.

Comme si la boucle de sa carrière était bouclée en revenant au pseudonyme de ses débuts, l’artiste décède le 18 octobre 1990, à Colombes, d’une leucémie foudroyante.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CASTELAIN Jean-Pierre

Jean-Pierre Castelain en 1983

L’auteur, compositeur, interprète et musicien français Jean-Pierre CASTELAIN est né le 20 décembre 1946 à Haut-Arques. Bien qu’excellent interprète des chansons qu’il écrit et compose, Jean-Pierre est surtout connu pour avoir été l’orchestrateur et arrangeur de bon nombre d’artistes français majeurs comme Françoise Hardy, France Gall ou Michel Berger entre autres. Il passe son enfance dans le Pas-de-Calais à la campagne où, petit garçon, il joue du tambour dans la fanfare municipale avant d’entamer des études secondaires en ville. Comme c’est la mode en ce début des années 1960, il se passionne pour la guitare et, plus particulièrement, la guitare électrique. En 1965, il fait partie d’un groupe de sa région natale: les « Yeomen ». Un an plus tard, et ça ne s’invente pas vu ses origines, Jean-Pierre est guitariste chez « Les Bourgeois de Calais » qui connaissent un bon petit succès en France.

Avec quelques membres de ce groupe, il part à Paris pour y créer, en 1967, le groupe « Les Fleurs de Pavot » qui, comme son nom semble l’indiquer, va livrer de la musique psychédélique: une première en français. Le 33 tours reprend des titres comme « Psycha bourrée », « La force fait l’union », « Dites-le avec des fleurs de pavot », Super Gril » ou « Hippies nous voilà ». Jean-Pierre Castelain, alors surnommé « Zorba », est à la guitare et au chant. Il interprète les chansons souvent signées par Jean-Claude Vannier et enregistrées par le « géant » Bernard Estardy au Studio de la Grande Armée à Paris.

Le disque est le coup unique d’un producteur et Castelain décide alors d’entamer une carrière de chanteur soliste. En 1969, il enregistre un premier 45 tours chez Vogue. Les chansons ont pour titres « Comme un bébé » et « Même si je voulais ». Elles sont musicalement proches de celles de Ronnie Bird. Cela ne marche pas du tout et l’artiste replonge dans l’anonymat de ceux qui sont derrière les chanteurs.

Jusqu’en 1972. Date à laquelle il parvient à signer l’enregistrement d’un album chez Warner France. Jean-Pierre Castelain y joue de tous les instruments et réalise ce qui est peut-être l’un des premiers disques pop en français comme en témoigne un des titres de l’album « De mes yeux vu »: « J’suis dans la pop music ». L’opus connaît un beau succès d’estime auprès des professionnels sans plus.

Il est suivi d’un 45 tours (« Monsieur Dugenou ») avant que Castelain n’enregistre deux autres simples avec l’Electric Max Band en 1972 et 1973. Parallèlement, en 1973 toujours, il collabore activement au succès du premier album de Jeanne-Marie Sens dont il écrit les chansons comme « En plein coeur ».

Plus tard, il réalise aussi quelques disques destinés au jeune public avec la même Jeanne-Marie Sens. Il travaille alors également pour la chanteuse Christine Corda et le chanteur Denis Pépin. En 1974, il s’entoure des musiciens du « Système Crapoutchik » pour enregistrer, à nouveau sous son nom, l’album « Albéria ou l’histoire d’Albert »: le héros de cette histoire est un gars qui, après être né par -20°C, va devenir un exemplaire agent des Postes avant de terminer sa vie édenté et obligé de consommer de la purée en permanence. Le disque est encensé par la critique mais totalement boudé par le public.

Un an plus tard, toujours plus ambitieux, Jean-Pierre Castelain sort cette fois un double album intitulé « Le miroir » avec des textes importants.

Presque simultanément, toujours en 1975, il enregistre un 33 tours consacré aux enfants: « La souris s’en va t’en guerre ».

En 1978, il crée sa propre société de production, Spartacus, qui s’occupe de ses disques et de ceux d’autres artistes comme Emmanuel Booz par exemple. C’est d’ailleurs sous ce nouveau label qu’il sort l’album « Le funambule » en 1979 avec des accents de jazz-rock. Deux ans plus tard, alors que la France s’apprête à élire un président de gauche, François Mitterrand, Jean-Pierre Castelain commercialise un 45 tours dont le titre principal est « Je donnerai ma voix ». En 1982 paraît l’album « De bric et de broc », avec la chanson « Babylone », qui obtient, lui aussi comme les précédents, un enième succès d’estime sans vraiment rencontrer le public.

Plutôt déçu par toutes ses aventures d’interprète sans lendemains, il achète un studio d’enregistrement pour produire de la musique publicitaire et ce travail l’occupe de plus en plus. Il réalise des mélodies de pubs pour Raider, Mars, Président et Renault entre autres. Il se consacre aussi à composer et à réaliser quelques génériques d’émissions de télé françaises. Epuisé par tant de boulot en si peu de temps, il se retire un moment dans le calme des îles tropicales avant de revenir travailler au studio Aquarius à Genève pour des artistes comme Hugues Aufray, Phil Collins, Duran Duran, Jacques Higelin, Catherine Lara, Claude Nougaro ou Zucchero entre autres. En 1991, on le retrouve comme compositeur et instigateur d’un 45 tours enregistré par toute une série d’artistes au profit de l’UNICEF sous le titre « L’enfant de demain ». La voix de Jean-Pierre Castelain y côtoie celles de Manu Dibango, Jocelyne Beroard, Louis Bertignac, Jane Birkin, Robert Charlebois, Hervé Cristiani, Idrissa Diop, Jean Guidoni, Jacques Higelin, Khaled, Francis Lalanne, André Lamy, Herbert Léonard, Jeane Manson, Gilbert Montagné, N’Zongo Soul, Nicoletta, Yannick Noah, Sabine Paturel, Roé et Touré Kunda. Après des années de travail pour les autres, Jean-Pierre Castelain revient à la chanson en 2004 avec un album édité à compte d’auteur et intitulé « Citoyen du monde » où il reprend, notamment, la chanson de 1981 « Je donnerai ma voix ». La même année, il ouvre la « Ch’ti Académy » dans sa région natale du Pas-de-Calais: il y initie les enfants à la musique, la danse, le théâtre et la poésie. Le 3 août 2019, Jean-Pierre Castelain meurt à Carcassonne. Pour en savoir plus sur la carrière et la discographie de Jean-Pierre Castelain, CLIQUEZ ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

25 JUIN

Robert Charlebois en 1990

25 juin 1944 : Naissance, à Montréal, de l’auteur-compositeur-interprète canadien Robert CHARLEBOIS. Adolescent, il se passionne pour le théâtre au point d’entamer des études à l’Ecole nationale avant de se tourner vers la chanson en livrant des prestations en 1962 en lever de rideau de Félix Leclerc notamment. En 1965, il enregistre un premier album mais le véritable succès public n’arrive qu’avec le quatrième intitulé « Lindbergh » en 1968. La chanson qui donne son titre à l’album est un duo que Robert interprète avec Louise Forestier et son succès est tel que Charlebois devient une vedette outre-Atlantique.

Au point de se produire à l’Olympia de Paris en 1969 en première partie de Georgette Plana devant un public totalement déconcerté. De retour au Québec, Charlebois devient rapidement incontournable dans le paysage de la chanson de la Belle Province. Il multiplie les succès: « Dolorès », « Québec Love », « Les ailes d’un ange », « Ordinaire », « Conception » et « Entre deux joints ». Et cela l’oblige à honorer les publics canadien et français en traversant souvent l’Atlantique. Dans les années 1970, il tourne en France au même programme que Léo Ferré. Au fil des ans, Charlebois se place de plus en plus dans la lignée des grands artistes de chanson québécois au même titre par exemple que Félix Leclerc ou Gilles Vigneault avec qui il interprète en 1974 la fameuse chanson de Raymond Lévesque: « Quand les hommes vivront d’amour ». Au niveau du public francophone européen, Robert Charlebois connaît le succès avec « Je reviendrai à Montréal » en 1976, « J’veux d’l’amour » en 1979 ou encore des chansons signées Luc Plamondon comme « J’t’aime comme un fou », « News » et « Les talons hauts » en 1982. Ensuite, Robert Charlebois commercialise régulièrement ses albums des deux côtés de l’Atlantique en gardant un public fidèle. La fin des années 1980 et les décennies suivantes sont moins teintées de succès. En 1992, l’oeuvre de l’artiste québécois s’enrichit d’un « opérock » consacrée au découvreur Jacques Cartier. Il s’agit d’une suite de chansons qu’il a écrite, composée et enregistrée sur un double album. Un an plus tard, Charlebois se voit décerner au Québec un Félix d’hommage pour l’ensemble de son œuvre. Mais sa carrière reste au repos pendant quelques années. En 2001, le chanteur revient au devant de l’actualité avec un nouvel album, « Doux sauvage », qui lui permet, notamment, de faire le tour des festivals européens comme « Alors, Chante ! » à Montauban (F) ou les Francofolies de Spa (B). Après une énième compilation de ses grands succès en 2005 et un double CD-DVD réalisé en public en 2006, il faut attendre 2010 pour voir Robert Charlebois enregistrer un album de chansons nouvelles: « Tout est bien ». L’opus en question sort en France et en Europe pour l’été 2012. Il faut ensuite encore attendre sept ans pour profiter du disque suivant : « Et voilà » est en effet commercialisé au Québec et disponible sur les plateformes de streaming en 2019.
.
**********
.
ZEGERS Jacques - Pochette 45t 198425 juin 1947 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles), du chanteur, comédien et journaliste belge Jacques ZEGERS. Enfant, il se passionne pour la musique et, dès ses seize ans, il commence réellement à chanter dans les moindres occasions puis dans divers cabarets bruxellois. Il est aussi tenté par le journalisme, profession qu’il exerce parallèlement à ses activités artistiques. Ses chansons l’amènent à fréquenter de nombreux festivals internationaux où Jacques Zegers connaît un certain succès. Sa popularité sur scène ne se traduit toutefois pas dans les ventes des disques qu’il enregistre. Jusqu’en 1983 où il se révèle vraiment au grand public grâce aux diffusions de son titre « Pour elle » par les radios libres et nationale francophones belges. Ce succès lui permet de proposer une chanson pour la sélection belge du concours Eurovision de la Chanson en 1984. Qualifié, il interprète ainsi « Avanti la vie » à Luxembourg et se classe 8e sur 19. Avec cette chanson, il devient connu en Turquie et au Portugal où le titre se classe n°1 au hit-parade des ventes de 45 tours.

A ce moment, il est toujours, et depuis 1975, le responsable publicitaire des hebdomadaires « Le Marché » et « De Markt ». Suite au concours Eurovision, il perd ce job mais gagne l’opportunité d’enregistrer un album intitulé « 1001 amis ». Puis il interprète « L.A. en Olympie » qui est l’hymne officiel belge des Jeux olympiques d’été de 1984 à Los Angeles. Après avoir écrit, pour le chanteur belge Henri Seroka, quelques textes de chansons pour enfants comme « Johan et Pirlouit » ou « Marsupilami », Jacques Zegers se tourne un moment, en 1987, vers le théâtre au sein de la troupe des « Copains d’abord ». Il écrit aussi un roman qui a pour titre « Le noeud au mouchoir ». Il devient alors responsable de la publicité pour le guide gastronomique Henri Lemaire et il le reste pendant treize ans. En 2014, à 67 ans, Jacques Zegers n’oublie pas la musique et il se met à écrire quelques chansons pour Megan Giart, une candidate de la première saison de « The Voice Belgique ». Et, en 2018, il se présente comme candidat du parti centriste Défi aux élections communales dans la localité belge de Sombreffe.
.
**********
.

25 juin 1948 : Naissance, à Tsunoi Iwami, du chanteur japonais Kenji SAWADA qui connaît son heure de gloire en 1975 avec trois 45 tours: « Mon amour je viens du bout du monde », « Attends-moi » et « Fou de toi ». Si, dans les pays francophones européens, Kenji est connu comme le seul interprète de variétés japonais ayant jamais chanté en français, dans son pays natal il est aussi réputé comme poète lyrique et acteur. Il a entrepris sa carrière musicale à la fin des années 1960 en étant le chanteur du groupe « The tigers ». En 1970, après la séparation des Tigers, Sawada crée un nouveau groupe: « PYG » qui ne sort qu’un seul album et qui ne dure qu’un an. Puis, Kenji Sawada commence une carrière solo qui lui permet de vendre plus de douze millions de singles. Il est ainsi devenu la plus grande star masculine japonaise des années 1970 et 1980.

.
**********
.

Jacques Brel en 1957 – Photo (c) Jacques Aubert

25 juin 1958 : Alors que l’Exposition Universelle bat son plein à Bruxelles, le lieu festif de l’événement, la Belgique Joyeuse, accueille, à partir de 16 heures, la présentation des coureurs et des équipes du Tour de France cycliste dont le départ est donné dans le cadre de la manifestation internationale. Et, pour l’occasion, un grand spectacle gratuit est proposé à 20 h. 30 par la radio périphérique française Europe 1 avec Jacques BREL, Raymond DEVOS et Charles TRENET dont le succès du moment est « Le jardin extraordinaire ».

 

.
**********
.

JOCELYNE en 1966

JOCELYNE en 1966

25 juin 1972 : Décès de la chanteuse française JOCELYNE au cours d’un accident de moto. Née le 14 août 1951 en Tunisie sous le vrai patronyme de Jocelyne Esther Journo, elle s’intéresse très tôt à la musique. Et elle enregistre un premier disque en pleine période « yé-yé » alors qu’elle n’a que douze ans. Nous sommes en 1964 et le succès n’est pas immédiat malgré le sens du rythme certain de l’interprète. Jocelyne possède une voix très particulière qui rappelle celle de la chanteuse américaine Brenda Lee. Elle est d’ailleurs très vite baptisée « la Brenda Lee française » par les responsables de l’émission de radio pour jeunes « Salut les Copains ». Avec ces arguments-là, la chanteuse va faire de son deuxième disque un vrai succès commercial. Mais elle profite aussi de sa réputation puisqu’elle décide carrément d’enregistrer deux adpatations françaises de Brenda Lee: « Le dimanche et le jeudi » (« Lonely lonely lonely me ») et « J’ai changé de pays » (« Heart in hand »). Elle commercialise un album 33-tours au début de l’année 1965. Après trois années de succès en France, Jocelyne décide de s’attaquer au marché canadien où elle connaît aussi une certaine popularité. Au point d’être un peu oubliée du public français lorsqu’elle revient en Europe en 1970. Elle enregistre alors deux 45-tours avant de trouver la mort dans un accident de moto le 25 juin 1972. Un disque posthume sort ensuite et il contient une version très originale de « My way » (« Comme d’habitude ») arrangée par Jean-Claude Vannier et une chanson intitulée « Qui la nuit » écrite par Alain Bashung et Michel Bernard. Un double CD de compilation des principaux titres de Jocelyne est commercialisé dans la série « Salut les Copains » de Universal Music en 2015. Ce disque compact permet de se rendre compte que la chanteuse a ouvert, bien plus tard, la voie à d’autres artistes féminines francophones comme Axelle Red par exemple.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,