BALAVOINE Daniel

Daniel Balavoine en 1983

Le chanteur français Daniel BALAVOINE naît à Alençon le 5 février 1952. Entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères, Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972.
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Les expériences musicales se multiplient: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Chanteur pour lequel il écrit aussi quelques chansons. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et accepte de lui signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale même si le titre « Evelyne et moi » lui permet de bénéficier de quelques timides apparitions à la télévision française.
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En 1976, il assure les choeurs de la chanson « 1,2,3 » pour Catherine Ferry qui est alors sa compagne et qui représente la France au concours Eurovision de la Chanson. Il se trouve à l’extrême gauche des quatre choristes.
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Quelques mois plus tard, Daniel Balavoine sort son deuxième album qui a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio.
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Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans l’opéra-rock « Starmania » qu’il vient de composer avec des textes de Luc Plamondon en 1978. Son interprétation du « SOS d’un terrien en détresse » reste gravée dans bien des mémoires.
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Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième opus qui sera celui de la découverte: « Le chanteur ».
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La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ».
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Balavoine est « le » chanteur électro-pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980.
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Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui ne peut mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il part en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar ». Le 14 janvier 1986 en effet, Daniel Balavoine meurt au cours d’un accident d’hélicoptère dans le désert au Mali.
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HALLYDAY Johnny

Le chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY naît à Paris le 15 juin 1943 sous le véritable nom de Jean-Philippe Smet. Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. En 1960 il est présenté à la télévision française comme le filleul artistique de Line Renaud qui dit, à tort, qu’il s’appelle Hallyday parce que c’est le nom de son père qui est américain. On est loin de la véritable identité du père qui est Belge et s’appelle Smet !
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Depuis ce programme télévisé, « L’Ecole des Vedettes » du 18 avril 1960, Johnny Hallyday ne quitte plus jamais le devant de la scène. Il résiste, en l’intégrant, à la vague des yé-yés.
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Il survole, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connaît alors un léger passage à vide.
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Il revient au top dans les années 1970 et affronte le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country.
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Enfin, à partir des années 1980, il fait confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Daniel Balavoine (« Je ne suis pas un héros »), Michel Berger (« Quelque chose de Tennessee »), Jean-Jacques Goldman (« Laura »), Pascal Obispo (« Ce que je sais »), Zazie (« Allumer le feu »), Daran (« Deux sortes d’hommes), Miossec (« 20 ans »), etc.
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En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistre des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectue des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il est de tous temps une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semble l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui obligent à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « L’envie », « Mirador », « Sang pour sang », etc.
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Johnny sort en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partage la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ».
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Mieux: en 2015, il commercialise un album totalement imprévu dont la conception est volontairement cachée. Ce cinquantième opus a pour titre « De l’amour » et est de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, reste le genre musical préféré de l’artiste.
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Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entame cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparaît fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 est marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès est communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Johnny Hallyday vient de nous quitter le 5 décembre 2017, dans sa maison de Marne-la-Coquette, des suites d’un cancer des poumons. Le samedi 9 décembre 2017, des funérailles nationales ont lieu à Paris et le gotha artistique et politique français se retrouve en l’église de la Madeleine, étape finale du cortège funèbre qui est parti du Mont-Valérien en passant par l’arc de triomphe, les Champs-Elysées et la place de la Concorde. Parmi les invités au cortège, il y a plus de 700 motards qui sont venus rendre hommage à l’artiste. La foule est énorme sur le parcours du convoi funèbre. Et, sur les marches de l’église, le président de la république française, Emmanuel Macron, prononce un discours émouvant et rassembleur à la mémoire de « l’idole des jeunes ». Le 11 décembre 2017, le corps de Johnny Hallyday est inhumé dans le cimetière de Lorient sur l’île de Saint-Barthélémy dans les Caraïbes.
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