4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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11 DECEMBRE

Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

11 décembre 1913 : Naissance, à Cherbourg, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS sous le vrai nom de Jean Alfred Villain-Marais. Quatre ans après sa naissance, sa mère décide de se séparer de son père et emmène le petit Jean avec son frère à Paris. Alors que sa mère kleptomane est absente en raison de ses fréquents séjours en prison, il est scolarisé au lycée Condorcet et ne reverra plus son père avant 40 ans. Adolescent, il s’intéresse au cinéma et, à l’âge de 20 ans, il se fait engager comme figurant. Persévérant, il veut accéder au Conservatoire mais il échoue à l’examen d’entrée. Il aboutit alors au Théâtre de l’Atelier où il étudie et joue des pièces classiques. En 1937, au cours d’une audition, il rencontre l’auteur et cinéaste Jean Cocteau qui devient son amant et qui l’aide vraiment à devenir acteur. Son premier rôle est muet car sa voix est peu convaincante. Mais, comme Cocteau lui écrit une pièce sur mesure, il connaît son premier succès théâtral en 1938 dans « Les parents terribles ». De la même manière, l’auteur écrit pour lui « La Belle et la Bête », un film auquel personne ne croit et qui est pourtant l’un des grands succès de l’après-guerre. D’autres longs métrages viennent ensuite asseoir le succès de Jean Marais comme « Orphée » (1949), « Le Comte de Monte Cristo » (1954), « Le Bossu » (1959), « Le Capitaine Fracasse » (1961) et « Fantômas » (de 1964 à 1966). Il décide alors de ne plus faire de cinéma pour se consacrer entièrement au théâtre mais il apparaît encore une fois au grand écran en 1970 aux côtés de Catherine Deneuve dans « Peau d’âne » de Jacques Demy. Au fil du temps, il se retire dans les Alpes Maritimes où il pratique la poterie et la sculpture. Pour compléter sa palette artistique, Jean Marais a aussi tenté la chanson avec l’enregistrement de quatre disques 45 tours. Il y a eu « Je l’ai perdue » (1965), « Mal de dents mal d’amour » (1965), « Depuis que tu es partie » (1966), un disque de Noël et bonne année en 1966 et puis, en 1988, « On oublie rien », un texte signé Gilbert Sinoué délivré sur une mélodie composée par François Valéry.

Jean Marais meurt à Cannes le 8 novembre 1998. Il repose dans le petit cimetière de Vallauris, la ville où il a vécu ses dernières années.
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Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

11 décembre 1920 : Naissance, à Douai, du chanteur français Jacques DOUAI sous son vrai nom de Gaston Tanchon qui a choisi comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Il passe son enfance dans la région où il est né et, après l’école primaire, il fréquente le conservatoire où il apprend la musique. Par la suite, il s’intéresse aux chorales et en dirige quelques-unes. Puis il s’intéresse au théâtre et à la danse. A 27 ans, il débarque à Paris et commence à chanter dans les cabarets dits « de la rive gauche » en s’accompagnant à la guitare. C’est à ce moment qu’il choisit son pseudonyme. Il est alors le premier interprète masculin à chanter « Les feuilles mortes » de Prévert et Kosma sur une scène. L’un des « patrons » de cabaret, Francis Claude, l’engage dans son établissement mais il lui permet aussi de se produire dans des émissions de la radio française. En 1951, des soucis de santé éloignent Jacques Douai de la scène pendant quelques années mais, en 1955, lorsqu’il reprend sa place, c’est pour enregistrer un premier album. Celui-ci a pour titre « Chansons poétiques anciennes et modernes » et obtient le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Interprétant notamment quelques mélodies du folklore français ancien et médiéval, il va être baptisé « le troubadour des temps modernes ». Dans les années qui suivent, Jacques Douai enregistre régulièrement des 33-tours où il explore le répertoire poétique national mais où il chante aussi des oeuvres de Ferré, Trenet, Brassens ou Brel. Le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros lui est encore décerné pour ces albums en 1962 et en 1968. En 2004, le 7 août, Jacques Douai décède à son domicile parisien.

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Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

11 décembre 1932 : Naissance, à Cleveland (Etats-unis), sous le nom de Nancy Brown, de la chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY. Très jeune, elle se destine à devenir danseuse et elle a près de 30 ans lorsqu’une tournée européenne l’amène à découvrir Paris où elle décide de s’installer. Le jazz est très en vogue dans la capitale française et elle est sûre que ses capacités vocales vont lui permettre de devenir l’une des vedettes du genre dans des cabarets comme le Mars Club et le Blue Note. Elle modifie son nom et s’appellera désormais Nancy Holloway. Dès 1961, elle enregistre une demi-douzaine de disques 45-tours où elle interprète des adaptations françaises de «tubes» anglo-saxons : «Hey Pony», «Elle a des yeux d’ange», «Le boogie du bébé», «Venez les copains», «The twist», «Be bop a lula», «Les barbouses» ou «Viens danser le twist». Son accent américain n’est pas étranger à sa popularité qui, à cette époque, peut s’apparenter, pour des raisons similaires, à celle de Petula Clark. Grâce à ce succès plutôt rapide, elle chante en vedette au théâtre de l’ABC à Paris en 1961. Et elle est l’une des invitées du présentateur Albert Reisner au cours de la première émission télévisée française «Age tendre et tête de bois». Durant les mois qui suivent, Nancy continue à enregistrer des chansons à un rythme soutenu et elle finit par décrocher le grand succès attendu en 1963 avec «T’en vas pas comme ça», adaptation française de «Don’t make me over» interprété initialement par Dionne Warwick.

En 1964, la chanteuse tente l’aventure du cinéma en jouant son propre rôle dans «Cherchez l’idole», réalisé par Michel Boisrond, aux côtés de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Charles Aznavour et Eddy Mitchell. Elle prend goût au cinéma et, aidée par le comédien André Pousse, elle tourne, plus tard, dans les films «Le Gentleman de Cocody» de Christian-Jaque, «Jeux de massacre» d’Alain Jessua et «Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques» de Michel Audiard. Nancy Holloway va ensuite poursuivre l’enregistrement de 45-tours de manière régulière jusqu’en 1968. En 1969, sa vie privée est marquée à tout jamais par la mort de sa fille de six mois qui se noie accidentellement dans son bain. Elle interrompt alors sa carrière avant d’essayer de revenir, malgré tout, au premier plan avec divers disques enregistrés en 1974 («Laisse-moi vivre»), 1981 («Give girl a chance») ou 1988 («You are my yesterday» produit par le Belge Eddy Luyckx). Il faut alors attendre 2006 pour revoir la chanteuse sur scène lors de la tournée vintage «Age tendre et tête de bois» qu’elle partage à ce moment avec d’autres artistes comme Richard Anthony, Frank Alamo ou Michel Orso. En 2008, elle quitte la scène pour raisons de santé. Elle meurt à Paris le mercredi 28 août 2019.
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Enrico Macias au début des années 1980

11 décembre 1938 : Naissance, à Constantine, en Algérie française, du compositeur et chanteur français Enrico MACIAS sous le nom de Gaston Ghrenassia. Il est le fils de Sylvain qui était violoniste dans l’orchestre de Raymond Leyris dit Cheikh Raymond qui deviendra par la suite le beau-père d’Enrico Macias. Né dans un milieu musical juif algérien, Gaston est initié à la guitare par son cousin Jean-Pierre et des amis gitans qui le surnomment très vite Enrico. Après des études sans histoires, Gaston se destine à l’enseignement et est instituteur. Il ne preste toutefois pas longtemps puisque, très vite, il préfère pratiquer la musique dans l’orchestre de Cheikh Raymond. Mais, en juin 1961, ce dernier est assassiné et cela pousse la famille Ghrenassia à quitter l’Algérie pour la France et Argenteuil. En Méditerranée, sur le bateau qui l’amène en France, Gaston compose et écrit la chanson « J’ai quitté mon pays ». Une fois à Paris, l’homme ne revient pas à l’enseignement et il effectue divers petits boulots en espérant pouvoir, un jour, vivre de la musique et, de préférence, de sa musique. Il décroche ainsi quelques petits contrats dans des cabarets parisiens et finit par se faire remarquer pour assurer la première partie d’un concert de Gilbert Bécaud. Gaston Ghrenassia s’appelle désormais Enrico Macias: Enrico pour le prénom qui lui a été donné par ses amis gitans et Macias parce qu’une secrétaire de sa maison de disques a mal compris, au téléphone, le nom de Ghrenassia qu’elle a transformé en Macias. En 1962, l’Algérie est déclarée indépendante et des milliers de Français sont rapatriés dans leur pays d’origine. A la télévision française, l’émission d’actualités « Cinq colonnes à la une » fait appel au chanteur pour illustrer un reportage sur ces personnes forcées de revenir dans un pays où elles n’ont pas nécessairement vu le jour et qu’elles ne connaissent pas. Il y chante « Adieu mon pays » simplement accompagné à la guitare et il devient, en quelques instants, le symbole de l’exil des « Pieds-Noirs ». En 1963, il enregistre son premier 33-tours chez Pathé Marconi et les succès sont déjà nombreux comme « Enfants de tous pays ». Au fil du temps, le répertoire d’Enrico Macias va se révéler varié tout en privilégiant les textes où l’amour et la paix sont omniprésents. Il devient ainsi l’interprète de succès qui restent gravés dans l’histoire de la chanson française comme « Les gens du Nord », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Le mendiant de l’amour ». Mais il sait aussi donner une tournure plus légère à son répertoire avec des mélodies comme « Les millionaires du dimanche » ou « Les filles de mon pays ». Il se montre aussi parfois plus engagé dans ses textes en prônant la paix. C’est le cas dans la chanson « Un berger vient de tomber », écrite après l’assassinat du président égyptien Sadate au début des années 1980. Ou dans « La France de mon enfance » qui évoque l’Algérie française de ses premières années de vie et la condition des « Pieds Noirs » pas toujours reconnue à sa juste valeur. A la fin des années 1990, il se rend compte que ses chansons n’obtiennent plus le succès espéré et il se tourne vers ses origines en réalisant des enregistrements plus authentiques qui le font mieux connaître des spécialistes de la « musique du monde ». Perpétuant la tradition, il travaille aussi avec son fils et collabore avec des compositeurs et auteurs plus jeunes comme Art Mengo (« Oranges amères » en 2004). En 2012, pour satisfaire à la vogue du moment, Enrico réenregistre ses plus grands succès en duo avec ceux qu’il nomme ses amis. On y retrouve Cali, Carla Bruni, Mickaël Miro, Natasha St-Pier, Dany Brillant, Dani et Corneille entre autres. Quatre ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons originales dont le titre générique est « Les Clefs ». En 2019, un nouvel album est en vente : il reprend toute une série de succès réenregistrés dans de nouvelles versions arrangées par le Al Orchestra.
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Anne Vanderlove en 1984 – Photo (c) Marthe Raillon

11 décembre 1943 : Naissance, à La Haye, de la chanteuse, auteure et compositrice néerlandaise Anne VANDERLOVE sous le nom d’Anna Van der Leeuw. Son père est artiste peintre et résistant néerlandais durant la seconde guerre mondiale. Il se fait arrêter et est déporté par les nazis à Buchenwald en Allemagne. Il survit à cette épreuve et rentre aux Pays-Bas alors que la mère d’Anna, d’origine bretonne, envoie sa fille chez ses parents qui vivent en France dans le Morbihan. Anna est donc élevée à Arradon, en Bretagne, où elle passe son enfance chez ses grands-parents maternels. Sa scolarité est tout à fait traditionnelle et correcte puis, à 20 ans, elle part pour Paris afin d’y entamer des études de philosophie. Mais c’est un diplôme d’institutrice qu’elle décroche finalement. Au moment où elle pense à se rendre à l’étranger pour se joindre à une mission humanitaire, elle est intriguée par quelques artistes poussant la chansonnette dans le métro et dans les rues. Elle pense qu’elle peut, elle aussi, composer des chansons et les interpréter sous le nom d’Anne Vanderlove. Du coup, en 1965, elle commence à proposer ses prestations Chez Georges, un établissement de Saint-Germain-des-Prés. Remarquée par un professionnel du disque, elle enregistre quelques-unes de ses compositions et, en 1967, elle connaît le succès avec la « Ballade en novembre ». A cette occasion, elle est récompensée par le Grand-Prix du Disque. Lors du soulèvement des étudiants et des mouvements de grève qui ont suivi en France en mai 1968, Anne Vanderlove chante dans les usines en grève et on la surnomme « la Joan Baez française ». Alors qu’elle connaît d’autres succès comme « Les petits cafés », elle ne s’entend plus avec les responsables de sa maison de disques et quitte le label. Après avoir participé à l’album « La mort d’Orion » de Gérard Manset en 1970, elle décide de produire elle-même ses disques. Deux ans plus tard, la chanteuse s’installe en Bretagne et produit donc quelques albums comme « La vie s’en va » (1981) qui reçoit l’Oscar de la chanson française. Des titres de ce disque-là et d’une dizaine d’autres sont repris sur une compilation en trois CD qui sort en 1987. Puis, Anne Vanderlove fait une pause avant d’enregistrer de nouveaux albums. Il y a « Bleus » (1997), « Silver » (1999), « Escales » (2000), « Femme de légende » (2003), « Rue Columbus » (2010) et « Pour toujours, nous serons Charlie » (2015). Très impliquée pour des causes humanitaires, sociales et environnementales, l’artiste a aussi collaboré, en 2000, au disque « Pour que tous les oiseaux vivent heureux » enregistré avec les enfants de l’école de La Rabine de Vannes et vendu au profit de l’association « Bretagne vivante » dont le but est de développer les actions de formation et d’éducation à l’environnement. En 2013, elle est nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture française Aurélie Filippetti. Le 30 juin 2019, Anne Vanderlove décède des suites d’un cancer auprès des siens dans la région du Finistère.
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Grégori Baquet en 2002

11 décembre 1970 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur, musicien, réalisateur et metteur en scène français Grégori BAQUET. Fils de l’acteur et violoncelliste Maurice Baquet, il suit les cours du lycée Molière à Paris. La fibre artistique prend ensuite le dessus et, à seize ans, il entame une carrière théâtrale en jouant, entre autres, aux côtés de Jacques Fabbri. En 1994, il est engagé pour jouer le rôle d’un jeune sportif dans la série télévisée « Extrême limite » dont il chante le générique. Cette nouvelle expérience dure un an. En 1995, il fait partie de la troupe de Roger Louret qui met en scène le spectacle musical « Les années twist ». Il poursuit son travail musical avec la troupe jusqu’en 1998 en étant encore à l’affiche des « Z’années zazous » et de « L’Arlésienne ». Simultanément, il est sollicité pour le tournage d’une autre série: « Une femme d’honneur » avec Corinne Touzet, entre 1996 et 1999. En 1997, il tourne aux côtés de Mireille Darc dans le film de Marion Sarraut: « L’ami de mon fils ». En 1998, il fait partie du spectacle « Les Insolistes » qui est présenté un an plus tard au Festival Off d’Avignon et qui, avec beaucoup d’humour et d’originalité, revisite les répertoires d’Offenbach, Scotto, Mireille et Nohain entre autres. En 2000, il est sélectionné pour rejoindre la troupe de la comédie musicale « Roméo et Juliette » de Gérard Presgurvic d’après William Shakespeare. Avec Philippe d’Avilla, Damien Sargue, Nuno Resende et Cécilia Cara, il va sillonner toute la francophonie jusqu’à la fin 2002. Il est alors l’un des trois interprètes, avec Sargue et d’Avilla, du « tube » « Les rois du monde » qui se vend à près de 1.500.000 exemplaires. En 2003, il participe au spectacle « Tous en scène contre la sclérose ». Puis, il consacre la plus grande partie de son temps au théâtre et au cinéma. En 2009, il est à l’affiche de la nouvelle version de « Hair » mise en scène par Ned Grujic au Trianon de Paris. En 2011, il fait encore une apparition dans le milieu de la chanson en interprétant « Memory » en duo avec Renaud Hantson sur l’album de ce chanteur. Depuis, c’est le théâtre, les séries télé et un peu de cinéma qui constituent les activités majeures de Grégori Baquet.
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14 JUIN

Roland Vincent en 2015

14 juin 1938 : Naissance, à Paris, du pianiste, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur musical français Roland VINCENT. Après une enfance et une jeunesse marquées par l’apprentissage de la musique et du piano ainsi que des études au conservatoire, il s’oriente très sérieusement vers la composition et réussit son examen pour devenir membre de la SACEM (Sociéte des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) le 16 juin 1961. Alors qu’il devient l’un des arrangeurs de chanson française les plus estimés, il se décide à interpréter et à enregistrer quelques chansons qu’il a composées sur un disque 45-tours qui est commercialisé en 1964. Elles ont pour titres « Dépêche-toi », Ma Bardot » et « La vérité ». Les textes sont signés par Claudine Daubisy qui, deux ans plus tard, interprétera un titre en duo avec Roland Vincent : « Et je ne t’oublie pas ». Cependant, c’est une rencontre avec le jeune chanteur Michel Delpech, en 1962, qui va changer la vie de celui qui devient son compositeur attitré pendant quelques années. Grâce à une amie commune, les deux hommes se rencontrent, au cours d’un repas couscous, et ils se découvrent plusieurs points communs qui les poussent d’emblée à écrire et à composer une comédie musicale sur le thème très contemporain des copains : « Copain-clopant » qui est proposée sur scène avec des artistes comme Danièle Evenou et, bien sûr, Michel Delpech. Une chanson qui évoque l’adolescence va y être ajoutée en 1965. Elle a pour titre « Chez Laurette », le nom d’un café où il fait bon se retrouver à la sortie du lycée. Michel Delpech enregistre le titre sur disque et le succès est immédiat et immense. Un deuxième succès est alors nécessaire pour installer un peu plus la carrière du jeune chanteur et le duo travaille alors sur « Inventaire 66 » qui devient le second « tube » de Delpech. C’est véritablement le début d’un répertoire qui va remporter tous les suffrages les plus populaires avec des chansons dont tout le monde se souviendra longtemps : « Wight is Wight » (1969), « Pour un flirt » (1971), « La vie, la vie » (1971), « Rimbaud chanterait » (1973), « Les divorcés » (1973), « Quand j’étais chanteur » (1975), « Ce lundi-là » (1975), etc. Puis, à la fin des années 1970, Michel Delpech manifestant l’envie de se tourner vers un répertoire plus rock, le tandem se sépare mais pas définitivement puisque, en 1991, Roland Vincent écrira à nouveau des textes pour l’album « Les voix du Brésil ». Pendant toutes ces années partagées avec Delpech, Roland Vincent a également composé bon nombre de chansons pour d’autres interprètes : Isabelle Aubret, Claude François, Dalida, Serge Reggiani, Régine, Sacha Distel, Mireille Mathieu, Hugues Aufray, Françoise Hardy, Monty, France Gall, Hervé Vilard ou encore Georgette Lemaire, Georges Guétary, Patricia Lavila et Nicoletta. Il compose, au début des années 1970, de grands succès pour Marcel Amont comme « L’amour ça fait passer le temps ». En 1977, il est à la base du tango de Sylvie Vartan : « La drôle de fin ». Puis, c’est Nicole Croisille qui accroche à son répertoire, en 1979, « Mon arc-en-ciel » dont le texte de Luc Plamondon était initialement destiné à Diane Dufresne. Enfin, en 1983, Roland Vincent est le compositeur de l’une des premières chansons de Céline Dion : « D’amour ou d’amitié ». Un an plus tard, le musicien revient à des activités d’interprète et enregistre, aux Etats-unis, un disque de chansons intitulées « Vieux teenager » et « Manhattan » avec l’aide d’Alain Boublil et de Didier Barbelivien. C’est d’ailleurs aux USA qu’il rencontre et devient un ami du célèbre compositeur Burt Bacharach. Un artiste dont il partage le goût pour la composition de musiques de films puisque, depuis 1969, Roland Vincent a ajouté cette corde à son arc artistique en inscrivant son nom au générique de films réalisés par Paul Vecchiali, Gérard Krawczyk, Marie-Claude Treilhou, Maurice Dugowson ou Steven Soderbergh (« Ocean’s twelve » en 2004). Enfn, l’homme, qui a décidé de vivre au soleil de Bédarrides dans le Vaucluse, a aussi travaillé pour de nombreuses publicités commerciales et comédies musicales.

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MOULOUDJI en 1985

14 juin 1994 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. C’est le 16 septembre 1922 qu’il naît à Paris d’un père d’origine algérienne kabyle et d’une mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, éprouve des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951.

Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque alors et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française. La chanson est couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson. Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ».

Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji va encore enregistrer des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des medias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. En 1992, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994 et son corps est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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30 MAI

Albert Delchambre en 1985

30 mai 1947 : Naissance à Chimay de l’auteur, compositeur et interprète belge Albert DELCHAMBRE. Sa maman, d’origine ukrainienne, décède alors qu’il a quatre ans. Son enfance est profondément marquée par cette disparition et une scolarité accomplie en pensionnat. A quatorze ans, il s’enfuit de l’internat et aboutit à Paris où il devient garçon de courses. Il ne songe alors qu’à une chose: réaliser son rêve de poète en herbe et devenir chanteur. Au milieu des années 1960, sous le nom d’Ely Tchenko, il enregistre une chanson anglo-saxonne qui connait un certain succès adaptée en français sous le titre « Frédérica ». La mélodie est belle et arrive aux oreilles de producteurs français qui la font interpréter par une chanteuse prête à faire une grande carrière : Nicoletta. Le titre est modifié et devient « La musique ». Pour de sombres raisons commerciales et financières dont le show business regorge, Ely Tchenko ne sera jamais mentionné sur les crédits de l’œuvre enregistrée.

Vu le bon résultat du premier 45 tours, la maison de disques d’Ely l’encourage à en sortir un deuxième qui marche bien lui aussi. Alors que tout semble aller pour le mieux, Albert Delchambre enregistre avec un autre artiste belge talentueux, André Bialek, une chanson très engagée à la demande de la cellule marxiste de l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles. Le contrat qui le lie à sa maison de disques est rompu car celui-ci empêchait l’artiste d’enregistrer pour un tiers quel qu’il soit. Sans contrat, le chanteur connaît beaucoup de difficultés à se maintenir dans le milieu artistique. Le creux est long et parsemé d’embûches avec un détour par l’alcool notamment. Près de dix ans plus tard, Delchambre décide de s’en sortir et parvient à enregistrer un nouveau 45 tours sous ce nom. Le titre est autobiographique: « L’ivrogne ». Sa démarche se poursuit, en 1977, avec le lancement d’une souscription en vue de sortir un premier album. Les fonds réunis, le disque sort sous le titre générique « On n’est pas du même bord ». Le travail d’Albert Delchambre est apprécié des professionnels mais le public est encore relativement frileux. En 1980, le chanteur enregistre un deuxième 33 tours qui reste une autoproduction sous appellation Dicksong. Cet opus-là est appelé « Portraits » et, cette fois, les radios libres et nationale belges programment les titres « On peut s’imaginer » ou « Elle était de celles » qui évoque sa maman. Un an plus tard, Albert Delchambre participe au Festival de la Chanson Française de Spa et il y décroche le Prix de la Presse. Après ces bons résultats, le nom de Delchambre n’est plus vraiment inconnu et, pour son troisième album, une nouvelle société du nom de Sowarex produit le disque qui paraît sous le label Caracole distribué par Inelco. L’opus a pour titre « Entre l’enfer et le paradis » et il contient des chansons qui vont être radiodiffusées en 1982: « Mais que vienne l’automne », « Je t’aime bizarre étrange » et « Où est mon vélo ? ».

1984 voit la sortie d’un album qui retient l’attention des médias belges et dont le clip est diffusé dans l’émission télé de la RTBF « Palmarès »: « Traîner en ville ». En 1985, un nouveau 33 tours sort cette fois chez Vogue: « Rumeurs ». Les chansons sont belles et le travail est superbement réalisé avec l’appui d’excellents musiciens. Il y a « Extra-balle » et « Rumeurs de Fleetwood Mac » qui sont de très beaux morceaux. Une tournée est prévue à l’occasion de la sortie de cet album et la presse est invitée au premier de ces concerts dans la salle du Passage 44 à Bruxelles. Malheureusement, la branche belge de la firme de disques multinationale tombe en faillite et l’album d’Albert Delchambre a beau être programmé sur les radios, il n’est pas disponible dans les commerces. Après un 45 tours sorti en 1986 (« La mer »), l’artiste laisse à nouveau passer un peu de temps avant de revenir en 1991 avec, progrès technologique oblige, un CD intitulé « S’en dessus dessous ». Cette galette numérique propose des nouvelles chansons inédites (« Comme une envie de chanter »), des titres plus anciens (« Elle était de celles ») et de nouvelles versions comme celle de « Mais que vienne l’automne » qui s’appelle désormais « La feuille ». Avec cet album, le chanteur reçoit le prix des variétés de la SABAM, la Société Belge des Auteurs, en 1991. Bien qu’ayant retrouvé le label Sowarex distribué par Franc’Amour, Delchambre prend conscience de la nécessité d’éditer lui-même ses propres chansons et il fonde les éditions Dicksong avec lesquelles il va essayer d’aider de jeunes artistes comme Alfred (William Dunker) et le Québécois Jeff Smallwood qui est alors le guitariste de Roch Voisine. Désormais, Albert Delchambre prend le temps de concocter et de peaufiner ses chansons avec l’aide de Roberto Di Ferdinando, Jacky Goethals et William Dunker. En 2002, il en réunit onze qu’il grave sur un nouveau compact qu’il appelle « Acte III » et qui est à nouveau auto-produit. Le 22 juillet 2004, l’artiste livre une superbe prestation au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Et puis, dix ans plus tard, une dizaine de nouvelles chansons sont gravées sur un disque compact qui est commercialisé dans un emballage prestigieux. L’album a pour titre « Hors format » (CLIQUER ICI pour en savoir plus)  et aucune autre expression ne peut mieux caractériser la personnalité d’Albert Delchambre. Le 28 mai 2017, l’artiste fête ses 70 ans en présentant son nouveau spectacle appelé « L’inventaire » en la salle Sudhaina de sa ville natale de Chimay. Depuis cette date, le chanteur a en projet de mettre sur pied une comédie musicale retraçant la vie d’un des maîtres de la chanson francophone de Belgique : Salvatore Adamo.
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Le 45 tours de 1962

Le 45 tours de 1962

30 mai 1975 : Décès, à Bry-sur-Marne (F), de l’acteur et, occasionnellement, chanteur Michel SIMON. Né le 9 avril 1895 à Genève en Suisse, il délaisse vite les études et la famille pour se rendre à Paris où il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers le spectacle. Il devient ainsi clown-acrobate et assistant d’un magicien. Mais la première guerre mondiale arrive et il est enrolé dans l’armée. Après le conflit, il revient à Paris et se destine cette fois clairement au théatre. Il joue alors aussi dans des comédies musicales avant de trouver sa voie au cinéma qui lui procure le véritable succès. Son timbre de voix rocailleux ne devait pas le destiner à la chanson. Pourtant, Michel Simon s’y est consacré à quelques reprises. Deux « chansons » restent dans les mémoires: « Elle est épatante » enregistrée en 1934 et « Mémère », un texte de Bernard Dimey récité sur une musique en 1962. Michel Simon est mort le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne (F). Il repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève auprès de ses parents.

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30 mai 1981 : Alors qu’ils se connaissent depuis 1967 et qu’ils ont eu un fils, Thomas, né en 1973, Jacques DUTRONC et Françoise HARDY se marient en Corse. Un mariage surréaliste qui a eu lieu en raison d’une intervention chirurgicale subie par la chanteuse… C’est en tous cas ce qu’elle racontait en 2016 au micro de Nikos Aligas sur la radio française Europe 1.

 

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Jean-Claude Brialy – Pochette du 45 tours de 1964

30 mai 2007 : Décès, à Monthyon (Seine-et-Marne, France), du comédien français Jean-Claude BRIALY. Né le 30 mars 1933 à Aumale en Algérie, l’artiste possède beaucoup plus qu’une corde à son arc. Il participe ainsi souvent aux émissions télévisées françaises consacrées à la chanson comme celles de Maritie et Gilbert Carpentier dans les années 1970. Il a ainsi eu l’occasion de se mesurer à d’autres artistes comme Carlos dans quelques duos improbables. En 1964, il enregistre, avec l’aide de Jean Ferrat, quatre titres dans la foulée de son succès au cinéma nouvelle vague. Quatorze ans plus tard, ce sont des chansons de Jacques Revaux, Françoise Dorin et Pierre Billon qu’il enregistre: « Si t’es beau t’es con » et « Le coeur tatoué ».

En 1988 enfin, Jean-Claude Brialy commercialise un 45 tours où il parle plus qu’il ne chante. Les deux faces du disque sont des hommages: l’un à Jacques Prévert (« Si l’on chantait Prévert ») et l’autre à Arletty (« Paris Garance »).
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11 MAI

RINGO en 1978

11 mai 1947 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français RINGO. C’est tout d’abord sous le pseudonyme de Ringo Willy Cat que Guy Bayle se fait un peu connaître en 1971 en enregistrant une première chanson intitulée « L’homme ». Mais c’est sous le pseudonyme plus court de Ringo que le chanteur connaît le véritable succès quelques mois plus tard. Le titre de son premier « tube » est « Elle je ne veux qu’elle », adaptation française d’un tube anglo-saxon de Tony Ronald: « Help get me some help ».

Cet essai est transformé ensuite lors de la sortie du deuxième 45 tours de Ringo: « Trop fragile trop belle pour rester seule » qui est suivi de « Ma jalousie ». Entre-temps, Ringo, la vedette montante, rencontre Sheila, l’idole des Français. Leur coup de foudre va faire les choux gras de leur producteur commun: Claude Carrère. Le mariage est décidé et organisé le 13 février 1973 à 13 h 13 pour être fidèle au chiffre 13 qui, paraît-il, porte bonheur à Sheila. Pour l’occasion, Claude Carrère estime qu’une chanson enregistrée en duo est une belle opportunité: « Les gondoles à Venise » sort quelques jours avant la noce. Le disque est un succès incomparable. Mais ce dernier n’empêche pas les jeunes mariés de continuer à enregistrer séparément des chansons très populaires. Ringo continue sur sa lancée avec « Une bague, un collier » (1973) « Une heure, une nuit » (1973), « Tentation » (1974) et « Accepte-moi » (1974). Le 7 avril 1975, Ringo devient père lorsque Sheila donne naissance à Ludovic. Et sa carrière se poursuit avec « La rupture » (1975), « Rossana » (1975), « Fille sauvage » (1975), « Les oiseaux de Thaïlande » (1976), « Comme hier » (1976), « Se quitter est impossible » (1976), « Goodbye Elvis » (1977), « Darlin » (1978) et « Qui est ce grand corbeau noir ? » (adaptation de « Video Killed the Radio Stars » des Buggles) en 1979. Le 9 novembre 1979, c’est le divorce avec Sheila. Ce dernier événement va aussi provoquer une autre rupture: celle de Ringo avec Claude Carrère. Du coup, les enregistrements suivants paraissent sous le label « Formule 1 » que Ringo a créé quelques années plus tôt. La chanson « Un homme ne pleure pas » composée par Toto Cutugno connaît encore un beau succès en 1980 mais ce sera le dernier coup d’éclat du chanteur qui se retire sur la pointe des pieds en 1983. Redevenu Guy Bayle, l’ex-chanteur se lance dans la restauration à Paris (le City Rock Café en 1985). Il rachète aussi la salle de spectacles parisienne de Bobino qu’il rebaptise le Wiz. Puis il ouvre un établissement de restauration dans sa ville natale de Toulouse mais cela ne marche pas et il revend le Wiz à Philippe Bouvard qui en refait Bobino. Alors que, depuis 2001, l’homme est devenu plutôt discret, Ringo effectue son retour discographique en 2013 avec, entre autres, la sortie de certains de ses albums en CD, un travail qui n’avait jamais été réalisé jusque-là et qui ne concerne que les enregistrements de la période post-Carrère. Mais il faut bien dire que ce retour ne récolte pas le succès espéré et l’initiative semble finalement abandonnée.

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RENAUD en 1977 – Photo (c) François Gaillard

11 mai 1952 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français RENAUD, Renaud Séchan de son vrai nom. Son père, Olivier, professeur d’allemand et de néerlandais, est aussi traducteur et auteur de romans policiers et de livres pour la jeunesse. Il a reçu le prix des Deux Magots en 1942 pour « Les corps ont soif » et il a travaillé, pendant la Seconde Guerre mondiale, à Radio Paris comme traducteur. Quant à sa mère Solange, originaire d’une famille de mineurs du Nord, elle était ouvrière dans une usine de Saint-Étienne avant de devenir femme au foyer. C’est elle qui permet au petit Renaud de se familiariser avec la chanson française de Fréhel, Chevalier et Piaf tandis que son père l’initie au talent de Georges Brassens. A l’âge de onze ans, Renaud prend possession de la machine à écrire de son père et écrit un roman. Il découvre aussi les chansons d’Hugues Aufray qui devient son idole. Alors que les songwriters comme Dylan, Cohen ou Joan Baez le touchent, il apprécie Antoine et ses « élucubrations » en 1966. L’école, par contre, ne figure pas vraiment dans la liste de ses occupations préférées et ses études tournent court. Après avoir intégré plusieurs mouvements gauchistes, il vit trois semaines dans la Sorbonne occupée de mai 1968 avec son frère Thierry et il célèbre son seizième anniversaire au Quartier Latin. C’est là, sur les barricades, qu’il écrit ses premières chansons avec l’aide d’un artiste plutôt déjanté: Evariste. A la rentrée, ses parents l’inscrivent, un peu désespérément, au lycée Claude Bernard de la Porte d’Auteuil. Mais l’environnement bourgeois de l’établissement l’exaspère très vite et, en avril 1969, il arrête ses études. Il s’installe alors dans une chambre de bonne et se fait engager comme magasinier puis vendeur dans une librairie où il découvre les oeuvres de Vian, Prévert, Zola et Maupassant entre autres. Il réussit alors à économiser assez d’argent pour s’acheter une moto et il se met à fréquenter les « loubards » parisiens en se fringuant de perfectos en cuir. Une rencontre avec Patrick Dewaere lors de vacances à Belle-île-en-Mer lui permet d’intégrer la troupe des comédiens du Café de la Gare pour un remplacement en 1971. Il sort de cette expérience très enrichissante en imaginant qu’il est né pour faire du théâtre. Ayant quitté la librairie, il change de milieu et fréquente le quartier Montparnasse avant de « faire la manche » à la Porte d’Orléans. Il interprète des chansons d’Aristide Bruant mais aussi quelques compositions propres. Un jour de 1974, alors que Renaud fait patienter les spectateurs qui font la file pour Coluche devant le Café de la Gare, le producteur Paul Lederman le remarque. Il lui demande de venir jouer au Caf’conc’ de Paris en première partie du spectacle de Coluche. C’est là qu’un soir de 1975 deux producteurs lui proposent de faire un disque. Malgré ses réticences à devenir chanteur plutôt qu’acteur, Renaud accepte quand même et le 33 tours « Amoureux de Paname » sort en 1975. Ses chansons font découvrir un artiste assurément hors du commun qui va d’emblée séduire une frange du public et certains animateurs de radio comme Jean-Louis Foulquier de France Inter. Renaud obtient un passage télévisé dans l’émission « Midi-Première » de Danièle Gilbert et il commence à effectuer quelques concerts dans des maisons de jeunes de France et de Belgique. La chanson « Hexagone » ne laisse personne indifférent. En juin 1975, il chante à Paris à la Pizza du Marais au même programme qu’Yvan Dautin. Mais, pour Renaud, son avenir est toujours au théâtre ou au cinéma. Et il accepte quantité de petits rôles en délaissant un peu la chanson. Pourtant, à nouveau, il cède à l’idée de ses deux producteurs d’enregistrer un deuxième 33 tours: « Laisse Béton » en 1977. Avec un look de loubard à la veste de cuir et au foulard rouge, Renaud compte là son premier grand succès discographique.

Dans la foulée, l’artiste participe au Printemps de Bourges en France et gagne le Festival de la Chanson de Spa en Belgique avec « Chanson pour Pierrot ». En 1979 sort l’album « Ma gonzesse » avec, entre autres titres, « C’est mon dernier bal ». Suivent alors toute une série de « tubes » qui vont installer Renaud dans la cour des grands de la chanson francophone: « Marche à l’ombre », « Le Retour de Gérard Lambert », « Morgane de toi », « Manu », « Dès que le vent soufflera », « Mistral gagnant », « Miss Maggie » ou « Marchand de cailloux ». En 1985, il est touché par la famine et la sécheresse en Ethiopie. Sur une musique de Franck Langolff, il écrit une chanson interprétée par toute une série de chanteurs francophones dont Michel Berger, Francis Cabrel, Julien Clerc ou Jean-Jacques Goldman. La vente du disque rapporte des millions de francs français à l’association « Médecins sans frontières ». En 1992, son vieux rêve de comédien se réalise grâce à Claude Berri qui lui propose de tourner dans le film « Germinal » aux côtés de Gérard Depardieu et Miou-Miou. Les décors naturels des sites miniers du Nord de la France l’incitent à enregistrer un album en dialecte picard de la région. Il rend ainsi hommage à son grand-père mineur lorsque sort, en 1993, l’opus « Renaud cante el’Nord ». Le film et l’album sont des succès mais, depuis quelque temps, le chanteur est confronté à des pensées plutôt négatives notamment inspirées par la perte d’amis chers comme Coluche, parrain de sa fille Lolita, Pierre Desproges ou Serge Gainsbourg. Entre 1995 et 2002, sa vie va être bousculée par la dépression, l’alcoolisme et le divorce avec sa femme Dominique. Des amis musiciens comme Alain Lanty et Jean-Pierre Bucolo vont essayer de le sortir de cette situation en mettant sur pied des tournées au cours desquelles la voix de Renaud est désormais méconnaissable, rauque et fausse. L’artiste se retire alors dans son bistrot parisien préféré de « La Closerie des Lilas » où il reste attablé des heures durant le regard vide. Il finit cependant par y écrire les chansons d’un nouvel album qui sort en 2003: « Docteur Renaud, Mister Renard » où figure le « tube » inspiré des attentats américains du 11 septembre 2001, « Manhattan-Kaboul » qu’il enregistre en duo avec Axelle Red. La même année, il rencontre une jeune chanteuse dont il tombe amoureux: il se marie avec Romane Serda en août 2005. Grâce à elle, il parvient à oublier l’alcool et à se reconstruire. Il prend aussi part au mouvement collectif visant à faire libérer Ingrid Betancourt et les otages des Farcs en Colombie: il écrit une chanson à ce propos qui a pour titre « Dans la jungle ». Il enregistre un nouvel album, double, qui sort en 2006: « Rouge Sang ». Et il est à nouveau papa, d’un petit garçon cette fois : Malone. Ce prénom se retrouve dans le titre d’un nouvel opus qui sort en 2009 et qui est consacré à des chansons traditionnelles irlandaises que Renaud songeait à interpréter depuis longtemps. Malheureusement, le nouveau cadre familial ne va pas faire disparaître les vieux démons qui hantent l’artiste encore et encore. Et le couple Renaud-Serda prend l’eau pour exploser en divorce en septembre 2011. Renaud redevient alors plutôt discret sauf lorsqu’il est nommé Commandeur des Arts et des Lettres à Paris en janvier 2013. Une compilation hommage à Renaud par des artistes francophones sort en juin 2014: on y retrouve Nolwenn Leroy, Jean-Louis Aubert, Carla Bruni ou encore Bénabar entre autres dans l’interprétation des grands succès du chanteur. Suite au succès de l’album, un deuxième volume est enregistré avec d’autres chansons et d’autres artistes comme Bernard Lavilliers, Calogero, Arno ou Olivia Ruiz à la fin de 2014. Au même moment, Renaud accepte de sortir de sa réserve à l’initiative de son ami Bob Geldhof pour enregistrer le disque « Noël est là » commercialisé au profit de la recherche contre Ebola. Les attentats parisiens du début 2015, à Charlie-Hebdo et dans le supermarché hyper-cacher, lui rendent l’envie d’écrire mais il lui faut sortir de sa dépendance au pastis du petit bar de l’Isle-sur-la-Sorgues en Provence où il réside. Finalement, mi-2015, il décide d’enregistrer à Bruxelles la bonne dizaine de chansons qu’il vient d’écrire. L’album est commercialisé au début de l’année 2016 et porte un premier titre évocateur: « Toujours debout ». Plus étonnant, suite aux attentats français, il chante aussi « J’ai embrassé un flic » et regrette même, dans une de ses nombreuses interviews, d’avoir enregistré « Hexagone » 40 ans plus tôt. L’album récolte un succès fracassant et, après avoir retravaillé ses cordes vocales, Renaud remonte sur scène pour une très longue tournée qui commence en 2016. Le 10 février 2017, il est récompensé par les 32e Victoire de la Musique comme artiste masculin de l’année. Et, le 10 décembre 2018, après un nouvel épisode fragilisant sa santé déjà précaire, Renaud reçoit de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière. En novembre 2019, un nouvel opus est distribué chez les disquaires : il a pour titre « Les mômes et les enfants d’abord » et est lancé par la chanson « Les animals » dont l’orthographe annonce bien la couleur déjantée et délibérée du projet.
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11 mai 1953 : Naissance, à Namur, de l’animateur et producteur de radio belge Pierre COLLARD-BOVY. Après avoir passé son enfance entre Namur et Charleroi où il fréquente l’école Saint-Joseph de Jemeppe-sur-Sambre, Pierre est orienté par ses parents vers des études supérieures de droit et de littérature. Mais c’est la radio qui le passionne et il suit finalement les cours de médias de l’IAD, Institut des Arts de Diffusion. Encore étudiant, il devient l’assistant de l’animateur Jacques Mercier aux studios radio de la RTB (Radio Télévision Belge) à Mons. Bien vite, il se retrouve à Bruxelles où il devient titulaire de quelques émissions de radio de la RTBF (avec un F comme francophone) qui ont pour titre « Musique au petit-déjeûner », « Rond-point chansons », « L’air de rien » ou « Sucré, salé ». Au début des années 1980, il présente des émissions de télévision consacrées aux chanteurs belges. Dans « Chanson Plus » et « Palmarès », on découvre des chanteurs comme Claude Semal, Jacques Hustin, André Bialek, Albert Delchambre ou encore, comme ci-dessous, un jeune artiste belge chantant en anglais : Mike Benson.

Il est parfois aux commandes du programme télévisé intitulé « Plein jeu » diffusé, en avant-soirée, où il accueille des artistes comme Chantal Goya ou William Sheller (à visionner en cliquant ICI). Au milieu de la décennie 1980, il met sur pied une émission radiophonique publique hebdomadaire qui se déroule en direct du Botanique à Bruxelles. C’est « Couleur Nuit » qui accueille une quantité étonnante de chanteurs francophones des moins connus aux plus célèbres. Le rendez-vous dure environ cinq ans. En février 1991, après une autre expérience télévisuelle de début de soirée, « Jamais deux sans toi », il revient à la radio avec une quotidienne consacrée à la chanson: « L’air de rien » qui accueille un invité chaque vendredi. Parallèlement à cette émission, un concours du même nom est lancé par l’intermédiaire de la CRPLF (Communauté des radios publiques de langue française). Des textes en français écrits par des auditeurs sont mis en musique et interprétés par des artistes suisses, français, canadiens et belges. Deux éditions de ce concours ont lieu à Liège avec, notamment, la participation de la française Clarika. En 1993, avec l’aide de l’animateur de radio français Jean-Louis Foulquier qui a créé les Francofolies de La Rochelle, il décide, avec un groupe d’amis passionnés dont le chanteur Pierre Rapsat et un jeune élu local Charles Gardier, de créer à Spa, ville thermale des Ardennes, l’édition belge des Francofolies. Le festival naît l’année suivante dans la cité où avait lieu, auparavant, le célèbre Festival de la Chanson Française. Durant les années 2000, après une nouvelle émission de radio intitulée « Avenue Bel Air », il est amené à lancer une webradio pour la RTBF: « Franco’Sphère ». Ensuite, dans le même créneau, il s’occupe, chaque année, de la radio RTBF des Francofolies de Spa qui émet sur le site du festival et sur le web 24 heures sur 24. Depuis octobre 2012, il est aussi échevin (adjoint au maire) dans sa ville de Jemeppe-sur-Sambre où ses compétences sont la mobilité, le tourisme et, bien entendu, la culture. Des activités dont il s’occupe encore plus depuis sa retraite de la RTBF en 2016.
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Nathalie Paque en 1989 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

11 mai 1977 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge Nathalie PAQUE. Très tôt dirigée vers la chanson par sa maman, elle devient, à douze ans, l’interprète qui représente la France au Concours Eurovision de la Chanson. Elle y participe à Lausanne, en Suisse, avec la chanson « J’ai volé la vie » signée Sylvain Lebel, Guy Mattéoni et GG Candy. Elle se classe 8e sur 22, le concours étant remporté par le groupe yougoslave Riga. Un seul autre participant chante en français cette année-là: il s’agit du groupe luxembourgeois Park Café qui interprète « Monsieur » et qui se classe 20e sur 22. Cette participation permet à la chanson de Nathalie Paque de bénéficier d’un grand nombre de diffusions sur les radios belges. Mais son succès ne va pas au-delà.

Cependant, la jeune Nathalie, toujours supportée par sa maman, enchaîne les enregistrements et les prestations sur les podiums radiophoniques, dans les fêtes villageoises et les kermesses locales. Toutes ces expériences vont lui permettre d’acquérir des planches. Elle se débrouille d’ailleurs très bien lorsqu’il est question pour elle d’interpréter ses chansons au début des années 1990 dans le cadre des émissions télé de RTL-TVI en Belgique: « Dix qu’on aime ». Elle y récolte de francs succès avec des chansons comme « Nous c’est spécial », « Bébé Bambou », « Danse » ou « Ils reviennent ». Mais, avec la disparition de ce programme, la fin des années 1990 va être plus difficile pour Nathalie Paque qui sort encore un album original en 1998 sous le titre « Chante-nous la vie ». Dans les années 2000, elle va se diriger vers le monde de la comédie musicale et elle participe, à l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, au spectacle « Titanic ». En 2002, elle reprend le premier rôle de la comédie musicale « Chantons sous la pluie » en tournée en France et en Belgique. Puis, elle décroche aussi le rôle principal du spectacle musical « Blanche-Neige », adapté par Philippe Swan et mis en scène à Paris à la fin de l’année 2003 par Jean-Luc Moreau. Par la suite, Nathalie retourne à son métier d’enseignante mais garde toujours l’espoir de poursuivre sa carrière artistique. C’est ainsi qu’elle se présente au casting du spectacle musical « Assurance Fou-Rire » proposé au Parc Astérix près de Paris. Elle y décroche un rôle qui lui permet par la suite d’assurer la mise en scène des personnages de ce parc d’attractions. Maman de deux enfants, elle décide de revenir à la chanson en 2016. Après avoir présenté un concert de Noël, elle entreprend le projet d’un spectacle et d’un album consacrés aux chansons de Jacques Brel reprises en version jazz. Le tout est prévu pour courant 2018 juste avant le 40e anniversaire de la disparition de l’immense artiste belge. Nathalie Paque évoquait tout cela, ainsi que sa participation au concours Eurovision 1989, le 8 mai 2018, jour de l’annonce de la disparition de Maurane, sur l’antenne de la radio belge francophone VivaCité et c’est à écouter et à voir en CLIQUANT ICI. Mais finalement, c’est à la fin de l’année 2019 que cet album hommage à Jacques Brel est commercialisé.

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11 mai 2012 : Ces vendredi 11 et samedi 12 mai a lieu dans la capitale française l’opération « Paris fait chanter Bruxelles » qui a pour but d’offrir une visibilité parisienne à toute une série d’artistes belges pratiquant la chanson francophone. Après la soirée d’ouverture qui a lieu le mercredi 9 mai au Centre Wallonie-Bruxelles avec Gérard W. et Jean-Charles De Keyzer, les artistes à se produire en différents endroits ont pour nom Daniel Hélin, Coline Malice, Blanche (Stéphanie Blanchoud), Samir Barris, Coenguen, Karim Gharbi, Marka, Jules et Jo, Farida Zouj, Labiur, Balimurphy, David Bartholomé et Christiane Stéfanski. Ils chantent au Théâtre Les Déchargeurs mais aussi au Sentier des Halles, à la Scène du Canal de l’Espace Jemmapes, au Centre Wallonie-Bruxelles, à la Manufacture Chanson, au théâtre des Trois Baudets ou encore au Limonaire.
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27 AVRIL

Arielle Dombasle en 1985

27 avril : Naissance, à Hartford aux Etats-Unis, de l’actrice, réalisatrice et chanteuse franco-américaine Arielle DOMBASLE sous l’identité de Arielle Sonnery. Son père est archéologue et collectionneur d’art précolombien. Au cinéma, elle s’est popularisée avec des films comme « Perceval le Gallois » et « Pauline à la plage ». Arielle Dombasle vit d’abord au Mexique une enfance marquée par la disparition de sa mère lorsqu’elle a onze ans. Elevée par ses grands-parents, elle s’oriente vers la danse classique et le théâtre. En 1976, elle débarque à Paris pour s’inscrire au Conservatoire international de musique et au cours Simon. Sa passion pour la musique et le chant vont la diriger vers la chanson après une carrière cinématographique déjà bien entamée. Elle enregistre ainsi un premier album qui porte le titre « Liberta » en 2000: il s’agit d’un mélange subtil de musique pop et de lyrique. Cet opus est suivi de « Extase » en 2002 et « Amor amor » deux ans plus tard. En 2006, Arielle sort un disque un rien plus francophone: « C’est si bon » reprend des enregistrements de grands standards comme « C’est magnifique ». Et, trois ans plus tard, elle publie « Glamour à mort », un album écrit et réalisé par Philippe Katerine. Les chansons résolument pop de cet opus absurde sont placées sous le signe de la dérision dans un environnement très « comics » et bande dessinée. Cet album est presque exclusivement interprété en français par Arielle Dombasle.

En 2009, la chanteuse participe au double CD hommage à Boris Vian en y interprétant à merveille « J’suis snob ». Et, en 2011, elle sort un album latino judicieusement titré « Diva Latina ». Après un album enregistré à Londres avec le groupe Era en 2013, c’est vers le style rockabilly qui la chanteuse s’oriente en 2015 en publiant l’opus « French Kiss » où elle est accompagnée par The Hillbilly Moon Explosion. Malgré son titre francophone, « La Rivière Atlantique », l’album suivant est chanté en anglais par Arielle en 2016. En mai 2018, sur une initiative de Laurent Ruquier, avec Mareva Galanter, Inna Modja et Héléna Noguerra, Arielle Dombasle recrée sur scène l’univers du groupe français des années 1960 initié par le musicien Claude Bolling : les Parisiennes. Le premier concert a lieu aux Folies Bergère à Paris et annonce la sortie d’un album avec les chansons du spectacle.

Mais le groupe est volontairement éphémère et Arielle repart ensuite vers d’autres aventures comme la participation, en août 2019, à la Nuit des Choeurs dans les prestigieuses ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville en Belgique.
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Micheline Dax en 1971

Micheline Dax en 1971

27 avril 2014 : Décès, à Roinville-sous-Dourdan, de Micheline DAX. Née à Paris le 3 mars 1924, la comédienne et actrice a toujours été très concernée par la musique et la chanson. Elle fut l’une des meilleures copines d’Edith Piaf. En 1956, elle enregistre un disque des grands succès du début du 20e siècle avec, notamment, « Frou Frou ».

Et, deux ans plus tard, elle interpréte « Les feuilles mortes » sur un autre disque. En 1971, Micheline Dax sort aussi un 45 tours avec quatre chansons célèbres dont « Petit Indien » d’Henri Salvador, « Une noix » de Charles Trenet et « Ce petit chemin » de Mireille. Mais sa grande spécialité musicale est le sifflement. Elle enregistre ainsi un disque compact d’airs sifflés en 1995. Micheline Dax est décédée le 27 avril 2014 et elle a fait don de son corps à la science.
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11 AVRIL

 

Raymond Marcillac dans les années 1960

11 avril 1917 : Naissance, à Levallois-Perret, du producteur et animateur de télé français  Raymond MARCILLAC. Enfant dans l’Aveyron, c’est à Paris qu’il termine ses études et qu’il pratique l’athlétisme à son plus haut niveau: champion de France du 400 mètres en 1939. Il est officier dans la force aérienne française durant la seconde guerre mondiale. A la libération, il est intégré dans l’équipe de journalistes de la radio française puis de la télévision. Alors qu’il est directeur du service des sports, il crée l’émission « Télé dimanche » en 1959. Il s’agit d’un show qui mêle savamment le sport et la chanson. Un télé crochet y est mis en place: « le jeu de la chance ». C’est ce concours qui permet notamment à Georgette Lemaire, Thierry Le Luron et Mireille Mathieu de se faire remarquer du grand public. Raymond Marcillac parlait de cette émission aux côtés de Michel Drucker et Mireille Mathieu dans l’émission de télé française « Matin Bonheur » en 1993.

Evincé de la télévision en 1972, il poursuit sa carrière en écrivant des livres, notamment sur le monde des medias français. Dans les années 1990, il est le directeur des programmes de Radio Montmartre à Paris. Raymond Marcillac est mort le 13 avril 2007.
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NICOLETTA en 1977 – Photo (c) Alain Marouani

11 avril 1944 : Naissance, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) de la chanteuse française NICOLETTA. Dans son enfance, Nicole Grisoni est membre, sous son vrai nom, de la chorale de l’église. Puis, elle découvre le blues américain et Elvis Presley. Quittant sa province et les petits boulots, Nicole débarque à Paris en 1961 où elle est disc jockey. Elle est repérée par le directeur artistique d’Eddie Barclay: Léo Missir. Il remarque surtout ses qualités vocales et lui permet d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1966. Sous le nom de Nicoletta, elle interprète ainsi à sa manière « L’homme à la moto » de Piaf et « Pour oublier qu’on s’est aimé » signée par Nino Ferrer. Après ce premier disque au succès assez timide, Nicoletta remet le couvert et, cette fois, la gloire est au rendez-vous de « La musique » et de « Il est mort le soleil » en 1967.

Ne supportant pas le play-back parfois exigé à la télévision, on la voit plus souvent se produire sur scène et elle effectue sa première tournée en lever de rideau de Salvatore Adamo. En mai 1968, elle choisit son camp en chantant pour les ouvriers en grève dans les usines. Trois ans plus tard, la chanteuse interprète un nouveau titre composé par Hubert Giraud, déjà créateur d' »Il est mort le soleil ». Cette nouvelle chanson est un gospel qui va connaître un succès planétaire: « Mamy Blue ». Nicoletta en crée la version française immortelle. Les succès se poursuivent pour Nicole pendant des années: « Fio Maravilla » (1973), « Les volets clos » (1973), ou « A quoi sert de vivre libre » (1975). En 1983, elle renoue avec le sommet des hit parades à l’occasion d’un enregistrement en duo avec Bernard Lavilliers: « Idées noires ». Quatre ans plus tard, Nicoletta s’oriente vers des spectacles musicaux: elle apparaît dans l’opéra « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony » de Kurt Weill et Bertolt Brecht puis elle joue le rôle d’Esméralda dans la comédie musicale « Quasimodo » de William Sheller. En 1992, à la suite du décès de sa grand-mère, elle donne des concerts de gospel où des chansons comme « Mamy Blue » font merveille accompagnées par une chorale antillaise. En 2006, son nouvel album a pour titre « Le Rendez-vous » et contient des reprises de standards du jazz comme « Summertime » ou « Georgia on my mind ». En janvier 2013, Nicoletta est nommée Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres français. Le 18 mars 2013 elle sort son 23e album. Il est intitulé « Ici et ailleurs » et on y trouve deux duos: l’un avec Florent Pagny et l’autre avec Joey Starr avec qui elle avait déjà repris « Mamy Blue » quelques mois plus tôt. A la suite d’Edith Piaf et avant Patricia Kaas, on peut dire que Nicoletta est « la » chanteuse de blues française par excellence. Au début de l’année 2018, elle rejoint, elle aussi, l’aventure du spectacle et de la tournée « Age tendre » aux côtés d’un bon nombre de ses collègues chanteurs.
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11 avril 1972 : Naissance, à Saint-Amand-Montrond, de l’auteur, compositeur et interprète français Allan THEO, sous le nom d’Alain Rouget. Son enfance se déroule entre une mère fan de soul et de jazz et un père passionné de rock et de punk. Après avoir étudié le solfège, il découvre le piano à l’âge de douze ans. Cet instrument l’oriente assez naturellement vers le jazz. Comme pour beaucoup de jeunes, l’aventure musicale va se poursuivre avec la formation de groupes durant les années de lycée. Mais les études priment pour Allan et le hobby est placé entre parenthèses pendant quelques années. A 24 ans, il repense à la musique et, installé à Paris, il va d’audition en audition. Deux ans plus tard, séduit par ses capacités vocales, un producteur lui propose d’enregistrer une chanson de variétés tout à fait moulée dans le style des boys band de l’époque: « Emmène-moi ».

L’opération est fructueuse: un million d’exemplaires du disque sont vendus. Alors qu’un album sort et qu’il est en voie de connaître un succès identique avec des chansons comme « Lola » et « Sonar », Allan Théo décidé de donner un nouveau tournant artistique à sa carrière. Mais ses choix de chansons ne convainquent pas son producteur qui le libère de son contrat en 2000. Un an plus tard, il sort, au Québec, ce nouvel album qu’il autoproduit. Le succès n’est pas au rendez-vous. En 2007, Allan retrouve le chemin des studios et sort un album plus rock intitulé « Théo » chez un indépendant. En 2010, il se lance seul dans la composition, l’écriture et la réalisation d’une maquette qu’il place sur le site web « My Major Company » en vue d’être produit par les internautes. Ces derniers sont près de 1.500 à répondre et à y croire. L’album « Reprends les armes » sort commercialement en 2011 mais n’est pas un succès. En 2015, 20 ans après le phénomène des boys bands en France, il lance le groupe « Génération Boys Band », qui se veut un hommage à ces groupes, en compagnie de Chris Keller de G-Squad et Frank Delay des 2Be3.
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11 avril 1974 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’actrice belge Natacha REGNIER. Après des études au Collège Saint-Pierre d’Uccle et à l’Institut des Arts du Spectacle à Bruxelles, elle obtient le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1998 pour son rôle dans « La Vie rêvée des anges » d’Erick Zonca. Elle épouse alors le compositeur français Yann Tiersen et interprète des chansons dans son album « L’Absente »: « L’échec » et « Le concert ». En 2001 aussi, elle chante « Le Parapluie » en duo avec Yann Tiersen sur la compilation « Les Oiseaux de passage » sortie en hommage à Georges Brassens 20 ans après sa mort.

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11 avril 1977 : Décès, à Omonville-la-Petite (Manche), du poète, scénariste et auteur français Jacques PREVERT. Né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand. Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école » et « Sanguine » pour Montand, « Les enfants qui s’aiment » pour Juliette Gréco ou « Barbara » pour Les Frères Jacques.
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Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

11 avril 2013 : Décès, au Chesnay, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain français Gilles MARCHAL. Né le 2 septembre 1944 à Paris, c’est au milieu des années 1960 qu’il se fait remarquer comme chanteur par Lucien Morisse, alors directeur des programmes de la radio périphérique française Europe 1. Comme ce dernier est également le directeur de la firme de disques AZ, Gilles signe un contrat discographique avec cette firme qui l’assure d’une promotion certaine de ses chansons sur Europe 1. Et c’est en 1967 que sort son premier 45 tours avec la chanson « Le père Noël est mort ». Le succès n’est pas au rendez-vous mais il enregistre toutefois un deuxième disque en 1968: « Le chanteur d’amour ». Le premier succès vient finalement quelques mois plus tard avec « Ne pleure pas ma mie ». Sa carrière est lancée et se poursuit la même année avec un duo qu’il interprète avec la chanteuse Martine Habib: « Summer Wine ». Cette chanson est alors également interprétée en français par Marie Laforêt et Gérard Klein et a pour titre « Le vin de l’été ». 1969 est l’année du film « Macadam cowboy » dont Gilles reprend le thème chanté en français: « Comme un étranger dans la ville » (qu’Eddy Mitchell enregistrera à son tour près de quarante ans plus tard). En 1970, le succès s’installe un peu plus pour Gilles Marchal avec la chanson « L’étoile filante » qui est une reprise en français de « Wanderin’ star » initialement interprétée par Lee Marvin. Cette mélodie met totalement en valeur la belle tessiture grave de l’artiste qui est très originale. En 1971, il sort un 33 tours qui regroupe une grande partie de ses premiers enregistrements. Et, l’année suivante, il est programmé sur de nombreuses radios avec le titre « Liberté ». En 1973, il chante le thème du film « Un homme libre » dont la musique est signée par Francis Lai. Pour son deuxième album qui sort en 1974, Gilles compose toutes les musiques et fait appel à Claude Lemesle et Eddy Mitchell, avec qui il enregistre un duo (« La planète des rêves »), pour les textes. Deux ans plus tard, avec un nouveau contrat discographique, il enregistre, pour Pathé Marconi, « On n’refait pas le monde avec une chanson ». Par la suite, la carrière de Gilles Marchal perd de sa vitalité malgré de très bonnes chansons comme « Drôle de vie » en 1978. Sept ans plus tard, il décide de mettre fin à ses activités de chanteur par l’enregistrement d’un dernier 45 tours qui recèle deux chansons: « Les maisons sans visages » et la reprise de « Céline » immortalisée par Hugues Aufray. Il se retire alors complètement de la musique pour assouvir une autre passion: l’histoire. Et il décide alors d’écrire des livres sur le sujet. Gilles Marchal est décédé le 11 avril 2013 au Chesnay (F) à l’âge de 68 ans. Son premier 33 tours a bénéficié, en 1999, d’une réédition en CD sous le label Magic Records. Mais il semble bien que cet exemplaire numérique soit devenu rare si l’on tient compte de son prix sur certains sites internet spécialisés.
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Raymond Errera

11 avril 2019 : Décès, à Bruxelles, du célèbre attaché de presse belge Raymond ERRERA à l’âge de 88 ans. Né à Saint-Gilles (Bruxelles) en 1931, d’un père italien et d’une mère anglaise, Raymond a toujours été attiré par le monde du spectacle depuis sa plus tendre enfance. Etudiant à l’Athénée d’Uccle, il s’occupe des spectacles de fin d’année et s’affaire à la rédaction du journal de l’école. Il trouve ensuite un job au théâtre de Poche de Bruxelles et délaisse ainsi ses études de droit pour pouvoir, en marge de ses activités au sein de l’entreprise familiale, écrire des chansons, faire du théâtre et collaborer à la rédaction de quotidiens et magazines. Inscrit aux cours de journalisme de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), il écrit des articles sur l’Exposition universelle de 1958 pour « La Nouvelle Gazette » et devient chansonnier au cabaret « Le poulailler » en face de la Bourse de Bruxelles en s’accompagnant au piano et en réalisant des parodies d’airs connus. Il est ensuite engagé par le centre culturel de Malines et par le casino de Knokke pour monter des spectacles. Poursuivant son travail dans le monde culturel de la capitale belge, il décide de devenir l’attaché de presse personnel de certains artistes pour la Belgique. Et la première vedette qui lui fait confiance s’appelle Claude François. Leur première rencontre dure 30 secondes. Clo-Clo lui dit : « Je sais ce que tu fais et voilà ce que je veux : tu es mon attaché de presse depuis quatre jours avec effet rétroactif ! » Le travail de Raymond Errera pour Claude François va durer neuf ans. Par la suite, il va voir Pierre Perret et lui propose ses services. Et puis, d’autres artistes vont lui demander de travailler pour eux : Annie Cordy, Jacques Brel, Guy Béart, Daniel Lavoie (au début de sa carrière), Charles Aznavour, Gérard Lenorman, Jean Vallée, Chantal Goya, etc. En 1972, l’homme fait un petit détour par la politique et est élu échevin de la Culture à Koekelberg. Un an plus tard, il apparaît dans le film « Far West » de Jacques Brel où il récite une phrase alors qu’il est déjà apparu, quelques années plus tôt, dans le film « Franz » de Brel également. A la fin des années 1970, Raymond est l’attaché de presse pour quelques émissions télévisées de la chaîne publique belge francophone RTBF : « Chansons à la carte » ainsi que « La bonne étoile » présentée par son ami le chanteur Jean Vallée. Dès la première édition en 1981, Raymond Errera est l’attaché de presse du Festival International du Rire de Rochefort (B). Et il le restera jusqu’à sa retraite en 2000, ce qui lui donnera l’occasion de devenir citoyen d’honneur de Rochefort. Jusqu’à son décès, Raymond a toujours été présent sur le site de ce célèbre festival d’humour qui a accueilli des découvertes mais aussi de très grands noms du rire. Raymond Errera laisse le souvenir d’un homme qui faisait son métier pour servir aussi bien l’artiste que le journaliste. Il se coupait effectivement en quatre pour faire plaisir à chacun. Avec le sourire, avec diplomatie et avec efficacité.

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