OSWALD Marianne

Marianne Oswald

La chanteuse, actrice et productrice de télévision française Marianne OSWALD naît le 9 janvier 1901 à Sarreguemines sous la vraie identité de Sarah Alice Bloch. A l’âge de 16 ans, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier dont « La chasse à l’enfant ».
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Elle chante aussi du Jean Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ». Marianne Oswald est décédée le 28 février 1985 à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne.
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DIETRICH Marlène

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

L’actrice et chanteuse allemande, naturalisée américaine, Marlène DIETRICH naît le 27 décembre 1901 à Schöneberg (Berlin) sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de Josef von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célébrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.
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Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.
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En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
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CLAY Philippe

Philippe Clay en 1976

Le chanteur et acteur français Philippe CLAY naît le 7 mars 1927 à Paris. Il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg.
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De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». Cette dernière chanson, signée par Charles Aznavour et Florence Véran, fait d’ailleurs l’objet d’une séquence du film tourné en 1958 par Richard Quine : « L’adorable voisine » avec James Stewart et Kim Novak notamment.
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En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ».
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Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson « La complainte des Apaches » de Claude Bolling, interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre », est aussi un succès au début des années 1970.
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Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Serge Reggiani ou Yves Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
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Le 13 décembre 2007, Philippe Clay décède à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque à l’âge de 80 ans.
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VERNAY Lucienne

Lucienne Vernay en 1958

L’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY naît le 12 décembre 1919  à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ».
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Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.
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En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ».
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Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq d’Or de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian.
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En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus.
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Cette œuvre a été reprise et « dépoussiérée » par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012.
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En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors.
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Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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DOUAI Jacques

Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

Le chanteur français Jacques DOUAI naît le 11 décembre 1920 à Douai sous le nom de Gaston Tanchon qui choisit plus tard comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Il passe son enfance dans la région où il est né et, après l’école primaire, il fréquente le conservatoire où il apprend la musique. Par la suite, il s’intéresse aux chorales et en dirige quelques-unes. Puis il s’intéresse au théâtre et à la danse. A 27 ans, il débarque à Paris et commence à chanter dans les cabarets dits « de la rive gauche » en s’accompagnant à la guitare. C’est à ce moment qu’il choisit son pseudonyme. Il est alors le premier interprète masculin à chanter « Les feuilles mortes » de Prévert et Kosma sur une scène. L’un des « patrons » de cabaret, Francis Claude, l’engage dans son établissement mais il lui permet aussi de se produire dans des émissions de la radio française. En 1951, des soucis de santé éloignent Jacques Douai de la scène pendant quelques années mais, en 1955, lorsqu’il reprend sa place, c’est pour enregistrer un premier album. Celui-ci a pour titre « Chansons poétiques anciennes et modernes » et obtient le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Interprétant notamment quelques mélodies du folklore français ancien et médiéval, il va être baptisé « le troubadour des temps modernes ».
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Dans les années qui suivent, Jacques Douai enregistre régulièrement des 33-tours où il explore le répertoire poétique national mais où il chante aussi des oeuvres de Charles Trenet, Georges Brassens, Jacques Brel ou Léo Ferré. De ce dernier grand artiste, il interprète sur scène « Il n’aurait fallu » le 27 septembre 1986 à Montréal.
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Le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros lui est encore décerné pour ces albums en 1962 et en 1968. En 2004, le 7 août, Jacques Douai décède à son domicile parisien.
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LEMARQUE Francis

Francis Lemarque en 1963

L’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE naît à Paris le 25 novembre 1917 sous le nom de Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ».

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Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).
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Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Charles Trenet ou Henri Salvador, Francis Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. En 1975 , il compose et écrit ainsi, avec Georges Coulonges, une sorte de comédie musicale intitulée « Paris Populi ». Elle évoque la vie de Paris et des Parisiens depuis la révolution de 1789 jusqu’à la libération de Paris en aout 1944. Une première version de l’oeuvre donne naissance à un triple album interprété par divers artistes comme Marcel Amont, Michel Delpech, Juliette Gréco, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Nicoletta, Serge Lama, Michel Legrand, Catherine Sauvage, Mouloudji, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Jacques Yvart et Mireille Mathieu entre autres.
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Puis, Francis Lemarque présente Paris Populi à Paris au Théâtre de la Ville puis au Cirque d’Hiver et à la fête de L’Humanité. Il décide ensuite de donner une autre version de cette œuvre pour la faire voyager car réunir les artistes est toujours très aléatoire. Francis Lemarque a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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MONTAND Yves

Yves Montand en 1962

Le chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND naît le 13 octobre 1921 à Monsummano (Toscane) sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Charles Trenet, de Maurice Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies Belleville et au Moulin Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ».

Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière » où il chante avec elle « C’est merveilleux ».

Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ».

A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ».

Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ».

En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection hongroise de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. Suite au succès récolté, il est l’invité d’une émission de la télévision américaine le 15 novembre 1959.

La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yés », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Georges Brassens, Charles Aznavour, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai.

Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ».

Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Toujours en 1981, il participe à l’enregistrement du « Disque de la Paix » édité d’après « Le livre de la paix » de Bernard Benson : il y interprète « Si petit petit ».

En 1984, il enregistre un 45-tours intitulé « La colombe de l’arche (Maudit) ».

Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. Sollicité par Coluche et par Jean-Jacques Goldman qui a composé le titre, il enregistre alors, avec plein d’autre artistes français, « La chanson des restos » qui va devenir l’hymne des Enfoirés et de la récolte d’argent pour les Restos du Coeur.

En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Deux 45-tours sont commercialisés avec des chansons du film : ce sont les derniers enregistrés par le chanteur. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son nouveau long métrage « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme avec laquelle il a été marié.

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GRECO Juliette

Juliette Gréco en 2012

La chanteuse et comédienne française Juliette GRECO est née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var.

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Décès de Juliette GRECO : une grande interprète nous a quittés

L’année 2020 n’aura décidément pas de limites pour nous décevoir. Paralysé et désemparé par un virus minuscule mortifère, le monde de la musique et de la chanson francophone aura aussi vu disparaître un grand nombre d’artistes ayant marqué le paysage pendant des dizaines d’années. Ainsi, après Zizi Jeanmaire et Annie Cordy, c’est maintenant une autre interprète nonagénaire qui est partie dans les étoiles : Juliette Gréco.
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Juliette Gréco était née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var. Les obsèques de l’artiste seront célébrées le 5 octobre 2020 à Paris avec une cérémonie organisée dans l’église de Saint Germain des Prés en toute logique pour celle qui a été surnommée « la muse » de ce quartier parisien très animé dans les années 1950.

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VAUCAIRE Cora

Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

La chanteuse française Cora VAUCAIRE naît sous le nom de Geneviève Collin le 22 juillet 1918 à Marseille. Elle est la fille d’un officier de marine breton et fait ses débuts au théâtre à l’âge de seize ans. Elle préfère ensuite s’orienter vers la chanson et commence à se produire, dès 1945, dans divers cabarets parisiens comme l’Echelle de Jacob, l’Ecluse ou l’Arlequin. Elle est alors surnommée « la Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés ». En 1948, elle est la première artiste à enregistrer et à créer la chanson « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.

En 1955, elle obtient un succès très important en interprétant « La complainte de la butte » dans le film « French cancan » de Jean Renoir.

Cinq ans plus tard, elle connaît un autre grand succès avec la chanson « Trois petites notes de musique » qui est également le thème d’un film réalisé cette fois par Henri Colpi: « Une aussi longue absence ». Sur scène, avec sa voix claire et une diction parfaite, Cora Vaucaire fait de chaque chanson une vraie tranche de vie. Ses récitals sont le plus souvent intimistes et présentés dans de petites salles cossues à Paris et ailleurs. Elle devient une célébrité au Japon et, dans les années 1980, elle est la première chanteuse française à se produire en Albanie.

Cora Vaucaire a été une grande interprète de mélodies diverses allant des chansons du Moyen-Age à celles des années 1900 en passant par les oeuvres de poètes comme Louis Aragon, Jacques Prévert ou Guillaume Appollinaire. Elle est aussi la personne qui fit découvrir aux Français Barbara, Léo Ferré ou Raymond Lévesque. En septembre 1999, elle se produit encore en récital au théâtre parisien des Bouffes du Nord et en profite pour faire un peu de promo dans la toute nouvelle émission « Des mots de minuit » de Philippe Lefait sur France 2.

Cora Vaucaire décède à Paris le 17 septembre 2011 à l’âge de 93 ans. Son corps est incinéré le 22 septembre 2011 au crematorium du cimetière parisien du Père Lachaise.
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MOULOUDJI

MOULOUDJI en 1985

L’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI naît le 16 septembre 1922 à Paris. Son père est d’origine algérienne kabyle et sa mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, a des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951.

Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque à ce moment et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française. La chanson sera couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros.

En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson française.

Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ».

Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji enregistre encore des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des médias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. Cinq ans plus tard, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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