23 DECEMBRE

Jean-Luc Lahaye en 1991

23 décembre 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Luc LAHAYE. Dès son enfance, Jean-Luc est placé à la DDASS, la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale, qui a notamment pour but d’aider les jeunes en difficultés. Adolescent, il suit une formation d’ajusteur mais commet aussi quelques délits qui l’amènent à fréquenter l’univers carcéral de Fresnes. Plus tard, il parvient à se faire engager comme barman dans un restaurant parisien qui est, à l’époque, couramment fréquenté par la chanteuse Dalida. Cette dernière sympathise avec le jeune homme et lui propose de devenir le locataire de l’appartement qui est inoccupé au dernier étage de sa maison de Montmartre. Grâce à Dalida, Jean-Luc côtoie des artistes et cela lui donne envie de peut-être se lancer dans la chanson. En 1979, le compositeur d' »Il venait d’avoir 18 ans » pour Dalida, Pascal Auriat, lui propose les deux titres d’un premier 45 tours: « Maîtresse maîtresse » et « Petite fille du 16ème ».

Sans succès. Le chanteur change de maison de disques et enregistre deux autres vinyles qui ne marchent pas en 1980 et 1981. Malgré cela, il décide d’essayer de se faire connaître par la scène et il se produit au théâtre parisien de la Potinière en première partie de Rachid Bahri. En 1982, ce sont Lana et Paul Sébastian, qui composèrent « Gigi l’amoroso » pour Dalida huit ans plus tôt, qui lui proposent une chanson intitulée « Femme que j’aime ». Et, d’emblée, toutes les radios rendent cette chanson rapidement populaire. Dans la foulée de ce « tube » extraordinaire, Jean-Luc Lahaye récidive avec « Appelle-moi Brando » en 1983 et sa carrière semble être bien lancée lorsqu’il enchaîne avec les succès « Décibelle » (1983), « Plus jamais » (1984) et « Papa chanteur » (1984). Pendant ces années-là, il continue de se présenter au public de l’Olympia en lever de rideau de Linda De Suza et de Michel Leeb. En 1986, c’est lui qui est tête d’affiche à l’Olympia avec les nouvelles chansons que sont « Il faudrait que tu reviennes » et « Djemila des lilas ». L’année suivante, après être passé en vedette au Palais des sports de Paris, il se retrouve présentateur de l’émission « Lahaye d’honneur » sur la chaîne télé privée française TF1 dont le générique est la chanson « Débarquez-moi ». Mais, comme si ce titre de chanson était prémonitoire, Jean-Luc est assez vite remercié par la chaîne et de ses émissions on ne voit plus jamais que quelques séquences bien drôles pour les bêtisiers de fin d’année. Le succès discographique de Jean-Luc Lahaye commence alors aussi à s’étioler et les années 1990 sont difficiles et parsemées de sorties de compilations. En 2004, une nouvelle émission de TF1 va relancer sa carrière. Il est en effet l’invité de « Retour gagnant », un programme qui permet à des artistes ayant connu la gloire par le passé de tenter un retour médiatique. Le public plébiscite Jean-Luc Lahaye qui va pouvoir éditer un huitième album grâce à ce coup de pouce providentiel. Un CD et un DVD live sont même enregistrés lors de sa prestation à l’Olympia de Paris à la fin 2004. En 2007, Jean-Luc Lahaye est condamné à payer 10.000 euros d’amende pour atteinte sexuelle sur une adolescente de moins de quinze ans. En février 2008, il publie un album de reprises des grandes chansons des années 1960-1970. En 2009, il fait partie de la tournée RFM Party 80 avec d’autres vedettes de la même décennie. Et il est à nouveau sur la scène de l’Olympia en septembre 2010. En 2012, une nouvelle tournée nostalgique des années 1980 emmène Jean-Luc Lahaye qui se retrouve au générique du film « Stars 80 » dans lequel il joue son propre rôle en octobre 2012. A la fin de la même année sort un album best of des 30 ans de chansons de l’artiste. En mai 2015, le chanteur est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur. Deux ans plus tard, l’artiste est à nouveau à l’affiche du film « Stars 80, la suite » où il joue toujours son propre rôle.
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Pochette de l’album 2013

23 décembre 1967 : Naissance, à Turin en Italie, de l’ancien mannequin et chanteuse Carla BRUNI. Après avoir vécu une partie de son enfance en Italie, elle débarque en France à l’âge de sept ans. Désirant s’orienter vers une carrière artistique, c’est finalement vers le mannequinat que la jeune fille se tourne en 1987. Ces activités vont la mobiliser dans le monde entier durant une dizaine d’années. Puis elle revient à ses premières amours: la musique. Et c’est par Julien Clerc qu’elle débarque dans la chanson francophone en 2000: elle lui écrit plusieurs titres sur l’album « Si j’étais elle ». En 2002, avec la complicité de Louis Bertignac, elle sort son premier album de chanteuse: « Quelqu’un m’a dit » (avec les titres « Raphaël » et « Le plus beau du quartier »).

Ce disque tout en douceur est un véritable succès et Carla Bruni n’hésite pas à très vite présenter ses chansons sur scène. En 2004, Carla Bruni reçoit une Victoire de la Musique en tant qu’artiste féminine de l’année. Trois ans plus tard, son deuxième opus est intégralement chanté en anglais et porte le titre « No promises ». Quant à son troisième album, il sort en 2008 alors que Carla est désormais la première dame de France après avoir épousé le président Nicolas Sarkozy. Il a pour titre « Comme si de rien n’était » et comporte douze titres en français, un en anglais et un en italien. En 2013, Carla Bruni commercialise un nouvel album alors que son mari n’est plus président. L’opus porte un nom anglais pour onze chansons francophones: « Little french songs ». La critique y voit des allusions à peine voilées à Nicolas Sarkozy (« Mon Raymond ») et à celui qui l’a remplacé à la présidence de la France: François Hollande (« Le pingouin’). Fin 2014, c’est Carla Bruni qui est sollicitée pour écrire l’adaptation en français d’une chanson caritative composée par Bob Geldhof au profit de la lutte contre le virus Ebola: le titre « Noël » est interprété par divers artistes francophones dont Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Renaud. Fin 2016, Carla Bruni est de celles qui partagent le retour de Serge Lama avec un nouvel album puisqu’elle interprète avec lui la chanson « Casablanca » qu’elle a composée elle-même. Et, en 2017, l’artiste commercialise un nouvel opus intitulé « French Touch » où toutes les chansons sont, paradoxalement, des reprises de grands standards de la musique anglo-saxonne.
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Jacques Chancel

23 décembre 2014 : Décès, à Paris, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL à l’âge de 86 ans. Né le 2 juillet 1928 à Ayzac Ost, dans les Hautes-Pyrénées, sous le nom de Joseph Crampes, il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités sont questionnés avec tact et sensibilité. A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il va présenter pendant des années « Le grand échiquier », un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueillera encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants. Jacques Chancel est décédé dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014 à Paris des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu en l’église de Saint-Germain-des-Prés à Paris avant que sa dépouille ne soit inhumée dans la région de sa naissance, à Adast.

 

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13 JUILLET

La pochette du 33 tours de 1980

La pochette du 33 tours de 1980

13 juillet 2014 : Décès, en Virginie (USA), du chef d’orchestre américain Lorin MAAZEL à l’âge de 84 ans des suites d’une pneumonie. Il naît le 6 mars 1930 à Neuilly-sur-Seine (F) dans une famille de musiciens américains juifs qui retourne très vite à Los Angeles. Le petit Lorin prend alors des cours de violon à cinq ans et, musicien prodige, il enseigne cet instrument deux ans plus tard. Il dirige aussi les plus grands orchestres des Etats-Unis alors qu’il a entre neuf et quinze ans. Par la suite et durant sa carrière, Lorin Maazel prend la direction de plus de 150 orchestres dans quelque 5.000 opéras ou compositions différentes. Il a aussi participé à plus de 300 enregistrements avec des orchestres différents. Parmi ces derniers, il y a l’Orchestre Philharmonique de Cleveland avec lequel il est l’invité de Jacques Chancel pour son émission télévisée française « Le grand échiquier » en 1979. Au cours de cette émission, le chef d’orchestre rencontre Serge Lama et il est plutôt séduit par ses chansons: il l’accompagne même au violon dans une version toute particulière de « Je suis malade ».

Découvrant alors une grande partie du répertoire du chanteur français, il désire enregistrer tout un album instrumental des titres de Lama auxquels il veut donner une dimension symphonique. En 1980, c’est chose faite et le 33 tours « Lama-Maazel le monde symphonique de Serge Lama » est chez les disquaires. La même année, un nouveau « Grand Echiquier » est consacré entièrement à cette collaboration entre Maazel et Lama.
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2 JUILLET

Line Renaud : photo de la pochette de l’album de 2010

2 juillet 1928 : Naissance, à Pont-de-Nieppe (Armentières) de la chanteuse française Jacqueline Enté mieux connue sous le pseudonyme de Line RENAUD. A l’âge de seize ans, à la fin de la seconde guerre mondiale, elle est engagée comme chanteuse dans l’orchestre de Radio Lille sous le nom de Jacqueline Ray. Elle débarque quelques mois plus tard à Paris pour travailler aux Folies Belleville où elle rencontre le compositeur Louis Gasté, dit « Loulou », qui devient son mari en 1950 et son pygmalion. C’est lui qui lui propose d’enregistrer en 1947 la chanson « Ma cabane au Canada » qu’il a composée pour elle.

Avec ce succès, elle obtient le Grand Prix du disque en 1949. Le début des années 1950 est marqué par un florilège de « tubes » qui ont pour titres « Etoile des neiges », « Ma p’tite folie » ou « Mademoiselle from Armentières ». En 1954, Line est sur la scène du Moulin Rouge avant de partir pour les Etats-Unis à l’invitation du comédien américain Bob Hope. Elle va y rester des mois et se produire dans différents shows télévisés allant jusqu’à chanter en duo avec Dean Martin le fameux « Relaxez-vous ». De retour en France, elle mène la revue au Casino de Paris en 1959. Puis, de 1963 à 1965, elle chante à de nombreuses reprises à Las Vegas et à Londres. A la télévision française, elle présente le show « Line directe » dans les années 1970. Dans les années 1980, Line Renaud est sensibilisée au fléau du Sida avant tout le monde par ses amis américains et Liz Taylor notamment. Elle s’investit alors dans le mouvement « Sidaction » et ne rate aucune initiative en faveur des malades du Sida. Elle participe ainsi à l’album « Ensemble contre le Sida » avec Pascal Obispo en 2000. Entretemps, Line Renaud doit accepter la séparation définitive et cruelle avec son mari qui décède le 8 janvier 1995. Elle se tourne alors vers le théâtre, le cinéma et la télévision en jouant dans des pièces et en tournant des films et des séries. Fin 2010, après 30 ans, Line remet les pieds dans un studio d’enregistrement pour y réaliser un nouvel album. Elle intitule l’opus « Rue Washington » en souvenir de ses débuts. On y trouve des duos avec Johnny Hallyday et Mylène Farmer mais aussi des chansons écrites ou composées par des artistes comme Julien Clerc, Marc Lavoine, Salvatore Adamo, Grand Corps Malade, Christophe Maé ou Damien Robitaille entre autres. Pour couronner le tout, Line Renaud livre ces chansons-là et ses grands succès dans une salle parisienne. Et pour la première fois de sa vie, elle se produit ainsi sur la scène de l’Olympia les 24 et 25 mai 2011. A l’automne 2017, la chanteuse retourne à Las Vegas pour inaugurer la « Line Renaud Road », une rue qui porte désormais son nom à proximité du Caesar’s Palace.
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2 juillet 1928 : Naissance, à Ayzac Ost (Hautes-Pyrénées), sous le nom de Joseph Crampes, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL. Il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités sont questionnés avec tact et sensibilité. A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il présente pendant des années « Le grand échiquier », un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueille encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants: Léo Ferré, Georges Brassens, Serge Lama, etc. Jacques Chancel est décédé dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014 à Paris des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu en l’église de Saint-Germain-des-Prés à Paris avant que sa dépouille ne soit inhumée dans la région de sa naissance, à Adast.

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6 MARS

6 mars 1930 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, dans une famille de musiciens américains juifs, du chef d’orchestre américain Lorin MAAZEL. Agé de quelques mois, il retourne très vite avec ses parents à Los Angeles. Le petit Lorin prend alors des cours de violon à cinq ans et, musicien prodige, il enseigne le violon deux ans plus tard. Il dirige ensuite les plus grands orchestres des Etats-Unis alors qu’il a entre neuf et quinze ans. Par la suite et durant sa carrière, Lorin Maazel prend la direction de plus de 150 orchestres dans quelque 5.000 opéras ou compositions différentes. Il participe aussi à plus de 300 enregistrements avec des orchestres différents. Parmi ces derniers, il y a l’Orchestre Philharmonque de Cleveland avec lequel il est l’invité de Jacques Chancel pour son émission télévisée française « Le grand échiquier » en 1979. Au cours de cette émission, le chef d’orchestre rencontre Serge Lama et il est plutôt séduit par ses chansons: il l’accompagne même au violon dans une version toute particulière de « Je suis malade ».

Découvrant alors une grande partie du répertoire du chanteur français, il désire enregistrer tout un album instrumental des titres de Lama auxquels il veut donner une dimension symphonique. En 1980, c’est chose faite et le 33 tours « Lama-Maazel le monde symphonique de Serge Lama » est disponible chez les disquaires. La même année, un nouveau « Grand Echiquier » est consacré entièrement à cette collaboration entre Maazel et Lama. Lorin Maazel décède le 13 juillet 2014 en Virginie (USA), à l’âge de 84 ans des suites d’une pneumonie.
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Francis CHENOT (c) Maison de la Poésie Amay

6 mars 1942 : Naissance, à Petitvoir dans l’entité de Neufchâteau, du journaliste et écrivain belge Francis CHENOT. Grand passionné de chanson française à texte, Francis est longtemps le responsable des pages culturelles du journal communiste belge « Le drapeau rouge » jusqu’à l’arrêt de celui-ci. Il écrit ensuite pour l’éphémère journal « Libertés ». Puis il crée le magazine « Une autre chanson » avec le syndicaliste de gauche Albert Faust sous le bienveillant parrainage de Jean Ferrat. Cette aventure médiatique s’achève au milieu des années 2000 après bien des essais de reprise. Francis est aussi l’un des principaux artisans de l’ouvrage « Brel ! et après ? », un livre dont il partage l’écriture avec Geneviève François, Ronald Theunen et Jean-Pierre Vander Straeten et qui est publié aux Editions Labor en 1984. Le bouquin est sous-titré « 33 détours et autres dans la chanson de la Communauté française de Belgique ». Pour Francis Chenot, c’est clair: la chanson est d’abord de la poésie « musiquée ». Cette opinion bien tranchée lui fait, petit à petit, prendre ses distances avec des festivals aux tendances commerciales qu’il juge trop marquées comme les « Francofolies de Spa ». Au début de ces Francofolies belges, Francis présente les soirées gratuites du « Salon Bleu » à une époque où « Une autre chanson » est partenaire de ces rendez-vous poétiques dont la philosophie change ensuite avant de disparaître. Entre 1965 et 2010, Francis Chenot publie 17 ouvrages de poésie et récolte deux prix : le Prix René Lyr pour « Mémoire de schiste » en 1982 et le Prix Arthur Praillet en 1997. Il a aussi fondé, avec Francis Tessa, la « Maison de la poésie d’Amay » (B) et est le directeur de la revue « L’arbre à paroles ».
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Pochette album 2012

6 mars 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur et comédien belge Claude SEMAL. Ami de Francis Chenot évoqué ci-dessus, ce dernier a écrit de lui en 1984 dans « Brel ! et après ? »: « Cela fait une douzaine d’années déjà qu’il hante les chemins de la chanson. Non pas les autoroutes du succès, mais plutôt les sentiers de traverse. Avec des éclipses. Et cela n’arrive-t-il pas au soleil lui-même ? Et Claude Semal, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a bien quelque chose de solaire. (…) En fait, il rayonne. Tout simplement. En un étrange mélange de douceur et de fièvre. (…) Il se définit comme un autodidacte de la chanson. (…) Entre 1971 et 1974, Claude Semal chante un peu partout en Belgique avec Alexandre Waijnberg. Il joue aussi pour les petits enfants, notamment au « Théâtre de la Vie ». En 1974, il est de l’équipe de l’hebdomadaire belge « Pour », puis dans la foulée, il participe à la création de l’organisation « Pour le socialisme ». De même, il sera aussi des « Ateliers du Zoning » en 1976. » Depuis ses débuts, Claude Semal a enregistré une dizaine de CD, un DVD live reprenant aussi un documentaire, et produit une vingtaine de spectacles. Il a fondé sa compagnie théâtrale, « le Théâtre du Chien Ecrasé » et il a tourné pour le cinéma dans des films comme « La Raison du plus faible » ou « Camping Cosmos ». En 2007, au Festival d’Avignon (F), il présente deux de ses spectacles: « Cabaretje » et « Œdipe à la Ferme ». Deux ans plus tard, toujours à Avignon, il propose « Ubu à l’Élysée ». A l’occasion des élections fédérales de 2010 en Belgique, il soutient l’alternative unitaire francophone du « Front des Gauches » qui est constitué du Parti Communiste, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, de Vélorution, du Comité pour une Autre Politique, du Parti Humaniste et du Parti Socialiste de Lutte. La liste de ses albums de chansons reprend « Les convoyeurs attendent » en 1982, « Claude Semal et Charles Loos en duo » en 1984, « Nu » en 1987, « Music-Hall » en 1989, « À nos amours » en 1993, « Semal en fanfare » en 1997, « Semal et Loos en public » en 2000, « Les chaussettes célibataires » en 2003, « L’été indien, l’autre Milou » en 2004 et « Belgik » en 2007.

Fin 2010 est sorti un DVD, « Band à 4 en public » reprenant, d’une part, son spectacle du « Bozar » de Bruxelles en 2009 et, d’autre part, l’excellent film portrait signé Tanguy Cortier: « Semal nécessaire ». Fin 2012, fidèle à sa tradition de chanteur humoriste belge militant, il sort un album dont le titre est « Les bals, les barbecues et les crématoriums ». En 2018, l’artiste commercialise un nouvel album de onze chansons intitulé « Les Marcheurs ». Cet opus se retrouve dans un coffret « Semal la totale » qui reprend 40 chansons significatives de son répertoire sur trois disques compacts ainsi qu’un lien de téléchargement numérique pour les douze albums de sa carrière et un livret de 28 pages avec textes et photos.
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Véronique Pestel

Véronique Pestel

6 mars 1960 : Naissance, à Fontenay-aux-Roses, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique PESTEL. Très jeune, Véronique apprend la musique et la danse. Adolescente, elle écrit des poèmes, compose des pièces musicales ainsi que des chansons. Elle suit des études de philosophie avant de donner des cours de piano et de se former au chant. C’est au début des années 1980 qu’elle commence à se produire sur scène. En 1987, Véronique Pestel sort un premier 45-tours avec la chanson « Mea Culpa ». Dans les années 1990, elle assure la première partie d’artistes francophones prestigieux comme Claude Nougaro, Juliette Gréco, Serge Reggiani, Maxime Le Forestier, Isabelle Aubret, Julos Beaucarne, etc. En 1992, elle enregistre son premier album qui a pour titre « La Parole de l’autre ». Sa notoriété naissante lui donne l’occasion d’être à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en 1994 et à l’Olympia en 1995. Cette année-là, un nouvel opus, « Laisser-courre », récolte le Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros et le Prix de l’Adami. Différents festivals accueillent alors Véronique Pestel : Printemps de Bourges (F), Festi-Val-de-Marne (F), Chorus des Hauts-de-Seine (F), « Alors Chante » à Montauban (F), « Chansons de parole » à Barjac (F), ou encore « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Musicalement, l’inspiration de Véronique oscille entre le classique et le jazz. Ses chansons abordent intelligemment le thème des gens et des oppressions avec humour. Entre 1997 et 2009, elle les enregistre sur cinq albums (« Mamie Métisse » en 1997, « L’appeau des mots » en 1997, « Babels » en 2000, « Canis Bulle » en 2005 et « La vie va, Rag » en 2009). En 2014, Véronique Pestel propose un nouveau spectacle intitulé « Quatre pattes et deux chapeaux ». En 2013, elle participe à un hommage à Aragon où ses textes sont à la fois lus, racontés, dansés et chantés par Bernard Vasseur, Magali Herbinger et Véronique Pestel (« Caf’Conf Aragon ») qui fera l’objet de la publication d’un disque. Et, trois ans plus tard, ce sont des oeuvres originales de Véronique qui sont cette fois enregistrées sur l’opus « Faire autrement » où l’on retrouve toutefois un texte de Philippe Noireau, un autre de Louis Aragon et « Les vrilles du scrutin » de Colette. En 2019, l’artiste commercialise un nouvel opus dont le titre est « Intérieur avec vue ».

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Mélina Mercouri

6 mars 1994 : Décès, à New York (USA), de l’actrice, chanteuse et femme politique grecque Mélina MERCOURI d’un cancer du poumon à l’âge de 73 ans. Née Maria Amelia Mercouri le 18 octobre 1920 à Athènes, elle est d’abord actrice et se fait remarquer dans les films de son mari Jules Dassin, le père du chanteur Joe Dassin. En 1960, elle est consacrée meilleure actrice au Festival de Cannes pour sa prestation dans « Jamais le dimanche ». En 1967, elle s’engage politiquement pour lutter contre le régime des colonels en place en Grèce. Elle est dès lors contrainte à l’exil en France. C’est dans ce pays qu’elle va alors tenter, avec succès, une brève carrière de chanteuse avec des enregistrements réalisés au début des années 1970 : « Je suis Grecque » et les incontournables « Zorba » et « Enfants du Pirée ». Elle interprète ainsi des chansons de Maurice Fanon (« Les bateaux de Samos », « L’oeillet rouge »), Mikis Theodorakis (« Pour toi ma fille », « L’étrangère », « Attendre attendre », « Zorba »), Serge Lama (« La fumée des cigarettes »), Léo Ferré (« Paname »), Georges Moustaki (« En Méditerranée », « Le métèque ») et de la famille Dassin (« Je suis Grecque », « Le Portugais ») avec des textes souvent signés par Claude Lemesle aussi. En 1974, elle peut enfin revenir dans son pays natal redevenu démocratique et elle y fait même une carrière politique qui la mène au poste de ministre de la Culture de 1981 à 1989 et de 1993 à sa mort. C’est dans le cadre de cette fonction qu’elle crée, au Conseil européen en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Depuis, deux villes européennes sont désignées chaque année pour accueillir des manifestations artistiques et faire connaître leur patrimoine historique et culturel. En 2015, la ville belge de Mons est l’une de ces capitales européennes de la culture et donne le nom de Mélina Mercouri à l’une des rues du nouveau quartier des congrès. Par ailleurs, une fondation porte le nom de Mélina Mercouri et s’occupe de la préservation des monuments grecs antiques.
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6 mars 2004 : Quatre albums en français font leur entrée dans le top 50 des ventes en Belgique francophone : « Live à Saint-Etienne » de MICKEY-3-D (50e), « Les risques du métier » de BENABAR (45e), « 1964 » de MIOSSEC (14e) et « Les Enfoirés dans l’espace » par les ENFOIRES (4e).

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