Fred Mella, la voix des Compagnons de la Chanson, est décédé à 95 ans

Fred Mella en 1987

Fred Mella, le dernier des Compagnons de la Chanson, ce groupe vocal français très populaire des années 1950 à 1970, est mort le samedi 16 novembre 2019 à l’âge de 95 ans. Selon son fils, Michel, l’ex-ténor soliste de la formation, qui comptait neuf membres, est décédé à 21h25 parmi les siens, paisiblement, dans sa maison de Goupillières, dans les Yvelines.
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Né le 10 mars 1924 à Annonay, en Ardèche, Fred Mella, dont les parents sont d’origine italienne, est d’abord professeur des écoles quelques années avant de rejoindre Les Compagnons. Son timbre de voix exceptionnel l’impose alors rapidement comme soliste du groupe et tout le monde se souvient encore de sa prestations dans « Les trois cloches » : « Village au fond de la vallée… » Une chanson qu’il partage avec Edith Piaf qui, après ce succès de 1946, emmene les Compagnons aux Etats-Unis pour une grande tournée de concerts.

En 1947, Fred Mella a épouse la comédienne québécoise Suzanne Avon dont il aura deux enfants. Après la dissolution des Compagnons de la Chanson, Fred Mella tente de poursuivre une carrière de soliste en enregistrant quelques disques mais ceux-ci ne rencontrent jamais vraiment les attentes du public. En 2006, le chanteur publie ses souvenirs dans un livre intitulé « Mes Maîtres enchanteurs ». Il s’agit d’une autobiographie dédiée à Georges Brassens, Charles Trenet et Charles Aznavour dont il était l’ami. Il donne un dernier concert en 2008 à l’Olympia de Paris, 25 ans après les adieux des Compagnons de la Chanson sur la même scène. Les autres « Compagnons de la Chanson avaient pour noms Jean Broussolle (1920-1984), Guy Bourguignon (1920-1969), Jean-Louis Jaubert (1920-2013), Hubert Lancelot (1923-1995), Jean-Pierre Calvet (1925-1989), Gérard Sabbat (1926-2013), Jo Frachon (1919-1992) et René Mella (1926-2019), frère de Fred, décédé fin septembre 2019. Fred Mella fut L’invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde en 2006. A voir ci-dessous.

 

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JACQUES NUOVO et LEVURE de retour sur scène ce 22 septembre 2018

A 60 ans, Jacques Nuovo se sent comme un jeune artiste à l’idée de fouler les planches du théâtre royal de Mons le 22 septembre pour un spectacle varié, coloré et très éclectique musicalement. Et, même si le chanteur se défend de parler d’un bilan, il est certain que cette soirée retracera les grandes lignes d’une carrière sans doute discrète mais aussi très fournie en expériences diverses.
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Né à Jemappes (Mons), dans le Borinage, Jacques est issu d’une famille originaire de San Cataldo en Sicile et son père est boulanger. Déjà passionné par la musique, le jeune homme s’oriente pourtant vers l’électricité mais finit par reprendre la boulangerie de son père. C’est sans doute cette activité qui le pousse à donner le nom de « Levure » au groupe musical qu’il fonde au début des années 1980 avec Franco Seminara et Salvatore Miraglia entre autres. La formation a pour particularité de composer, d’écrire et d’interpréter des chansons en patois picard wallon comme on le parle dans la région boraine. Après s’être retrouvé en finale du Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1980, Levure connaît le succès avec le titre « Ed tourpine » (que l’on peut traduire par « Je végète ») co-signé par Nuovo et Miraglia en 1981 et « El djambot du cié qu’a émigré » (« Le fils de celui qui a émigré ») en 1983. Cette année-là, le groupe est à nouveau finaliste du GP de la Chanson Wallonne où il se distingue en interprétant une fois de plus des textes sociaux sur des mélodies légères. En 1984, alors que Levure se dissout après un ultime disque en français (« Va travailler »), Jacques Nuovo est aidé par son célèbre concitoyen Salvatore Adamo pour enregistrer un premier 45-tours francophone en solo. C’est le guitariste d’Adamo, Jérôme Munafo, qui signe d’ailleurs les arrangements de « Dans mon verre » et « Lettre à une amie ». Le succès de ce premier essai est encourageant car les radios de la Belgique francophone diffusent bien le disque. Jacques Nuovo enregistre alors « Un enfant de toi » en 1985 puis, en duo avec Franco Seminara, une chanson sur le handicap: « Vivre comme toi » en 1986. Jacques participe ensuite au Festival 88, un concours organisé à Bruxelles par la société des auteurs belges SABAM où il présente la chanson « J’aurais voulu ». En 1990, il chante « Cannibale si tu veux » et représente, en 1993, la Belgique et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) au concours de chansons de la Truffe de Périgueux en France. Puis, au milieu de la décennie, Jacques Nuovo sort son premier et seul album à ce jour. L’opus s’appelle à juste titre « L’album » et, sur ce disque réalisé avec l’aide du musicien Aril Laury, on retrouve des réenregistrements de « Dans mon verre », de « Un enfant de toi » ou encore de « Ed tourpine » en souvenir du groupe Levure. Les titres restants sont nouveaux: « Je survivrai », « Van Gogh », « Après minuit » ou « Si ton amour tremble » par exemple. Face au succès très mitigé du CD, Jacques Nuovo va petit à petit délaisser la chanson sans pour autant quitter le monde artistique et musical. C’est ainsi qu’en 2007, il met sur pied et lance, dans la province belge de Hainaut, un concours musical pour jeunes talents appelé « Envol des Cités » dont le succès est grandissant. Comme un clin d’oeil, en décembre 2011, Jacques Nuovo dédie une chanson au bourgmestre de sa ville natale de Mons qui est alors aussi le premier ministre belge Elio Di Rupo : le « Doudou tango d’Elio ». En 2014, Jacques Nuovo parvient, avec Salvatore Miraglia et quelques autres musiciens, à réenregistrer dix chansons parmi celles qui ont fait connaître le groupe Levure au début des années 1980. Et, contre toute attente, malgré les voix et la technique qui ont changé, la magie se produit et les chansons ne semblent pas avoir pris une ride.
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Sur la scène du théâtre royal de Mons, grâce à la proposition du directeur de la salle, Salvatore Anzalone, et grâce à la collaboration artistique du guitariste Roberto Di Ferdinando, Jacques Nuovo espère conquérir à nouveau le public qui l’attend depuis longtemps. Mais il convoite aussi, secrètement, de recueillir l’attention des plus jeunes qui, bien souvent, ne le connaissent que comme l’organisateur de « L’Envol des Cités ».
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L’artiste n’a en tous cas pas lésiné sur les moyens pour proposer une soirée variée avec, notamment, la participation du groupe Levure, de quelques amis artistes et aussi avec quelques surprises.
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Rendez-vous ce samedi 22 septembre au théâtre royal de Mons dès 20 heures pour ce beau moment d’authenticité artistique.

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14 JANVIER

 

Caterina VALENTE en 1959

14 janvier 1931 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et danseuse française Caterina VALENTE. Elle est née dans une famille d’artistes italiens. En 1953, elle enregistre son premier disque. Celui-ci est suivi de grands succès comme « Malagueña » ou « La brise et moi » en français. Elle fait ensuite ses premiers pas au cinéma. En 1957, elle tourne dans « Casino de Paris », un film musical d’André Hunnebelle avec Vittorio de Sica et Gilbert Bécaud.

Au fil des succès, elle devient l’une des plus grandes stars de variété en Allemagne. En France, elle enregistre un grand nombre de 45 tours avec des chansons de Charles Trenet ou des rythmes de twist par exemple.

Elle atteint un pic de popularité avec « Soleil lève-toi », une chanson composée par Paul Mauriat et écrite par André Pascal en 1972. 30 ans plus tard, en 2001, toujours très active, Caterina Valente sort un album, « Girltalk » avec la harpiste Catherine Michel. Au final, Valente a chanté dans douze langues et elle parle couramment la moitié de celles-ci.
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Etienne DAHO en 1986 (c) Janus Kawa

14 janvier 1956 : Naissance, à Oran en Algérie, de l’auteur-compositeur et interprète français Etienne DAHO. L’enfance d’Etienne est bercée entre insouciance et problèmes familiaux accentués par la guerre d’Algérie. Avec des parents séparés et un père qui s’absente définitivement alors qu’il a quatre ans, Etienne se réfugie chez ses grands parents maternels qui tiennent une épicerie où se trouve un juke-box. Il s’en absente pour être placé en pension avant d’y revenir ensuite. Mais il lui faut alors quitter l’Algérie sans sa mère retenue par des soucis administratifs. Et c’est avec sa tante qu’il part pour la France avec une halte à Reims avant de rejoindre la ville de Rennes où sa mère et ses soeurs le rejoignent. Etienne y poursuit sa scolarité, y passe son bac et entreprend des études universitaires en arts plastiques et en anglais. Mais cette dernière langue l’intéresse aussi pour mieux comprendre les textes de la musique pop anglaise qu’il découvre grâce à ses soeurs aînées. La musique devient alors sa passion et il veut la pratiquer au mieux. Il part donc à Londres pour y travailler cette passion et il s’approche des milieux punk alors qu’il a 20 ans. C’est à cette époque qu’il compose ses premières chansons. De retour en France, il se met à rencontrer des organisateurs de concerts de la région de Rennes avec qui il tisse des liens d’amitié. Cela lui permet de faire connaissance avec d’autres jeunes passionnés de rock et de pop : Elli Medeiros, Jacno, Franck Darcel et le groupe Marquis de Sade. Il fait alors ses débuts sur scène au festival des Transmusicales de Rennes, en 1979, au sein du groupe « Entre les deux fils dénudés de la dynamo ». Tout cela lui donne la possibilité d’enregistrer ses premières chansons personnelles en 1980 pour démarcher les maisons de disques. Le label Virgin, qui vient de se lancer en France, est intéressé par sa maquette et lui propose de réaliser un premier album (« Mythomane ») qui n’est pas un succès. Qu’à cela ne tienne, il lui est alors proposé de commercialiser un 45 tours et, en 1982, « Le grand sommeil » le révèle au grand public.

C’est le vrai départ de la carrière du Rennais qui enchaîne « tube » sur « tube » pendant une décennie. Il y a « Week-end à Rome » (1984), « Tombé pour la France » (1985), « Epaule Tatoo » (1986), « Duel au soleil » (1986), « Heures hindoues » (1988), « Bleu comme toi » (1988), « Saudade » (1991), « Des attractions désastres » (1991), etc. La décennie 1990 est un peu moins prolifique et les années 2000 sont encore plus discrètes. A noter toutefois le succès de « Comme un boomerang » interprété en duo avec Dani: une chanson signée Gainsbourg oubliée dans un des tiroirs de l’égérie parisienne des années 60-70 et retrouvée en 2001. En 2008 sort une compilation hommage, « Tombés pour Daho », avec des reprises de ses chansons par Benjamin Biolay, Daniel Darc, et Sébastien Tellier. « Daho Pleyel Paris », enregistré à la salle Pleyel, sort le 5 octobre 2009 et est nommé DVD de l’année aux Victoires de la musique 2010. Le 9 novembre 2010, sort l’enregistrement du texte intégral du « Condamné à mort » de Jean Genet avec Jeanne Moreau. Quelques concerts exceptionnels sont prévus pour accompagner cette sortie dont deux soirs au prestigieux Théâtre de l’Odéon de Paris et une représentation triomphale au Festival d’Avignon en 2011. En octobre 2011, Daho publie un double album compilation pour fêter ses 30 ans de carrière: il est intitulé « Monsieur Daho ». On y retrouve 40 titres dont des remixes, des versions inédites, des duos (avec Dani, Charlotte Gainsbourg, Jacques Dutronc, Vanessa Paradis, Alain Bashung, Françoise Hardy, Jeanne Moreau, Jane Birkin et Catherine Deneuve entre autres). Au fil de cette carrière rondement menée, Etienne Daho a aussi progressé sur scène où ses premières apparitions timides ont laissé la place à un showman avisé et plus intelligible. A la fin de 2013, Etienne Daho sort l’album intitulé « Les Chansons de l’innocence retrouvée ». La pochette du disque présente une femme à la poitrine dénudée qui fait polémique lors de la campagne d’affichage publicitaire. Pour Daho, ce disque reflète bien son « impression de vivre les meilleurs moments de sa vie d’adulte ». Il précède une tournée, intitulée « Diskönoir », qui fait l’objet d’un CD live en 2014. En novembre 2017, l’opus suivant du chanteur a pour titre « Blitz » et, parmi les douze plages qu’il contient, celle intitulée « Le jardin » est un hommage à sa soeur Jeanne décédée en 2016. Etienne Daho reçoit une victoire d’honneur lors de la remise des Victoires de la Musique en 2018. En 2019, à l’occasion des 20 ans de la sortie de l’album « Eden », cet opus est réédité en CD mais aussi en vinyl et il est enrichi de toute une série d’inédits et de documents précieusement gardé depuis cette époque par Etienne Daho lui-même. L’artiste repart alors en tournée d’octobre 2019 à janvier 2020.
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Pascal CHARPENTIER en 2005

14 janvier 1962 : Naissance, à Arlon, de l’auteur, compositeur, interprète et musicien belge Pascal CHARPENTIER. Très tôt passionné de musique, il monte un premier groupe avec des copains du collège de Carlsbourg : « Mystical Colibri ». Il propose ses premières chansons lors de concours comme, par exemple, celui organisé au Forum de Liège en 1983. Mais il est réellement découvert à l’occasion du Festival de la Chanson de Spa (B) en 1984 où il reçoit le prix du public. Sur scène, il s’accompagne au piano et interprète ses propres chansons: « Tu craques », « Des mille et des cents » ou le superbe « Louis ».

Sur disque, il est entouré d’excellents musiciens et, au début, d’une choriste qui a pour nom Maurane. Il a reçu le Grand Prix des Critiques de Variétés belge en 1985. Il commercialise un premier album, « Attentive », en 1987. En 1991, sort l’album « C », suivi, en 1992, d' »Aveux forcés ». Mais, apparemment mieux apprécié comme musicien que comme chanteur, Pascal Charpentier évolue sur scène aux côtés d’artistes comme Christophe ou Bashung. Il s’oriente ensuite vers les arrangements et les orchestrations pour le théâtre. On le retrouve aussi à la partition de spectacles musicaux estivaux présentés dans les ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville (B) comme la reprise de « Jésus-Christ Superstar » en 2004 par exemple. En 2005, il enregistre un nouvel album en tant que chanteur: « Trois minutes pour le dire ». Cinq ans plus tard, il est l’un des quatre compositeurs de l’opéra « La (toute) petite tétralogie ». Et, en 2012, il compose un opéra de chambre, « L’homme qui s’efface », pour l’Opéra de Rouen, d’après une nouvelle de l’écrivain Jean Muno. Dans le cadre du festival artistique estival bruxellois « Bruxellons », il est le directeur musical de quelques spectacles comme « La vie devant soi » (2012), « La mélodie du bonheur » (2015) et « Evita » (2016). En 2016, Pascal Charpentier revient à la composition pour le nouvel album de Christophe: « Les vestiges du chaos ». En 2018, il est le créateur musical du spectacle « Bord de Mer » au théâtre « Le Public » à Bruxelles et il signe ensuite de nombreuses partitions musicales pour des oeuvres présentées dans le même lieu comme « A la vie à la mort » en novembre et décembre 2019.
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Daniel BALAVOINE en 1983

14 janvier 1986 : Décès du chanteur français Daniel BALAVOINE au cours d’un accident d’hélicoptère, en marge du rallye automobile « Paris-Dakar », dans le désert au Mali. Né le 5 février 1952 à Alençon, c’est entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères que Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972. Les expériences musicales se multiplient pour le jeune chanteur: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et lui fait signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale. En 1976, il assure les choeurs de la chanson « 1,2,3 » pour Catherine Ferry qui représente la France au concours Eurovision de la Chanson. Quelques mois plus tard, Daniel Balavoine sort son deuxième album qui a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio. Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans « Starmania » en 1978. Son interprétation du « SOS d’un terrien en détresse » reste gravée dans bien des mémoires. Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième opus qui sera celui de la découverte: « Le chanteur ». La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ». Balavoine reste « le » chanteur pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980. Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui n’a pas pu mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il est parti en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar » en janvier 1986.
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14 janvier 1988 : Naissance, à Saint Germain en Laye, de l’enfant-chanteur français JORDY sous son vrai nom de Jordy Claude Daniel Lemoine. Il est le fils de Patricia Clerget, animatrice de radio et auteur-compositeur, et de Claude Lemoine, producteur du groupe français « Les Rockets » entre 1974 et 1992. A l’âge de quatre ans, il acquiert la notoriété avec une chanson intitulée « Dur dur d’être bébé ». Le titre se classe au sommet du Top 50 français pendant quinze semaines. L’album « Pochette surprise » permet au garçonnet de confirmer son succès avec des chansons comme « Alison » (1993) et « Les boules » (1993). En décembre 1993, le single « It’s Christmas, c’est Noël » est issu d’un nouvel album intitulé « Potion Magique ». Ses albums se vendent en Europe, au Japon, en Corée du Sud, au Brésil, en Bolivie, en Colombie, au Québec, au Japon et aux États-Unis. La carrière de l’enfant-star, qui crée alors polémique, génère près de dix millions d’euros de chiffre d’affaires. Les parents de Jordy se séparent en 1996. Neuf ans plus tard, alors qu’il a 17 ans, Jordy participe à l’émission de télé-réalité française « La Ferme Célébrités » sur la chaîne privée TF1. En 2006, Jordy sort un nouveau disque: « Je t’apprendrai ». Et il écrit une autobiographie: « Je ne suis plus un bébé ». Il y évoque ses problèmes avec son père concernant l’argent récolté par son succès d’enfant. En mars 2008, il sort un nouvel album avec son groupe de rock: « Jordy and the Dixies ». Un an plus tard, il remporte le procès qui l’oppose depuis des années à la maison de disques qui a exploité ses « tubes » sans lui attribuer les droits. Il touche 820.000 € de dommages et intérêts. Aux dernières nouvelles, Jordy aurait suivi une formation d’ingénieur du son. Il a aussi décroché un rôle, en 2012, dans un épisode de la série télévisée de France 2 « Le jour où tout a basculé ».
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René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

14 janvier 2016 : Décès, à Las Vegas (Etats-Unis), du producteur québécois René ANGELIL, mari de la chanteuse Céline Dion. Né à Montréal au Canada le 16 janvier 1942, René Angélil commence, comme beaucoup de producteurs de chanson, sa carrière en tant que musicien au sein d’un groupe ayant pour nom « Les Baronets » de 1962 à 1972. A la dissolution du groupe, il se lance comme imprésario et la première artiste dont il s’occupe est Ginette Reno. A l’époque où Ginette décide de se passer de ses services, en 1981, René remarque une très jeune fille qui possède une voix remarquable. Elle s’appelle Céline Dion. Après avoir réalisé deux albums qui font connaître la jeune fille dans toute la francophonie en 1983 et 1984, René Angélil décide de faire de Céline une star de renommée internationale. Et il réalise son rêve pas à pas en présentant d’abord la chanteuse comme interprète d’une oeuvre suisse au Concours Eurovision de la Chanson en Irlande en 1988. Grand joueur (de poker) et parieur devant l’éternel, René avoue plus tard être entré dans une agence de paris à Dublin et d’avoir gagné quelques livres en misant sur la victoire de Céline qui chante alors « Ne partez pas sans moi ». Peu à peu, l’amitié, d’abord professionnelle, va se transformer en amour et, le 17 décembre 1994, René et Céline se marient à Montréal. C’est le troisième mariage de René. Et sa seconde épouse, la chanteuse Anne Renée, lui a donné deux enfants. En 1999, un cancer de la gorge lui est décelé mais, soigné à temps, il en guérit rapidement. La même année, il accepte de s’occuper de la carrière de Garou mais cette collaboration ne dure pas. Dans le même ordre d’idées, c’est René Angélil qui est aussi à la base de la carrière de l’imitatrice québécoise Véronic Dicaire. Le 25 janvier 2001, Céline Dion donne naissance à leur premier fils René-Charles. Et, le 23 octobre 2010, René-Charles accueille ses deux frères jumeaux: Eddy et Nelson. Le 23 décembre 2013, René Angélil subit l’ablation d’une nouvelle tumeur cancéreuse à la gorge. Les médias s’alarment mais Céline Dion communique que René va bien. Elle doit cependant désormais imaginer différemment son avenir artistique en changeant, notamment, d’équipe et de producteur. Le 14 janvier 2016, deux jours avant son 74e anniversaire, le cancer emporte René Angélil qui décède à Las Vegas où il est en convalescence depuis le début 2014.
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13 JANVIER

 

Elsa Martinelli dans les années 1970

13 janvier 1935 : Naissance, à Grossetto en Toscane, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. D’abord mannequin remarquée par Kirk Douglas, elle devient ensuite actrice. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Et puis il y a aussi « Non pas ce soir », adaptation française du célèbre « No milk today » du groupe Herman’s Hermits.

Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie. Elle décède le 8 juillet 2017 à Rome des suites d’une longue maladie.
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Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

13 janvier 1938 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’interprète français Richard ANTHONY sous le véritable nom de Richard Btesh. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. Il se présente chez le producteur Jacques Poisson en 1958 avec, sous le bras, une bande magnétique où il a enregistré une version française de « You are my destiny » de Paul Anka qui devient ainsi « Tu m’étais destinée ».

Le professionnel du métier pense que cet artiste a sans doute de l’avenir et lui propose d’enregistrer un premier 45-tours. Ce disque permet à Richard Anthony de passer pour la première fois à la télévision française lors de l’émission « Discorama » du 26 juin 1959 présentée par Georges Descrières. Et, de fait, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, Richard Anthony se révèle être l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train », « Ecoute dans le vent », « La terre promise » ou encore « Aranjuez mon amour ». Toutes ses chansons sont des reprises. Il en est de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne. La carrière de Richard Anthony se poursuit avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980 (comme « Memory » de « Cats » qui devient « Minuit »). Sa voix reste à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri. Ce qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons: « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Mais, rattrapé par ses problèmes de santé, Richard Anthony s’éteint à Pegomas (F – Alpes-Maritimes) le 20 avril 2015.
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En 1987

13 janvier 1961 : Naissance du chanteur français Robert FAREL. Après avoir enregistré deux 45-tours (« Mauvaise journée pour les chacals » et « Perdu sous l’Equateur »), il reprend, en 1987, la chanson « Les petits boudins » de Serge Gainsbourg interprétée initialement par Dominique Walter vingt ans plus tôt. La reprise produite par Etienne Daho est un énorme succès mais également le seul de Robert Farel après avoir écrit le texte de la chanson « Duel au soleil » pour Daho. Robert Farel disparaît curieusement de la circulation sans donner de nouvelles après un dernier disque sorti en 1988: « Rue des mauvais garçons ».

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13 janvier 1996 : Décès, à Paris, de l’actrice française Denise GREY à l’âge de 99 ans. Née à Châtillon le 17 septembre 1896, elle débute dans le cinéma muet en 1915 avant de se consacrer au théâtre. Puis elle revient au cinéma, parlant cette fois, dans les années 1930. Elle connaît un grand succès cinématographique pendant des années. Et, dans la décennie 1980, elle fait son grand retour dans le film « La Boum », où elle incarne Poupette, l’arrière-grand-mère de Vic (Sophie Marceau). En 1986, à l’automne de sa vie, elle surprend encore en enregistrant la chanson « Devenir vieux » qui est un texte émouvant et sensible lu sur un thème musical. Elle meurt en 1996 sans toutefois atteindre les 100 ans.

 

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10 JANVIER

 

Bernard Sauvat en 1977

10 janvier 1941 : Naissance, à Casablanca (Maroc), du chanteur français Bernard SAUVAT. Il interprète quelques « tubes » au début des années 70 comme « L’amour il faut être deux » (1972), « La robe verte » (1973) et, surtout, « Le professeur est un rêveur » (1974).

Ce dernier succès est d’ailleurs presque autobiographique puisque Bernard a quitté l’enseignement des maths au Maroc pour se tourner vers la chanson en France, encouragé par Lucien Morisse, directeur d’Europe 1 et des disques Az dans les années 1960. Près de 30 ans plus tard, un autre de ses succès de 1974, « L’Amitié », devient l’hymne des « Staracadémiciens » de TF 1. En 2009, Bernard Sauvat participe, avec d’autres chanteurs des années 1970, à l’aventure du spectacle « Age tendre et tête de bois ». Au cours de cette tournée, à Dunkerque, il subit une lourde chute qui le prive de scène pendant quelques mois. Au début de l’année 2012, il commercialise un album de nouvelles chansons intitulé « Les potes poètes de Barbizon ». En septembre 2014, il publie un livre autobiographique: « Et dire que j’ai chanté tout ça ». Quelques mois plus tard, un nouvel album de l’artiste est disponible à la vente : « Le professeur chante pour les enfants ». Bernard Sauvat fête alors ses 50 ans de carrière en proposant deux spectacles à Beyrouth en février 2016. Puis, un nouvel opus est distribué en septembre : « La poésie à fleur de mots ». Alors qu’il travaille avec l’auteur Frank Thomas sur le projet d’une comédie musicale depuis des années, le disque reprenant les chansons de « Retour à l’Auberge Ganne » est édité en septembre 2017. En 2018, un nouveau spectacle est proposé en octobre au théâtre Dejazet à Paris et il est basé sur les chansons de l’album « Mes silences d’autrefois » publié quelques semaines plus tôt.
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Sapho

10 Janvier 1950 : Naissance, à Marrakech, au Maroc, de la chanteuse française SAPHO. De son vrai nom Danielle Ebguy, Sapho est une artiste française qui chante dans plusieurs langues: français, arabe, anglais, espagnol et hebreu. Son enfance se déroule au Maroc avant que l’adolescente ne débarque à Paris. Attirée par la chanson, elle fréquente le Petit Conservatoire de Mireille sous le nom de « Bergamotte », un personnage de chanteuse québécoise qu’elle crée de toute pièce. En hommage à la poétesse grecque antique Sappho, elle décide de choisir ce pseudonyme, avec un « P » de moins, pour enregistrer son premier album en 1977. A la même époque et en parallèle, elle fait partie de « La Bande à Basile » et du groupe « Odeurs », formations auxquelles elle collabore vocalement. Avec plusieurs cordes à son arc, Sapho écrit alors des romans et participe à un opéra avant de présenter un spectacle de reprises de Léo Ferré en flamenco en 2005.

Trois ans plus tard, elle sort un album intitulé « Universelle ». Il contient un véritable mélange d’influences qui vont du rock au funky en passant par le reggae et la musique arabo-andalouse. Sapho est une chanteuse de variétés dans la version la plus noble du terme. Mais elle n’est pas une chanteuse à succès. Elle prend toute sa dimension sur scène en faisant vivre les chansons qu’elle grave sur des disques comme dans autant d’écrins à ouvrir pour mieux en apprécier la texture. En octobre 2018, elle rend hommage très sobrement, grâce à des enregistrements piano-voix, à l’une de ses idoles en commercialisant l’album « Sapho chante Barbara ».
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10 janvier 1985 : Naissance, à Cernay, du chanteur et accordéoniste français Claudio CAPEO sous le vrai nom de Claudio Ruccolo. D’origine italienne, il découvre la musique en famille et apprend à jouer de l’accordéon dès l’âge de six ans. Ses parents l’encouragent dans cette voie et il participe à de nombreux concours dans toute l’Europe. A seize ans, adolescence oblige, il se passionne pour le rock métal et fait partie d’un groupe éphémère. Une fois cette aventure musicale terminée, il revient à l’accordéon pour rejoindre une formation de jazz africain pendant deux ans. En dehors de sa passion pour la musique, Claudio exerce le métier de menuisier décorateur à temps plein. Mais son accordéon n’est jamais bien loin et, un jour de 2008, un collègue lui conseille fortement de chanter en s’accompagnant de son instrument. Il suit le conseil et forme un groupe qui enregistre deux albums et se produit un peu partout en Europe. Au cours d’un concert donné au printemps de Bourges, une personne avisée lui conseille de participer au crochet télévisé de la chaîne privée française TF1 « The Voice la plus belle voix ». C’est ce qu’il fait en 2016 sans son accordéon pour obtenir un avis professionnel sur ses qualités vocales. Enrôlé dans l’équipe de Florent Pagny, il est éliminé au cours des duels. Mais cette expérience télévisuelle l’a fait remarquer par un public nombreux et, aussi, par un directeur de label, Sébastien Saussez qui lui propose de commercialiser un album de chansons originales. C’est très bien vu puisque l’opus reste cinq semaines en tête des ventes françaises et est récompensé par un disque de platine. Il est surtout porté par les titres « Un homme debout », « Ca va ça va », « Riche » et « Dis-le moi ».

Ce sont ces chansons qui attirent un très nombreux public là où il passe en concert comme notamment, le 20 juillet 2017 aux Francofolies de Spa en Belgique. Poursuivant le chemin que le succès lui a tracé, Claudio Capeo commercialise un nouvel album intitulé « Tant que rien ne m’arrête » à la rentrée 2018 et celui-ci est bien annoncé par de nombreuses radios qui en diffusent le premier extrait : « Ta main ».
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10 janvier 1985 : Le chanteur italo-belge Frédéric FRANCOIS reçoit un disque d’or pour son album contenant les succès « Mon coeur te dit je t’aime » et « On s’embrasse on oublie tout ». Le précieux objet lui est remis dans le cadre prestigieux des salons de l’hôtel Astoria à Bruxelles.

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PERRINE & JEANMI en 2006

PERRINE & JEANMI en 2006

10 janvier 2007 : Jusqu’au 13 janvier, le duo PERRINE & JEANMI se produit tous les soirs sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. Lauréats de la Biennale de la chanson française, à Bruxelles en 2004, Perrine et Jeanmi livrent un concert très inspiré dans une configuration acoustique minimale: « Délicate Attention ».
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Livret de l’album live posthume sorti en 2011

10 janvier 2010 : Décès, à Paris, du chanteur et musicien français Mano SOLO. Né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Manu Cabut, il est fils du dessinateur Cabu (Jean Cabut) assassiné lors de l’attentat du magazine français Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. C’est en 1980 que Mano Solo effectue ses premiers pas de musicien comme guitariste au sein d’un groupe punk appelé les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y a « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 1997, « Internationale Shalala » en 1999 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Mais les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo décède le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note-Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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10 janvier 2011 : Patrick FIORI entame une grande tournée des petites salles en Belgique francophone. Le plus récent album de Patrick Fiori est sorti en septembre 2010. Emmené par un titre composé par Jean-Jacques Goldman, « Peut-être que peut-être », l’opus a été aussi bien accueilli par les médias que par le public. C’est la crise et le début d’une année est toujours une période financièrement difficile. Fiori a donc décidé de se produire de manière intimiste dans des salles plus petites et rarement fréquentées par des artistes de sa carrure. En pleine maturité, le chanteur offre un moment unique de partage et d’intimité à ses fans et aux autres. Jusqu’au 21 janvier, sa tournée l’emmène à Louvain-la-Neuve, Colfontaine, Verviers, Namur, Seraing, Bruxelles, Braine-le-Comte, Ath et Braine l’Alleud.
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9 JANVIER

 

Marianne Oswald

9 janvier 1901 : Naissance, à Sarreguemines, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. A l’âge de 16 ans, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier dont « La chasse à l’enfant ».

Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ». Marianne Oswald est décédée le 28 février 1985 à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne.
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Mary Roos en 1973

9 janvier 1949 : Naissance, à Bingen en Allemagne, de la chanteuse Mary ROOS, de son vrai nom Marianne Rosemarie Schwab. A l’âge de neuf ans, elle enregistre sa première chanson en allemand. Après quelques « hits » dans le pays de Goethe, dont une adaptation en allemand du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François, sa bonne connaissance du français lui permettent alors d’envisager une carrière en France. Elle enregistre en 1971 le duo « Dépêche-toi » avec Michel Fugain dans le cadre de la comédie musicale « Un enfant dans la ville ».

Puis, parmi les titres phares de sa carrière française en solo, il y a « L’autoroute », « Mélodie en sol », « Je c’est I tu c’est you » ou encore « Quand on fait de la musique » en 1975. Parallèlement à cette carrière française, Mary Roos poursuit un beau parcours en Allemagne, pays qu’elle représente au concours Eurovision de la chanson en 1972 et en 1984. En 2007, elle enregistre, pour le marché allemand, un duo avec l’artiste belge Frank Michaël: « Weisst du noch, je n’oublie pas ». Vous pouvez visionner ce duo en CLIQUANT ICI.
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Bibie : pochette de son 1er 45 tours à succès en 1985

9 janvier 1957 : Naissance, à Accra, de la chanteuse ghanéenne BIBIE née Béatrice Adjorkor Anyankor. Fille de diplomate, elle se lance des études de biologie notamment à Beyrouth mais elle est plutôt passionnée par la musique. Alors, après de nombreuses expériences musicales en Afrique, elle débarque à Paris au début des années 1980. Elle y rencontre le compositeur Jean-Paul Dréau, qui lui écrit d’emblée « Tout doucement » qu’elle interprète d’abord sous le nom de Bibi. Ce sera l’un des plus gros succès de l’année 1985 comme le démontre le passage de la chanteuse dans la mythique émission télévisée française « Champs-Elysées » présentée par Michel Drucker le 20 avril de cette année-là (à visionner ci-dessous).

Cette chanson est enregistrée quelques mois plus tard en italien par Dalida. Par la suite, Bibie connaît encore de belles ventes de disques avec « J’veux pas le savoir » en 1986 et « La p’tite Black » ensuite. La chanteuse marque aussi par ses reprises très personnelles de « J’ai oublié de vivre » de Johnny Hallyday ou « Des mots d’amour » de Piaf. En 2003, l’artiste entre à nouveau en studio pour enregistrer un album dont le titre générique est « Sereine » mais les ventes sont très mauvaises. Le 24 novembre 2010, Bibie participe à la « RFM PARTY 80 Love & Party », une tournée réunissant des chanteurs des années 1980 au Zénith de Paris. Après cette dernière expérience, Bibie est retournée vivre au Ghana où elle gère le New Morning Arts Café Theatre Center qu’elle y a créé pour promouvoir les jeunes talents de son pays natal. Toutefois, au cours de l’année 2020, la chanteuse est prévue au programme du spectacle « Objectif tubes » où elle apparaît aux côtés de Pauline Ester, Jean-Luc Lahaye et Sacha de « Début de Soirée » accompagnée de six musiciens sur scène.
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9 janvier 1970 : Naissance de la chanteuse Lara FABIAN sous le nom de Lara Sophie Katy Crokaert à Etterbeek dans la banlieue de Bruxelles. Sa maman italienne dont le nom est Fabiano lui a inspiré son nom de scène. C’est en Sicile qu’elle vit ses cinq premières années avant de revenir en Belgique. Passionnée de musique et de chant grâce à Eve Brenner qui fut l’interprète, notamment, du « Matin sur la rivière » en 1976, Lara se voit offrir un piano pour la fête de Saint-Nicolas en 1978. En Belgique comme aux Pays-Bas, le 6 décembre, Saint-Nicolas récompense les enfants sages par des cadeaux. Après des études musicales et de chant lyrique, Lara s’essaie au métier de la scène dans des cabarets bruxellois comme « La Soupape » par exemple. Puis, elle songe à enregistrer quelques chansons au milieu des années 1980. En 1988, elle est sélectionnée pour représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson. Son titre « Croire » se classe en quatrième position alors que la Québécoise Céline Dion remporte le concours pour la Suisse. Le Québec l’attire et elle décide de traverser l’Atlantique avec un chanteur belge populaire: Franck Olivier. Au Canada, ils enregistrent une chanson en duo: « L’amour voyage » (1990). Mais c’est avec un autre artiste belge qu’elle va réellement démarrer sa carrière à Montréal: Rick Allison. C’est lui qui va lui composer la majeure partie de ses premiers « tubes »: « Tout » (1997), « Je t’aime » (1997), « La différence » (1997), « Immortelle » (2001) ou « J’y crois encore » (2001).

En 1996, Lara Fabian obtient la nationalité canadienne et possède donc dès ce jour la double nationalité canadienne et belge. En 2010, elle sort un double CD best of de tous ses plus grands succès. Puis elle part vivre quelques mois en Russie où elle rencontre un musicien classique d’exception: Igor Krutoy. Avec ce dernier, elle conçoit et réalise un album et un concert de portées internationales: Mademoiselle Zhivago. Les chansons, enregistrées en cinq langues différentes, dont le russe, sont immortalisées sur un CD et un DVD commercialisés en 2012. L’année suivante, après avoir connu quelques soucis de santé, Lara Fabian publie, dans les pays francophones, un album double CD intitulé « Le secret ». Mais elle est ensuite victime d’accidents auditifs qui l’empêchent de poursuivre ses activités pendant de longs mois. Fin 2014, elle revient au premier plan avec un nouvel opus (« Ma vie dans la tienne ») annoncé par le single « Quand je ne chante pas ». En février 2015, l’artiste prend le risque de participer à la 65e édition du célèbre festival italien de San Remo où elle subit un cuisant échec plutôt inattendu. Et puis c’est vers la langue de Shakespeare que retourne Lara en 2017 avec un album ayant pour but de relancer sa carrière outre-Atlantique après huit ans: « Camouflage ». En février 2019, elle retrouve le public francophone avec un nouvel opus qui a pour titre « Papillon » et qui est annoncé dans les médias par la chanson « Je suis à toi ».
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Jacqueline Joubert

9 janvier 2005 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT née Jacqueline Annette Edith Pierre. Née le 29 mars 1921 à Paris, elle est d’abord connue pour avoir été l’une des deux premières speakerines françaises. Elle a été mariée au journaliste Georges de Caunes avec qui elle a eu un fils: Antoine de Caunes. Elle était aussi la grand-mère de l’actrice Emma de Caunes. Elle a également été l’épouse de Jacques Lagier. En 1959 et en 1961, elle présente, à Cannes, le Concours Eurovision de la Chanson. Dès le 18 janvier 1956, elle devient la présentatrice de l’émission de variétés « Rendez-vous avec… » qui accueille des chanteurs connus mais également de jeunes talents de la chanson francophone. Comme le 25 novembre 1961, lorsqu’elle y accueille Johnny Hallyday qui interprète « Viens danser le twist », « Douce violence » mais aussi « Retiens la nuit » en duo avec Janet François, l’épouse de Claude François. A partir de 1966, elle devient productrice et réalisatrice d’émissions de variétés.
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23 DECEMBRE

Jean-Luc Lahaye en 1991

23 décembre 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Luc LAHAYE. Dès son enfance, Jean-Luc est placé à la DDASS, la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale, qui a notamment pour but d’aider les jeunes en difficultés. Adolescent, il suit une formation d’ajusteur mais commet aussi quelques délits qui l’amènent à fréquenter l’univers carcéral de Fresnes. Plus tard, il parvient à se faire engager comme barman dans un restaurant parisien qui est, à l’époque, couramment fréquenté par la chanteuse Dalida. Cette dernière sympathise avec le jeune homme et lui propose de devenir le locataire de l’appartement qui est inoccupé au dernier étage de sa maison de Montmartre. Grâce à Dalida, Jean-Luc côtoie des artistes et cela lui donne envie de peut-être se lancer dans la chanson. En 1979, le compositeur d' »Il venait d’avoir 18 ans » pour Dalida, Pascal Auriat, lui propose les deux titres d’un premier 45 tours: « Maîtresse maîtresse » et « Petite fille du 16ème ».

Sans succès. Le chanteur change de maison de disques et enregistre deux autres vinyles qui ne marchent pas en 1980 et 1981. Malgré cela, il décide d’essayer de se faire connaître par la scène et il se produit au théâtre parisien de la Potinière en première partie de Rachid Bahri. En 1982, ce sont Lana et Paul Sébastian, qui composèrent « Gigi l’amoroso » pour Dalida huit ans plus tôt, qui lui proposent une chanson intitulée « Femme que j’aime ». Et, d’emblée, toutes les radios rendent cette chanson rapidement populaire. Dans la foulée de ce « tube » extraordinaire, Jean-Luc Lahaye récidive avec « Appelle-moi Brando » en 1983 et sa carrière semble être bien lancée lorsqu’il enchaîne avec les succès « Décibelle » (1983), « Plus jamais » (1984) et « Papa chanteur » (1984). Pendant ces années-là, il continue de se présenter au public de l’Olympia en lever de rideau de Linda De Suza et de Michel Leeb. En 1986, c’est lui qui est tête d’affiche à l’Olympia avec les nouvelles chansons que sont « Il faudrait que tu reviennes » et « Djemila des lilas ». L’année suivante, après être passé en vedette au Palais des sports de Paris, il se retrouve présentateur de l’émission « Lahaye d’honneur » sur la chaîne télé privée française TF1 dont le générique est la chanson « Débarquez-moi ». Mais, comme si ce titre de chanson était prémonitoire, Jean-Luc est assez vite remercié par la chaîne et de ses émissions on ne voit plus jamais que quelques séquences bien drôles pour les bêtisiers de fin d’année. Le succès discographique de Jean-Luc Lahaye commence alors aussi à s’étioler et les années 1990 sont difficiles et parsemées de sorties de compilations. En 2004, une nouvelle émission de TF1 va relancer sa carrière. Il est en effet l’invité de « Retour gagnant », un programme qui permet à des artistes ayant connu la gloire par le passé de tenter un retour médiatique. Le public plébiscite Jean-Luc Lahaye qui va pouvoir éditer un huitième album grâce à ce coup de pouce providentiel. Un CD et un DVD live sont même enregistrés lors de sa prestation à l’Olympia de Paris à la fin 2004. En 2007, Jean-Luc Lahaye est condamné à payer 10.000 euros d’amende pour atteinte sexuelle sur une adolescente de moins de quinze ans. En février 2008, il publie un album de reprises des grandes chansons des années 1960-1970. En 2009, il fait partie de la tournée RFM Party 80 avec d’autres vedettes de la même décennie. Et il est à nouveau sur la scène de l’Olympia en septembre 2010. En 2012, une nouvelle tournée nostalgique des années 1980 emmène Jean-Luc Lahaye qui se retrouve au générique du film « Stars 80 » dans lequel il joue son propre rôle en octobre 2012. A la fin de la même année sort un album best of des 30 ans de chansons de l’artiste. En mai 2015, le chanteur est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur. Deux ans plus tard, l’artiste est à nouveau à l’affiche du film « Stars 80, la suite » où il joue toujours son propre rôle.
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Pochette de l’album 2013

23 décembre 1967 : Naissance, à Turin en Italie, de l’ancien mannequin et chanteuse Carla BRUNI. Après avoir vécu une partie de son enfance en Italie, elle débarque en France à l’âge de sept ans. Désirant s’orienter vers une carrière artistique, c’est finalement vers le mannequinat que la jeune fille se tourne en 1987. Ces activités vont la mobiliser dans le monde entier durant une dizaine d’années. Puis elle revient à ses premières amours: la musique. Et c’est par Julien Clerc qu’elle débarque dans la chanson francophone en 2000: elle lui écrit plusieurs titres sur l’album « Si j’étais elle ». En 2002, avec la complicité de Louis Bertignac, elle sort son premier album de chanteuse: « Quelqu’un m’a dit » (avec les titres « Raphaël » et « Le plus beau du quartier »).

Ce disque tout en douceur est un véritable succès et Carla Bruni n’hésite pas à très vite présenter ses chansons sur scène. En 2004, Carla Bruni reçoit une Victoire de la Musique en tant qu’artiste féminine de l’année. Trois ans plus tard, son deuxième opus est intégralement chanté en anglais et porte le titre « No promises ». Quant à son troisième album, il sort en 2008 alors que Carla est désormais la première dame de France après avoir épousé le président Nicolas Sarkozy. Il a pour titre « Comme si de rien n’était » et comporte douze titres en français, un en anglais et un en italien. En 2013, Carla Bruni commercialise un nouvel album alors que son mari n’est plus président. L’opus porte un nom anglais pour onze chansons francophones: « Little french songs ». La critique y voit des allusions à peine voilées à Nicolas Sarkozy (« Mon Raymond ») et à celui qui l’a remplacé à la présidence de la France: François Hollande (« Le pingouin’). Fin 2014, c’est Carla Bruni qui est sollicitée pour écrire l’adaptation en français d’une chanson caritative composée par Bob Geldhof au profit de la lutte contre le virus Ebola: le titre « Noël » est interprété par divers artistes francophones dont Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Renaud. Fin 2016, Carla Bruni est de celles qui partagent le retour de Serge Lama avec un nouvel album puisqu’elle interprète avec lui la chanson « Casablanca » qu’elle a composée elle-même. Et, en 2017, l’artiste commercialise un nouvel opus intitulé « French Touch » où toutes les chansons sont, paradoxalement, des reprises de grands standards de la musique anglo-saxonne.
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Jacques Chancel

23 décembre 2014 : Décès, à Paris, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL à l’âge de 86 ans. Né le 2 juillet 1928 à Ayzac Ost, dans les Hautes-Pyrénées, sous le nom de Joseph Crampes, il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités sont questionnés avec tact et sensibilité. A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il va présenter pendant des années « Le grand échiquier », un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueillera encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants. Jacques Chancel est décédé dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014 à Paris des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu en l’église de Saint-Germain-des-Prés à Paris avant que sa dépouille ne soit inhumée dans la région de sa naissance, à Adast.

 

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20 DECEMBRE

Jean-Pierre Castelain en 1983

20 décembre 1946 : Naissance, à Haut-Arques dans le Pas-de-Calais, de l’auteur, compositeur, interprète et musicien français Jean-Pierre CASTELAIN. Bien qu’excellent interprète des chansons qu’il écrit et compose, Jean-Pierre est surtout connu pour avoir été l’orchestrateur et arrangeur de bon nombre d’artistes français majeurs comme Françoise Hardy, France Gall ou Michel Berger entre autres. Il passe son enfance dans le Pas-de-Calais à la campagne où, petit garçon, il joue du tambour dans la fanfare municipale avant d’entamer des études secondaires en ville. Comme c’est la mode en ce début des années 1960, il se passionne pour la guitare et, plus particulièrement, la guitare électrique. En 1965, il fait partie d’un groupe de sa région natale: les « Yeomen ». Un an plus tard, et ça ne s’invente pas vu ses origines, Jean-Pierre est guitariste chez « Les Bourgeois de Calais » qui connaissent un bon petit succès en France. Avec quelques membres de ce groupe, il part à Paris pour y créer, en 1967, le groupe « Les Fleurs de Pavot » qui, comme son nom semble l’indiquer, va livrer de la musique psychédélique: une première en français. Le 33 tours reprend des titres comme « Psycha bourrée », « La force fait l’union », « Dites-le avec des fleurs de pavot » ou « Hippies nous voilà ». Jean-Pierre Castelain, alors surnommé « Zorba », est à la guitare et au chant. Il interprète les chansons souvent signées par Jean-Claude Vannier et enregistrées par le « géant » Bernard Estardy au Studio de la Grande Armée à Paris. Le disque est le coup unique d’un producteur et Castelain décide alors d’entamer une carrière de chanteur soliste. En 1969, il enregistre un premier 45 tours chez Vogue. Les chansons ont pour titres « Comme un bébé » et « Même si je voulais ».

Elles sont musicalement proches de celles de Ronnie Bird. Cela ne marche pas du tout et l’artiste replonge dans l’anonymat de ceux qui sont derrière les chanteurs. Jusqu’en 1972. Date à laquelle il parvient à signer l’enregistrement d’un album chez Warner France. Jean-Pierre Castelain y joue de tous les instruments et réalise ce qui est peut-être l’un des premiers disques pop en français comme en témoigne un des titres de l’album « De mes yeux vu »: « J’suis dans la pop music ». L’opus connaît un beau succès d’estime auprès des professionnels sans plus. Il est suivi d’un 45 tours (« Monsieur Dugenou ») avant que Castelain n’enregistre deux autres simples avec l’Electric Max Band en 1972 et 1973. Parallèlement, en 1973 toujours, il collabore activement au succès du premier album de Jeanne-Marie Sens dont il écrit les chansons comme « En plein coeur ». Plus tard, il réalise aussi quelques disques destinés au jeune public avec la même Jeanne-Marie Sens. Il travaille alors également pour la chanteuse Christine Corda et le chanteur Denis Pépin. En 1974, il s’entoure des musiciens du « Système Crapoutchik » pour enregistrer, à nouveau sous son nom, l’album « Albéria ou l’histoire d’Albert »: le héros de cette histoire est un gars qui, après être né par -20°C, va devenir un exemplaire agent des Postes avant de terminer sa vie édenté et obligé de consommer de la purée en permanence. Le disque est encensé par la critique mais totalement boudé par le public. Un an plus tard, toujours plus ambitieux, Jean-Pierre Castelain sort cette fois un double album intitulé « Le miroir » avec des textes importants. Presque simultanément, toujours en 1975, il enregistre un 33 tours consacré aux enfants: « La souris s’en va t’en guerre ». En 1978, il crée sa propre société de production, Spartacus, qui s’occupe de ses disques et de ceux d’autres artistes comme Emmanuel Booz par exemple. C’est d’ailleurs sous ce nouveau label qu’il sort l’album « Le funambule » en 1979 avec des accents de jazz-rock. Deux ans plus tard, alors que la France s’apprête à élire un président de gauche, François Mitterrand, Jean-Pierre Castelain commercialise un 45 tours dont le titre principal est « Je donnerai ma voix ». En 1982 paraît l’album « De bric et de broc » qui obtient, lui aussi comme les précédents, un enième succès d’estime sans vraiment rencontrer le public. Plutôt déçu par toutes ses aventures d’interprète sans lendemains, il achète un studio d’enregistrement pour produire de la musique publicitaire et ce travail l’occupe de plus en plus. Il réalise des mélodies de pubs pour Raider, Mars, Président et Renault entre autres. Il se consacre aussi à composer et à réaliser quelques génériques d’émissions de télé françaises. Epuisé par tant de boulot en si peu de temps, il se retire un moment dans le calme des îles tropicales avant de revenir travailler au studio Aquarius à Genève pour des artistes comme Hugues Aufray, Phil Collins, Duran Duran, Jacques Higelin, Catherine Lara, Claude Nougaro ou Zucchero entre autres. Après des années de travail pour les autres, Jean-Pierre Castelain revient à la chanson en 2004 avec un album édité à compte d’auteur et intitulé « Citoyen du monde » où il reprend, notamment, la chanson de 1981 « Je donnerai ma voix ». La même année, il ouvre la « Ch’ti Académy » dans sa région natale du Pas-de-Calais: il y initie les enfants à la musique, la danse, le théâtre et la poésie. Jean-Pierre Castelain est décédé le 3 août 2019 à Carcassonne. Pour en savoir plus sur la carrière et la discographie de Jean-Pierre Castelain, cliquez ICI.
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Gigliola Cinquetti en 1992 – Photo (c) Marinetta Saglio

20 décembre 1947 : Naissance, à Vérone, de la chanteuse italienne Gigliola CINQUETTI. Toute jeune, Gigliola apprend la musique et désire rapidement devenir chanteuse. Et c’est ce qui lui arrive en 1964 lorsqu’elle est désignée pour représenter son pays au Concours Eurovision de la chanson. Elle y interprète « Non ho l’eta » et remporte la compétition. Ce succès lui permet de réaliser une carrière internationale et la jeune chanteuse entame d’ailleurs aussitôt une discographie en anglais, en japonais, en espagnol, en grec, en allemand et, aussi, en français. Peu après son succès à l’Eurovision elle enregistre en italien, un duo, « L’Italiano », avec l’un des artistes français les plus célèbres dans le monde: Maurice Chevalier.

Toujours en 1964, Gigliola enregistre « Tout un dimanche loin de toi », « Charmant comme toi », « L’un d’entre vous » et « Reste là ». L’année suivante, elle poursuit dans la langue de Molière en interprétant « Dans l’église de lumière », « Les yeux baissés », « J’oublie » et « Un jour pour ceux qui s’aiment ». Par la suite, la chanteuse va encore enregistrer toute une longue série de chansons en français dont « Mon Dieu comme je t’aime » (1966), « Dommage, dommage » (1967), « La rose » (1967) ou « Comment te dire » (1968). En 1969, elle enregistre dans sa langue natale une chanson intitulée « La pioggia ». France Gall est l’interprète à succès de la version française de ce titre qui devient « L’orage ». Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall. Puis elle enregistre à son tour la chanson en français et récolte, elle aussi, un beau petit succès. Dans les années 1970 l’artiste transalpine poursuit sa carrière en français en enregistrant disque sur disque « Vive la fête » (1970), « Le bateau-mouche » (1971) et « Un coin de terre, un olivier » (1972). En 1974, elle représente à nouveau son pays avec la chanson « Si » au concours Eurovision. Elle arrive sur la seconde marche du podium et enregistre une version française de sa chanson: « Lui ». En 1974 toujours, sa popularité est encore renforcée dans les pays francophones avec le succès de la chanson « Le tandem ». En 1977, elle enregistre un dernier disque en français (« Rossignol ») et poursuit sa carrière en Italie. Elle revient toutefois en France en 1992 pour présenter une nouvelle chanson: « La poésie d’une femme ». Par la suite, Gigliola Cinquetti délaisse la chanson pour devenir journaliste et présenter des émissions de télévision dans son pays natal. En 2013, à la surprise générale et pour la plus grande satisfaction du public français, elle remonte sur scène à l’occasion de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Quatre ans plus tard, pour ses 70 ans, c’est tout un récital que l’artiste propose au public parisien du théâtre du Gymnase Marie-Bell.
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Vava en 1983 – Photo (c) Bernard Leloup

20 décembre 1949 : Naissance de la chanteuse française VAVA sous son véritable nom de Valentine Saint-Jean. Elle se destine très tôt à la musique et à la chanson. Elle enregistre ainsi quelques 45 tours dès 1967: « Chien salé baby bonbon », « Cache-cache » et « Ballade à Suzanne ». Puis, elle est sélectionnée pour représenter la France sous son vrai nom à la Coupe d’Europe du Tour de Chant organisée à Knokke en 1969. Elle y fait notamment équipe avec Michèle Torr et y est opposée à l’Espagnol Peret et au Hollandais Dave Levenbach qui deviendra célèbre cinq ans plus tard sous le simple pseudonyme de Dave. En 1970, elle interprète « Vis ta vie », une chanson signée par Claude Lemesle (dont elle sera l’épouse un moment) et Joe Dassin qui est alors son producteur. Quand Michel Fugain crée le Big Bazar au début des années 1970, Valentine s’y fait engager et prend le diminutif de Vava. L’expérience du Big Bazar lui permet d’enregistrer quelques 45 tours en solo qui connaissent un certain succès: « Le petit homme » en 1973, « Mon côté soleil » en 1975, « La leçon de poésie » en duo avec Michel Fugain en 1977, « Ils m’ont dit » en 1978, « Coucoudou » en 1979, « Le bâtisseur » en 1980 et « Bus » en 1981. En 1982, elle interprète le générique du feuilleton télévisé français « L’esprit de famille ». Puis, elle se tourne un moment vers le jeune public en reprenant, sur un 33 tours sorti en 1983, une grande partie des génériques télé destinés à la jeunesse: « Les Schtroumpfs », « Ulysse », « Candy », « Heidi », « Maya l’abeille », etc. Au début de l’année 2000, Vava retrouve cette direction en enregistrant la chanson « Ponga le pingouin judoka ».

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Michèle Morgan en 1976 – Photo (c) Georges Spitzer

20 décembre 2016 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Michèle MORGAN, née sous le nom de Simone Roussel le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine. Alors qu’elle a neuf ans, son père subit la crise et les affres du chômage. En 1933, toute la famille s’installe à Dieppe où il reprend une épicerie qui est déclarée en faillite deux ans plus tard. Et c’est à Dieppe que Simone découvre le théâtre et la comédie au Casino. A quinze ans, elle fugue avec un de ses frères pour aller chez ses grands-parents parisiens. Et, en 1936, elle suit des cours de théâtre chez René Simon. Elle se fait remarquer par le milieu du cinéma et décroche un premier contrat dans le film « Gribouille » en 1937. Elle prend alors le pseudonyme de Michèle Morgan et joue, en 1938, aux côtés de Jean Gabin dans « Quai des Brumes » de Marcel Carné. Une réplique de Jean Gabin est devenue culte : « T’as d’beaux yeux tu sais ». La guerre éclate et la jeune actrice part aux Etats-Unis. Elle y épouse, en 1942, William Marshall. De leur union, qui s’achève en 1948 par un divorce, naît un fils : Mike. En 1950, elle se marie avec Henri Vidal qui réalise plusieurs films avec elle. Après son décès, en 1959, elle rencontre le réalisateur Gérard Oury avec qui elle vit jusqu’à la disparition de ce dernier en 2006. Dans les années 1960, elle est au générique de quelques films français avant de se faire plus rare à partir de 1967. De temps à autre, on la retrouve sur une scène de théâtre, dans un studio de télévision ou sur un plateau de cinéma (comme aux côtés de Serge Reggiani dans « Le chat et la souris » de Claude Lelouch en 1975). Elle s’intéresse aussi à la musique et à la chanson mais s’y consacre réellement très peu. En 1964 toutefois, elle chante « Les pas perdus » dans la bande originale du film du même nom composée par Jacques Loussier. Et, en 1976, elle interprète « Si je te parle ainsi », un texte de Vlyne Buggy qu’elle récite sur une musique de Claude Morgan (dont le pseudonyme n’a rien à voir avec celui de l’actrice). Le 45 tours est alors produit par Laurent Rossi, le fils de Tino. Après une carrière cinématographique bien remplie, l’actrice passe une retraite plutôt paisible et décède le 20 décembre 2016 dans sa ville natale. Elle est inhumée le 23 décembre 2016 au cimetière parisien du Montparnasse.
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3 DECEMBRE

3 décembre 1911 : Naissance, à Milan, du compositeur et chef d’orchestre italien Nino ROTA. Il est surtout célèbre pour avoir composé bon nombre des musiques de films du réalisateur italien Federico Fellini: Armarcord, La Strada, Casanova, etc. Il a aussi composé quatre symphonies, onze opéras, neuf concertos ainsi que de la musique de chambre. En 1972, Nino Rota a signé la musique du film « Le parrain » (« The godfather ») dont le thème principal, « Speak softly love », a été chanté par des centaines d’interprètes dans le monde. Cette chanson a été adaptée en français pour devenir « Parle plus bas » et a obtenu un grand succès dans les versions de Dalida ou de Tino Rossi notamment. Nino Rota est décédé le 10 avril 1979 à Rome.

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En 2018 – Photo (c) Charlotte Abramov et Serge Van Laeken

3 décembre 1995 : Naissance, à Uccle (Bruxelles) de la chanteuse belge ANGELE de son vrai nom Angèle Joséphine Aimée Van Laeken. Fille du chanteur Marka et de la comédienne Laurence Bibot, elle est la sœur du rappeur Roméo Elvis. C’est à Linkebeek, dans la banlieue de Bruxelles, qu’elle passe son enfance durant laquelle son père l’encourage à apprendre à jouer du piano. Mais il lui faut d’abord suivre les cours de l’école primaire avant de rejoindre un établissement où elle choisit des options artistiques lui correspondant mieux. Par la suite, Angèle s’intéresse au jazz, s’inscrit dans une école spécialisée dans le genre et finit par rejoindre le groupe des musiciens de son père. Au sortir de l’adolescence, elle commence à composer ses premiers morceaux et pense sérieusement à entamer un parcours de chanteuse. C’est ainsi qu’elle donne ses premiers concerts dans des cafés de Bruxelles. En 2016, elle alimente les réseaux sociaux et son compte Instagram avec des vidéos de textes et chansons humoristiques. Mais elle est touchante aussi lorsqu’elle interprète avec émotion « Bruxelles », le succès de Dick Annegarn. De plus en plus remarquée par les professionnels du secteur, elle assure quelques premières parties lors de concerts des artistes Ibeyi ou Damso. Et, enfin, en 2017, elle franchit le pas de l’enregistrement d’un premier titre : « La loi de Murphy ». Soutenue par un clip réalisé par la photographe belge Charlotte Abramow, la chanson devient un énorme succès sur YouTube avant de déferler sur toutes les radios de la francophonie.

Un second titre est commercialisé par la chanteuse en 2018 et la popularité de l’artsite s’amplifie encore avec « Je veux tes yeux ». Elle lui permet de se retrouver à l’affiche du Trianon à Paris où elle se produit en mai 2018. Elle y effectue une interprétation particulière de « Victime de la mode », succès de MC Solaar qui vient la rejoindre sur scène : suite logique pour celui dont un autre titre-phare, « Caroline », avait, à l’époque, été repris sur disque par Marka, le papa d’Angèle ! L’été 2018 est celui de tous les festivals pour Angèle : Les Ardentes de Liège (B), Dour (B), Rock Werchter (B) ou encore le festival des Vieilles Charrues (F). C’est l’occasion pour l’artiste de dévoiler un troisième disque, « La Thune », et d’annoncer la sortie de son premier album intitulé « Brol ». Un opus qui est commercialisé en octobre 2018 et qui est lancé par la chanson « Tout oublier » qu’elle interprète avec son frère : le désormais célèbre rappeur Roméo Elvis. La promotion de l’album l’amène sur les plateaux des émssions de télé françaises les plus courues : « Taratata » de Nagui, « Vivement dimanche » de Michel Drucker ou encore « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier. Poursuivant sur sa lancée triomphale et écrivant des textes en s’inspirant des situations qui l’entourent, elle fait de la chanson « Balance ton quoi » son tube suivant en mai 2019. Au début du mois de septembre, les chiffres sont éloquents : l’album « Brol » s’est écoulé à 500.000 exemplaires en moins d’un an. Une nouvelle édition de ce disque, appelé « Brol la suite », est alors commercialisée en novembre avec sept titres inédits ajoutés à la liste des chansons initialement parues en 2018.
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27 NOVEMBRE

En 1972

En 1972

27 novembre 1935 : Naissance, à Turin, de l’acteur, et occasionnellement chanteur, italien Aldo MACCIONE. C’est par la chanson et la musique que le jeune Aldo pénètre le milieu artistique dans les années 1960. Il remporte un crochet radiophonique dans sa région natale et il est engagé par un théâtre local pour y réaliser des imitations. Il crée alors un groupe de fantaisistes avec trois compères qui s’installent avec lui à Paris. Ils s’appellent « Les Brutos » et assurent souvent la première partie des spectacles de l’Olympia comme celui de Salvatore Adamo en février 1971. Aldo Maccione participe alors, en tant que figurant, à l’enregistrement de plusieurs scopitones, ces ancêtres des vidéoclips, réalisés pour des chanteurs français. Et il crée un nouveau groupe parodique: « Les Tontos ». A la fin des années 1960, Aldo accompagne Sacha Distel à Londres pour un concert et c’est là qu’il crée sa marque de fabrique: « Aldo la classe » à la démarche cambrée. Amusé par ce détail, le réalisateur français Claude Lelouch engage Maccione dans son film « Le voyou » en 1970 puis, deux ans plus tard, dans « L’aventure c’est l’aventure » où il tourne aux côtés de Lino Ventura, Charles Denner et Jacques Brel. Il devient ensuite un des seconds rôles les plus en vue d’un certain cinéma humoristique français. Personnage people avant la lettre, Aldo Maccione enregistre quelques chansons sur des 45-tours qui connaissent un bon succès. Parmi ceux-là, il y a un duo interprété avec Sheila en 1972: « J’adore ».

Mais, en solo, Aldo chante « La classe » (composée par Sacha Distel en 1970), « Plus beau que moi tu meurs » (musique du film du même titre en 1982) ou encore « Qu’est-ce que c’est que ce gars-là » (1982). En 1982 toujours, il enregistre une parodie de « Chacun fait c’qui lui plaît » de Chagrin d’amour: « Le dragueur classe ». En 1985, il interprète une tarentelle: « Pizzaïolo et Mozzarella ». Ses aventures musicales s’arrêtent là mais ses pérégrinations cinématographiques se poursuivent jusqu’à la fin des années 1980. Puis, Aldo Maccione se fait plus rare et se retire à Saint-Paul-de-Vence. Fin 2014, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau publie une biographie de l’artiste aux Editions Christian Navarro: « Aldo Maccione, la classe ! » dont la préface est signée Claude Lelouch.
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affaire-louis-trio-en-1993

L’Affaire Louis’ Trio en 1993

27 novembre 1993 : L’AFFAIRE LOUIS’TRIO se produit pour la première fois sur une scène belge. Cela se passe au Théâtre 140 à Bruxelles. Ce premier concert en Belgique est bien tardif puisque le groupe français formé en 1981 a déjà une solide expérience des salles de spectacles françaises.

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ST-PIER Natasha - Pochette L'instant T en 200927 novembre 2009 : Sortie en France du « best-of » « Tu trouveras » de la chanteuse canadienne Natasha St-Pier reprenant 10 ans de succès. Le premier « single » inédit issu de cet album est « L’Instant T » qui sort début décembre.

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Didier Arcq

27 novembre 2010 : Décès à Bruxelles de Didier ARCQ, fondateur de la « Biennale de la Chanson Française » de Bruxelles. Il meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 50 ans. La Biennale aura permis, depuis la fin des années 1990, de découvrir des talents aussi surprenants que ceux de Daniel Hélin, Dimitri, l’Orchestre du Mouvement Perpétuel, Alexonor et plein d’autres. En savoir plus sur le décès et la biographie de Didier Arcq : cliquer ICI.

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23 NOVEMBRE

Elisabeth Wiener en 1983 – Photo (c) T.Ardisson & R.Magron

23 novembre 1946 : Naissance, à Paris, de l’actrice, chanteuse et auteur-compositeur-interprète française Elisabeth WIENER. Elevée dans un milieu artistique fait de musique et de cinéma (son père est le compositeur Jean Wiener), c’est tout naturellement qu’elle chante et joue du piano très jeune. A quinze ans, elle figure déjà au générique d’un film. Elle multiplie alors les expériences cinématographiques et obtient aussi de nombreux rôles dans des téléfilms et feuilletons. Elle fréquente, dans les années 1970, les chanteurs Michel Polnareff et Jacques Higelin et elle participe musicalement à leurs spectacles respectifs. En 1979, elle fonde le duo « Amalgam », qui deviendra ensuite « Phoenix », avec le bassiste Jacques Lennoz. Puis, l’année suivante, elle se lance seule dans la chanson. Son contrat avec la firme discographique Virgin France lui permet d’enregistrer quatre albums entre 1980 et 1984.

De nombreux artistes francophones la sollicitent alors pour leur écrire des chansons. Enfin, avec le groupe féminin « Castafiore Bazooka » qu’elle monte en 1992, elle enregistre trois albums entre 1996 et 2005. Aujourd’hui, il semble qu’elle ait délaissé les plateaux de tournages et les studios d’enregistrement pour être, à l’écran, la voix française de nombreuses actrices anglo-saxonnes comme Meryl Streep ou Glenn Close.
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Jean-Pierre Foucault en 2008 – Photo (c) Raphaël Labbé

23 novembre 1947 : Naissance, à Marseille, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Pierre FOUCAULT. Après une enfance et une adolescence passées au soleil du sud de la France, c’est à Radio Monte Carlo qu’il entame ses activités radiophoniques en 1966 après avoir réussi un concours d’animateurs. Mais son job est plutôt de courte durée puisque, six mois après, il est renvoyé de la station. Il monte alors à Paris où il parvient à animer des émissions sur Europe 1 pendant deux ans. En 1969, il est de retour à RMC qui ne le lâche plus avant 1989. C’est au début des années 1970 qu’il forme avec Léon un duo inoubliable pour des émissions très populaires. Il profite aussi de sa célébrité montante pour enregistrer un disque en duo avec une certaine Mimi (Filippacchi). Les chansons ont pour titres « Beaucoup d’amis, un seul amour » et « New-York city ». Elles sont toutes deux composées par Eric Charden.

Quelques années plus tard, un second disque est enregistré avec, cette fois, son complice de radio Léon. Il s’agit d’un hymne sportif qui a pour titre « Allez la France allez » écrit et composé par David Christie et Mike Mesure. Par la suite, Jean-Pierre Foucault effectue plusieurs passages dans différentes radios au gré de la volonté des dirigeants de ces medias. En 1976, Guy Lux a l’idée de faire présenter à la télé les nouveautés du hit-parade par les animateurs des radio françaises: André Torrent le fait pour RTL, Christian Morin pour Europe 1, Michel Touret pour France Inter et Julien Lepers se relaie avec Jean-Pierre Foucault pour RMC. C’est comme ça que Jean-Pierre fait ses premiers pas à la télévision. Six ans plus tard, il rejoint les huit autres sociétaires de « L’Académie des Neuf »: un jeu télévisé de culture générale avec questions et réponses. En septembre 1987, il entame, sur la chaîne télé privée française TF1, une série d’émissions qui vont définitivement le rendre très populaire: « Sacrée Soirée ». Produit par Gérard Louvin, qui fut un temps le secrétaire de Claude François, ce programme musical de variétés accueille les stars du monde entier et leur réserve, à chaque fois, des surprises inattendues et, le plus souvent, très émouvantes. L’émission récolte un record d’audience pendant six ans avant d’être finalement boudée par le public en 1994. Un an plus tard, Jean-Pierre Foucault se retrouve aux commandes d’une nouvelle émission populaire de chansons célèbres: « Les années tubes », toujours sur TF1. Il y accueille des artistes du passé et du moment ainsi qu’une troupe de jeunes et joyeux chanteurs placés sous la direction artistique de Roger Louret. Ces derniers ont pour tâche d’interpréter plusieurs fois par émission des pots-pourris thématiques de succès. Avec la présentation des soirées électives de Miss France, Jean-Pierre Foucault s’éloigne un peu des programmes musicaux. A partir de l’été 2000, il prend encore plus de distance en acceptant l’animation d’un jeu télévisé venu de Grande-Bretagne: « Qui veut gagner des millions? ». A la fin de l’année 2007, il reprend, le temps d’un soir, le concept de l’émission « Sacrée Soirée » qui fête alors ses 20 ans. C’est un gros succès d’audience. Les tentatives de remettre le couvert en décembre 2008 et 2009 sont beaucoup moins porteuses mais il est clair que l’émission télé « Sacrée soirée » est devenue mythique et colle à la peau de Jean-Pierre Foucault. Un peu comme « Champs-Elysées » est indissociable de Michel Drucker. Du coup, dès la fin de l’année 2012, un spectacle est monté et mis en scène autour du concept de « Sacrée Soirée » par le producteur de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » qui, de son côté, s’essouffle. Le canapé rouge de Jean-Pierre Foucault est donc amené à se promener de Zénith en Palais des Sports dans toute la France et accueillir en public les stars de la fin des années 1980. Mais les réservations ne fonctionnent pas comme prévu et la tournée est finalement annulée.
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Francis Cabrel en 1989 – Photo (c) Ruiz-Solanas

23 novembre 1953 : Naissance, à Astaffort, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis CABREL. Il naît dans un milieu modeste: son père, originaire du Frioul en Italie, travaille dans une biscuiterie et sa mère est caissière d’une cafeteria. Toute son enfance se déroule calmement dans son village natal du Lot-et-Garonne. Jeune ado, il découvre Bob Dylan à la radio et il demande, pour Noël, une guitare que son oncle lui offre. Pour vaincre une certaine timidité, il se met à apprendre à jouer mais il se met aussi à composer quelques mélodies inspirées par les artistes qu’il admire: Bob Dylan mais aussi Neil Young et Leonard Cohen. Avant d’être renvoyé du lycée pour indiscipline, il réussit à monter quelques groupes musicaux de folk music mais sans succès. A 19 ans, pour gagner sa vie, il travaille dans un magasin de chaussures. Mais il attend avec impatience le week-end où il va jouer dans les fêtes locales avec le groupe de Ray Frank et ses Jazzmen. Plus tard, le groupe s’appelle « Les Gaulois » à cause de la moustache qu’arbore chaque membre de la formation. Il se présente, en 1974, à un concours de chanson organisé par Sud Radio où les célèbres frères Seff, auteur et compositeur de renom, font partie du jury. En interprétant « Petite Marie » seul à la guitare, Francis Cabrel remporte le concours et le droit d’enregistrer un disque chez CBS. En 1977, alors que les Souchon, Voulzy, Chédid ou Chatel pointent le bout de leur nez, la maison de disques CBS s’accroche à la vague de « la nouvelle chanson française ». Et, dans ce cadre, elle estime que Cabrel a sa place avec une chanson intitulée « Ma ville » qui sort sur un disque au succès très limité. Le chanteur saisit aussi l’opportunité de se produire à l’Olympia et en tournée en première partie de Dave. Il représente aussi la France au Festival de la Chanson de Spa en Belgique où il remporte le prix du public en 1978. Il enregistre alors un premier 33-tours dont quelques chansons attirent l’attention des programmateurs de radio: « Petite Marie », « Ami » et « Les murs de poussière ». Mais c’est en 1979, à la sortie de son deuxième album, que Francis Cabrel va incontestablement séduire tout le monde avec une poétique chanson d’amour intitulée « Je l’aime à mourir ».

Alors que certains croient ce « tube » sans lendemain, Cabrel fournit un album classieux avec d’autres succès comme « Les chemins de traverse » et « Je rêve ». De plus, il se révèle être à la hauteur sur scène où le public apprécie sa simplicité et son talent brut. Sa carrière se poursuit, dans un premier temps, dans la lignée musicale de ses débuts avec des arrangements de variétés réalisés avec talent par Guy Matteoni. Puis, au fil du temps, l’artiste se fait plus folk-rock et rejoint ainsi ses passions de jeunesse. Mais il faudra attendre 1989 et l’album « Sarbacane » pour que ce virage soit totalement négocié. Entre 1980 et 1989 toutefois, Cabrel va enregistrer quantité de « tubes »: « L’encre de tes yeux » (80), « Je pense encore à toi » (80), « La dame de Haute-Savoie » (81), « Carte postale » (81), « Répondez-moi » (82), « Question d’équilibre » (84), « Encore et encore » (85), « Tourner les hélicos » (85) et « Il faudra leur dire » (86). Depuis, avec la complicité de musiciens comme Gérard Bikialo, Francis Cabrel semble totalement baigner dans la musique qu’il aime et il sort des albums régulièrement à son rythme et sans empressement. En 1997, sortant un peu de son créneau, il enregistre en espagnol « Vengo a ofrecer mi corazón » en duo avec Mercedes Sosa. Et, en 2012, il réalise un vieux rêve avec l’album « Vise le ciel » où il adapte une bonne dizaine de chansons de Bob Dylan dont certaines avaient pourtant déjà adaptées de manière différente, par Hugues Aufray notamment, plus de 40 ans avant. En 2014, Francis Cabrel participe, comme compositeur et ami, à l’album de Dick Rivers qui a pour titre « Rivers ». La même année, il écrit et compose aussi certaines chansons du disque et du spectacle « Le soldat rose 2 ». Le treizième album de Francis Cabrel est commercialisé en avril 2015 sous le titre « In Extremis ». Cet album est suivi, après sept ans d’absence sur scène de l’artiste, d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique dont certaines dates sont doublées et prévues jusqu’à mi 2016. En 2017, pour ses 40 ans de carrière, l’artiste accepte de placer tout son répertoire sur les sites internet de streaming. Il s’agit d’un changement de comportement intéressant pour celui qui estime désormais que ce qui est important c’est que les gens écoutent ses chansons de quelque manière que ce soit.
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En 2008

23 novembre 1983 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Emma DAUMAS. Manuelle, c’est son vrai prénom, passe son enfance dans une famille de mélomanes où elle se passionne très tôt pour la musique. Dès l’âge de douze ans, alors qu’elle a déjà écrit quelques chansons, elle enregistre un premier disque avec l’aide de ses parents: « Stupid boy ». Elle apprend alors le piano, la guitare, le chant et le maintien en scène. Forte de tous ces acquis, elle s’inscrit à quelques compétitions où elle interprète des reprises ou, parfois, ses propres compositions. A seize ans, elle remporte le concours de chant de Laudun. Elle est retenue pour participer en 2000 à l’émission télé « Graines de stars » de Laurent Boyer sur la chaîne de télé privée française M6. Elle y interprète la chanson « Memory » de la comédie musicale « Cats » et termine quatrième. Malgré ce succès encourageant, Manuelle préfère réussir son baccalauréat de littérature avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la chanson. Elle perfectionne sa technique vocale en suivant des cours de chant et parvient à se faire engager pour assurer la première partie d’artistes se produisant dans sa région natale: Gold, Carlos ou Michael Jones notamment. En 2002, après avoir suivi à la télévision la première édition française de la Star Academy, Manuelle se dit que sa chance est peut-être là et elle décide de s’inscrire au casting de la deuxième saison. Elle est retenue pour faire partie des finalistes et elle va ainsi avoir l’occasion de montrer son talent au public mais aussi aux artistes avec qui elle chante en duo: Serge Lama, Patrick Bruel et même Ray Charles! Elle tient bon jusqu’à la demi-finale où elle cède sa place à la future lauréate Nolwenn Leroy. Au début de l’année 2003, elle sort son premier single « Au jour le jour » qui se vend à 200.000 exemplaires. Puis, en décembre, elle concrétise son rêve de commercialiser un album dont la plupart des chansons sont le fruit de son travail personnel: « Le saut de l’ange » qui renferme les hits « Si tu savais » et « Tu seras ». En avril 2004, Emma Daumas se produit sur la scène parisienne du Bataclan avant de partir en tournée dans toute la France, la Belgique, la Suisse, le Liban et dans l’océan indien: à la Réunion et à l’île Maurice. Par la suite, Emma va s’orienter délibérément vers le genre musical qu’elle affectionne depuis toujours: le pop-rock. Mais en le pratiquant fort courageusement en français, elle rejoint un cercle restreint d’artistes qui ne génèrent pas un énorme public. Ses albums suivants vont ainsi être très bien produits mais ils n’affichent pas des chiffres de ventes extraordinaires. Il y a « Effets secondaires » en 2005 et « Le chemin de la maison » en 2008. En contrat avec la firme Universal depuis sa sortie de la Star Ac’, elle quitte cette maison de disques en 2010 pour graver deux chansons sur un CD qu’elle produit elle-même avec, notamment, « Dans les yeux d’Alain Delon » écrite par Marcel Amont. En novembre 2010, elle publie un livre-disque pour les enfants intitulé « Les larmes de crocodiles » où la rejoignent des artistes comme Alain Chamfort, Elodie Frégé, Marcel Amont, Caroline Loeb ou Gérard Darmon. En mars 2013, elle devient la maman d’une petite Valentine. Trois ans après, en mai 2016, un nouveau disque d’Emma Daumas est disponible à la vente: il est intitulé « Vivante ».
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22 NOVEMBRE

Art Sullivan en 1978

22 novembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Art SULLIVAN sous son vrai nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude. A 18 ans, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ».

La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années. Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976). Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ». Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ». Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le 27 décembre 2019.
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Jacques Nuovo dans les années 1990

22 novembre 1957 : Naissance, à Jemappes, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine italienne Jacques NUOVO. Issu d’une famille originaire de San Cataldo en Sicile, Jacques s’oriente vers l’électricité avant de reprendre la boulangerie de son père. C’est sans doute cette activité qui le pousse à donner le nom de « Levure » au groupe musical qu’il fonde au début des années 1980 avec Franco Seminara et Salvatore Miraglia entre autres. La formation a pour particularité de composer, d’écrire et d’interpréter des chansons en patois picard wallon et, aussi, en français. Après s’être retrouvé en finale du Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1980, Levure connaît le succès avec le titre « Ed tourpine » (que l’on peut traduire par « Je végète ») co-signé par Nuovo et Miraglia en 1981. La même année, le groupe enregistre aussi « Dans mon village ».

En 1983, le groupe est à nouveau finaliste du GP de la Chanson Wallonne où il se distingue en interprétant une fois de plus des textes sociaux sur des mélodies légères : « El djambot du cié qu’a émigré » (« Le fils de celui qui a émigré »). En 1984, alors que Levure se dissout après un ultime disque en français (« Va travailler »), Jacques Nuovo est aidé par son célèbre concitoyen Salvatore Adamo pour enregistrer son premier 45-tours francophone en solo. C’est le guitariste d’Adamo, Jérôme Munafo, qui signe d’ailleurs les arrangements de « Dans mon verre » et « Lettre à une amie ». Le succès de ce premier essai est encourageant car les radios de la Belgique francophone diffusent bien le disque. Jacques Nuovo enregistre alors « Un enfant de toi » en 1985 puis, en duo avec Franco Seminara, une chanson sur le handicap: « Vivre comme toi » en 1986. Jacques participe alors au Festival 88, un concours organisé à Bruxelles par la société des auteurs belges SABAM où il présente la chanson « J’aurais voulu ». En 1990, il chante « Cannibale si tu veux » et représente, en 1993, la Belgique et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) au concours de chansons de la Truffe de Périgueux en France. Puis, au milieu de la décennie, Jacques Nuovo sort son premier et seul album à ce jour. L’opus s’appelle à juste titre « L’album » et, sur ce disque réalisé avec l’aide du musicien Aril Laury, on retrouve des réenregistrements de « Dans mon verre », de « Un enfant de toi » ou encore de « Ed tourpine » en souvenir du groupe Levure. Les titres restants sont nouveaux: « Je survivrai », « Van Gogh », « Après minuit » ou « Si ton amour tremble » par exemple. Face au succès très mitigé du CD, Jacques Nuovo va petit à petit délaisser la chanson sans pour autant quitter le monde artistique et musical. C’est ainsi qu’en 2005, il met sur pied et lance, dans la province belge de Hainaut, un concours musical pour jeunes talents appelé « Envol des Cités » dont le succès est grandissant et dont le site internet est accessible en CLIQUANT ICI. Comme un clin d’oeil, en décembre 2011, Jacques Nuovo dédie une chanson au bourgmestre de sa ville natale de Mons qui est alors aussi le premier ministre belge : Elio Di Rupo. Depuis, le clip « Le Doudou tango d’Elio » a été retiré de la plate-forme YouTube. En 2014, Jacques Nuovo parvient, avec Salvatore Miraglia et quelques autres musiciens d’alors, à réenregistrer dix chansons parmi celles qui ont fait connaître le groupe Levure au début des années 1980. Et, contre toute attente, malgré les voix et la technique qui ont changé, la magie se produit et les chansons ne semblent pas avoir pris une ride. Le 22 septembre 2018, à l’initiative de son ami Salvatore Anzalone, directeur du théâtre royal de Mons, Jacques Nuovo remonte sur scène. A 60 ans, près de 30 ans après sa dernière prestation, le chanteur propose une soirée magique où, avec l’aide du musicien Roberto Di Ferdinando, il balaie une carrière où l’on retrouve avec plaisir les membres du groupe Levure, la cantatrice Véronique Lambert (« In duo ») et le duo de rappeurs Jezo.
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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

22 novembre 1974 : Alors qu’il connaît un énième succès avec la chanson « Qui pourra te dire »,  Mike BRANT effectue une première tentative de suicide. Il se jette en effet du 5e étage de l’hôtel de la Paix à Genève. On le relève avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Mike refera son geste le 25 avril 1975 à Paris mais, cette fois, il y laissera la vie.

 

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