ESTARDY Bernard

Bernard Estardy dans son célèbre studio, le CBE à Paris

Le musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY naît le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Après un cursus scolaire normal, le jeune homme se présente à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer.

Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. De jeunes interprètes vont bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique. Parmi eux, certains, pourtant talentueux, ne resteront pas dans les mémoires : Michel Corringe et Christian Géant par exemple. Mais d’autres enregistreront, au studio CBE, les chansons qui seront le départ d’une belle carrière. Ce sera le cas pour Laurent Rossi ou Gilles Marchal par exemple.

Gilles Marchal et Bernard Estardy au studio CBE en 1968

Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. La vedette qui débarque ensuite au studio est Sheila pour y enregistrer « Ma vie à t’aimer » en 1970.

Michel Sardou est la jeune vedette montante qui vient, également en 1970, pour y réaliser le premier album de sa carrière prometteuse avec des titres comme « J’habite en France », « Les bals populaires », « Et mourir de plaisir », « Les Ricains » et « Petit ».

Michel Sardou restera longtemps fidèle à l’ingénieur du son qui travaillera sur ses plus grands tubes comme, par exemple, « Les lacs du Connemara ».
En 1971, ce sont, notamment, Hervé Vilard, Alain Barrière, Guy Mardel, Marcel Amont, Françoise Hardy et Ringo qui franchissent la porte du 95 de la Rue Championnet pour y enregistrer leurs succès du moment.

Ensuite, tous les artistes les plus en vue de la chanson francophone se donnent rendez-vous au studio de Bernard Estardy : Michel Delpech (1972), Gérard Lenorman (1972), le groupe Petit Matin (« T’as tout dit dis madame » en 1973), Alain Chamfort (1973), Roméo (1973), Art Sullivan (1973), Pierre Charby (1973) ou encore Pierre Groscolas (et son fameux « Lady Lay » en 1974). En 1972, Claude François enregistre « Le lundi au soleil » chez Bernard Estardy avec qui il se lie d’amitié. Toutes les chansons suivantes de Clo-Clo sortiront du studio CBE jusqu’à l’ultime succès posthume de 1978 : « Alexandrie Alexandra ».

.

L’année 1975 est sans aucun doute une année faste pour le studio dont les sessions accueillent Dave (pour son premier album avec « Du côté de chez Swann », « Mon coeur est malade », « Dansez maintenant », etc.), Mireille Darc (pour « La femme d’un ange »), Santiana, Sacha Distel, Julie Bataille, les Compagnons de la Chanson et, surtout, Joe Dassin qui y interprète son plus grand tube : « L’été indien ».

Après cet énorme succès, Joe Dassin, qui jusque là avait beaucoup travaillé aux Etats-Unis et en Angleterre, va prendre l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE jusqu’à son décès en 1980. Joe Dassin est d’ailleurs le compositeur du « Bougalou du loup-garou » que Carlos enregistre là en 1976. Et, en 1977, Bernard Estardy compose avec Joe le fameux « Big Bisou » pour le même Carlos !

Alors que Joe Dassin cartonne avec « L’été indien » durant tout l’été 1975, un autre artiste partage avec lui les sommets du hit parade. Il s’agit de Nino Ferrer qui, pour sa chanson « Le Sud » retrouve, le temps d’un disque, le collaborateur de ses débuts qui coproduit le disque.

Entre-temps et toujours en 1975, Dalida commence aussi à fréquenter le studio pour y enregistrer, notamment, « J’attendrai » puis, plus tard, « Monday tuesday laissez-moi danser » et plein d’autres titres très connus de son répertoire jusqu’à son décès en 1987.

La fin des années 1970 voit encore défiler des artistes comme Richard Anthony , Charlotte Julian, Romina Power et Al Bano, Gérard Palaprat, Allain (Turban), Timothy, Shake (« You know I love you »), etc.

C’est aussi l’époque où Bernard Estardy aménage un chalet à Saint-André-des-Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Sur la pochette de son disque « Nostracarlus » sorti en 1981 (avec la chanson « SOS tendresse » composée par Estardy), Carlos écrit :  » Enregistré à 1200 m d’altitude, là où le son est plus pur, le studio est branché sur des batteries alimentées par des panneaux solaires. Quand le soleil disparaît, on met en marche un groupe électrogène alimenté par des bouteilles de gaz. On peut donc dire « sans rire » que ce disque est le premier au monde à avoir été fait entièrement au soleil et au gaz… »

Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ».

Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner.

En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français.

En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme et, la même année, un jeune interprète du nom de Marc Lavoine enregistre chez lui « Elle a les yeux revolver ».

En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ».

1989 est l’année de l’enregistrement de « Y’a pas que les grands qui rêvent » pour la jeune chanteuse belge Mélody. Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ».

En 1992, il mixe aussi la chanson « Nous on veut des violons » pour l’artiste Morgane qui défend les couleurs de la Belgique au concours Eurovision de la chanson. Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media). Bernard Estardy a aussi laissé sa patte sur les oeuvres des artistes que nous n’avons pas encore cités : Demis Roussos, Gigliola Cinquetti, Gilbert Montagné, Nicoletta, Renaud Siry, Nathalie Lhermitte, René Joly, Mireille Mathieu, Lou Désesprit, Régine, André Peyron, Sapho, Bernard Menez, Jean-Jacques Lafon, Linda De Suza, Franck Olivier, Jaïro, Laurent Morain, Bernard Tapie, Caroline Grimm, Peter et Sloane, David et Jonathan, Céline Dion, Frank Alamo, Carol Arnauld, Patrick Topaloff, Ginette Reno, Jean Falissard, Jena-Pierre François, C. Jérôme, Enrico Macias, Christian Delagrange et François Valéry. Enfin, la biographie ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas aussi les compositions de Bernard Estardy pour, entre autres, Nicoletta, Séverine ou Patricia Lavila. Ainsi que ses nombreux enregistrements de morceaux instrumentaux sous le titre « La formule du Baron » et quelques chansons comme « Pourquoi pas monsieur, pourquoi pas » en 1975.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

16 NOVEMBRE

Corinne Hermès en 1983 – Photo (c) Alain Marouani

16 novembre 1961 : Naissance, à Lagny-sur-Marne, de la chanteuse française Corinne HERMES également connue sous le nom de Corinne Miller et qui a pour vrai nom Corinne Bondeaux. A l’âge de treize ans, elle se fait remarquer lors d’un concours de plage où l’on met déjà en exergue ses qualités vocales. En 1979, elle enregistre, avec le preneur de son Bernard Estardy, deux chansons sous le nom de Corinne Miller: « Le blouson gris » et « La ville où je vis » écrites par Etienne Roda-Gil et composées par Jean-Pierre Millers.

Estardy est séduit par la voix de Corinne et lui propose un rôle important dans la comédie musicale écrite par Roda-Gil sur l’avènement du Front Populaire de 1936 en France. Le double 33 tours est enregistré avec, notamment, Julien Clerc mais le spectacle n’est jamais monté. Et la seule chanson qui en reste connue est « Ca commence comme un rêve d’enfant » que Julien Clerc sort en 45 tours à l’époque. Cet échec va affecter la chanteuse qui décide de changer son nom et de se présenter comme étant Corinne Hermès à la sélection française pour le concours Eurovision. Cela ne fonctionne pas non plus et, finalement, c’est pour le Luxembourg qu’elle concourt et qu’elle gagne la compétition le 23 avril 1983 avec la chanson « Si la vie est cadeau ».

Dans la foulée de cette subite popularité internationale, l’artiste enregistre deux 45 tours avec les chansons « Vivre à deux » et « Michaël » qui sont des petits succès. Après ça, elle change de producteur et sort un titre cette fois composé par Jean-Claude Petit en 1985: « Ma liberté ». Le succès est de moins en moins flagrant. La chanteuse doit alors attendre patiemment l’année 1989 pour qu’avec d’autres auteurs et compositeurs elle renoue avec le succès. « Dessine-moi » est un « tube » et permet à son interprète d’obtenir une Victoire de la Musique comme révélation féminine en 1990. Après cet épisode réconfortant, elle publie un nouveau 45 tours avec la chanson « S.O.S. » et tout semble aller pour le mieux au début des années 1990. En 1993, alors que la série télévisée « Les grandes marées » cartonne tout l’été sur la chaîne privée française TF1, c’est Corinne Hermès qui en interprète la chanson du générique signée François Valéry: « L’amour est artiste ». Par la suite, la chanteuse se fait à nouveau plus discrète et il faut attendre 2006 pour entendre à nouveau parler d’elle lors d’un concert du chanteur Michal où elle se produit au Sentier des Halles à Paris. Il faut dire qu’elle a alors écrit un certain nombre de chansons pour ce finaliste de la troisième Star Academy française. A ce moment, elle commercialise un nouvel album dont le titre est « Vraie » puis une compilation de ses succès sort en 2012. Trois ans plus tard, elle enregistre l’album « Paris-New York » où elle revisite les plus belles chansons françaises et quelques-uns des grands standards américains. En 2016, elle enregistre deux duos pour un album d’Herbert Léonard: « Ces instants magiques » et la reprise d' »Amoureux fous » (intialement interprété par Julie Pietri en 1983). C’est pour ces chansons qu’elle est l’invitée, avec Herbert Léonard, de Michel Drucker dans l’émission télé « Vivement Dimanche » diffusée sur France 2 le 3 septembre 2018.
.
**********
.

En 2002

16 novembre 1976 : Naissance, à Montegnée, du chanteur italo-belge Mario BARRAVECCHIA. Tout petit, Mario ne songe qu’à chanter dans le milieu familial italien où tout le monde aime ça. Parallèlement à ses études primaires et secondaires, il s’inscrit à l’Académie de Liège pour y apprendre la diction et la musique. Au début des années 1990, il enregistre quelques 45 tours sous le nom de Ricky Florian (« Mal de toi » en 1993) en Belgique. Il connaît un petit succès en participant à quelques émissions de radio et de télévision comme « Dix qu’on aime » sur la chaîne privée RTL-TVI.

Il parcourt aussi la Belgique francophone en interprétant ses chansons lors de soirées de variétés se déroulant autour des tirages de la loterie nationale belge. Fort de cette expérience acquise au fil des ans, il se présente au casting de la première édition française de la Star Academy en 2002. Il en devient finaliste, sous le nom de Mario, et obtient la deuxième place derrière Jenifer. Après cette aventure enrichissante et prometteuse, Mario sort un album sous le nom de Mario Barravecchia qui comprend le hit « On se ressemble ». Il diversifie ensuite ses activités en oscillant entre l’enregistrement de disques et la présentation d’émissions télévisées sur la défunte antenne belge de la chaîne musicale française MCM notamment. En 2010, il sort un disque intitulé « Intimo » où il revisite, de manière jazzy, les standards de la variété italienne. Il y figure notamment un duo avec le créateur du célèbre « tube » « Una lacrima sul viso »: Bobby Solo. Après 2010, Mario quitte peu à peu la musique. Papa de trois enfants, il vit depuis quelques années à Dijon en Bourgogne. Il y dirige un journal gratuit, « Welcome », consacré aux célébrités, à la gastronomie, au vin et au tourisme. Mais il pousse encore la chansonnette de temps en temps uniquement pour la famille et les amis. Le 10 novembre 2019, alors qu’il vient d’enregistrer une version très contemporaine de la chanson « Et si tu n’existais pas » de Joe Dassin, l’artiste déclare se lancer dans la politique et se présenter en mars 2020 sur une liste de centre-droite aux élections municipales de Beaune. Le résultat des urnes ne permet toutefois pas à Mario de briguer un mandat.

 

.
**********
.
16 novembre 2007 : La région de La Louvière, en Belgique, accueille la quatrième édition du festival « Si ça vous chante » qui va durer jusqu’au 22 novembre. A l’affiche des différents concerts et spectacles, il y a notamment Sacha TOOROP, Alix LEONE, l’ORCHESTRE DU MOUVEMENT PERPETUEL, les OGRES de BARBACK et Stéphan EICHER.

.
**********
.

Fred Mella en 1987

16 novembre 2019 : Décès, à Goupillières (Yvelines), du chanteur français Fred MELLA, le dernier des Compagnons de la Chanson encore en vie. Il est alors âgé de 95 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.
16 novembre 2019 : Décès, à Arcachon, du chanteur français Eric MORENA des suites d’un cancer à l’âge de 68 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et parcourir une courte biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

19 SEPTEMBRE

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

19 septembre 1939 : Naissance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

PATUREL Sabine en 1987 - Photo (c) Stéphane de Bourgies

Sabine Paturel en 1987

19 septembre 1965 : Naissance, à Toulon, de la chanteuse et actrice française Sabine PATUREL. C’est comme chanteuse qu’elle se fait connaître en 1986 avec un morceau intitulé « Les bêtises ».

Suite à ce ras-de-marée des ventes, elle enregistre un second 45 tours qui sort l’année suivante avec un succès plus mitigé: « P’tit bouchon ». Les autres disques qu’elle va enregistrer jusqu’en 1991 vont connaître une popularité décroissante. Simultanémént à cette carrière de chanteuse, l’artiste suit des cours de comédie et elle va de plus en plus se consacrer à cette activité artistique. Elle triomphe notamment au Théâtre Marigny à Paris dans « La menteuse » avant de tourner dans quelques séries télévisées comme « Les Cordier » (avec Pierre Mondy) ou « L’instit' » (avec Gérard Klein). Par la suite, elle crée aussi sa propre école de théâtre jusqu’en 2002. Surfant sur la nostalgie des années 1980, elle participe, dans les années 2000-2010, à la tournée « RFM party 80 ». En 2014, elle fait un retour à la chanson en enregistrant l’album « Atmosphères » où l’on trouve de nouvelles mélodies mais aussi un remix des fameuses « Bêtises » et une reprise de « J’étais venue pour dire bonjour », un titre interprété initialement par Amélie Morin en 1981.
.
**********
.

L'album de Sophie Tith en 2014

L’album de Sophie Tith en 2014

19 septembre 1996 : Naissance, à Ambilly, de la chanteuse française Sophie TITH. Cadette de trois soeurs, elle grandit dans la région d’Annemasse en Haute-Savoie. Dès son plus jeune âge, Sophie se passionne pour la musique et, à sept ans, elle prend des cours de solfège et de saxophone. Au fil des années, elle s’oriente vers le rock au point de créer le groupe Asmoday avec quatre amies. En 2010, Sophie arrête le solfège et le saxophone. Deux ans plus tard, quelques semaines après avoir quitté Asmoday, elle crée un nouveau groupe avec quatre copains: Nova. A seize ans, elle s’inscrit à l’émission télévisée française « Nouvelle Star » dont elle gagne la finale le 26 février 2013. Elle remporte le droit d’enregistrer un album chez Polydor et ce dernier est commercialisé le 1er juillet 2013 sous le titre « Premières rencontres ». Il s’agit d’un opus produit par Sinclair et composé de reprises personnelles comme « La nuit je mens » de Bashung par exemple.

Le succès est correct et intéressant. En avril 2014, Sophie Tith sort son deuxième album, « J’aime ça », mais c’est le premier qui propose des morceaux originaux composés ou écrits entre autres par les BB Brunes ou Skip the Use. Il n’obtient pas une très grande popularité auprès des médias et du public. N’ayant pas encore la possibilité d’enregistrer un troisième album, Sophie Tith poste assez régulièrement des clips de nouvelles chansons sur le web.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

16 SEPTEMBRE

MOULOUDJI en 1985

16 septembre 1922 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

George Chakiris dans les années 1970

16 septembre 1934 : Naissance, à Norwood (Ohio), de l’acteur, danseur et chanteur américain George CHAKIRIS. Ses premières activités artistiques le poussent très jeune vers la danse. Alors qu’il a 22 ans, il se fait remarquer par Jerome Robbins qui est le metteur en scène et chorégraphe de West Side Story dans un théâtre de Londres. Il y est engagé pour y jouer le rôle de Riff. Quelques années plus tard, lorsqu’il est question de porter le spectacle au cinéma, George Chakiris se présente au casting afin d’obtenir le même role mais il ne réalise pas ses ambitions tout en obtenant quand même le rôle de Bernardo. Ce rôle le fait passer du stade de comédien-danseur débutant à celui de nouvelle idole du cinéma américain. Le réalisateur français Jacques Demy va l’engager, avec Gene Kelly, pour être l’un des danseurs du film « Les demoiselles de Rochefort » aux côtés de Catherine Deneuve, Françoise Dorléac ou Danielle Darrieux en 1967. Mais le cinéma va le décevoir et, plus tard, il se tourne vers quelques rôles dans des séries télévisées. Enfin, à la fin des années 1970, il tente l’expérience de la chanson en France et dans la langue de Molière. Il s’adjoint la collaboration de musiciens et auteurs de variétés comme Pierre Bachelet et Didier Barbelivien avec qui il obtient de grands succès populaires: « Mon pays c’est le soleil », « Carte postale », « Le soleil italien », « Je t’emmène en tango » ou « La chanson de Bernardo ».

Après cette courte parenthèse chantée, il revient au théâtre dans les années 1990 à Los Angeles puis à Londres. Aux dernières nouvelles, George Chakiris consacrerait désormais sa retraite à sa passion pour la joaillerie.
.
**********
.

Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

16 septembre 1977 : Décès, à Paris, de la cantatrice grecque Maria CALLAS victime d’une insuffisance cardiaque. Elle naît à New York le 2 décembre 1923 sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. Et c’est à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne 20 récitals. Mais sa mère est alors soupçonnée de collaboration avec l’occupant. Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il est aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient entre-temps une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants. Les magazines s’intéressent à ce moment autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes afin d’officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Après ça, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude suite au décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium depuis que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980.

.
**********
.

Albert Delchambre en 1984

16 septembre 1984 : Le concours de chanson française et wallonne de Charleroi (B) se tient dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville. Les candidats ont pour nom ZO et les LUNDIS PERDUS, NUIT BLANCHE, ALFRED (William Dunker), Rolf MORIN, Corry FLY, CHICHE et Marc de HOLLOGNE. C’est ce dernier artiste qui récolte le prix de la Ville de Charleroi mais aussi le prix de la Promotion des Artistes Belges (PAB) et de la SABAM (Société des Auteurs Compositeurs Belges) ainsi que celui du jury qui est présidé par André Thioux, journaliste à la Nouvelle Gazette, et composé de Sophie Creuz (journaliste), Christiane Gillaerts (attachée de presse), Edmond Lefèvre (producteur radio à la RTBF), Pierre Collard-Bovy (animateur radio et tv à la RTBF), Daniel Barbieux (RTBF), Patrick Printz (de la Communauté française de Belgique) et Pierre Pletinckx (de la Promotion Artistique Belge). Délaissant ensuite la chanson mais poursuivant un chemin artistique hors du commun, Marc de Hollogne assurera la mise en scène d’un spectacle de Charles Trenet pour ses 80 ans à l’Opéra-Bastille de Paris en 1993. Ce 16 septembre 1984, c’est le chanteur belge Albert DELCHAMBRE qui clôt la soirée par un récital.
.
**********
.

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

16 septembre 2006 : Décès, à Paris, du musicien, producteur, compositeur, interprète, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

16 septembre 2015 : Décès, à Garches, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART à l’âge de 85 ans. Il naît le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans, âge où il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. L’artiste annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. Le chanteur est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,