La chanson belge une nouvelle fois en deuil : Marc MORGAN s’en est allé à 57 ans

Marc Morgan en 2011 – Photo (c) Eddy Berthier

Après le décès, il y a a peu, du chanteur Art Sullivan, vedette de la chanson de variétés des années 1970, c’est un autre artiste belge issu, lui, de la mouvance pop rock des années 1980 et 1990, qui nous a quittés. L’auteur, compositeur et interprète Marc MORGAN est en effet décédé inopinément ce vendredi 10 janvier 2020.
.
Né le 30 avril 1962 à Huy sous l’identité de Marc Wathieu, il suit des études de graphisme mais se passionne très tôt pour la musique qu’il apprend en autodidacte.  Dès 1979, il forme avec son frère le groupe « Objectif lune ». Puis il suit les cours de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège et devient graphiste. Il rejoint ensuite la formation des « Révérends du Prince Albert » qui s’apparente plus à un groupe de bals populaires qu’à une vraie bande de rockers. Avec eux, il va enregistrer un album en 1982 (« Ah ! quel massacre »), connaître quelques succès radiophoniques en Belgique et participer à des podiums gratuits comme celui proposé à Hérinnes dans le cadre du Tour du Hainaut Occidental cycliste. Le répertoire du groupe est principalement constitué de reprises de titres des années 1960 comme « Baby tu me rends fou ». Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve le groupe dans l’émission « Graffiti » de la télévision belge publique RTBF présentée par Terry Focant. Marc Morgan est l’un des deux chanteurs en costume. C’est celui qui n’est pas barbu et qui porte des lunettes et qui se fait alors appeler Marc Donald. A la fin de la séquence, on reconnaît furtivement l’une des stars de la radio rock belge « Classic 21 »:  Jacques de Pierpont dit « Ponpon ».

Quelques années plus tard, Marc se lance dans une autre aventure musicale qui lui colle mieux à la peau et il fonde « Les Tricheurs ». Ces derniers connaissent un bon succès en Belgique grâce à leurs 45 tours comme « Le jour J » et ils enregistrent un album, « Tendez vos lèvres », en 1989. L’opus a les faveurs de nombreuses émissions de radio comme celle, en Belgique, du regretté Philippe Gauthier sur la chaîne Radio 2 de la RTBF : « Perfecto ». Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous et, en 1992, le groupe se dissout.

A ce moment, Marc réalise avec Rudy Léonet, producteur de radio belge qui sera à l’origine plus tard de la chaîne Pure FM (RTBF), un projet musical qui a pour nom « La Variété » et qui enregistre quelques titres sur un CD. Puis, Marc décide de s’installer à Paris et d’enfin vivre de la chanson en solo. Avec l’aide d’Yves Bigot, alors patron du nouveau label Fnac Musique, il commercialise un album sous le pseudonyme de Marc Morgan: « Un cygne sur l’Orénoque » sort en 1993. L’album est littéralement propulsé par un titre qui envahit les ondes: « Notre mystère nos retrouvailles ». Ce succès sera suivi d’une série de concerts un peu partout dans la francophonie ainsi que de participations aux grands festivals comme les Francofolies ou le Festival d’été de Québec entre autres. Le 22 janvier 1994, il est l’invité de Nagui dans l’émission « Taratata » sur France 2.

En 1996, Marc Morgan publie un deuxième album dont le succès est moindre malgré des titres forts comme « Au train où vont les choses ».

L’opportunité se présente alors pour Marc d’écrire quelques chansons pour Jeff Bodart mais aussi pour Dick Rivers ou Sylvie Vartan. Il interprète d’ailleurs la chanson « Je n’aurai pas le temps » de Michel Fugain en duo avec Sylvie Vartan dans l’émission « Taratata » de Nagui le 16 octobre 1996 sur France 2. Et il assure notamment la première partie du groupe Indochine à la Cigale à Paris. Marc Morgan marque alors une première pause qu’il interrompt pour interpréter une chanson écrite par un jeune garçon (« Le héros c’est moi »), Sylvain, à l’occasion de la sortie d’un disque intitulé « Si ça nous chante » en 1999. Les chansons de ce disque vendu au profit de l’Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose, dont les textes sont tous  écrits par des enfants et des ados, sont également interprétées par divers artistes belges comme Salvatore Adamo, Marka, Alec Mansion, Mousta, Jo Lemaire, Jean-Louis Daulne ou Lou & the Hollywood Bananas notamment.

C’est en 2001 que paraît l’album suivant pour Marc Morgan: « Les parallèles se rejoignent ». Mais la France semble l’avoir oublié et les professionnels belges lui réservent un accueil poli. La promotion de cet album lui permet toutefois de participer à quelques émissions de radio comme « Chantons Français », sur Fréquence Wallonie, une chaîne de la radio publique francophone belge RTBF, en direct du village de Noël de Liège où il est d’ailleurs intronisé citoyen d’honneur.

En 2002, l’artiste se place en retrait de la musique et revient à l’enseignement de l’art graphique à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) de Bruxelles. Mais, même isolé du monde musical, Marc Morgan est toujours à la recherche de nouvelles sensations artistiques et, en 2007, il participe au groupe Phantom monté par Miam Monster Miam (Benjamin Schoos) et Jacques Duvall. C’est donc fort logiquement qu’en 2011, il reprend le chemin des studios pour réaliser, à Berlin, un nouvel opus qui a pour titre « Beaucoup vite loin ». Cet album, celui de Marc Morgan et les Obstacles, est, à nouveau, bien accueilli par la critique et les professionnels mais il n’accomplit pas le parcours attendu auprès du public.

Le voyage musical des Wathieu se poursuit: le fils de Marc, Maxime, est mixeur, preneur de son et guitariste tandis que sa fille, Juliette, s’est lancée dans la chanson pop électro francophone avec brio sous le pseudo de Mademoiselle Nineteen. En 2013, avec Benjamin Schoos et Pascal Schyns, Marc fonde Freaksville Publishing, une société belge de production et d’édition musicale. Et puis, il rejoint l’équipe d’une webradio bruxelloise créée par Benjamin Schoos: Radio Rectangle. Il y réalise l’habillage sonore et produit l’émission « Hobby » consacrée à la chanson en français. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons reçues de Marc avant celles, tragiques, de ce vendredi 10 janvier 2020.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

NOVEMBRE 2018

LUC DE LAROCHELLIERE
MONTREAL (QC – H2L 1S7), Lion d’or, à 20 heures le jeudi 1er.
**
L’ALGERINO
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le samedi 3.
**
CLAY AND FRIENDS + BARCELLA
MONTREAL (QC – H2L 1S7), Lion d’or, à 20 heures le samedi 3.
**
INDOCHINE
BRUXELLES (B – 1020), Palais 12, à 20 heures le samedi 3 !!! COMPLET !!!
**
CHANTAL GOYA
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 15 heures le dimanche 4.
**
INDOCHINE
BRUXELLES (B – 1020), Palais 12, à 20 heures le dimanche 4.
**
BENABAR
PARIS (F – 75 002), Grand Rex, à 20 heures le mercredi 7.
**
CALI chante LEO FERRE
CALUIRE-ET-CUIRE (F – 69 300), Radiant Bellevue, à 20 heures le mercredi 7.
**
PATRICK FIORI
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le mercredi 7.
**
CALI chante LEO FERRE
VICHY (F – 03 200), Centre Culturel Valéry Larbaud, à 20 heures le jeudi 8.
**
INDOCHINE
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 8.
**
BENABAR
PARIS (F – 75 002), Grand Rex, à 20 heures le jeudi 8.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
METZ (F – 57 000), Les Arènes, à 20 heures le jeudi 8.
**
BENABAR
PARIS (F – 75 002), Grand Rex, à 20 heures le vendredi 9.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
PARIS (F – 75 012), AccorHotels Arena Bercy, à 20 heures le vendredi 9.
**
VERONIQUE SANSON
CHARLEROI (B – 6000), Palais des Beaux-Arts, à 20 heures le vendredi 9. !!!ANNULE!!!
**
CALI chante LEO FERRE
GUERET (F – 23 000), Espace André Lejeune, à 20 heures le vendredi 9.
**
SALOME LECLERC
MONTREAL (QC – H2T 1R2), Le Ministère, à 20 heures le vendredi 9.
**
LAURENT VOULZY
BRUXELLES (B – 1081), Basilique de Koekelberg, à 20 heures le vendredi 9.
**
MICHEL JONASZ
BRUXELLES (B – 1040), Théâtre Saint-Michel, à 20 h. 30 le vendredi 9.
**
EMILIE JOLIE
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 14 heures le samedi 10.
**
CHANTAL GOYA
LIEGE (B – 4000), Forum, à 15 heures le samedi 10.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
DIJON (F – 21 000), Zénith, à 20 heures le samedi 10.
**
BENABAR
PARIS (F – 75 002), Grand Rex, à 20 heures le samedi 10.
**
L.E.J
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le samedi 10.
**
CALI chante LEO FERRE
CEBAZAT (F – 63 118), Le Sémaphore, à 20 heures le samedi 10.
**
MARJO
MONTREAL (QC – H2J 2L2), Quai des Brumes, à 20 heures le samedi 10.
**
DOMINICA MEROLA
CHARLEROI (B – 6000), Hotel de Ville, à 13 heures le dimanche 11.
**
CHANTAL GOYA
LOUVAIN-LA-NEUVE (B – 1348), Aula Magna, à 15 heures le dimanche 11.
**
LENNI-KIM
BRUXELLES (B – 1040), Théâtre Saint-Michel, à 17 heures le dimanche 11.
**
MARC LAVOINE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le lundi 12.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
LYON (F – 69 007), Halle Tony Garnier, à 20 heures le mercredi 14.
**
STARS 80 LE TRIOMPHE
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mercredi 14.
**
CHRISTOPHE
MONS (B – 7000), Théâtre royal, à 20 heures le mercredi 14.
**
CALI chante LEO FERRE
SAUSHEIM (F – 68 390), Espace Dollfus Et Noack (ED’N), à 20 heures le mercredi 14.
**
BENABAR
NANTES (F – 44 800), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 15.
**
MC SOLAAR
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le jeudi 15.
**
CLARA LUCIANI + EBBENE
TOURNAI (B – 7500), Maison de la Culture, à 20 heures le jeudi 15.
**
CALI chante LEO FERRE
LA NEUVEVILLE (CH – 2520), Café-théâtre de la Tour de Rive, à 20 heures le jeudi 15.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 16.
**
CALI chante LEO FERRE
PARIS (F – 75 003), Théâtre Dejazet, à 20 heures le vendredi 16.
**
EDDY DE PRETTO
CHARLEROI (B – 6000), Eden, à 20 heures le vendredi 16.
**
ALEXIS HK
CHAMBLY (F – 60 230), Salle Josiane Balasko, à 20 heures le vendredi 16.
**
BERTILLE
GIGNAC (F – 34 150), Le Sonambule, à 20 heures le vendredi 16.
**
LES GRANDES GUEULES croquent HENRI SALVADOR
MOUSCRON (B – 7700), Centre Culturel, à 20 h. 30 le vendredi 16.
**
SYLVIE VARTAN
LIEGE (B – 4000), Le Forum, à 20 heures le samedi 17.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
CLERMONT-FERRAND (F – 63 800), Zénith, à 20 heures le samedi 17.
**
BENABAR
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le samedi 17.
**
LES PARISIENNES
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le samedi 17.
**
BALIMURPHY
BEAURAING (B – 5570), Centre Culturel, à 20 heures le samedi 17.
**
ANNE SYLVESTRE
ATH (B – 7800), Palace, à 20 heures le samedi 17.
**
MARCEL AMONT
LA NEUVEVILLE (CH – 2520), Café-théâtre de la Tour de Rive, à 20 h. 30 le samedi 17.
**
FRANK MICHAËL
BINCHE (B – 7130), Théâtre communal, à 15 heures et 19 h. 30 le dimanche 18.
**
SYLVIE VARTAN
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 16 h. 30 le dimanche 18.
**
CALI chante LEO FERRE
BRUXELLES (B – 1030), Le 140, à 20 heures le dimanche 18.
**
HUBERT-FELIX THIEFAINE
MONTPELLIER (F – 34 000), Zénith Sud, à 20 heures le dimanche 18.
**
CHANTAL GOYA
NIVELLES (B – 1400), Waux-Hall, à 20 heures le dimanche 18.
**
BERTILLE
PARIS (F – 75 018), Les Trois Baudets, à 20 h. 30 le lundi 19.
**
DANY BRILLANT
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 20 heures le mardi 20.
**
JULIETTE
BRUXELLES (B – 1030), Le 140, à 20 heures le mardi 20.
**
ALEXIS HK
INZINZAC-LOCHRIST (F – 56 650), Théâtre du Blavet, à 20 heures le mardi 20.
**
LENNI-KIM
LIEGE (B – 4000), Forum, à 17 heures le mercredi 21.
**
BENABAR
STRASBOURG (F – 67 000), Zénith, à 20 heures le mercredi 21.
**
AXELLE RED
LIEGE (B – 4000), Reflektor, à 20 heures le mercredi 21.
**
VERONIQUE SANSON
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 20 h. 30 le mercredi 21. !!!ANNULE!!!
**
AXELLE RED
LEUVEN (B – 3000), Het Depot, à 20 heures le jeudi 22.
**
MARC LAVOINE
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le jeudi 22.
**
SACHA TOOROP
PARIS (F – 75 020), Studio de l’Ermitage, à 20 heures le jeudi 22.
**
CALI chante LEO FERRE
HEM (F – 59 510), Le Zéphyr, à 20 heures le jeudi 22.
**
ALEXIS HK
PARIS (F – 75 018), Le Trianon, à 20 heures le jeudi 22.
**
VERONIQUE SANSON
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 20 h. 30 le jeudi 22. !!!ANNULE!!!
**
DANY BRILLANT
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 23.
**
AXELLE RED
OSTENDE (B – 8400), Casino-Kursaal, à 20 heures le vendredi 23.
**
NANA MOUSKOURI
ANVERS (B – 2140), De Roma, à 20 heures le vendredi 23.
**
BENABAR
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le vendredi 23.
**
CALI chante LEO FERRE
CREIL (F – 60 100), La Faïencerie, à 20 heures le vendredi 23.
**
ALEXIS HK
EAUBONNE (F – 95 601), L’Orange Bleue, à 20 heures le vendredi 23.
**
KYO
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 h. 30 le vendredi 23.
**
MARC LAVOINE
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le samedi 24.
**
KYO
PARIS (F – 75 012), AccorHotels Arena Bercy, à 20 heures le samedi 24.
**
CALOGERO
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le samedi 24.
**
MAITRE GIMS
ESCH-SUR-ALZETTE (L – 4361), Rockhal, à 20 heures le samedi 24.
**
GRAND CORPS MALADE
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès (Salle Erasme), à 20 heures le samedi 24.
**
SALVATORE ADAMO
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le samedi 24.
**
LENNI-KIM
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès (Salle Schweitzer), à 20 heures le samedi 24.
**
CALI chante LEO FERRE
HAZEBROUCK (F – 59 190), Centre André Malraux, à 20 heures le samedi 24.
**
SYLVIE VARTAN
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 20 h. 30 le samedi 24.
**
CALOGERO
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 18 heures le dimanche 25.
**
NANA MOUSKOURI
LIEGE (B – 4000), Forum, à 20 heures le dimanche 25.
**
BENABAR
BORDEAUX (F – 33270), Metropole Arena, à 20 heures le mardi 27.
**
BENABAR
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mercredi 28.
**
AMIR
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le mercredi 28.
**
AXELLE RED
HASSELT (B – 3500), Cultuurcentrum, à 20 heures le mercredi 28.
**
CALI chante LEO FERRE
SAINT-RIQUIER (F – 80 135), Centre culturel, à 20 heures le mercredi 28.
**
MAITRE GIMS
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le jeudi 29.
**
CALI chante LEO FERRE
LAMBALLE (F – 22 400), Quai des rêves, à 20 heures le jeudi 29.
**
AMIR
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 20 heures le jeudi 29.
**
CALI chante LEO FERRE
MONTARGIS (F – 45 200), Salle des fêtes, à 20 heures le vendredi 30.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

1er FEVRIER

 

Pierre Dudan en 1968

1er février 1916 : Naissance, à Moscou, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant », également interprété par Henri Salvador ou Yves Montand, sur une musique de Bruno Coquatrix.

Il a aussi tourné dans 37 films, joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique. Il est décédé le 4 février 1984 à Épalinges dans la banlieue de Lausanne en Suisse.
.
**********
.

Photo (c) Jean Lebreton

1er février 1939 : Naissance, à Ismailia en Egypte, du chanteur français Claude FRANCOIS. Que dire encore sur celui dont tous les moindres détails de vie ont été évoqués à la télé ou encore au cinéma depuis sa disparition survenue en 1978? L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de « tubes » enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche »: Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et l’artiste prend le pseudonyme de François Dumoulin pour photographier des modèles nues. Mais cette revue ne récolte pas le succès attendu dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Alors, Claude François développe une marque de parfums et d’eaux de toilette: « Eau noire ». Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde sous le titre « My way », adapté en anglais par Paul Anka et interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra ». Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs et lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012.
.
**********
.

STEPHANIE en 1987 (c) Daniel Haas

1er février 1965 : Naissance, à Monte-Carlo, de STEPHANIE, princesse de Monaco et, l’espace de quelques mois, chanteuse. En 1986, le producteur Yves Roze lui propose d’enregistrer une chanson intitulée « Ouragan ». Yves Roze est le vrai nom du chanteur Jean-François Michaël, l’interprète du « tube » « Adieu Jolie Candy » (composée par Michel Berger) en 1969. Quant au compositeur de « Ouragan », c’est l’Italien Romano Musumara qui a signé, notamment, « Toute première fois » pour Jeanne Mas en 1984. La mélodie de « Ouragan » est plaisante et Stéphanie de Monaco en fait un succès phénoménal. Pour les titres, moins forts, qui suivront, c’est Gérard Blanc (ex-chanteur des Martin Circus) qui est souvent sollicité pour la composition. A partir de 1987, Stéphanie chante en anglais et sa carrière de chanteuse ne va pas au-delà du début des années 1990.

.
**********
.
JENIFER Pochette 20031er février 2003 : Les albums de JENIFER (éponyme) et INDOCHINE (Paradize) font leur entrée dans le classement des meilleures ventes en Belgique francophone.

.
.
**********
.
.
1er février 2005 : Une rue Claude François est officiellement inaugurée à Ismaïlia, la ville natale égyptienne du chanteur français. La cérémonie se déroule en présence du fils de l’idole, Claude François Jr, du Gouverneur d’Ismaïlia, d’un représentant de l’Ambassadeur de France en Egypte et de nombreuses personnalités. L’organisateur de la manifestation est Bernard Chaumont-Gaillard, directeur du Centre de Langue et de Culture Française à Ismaïlia. La rue baptisée Claude François est celle où se trouve la deuxième maison où l’artiste a vécu.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

28 JANVIER

Le premier album à succès de 1989

28 janvier 1952 : Naissance, à Chamalières, de l’auteur-compositeur-interprète et acteur français Jean-Louis MURAT sous le nom de Jean-Louis Bergheaud. Son père, charpentier-menuisier, pratique la musique en amateur et sa mère est couturière. Il passe son enfance dans la ferme isolée de ses grands-parents qui se trouve à Murat-le-Quaire près de la Bourboule. Appréciant beaucoup la musique, il joue du tambour dès l’âge de sept ans dans l’harmonie municipale où son père est musicien. Alors qu’il est étudiant, il découvre le jazz et la soul music grâce à un professeur d’anglais. Ce dernier l’emmène à des concerts de blues et de jazz et lui donne le goût de la musique vivante. Le milieu familial de Jean-Louis explose en 1966 avec le divorce de ses parents malgré la naissance de sa soeur et le décès de son grand-père qui a abandonné son exploitation agricole. Il est titulaire du baccalauréat et entreprend d’apprendre le saxophone et le chant au conservatoire. Il se marie à 17 ans, part au festival de l’île de Wight en 1970 et devient papa d’un garçon l’année suivante. Il divorce ensuite et parcourt l’Europe pour y effectuer divers petits boulots qui vont de journaliste à moniteur de ski en passant par plagiste. En 1977, il revient à Murat-le-Quaire et décide de se consacrer pleinement à la musique. Il fonde alors le groupe Clara qui est remarqué par William Sheller. Le chanteur d’origine américaine est en plein succès et il demande à la formation de jouer régulièrement avec lui sur scène. Lorsque le groupe se sépare au début des années 1980, William Sheller propose à Jean-Louis d’enregistrer un maxi 45-tours de trois titres qui sort en 1981 chez EMI. Le titre principal de ce disque de Jean-Louis, qui a décidé de s’appeler désormais Murat en référence au village de son grand-père, évoque le suicide et ne connaît pas le succès. Mais, malgré cela, il lui est encore demandé d’enregistrer un mini-album en 1982 et un album intitulé « Passions privées » en 1984. Les ventes sont très faibles et la maison de disques ne poursuit pas l’aventure plus loin. Jean-Louis ne désespère pas pour autant et, après quelques nouvelles tentatives sans lendemain, il commercialise, chez Virgin, la chanson « Si je devais manquer de toi » en 1987. La mélodie accroche l’oreille du public français qui en fait un succès.

A partir de ce moment, Murat va devenir un personnage incontournable de la chanson francophone et l’album qu’il enregistre en 1989 confirme sa popularité grâce à des titres comme « L’ange déchu » ou « Te garder près de moi ». Le chanteur est à ce moment remarqué par le cinéaste Jacques Doillon qui le recrute pour être l’un des personnages du film « La vengeance d’une femme » aux côtés d’Isabelle Huppert et de Béatrice Dalle en 1990. Alors que son répertoire musical plaît de plus en plus en affichant un style assez introverti, Jean-Louis Murat surprend tout le monde en 1991 lorsque sort le duo qu’il vient d’enregistrer avec la nouvelle reine de la pop française: Mylène Farmer. Le morceau s’appelle « Regrets », se vend à plus de 300.000 exemplaires et donne un sacré coup de pouce à son opus suivant dont les titres « Col de la Croix-Morand » et « Sentiment Nouveau » sont des « tubes ». A partir de ce moment, Jean-Louis Murat va enregistrer au moins un album par an et tous vont très bien se vendre. Chaque sortie d’album est suivie d’une tournée que l’artiste veut d’une forme différente à chaque fois. Et chaque tournée fait alors l’objet d’un disque live qui alimente encore un peu plus sa popularité. Toujours très influencé par la vie rurale qu’il mène en Auvergne, Murat amorce un changement dans le thème de ses chansons au début des années 2010 en se souciant de ce qu’il laissera comme message aux générations futures. En 2016, l’album « Morituri » est le premier à ne pas être suivi d’une tournée mais l’artiste dénonce, à 64 ans, les conditions des spectacles qu’on lui demande de faire. Et il parle même de définitivement arrêter ses activités musicales. Mais la polémique n’est que de courte durée car, en novembre 2017, un nouvel album intitulé « Travaux sur la N89 » est à la fois disponible dans les bacs et sur le web. Preuve du relancement de la mécanique Murat : un an plus tard, c’est l’opus « Il Francese » qui est commercialisé. Au printemps 2019, l’artiste annonce la sortie de l’album Innamorato qui est composé de huit titres inédits et quatre titres enregistrés en public. La chanson qui est désignée pour la promo dans les médias a pour titre « Autant en faire quelque chose ». Fin 2019, dix albums du répertoire de Murat sont disponibles en version digitale après avoir été remasterisés avec des titres inédits. Un nouvel opus, « Baby love », est prévu pour mars 2020 avec, comme il se doit désormais, une version disponible en vinyle.
.
**********
.

Alain Dès dans les années 2010 (c) Alain Dès (site web officiel)

28 janvier 1957 : Naissance, à Charleroi, du chanteur et compositeur belge Alain DES sous le nom d’Alain De Sutter. Son père est originaire de Gand et sa mère de Liège. Dès l’âge de huit ans, à l’occasion de la préparation d’une fête scolaire, le petit Alain se rend compte qu’il aime la scène, que ce soit pour y chanter ou danser. Et, six ans plus tard, c’est à Verviers qu’il intègre un premier orchestre de bal dont il sera l’apprenti chanteur : Les Virginias. Jeune adulte, Alain se retrouve dans la région de Mons où il est commerçant. Mais la musique reste sa passion. Une passion qui va être ravivée à la mort du chanteur français Claude François par les similitudes vocales que l’homme possède. Pendant des années, Alain va ainsi se produire lors de soirées privées et de petits concerts publics où il rend hommage à l’artiste français sans jamais se prétendre un sosie même si sa voix, ses attitudes, sa coiffure et ses costumes font clairement référence à Clo-Clo. Au début des années 1990, une émission de la télévision belge privée RTL-TVI va tout changer. Le programme s’appelle « Dix qu’on aime » et met en valeur toute une série de chanteurs de variétés de la Belgique francophone. Parmi ceux-ci, il y a ceux qui sont des vedettes depuis des années et qui profitent pleinement de cette nouvelle opportunité de vendre des disques, CD-singles ou albums : Frédéric François, Claude Barzotti, Frank Michaël, Sandra Kim, etc. Mais les firmes de disques nationales sont aussi à la recherche de jeunes talents qui pourraient se faire connaître par le biais de cette émission et ils dénichent Axelle (Red), Yvhann Cevic, Alain Tomasi, etc. Alain De Sutter se dit qu’il pourrait lui aussi profiter de l’aubaine et, avec l’aide d’un producteur, Marc Durant de Césame Productions, il enregistre un premier disque à l’âge de 35 ans. Y figure une chanson originale qui a pour titre « Au revoir » et qui fait mouche puisqu’elle remporte un très grand succès populaire auprès des téléspectateurs qui sont près de 20.000 à l’acheter.

Les succès vont alors s’enchaîner pour celui qui s’appelle désormais Alain Dès : « Première larme » (1992), « Garde confiance » (1992), « Qui saura »(reprise du titre de Mike Brant en 1993) et « Lettre à Alexandra » (1993). En plus de ses propres compositions, l’artiste reprend sur scène et enregistre les tubes de Claude François: « Cette année-là », « Magnolias » et « Comme d’habitude ». L’arrêt de l’émission télévisée « Dix qu’on aime » va causer la fin d’une certaine popularité des artistes qui y étaient programmés. Mais ce n’est pas le cas pour Alain Dès qui perpétue la mémoire de Claude François en surfant sur les hommages qui lui sont régulièrement rendus : 20 ans après sa disparition en 1998, il chante au moulin de Dannemois, propriété du défunt chanteur. En 2006, il sort un album intitulé « La dernière fois ». En 2012, alors que le film « Clo-Clo » est projeté dans toutes les salles de cinéma, Alain Dès propose son spectacle en Flandre où il récolte un grand succès aux fêtes de la ville de Gand en juillet 2011 et en 2012. Et, accompagné de son grand orchestre avec une section de rythme, cuivres, violonistes et choristes ainsi que quatre danseuses, le chanteur se produit le samedi 10 mars 2018 au Casino d’Ostende pour les 40 ans de la disparition de Clo-Clo qui s’y était produit le 9 juillet 1966. Il y revient en avril 2019.
.
**********
.
28 janvier 2003 : Sortie de l’album « Tu vas pas mourir de rire » enregistré par le groupe français MICKEY-3-D. Cet opus renferme le futur « tube » « Respire ». Mené par Michaël Furnon (qui compose aussi « J’ai demandé à la lune » pour le groupe Indochine en 2002), la formation française de Montbrison, près de Saint-Etienne, connaît son premier véritable succès populaire avec la sortie de son troisième album. Malgré d’excellentes compositions et un très bon répertoire qui s’étoffe ensuite de plusieurs dizaines d’autres chansons, le groupe MICKEY-3-D n’a pas confirmé, à ce jour, le succès de « Respire ».

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

17 JANVIER

 

 

17 janvier 1933 : Naissance, au Caire en Egypte, de Yolanda Gigliotti qui deviendra la chanteuse DALIDA. D’abord atteinte de cécité dans sa prime enfance, Dalida, qui en garde ensuite un sévère strabisme, devient Miss Egypte avant de tenter sa chance à Paris en tant que chanteuse. Sa rencontre avec le directeur d’Europe 1, Lucien Morisse, qu’elle épouse alors, lui donne l’occasion d’enregistrer ses premiers disques grâce à Eddie Barclay et de chanter à l’Olympia grâce à Bruno Coquatrix. C’est le début d’une belle et longue carrière pour cette interprète à l’accent exotique qui plaît. Entre son premier succès de 1959 (« Bambino ») et le dernier de 1986, elle enregistre des centaines de chansons notamment sous la houlette de son frère: le producteur Orlando. Malheureusement, le succès qu’elle trouve auprès de son public n’est pas celui de ses amours. Lucien Morisse se suicide après quelques mois de vie commune. Dalida fait alors la connaissance d’un charmant chanteur italien, Luigi Tenco, qui se suicide lui aussi. Le même sort funeste attend celui qui partage sa vie au début des années 1970: le comte Richard de Saint-Germain avec qui elle enregistre un duo. Après toutes ces épreuves, on peut croire Dalida endurcie mais elle reste toujours un être fragile qui, un soir de mai 1987, le 3, décide de s’endormir pour toujours dans son appartement de Montmartre. Elle laisse une oeuvre importante en qualité comme en quantité. Son frère Orlando fait en sorte qu’elle ne soit jamais oubliée. Les rééditions de ses succès sont légion et se renouvellent souvent depuis son décès. Des chansons légères comme « Le Lambeth Walk » et « Monday Tuesday » ou des chansons plus significatives comme « Il venait d’avoir 18 ans », « Gigi l’Amoroso », « Je suis malade » ou « Mourir sur scène » laissent à jamais de Dalida le portrait d’une grande artiste hors du commun. En 2012, pour les 35 ans de la disparition de la chanteuse, son frère Orlando sort un double CD avec, d’une part, des succès interprétés par Dalida et, d’autre part, des chansons reprises par divers artistes francophones. Début 2017, à l’aube de la commémortaion des 30 ans de la disparition de la chanteuse, l’actrice italienne Sveva Alviti incarne son personnage dans « Dalida, le film » réalisé par Lisa Azuelos avec Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido et Alessandro Borghi.

.
**********
.

Pochette de l’album de Françoise Hardy « L’amour fou » sorti en 2012

17 janvier 1944 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Françoise HARDY. Révélée en 1962 par une ballade romantique (« Tous les garçons et les filles »), Françoise Hardy garde toujours une place importante et particulière dans le paysage de la chanson francophone.

Sa relation avec Jacques Dutronc aboutit à la naissance de Thomas le 16 juin 1973 et à leur mariage en Corse le 30 mai 1981. Françoise et Jacques interprètent quelques chansons en commun comme, en 2000, la reprise de « Puisque vous partez en voyage » de Mireille et Jean Nohain. Après avoir interprété des compositions personnelles, Françoise a toujours eu le bon goût de choisir ses compositeurs: Serge Gainsbourg (« Comment te dire adieu »), Michel Berger (« Message personnel »), Julien Clerc (Fais-moi une place), Etienne Daho, etc. Grâce à ces chansons parfois adaptées en anglais, elle récolte un certain succès au pays de Shakespeare. En 2006, l’album « Parenthèses » lui permet de se faire plaisir en enregistrant des duos aussi variés que prestigieux. Deux ans plus tard, elle publie un très beau livre de souvenirs intitulé « Le désespoir des singes ». En 2012, Françoise Hardy sort un album plébiscité par la critique et dont le titre est « L’amour fou ». Entourée, entre autres, de Calogero, de Julien Doré ou de Thierry Stremler, elle nous livre dix chansons inédites. Deux ans après son album « La pluie sans parapluie », ce retour artistique majestueux est bercé par un thème que Françoise Hardy affectionne particulièrement depuis ses débuts: l’amour impossible aussi passionné qu’autodestructeur et qui fait perdre la raison. Cet album séduit la presse et obtient notamment les faveurs de Télérama qui lui décerne quatre clés. Parallèlement à ce nouvel album, et loin de se cantonner à son travail habituel, la chanteuse s’essaie aussi à l’écriture. Elle publie ainsi son premier roman intitulé, comme son disque, « L’amour fou ». Depuis 2005, la chanteuse se bat avec courage contre un lymphome. En mars 2015, elle est victime d’une chute et son état de santé se détériore ensuite rapidement avec de multiples fractures et un placement préventif dans un coma artificiel pendant huit jours. Sortie de ce pas difficile, Françoise Hardy déclare, en juin 2015, suivre sa deuxième chimiothérapie en dix ans. Fin 2016, après avoir déclaré qu’elle ne chanterait probablement plus, l’artiste publie un nouveau livre intitulé « Un cadeau du ciel ». Elle y raconte comment elle a frôlé la mort et comment elle pense être, miraculeusement, en rémission de son cancer grâce aux traitements reçus lors de son hospitalisation de 2015. En avril 2018, elle confirme sa meilleure forme en enregistrant un nouvel album studio, le 28e de sa carrière : « Personne d’autre ». En juin de l’année suivante, elle déclare, au cours d’une interview sur RTL-France, qu’un traitement contre une récidive du cancer la rend sourde d’une oreille et qu’il lui est désormais impossible de chanter avec ce handicap.
.
**********
.

17 janvier 2008 : Décès, à Clichy, du chanteur français CARLOS des suites d’un cancer à 64 ans. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, ce chanteur éternellement jovial né le 20 janvier 1943 était le fils de Françoise Dolto, la célèbre pédiatre et psychanalyste. Après avoir taté du métier de kiné, il fut, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. C’est cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Il enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ».
.
**********
.
17 janvier 1991 : Faisant une pause dans sa carrière de chanteur, Serge LAMA est sur les planches du théâtre des Bouffes Parisiens, aux côtés d’Agnès Soral notamment, pour jouer la comédie dans la pièce « La facture » de Françoise Dorin. La première soirée sera suivie de nombreuses autres pendant près de trois mois.
.
**********
.

17 janvier 2011 : Sortie de l’album live d’INDOCHINE : « Putain de stade » enregistré, comme son nom l’indique, au Stade de France à Paris.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

23 DECEMBRE

Jean-Luc Lahaye en 1991

23 décembre 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Luc LAHAYE. Dès son enfance, Jean-Luc est placé à la DDASS, la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale, qui a notamment pour but d’aider les jeunes en difficultés. Adolescent, il suit une formation d’ajusteur mais commet aussi quelques délits qui l’amènent à fréquenter l’univers carcéral de Fresnes. Plus tard, il parvient à se faire engager comme barman dans un restaurant parisien qui est, à l’époque, couramment fréquenté par la chanteuse Dalida. Cette dernière sympathise avec le jeune homme et lui propose de devenir le locataire de l’appartement qui est inoccupé au dernier étage de sa maison de Montmartre. Grâce à Dalida, Jean-Luc côtoie des artistes et cela lui donne envie de peut-être se lancer dans la chanson. En 1979, le compositeur d' »Il venait d’avoir 18 ans » pour Dalida, Pascal Auriat, lui propose les deux titres d’un premier 45 tours: « Maîtresse maîtresse » et « Petite fille du 16ème ».

Sans succès. Le chanteur change de maison de disques et enregistre deux autres vinyles qui ne marchent pas en 1980 et 1981. Malgré cela, il décide d’essayer de se faire connaître par la scène et il se produit au théâtre parisien de la Potinière en première partie de Rachid Bahri. En 1982, ce sont Lana et Paul Sébastian, qui composèrent « Gigi l’amoroso » pour Dalida huit ans plus tôt, qui lui proposent une chanson intitulée « Femme que j’aime ». Et, d’emblée, toutes les radios rendent cette chanson rapidement populaire. Dans la foulée de ce « tube » extraordinaire, Jean-Luc Lahaye récidive avec « Appelle-moi Brando » en 1983 et sa carrière semble être bien lancée lorsqu’il enchaîne avec les succès « Décibelle » (1983), « Plus jamais » (1984) et « Papa chanteur » (1984). Pendant ces années-là, il continue de se présenter au public de l’Olympia en lever de rideau de Linda De Suza et de Michel Leeb. En 1986, c’est lui qui est tête d’affiche à l’Olympia avec les nouvelles chansons que sont « Il faudrait que tu reviennes » et « Djemila des lilas ». L’année suivante, après être passé en vedette au Palais des sports de Paris, il se retrouve présentateur de l’émission « Lahaye d’honneur » sur la chaîne télé privée française TF1 dont le générique est la chanson « Débarquez-moi ». Mais, comme si ce titre de chanson était prémonitoire, Jean-Luc est assez vite remercié par la chaîne et de ses émissions on ne voit plus jamais que quelques séquences bien drôles pour les bêtisiers de fin d’année. Le succès discographique de Jean-Luc Lahaye commence alors aussi à s’étioler et les années 1990 sont difficiles et parsemées de sorties de compilations. En 2004, une nouvelle émission de TF1 va relancer sa carrière. Il est en effet l’invité de « Retour gagnant », un programme qui permet à des artistes ayant connu la gloire par le passé de tenter un retour médiatique. Le public plébiscite Jean-Luc Lahaye qui va pouvoir éditer un huitième album grâce à ce coup de pouce providentiel. Un CD et un DVD live sont même enregistrés lors de sa prestation à l’Olympia de Paris à la fin 2004. En 2007, Jean-Luc Lahaye est condamné à payer 10.000 euros d’amende pour atteinte sexuelle sur une adolescente de moins de quinze ans. En février 2008, il publie un album de reprises des grandes chansons des années 1960-1970. En 2009, il fait partie de la tournée RFM Party 80 avec d’autres vedettes de la même décennie. Et il est à nouveau sur la scène de l’Olympia en septembre 2010. En 2012, une nouvelle tournée nostalgique des années 1980 emmène Jean-Luc Lahaye qui se retrouve au générique du film « Stars 80 » dans lequel il joue son propre rôle en octobre 2012. A la fin de la même année sort un album best of des 30 ans de chansons de l’artiste. En mai 2015, le chanteur est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur. Deux ans plus tard, l’artiste est à nouveau à l’affiche du film « Stars 80, la suite » où il joue toujours son propre rôle.
.
**********
.

Pochette de l’album 2013

23 décembre 1967 : Naissance, à Turin en Italie, de l’ancien mannequin et chanteuse Carla BRUNI. Après avoir vécu une partie de son enfance en Italie, elle débarque en France à l’âge de sept ans. Désirant s’orienter vers une carrière artistique, c’est finalement vers le mannequinat que la jeune fille se tourne en 1987. Ces activités vont la mobiliser dans le monde entier durant une dizaine d’années. Puis elle revient à ses premières amours: la musique. Et c’est par Julien Clerc qu’elle débarque dans la chanson francophone en 2000: elle lui écrit plusieurs titres sur l’album « Si j’étais elle ». En 2002, avec la complicité de Louis Bertignac, elle sort son premier album de chanteuse: « Quelqu’un m’a dit » (avec les titres « Raphaël » et « Le plus beau du quartier »).

Ce disque tout en douceur est un véritable succès et Carla Bruni n’hésite pas à très vite présenter ses chansons sur scène. En 2004, Carla Bruni reçoit une Victoire de la Musique en tant qu’artiste féminine de l’année. Trois ans plus tard, son deuxième opus est intégralement chanté en anglais et porte le titre « No promises ». Quant à son troisième album, il sort en 2008 alors que Carla est désormais la première dame de France après avoir épousé le président Nicolas Sarkozy. Il a pour titre « Comme si de rien n’était » et comporte douze titres en français, un en anglais et un en italien. En 2013, Carla Bruni commercialise un nouvel album alors que son mari n’est plus président. L’opus porte un nom anglais pour onze chansons francophones: « Little french songs ». La critique y voit des allusions à peine voilées à Nicolas Sarkozy (« Mon Raymond ») et à celui qui l’a remplacé à la présidence de la France: François Hollande (« Le pingouin’). Fin 2014, c’est Carla Bruni qui est sollicitée pour écrire l’adaptation en français d’une chanson caritative composée par Bob Geldhof au profit de la lutte contre le virus Ebola: le titre « Noël » est interprété par divers artistes francophones dont Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Renaud. Fin 2016, Carla Bruni est de celles qui partagent le retour de Serge Lama avec un nouvel album puisqu’elle interprète avec lui la chanson « Casablanca » qu’elle a composée elle-même. Et, en 2017, l’artiste commercialise un nouvel opus intitulé « French Touch » où toutes les chansons sont, paradoxalement, des reprises de grands standards de la musique anglo-saxonne.
.
**********
.

Jacques Chancel

23 décembre 2014 : Décès, à Paris, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL à l’âge de 86 ans. Né le 2 juillet 1928 à Ayzac Ost, dans les Hautes-Pyrénées, sous le nom de Joseph Crampes, il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités sont questionnés avec tact et sensibilité. A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il va présenter pendant des années « Le grand échiquier », un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueillera encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants. Jacques Chancel est décédé dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014 à Paris des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu en l’église de Saint-Germain-des-Prés à Paris avant que sa dépouille ne soit inhumée dans la région de sa naissance, à Adast.

 

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

18 NOVEMBRE

TOHAMA dans les années 1950

18 novembre 1920 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine (F), de la chanteuse TOHAMA sous son vrai nom de Nadia Altmann. Le 14 septembre 1932, la jeune Nadia perd son père le peintre russe Alexandre Altmann. Sa jeunesse n’a rien d’artistique et elle quitte Paris pour Bruxelles où elle va vivre avec sa mère française. Quatre ans plus tard, elle travaille comme dessinatrice dans un atelier de couture. Elle fait alors la connaissance d’un fantaisiste belge très en vue qui lui propose de jouer dans une revue qui a pour titre « Reviens faire la file ». C’est à ce moment qu’elle choisit le pseudonyme de Tohama qui signifie « je t’aime » en tahitien. Elle reçoit alors une proposition pour l’enregistrement d’un disque et son premier 78-tours sort ainsi en 1937. Lors d’un concert à Bruxelles en 1939, elle rencontre le chef d’orchestre Lulu Langlois qui la séduit. Ensemble, ils vont véritablement construire la carrière de la chanteuse. Il lui compose ainsi son premier et plus grand succès: « Tu m’apprendras ».

Alors que Tohama vend elle-même ses disques dans les cafés de Bruxelles où elle chante, elle est remarquée par le représentant de la firme de disques Decca qui lui propose de distribuer son disque. Le succès est énorme et elle signe un contrat discographique grâce auquel elle enregistre plus de 500 disques durant les années 1940 et 1950. Son répertoire, marqué par la gouaille de sa voix joyeuse, est très varié et est constitué de chansons originales mais aussi de reprises telles que « Ma p’tite folie » (Line Renaud) ou « Je te le le » (Maria Candido). « La petite Marie » est aussi l’un de ses plus grands succès. Sa popularité est alors importante en Belgique mais aussi en France. Elle s’installe un moment à Paris et devient une bonne copine d’Edith Piaf. Sur scène, bien avant Annie Cordy, elle montre un dynamisme et une exubérance jusque là peu courants dans les tours de chant traditionnels. Dans les années 1980, elle apparaît encore sporadiquement dans quelques émissions de télévision et sur scène dans des spectacles nostalgiques. En 1989, le 21 octobre, elle est ainsi l’invitée de Juliette Decamps pour l’émission « Venez donc chez nous » enregistrée en public à Mons pour Radio 2 de la RTBF, radio publique francophone belge. Le 16 mai 1995, Tohama décède chez elle à Bruxelles.
.
**********
.

Alain Barrière en 1971 – Photo (c) Alain Marouani

18 novembre 1935 : Naissance, à La Trinité-sur-Mer, de l’auteur-compositeur-interprète français Alain BARRIERE sous le nom d’Alain Bellec. Breton, il est élevé dans le milieu de la pêche et, au terme de ses études, il décroche un diplôme d’ingénieur des Arts et Métiers. Mais, depuis toujours, Alain voue une passion à la musique et à la chanson. Persuadé qu’il a des chances de se faire remarquer grâce aux chansons qu’il écrit, il s’inscrit, en 1961, au concours du Coq d’or de la chanson française. Il franchit les différentes éliminatoires pour se retrouver en finale sur la scène de l’Olympia de Paris où il interprète « Cathy ». Même s’il ne termine pas dans les premiers, il a la chance de se faire remarquer par un producteur qui lui fait signer un contrat avec la firme de disques RCA. Un an plus tard, il est à nouveau sur la scène de l’Olympia où, cette fois, il propose cinq de ses chansons en première partie de Colette Renard. Son nom commence à être connu dans le milieu artistique mais le public n’est pas encore au rendez-vous. En 1963, il parvient à se faire sélectionner pour représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Elle était si jolie » et se classe cinquième. Sa chanson devient un « tube » populaire en France et ailleurs. C’est le véritable début d’une belle et longue carrière. Alors qu’il est, une fois de plus, à l’affiche de l’Olympia en première partie de Paul Anka en septembre 1963, il est en train de composer et d’écrire ce qui est le plus grand succès de sa carrière: « Ma vie » qui est commercialisé en 1964.

La même année, il passe, enfin, en vedette à l’Olympia. « Ma vie » est aussi un « tube » dans divers pays d’Amérique du Sud et en Italie avec la version italienne (« Vivro ») qu’Alain Barrière enregistre pour ce marché. Par la suite, l’artiste va enchaîner les succès pendant deux décennies: « Les guinguettes » (1966), « Emporte-moi » (1968), « À regarder la mer » (1970), « Rien qu’un homme (1971), « Pour la dernière fois » (1973), « Le Bel amour » (1973), « Séduction 13 » (1974), « Tu t’en vas » en duo avec Noëlle Cordier (1974), « Mon improbable amour » (1975), « Si tu te souviens » (1976), et « Amoco » (1978). Cette dernière chanson relate, sur un rythme disco typiquement contemporain, le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz qui pollue les côtes de la Bretagne. En 1975, Alain Barrière se lance dans la construction, à Carnac en Bretagne, d’un complexe reprenant un théâtre, une discothèque et un restaurant: le « Stirwen ». Mais, deux ans plus tard, les difficultés financières du complexe s’accentuent et le chanteur part s’installer aux Etats-Unis pour échapper, un temps, au fisc français. En 1981, il revient dans son pays natal mais les deux albums qu’il enregistre n’ont pas le succès escompté. Il quitte à nouveau la France pour le Canada cette fois. Le 11 janvier 1989, Alain Barrière est l’invité de Jean-Pierre Foucault pour son émission télévisée « Sacrée Soirée » sur TF1 à Paris. Il s’y plaint de ses problèmes financiers et fiscaux et a la « surprise » d’être mis en contact directement avec le ministre français des finances de l’époque Michel Charasse. Peu satisfait des réponses de l’homme politique, l’artiste reste toutefois en France et se résigne à apurer ses dettes. Il met alors des années à reprendre le chemin des scènes et des studios. Il le fait en 1998 en sortant un disque de chansons nouvelles: « Barrière 97 ». La même année, il se produit dans la salle Pleyel à Paris. Puis, il faut à nouveau attendre quelques années et 2006 pour voir arriver dans les bacs « La compilation authentique ». Un an plus tard, il entame une grande tournée française et enregistre un CD de grandes chansons telles que « Ne me quitte pas », « La Mer » ou « Les copains d’abord ». En 2011, Alain Barrière annonce qu’il va faire ses adieux à la scène le 10 septembre à la-Trinité-sur-Mer, là où il est né. Malheureusement, cinq jours avant le rendez-vous, il est contraint d’annuler le concert pour raisons de santé. Les deux accidents vasculaires cérébraux dont il a été victime auparavant l’empêchent désormais de rester sur scène pendant près de deux heures. Le 18 décembre 2019, après un ultime AVC, et alors que son épouse Anièce est récemment décédée d’un cancer du pancréas, Alain Barrière meurt à Carnac d’une crise cardiaque. Il avait 84 ans depuis un mois.
.
**********
.

Amanda Lear en 1982

18 novembre 1946 : Naissance, à Saïgon, de la chanteuse et animatrice française Amanda LEAR sous son vrai patronyme d’Amanda Tapp. Son père est un officier français d’origine britannique et sa mère est russo-asiatique. Elle vit son enfance et sa jeunesse dans le Sud de la France et en Suisse. A l’âge de seize ans, elle suit des cours de peinture à Paris avant de déménager pour Londres où elle s’inscrit au Saint Martins College of Art and Design. Deux ans plus tard, elle travaille comme mannequin et participe à des défilés de mode. En 1965, elle fait la connaissance du célèbre peintre surréaliste Salvador Dali qui lui demande de poser pour lui. Elle partage alors la vie de l’artiste pendant près de quinze ans. Ce dernier s’amuse à faire croire qu’Amanda est un homme. Et Amanda en profite pour tirer parti de cette ambiguïté. Lorsqu’elle rencontre le Rolling Stone Brian Jones, elle s’approche de la musique et de la chanson. Puis, c’est David Bowie qui lui conseille vivement de devenir chanteuse. En 1978, elle devient ainsi l’une des reines du style disco en enregistrant le tube « Follow me ». Mais c’est trois ans plus tôt qu’elle commence sa carrière avec la chanson « Trouble » adaptée en français sous le titre « La bagarre » en 1976.

Une dizaine d’albums vont suivre qui comprennent, de temps à autre, une ou plusieurs chansons en français. Sur « Tant qu’il y aura des hommes », le neuvième album studio d’Amanda Lear sorti en France en 1990, il y a les adaptations en français de plusieurs titres interprétés en italien dans son album précédent « Uomini più uomini » et un titre inédit: « Métamorphose ». En 2003, « Tendance » est le douzième album studio d’Amanda Lear où figurent des titres comme « Hier Encore » de Charles Aznavour et le texte de Baudelaire « L’Invitation Au Voyage ». Fin 2006, sur l’opus intitulé « With love » (et qui sort aussi sous le titre « Amours toujours » en 2008), elle reprend notamment « Déshabillez-moi » de Juliette Gréco, « Si la photo est bonne » de Barbara ou encore « Bambino » de Dalida. En 2009, l’album « Brief encounters » contient deux titres francophones: « Je m’appelle Amanda » et la reprise de « Comment te dire adieu » que Gainsbourg avait composée pour Françoise Hardy à la fin des années 1960. En mai 2016, le 18e album studio d’Amanda s’appelle « Let me entertain you » et recèle quelques titres en français (« La rumeur » et « Couleurs ») ainsi que du slam.
.
**********
.

BRUNE en 2010

18 novembre 2010 : Concert au Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) de Renan LUCE avec, en première partie, BRUNE. Nouveau phénomène des ondes et scènes françaises, Brune a d’abord été repérée dans le métro parisien. Puis, elle s’est produite sur diverses scènes avant de sortir son premier album éponyme le 20 septembre 2010 avec un titre phare: « Rupture song ». Alliant tout naturellement chanson, rock et électro, la jeune femme pose un regard acide et léger sur les relations amoureuses et le temps qui passe.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

9 SEPTEMBRE

Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

9 septembre 1929 : Naissance, à Toulouse, de l’auteur et chanteur français Claude NOUGARO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
.
**********
.
.
.
.

MINO en 1984

9 septembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse, actrice et professeur de chant belge MINO sous le nom de Dominique Mucret. Née dans un milieu familial artistique, avec un papa trompettiste de jazz, elle suit d’abord son cursus scolaire à l’École des enfants du spectacle de Paris avec sa soeur Véronique. Et, à seize ans, elle intègre la troupe française de la comédie musicale « Hair » aux côtés de Julien Clerc ou Gérard Lenorman. Mais sa carrière de chanteuse démarre véritablement lorsqu’elle rejoint, avec sa sœur Véronique Mucret, le Big Bazar de Michel Fugain. Et, quand la troupe se sépare, elles créent ensemble le duo Peppermint 2 qui assure, notamment, la première partie de concerts de Nicole Croisille avec un répertoire basé sur quelques 45-tours de style disco. Lorsque les deux soeurs arrêtent cette aventure musicale commune, Véronique se dirige vers le cinéma et Dominique se lance dans une carrière de chanteuse soliste sous le pseudonyme de Mino. Entourée par l’équipe des musiciens et producteurs qui ont permis à Plastic Bertrand de se faire un nom, elle connaît alors quelques bons succès, surtout en Belgique et au Québec, dans les années 1980. Ils ont pour titres « Assez super » (1980), « Les mocassins » (1981), « J’ai jamais dit ça » (1981), « Dupont de la lune » (1982), « Le chef de la bande » (reprise d’un « tube » de Frank Alamo en 1982) ou « Nez en l’air (1984).

Le succès de Mino s’étiole alors assez rapidement et ses chansons ne restent plus que le reflet d’une époque où le 45-tours était un produit de consommation hors norme. En 1986, Mino retrouve sa soeur Véronique sur la scène du théâtre Dejazet à Paris où toutes deux participent à la comédie musicale « La petite boutique des horreurs ». Elles se retrouvent également pour l’enregistrement de l’album du spectacle. Puis, il faut attendre 1991 pour revoir Mino sortir un nouveau disque compact single, au style novateur, sous le nom de Mino D’Oriane : « Garce à toi ». Ce retour à la chanson, qui se réalise avec l’aide de Jean-Félix Lalanne et de Véronique Ducret, est un peu raté, et Mino s’éloigne alors de la chanson pour redevenir Dominique Mucret et donner des cours de chant à Saint-Bruno de Montarville au Québec. En 2002, elle fait une apparition sur une chaîne de télé québécoise pour y évoquer les années 1980 et sa chanson « Assez super ».
.
**********
.

9 septembre 1956 : Naissance de la chanteuse française Bibi FLASH sous son vrai nom de Brigitte Gasté. Elle passe son enfance et son adolescence dans une famille où tout le monde joue d’un instrument de musique par passion. Mais elle veut chanter. Sérieuse, elle passe son bac, suit des études de cinéma et obtient son diplôme d’études et de recherches cinématographiques à Paris. Elle se tourne alors vers des études d’anglais et l’école du Louvre avant de décider de se lancer dans la chanson. Elle s’inscrit à de multiples auditions jusqu’au moment où le le producteur Philippe Renaux est séduit par ses capacités vocales et son timbre de voix. En 1981, le premier 45-tours de Bibi Flash est composé et écrit par Philippe Renaux et Claude Mainguy et contient la chanson « Détective ». Ce n’est pas un grand succès pour un premier essai mais c’est encourageant et le producteur, qui vient de créer son propre label discographique, propose une deuxième chance à la jeune artiste qui enregistre une reprise de la chanson « Le lion est mort ce soir » d’Henri Salvador ou moment où le groupe Tight Fit fait de même avec la version originale anglo-saxonne « The lion sleeps tonight ». Elle obtient ainsi un premier passage à la télé française.

Mais c’est en 1983 que la jeune femme brune se fait réellement connaître du grand public avec une chanson de style rap (« Histoire d’un soir ») qui n’est pas sans rappeler celle du groupe Chagrin d’Amour « Chacun fait c’qui lui plaît ». Peu après ce succès, elle est pressentie par les musiciens Laurent Boutonnat et Jérôme Dahan pour interpréter une chanson intitulée « Maman a tort ». Mais c’est finalement une jeune mannequin canadienne, Mylène Farmer, qui est choisie. Alors qu’elle touche enfin au succès avec « Histoire d’un soir », Bibi Flash se sépare de Philippe Renaux et rejoint l’équipe de la firme RCA pour y enregistrer des chansons aux textes légers et acidulés écrits et composés par des spécialistes de la variété française : « Vie privée » et « Saint-Trop by night ». En 1986, l’artiste décide à nouveau de changer de production et elle rencontre Romano Musumara qui vient de signer des mélodies addictives pour Jeanne Mas et Stéphanie de Monaco. Le compositeur lui propose d’écrire ses propres textes sur les mélodies qu’il lui laisse. Bibi Flash signe donc les paroles de « J’existe » et « Imposture », une chanson qui donne son titre au premier album de la chanteuse. Un opus réalisé, en 1987, par Dominique Nicolas du groupe Indochine et Romano Musumara et pour lequel l’artiste devient une punk blonde. Il semblerait ensuite que l’artiste ait encore enregistré des 45 tours jusqu’en 1989 (« Ca suffit ») avant de disparaître du monde de la chanson.

.
**********
.

Réjane Perry

9 septembre 2003 : Décès, à Paris, de la chanteuse Réjane PERRY des suites d’un cancer. L’artiste naît sous la vraie identité de Réjanne Perrimond le 27 janvier 1960 à Moutiers en Savoie. A l’âge de quatorze ans, sa voix pure, cristalline et puissante la pousse à entrer au Conservatoire de Chambéry avant de rejoindre celui de Grenoble. Trois ans plus tard, elle intègre l’opéra de Lyon où elle travaille trop. Très fatiguée, Réjane doit alors subir une opération des cordes vocales qui l’oblige à arrêter le chant. Mais, alors qu’elle trouve un job d’ambulancière, elle décide de tout faire pour retrouver sa voix. Elle finit par la retrouver à force de travail et en se produisant dans des cabarets et des bals, à Marseille et en Suisse notamment. Le 5 mars 1989, lorsque Luc Plamondon est brutalement lâché en pleine série de représentations de Starmania à Paris par Maurane qui joue le rôle de Marie-Jeanne, Réjane Perry est contactée illico par le compositeur canadien pour récupérer le rôle dès le lendemain. Plamondon a, en fait, découvert la chanteuse en regardant la télé un dimanche de 1989 où elle interprète son premier single, « Say », chez Jacques Martin. Ce premier disque est le fruit d’une collaboration entre l’auteur Pascal Auriat et le compositeur Paul Slade et il est arrangé et mixé par Bernard Estardy. Alors qu’elle doit apprendre et reprendre le rôle de Marie-Jeanne en deux jours, elle devient l’une des plus brillantes « serveuse automate » de Starmania au cours de la tournée européenne qui suit les représentations parisiennes. Elle a ensuite la chance d’être l’unique Marie-Jeanne à apparaître dans la version DVD de Starmania. En 1991, forte de son succès de Marie-Jeanne, Réjane Perry sort son premier album qui a pour titre « Altitude » et qui contient dix chansons.

En 1996, elle rencontre le compositeur Carolin Petit qui lui donne l’occasion d’interpréter des génériques tels que celui du téléfilm « Les maîtres de l’orge » diffusé sur France 2. Alors qu’il travaille sur les orchestrations d’une nouvelle comédie musicale, « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour », Carolin Petit lui fait rencontrer le compositeur Gérard Presgurvic. Ce dernier lui demande alors d’enregistrer toutes les voix féminines pour la maquette et de coacher la troupe pour l’enregistrement de l’album. Presgurvic est aussi charmé par son interprétation de « Et voilà qu’elle aime » et il offre ainsi à Réjane Perry le rôle de la nurse dans le spectacle dont la première parisienne a lieu en 2001.

Tenaillée par la maladie dès 2003, Réjane prépare toutefois un nouvel album et envisage de partir en tournée dans toute la France afin de promouvoir ce dernier. Parallèlement à cela, la chanteuse fait régulièrement partager sa connaissance de la musique en animant des stages de développement artistique, en collaboration avec Corinne Roucoules, comédienne, danseuse et chorégraphe. C’est d’ailleurs grâce à cette dernière et Carolin Petit que cinq titres du nouvel album inachevé seront téléchargeables quelque temps sur le web à titre posthume car, le 9 septembre 2003, Réjane Perry succombe au cancer. Son corps est ensuite inhumé au Muy, son lieu de résidence dans le Var.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

31 JUILLET

31 juillet 1931 : Naissance, à Berlin, du chanteur allemand d’origine russe Ivan REBROFF, de son vrai nom Hans Rolf Rippert. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
**********
.
.

STONE en 1966 – Photo (c) Stan Wiezniak

31 juillet 1947 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française STONE sous son véritable nom d’Annie Gautrat. A 19 ans, elle s’inscrit au concours Miss Beatnik qu’elle remporte. Un membre du jury s’appelle Eric Charden: il sympathise avec la jeune lauréate et l’épouse en 1966. Avec l’aide de son mari, elle entame une carrière de chanteuse et prend le pseudonyme de Stone pour sa coiffure qui évoque celle des Rolling Stones. Son premier disque reprend deux adaptations françaises des Beatles, dont « Norvegian Wood », et deux titres de Charden.

En 1967, elle obtient un joli succès avec « Vive la France » composé par Charden. A partir de 1970, elle se joint à Eric Charden pour former un duo de chanteurs populaires qui va bercer la France profonde pendant des années: Stone et Charden. Après quelques essais timides mais intéressants, leur premier succès va être comparable à un ras de marée en 1971: « L’avventura » se vend à des millions d’exemplaires. Après ce « tube » phénoménal et malgré la demande du public pour d’autres chansons du même style, on aurait pu croire que le duo en resterait là. Mais il n’en est rien et, de 1972 à 1975, le couple va poursuivre sur sa lancée avec des titres comme « Il y a du soleil sur la France », « Laisse aller la musique », « Le prix des allumettes », « Made in Normandie », etc. Alors que leur fils Baptiste fête ses trois ans, Stone et Eric Charden décident de divorcer en 1975. Cette séparation n’empêche toutefois pas les deux artistes de se revoir de temps à autre et de reprendre le travail ensemble sur scène ou en studio d’enregistrement comme pour la chanson « Carmen » sortie sur un album au succès très limité en 1983. A la fin des années 1970, Stone se retrouve à l’affiche de la comédie musicale « Mayflower » écrite par Guy Bontempelli et composée par Eric Charden. C’est là qu’elle fait la rencontre du chanteur et comédien Mario d’Alba qu’elle épouse quelques mois plus tard. Elle reprend alors sa carrière en solo avec un 45 tours sorti en 1976: « Nos jeunes années ». Elle connaît un succès légèrement plus important lorsqu’elle enregistre en 1981 « J’ai toujours chanté des chansons d’amour », mélodie qui est reprise quelques mois plus tard par Tino Rossi. Régulièrement réclamé par un public toujours avidement nostalgique des années 1970, le duo Stone et Charden se reforme à la fin des années 1990. Avec la complicité du magazine de chanson « Platine », une compilation de leurs succès est commercialisée en 1997. À partir de 2007, le duo participe régulièrement à la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois ». Et Stone poursuit simultanément une carrière de comédienne en jouant notamment dans « Les Monologues du vagin ». En avril 2012, alors qu’Eric Charden, atteint d’un cancer, est à l’article de la mort, le duo sort un CD: « Made in France ». Ce dernier opus est composé de réenregistrements de leurs propres « tubes » mais aussi des grands duos de la chanson francophone comme « J’ai un problème » ou « Paroles paroles ». En 2018, Stone revient seule dans le spectacle « Âge tendre, la tournée des idoles » pour y interpréter les succès du duo qu’elle a formé avec Charden.

.
**********
.

Richard Berry en 1984 – Photo (c) François Deconinck

31 juillet 1950 : Naissance, à Paris, de l’acteur, réalisateur, scénariste et chanteur français Richard BERRY. Richard passe son enfance dans le 10e arrondissement de Paris. Ensuite, il suit ses parents et ses frère et soeur à Boulogne-Billancourt. A seize ans, il se passionne pour le théâtre et, avec une troupe de comédiens amateurs, joue les grandes pièces classiques. En 1973, il reçoit le premier prix du Conservatoire d’art dramatique de Paris et il devient pensionnaire de la Comédie Française. Un an plus tard, sa première apparition au cinéma est due au réalisateur Claude Pinoteau qui l’engage dans « La gifle ». Il sera l’un des acteurs français qui comptent pendant des années puis, en 1999, il passe de l’autre côté de la caméra pour devenir réalisateur. En 1984, alors qu’il est le quatrième mari de la chanteuse Jeane Manson, il se laisse tenter par le défi de la chanson et il enregistre deux albums coup sur coup. Il y aura « Visiteur » en 1984 qui marche bien et « Black out » en 1985 qui s’avère moins suivi.

Ce ne sont pas les deux seuls essais de Richard Berry en matière de chanson puisque, en 1986 et 1987, il enregistre encore respectivement « Cent ans déjà » (pour un film de Claude Lelouch) et « L’amour l’amour ». En 2018, il compose la chanson « Tout recommencer » pour Patrick Bruel.

.
**********
.

31 juillet 1970 : Naissance, à Saint-Etienne, de Mickaël FURNON, le chanteur, fondateur et meneur du groupe français MICKEY-3D. Surveillant au Collège Mario Meunier de Montbrison, il apprend la guitare électrique. Admirateur du groupe The Cure, il se joint au groupe 3dK qui se produit pendant une dizaine d’années dans les régions de Saint-Etienne et de Lyon. 3dK enregistre trois albums entre 1995 et 1998. En 1998, Mickaël lance le projet de la formation Mickey-3D qui va connaître un succès grandissant. Les deux premiers albums révèlent le groupe: « Mistigri Torture » en 1998 et « La trêve » en 2001. Mais c’est en 2003 que Mickey-3D va réellement atteindre son succès maximal avec l’opus « Tu vas pas mourir de rire » et son « tube »: « Respire ».

Aimant multiplier les expériences musicales diverses, Mickaël joue également, depuis 2004, dans une formation de rock appelée « NopaJam ». Puis, alors que l’aventure de Mickey-3D continue avec des albums comme « Matador » (2005) et « La grande évasion » (2009), Mickaël se lance dans un album solo où il prend le pseudonyme de « Mick est tout seul ». En mars 2007, il sort l’album « Les chansons perdues ». Ses talents de compositeur lui permettent aussi d’écrire pour le groupe Indochine un de ses plus grands succès en 2002: « J’ai demandé à la lune ». En 2015, après un long silence de six ans, le groupe revient avec une chanson, « La rose blanche » qui annonce un album commercialisé l’année suivante: « Sebolavy ».

.
**********
.
31 juillet 1984 : Naissance, à Onzain, de la chanteuse française Marie CHERRIER. Ancien athlète et médecin, le papa de Marie conseille très tôt la musique à sa fille Marie qui, dès l’âge de sept ans, suit des cours de piano. Et, lorsqu’elle a 17 ans, c’est toujours son père qui offre à Marie sa première guitare. C’est sur cet instrument qu’elle essaie alors de reproduire les musiques de son chanteur préféré: Renaud. Une fois son baccalauréat obtenu, Marie Cherrier se rend à Paris pour suivre des études cinématographiques. Mais, bien vite, c’est la musique qui va devenir son principal centre d’intérêt. Inspirée par les préparatifs menaçants de la guerre en Irak, elle écrit une première chanson intitulée « Pantins » en 2002. Avec d’autres textes aussi engagés, Marie se produit dans des endroits consacrés à la chanson dans sa région natale de Blois. Elle commence à se faire connaître aussi par quelques passages sur les radios de la région et en se produisant dans quelques festivals. En 2004, elle est inscrite aux rencontres d’auteurs d’Astaffort menées par Francis Cabrel et elle y rencontre un producteur, Jean-François Delfour, qui lui propose d’emblée d’enregistrer un album. La même année, elle commercialise donc son premier opus qui a pour titre « Ni vue ni connue ». 2005 est l’année où Marie assure un maximum de premières parties de concerts à Paris et un peu partout en France. De plus en plus reconnue par les professionnels, l’artiste reçoit le « Coup de cœur chanson » de l’Académie Charles-Cros pendant le Festival « Alors Chante » de Montauban où elle est à l’affiche des Découvertes. Elle est aussi élue artiste du mois par la revue musicale Chorus. En 2006 et en 2007, Marie Cherrier chante au Printemps de Bourges et aux Francofolies de La Rochelle. Son deuxième album sort en septembre 2007. Il a pour titre « Alors quoi ? » qui est aussi le titre d’une chanson « lettre ouverte » à Renaud. L’année suivante, elle se produit dans la salle parisienne de La Cigale et c’est l’occasion pour elle d’y enregistrer un album live. En mai 2012, le titre « La Cavale » est placé en écoute sur le site internet de la chanteuse. Il s’agit du premier extrait de l’album « Billie », qui sort dans le courant de l’année 2013. Prolifique, l’artiste auto-produit un nouvel opus de onze titres en 2014: « L’aventure » sur lequel se trouve un duo avec Stéphane Mondino: « L’amour en désaccord ». Mais l’abondance de cette création semble éphémère puisque les nouvelles de l’artiste se raréfient ensuite. Jusqu’en 2019 où la réalisation d’un conte musical, intitulé « Les bas-fonds de Paris », mobilise toute l’activité de Marie Cherrier. Il en existe un album disponible sur le site web de la chanteuse et qui reprend les principaux titres interprétés par divers artistes dont Marie bien sûr. Quant à un éventuel spectacle basé sur cette nouvelle aventure musicale, il ne serait pas prévu avant 2021.
.
**********
.

Jeanne Moreau en 1975

31 juillet 2017 : Décès de l’artiste française Jeanne MOREAU retrouvée morte chez elle à Paris à l’âge de 89 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

27 JUILLET

BOURVIL – Photo (c) Mainbourg

27 juillet 1917 : Naissance, à Prétot-Vicquemare, sous le nom d’André Raimbourg, de l’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

Isabelle Aubret en 1984 – Photo (c) Alain Marouani

27 juillet 1938 : Naissance, à Lille, de l’interprète française Isabelle AUBRET, née sous le nom de Thérèse Coquerelle. Toute jeune, elle se passionne pour le sport et, surtout, la gymnastique. A quatorze ans, elle décroche ainsi le titre de championne de France de la discipline. Mais Thérèse aime aussi la musique et le chant. Elle s’inscrit à différents concours régionaux et elle finit par être remarquée par le directeur d’une radio locale. Elle se fait alors embaucher comme chanteuse dans un orchestre de bal puis s’inscrit à un concours ayant lieu à l’Olympia de Paris. Le directeur du music-hall, Bruno Coquatrix, la remarque et lui obtient un contrat dans un cabaret de chansons à Pigalle. Au fil des rencontres, son chemin finit par croiser celui de Jacques Canetti, l’agent artistique qui a déjà révélé Jacques Brel et bien d’autres. Grâce à lui, elle enregistre, en 1961, un premier 45 tours sous le nom d’Isabelle Aubret. Elle y interprète notamment la chanson « Nous les amoureux » qui, reprise par Jean-Claude Pascal, permet à ce dernier de gagner le concours Eurovision de la chanson. Un an plus tard, c’est Isabelle qui se retrouve au Grand Prix Eurovision qu’elle remporte avec la chanson « Un premier amour ».

En 1962 aussi, elle assure la première partie des spectacles de Jean Ferrat avec qui elle fait connaissance. Voulant à tout prix peaufiner ses prestations avant d’affronter le public en tant que vedette, elle fait aussi le lever de rideau de Jacques Brel en 1963 à l’Olympia de Paris. Au cours de sa longue carrière d’interprète qui suivra, Isabelle Aubret va beaucoup chanter Brel et Ferrat. En 1963, à Arnay-le-Duc, Isabelle est victime d’un grave accident de voiture qui l’oblige à arrêter ses activités pendant des mois. Pour qu’elle s’en sorte financièrement, Jacques Brel décide de lui offrir les droits de la chanson « La Fanette ». Et, lorsqu’elle remonte sur scène à l’Ancienne Belgique de Bruxelles après bien des épreuves, sa chanson fétiche sera « C’est beau la vie » écrite spécialement pour elle par Michelle Senlis sur une musique de Jean Ferrat. En 1965, Isabelle Aubret ouvre le programme des soirées d’Adamo à l’Olympia de Paris. Elle interprétera, bien plus tard, des chansons de l’artiste italo-belge comme « Voyage jusqu’à toi » (1977) ou « Des mots » (1997). Au fil du temps, son répertoire d’interprète s’affine et se diversifie. En 1968, elle se classe troisième au Concours Eurovision en chantant « La Source » et, en mai, la chanteuse assure encore une première partie: celle du Québécois Félix Leclerc. Mais, cette fois, le spectacle est interrompu en raison des manifestations et des grèves estudiantines. Jusque-là éditée par la firme de disques Philips, l’artiste se tourne en 1969 vers le producteur Gérard Meys qui est éditeur et patron du label à son nom. L’hommme est déjà le producteur de Jean Ferrat et de Juliette Gréco. Alors qu’elle est un peu boudée par les medias en France au début des années 1970, elle effectue un retour fracassant sur la scène parisienne de Bobino en 1973. Isabelle réalise à ce moment des tournées qui l’emmènent au Canada, en URSS, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, à Cuba, au Japon, en Pologne, en Finlande et en Allemagne sans oublier la Suisse et la Belgique. A la fin de l’année 1981, l’ancienne championne de France de gymnastique répète un numéro de trapèze volant pour l’annuel « Gala des Artistes ». Elle loupe toutefois le numéro et se brise les jambes en tombant de plusieurs mètres. Elle n’est de retour au studio d’enregistrement qu’en 1983 pour un album qui sort en 1984: »Le monde chante ». En 1987, elle reçoit le Grand-Prix du Disque et le prix de l’Académie Charles-Cros pour son album « Vague à l’homme ». Elle présente ses grands succès et les chansons de ce dernier opus à l’Olympia de Paris alors que le talentueux Allain Leprest assume sa première partie. Tout au long des années 1990 et 2000, Isabelle Aubret va poursuivre son magnifique travail d’interprète qui consiste à livrer les chansons de grands auteurs-compositeurs dans des versions que la pureté de sa voix rend très différentes des originales. Elle reprend ainsi des titres de Goldman (« Dors bébé dors »), Cabrel (« Tout le monde y pense »), Romain Didier, Gainsbourg, Souchon, Trenet et Béart. A l’aube des années 2010, elle figure à l’affiche de deux tournées « Age tendre et tête de bois ». Et en mai 2011, elle propose deux concerts au Palais des Sports de Paris. En 2014, elle revient sur la « tournée supplémentaire » de « Age tendre et tête de bois » comme invitée d’honneur. En septembre 2016, un nouvel opus de la chanteuse est disponible: il a pour titre « Allons Enfants ». Et, en octobre, Isabelle Aubret est à nouveau sur la scène de l’Olympia de Paris avant de repartir en tournée et d’annoncer une nouvelle participation à l’aventure « Age Tendre » pour janvier 2018. Dans le courant de cette année 2018, Isabelle annonce qu’elle va entamer une grande dernière tournée de concerts qui va l’amener sur toutes les scènes de la francophonie.
.
**********
.

Un 45 tours de 1983

27 juillet 1944 : Naissance, à Deux-Acren, de l’auteur-compositeur-interprète belge Dominique DELOOF. C’est à l’âge de douze ans déjà qu’il commence à écrire ses premiers textes. Et, toujours intéressé par la transmission écrite, il se dirige ensuite vers le journalisme. En 1968, il est ainsi engagé au journal « Le Peuple » pour lequel il travaille jusqu’en 1974. L’année suivante, il décide d’ajouter des mélodies sur les textes qu’il écrit depuis quelques années et il se lance dans la chanson. Malgré la tentation qui est grande, Dominique Deloof n’enregistrera son premier album qu’en 1983. L’époque est alors dorée pour les artistes belges qui profitent largement des radios libres qui diffusent les chanteurs et musiciens locaux. La radio publique belge francophone RTBF emboîte le pas et l’on peut y entendre des titres tels que « La Wallonie », « La Dendre » ou « Mal d’un pays », des chansons qui délivrent toutes des messages forts. Avant ce premier 33 tours, Dominique Deloof avait déjà gravé sa voix sur un album évoquant sa région natale : « Escale à Lessines ». Ce projet réunissait, en 1981, d’autres artiste Lessinois comme Lou Deprijck, Francis Vauban, Jean-Claude Drouot ou les Petits Chanteurs du Roc. Depuis les années 1980, bien que n’ayant plus enregistré de disques, Dominique Deloof a continué à écrire et à interpréter ses chansons comme on peut le voir ci-dessous, en 1996, à Saint-Gilles, dans une vidéo réalisée et mise en ligne par Hugues Draye.

.

**********
.

André Torrent dans les années 1970

27 juillet 1945 : Naissance, à Uccle, dans la banlieue de Bruxelles, de l’animateur de radio et de télévision belge André TORRENT sous le véritable nom d’André Tollebeeck. Fils unique d’un magistrat et d’une mère professeure de dessin, actionnaires de l’hôtel Pacific à De Panne, ses vacances d’enfant se déroulent toutes dans cette station balnéaire belge dont le nom français est La Panne. Les parents d’André sont de grands amateurs d’opérette et sa maman joue du piano. Il est alors fréquent que ses parents l’emmènent avec eux voir l’un ou l’autre spectacle à l’Alhambra de Bruxelles. Malgré les nombreux déménagements de la famille, il entame des études secondaires à l’athénée Adolphe Max de Bruxelles où il apprécie surtout les cours de cinéma, d’art dramatique, d’escrime et de judo. Et, toujours adolescent, après avoir vaguement voulu devenir médecin militaire, il manifeste son intention de faire de la radio et de devenir speaker au grand désarroi de ses parents et de la famille plutôt bourgeoise. Il faut dire que, depuis ses onze ans, il se passionne pour ce média qu’il a découvert lors d’un séjour à la mer. Car, ce jour-là à Knokke-le-Zoute, une pointure de l’animation propose des jeux radiophoniques sur la plage : Jean-Claude Ménessier appelé plus communément et simplement Jean-Claude. Puis, André se passionne pour les émissions de Radio-Luxembourg animées par Jean-Jacques Vital, Marcel Fort, Roger Lanzac ou Zappy Max : « Cent francs par seconde », « Quitte ou double » ou encore « Le crochet radiophonique ». Au moment d’acheter son premier 45-tours, c’est un disque de Gilbert Bécaud qu’il choisit : « Le marchand de ballons ». Et, quand la télévision fait son entrée dans la famille Tollebeeck, c’est Jean Nohain et son programme « 36 chandelles » sur la RTF qui mobilisent toute son attention. Un jour, à seize ans, alors qu’il est en vacances avec ses parents à Montreux, il s’inscrit à un concours où il imite Robert Lamoureux dans « La chasse au canard » et il obtient le troisième prix. L’année suivante, il revient au Palace et demande à pouvoir présenter la soirée du concours. Comme cela évite une corvée au chef d’orchestre qui accomplit cette tâche avec des pieds de plomb, on lui permet non seulement d’animer la soirée mais également celles des jours suivants. De retour en Belgique et abonné au journal de Tintin, il constate que l’hebdomadaire ne contient pas de rubrique sur le cinéma et il propose, lors d’un coup de fil au directeur du magazine, d’en écrire une. Et voilà le jeune Tollebeeck effectuant ses premiers pas de journaliste. Un job qu’il approfondit très vite en se proposant d’interviewer les nouvelles idoles de la chanson qui passent par Bruxelles. A 17 ans, il se rend ainsi au Cirque Royal pour y rencontrer Françoise Hardy armé d’un petit magnétophone portable et l’artiste accepte. Il fait la connaissance d’un jeune photographe, Eddy Despretz, qui lui permet d’utiliser ses clichés pour illustrer ses articles. Gilbert Bécaud répond ensuite volontiers aux questions d’André après un concert à Knokke-Le Zoute. Le garçon se familiarise alors avec le milieu du théâtre belge et se retrouve, notamment, sur scène aux côtés de Christiane Lenain, de Jean-Pierre Rey ou de Janine Chérel. Le hasard des rencontres lui permet également de fournir des articles pour les magazines « Télé 7 jours » et « Marie-Claire ». Le 1er septembre 1965, André effectue son service militaire d’un an. Puis il frappe aux portes des bureaux bruxellois de Radio Luxembourg et d’Europe 1 pour proposer ses services. D’une manière totalement inattendue et fortuite, il réalise ainsi un reportage très réaliste lors de l’incendie dramatique du grand magasin de l’Innovation à Bruxelles le 22 mai 1967. Il part ensuite pour Paris où il réussit à se faire engager pour un stage d’un mois à Europe 1. De retour à Bruxelles, il est sollicité pour effectuer un remplacement aux côtés d’Arlette Vincent sur l’antenne radio belge de RTL et ce sont là ses véritables débuts au micro. Puis, au début 1968, c’est pour remplacer le jeune animateur Fabrice qu’il est appelé en studio pour présenter « La disco de papa ». Et c’est un premier succès pour lui sous le nom de Torrent, qu’il reprend à un héros de Tintin (Jimmy Torrent) et qui est, aussi, une adaptation toute personnelle et française de son nom flamand. Malgré cela, et en raison du renouvellement de la grille des programmes, André Torrent est remercié en septembre 1968 et quitte RTL. Il frappe alors aux portes d’Europe 1 et de France Inter et, contre-attente, c’est Radio Monte-Carlo qui l’appelle pour un remplacement matinal à Marseille. Prévu pour trois semaines, ce boulot à RMC va durer trois ans et il va, notamment, y travailler avec l’un de ses modèles : Michel Cogoni qui se tue dans un accident de voiture en août 1969. Les émissions qu’il anime ont pour nom « La roulette discothèque », « Les nerfs à vif » et « Sandwich ». En 1971, de retour à Paris, c’est à Europe 1 qu’il présente les prédictions de Madame Soleil entre minuit et une heure du matin avant de remplacer Patrick Topaloff entre 01h00 et 03h00. Mais, après trois mois, il est gentiment poussé vers la sortie. Suivent alors diverses aventures dans le domaine de l’animation publicitaire avant d’être appelé par RTL pour y prendre les rênes d’une nouvelle émission dont le concept est loin d’être neuf : le Hit-Parade. Pourtant, un élément est toutefois nouveau : le programme est quotidien et la production ainsi que les ventes discographiques des années 1970 sont telles que l’émission est totalement réalisable chaque jour sans s’essouffler. Du coup, le 3 juillet 1972, André Torrent propose le premier « Hit-Parade RTL » d’une série qui ne s’arrêtera qu’en 1981. La diffusion est d’abord planifiée de 20h00 à 21h00 pour ensuite passer de 18h30 à 20h30. Les émissions et les remplacements se succèdent alors pour André. En plus de la présentation du « Hit-Parade RTL », il y a « Hit-Magazine Spécial RTL », « Super-Club », « Studio 22 », « Double Disque » ou « Stop ou encore » le weekend. En 1974, il lance sur antenne le célèbre jeu de la Valise où un auditeur attentif doit communiquer la somme exacte qui se trouve dans le bagage. Le 30 octobre de la même année, André épouse Régine et son témoin de mariage est Claude François. Sur la vidéo de la noce ci-dessous, on peut entendre des versions spéciales de leurs succès modifiés et dédicacés par Mike Brant, Claude François et Ringo (collector !!!).

Le succès radiophonique d’André Torrent à RTL France fait réagir une de ses vieilles connaissances : Henri Seghers, producteur à la RTB, la télévision belge. Ce dernier le voit bien comme le présentateur d’une nouvelle émission de variétés baptisée « Chansons à la carte, le club des artistes ». André accepte et tente ainsi sa première expérience télévisuelle en compagnie de Demis Roussos et Antoine le 15 octobre 1972. Produit par Nicolas Résimont secondé par « Poupette » (alias Marthe Massinon) et réalisé par Bob Jacqmin, le programme est un succès et tiendra le coup jusqu’en 1983 alors qu’André Torrent a quitté la barre pour laisser la place à Patrick Duhamel et à Ricky Fox. La direction de RTL-TV, qui émet du Luxembourg et qui est diffusée dans ce pays, mais aussi de plus en plus en Belgique, est quelque peu agacée par le succès de cette émission de chansons qui détrône le film du dimanche soir dans les sondages. Et elle est d’autant plus frileuse que le présentateur du programme télé de la RTB est l’un des animateurs vedette de la radio RTL. Alors, André Torrent lui remet un projet qui est une sorte d’adaptation du hit-parade à la télévision. Et il se fait fort d’amener au Luxembourg les artistes qu’il côtoie régulièrement à Paris pour y enregistrer une vidéo de leur succès du moment. Au départ mensuel et diffusé le mercredi de 18h40 à 19h20 à partir de septembre 1975, le rendez-vous devient ensuite hebdomadaire le mercredi de 20h00 à 21h00 jusqu’en juin 1983. En septembre 1976, André Torrent est évincé de la RTB dont la direction ne supporte pas le « double-jeu » qu’il mène à télé publique belge et à RTL-Télévision. L’animateur la trouve saumâtre et réagit en proposant un nouveau projet à RTL-TV : le « Super Juke-Box » qui sera diffusé tous les samedis après-midi à partir de 1977. Le principe est simple et se déroule en direct : les téléspectateurs téléphonent et demandent de voir leur chanson préférée. Ayant accumulé une quantité impressionnante de clips « faits maison » ou importés des USA, de Grande-Bretagne, de France ou d’ailleurs, le réalisateur René Steichen les distille sur antenne après une courte communication téléphonique entre André Torrent et le demandeur. A ce titre, une téléspectatrice fidèle va devenir célèbre : Madame Facchinetti, de La Panne, qui intervient presque chaque semaine au grand plaisir du présentateur qui, secrètement, doit se souvenir de ses vacances d’enfant dans la cité balnéaire belge. Chaque samedi, André Torrent est au poste entre 16h15 et 18h00 jusqu’en 1983. Parallèlement à toutes ces activités, l’animateur commente aussi le Concours Eurovision de la Chanson pour la radio RTL entre 1976 et 1991 et pour RTL-TV en 1978 (aux côtés de Jacques Navadic). Au début des années 1980, il installe un nouveau rendez-vous pour les téléspectateurs de RTL : deux vendredis par mois, il reçoit des personnalités du show-business dans le cadre du Martini World Center à Bruxelles. En septembre 1991, le producteur de la RTBF Philippe Luthers lui demande s’il ne veut pas faire un retour sur la télé publique belge pour y présenter le programme de variétés intitulé « Tour de Chance ». André accepte mais l’expérience ne dure qu’une saison. Hyperactif, André Torrent va poursuivre sa carrière radiophonique à RTL jusqu’en 2015 : le 28 juin de cette année-là, la station rend hommage à ses 44 ans de service, il est le rédacteur du « Journal inattendu » le 4 juillet et il présente une dernière fois l’émission « Un torrent de musique » le dimanche 5 juillet.

Deux ans plus tard, il devient chroniqueur pour le programme intitulé « De quoi j’me mêle » sur la chaine de télé privée belge RTL-TVI. Le 27 septembre 2019, André Torrent est aux côtés de Serge Vanhaelewijn pour le lancement d’une nouvelle station de radio numérique belge de la RTBF en DAB : Viva +. Puis, en 2020, il raconte régulièrement les anecdotes et les rencontres de sa vie artistique au micro de Michaël Pachen sur l’antenne de la chaîne populaire de la radio publique RTBF « VivaCité » au cours de la tranche intitulée « Nos chansons ont une histoire ».
.
**********
.

27 juillet 1994 : C’est le coup d’envoi des premières Francofolies de Spa (Belgique) qui se tiendront jusqu’au 30 juillet. L’affiche reprend les noms de Stephan Eicher, Indochine, Laurent Voulzy et Patricia Kaas. Le regretté Pierre Rapsat est le premier artiste à mettre sur pied une « Fête à… » avec la participation de plein d’autres artistes. Quelque 15 000 festivaliers vont répondre à ce premier appel des organisateurs.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

18 JUILLET

18 juillet 1917 : Naissance, à Cayenne en Guyane, du chanteur français Henri SALVADOR. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé » ou encore « Zorro est arrivé ».

En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana ». Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses. Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marchent encore très bien sans atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».

.
**********
.

18 juillet 1933 : Naissance, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE sous le nom de Jean Gouyé. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard.

Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a eu « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne s’oriente vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de réaliser ses premiers films: il y a « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films sont composées par Jean Yanne. L’artiste meurt le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
.
**********
.

La Grande Sophie en 2016

18 juillet 1969 : Naissance, à Thionville, de l’auteure-compositrice et interprète française LA GRANDE SOPHIE sous le vrai nom de Sophie Huriaux. Elle quitte la Moselle très jeune car ses parents vont s’installer à l’autre bout de la France, à Port-de-Bouc près de Marseille. Le père de Sophie est alors technicien sidérurgiste et sa mère infirmière. Un jour de congé, la petite fille est émerveillée par le film « Peau d’Ane » de Jacques Demy qui est diffusé à la télévision. Et elle décide de s’intéresser à la musique en apprenant d’abord la guitare à l’âge de neuf ans. Quatre ans plus tard, avec son frère et un voisin de la famille, elle crée un premier groupe musical qui a pour nom « Entrée Interdite ». Le 21 juin 1982, la formation se produit lors des fêtes de la musique qui ont lieu dans le collège où Sophie est inscrite. L’adolescente ambitionne de devenir sculptrice et, pour ce faire, s’inscrit aux Beaux-Arts de Marseille où elle suit les cours pendant deux ans. Car, par dessus tout, c’est définitivement la musique qui l’intéresse. Elle décide ainsi de rejoindre la capitale française en 1990 pour tenter sa chance et, dans un premier temps, pour y jouer dans des bars et des petites salles sous le nom qu’elle a désormais choisi: la Grande Sophie. Elle peaufine son expérience pendant quelques années et, en février 1996, elle écrit en partie et interprète une comédie musicale, « La Marée d’Inox », qui est présentée au théâtre Jean Vilar de Suresnes. Remarquée par les organisateurs des Francofolies de La Rochelle, elle est invitée à venir y chanter en juillet. Les chansons de Sophie s’accumulent et sont maintenant prêtes à figurer sur un premier disque que l’artiste autoproduit en 1997. Cet opus connaît ce que l’on appelle un succès d’estime: il est apprécié des professionnels et des journalistes qui en parlent positivement. Il permet aussi à la chanteuse de négocier un contrat avec une firme phonographique qui va lui produire son second album. Commercialisé en 2001 sous le titre « Le Porte-Bonheur », la galette numérique est annoncée par le single « Martin » et se vend à plus de 50.000 exemplaires.

Le répertoire de La Grande Sophie est donc à maturité lorsque sort, en 2004, le troisième opus qui a pour titre « Et si c’était moi » et qui contient les succès « On savait » et « Du Courage ». La tournée de concerts qui suit ainsi que son passage sur la scène de l’Olympia de Paris sont également une grande réussite récompensée par les Victoires de la Musique (révélation scène) en 2005. Quelques mois plus tard, l’artiste aborde un virage musical plus rock avec le disque suivant qui est intitulé « La Suite… ». En 2006, la Grande Sophie décide de souffler un peu, de crainte de se répéter et de se fourvoyer dans un style musical de plus en plus chargé. Elle accepte divers projets scéniques au cours des deux années suivantes et reprend le chemin des studios en 2008 pour enregistrer un mini-album de six chansons en version acoustique. La tournée de concerts qui va suivre est de la même veine et a pour titre « Toute seule comme une grande ». Plus axé sur la voix, l’album « Des vagues et des ruisseaux » est chez les disquaires au début 2009. Elle est sur la scène des trois Francofolies durant l’été: La Rochelle, Montréal et Spa. Et, un an après sa sortie commerciale, l’album reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros dans la catégorie chanson. La Grande Sophie publie son sixième album, intitulé « La Place du fantôme » en février 2012. Ce disque est basé sur le thème de la rupture et la chanteuse s’y exprime sans complexe ni restriction entre songe et réalité sur des mélodies acoustiques ou des rythmiques pop. Sonorités électroniques, écriture introspective, mélodies cousues main, voix assurée, la chanteuse y laisse la place à toutes les facettes de sa personnalité, même fantomatique. Avec ces nouvelles chansons et des plus anciennes, l’artiste repart sur la route des spectacles qui passent par l’Europe francophone et le Québec en 2012 et 2013. Avec une régularité exemplaire, elle commercialise l’album suivant en septembre 2015: « Nos histoires ». L’opus raconte des histoires comme celle de Maria Yudina, pianiste russe qui vécut sous l’ère stalinienne et qui fit preuve de beaucoup de courage, d’audace et de fermeté dans ses combats. En mai 2019, les médias reçoivent un single avec la chanson « Une vie » qui annonce un nouvel album pour septembre de la même année : « Cet instant ».
.
**********
.
18 juillet 1997 : La chanteuse française ELSA participe à ses premières Francofolies et c’est à Spa en Belgique que cela se passe alors qu’elle fête ses onze ans de carrière. Dans le cadre de ces Francofolies de Spa, le même jour, une fête est consacrée au groupe INDOCHINE. Alors que les invités de la célèbre formation sont Axelle RENOIR, Marc MORGAN et Rudi LEONET, la première partie est assurée par le groupe belge HUY!, VENDETTA, la chanteuse argentine Mercedes AUDRAS et le chanteur français Mathieu BOOGAERTS.
.
**********
.

Marc Chevalier (c) Le hall de la chanson

18 juillet 2013 : Décès, à Paris, du comédien, chanteur, guitariste, musicien, chansonnier et enseignant français Marc CHEVALIER à l’âge de 93 ans. Né en mai 1920 à Avignon, il commence sa carrière comme comédien. Puis il rencontre des musiciens qui s’appelleront bientôt les Frères Jacques. Marc Chevalier les accompagne à la guitare et se passionne pour l’humour et le music-hall. En 1947, après quelques apparitions dans des cabarets parisiens, il rencontre André Schlesser avec qui il forme le duo « Marc et André ». Ils obtiennent de plus en plus de succès avec leurs chansons qu’ils présentent surtout au TNP, le Théâtre National Populaire de Jean Vilar. Mais leurs disques deviennent aussi très populaires et remportent à deux reprises le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1956 et en 1963. Entretemps, en 1951, Marc Chevalier rachète un cabaret parisien nommé « L’Ecluse », bien décidé à en faire un lieu intimiste consacré à la chanson française. Léo Ferré est l’un des premiers artistes connus à s’y produire alors que Barbara, Jacques Brel, Cora Vaucaire ou Serge Lama y débutent. En tant que « boîte à chansons », l’Ecluse ferme ses portes en 1975 et devient, par la suite, notamment, un bar à vins. Plus tard, Marc Chevalier crée un centre de formation aux métiers d’art et de la communication. Il enseigne aussi au conservatoire parisien de Nadia et Lili Boulanger. En 1987, Marc Chevalier raconte ses souvenirs dans un livre intitulé « Mémoires d’un Cabaret: L’Écluse ». Il décède le 18 juillet 2013 et est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris le 25.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 JUILLET

Line Renaud : photo de la pochette de l’album de 2010

2 juillet 1928 : Naissance, à Pont-de-Nieppe (Armentières) de la chanteuse française Jacqueline Enté mieux connue sous le pseudonyme de Line RENAUD. A l’âge de seize ans, à la fin de la seconde guerre mondiale, elle est engagée comme chanteuse dans l’orchestre de Radio Lille sous le nom de Jacqueline Ray. Elle débarque quelques mois plus tard à Paris pour travailler aux Folies Belleville où elle rencontre le compositeur Louis Gasté, dit « Loulou », qui devient son mari en 1950 et son pygmalion. C’est lui qui lui propose d’enregistrer en 1947 la chanson « Ma cabane au Canada » qu’il a composée pour elle.

Avec ce succès, elle obtient le Grand Prix du disque en 1949. Le début des années 1950 est marqué par un florilège de « tubes » qui ont pour titres « Etoile des neiges », « Ma p’tite folie » ou « Mademoiselle from Armentières ». En 1954, Line est sur la scène du Moulin Rouge avant de partir pour les Etats-Unis à l’invitation du comédien américain Bob Hope. Elle va y rester des mois et se produire dans différents shows télévisés allant jusqu’à chanter en duo avec Dean Martin le fameux « Relaxez-vous ». De retour en France, elle mène la revue au Casino de Paris en 1959. Puis, de 1963 à 1965, elle chante à de nombreuses reprises à Las Vegas et à Londres. A la télévision française, elle présente le show « Line directe » dans les années 1970. Dans les années 1980, Line Renaud est sensibilisée au fléau du Sida avant tout le monde par ses amis américains et Liz Taylor notamment. Elle s’investit alors dans le mouvement « Sidaction » et ne rate aucune initiative en faveur des malades du Sida. Elle participe ainsi à l’album « Ensemble contre le Sida » avec Pascal Obispo en 2000. Entretemps, Line Renaud doit accepter la séparation définitive et cruelle avec son mari qui décède le 8 janvier 1995. Elle se tourne alors vers le théâtre, le cinéma et la télévision en jouant dans des pièces et en tournant des films et des séries. Fin 2010, après 30 ans, Line remet les pieds dans un studio d’enregistrement pour y réaliser un nouvel album. Elle intitule l’opus « Rue Washington » en souvenir de ses débuts. On y trouve des duos avec Johnny Hallyday et Mylène Farmer mais aussi des chansons écrites ou composées par des artistes comme Julien Clerc, Marc Lavoine, Salvatore Adamo, Grand Corps Malade, Christophe Maé ou Damien Robitaille entre autres. Pour couronner le tout, Line Renaud livre ces chansons-là et ses grands succès dans une salle parisienne. Et pour la première fois de sa vie, elle se produit ainsi sur la scène de l’Olympia les 24 et 25 mai 2011. A l’automne 2017, la chanteuse retourne à Las Vegas pour inaugurer la « Line Renaud Road », une rue qui porte désormais son nom à proximité du Caesar’s Palace.
.
**********
.

2 juillet 1928 : Naissance, à Ayzac Ost (Hautes-Pyrénées), sous le nom de Joseph Crampes, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL. Il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités sont questionnés avec tact et sensibilité. A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il présente pendant des années « Le grand échiquier », un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueille encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants: Léo Ferré, Georges Brassens, Serge Lama, etc. Jacques Chancel est décédé dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014 à Paris des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu en l’église de Saint-Germain-des-Prés à Paris avant que sa dépouille ne soit inhumée dans la région de sa naissance, à Adast.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 Page 1 of 2  1  2 »