CALLAS Maria

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

La cantatrice grecque Maria CALLAS naît le 2 décembre 1923 à New York, aux Etats-Unis, sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra National de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne « Médée », un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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LUTHERS Philippe

Philippe Luthers

L’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS naît à Liège le 28 juillet 1955. Dès le milieu des années 1970, il s’adresse à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg et Jean-Jacques Goldman. Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique francophone. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct.

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Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche », avec les frères Taloche, en 1999.
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Chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans. Les funérailles sont célébrées en l’église Saint-François de Sales de Liège le 5 décembre 2007 en présence de toute une série de personnalités parmi lesquels de nombreux artistes comme les Frères Taloche. Les obsèques sont suivies de la crémation et de la dispersion des cendres dans la plus stricte intimité.
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SULLIVAN Art

Art Sullivan – Photo (c) Roland Liénart

Le chanteur belge Art SULLIVAN naît le 22 novembre 1950 à Bruxelles sous le nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude. Il a 18 ans lorsque, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ».

La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années.

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Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976).
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Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ».

Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ».

Il est alors prévu une série de concerts au Portugal en 2020 pour fêter ses 45 ans de succès dans ce pays. Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le vendredi 27 décembre 2019. Une cérémonie d’hommage et l’incinération ont lieu le samedi 4 janvier 2020 au crématorium de Court-Saint-Etienne (B).
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GABIN Jean

Jean Gabin en 1974

L’acteur et chanteur français Jean GABIN naît à Paris le 17 mai 1904 sous le nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé. Il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et de devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Montcorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa maman en 1918. A Paris où il vit désormais ensuite, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur était de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différents spectacles. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « Quand on s’promène au bord de l’eau » et « La môme caoutchouc » (ci-dessous dans une version fimée avec Fréhel en 1932).

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Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie.

Le 15 novembre 1976, il meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon les dernières volontés de Jean Gabin, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest. En 2012, Annie Cordy, qui a tourné avec Gabin dans « Le Chat », film de Pierre-Granier-Deferre en 1971, enregistre, à son tour, une très belle version de « Maintenant je sais » sur l’album « Ca me plaît…  pourvu que ça vous plaise ». A voir ci après.

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LASSO Gloria

Gloria Lasso en 1986

La chanteuse Gloria LASSO naît le 25 octobre 1922 à Villafranca del Penedes, en Espagne, de sous le nom de Rosa Coscolin Figueras. La jeune Espagnole suit des études d’infirmière lorsqu’elle doit remplacer, au dernier moment, une chanteuse tombée malade mais prévue au programme de la soirée d’une radio de Barcelone. Cette opportunité réveille en elle une passion déjà solidement ancrée pour la musique et le chant. C’est en 1954 qu’elle débarque en France où un producteur estime que son accent mélangé à des mélodies latinos ne peut que récolter le succès.

Et c’est rapidement le cas puisque, dès 1955, Gloria connaît une grande popularité avec des titres comme « Comment vas-tu ? » (« Hola que tal »), « Étrangère au paradis » (1955), « Amour, castagnettes et tango » (1956), « Buenas noches mi amor » (1957), « Bon voyage » (1957), « Sois pas fâché » (1959) ou « Si tu reviens un jour » (1960).

En 1962, on lui demande de chanter au Mexique et elle y effectue une tournée qui est un triomphe. Elle décide alors de s’installer à Mexico et y décroche des contrats ainsi que dans d’autres pays d’Amérique du Sud et aux Etats-Unis. En 1972, elle tente un retour en France pour y enregistrer un album intitulé « A force d’espérer« . Le public ne l’a pas oublié mais il a pris de l’âge et son disque n’est pas un succès. Elle retourne alors vivre au Mexique. Pascal Sevran lui demande de revenir à nouveau en France en 1985 pour y enregistrer une série de ses émissions télé nostalgiques de « La chance aux chansons ». C’est dans ce cadre qu’elle a l’occasion de rencontrer une admiratrice qu’elle a inspiré dès le début de sa carrière : Dalida.

L’artiste en profite pour prester un récital unique à l’Olympia de Paris le 5 avril 1985. Par la suite, elle fait encore souvent le voyage entre la France et le Mexique en enregistrant des disques sur les deux continents. En 1986, elle interprète une adaptation en espagnol du succès des Rita Mitsouko « Marcia Baila » qui devient « Bailando con Marcia« . En 1990, elle se produit plusieurs jours de suite dans la salle parisienne du Bataclan. Et, l’année suivante, le 21 novembre 1991, elle est notamment sur scène à Charleroi, en Belgique, pour un spectacle consacré aux belles années du music-hall par Alain Vanek.

En 2002, son dernier album français sort sous le titre « Amor latino » qui comporte, notamment, la chanson « Hablando de amor ».

A la fin de l’année 2003, Gloria Lasso repart au Mexique auprès de sa fille Maria José car l’âge et la fatigue commencent à se faire sentir. Elle ne revient plus en France où elle doit pourtant achever un album qui comporte déjà cinq adaptations gypsies de ses plus grands succès. Le 11 novembre 2005, malgré un état physique qui se dégrade à 83 ans, elle est encore sur la scène du Cine Teatro de Cuernavaca au Mexique pour y présenter ce qui reste son ultime concert. Trois semaines plus tard, Gloria Lasso succombe à un infarctus le dimanche 4 décembre 2005 à son domicile de Cuernavaca. Elle est incinérée le lundi 5 décembre et ses cendres sont déposées dans la crypte de la Cathédrale de Cuernavaca. L’artiste a défrayé la chronique people avant l’heure pour ses six mariages avec des hommes à chaque fois plus jeunes qu’elle. Lorsqu’on lui posait la question de ces mariages successifs, elle parlait de fidélité, préférant se remarier avec un autre homme plutôt que de tromper le mari du moment. Elle n’avait aussi de cesse de rappeler que ses trois filles étaient nées du même père: elle ne pouvait en effet pas imaginer une seconde avoir des enfants avec des hommes différents !

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BELLEMARE Pierre

Album 2011

L’homme de télévision et de radio ainsi qu’écrivain et interprète français Pierre BELLEMARE naît le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt. Son père est passionné des livres d’art qu’il vend et son beau-frère est le célèbre musicologue Pierre Hiégel qui lui fait connaître l’univers de la radio dès 1948. Il y découvre une passion et y effectue diverses tâches avant de devenir animateur sur les radios périphériques parisiennes Radio Luxembourg puis Europe 1. A partir de 1955, il est sollicité pour animer et présenter des émissions de télévision et c’est le début d’une longue carrière audiovisuelle avec des divertissements célèbres comme « La tête et les jambes » par exemple. Il aime aussi raconter des histoires tant à la radio qu’à la télévision: il s’agit souvent de récits extraordinaires qui font partie de séries comme « C’est arrivé un jour », « Histoires vraies », etc. En 1982, il fait une première incursion dans la chanson en enregistrant un 45 tours à l’initiative d’un producteur belge. Il s’agit d’un texte écrit par Jacques Lanzmann et intitulé « Le Père » que Pierre Bellemare récite sur une musique du guitariste belge Guy Lukowski. Le succès de ce disque reste assez confidentiel.

En 1987, il crée la première émission française de Télé-Achat sur TF1 et il fonde assez vite une maison de production pour ce genre de programmes qu’il va fournir un peu partout en Europe. Le 7 novembre 2011, il réalise un vieux rêve en enregistrant un premier album avec des reprises de titres célèbres qu’il nomme « Les chansons de ma mémoire ». Parmi les morceaux qui s’y trouvent, il y a « Coin de rue » de Charles Trenet, « Soirées de prince » de Jean-Claude Pascal, « C’était bien » de Bourvil ou encore « Un seul couvert please James » de Jean Sablon. C’est le fils de Gilbert Bécaud, Gaya, qui réalise l’album. Mais, cette année-là, il est aussi victime d’un accident vasculaire cérébral. Pierre Bellemare s’éteint chez lui, à Suresnes, le 26 mai 2018. Ses funérailles ont lieu le 31 mai en l’église Saint-Roch à Paris. Ses cendres sont déposées dans la chapelle familiale au cimetière parisien du Père-Lachaise (5e division).

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VAUCAIRE Cora

Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

La chanteuse française Cora VAUCAIRE naît sous le nom de Geneviève Collin le 22 juillet 1918 à Marseille. Elle est la fille d’un officier de marine breton et fait ses débuts au théâtre à l’âge de seize ans. Elle préfère ensuite s’orienter vers la chanson et commence à se produire, dès 1945, dans divers cabarets parisiens comme l’Echelle de Jacob, l’Ecluse ou l’Arlequin. Elle est alors surnommée « la Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés ». En 1948, elle est la première artiste à enregistrer et à créer la chanson « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.

En 1955, elle obtient un succès très important en interprétant « La complainte de la butte » dans le film « French cancan » de Jean Renoir.

Cinq ans plus tard, elle connaît un autre grand succès avec la chanson « Trois petites notes de musique » qui est également le thème d’un film réalisé cette fois par Henri Colpi: « Une aussi longue absence ». Sur scène, avec sa voix claire et une diction parfaite, Cora Vaucaire fait de chaque chanson une vraie tranche de vie. Ses récitals sont le plus souvent intimistes et présentés dans de petites salles cossues à Paris et ailleurs. Elle devient une célébrité au Japon et, dans les années 1980, elle est la première chanteuse française à se produire en Albanie.

Cora Vaucaire a été une grande interprète de mélodies diverses allant des chansons du Moyen-Age à celles des années 1900 en passant par les oeuvres de poètes comme Louis Aragon, Jacques Prévert ou Guillaume Appollinaire. Elle est aussi la personne qui fit découvrir aux Français Barbara, Léo Ferré ou Raymond Lévesque. En septembre 1999, elle se produit encore en récital au théâtre parisien des Bouffes du Nord et en profite pour faire un peu de promo dans la toute nouvelle émission « Des mots de minuit » de Philippe Lefait sur France 2.

Cora Vaucaire décède à Paris le 17 septembre 2011 à l’âge de 93 ans. Son corps est incinéré le 22 septembre 2011 au crematorium du cimetière parisien du Père Lachaise.
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NOUGARO Claude

Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

L’auteur et chanteur français Claude NOUGARO naît le 9 septembre 1929 à Toulouse dans un milieu musical et artistique puisque son papa est chanteur d’opéra et sa maman professeur de piano. Il est élevé par ses grands parents paternels qui, tous deux, sont passionnés de musique et chantent dans une chorale. Rien d’étonnant dès lors dans le fait que le petit Claude s’éveille musicalement grâce à Edith Piaf et aux grands noms du jazz américain qu’il entend à la radio de l’époque: la TSF. Après la seconde guerre mondiale, il s’improvise journaliste à Paris et devient correspondant pour plusieurs journaux de province. Au hasard des rencontres, il se découvre des talents d’auteur et commence à écrire des chansons pour des artistes déjà réputés comme Marcel Amont ou Philippe Clay. Il fait aussi la connaissance de Georges Brassens avec qui il se lie d’amitié. Il croise aussi la route du musicien Michel Legrand et, ensemble, ils écrivent les chansons que Claude Nougaro va se décider à chanter lui-même et enregistrer sur un premier disque 33 tours qui ne connaît qu’un faible succès en 1958. Avec ces chansons-là, il se produit aussi pour la première fois sur scène dans des cabarets parisiens. Au début des années 1960, il se fait remarquer par Eddie Barclay qui l’engage dans sa maison de disques. Et, dès 1962, le premier album enregistré sous ce label est un très grand succès pour Nougaro qui y interprète « Une petite fille » et « Cécile ma fille » entre autres.

Fidèle à Michel Legrand mais aussi à d’autres compositeurs comme Jacques Datin, Claude Nougaro va alors s’imposer petit à petit comme l’une des nouvelles valeurs sûres de la chanson française. Avec un réel talent, il y introduit ainsi la touche de jazz qui en était encore souvent absente et il s’attache à faire swinguer les mots autant qu’à les faire rimer. Ses succès ont pour titre « Le jazz et la java » (que chantent aussi Marcel Amont et Yves Montand), « Le cinéma », « Les mains d’une femme dans la farine », « Quatre boules de cuir », « Chanson pour Marilyn », « Je suis sous », « Les Don Juan » ou « Armstrong ».

Il sympathise alors avec le poète Jacques Audiberti qui devient pour lui une référence, un maître. En 1964, il se rend au Brésil où il découvre toute la magie des nouvelles sonorités sud-américaines et des percussions. Il se produit ensuite à Paris sur diverses scènes comme celles de l’Olympia ou du Théâtre de la Ville. Les grèves et manifestations parisiennes de mai 1968 lui inspirent ensuite la chanson « Paris Mai » et sa ville natale le magnifique hymne « Toulouse ».

Les années 1970 seront aussi ponctuées de grands succès comme « Brésilien », « Ah tu verras », « Dansez sur moi », « L’île de Ré », etc.

La début de la décennie suivante va être plus difficile et, au milieu des années 1980, la firme Barclay ne renouvelle pas le contrat de Claude Nougaro. L’artiste se remet alors totalement en question: il vend son domicile parisien et part pour New York en quête de nouvelles inspirations musicales. C’est Philippe Saisse, musicien français installé là-bas depuis longtemps, qui l’accueille et lui fait découvrir ce nouvel univers tant espéré qui passe par un mélange de jazz, de funk et de disco. Avec lui et le producteur Mick Lanaro, le chanteur conçoit cet opus nouveau, « Nougayork », signé chez Warner et qui débarque chez les disquaires en 1987. Le succès est d’emblée au rendez-vous et, en 1988, le chanteur reçoit les Victoires de la musique pour le meilleur album et comme meilleur artiste de l’année.

La popularité de Claude Nougaro va se maintenir alors au même niveau pendant des années, jusqu’à son décès en 2004. En 1995, il doit subir une opération cardiaque puis, en 2003, on lui découvre un cancer du pancréas. Un an plus tôt, il s’est lancé dans une nouvelle aventure scénique avec « Les fables de ma fontaine », un spectacle où il récite des textes de ses chansons sans musique.

Alors que la maladie commence à le perturber, il entame la réalisation d’un vieux rêve: l’enregistrement d’un album de jazz qu’il parvient à faire signer par le prestigieux label Blue Note. Malheureusement, le musicien ne verra pas la sortie de cet album, « La note bleue », qui est commercialisé le 30 novembre 2004, soit huit mois après son décès.

C’est en effet le 4 mars 2004 que Claude Nougaro meurt à l’âge de 74 ans. Ses funérailles sont célébrées dans sa ville natale de Toulouse, en la basilique Saint-Sernin, dont le carillon joue la chanson de Nougaro célébrant la « ville rose ». Et ses cendres sont ensuite dispersées dans la Garonne.

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SIM

SIM en 1974 – Photo (c) Delorme Phonogram

L’acteur, humoriste, fantaisiste, parolier et chanteur français Simon Berryer, mieux connu sous le pseudonyme de SIM, naît le 21 juillet 1926 à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées. Il passe son enfance à Ancenis, en Loire-Atlantique, où ses parents tiennent un cinéma. Un peu avant la guerre, la famille Berryer s’installe à Nantes toujours pour y gérer une salle obscure. Après des études régulières, le jeune Simon devient presque naturellement opérateur de cinéma en 1946 à Rennes. Mais il se fait des amis dans le milieu parisien du show-business où son physique et sa frimousse ne laissent pas indifférent. C’est ainsi qu’à partir de 1953, il va se produire dans de nombreux cabarets de la capitale française en tant que chanteur comique souvent travesti. C’est de cette manière qu’il devient de plus en plus populaire aux yeux des responsables de l’audio-visuel de divertissement français. Ainsi, dans les années 1960, il devient l’un des piliers des émissions télévisées de Jean Nohain puis de Guy Lux.

Alors qu’un premier essai de chanson a été tenté en 1958 (« La nymphe aux pieds mutins »), Sim enregistre une chanson du film de Michel Audiard « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause » en 1969: « La libellule ». Le titre connaît un certain succès dû à ses passages télévisés.

Au cours de la décennie suivante, il est sollicité pour jouer quelques rôles au cinéma et présente régulièrement en duo des sketches avec l’humoriste Edouard Caillau au cours de l’émission de variétés de la télé publique francophone belge (RTBF) « Chansons à la carte ». A la télé française, il popularise, dans les émissions de Guy Lux, le personnage de la « baronne de la Tronche-en-Biais ».

C’est aussi dans les années 1970 que la production discographique de l’artiste va s’avérer la plus abondante: « J’aime pas les rhododendrons » (1971), « Je suis heureux » (1971), « C’est bien moi la plus belle » (1972), « Les impôts » (1973), « Sim boum boum » (1974) ou « L’homme au foyer » (1975).

En 1977, il est l’une des premières personnalités populaires françaises à participer à la nouvelle émission radio de Philippe Bouvard sur RTL France: « Les Grosses Têtes ». Et, un an plus tard, il triomphe en enregistrant, avec Patrick Topaloff, une parodie française de la chanson du film américain « Grease »: « You’re the one that I want ». Cette chanson intitulée « Où est ma chemise grise » va rester en tête des ventes de disques en France, Belgique et Suisse pendant plusieurs semaines.

En 2003, quinze ans après le succès de cette chanson, Sim et Patrick Topaloff la réenregistrent ensemble pour se faire plaisir.

Sim ne reste pas inactif dans les années 1980 et 1990. Au début des années 1980, il connaît encore la popularité avec deux chansons: « L’évadé du Nevada » et « Quoi ma gueule », parodie du succès de Johnny Hallyday « Ma gueule ». Ce dernier titre permet, une fois de plus, à l’artiste de confirmer une popularité souvent fondée sur son physique.

En 1993, il participe à l’aventure des Nouveaux Collégiens proposée par Sacha Distel. Sur l’album qui reprend les grands succès de Ray Ventura, il est l’héroïne de la chanson « Tout va très bien madame la marquise » aux côtés de Sacha Distel, Claude Brasseur, Jacques Martin et Popeck.

A 83 ans, Sim rend son dernier souffle le dimanche 6 septembre 2009 à Saint-Raphaël dans le Var où il a élu domicile depuis neuf ans. Hospitalisé quelques jours auparavant pour une pneumonie, c’est une embolie pulmonaire qui l’emporte. Son corps est incinéré le 11 septembre 2009.

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DE SCHRYVER Jacqueline

Jacqueline De Schryver au début des années 2010

L’attachée de presse et organisatrice de spectacles belge Jacqueline DE SCHRYVER est née dans les années 1940. C’est sa passion pour le répertoire du chanteur français Georges Chelon, qui lui semble injustement oublié, qui lui fait sauter le pas et devenir l’organisatrice d’un concert mythique de cet artiste au Centre Culturel d’Auderghem à Bruxelles en 1995. Le succès de cette soirée va inspirer le directeur du centre culturel qui demande à Jacqueline de devenir l’attachée de presse du théâtre. Pendant quelques années, Jacqueline De Schryver va ainsi côtoyer tout ce que le théâtre français connaît de célébrités: Richard Berry, Gérard Jugnot, Annie Girardot, etc. C’est Georges Chelon qui amène ensuite Jacqueline à rencontrer le producteur français des spectacles nostalgiques « Age tendre et tête de bois », Michel Algay, en 2006. Ce dernier cherche quelqu’un pour organiser les dates de la tournée en Belgique. Et c’est Jacqueline qui va s’en occuper en réservant des salles à Charleroi et à Marche-en-Famenne jusqu’en janvier 2015. Entre-temps, elle met sur pied quelques dates de concerts pour Daniel Guichard et poursuit l’organisation de spectacles pour Georges Chelon en Belgique. Dans les années 2010, Jacqueline De Schryver doit faire face à la maladie implacable, cruelle et absurde à laquelle elle répond avec sourire et courage. Et, malgré cela, elle nourrit encore de nombreux projets comme la venue éventuelle de la tournée « Rendez-vous avec les stars » au Palais 12 de Bruxelles en juin 2016. C’était avant la déclaration de faillite de la société de Michel Algay le 1er juin 2015. Et, surtout, avant le décès de Jacqueline survenu le matin d’un jour de grand soleil, à Ottignies (B) le 16 août 2015. Ses funérailles ont eu lieu le jeudi 20 août 2015 au Crématorium du Champ de Court à Court-Saint-Etienne (B).
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LECLERC Félix

Félix Leclerc – Photo (c) Martin Leclerc

L’auteur-compositeur-interprète québécois Félix LECLERC naît le 2 août 1914 à La Tuque. Sixième d’une famille d’onze enfants, Félix commence des études à l’Université d’Ottawa mais il est obligé de les interrompre en raison de la crise économique des années 1930. Il effectue alors divers petits boulots et il devient animateur de radio à Québec entre 1934 et 1937. Il développe ensuite des pièces dramatiques radiophoniques et y chante ses premières chansons. Il crée aussi une troupe de théâtre qui propose ses pièces en divers lieux du Québec. De passage à Montréal en 1950, le producteur et éditeur phonographique français Jacques Canetti est impressionné par sa chanson « Le train du Nord » et lui demande d’enregistrer une douzaine d’autres morceaux.

Dans la foulée, il demande à l’artiste de venir interpréter ces titres-là en France. Félix Leclerc s’exécute et se produit à l’ABC de Paris où il récolte un vif succès. Il reste en France jusqu’en 1953 et signe un contrat de cinq ans avec la firme de disques Polydor. En 1951, il enregistre ainsi un premier album contenant notamment des succès comme « Moi mes souliers », « Bozo » et « Le petit bonheur ».

De retour au pays natal en 1953, il continue à donner des spectacles dans les cabarets montréalais et dans les boîtes à chansons du Québec. Il s’essaie aussi à la télévision canadienne où il présente des émissions culturelles. En 1958, Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros pour l’album « Félix et sa guitare ». Le 13 août 1974, sur les Plaines d’Abraham à Québec, en trio avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois, il interprète une version historique de « Quand les hommes vivront d’amour », chanson de Raymond Lévesque. 100.000 spectateurs assistent à ce spectacle de la « Superfrancofête ».

En 1976, il enregistre une version très personnelle de « La complainte du phoque en Alaska », chanson de Michel Rivard, membre du groupe québécois Beau Dommage.

En 1977, Félix Leclerc est l’un des invités de la Fête de l’Humanité à Paris. On peut dire sans prendre de gros risques que l’artiste a été à l’origine de la popularité de la chanson québécoise en France et en Europe. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois qui adorait la langue française et qui désirait par dessus tout défendre la création artistique de qualité. Le 8 août 1988, à 8 heures, Félix Leclerc meurt dans sa maison de l’île d’Orléans près de Québec. C’est là que sont dispersées ses cendres mais une pierre tombale est toutefois érigée à sa mémoire dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans. L’Espace Félix Leclerc qui a été créé au même endroit permet de voir divers objets ayant appartenu à l’artiste ainsi que son bureau. Un biopic y est aussi projeté et des concerts y ont lieu. Des artistes québécois, comme Salomé Leclerc ou Kevin Parent notamment, y ont déjà été programmés.

 

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REBROFF Ivan

Le chanteur allemand d’origine russe Ivan REBROFF, de son vrai nom Hans Rolf Rippert, naît à Berlin le 31 juillet 1931. Grâce à sa mère, il s’intéresse à la musique et au chant. Il apprend le violon puis, adolescent, il est soprano soliste d’un choeur de jeunes hommes en Allemagne. Adulte, il devient soliste du chœur des Cosaques du Don et membre des ensembles des Cosaques de la Mer Noire et de l’Oural. Jusqu’en 1959, il va perfectionner son chant et approfondir ses connaissances en violon à l’école supérieure de musique de Hambourg. Ses premières prestations sont ainsi classiques et Hans obtient son premier rôle à l’opéra dans « Le Barbier de Séville » de Gioachino Rossini. Au milieu des années 1960, alors qu’il joue dans « Orphée aux Enfers » de Jacques Offenbach à l’Opéra de Munich, il se brise le tendon d’Achille sur scène. Durant sa convalescence, il prend son temps pour enregistrer un disque en français. Il y inclut une chanson russe, « La Légende des douze Brigands », qui, une fois diffusée sur la radio française périphérique française Europe 1, fait sauter le standard téléphonique. Débarquant ensuite à Paris, Ivan Rebroff est accueilli comme une vedette et il enregistre alors d’autres mélodies traditionnelles russes en français. A la fin de l’année 1968, il reprend en français le « tube » de Mary Hopkin « Those were the days » qui devient « Le temps des fleurs » et qui reste en tête des hit-parade français pendant des mois.

A ce moment, on lui propose le rôle du laitier Tevje dans la version française de la comédie musicale « Un violon sur le toit ». Il y fait un « carton » en interprétant le « tube » « Ah si j’étais riche » dès novembre 1969 au Théâtre Marigny de Paris. Il le fait encore 652 fois sur la même scène par la suite. Au cours de sa carrière qui s’achève avec son décès en 2008, il obtient 49 disques d’or ainsi qu’un disque de platine pour dix millions de disques vendus depuis 1975. Au début de l’année 2004, à plus de 70 ans, Ivan Rebroff fait une tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande. Alors qu’il vient de démarrer, en décembre 2007, une nouvelle tournée mondiale qui doit se poursuivre jusqu’en juillet de l’année suivante, Ivan Rebroff doit être hospitalisé d’urgence à Vienne. Il ne reprend plus jamais cette tournée et, le 27 février 2008, Ivan Rebroff s’éteint d’un arrêt cardiaque dans une clinique de Francfort, en Allemagne à l’âge de 76 ans. Le chanteur est incinéré et, comme il l’a voulu, ses cendres sont dispersées en mer Égée non loin de l’île grecque de Skopelos où il vivait depuis des années.
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