15 JUILLET

Patrick Timsit en 2013 (c) Georges Biard

15 juillet 1959 : Naissance, à Alger en Algérie, du réalisateur, acteur mais aussi, à l’occasion, chanteur français Patrick TIMSIT. Les parents de Patrick quittent l’Algérie à l’approche de l’indépendance du pays et, en 1962, la famille s’installe à Paris. Au sortir de l’adolescence, il s’oriente vers des études commerciales puis travaille dans l’import-export et l’immobilier. Au milieu des années 1980, il change totalement de cap et pense sérieusement à faire du théâtre. Une première expérience de one-man-show lui donne l’occasion de se produire au festival d’Avignon. Toujours dubitatif par rapport à la suite de sa carrière artistique, il tente l’aventure de la chanson en 1988 et il enregistre un 45-tours qui restera un grand flop: « Manie ma nana ». Et ce malgré quelques passages dans des émissions phares de la télévision française. A partir de la décennie suivante, Patrick Timsit va proposer des sketches de plus en plus acides et ainsi constituer son personnage d’humoriste sarcastique. Dès 1991, il est engagé pour tourner au cinéma et, pour commencer, dans le film de Gérard Jugnot « Une époque formidable ». Au grand écran, il enchaîne un grand nombre de succès: « Un Indien dans la ville », « Pédale douce », etc. Il passe aussi de l’autre côté de la caméra pour réaliser par exemple « Quasimodo d’El Paris ». En 2003, il fait une apparition dans le clip vidéo de la chanson « Les tournesols » de Marc Lavoine. Il joue également au théâtre en 2005 et reprend le rôle de François Pignon dans la pièce « L’emmerdeur » de Francis Veber. Trois ans plus tard, il met en scène la comédie musicale « Les Aventures de Rabbi Jacob »au Palais des Congrès de Paris. Mais, finalement, il revient à la formule avec laquelle il connaît ses plus grand succès: le stand-up humoristique. En mars 2013, Patrick Timsit est à l’affiche d’un film tourné en Belgique par Joël Franka (« Une chanson pour ma mère ») où il a pour rôle de kidnapper le chanteur Dave qui joue son propre rôle aux côtés de Sylvie Testud. En 2017, il joue le rôle du directeur de l’Olympia de Paris, Bruno Coquatrix, dans le film biographique réalisé sur la chanteuse Dalida par Lisa Azuelos.

.
**********
.

Eddy Mitchell en 1981

15 juillet 1981 : Le rockeur français Eddy MITCHELL est l’invité du « Grand Show » mené par Denise Fabre et José Sacré sur RMC, Radio Monte Carlo. Il faut dire que le chanteur est aussi la vedette de la tournée d’été mise sur pied par la radio monégasque et dont le podium se pose chaque soir dans une grande ville du sud de la France.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

10 MARS

 

10 mars 1920 : Naissance, à Ville-d’Avray, de l’artiste français Boris VIAN. Pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. L’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador interpréte sous le nom d’Henri Cording. Pour Salvador encore, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui est toujours aujourd’hui un grand classique de la chanson francophone. D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots. Mais Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie en 1958.

D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ».

.
**********
.

Christine Corda en 1977 – Photo (c) Rozes

10 mars 1952 : Naissance de la chanteuse française Christine CORDA. Elle enregistre ses premiers disques au début des années 1970 avec des chansons signées notamment par Jean-Pierre Castelain qui lui conçoit deux albums: « Le jardin imaginaire » (1973) et « Petite pierre » (1979). Elle obtient néanmoins peu de succès malgré des qualités vocales évidentes. Parmi ses 45-tours marquants, il y a « Le jardin imaginaire » mais aussi « Rock’n roll pas mort », « Mademoiselle » et « Comme dans un film » (1977).

En 1973, elle participe à l’opéra-rock « La révolution française ». Cinq ans plus tard, elle est la voix féminine du « tube » de Jean-François Maurice: « 28° à l’ombre ». En 1982, elle est à l’affiche de la comédie musicale « Moïse ». Elle participe ensuite, en tant que mannequin, à des séances de photos de mode et enregistre plusieurs messages publicitaires pour la radio. Puis, elle devient l’agent des groupes « Beatles Story » et « La bande à Basile ». Par la suite, elle se produit en gala, seule ou avec son groupe « Woman » qui reprend des standards français ou internationaux. En 1990, elle commercialise encore un 45 tours sous le nom de Chris Corda : « Desesperado ».
.
**********
.

Didier Barbelivien en 1993

10 mars 1954 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Didier BARBELIVIEN. Il passe son enfance au Congo où son père fait de l’import-export de bestiaux. Et il revient définitivement en France à l’âge de six ans. Passionné de musique, il commence à écrire des chansons à seize ans. Dès 1975, alors que l’un de ses textes est un succès dans la voix de Gérard Lenorman (« Et moi je chante »), il enregistre un premier 45 tours où il interprète une de ses chansons: « Alcools ». Il obtient ce que l’on appelle un succès d’estime radiophonique sans plus. Alors qu’il devient de plus en plus connu comme auteur et compositeur pour Christophe (« Petite fille du soleil »), Gérard Lenorman (« Michèle ») ou Johnny Hallyday (« Elle m’oublie »), Didier réussit à placer un « tube » comme interprète dans tous les hits de 1980: « Elle », une chanson dédiée à son épouse, la mère de son fils David.

A l’époque, on croit que l’interprète Barbelivien ne connaîtra que ce seul succès fulgurant. Mais la suite prouvera que non puisque, tout en continuant à écrire pour les autres, l’artiste enregistre « Je te connais par coeur » (1981), « Là où je t’aime » (1984), « Elsa » (1982), « Les soleils électriques » (1983) ou encore « C’est d’quel côté la mer » (1983). En 1990, il enregistre un duo avec un parfait inconnu du nom de Félix Gray. A deux, ils décrochent la timbale avec « A toutes les filles » et l’aventure du duo se poursuit avec « Il faut laisser le temps au temps » et « E vado via ». Trois ans plus tard, toujours en tant qu’interprète, Didier Barbelivien connaît une grande popularité avec d’autres duos: « Les mariés de Vendée » et « Quitter l’autoroute » avec Anaïs. Alors que sa carrière d’auteur-compositeur se poursuit au service d’un nombre impressionnant d’artistes francophones comme Garou, Torr, C. Jérôme, Kaas, Bécaud, Dalida, Lavil, Dion, Iglesias, Mathieu, Charden, Vilard, Roussos, Hallyday Sardou ou Montagné, il signe, en 2004, tous les textes de la comédie musicale de François Valéry « Les enfants du soleil ». En 2005, Didier Barbelivien enregistre un album intitulé « Envoie les clowns » et, deux ans plus tard, « Etat des lieux ». Il se décide alors, pour la première fois de sa carrière et avec un trac phénoménal, à se présenter sur scène devant son public. En 2009, son opus intitulé « Atelier d’artistes » se vend à plus de 200.000 exemplaires. Il s’agit d’un album où il interprète tous les « tubes » qu’il a pu composer pour d’autres chanteurs. Dans le même ordre d’idées, il réalise en 2011 un album où il écrit et compose des chansons « à la manière de » divers artistes à qui il rend hommage. La chanson « Jean de France » qui évoque Jean Ferrat devient ainsi un incontournable du répertoire de Didier Barbelivien. Conséquence de ces derniers succès de vente, une compilation de trois CD est sortie en 2012 avec tous les succès du chanteur et deux titres inédits parmi lesquels un duo avec Natasha St Pier (« Que serais-je sans toi » de Jean Ferrat). En 2013, un nouvel album est commercialisé: il a pour titre « Dédicacé ». Après cela, Didier écrit une comédie musicale en 2015, « Marie-Antoinette et le chevalier de maison rouge », dont l’album est enregistré par divers artistes. Ensuite, il commercialise un album en 2016, « Amours de moi », avant d’annoncer pour 2018 le nouvel opus « Créateur de chansons ».
.
**********
.

 Jean Vallée à la présentation de La Bonne Etoile en 1982 (c) RTBF-Sonuma

Jean Vallée à la présentation de La Bonne Etoile en 1982 (c) RTBF-Sonuma

10 mars 1982 : Diffusion à la télévision publique belge francophone, la RTBF, de l’émission de variétés « La Bonne Etoile » enregistrée quelques jours plus tôt à la Maison de la Culture de Tournai. Présenté par le chanteur belge Jean Vallée, le programme accueille ce soir-là Nicole Croisille, Enrico Macias, les frères Préboist mais aussi Michel Drucker et Dany Saval. Un extrait de cette émission peut être visionné en cliquant ICI.
.
.
**********
.
.

Yves Duteil, l’un des artistes promotionné par Françoise Maucq en Belgique

10 mars 2003 : Décès, à l’hôpital Américain de Neuilly-sur-Seine, de l’attachée de presse belge Françoise MAUCQ des suites d’une longue maladie à l’âge de 56 ans. Compagne de Raymond Devos au moment de son décès, Françoise Maucq a été, durant de longues années, une attachée de presse efficace et sympathique. Dans ce métier où beaucoup essaient « placer leurs produits » à n’importe quel prix, elle a toujours montré une générosité et une passion peu communes en défendant des artistes, comme Yves Duteil, dont elle appréciait vraiment le talent. Au point qu’aucun artiste ni journaliste l’ayant côtoyée ne peut l’oublier. D’abord attachée de presse à Bruxelles (notamment pour l’ADAC, Association des Arts et de la Culture), elle s’est ensuite installée à Paris pour s’occuper professionnellement et personnellement de Raymond Devos dont elle est devenue la compagne. Profitant de ses occupations artistiques dans la capitale française, elle a beaucoup oeuvré au développement du début de la carrière des Frères Taloche en France. Les seules photos de Françoise Maucq (toujours accompagnée de Raymond Devos) disponibles sur le web ne peuvent être reproduites ici. Si vous désirez les visionner, il vous suffit d’effectuer une recherche d’images à son nom dans votre moteur de recherches.
.
**********
.

Charles Aznavour en 2004

10 mars 2004 : A l’aube de ses 80 ans, Charles AZNAVOUR est à Bruxelles où, au cours d’une cérémonie officielle, il est élevé au rang d’Officier de l’Ordre de Léopold pour sa « carrière d’une exceptionnelle longévité et d’une qualité incontestable mais aussi pour son engagement en tant qu’ambassadeur de l’Unesco et pour son rôle de défenseur de la langue française ».
.
**********
.

Un scopitone (c) Joe Mabel

10 mars 2012 : Décès, à l’âge de 93 ans, de Mamy Scopitone, de son vrai nom Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. Née le 28 avril 1918, elle est, à l’origine, une impresario française. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones dans les années 1960 qu’elle s’est faite une réputation. Dans les années 1950, elle met sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour.

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

Au début des années 1960, Daidy découvre le scopitone qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films sur bobines (l’ancêtre des clips vidéo) des chansons demandées. Ces séquences, tournées très souvent en décors naturels, sont généralement réalisées par elle-même ou par de jeunes cinéastes comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, etc. Un exemple vous est livré ci-dessous avec la chanson « Riquita » de Georgette Plana et le scopitone réalisé en 1968. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis.
.
**********
.

Georgette Plana en 1978 – Photo (c) Vogue Pascal Carqueville

10 mars 2013 : Décès, à l’âge de 95 ans, de la chanteuse française Georgette PLANA à L’Isle-Adam près de Paris. Georgette Plana naît le 4 juillet 1917 à Agen dans le Sud-Ouest de la France. C’est à Bordeaux qu’elle effectue ses premiers pas de danseuse de music-hall avant de rejoindre Paris en 1941. Elle chante à l’Alhambra de Paris avec Bourvil en 1942 et enregistre alors bon nombre de chansons avant de se retirer du show business à la fin des années 1940. Elle mène alors une vie de famille tranquille et s’occupe de ses deux enfants. Mais la passion de la chanson refait surface plus de vingt ans après lorsqu’elle sort, en 1967, un 33 tours de classiques de la chanson réaliste française. A 54 ans, Georgette Plana atteint les sommets des ventes de disques en France avec « Riquita ».

Il s’agit d’une de ces reprises que l’artiste a enregistrée avec d’autres titres comme « La femme aux bijoux », « Le dénicheur », « Du gris » ou « Les nocturnes ». C’est elle qui « déclenche », à l’époque, la mode des anciennes chansons remises au goût du jour. Des groupes comme les Sunlights enregistrent avec succès « Les roses blanches », les Charlots reprennent, entre autres, « Cach’ ton piano » et Antoine livre une nouvelle version de « Dites-moi ma mère » de Maurice Chevalier. Cela se passe quelques mois avant mai 1968 et les jeunes artistes essaient encore de séduire parents et grands parents en leur proposant une nouvelle lecture des chansons de leur jeunesse. Les qualités vocales de Georgette Plana ne sont pas irréprochables mais elle possède ce grain de gouaille qui convient parfaitement au répertoire qu’elle interprète. Elle connaît ainsi encore le succès avec « La fille du bédouin », « La valse brune » ou encore « E Viva Espana » composée par le Belge Léo Caerts. Sur ses enregistrements, Georgette est parfois accompagnée par le célèbre accordéoniste français Aimable. En 1969, elle enregistre aussi un duo avec Antoine: « Je t’offre un verre » et, cinq ans plus tard, elle fait partie de la tournée française du podium de la radio Europe 1 aux côtés du groupe Martin Circus.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,