SEVRAN Pascal

Pascal Sevran

L’animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain français Pascal SEVRAN naît le 16 octobre 1945 à Paris sous le nom de Jean-Claude Jouhaud. Son père est alors chauffeur de taxi et sa mère couturière. Peu intéressé par l’école, il voue par contre une passion sans borne pour la chanson populaire. Adolescent, il se débrouille pour assister le plus souvent possible à l’émission télévisée de Mireille: « Le petit conservatoire ». Il y fait la connaissance du mari de la chanteuse, le philosophe Emmanuel Berl qui va devenir son guide intellectuel. Artistiquement, il se tourne rapidement vers la chanson en enregistrant quelques 45-tours : sous le nom de Pascal Régent d’abord (voir ci-dessous) puis sous le nom de Pascal Sevran comme en 1973 lorsqu’il interprète « Les petits Français » à la télévision suisse.

Sa carrière se poursuit par l’écriture de chansons dont la plus connue reste sans doute « Il venait d’avoir 18 ans » interprétée en 1974 par Dalida sur une musique de Pascal Auriat.

En 1979, il publie un premier roman, « Le passé supplémentaire », avant de se tourner vers la télévision et d’y animer des émissions musicales de variétés. En 1981, il fait ses premiers pas sur la chaîne de télé privée française TF1 avec « La Croisée des Chansons« . Puis, il anime sur FR3 Limoges « Laisser passer la chanson » en 1983 et 1984.

Enfin, il lance la mythique émission « La chance aux chansons » en 1984 sur TF1.

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Il en présente le dernier numéro sur France 2 en décembre 2000. Il y découvre de nombreux jeunes talents comme Patricia Kaas ou Patrick Bruel mais il sait aussi jouer sur la nostalgie des téléspectateurs en retrouvant des stars du passé oubliées depuis longtemps. Après la fin de « La chance aux chansons », Pascal Sevran enchaîne avec « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes » jusqu’en 2007.

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Parallèlement à ses activités télévisuelles, Pascal Sevran veut réaliser son rêve d’être chanteur. Il a en effet déjà enregistré quelques 45 tours à la fin des années 1960 sous le nom de Pascal Régent notamment.

Mais, cette fois, ce sont des albums qu’il enregistre et ces derniers sont composés de reprises comme « Succès français » (1991), « A la française » (1993), « Surprise party » (1996), « Viva la vie va » (1997), « Chanter la vie » (1999) ou « La vie continue » (2002).

Voulant aller jusqu’au bout de ses désirs, il se produit à l’Olympia de Paris et effectue des tournées en France et en Belgique notamment. Au milieu des années 1990, il se remet à écrire mais il s’agit cette fois de récits autobiographiques relatant son amitié avec le Président français François Mitterrand ou de son journal intime publié chaque année en janvier. Il bouleverse une bonne partie de la France avec le livre « La vie sans lui » paru en 2001: il y raconte la mort de son compagnon Stéphane Chomont et le deuil qui a suivi. En septembre 2007, Pascal Sevran arrête ses deux émissions télévisées « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes »: il annonce à la presse qu’il est malade et qu’il vient d’être opéré de la gorge. Il va alors entamer un bref mais intense combat contre le cancer du poumon qui le ronge. Il perd la bataille le 9 mai 2008 à l’âge de 62 ans. Il est inhumé le 14 mai à Saint-Pardoux aux côtés de son père, décédé en 2002, et de Stéphane Chomont décédé en 1998.

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7 FEVRIER

SYLVA Berthe7 février 1885 : Naissance, à Lambézellec, de la chanteuse française Berthe SYLVA, sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet. Fille d’un marin et d’une couturière, Berthe Faquet passe son enfance à Brest avant de devenir femme de chambre. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle devient maman d’un petit garçon dont elle ne s’occupera pas: il sera éduqué par ses grands-parents. On ne sait que très peu de choses sur les origines de la carrière de chanteuse de Berthe Sylva qui dateraient de 1910. Elle aurait aussi enregistré un premier disque en 1920: « L’enfant de la misère ». Mais, à partir de 1928, année où elle chante au Caveau de la République à Paris, sa biographie s’étoffe. C’est là qu’elle se fait remarquer par l’accordéoniste et compositeur Léon Raiter qui l’invite à interpréter, dans le studio de Radio Tour Eiffel, des chansons qu’il lui compose et qu’elle enregistre sur des disques 78-tours. En 1929, elle enregistre ainsi « Le racommodeur de faïence » qui se vend à 200.000 exemplaires en deux ans. Berthe Sylva profite de ce succès rapide pour effectuer des concerts dans de nombreuses salles parisiennes et en province française. Un an plus tard, c’est la sortie d’autres chansons comme « Frou frou » et « C’est mon gigolo ». Puis les succès s’enchaînent: « Du gris » (1931), « Le tango des fauvettes » (1931), « La légende des flots bleus » (1931), « La voix de maman »(1932), « Rends-moi mon papa » (1932), « Les mômes de la cloche » (1933), « Les nocturnes » (1934), « Le p’tit Boscot » (1935), « Comme un moineau » (1935) et « Arrêter les aiguilles » (1937). En 1937 aussi, elle enregistre ce qui reste son « standard » éternel et immortel: « Les roses blanches ». Elle atteint ainsi, en enregistrant cette chanson composée par Léon Raiter en 1926, un sommet dans l’art de la chanson réaliste de l’entre-deux guerres.

C’est aussi, un peu, son « chant du cygne », puisque peu après la sortie de cette chanson, l’artiste décide de s’installer à Marseille où, dans la pauvreté la plus totale, elle s’adonne à la boisson. Elle décède à l’âge de 56 ans, le 24 mai 1941, et elle est inhumée à Marseille grâce à sa maison de disques qui finance ses obsèques. Quelques années plus tard, sa dépouille est transférée à la fosse commune du cimetière Saint-Pierre car personne ne renouvelle la concession. Grâce aux matrices des disques de Berthe Sylva qui ont été particulièrement bien conservées, les rééditions de ses chansons ont été nombreuses à la grande époque des vinyles microsillons mais aussi à celle des disques laser et, désormais, à celle du téléchargement numérique. Parmi les succès de Berthe Sylva, il y a aussi « On n’a pas tous les jours vingt ans » qui a marqué plusieurs générations.
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GRECO Juliette - Pochette 20127 février 1927 : Naissance, à Montpellier, de la chanteuse et comédienne française Juliette GRECO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani7 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, de son vrai nom Jean-Paul Vuillerme. En tant qu’interprète, il enregistre une quinzaine de 45-tours et un 33-tours, avec des fortunes diverses, entre 1967 et 1982. C’est lui qui compose le célèbre « Il venait d’avoir 18 ans » que Dalida chante en 1974 sur des paroles de Pascal Sevran et Serge Lebrail. Il est ensuite le producteur de Linda De Suza avec qui il crée le label « Suzaur ». Constituant un duo éphémère des années 1980, David et Jonathan, qui connaissent alors des succès comme « Est-ce que tu viens pour les vacances ? », sont également produits par Pascal Auriat. Victime du SIDA, Pascal Auriat décède le 19 janvier 1989 à Suresnes.

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Pochette du seul grand véritable succès de Gérard BLANCHARD en 1982

7 février 1953 : Naissance, à Tours, du chanteur français Gérard BLANCHARD. Artiste dans l’âme, il apprend l’accordéon durant son enfance et veut s’en servir pour jouer du rock à la manière de Clifton Chénier par exemple. Sa passion pour le dessin et la peinture le pousse à s’inscrire aux Beaux-Arts en 1967. Après avoir effectué son service militaire, il pratique divers petits métiers de toutes sortes. Mais ces pérégrinations hasardeuses le ramènent à l’accordéon dont il joue dans les bals populaires régionaux. Puis, il pense à écrire et composer des chansons. Il fonde alors le groupe « Roxy Musette » en 1975. Cette formation est suivie par « Gueule d’amour » et « Jo BB Folk ». Se décidant à chanter seul au début des années 1980, il est remarqué dans un cabaret parisien par un directeur artistique de la maison de disques Barclay. Ce dernier lui donne l’occasion d’enregistrer un album, « Troglo Dancing », qui sort en 1982. Un tube, « Rock Amadour », en est extrait. Il s’en vend 1.700.000 copies.

En 1983, son deuxième opus, qui porte le titre « Matinée Soirée », est récompensé au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Mais cet album signe déjà le déclin de Gérard Blanchard que le public ne suit plus vraiment. Et ce malgré un retour fracassant en 1987 avec « Elle voulait revoir sa Normandie ». En 1989, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en France. Quatre albums sortent encore entre 1991 et 2003 parallèlement à des tournées et de nombreux concerts. Il est encore sur scène à plusieurs reprises en 2010. En 2011, Gérard Blanchard produit lui-même deux albums. L’un est composé de chansons originales (« La peau du cancre ») et l’autre est un hommage à Georges Brassens. Deux ans plus tard, le 24 juin 2013, il se produit au Théâtre du Petit Saint-Martin à Paris.
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Victoires de la musique 1994 (Christian Morin et Nagui)

7 février 1994 : Les 9e Victoires de la Musique, présentées par Christian Morin et Nagui, sont remises à Paris. Elles récompensent Luc Plamondon pour « Starmania » qui est élu spectacle musical de l’année pour la nouvelle version présentée à Mogador, l’originale datant de 1978. Alain Souchon reçoit deux Victoires: comme interprète masculin de l’année et pour sa chanson « Foule Sentimentale ». L’album de l’année récompense Eddy Mitchell pour « Rio Grande » alors que Renaud est primé pour l’album de musique traditionnelle avec « Renaud cante el Nord ». Le concert de l’année est celui de Johnny Hallyday au Parc des Princes et le videoclip est celui d’Alain Chamfort « L’ennemi dans la glace » réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Chez les dames, Maurane est décrétée artiste francophone de l’année, un titre qui récompense le meilleur artiste interprète ou meilleur groupe francophone non-français selon les critères d’un collège de professionnels. Cette récompense sera supprimée en 1997. Toujours chez les dames, Barbara est sacrée artiste interprète féminine de l’année. Enfin, dans la catégorie « jeune public », c’est Sabine Azéma qui remporte la Victoire pour « Aladdin et la lampe merveilleuse » devant Henri Dès et Richard Bohringer alors que la nomination de Dorothée pour son spectacle à Bercy est copieusement huée par le public de la soirée.
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7 février 2011 : Sortie de l’album de Lucie BERNARDONI « Mélancosmiaque ». Il s’agit du deuxième opus de la chanteuse. L’artiste est sortie de l’aventure « Star Ac » en 2004 après avoir affronté Grégory Lemarchal en finale. C’est ce qui lui donne l’occasion d’enregistrer un premier album moins bien assumé que ce « Mélancosmiaque » qui, bien que produit par des internautes passionnés, ne connaît toutefois qu’un succès d’estime. Vous pouvez lire l’article de « Passion Chanson » consacré à cet album en CLIQUANT ICI.
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19 JANVIER

 

19 janvier 1979 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de Paul MEURISSE à l’âge de 66 ans. Né le 21 décembre 1912 à Dunkerque, il est d’abord chanteur avant d’être comédien et acteur. Son entrée dans le monde artistique se fait par l’intermédiaire d’un radio-crochet qu’il remporte à Paris en 1936. Il devient ensuite un interprète spécialisé des chansons gaies mais d’une manière lugubre. En 1939, il interprète sur scène « Le Bel indifférent », de Jean Cocteau, aux côtés d’Édith Piaf qui est sa compagne jusqu’en 1942. Il entame sa carrière cinématographique en 1946 en tenant le rôle d’un voyou dans « Macadam ». Mais au cinéma, il reste surtout « L’oeil du monocle ». Excellent comédien sur les planches, son plus grand succès de chanteur demeure sans doute le fameux « Margot la ventouse » enregistré en 1943.

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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani

19 janvier 1989 : Décès, à Suresnes, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, victime du sida. De son vrai nom Jean-Paul Vuillerme, Pascal Auriat était né le 7 février 1948 à Paris. En tant qu’interprète, il enregistre une quinzaine de 45-tours et un 33-tours, avec des fortunes diverses, entre 1967 et 1982. C’est Pascal Auriat qui a composé le célèbre « Il venait d’avoir 18 ans » que Dalida chante en 1974 sur des paroles de Pascal Sevran et Serge Lebrail. Il est ensuite le producteur de Linda De Suza avec qui il crée le label « Suzaur ». Il a également produit le duo éphémère des années 1980, David et Jonathan (« Est-ce que tu viens pour les vacances ? ») ainsi que Jean Guidoni.

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19 janvier 2002 : Remise des NRJ Music Awards de l’année 2001 au Palais des Festivals de Cannes (F) à l’occasion de la 36e édition du MIDEM, le Marché International du Disque et de l’Edition Musicale. Parmi les candidats aux NRJ Music Awards, il y a, côté francophone, Gérald DE PALMAS, les finalistes de la 1ère Star Academy, GAROU, ZAZIE, Axel BAUER, Mylène FARMER, Jean-Jacques GOLDMAN et MC SOLAAR. La soirée est retransmise en direct sur la chaîne de télé privée française TF1 et est présentée par Anthony Kavanagh. Ci-dessous, visionnez l’attribution de l’album francophone de l’année à Gérald DE PALMAS par ALIZEE et Marc LAVOINE ainsi que la récompense de l’artiste francophone féminine de l’année qui est décernée à Mylène FARMER par Estelle LEFEBURE et Gad ELMALEH.

 

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9 MAI

Dick Annegarn – pochette de l’album de 2008

9 mai 1952 : Naissance, à La Haye, de l’auteur, compositeur et interprète néerlandais Dick ANNEGARN. Même s’il naît aux Pays-Bas, l’artiste passe presque toute sa jeunesse en Belgique, à Bruxelles. Passionné par le folk et le blues américains, le jeune Dick apprend la guitare tout seul et décide de s’installer à Paris en 1972 avec des chansons plein la tête. Et c’est dans la capitale française qu’il va enregistrer son premier album à la fin de l’année 1973. Ce disque est rapidement un succès et une chanson envahit toutes les radios francophones: « Bruxelles ».

Alors que ce « tube » est encore dans toutes les oreilles, Dick Annegarn enchaîne avec d’autres morceaux de choix: « Sacré Géranium » et « Mireille » notamment. Mais le chanteur finit par se sentir prisonnier de son rôle de vedette un peu malgré lui. Et il préfère choisir une démarche d’artisanat qui va le rendre moins populaire tout en atteignant un public plus restreint mais aussi plus exigeant. Dick Annegarn consacre également une grande partie de son temps à d’autres activités. Et, de temps à autre, il livre l’un ou l’autre spectacle, comme au Théâtre 140 de Bruxelles en 1984, qui ne laisse jamais indifférent. En 2006, il reçoit la reconnaisance de ses pairs qui lui rendent hommage sur le disque « Le Grand Dîner » où se retrouvent Arno, Chédid père et fils, Bashung, Bénabar, Souchon ou encore Mathieu Boogaerts. Deux ans plus tard, Dick Annegarn publie « Soleil du Soir », un album aux accents blues enregistré à New York. Et, en 2011, il sacrifie enfin à sa passion de toujours en enregistrant des standards du folk et du blues américain sur « Folk-Talk ». En juin 2014, son album suivant fait aussi référence à l’une de ses passions de bon Hollandais: « Vélo Va ». Ensuite, Dick fête ses quarante ans de chansons à l’Olympia de Paris en compagnie de Yael Naïm, Emily Loizeau et Raphaël. Après une tournée en France et en Belgique, il revient dans le Sud-Ouest de la France où il s’est retiré il y a quelque temps et où il organise chaque année le « Festival du Verbe ». Fin mars 2016, son « tube » « Bruxelles » connaît une nouvelle popularité en étant associé aux hommages rendus à la capitale belge et européenne après les attentats du 22 mars qui ont tué plus de 30 personnes à l’aéroport et dans le métro. La même année, il commercialise l’album « Twist » promotionné par la chanson « Au marché des mendiants ». En 2018, Dick Annegarn réenregistre douze de ses titres passés accompagné par un grand orchestre pour l’opus intitulé « 12 villes 12 chansons ».

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Philippe Vancles en 2009

9 mai 1968 : Naissance, à Tournai, du chanteur belge Philippe VANCLES. Très tôt il se passionne pour les chansons de Daniel Balavoine et la musique. Tout en étudiant le piano classique, il compose ses premières chansons à l’âge de douze ans. Au milieu des années 1980, il est le chanteur d’un groupe de sa région natale: Exode. Mais cette expérience ne va pas durer et c’est seul que Philippe veut évoluer lorsqu’il signe un premier contrat chez EMI en 1993. Quelques singles lui procurent un certain succès auprès des radios et du public belges. Puis, en 2000, il enregistre un premier album: « Les grands sentiments » qui sera suivi de « Etat second » en 2004. Ces deux disques lui permettent de participer, en Belgique, aux Francofolies de Spa mais aussi à la Fête de la Musique et aux Fêtes de Wallonie. A cette époque, Philippe adapte en français ou écrit de nombreux textes de chansons pour le chanteur belge néerlandophone Paul Severs. En 2006, il est l’un des rares artistes belges à se produire dans les prisons de son pays. A la fin de l’année 2008, il enregistre un duo avec l’actrice Annie Girardot: «  »A côté de sa Vie ». Le disque est vendu au profit de l’association: « Agir pour Alzheimer ». Son troisième album s’appelle « Kamikaze » et sort en 2009. Bien calé dans son époque, l’opus est plus pop-rock que les précédents mais il ne connaît pas pour autant un succès plus retentissant. Dommage car l’artiste mériterait assurément plus d’attention de la part des medias et du public. En janvier 2015, l’artiste sort un nouveau single intitulé « La lumière ». Depuis, Philippe Vancles est aussi le chanteur du groupe belge « Lipstick » qui se produit sur scène pour faire revivre, avec brio, le répertoire de Daniel Balavoine.

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Pascal Sevran

9 mai 2008 : Décès du producteur, animateur, auteur et chanteur français Pascal SEVRAN, à l’âge de 62 ans, des suites d’un cancer. Il naît à Paris le 16 octobre 1945 sous le vrai nom de Jean-Claude Jouhaud. Son père est alors chauffeur de taxi et sa mère couturière. Peu intéressé par l’école, il voue par contre une passion sans borne pour la chanson populaire. Adolescent, il se débrouille pour assister le plus souvent possible à l’émission télévisée de Mireille: « Le petit conservatoire de la chanson ». Il y fait la connaissance du mari de la chanteuse, le philosophe Emmanuel Berl qui va devenir son guide intellectuel. Artistiquement, sa carrière commence par l’écriture de chansons dont la plus connue reste sans doute « Il venait d’avoir 18 ans » interprétée en 1974 par Dalida sur une musique de Pascal Auriat. En 1979, il publie un premier roman, « Le passé supplémentaire » avant de se tourner vers la télévision et d’y animer des émissions musicales de variétés. En 1981, il fait ses premiers pas sur la chaîne de télé française TF1 avec « Croisée des chansons ». Puis, il anime sur FR3 Limoges « Laisser passer la chanson » en 1983. Enfin, il lance la mythique émission « La chance aux chansons » en 1984 sur TF1. Il en présente le dernier numéro sur France 2 en décembre 2000. Il y découvre de nombreux jeunes talents comme Patricia Kaas ou Patrick Bruel mais il sait aussi jouer sur la nostalgie des téléspectateurs en retrouvant des stars du passé oubliées depuis longtemps. Après la fin de « La chance aux chansons », Pascal Sevran enchaîne avec « Chanter la vie » et « Entrée d’aristes » jusqu’en 2007. Parallèlement à ses activités télévisuelles, Pascal Sevran veut réaliser son rêve d’être chanteur. Lui qui a déjà enregistré quelques 45 tours à la fin des années 1960 (sous le nom de Pascal Regent notamment), le voici qui sort des albums qui sont faits de reprises comme « Succès français » (1991), « A la française » (1993), « Surprise party » (1996), « Viva la vie va » (1997), « Chanter la vie » (1999) ou « La vie continue » (2002).

Voulant aller jusqu’au bout de ses désirs, il se produit à Olympia de Paris et effectue des tournées en France et en Belgique notamment. Au milieu des années 1990, il se remet à écrire mais il s’agit cette fois de récits autobiographiques relatant son amitié avec le Président français François Mitterrand ou de son journal intime publié chaque année en janvier. Il bouleverse une bonne partie de la France avec le livre « La vie sans lui » paru en 2001: il y raconte la mort de son compagnon Stéphane Chomont et le deuil qui a suivi. En septembre 2007, Pascal Sevran arrête ses deux émissions télévisées, « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes »: il annonce à la presse qu’il est malade et qu’il vient d’être opéré de la gorge. Il va alors entamer un bref mais intense combat contre le cancer du poumon qui le ronge. Il perd la bataille le 9 mai 2008, à l’âge de 62 ans. Il est inhumé le 14 mai à Saint-Pardoux aux côtés de son père, décédé en 2002, et de Stéphane Chomont décédé en 1998.
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