GRECO Juliette

Juliette Gréco en 2012

La chanteuse et comédienne française Juliette GRECO est née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var.

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Décès de Juliette GRECO : une grande interprète nous a quittés

L’année 2020 n’aura décidément pas de limites pour nous décevoir. Paralysé et désemparé par un virus minuscule mortifère, le monde de la musique et de la chanson francophone aura aussi vu disparaître un grand nombre d’artistes ayant marqué le paysage pendant des dizaines d’années. Ainsi, après Zizi Jeanmaire et Annie Cordy, c’est maintenant une autre interprète nonagénaire qui est partie dans les étoiles : Juliette Gréco.
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Juliette Gréco était née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var. Les obsèques de l’artiste seront célébrées le 5 octobre 2020 à Paris avec une cérémonie organisée dans l’église de Saint Germain des Prés en toute logique pour celle qui a été surnommée « la muse » de ce quartier parisien très animé dans les années 1950.

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4 AVRIL

Anthony Perkins : la pochette du 45 t de 1962 – Photo (c) Nicolas Tikhomiross

4 avril 1932 : Naissance, à New York, de l’acteur américain Anthony PERKINS. En tant que comédien, Anthony Perkins s’est rendu définitivement célèbre par son interprétation du rôle principal dans le film d’Alfred Hitchcock : « Psychose ». Parallèlement à sa carrière d’acteur, vers le milieu des années 1950, Anthony Perkins commence à enregister ses premiers disques sur lesquels on découvre une belle voix de crooner. Il grave ainsi plusieurs microsillons tendance jazzy et enregistre également quelques 45 tours en français, dont une version très personnelle de « Il n’y a plus d’après » de Guy Béart (1962) ou encore « Quand tu dors près de moi », basée sur une mélodie de Johannes Brahms. Anthony Perkins est mort le 12 septembre 1992 à Hollywood.

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Daran en 2012

4 avril 1959 : Naissance à Turin, en Italie, du chanteur et compositeur français DARAN dont c’est le véritable nom, son prénom étant Jean-Jacques. Son père est alors négociant en montres suisses. Musicien dans l’âme, le petit Jean-Jacques a à peine sept ans lorsqu’il s’essaie à jouer du Santana sur sa guitare. A 17 ans, il quitte l’Italie pour vivre en France, à Chambéry. Sa passion pour la musique ne fait que s’amplifier même si elle ne débouche pas tout de suite sur la formation d’un groupe, la prestation de concerts ou l’enregistrement d’un disque. Car c’est en effet à 30 ans que Daran se décide à composer sur les textes d’une amie chanteuse et auteure: Alana Filippi. L’artiste se pique au jeu et se rend compte que c’est peut-être sa vocation. Il décide alors de fonder un groupe en 1991: Les Chaises. D’emblée engagé par la multinationale Warner, le groupe enregistre un premier disque intitulé « J’évite le soleil » qui est remarqué par les professionnels des médias. Un deuxième album, « Huit Barré », sort en 1994 et la chanson « Dormir dehors » est un « tube ».

Après cet énorme succès, le groupe explose pour libérer Daran de toute contrainte. Car sa carrière est alors lancée et elle sera une sorte d’épreuve de fonds jamais jalonnée de succès calculés et réguliers. Deux ans plus tard, l’album intitulé « Déménagé » installe un peu plus la popularité de Daran et, en 2000, les chansons acoustiques d' »Augustin et Anita » permettent à leur interprète de se produire en juillet au Festival d’Eté de Québec.

Daran vit alors un véritable coup de foudre pour cette partie francophone du Canada. L’album « Pêcheurs de Pierre » qui sort en 2003 marque un tournant pour Daran qui travaille avec le parolier Pierre-Yves Lebert alors que tous ses textes ont jusque-là été écrits par Alana Filippi. Les années qui suivent permettent à Daran de surtout composer pour les autres. Il enrichit ainsi de ses mélodies les répertoires de Maurane, Florent Pagny, Sylvie Vartan, Johnny Hallyday ou Michel Sardou. Le chanteur revient à sa carrière en 2007 avec l’album « Le petit peuple du bitume » qui contient des envolées musicales incroyables et des solos instrumentaux étonnants. En juillet 2008, les Francofolies belges de Spa proposent à l’artiste un spectacle « carte blanche » où il invite ceux avec qui il a l’envie de partager la scène Pierre Rapsat: MC Solaar, Stanislas, Maurane, Kad Merad ou Calogero par exemple. En novembre 2009, une bande dessinée signée Michel Alzéal, et dont le titre est « Couvert de poussière », est basée sur une histoire originale reprenant des chansons de Daran. Un disque laser « compilation » de chansons accompagne le livre. En octobre 2010, au cours d’une interview livrée au journal « Le Devoir » de Montréal, Daran déclare avoir décidé de s’installer avec sa compagne au Québec. Autre exercice pour le compositeur en 2011: il signe la musique du premier film de Kad Merad, « Monsieur Papa ». A la fin de cette même année, l’artiste réalise une tournée de plusieurs mois au Québec. Et, à la fin de cette aventure, comme pour y associer un souvenir éternel, Daran enregistre, avec ses musiciens et dans les conditions du direct, un nouvel album qu’il appelle « L’homme dont les bras sont des branches ». Cet opus est commercialisé en Europe en mai 2013 et lui permet de se présenter sur scène dans des festivals estivaux comme les Francofolies de Spa en Belgique. En octobre 2014, au Québec, sort l’album « Le monde perdu ». Depuis, Daran s’est produit à de nombreuses reprises sur scène avec un spectacle où il mêle des versions acoustiques de ses chansons avec des animations vidéos totalement réussies.

En septembre 2017, l’artiste commercialise son dixième album qui a pour titre « Endorphine ». Et, durant l’été 2018, Daran est à nouveau programmé pour des prestations dans le cadre des festivals d’été comme, par exemple, les Francofolies de Spa, dont il est un ami habitué, le 21 juillet.

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