11 JANVIER

11 janvier 1923 : Naissance, à Paray-le-Monial, de la comédienne et fantaisiste française Jacqueline MAILLAN. Elle reste plus connue pour ses rôles et sketches extravagants que pour les 45 tours qu’elle a enregistrés. Car, en 20 ans, de 1954 à 1974, elle a sorti quelques chansons qui, toutes, étaient humoristiques. Depuis « Bergerette » jusqu’à « Mon polo », signées Michel Emer qui écrivit « L’accordéoniste » pour Edith Piaf.

Si ces mélodies n’ont pas révolutionné la chanson française, son interprétation de « Je t’aime moi non plus » parodiant Jane Birkin et Serge Gainsbourg, qu’elle a enregistrée en 1970 avec Bourvil, reste un morceau d’anthologie de l’humour gaulois. Jacqueline Maillan est décédée le 12 mai 1992 à Paris.

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18 JUILLET

18 juillet 1917 : Naissance, à Cayenne en Guyane, du chanteur français Henri SALVADOR. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé » ou encore « Zorro est arrivé ».

En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana ». Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses. Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marchent encore très bien sans atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».

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18 juillet 1933 : Naissance, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE sous le nom de Jean Gouyé. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard.

Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a eu « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne s’oriente vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de réaliser ses premiers films: il y a « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films sont composées par Jean Yanne. L’artiste meurt le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
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La Grande Sophie en 2016

18 juillet 1969 : Naissance, à Thionville, de l’auteure-compositrice et interprète française LA GRANDE SOPHIE sous le vrai nom de Sophie Huriaux. Elle quitte la Moselle très jeune car ses parents vont s’installer à l’autre bout de la France, à Port-de-Bouc près de Marseille. Le père de Sophie est alors technicien sidérurgiste et sa mère infirmière. Un jour de congé, la petite fille est émerveillée par le film « Peau d’Ane » de Jacques Demy qui est diffusé à la télévision. Et elle décide de s’intéresser à la musique en apprenant d’abord la guitare à l’âge de neuf ans. Quatre ans plus tard, avec son frère et un voisin de la famille, elle crée un premier groupe musical qui a pour nom « Entrée Interdite ». Le 21 juin 1982, la formation se produit lors des fêtes de la musique qui ont lieu dans le collège où Sophie est inscrite. L’adolescente ambitionne de devenir sculptrice et, pour ce faire, s’inscrit aux Beaux-Arts de Marseille où elle suit les cours pendant deux ans. Car, par dessus tout, c’est définitivement la musique qui l’intéresse. Elle décide ainsi de rejoindre la capitale française en 1990 pour tenter sa chance et, dans un premier temps, pour y jouer dans des bars et des petites salles sous le nom qu’elle a désormais choisi: la Grande Sophie. Elle peaufine son expérience pendant quelques années et, en février 1996, elle écrit en partie et interprète une comédie musicale, « La Marée d’Inox », qui est présentée au théâtre Jean Vilar de Suresnes. Remarquée par les organisateurs des Francofolies de La Rochelle, elle est invitée à venir y chanter en juillet. Les chansons de Sophie s’accumulent et sont maintenant prêtes à figurer sur un premier disque que l’artiste autoproduit en 1997. Cet opus connaît ce que l’on appelle un succès d’estime: il est apprécié des professionnels et des journalistes qui en parlent positivement. Il permet aussi à la chanteuse de négocier un contrat avec une firme phonographique qui va lui produire son second album. Commercialisé en 2001 sous le titre « Le Porte-Bonheur », la galette numérique est annoncée par le single « Martin » et se vend à plus de 50.000 exemplaires.

Le répertoire de La Grande Sophie est donc à maturité lorsque sort, en 2004, le troisième opus qui a pour titre « Et si c’était moi » et qui contient les succès « On savait » et « Du Courage ». La tournée de concerts qui suit ainsi que son passage sur la scène de l’Olympia de Paris sont également une grande réussite récompensée par les Victoires de la Musique (révélation scène) en 2005. Quelques mois plus tard, l’artiste aborde un virage musical plus rock avec le disque suivant qui est intitulé « La Suite… ». En 2006, la Grande Sophie décide de souffler un peu, de crainte de se répéter et de se fourvoyer dans un style musical de plus en plus chargé. Elle accepte divers projets scéniques au cours des deux années suivantes et reprend le chemin des studios en 2008 pour enregistrer un mini-album de six chansons en version acoustique. La tournée de concerts qui va suivre est de la même veine et a pour titre « Toute seule comme une grande ». Plus axé sur la voix, l’album « Des vagues et des ruisseaux » est chez les disquaires au début 2009. Elle est sur la scène des trois Francofolies durant l’été: La Rochelle, Montréal et Spa. Et, un an après sa sortie commerciale, l’album reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros dans la catégorie chanson. La Grande Sophie publie son sixième album, intitulé « La Place du fantôme » en février 2012. Ce disque est basé sur le thème de la rupture et la chanteuse s’y exprime sans complexe ni restriction entre songe et réalité sur des mélodies acoustiques ou des rythmiques pop. Sonorités électroniques, écriture introspective, mélodies cousues main, voix assurée, la chanteuse y laisse la place à toutes les facettes de sa personnalité, même fantomatique. Avec ces nouvelles chansons et des plus anciennes, l’artiste repart sur la route des spectacles qui passent par l’Europe francophone et le Québec en 2012 et 2013. Avec une régularité exemplaire, elle commercialise l’album suivant en septembre 2015: « Nos histoires ». L’opus raconte des histoires comme celle de Maria Yudina, pianiste russe qui vécut sous l’ère stalinienne et qui fit preuve de beaucoup de courage, d’audace et de fermeté dans ses combats. En mai 2019, les médias reçoivent un single avec la chanson « Une vie » qui annonce un nouvel album pour septembre de la même année : « Cet instant ».
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18 juillet 1997 : La chanteuse française ELSA participe à ses premières Francofolies et c’est à Spa en Belgique que cela se passe alors qu’elle fête ses onze ans de carrière. Dans le cadre de ces Francofolies de Spa, le même jour, une fête est consacrée au groupe INDOCHINE. Alors que les invités de la célèbre formation sont Axelle RENOIR, Marc MORGAN et Rudi LEONET, la première partie est assurée par le groupe belge HUY!, VENDETTA, la chanteuse argentine Mercedes AUDRAS et le chanteur français Mathieu BOOGAERTS.
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Marc Chevalier (c) Le hall de la chanson

18 juillet 2013 : Décès, à Paris, du comédien, chanteur, guitariste, musicien, chansonnier et enseignant français Marc CHEVALIER à l’âge de 93 ans. Né en mai 1920 à Avignon, il commence sa carrière comme comédien. Puis il rencontre des musiciens qui s’appelleront bientôt les Frères Jacques. Marc Chevalier les accompagne à la guitare et se passionne pour l’humour et le music-hall. En 1947, après quelques apparitions dans des cabarets parisiens, il rencontre André Schlesser avec qui il forme le duo « Marc et André ». Ils obtiennent de plus en plus de succès avec leurs chansons qu’ils présentent surtout au TNP, le Théâtre National Populaire de Jean Vilar. Mais leurs disques deviennent aussi très populaires et remportent à deux reprises le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1956 et en 1963. Entretemps, en 1951, Marc Chevalier rachète un cabaret parisien nommé « L’Ecluse », bien décidé à en faire un lieu intimiste consacré à la chanson française. Léo Ferré est l’un des premiers artistes connus à s’y produire alors que Barbara, Jacques Brel, Cora Vaucaire ou Serge Lama y débutent. En tant que « boîte à chansons », l’Ecluse ferme ses portes en 1975 et devient, par la suite, notamment, un bar à vins. Plus tard, Marc Chevalier crée un centre de formation aux métiers d’art et de la communication. Il enseigne aussi au conservatoire parisien de Nadia et Lili Boulanger. En 1987, Marc Chevalier raconte ses souvenirs dans un livre intitulé « Mémoires d’un Cabaret: L’Écluse ». Il décède le 18 juillet 2013 et est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris le 25.
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27 JUIN

Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

27 juin 1931 : Naissance à Izmir, en Turquie, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Ses parents français travaillent dans le service diplomatique et Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses.

Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian, 56 ans après lui.
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Julos en 2011

Julos en 2011

27 juin 1936 : Naissance, à Ecaussinnes, de l’auteur-compositeur-interprète belge Julos BEAUCARNE. Il est également poète, écrivain, conteur et sculpteur. Fils d’un inventeur, fabricant et marchand de machines agricoles, il est aussi petit-fils de fermier et il se montre très vite attaché au terroir sous toutes ses formes. Après des humanités suivies sans problèmes au Collège Saint-Vincent de Soignies (B), il tente des études supérieures en divers domaines mais il ne les achève pas. Il tâte ainsi des lettres, de la philologie romane et de l’assistance sociale. Pour vivre, il exerce alors divers petits boulots plus ou moins lucratifs: assureur, professeur d’éducation physique, inventeur d’une méthode d’apprentissage de la guitare et, enfin, placeur d’antennes de télévision à l’époque où celles-ci sont très en vogue. Intéressé également par les arts du spectacle et la musique, il suit des cours de mime. En voyage en Provence en 1961, sa voiture tombe en panne et il décide de chanter sur les places publiques pour payer les réparations. De retour en Belgique, il joue la comédie dans différents théâtres bruxellois pour lesquels il compose aussi des musiques. Alors qu’il a pris l’habitude de retourner chanter chaque été sur les places des villages provençaux, il finit par présenter ses chansons à Paris en 1966 chez la chanteuse Monique Morelli qui tient alors un cabaret. Il parvient à enregistrer un premier disque grâce à des souscriptions financières: « Le sort d’ici bas ». En 1967, l’artiste reçoit le prix des Rencontres poétiques du Mont-Saint-Michel (F) pour l’album « Julos Beaucarne chante Max Elskamp ». Très productif, le chanteur enregistre encore deux 33 tours dans les mois qui suivent: l’un avec des chansons personnelles et l’autre avec des chansons de sa région natale d’Ecaussinnes et du Centre. En 1968, Julos chante à Londres. Jusqu’en 1975, il multiplie les enregistrements de disques mais aussi les distinctions et les spectacles. A la chandeleur 1975, un drame marque l’homme à jamais: sa compagne est assassinée par une personne travaillant pour le couple. Loulou laisse deux orphelins de leur maman: Christophe et Boris. Julos multiplie alors ses activités et se réfugie dans la poésie et la musique pour essayer de tourner la page. Entre 1975 et 1978, les récompenses continuent à affluer avec, notamment, le Prix Charles-Cros décerné pour l’ensemble de son oeuvre.

De 1978 à 1980, il tente une nouvelle expérience, télévisuelle cette fois, avec l’émission « De bric et de broc » diffusée en Belgique par la RTBF (Radio Télévision publique Belge Francophone). La suite de sa carrière est alors une alternance de sorties de disques et de spectacles dans des lieux les plus divers et parfois lointains: Québec, Vancouver, Mexique, Japon, Maroc, Algérie, Inde, Arabie Saoudite, etc. Julos se distingue aussi par ses idées parfois qualifiées de farfelues par les personnes les plus « terre-à-terre ». A Liège (B) par exemple, en 1986, il inaugure la première centrale électrique musculaire: 105 spectateurs pédalent sur des vélos fixes pour éclairer le chanteur sur scène. Il passe aussi une grande partie de son temps libre à détourner des objets de leur utilisation première. Il en fait des objets d’art qu’il expose à l’image de ces fameuses bobines vidées de leur câbles électriques et qui, superposées, deviennent des pagodes baptisées « post-industrielles ». En 1993, lors des funérailles du roi des Belges Baudouin, Julos est invité à chanter en compagnie de Barbara d’Alcantara. Au début des années 2000, Beaucarne est également demandé par le cinéma où il tourne « Le Mystère de la Chambre Jaune » et « Le Parfum de la Dame en Noir ». En 2006, l’artiste est foudroyé par une attaque cardiaque et l’opération qu’il subit l’oblige à réduire ses activités. Mais, un an plus tard, il est de retour avec un nouvel album, « Le jaseur boréal », et le spectacle qui y est consacré. En 2008, l’auteur-compositeur belge est au centre d’un album hommage interprété par 22 chanteurs belges, français et québécois qui enregistrent les titres à leur manière: du rock au rap en passant par le jazz. Et, en 2012, Julos est de retour avec un album de chansons et poésies originales: « Le Balbuzard fluviatile ». Depuis plus de cinquante ans, Julos Beaucarne occupe une place tout à fait particulière dans le domaine de la chanson francophone. Il n’a jamais fait de concessions au show-business: il n’en a pas eu besoin. Il n’a jamais trahi la langue française sauf lorsqu’il a, à de nombreuses reprises, interprété des chansons traditionnelles du répertoire wallon ou traduit des oeuvres de Brassens, Vigneault et consorts dans ce dialecte dont il est un ambassadeur remarquable dans le monde entier. De plus en plus discret, il n’était pas joignable lors de ses 80 ans en 2016. La rumeur d’un problème de santé important, répandue à l’époque, n’a toujours pas été démentie. En 2018 cependant, on pouvait lire ce bref texte écrit par Julos sur son blog : « Je suis descendu du ventre de ma mère un 27 de juin en 1936, je suis d’un autre siècle et en secret j’espère vivre encore longtemps tant que l’Univers persiste. Je marche à petits pas dans la blanche lumière qui me transperce encore et le corps et l’esprit, j’espère rebondir chaque jour davantage, garder ma mémoire fraîche comme le cœur d’un fruit. »
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Jérôme Savary

Jérôme Savary

27 juin 1942 : Naissance, à Buenos Aires en Argentine, du metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, Juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères avec de jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers. Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006 et « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.

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Isabelle Adjani en 1982 – Photo (c) R. Melloul

27 juin 1955 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Isabelle ADJANI d’un père algérien et d’une mère allemande. Elle vit d’abord à Gennevilliers et, après des études primaires à Courbevoie, elle va au lycée à Reims. A quatorze ans, un peu par hasard, elle obtient un premier rôle dans le film « Le Petit Bougnat » de Bernard Toublanc-Michel. Remarquée, elle va être engagée par la réalisatrice Nina Companeez pour jouer, deux ans plus tard, dans « Faustine et le bel été ». En 1972, elle entre à la Comédie Française et joue dans de plus en plus de films mais aussi dans des pièces de théâtre. Dès 1974, alors qu’elle est la vedette de « La Gifle » de Claude Pinoteau, Isabelle Adjani s’essaie à la chanson. Et c’est Serge Gainsbourg qui lui fait enregistrer le titre « Rocking chair » pour un show de télé consacré à Sacha Distel et réalisé par Maritie et Gilbert Carpentier. Elle remet le couvert en 1982 lors d’une émission des Carpentier où elle interprète un duo avec Jacques Higelin: « Je ne peux plus dire je t’aime ». Un plus tard, en 1983, Serge Gainsbourg revient vers elle pour lui faire enregistrer un album entier. Le premier titre à être promu par les radios est « Pull marine » dont le clip video est réalisé par Luc Besson. Dans la foulée de ce gros succès, les médias diffusent ensuite les hits « Ohio » et « Beau oui comme Bowie ». En 1986, elle enregistre encore un 45 tours dont les chansons ne sont plus écrites par Gainsbourg: le succès de « La princesse au petit pois » est très mitigé. En 1996, Adjani quitte Paris pour s’établir en Suisse à Genève. Sept ans plus tard, elle chante « Bon voyage » pour la bande originale du film du même titre réalisé par Jean-Paul Rappeneau. Puis, en 2004, elle enregistre un duo avec Pascal Obispo, « On ne sert à rien » sur l’album « Ensemble contre le Sida ». Pascal Obispo aurait d’ailleurs écrit et composé un album qu’Isabelle devait enregistrer en 2007 avec des duos mais celui-ci ne s’est jamais finalisé. En 2008, elle participe à l’album « Aimer ce que nous sommes » de Christophe et chante avec lui « Wo wo wo wo ». Trois ans après, c’est la chanson du film « De force » de Frank Henry, « Tomber », qu’elle interprète. En 2018, elle retrouve Pascal Obispo pour enregistrer à ses côtés une chanson de son nouvel album avec Youssou N’Dour : « D’accord ».

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19 JUIN

En 2006

19 juin 1973 : Naissance, à Tours, de la chanteuse française NADIYA sous le nom de Nadia Zighem. Sa famille est d’origine algérienne et elle est la cadette des six enfants. C’est l’athlétisme qui passionne d’abord la petite fille qui se dirige tout naturellement vers des études sportives. A seize ans, elle est sacrée championne de France du 800 mètres dans la catégorie juniors. Elle se découvre alors des talents de chanteuse et décide de partir pour Paris où, encouragée par l’humoriste Smaïn, elle s’inscrit en 1996 au casting de « Graines de stars », le crochet télévisé de la chaîne privée M6. Elle y connaît la gloire en remportant trois fois le concours. Et cela lui permet d’enregistrer un premier disque produit par Smaïn en 1997. Les professionnels de la chanson s’intéressent à elle et, en 2000, elle fait partie des choristes figurant sur l’album de Stomy Bugsy « Trop jeune pour mourir ». Un an plus tard, la chanteuse saisit l’opportunité d’enregistrer un premier single, « J’ai confiance en toi », qui connaît un succès léger confirmé par un second essai qui se classe dans le top 30 des ventes: « Chaque fois ». Les deux titres sont repris ensuite sur l’album « Changer les choses » qui n’atteint pas des sommets de popularité. Ce succès mitigé n’empêche cependant pas Nâdiya d’être nommée aux Victoires de la Musique en 2002. Dès 2003, le producteur Thierry Gronfier s’intéresse à l’artiste et lui fait enregistrer les chansons qui vont vraiment la faire sortir de l’anonymat: « Parle-moi » se classe quatrième dans les hits français mais est aussi un tube en Belgique et en Suisse.

L’album « 16/9 », consécutif à ce succès, est également une des meilleures ventes francophones de l’année 2004. Mais cette popularité va être amplifiée encore par le score sans appel du single suivant: « Et c’est parti », un tube européen.

En 2005, l’album « 16/9 » reçoit la Victoire de la musique dans la catégorie rap/hip-hop/R&B. Un an plus tard, le troisième album est lancé par le duo avec Smartzee: « Tous ces mots ». L’opus intitulé simplement « Nâdiya » se classe vite comme le plus vendu en France. Le public de Nâdiya rêve alors de la découvrir sur scène et une première tournée de concerts est prévue pour 2006 puis reportée à 2007 avant d’être à nouveau postposée à 2008 sans raison particulière. En 2008, l’artiste enregistre un duo avec Enrique Iglesias, « Tired of being sorry », où elle répond au chanteur hispano en français « Laisse le destin l’emporter ». Cette chanson occupe la première place des classements de vente français et belges durant plusieurs semaines. A la fin de la même année, elle commercialise l’album « Electron libre ». Alors qu’elle n’a toujours pas proposé, sur scène, autre chose que des petites prestations sur des podiums télévisés ou radiodiffusés, Nâdiya semble s’éloigner du show-business en 2010 même si elle participe brièvement en 2011 à l’aventure télévisée de « Danse avec les stars » sur la chaîne privée française TF1. En décembre 2017 toutefois, Nadiya revient à la musique et propose, notamment sur YouTube, le clip d’une nouvelle chanson en français au titre anglais : « Unity ». Son retour se poursuit en 2018 avec le titre « Nirvana » et, au début 2019, avec « Top ». Ce dernier morceau annonce un nouvel album qui est intitulé « Odyssée » et qui est commercialisé au printemps 2019.
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En 1981

19 juin 1986 : Décès à Opio (Alpes-Maritimes, France), dans un accident de moto, de l’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE. Coluche, de son vrai nom Michel Colucci, naît le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche a imposé, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire en France. Parallèlement à ses activités d’humoriste, il s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse » aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin ». Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos », composée par Jean-Jacques Goldman et dont il assure l’introduction. Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ». Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Au point de tater lui-même de la musique à chaque fois qu’il en a l’occasion. Il participe ainsi à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ». La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ». Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986.

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23 AVRIL

23 avril 1947 : Naissance, à Cologne en Allemagne, de l’humoriste, comédien et chanteur français Michel LEEB. Placé en pension en France au divorce de ses parents, c’est auprès de ses camarades d’internat qu’il va d’abord se découvrir des talents comiques. En 1970, tout jeune enseignant, il professe la philosophie à Bourg-la-Reine pendant moins de deux ans. Féru de théâtre et de comédie, il se dirige alors vers l’humour et les sketches. Il commence cette carrière par des imitations largement appuyées par des mimiques et des grimaces: il connaît le succès avec le Chinois ou l’Africain par exemple. D’année en année, son répertoire s’étoffe et il va peu à peu s’orienter aussi vers le théâtre et la musique. En 1986, il réunit les deux disciplines puisque, après avoir joué dans la pièce du même nom, il crée et interprète une chanson qui a pour titre « Le tombeur ». La mélodie de cette chanson est d’inspiration jazz et, au fil des années qui vont suivre, Michel Leeb va de plus en plus donner libre cours à sa passion pour ce genre musical. C’est ainsi qu’il s’illustre comme chanteur avec le Count Basie Orchestra et qu’un disque est enregistré de cette aventure en 2002: « Bon Basie de Paris ». Le 14 février 2014, Michel Leeb sort un album de chansons jazzy intitulé « Repères » et composé de titres originaux ainsi que de reprises telles que « Fiche le camp Jack » (Richard Anthony/Ray Charles), « Je veux être noir » (Nino Ferrer),, etc.

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L’album français de 1996

23 avril 1961 : Naissance, à Sainte-Anne de Bellevue, du musicien et chanteur québécois Jeff SMALLWOOD. C’est dans cette cité de la banlieue de Montréal que Jeff grandit et entame des études musicales à l’âge de huit ans. Il choisit d’abord les instruments à vent. En 1974, il s’inscrit à la Haute Ecole McDonald où il opte pour la prestigieuse section musicale. Une anné d’études suffit a lui attribuer le poste de flûtiste soliste de l’orchestre qu’il garde jusqu’à la remise de son diplôme en 1978. Entretemps, Jeff s’est intéressé aussi à la guitare dès 1975. Il devient ainsi aussi guitariste de l’orchestre Hudson McDonald Stage Band. Avec cette formation, il se classe premier du concours du Berklee Jazz Festival en 1976, 1977 et 1978. En 1978, Jeff se décide à entamer sa carrière musicale propre mais celle-ci commence par des boulots de conseiller et de consultant pour des groupes et orchestres prestigieux. En 1986, il forme, avec neuf musiciens, le groupe « The Majestics » où il est chanteur, guitariste et chef d’orchestre. Il accompagne alors l’artiste Luba sur scène et participe à l’enregistrement des albums de Gerry Boulet, Ray Lyell et de Breen Leboeuf. En 1990, Jeff décide de se lancer dans la réalisation de son premier album. Pour le financer, il continue à travailler comme guitariste sur scène aux côtés d’artistes comme Robert Charlebois, Roch Voisine, Carole Laure ou Richard Séguin. Finalement, c’est le 4 octobre 1994 que sort ce premier disque qui est chanté en anglais: « Welcome to the world ». Mais, deux ans plus tard, c’est en français que l’artiste décide d’enregistrer son deuxième opus: « Boulevard des Minuscules ». Les treize chansons y sont écrites par le célèbre Boris Bergman, qui a déjà beaucoup écrit pour Bashung notamment, et elles témoignent d’une véritable mixité francophone issue des deux côtés de l’Atlantique. Et, en cette même année 1996, Jeff Smallwood entame sa première tournée de concerts par la Place des Arts à Montréal. En 1997, il est de nouveau musicien de scène pour les tournées internationales de Roch Voisine et Isabelle Boulay. Il accompagne également Kevin Parent en concert. Le producteur québécois Pierre Tremblay propose alors à Jeff Smallwood de se joindre à trois autres artistes-musiciens (Patrick Norman, Bourbon Gautier et le Belge William Dunker) pour former le groupe, à vocation éphémère qui s’appelle « Les Fabuleux Elégants ». Leur important succès les oblige à enregistrer un album qui sort d’abord au Québec et y reçoit un Félix du meilleur album country en 1998. Le 20 juin de cette année-là, Jeff se produit avec Les Fabuleux Elégants au Spectrum de Montréal dans le cadre des Francofolies. Et, un an plus tard, après une tournée triomphale en Amérique du Nord, le groupe commercialise son album en Belgique et y propose quelques concerts dont l’un aux Francofolies de Spa 1999. Et, déjà, le troisième album est en chantier même si ce « Cowboy Dust » ne sera présenté à Québec que le 22 septembre 1999. Un an plus tard exactement, en septembre 2000, Jeff présente les chansons de cet album au cours d’une tournée en Belgique et, en novembre et décembre, il est sur scène aux côtés de Roch Voisine au Canada. Dans le courant de l’année 2001, Jeff Smallwood commercialise un disque live enregistré en Belgique grâce aux chanteurs William Dunker et Albert Delchambre. Depuis cette époque, l’artiste poursuit son chemin de musicien et chanteur de manière plus discrète avec des apparitions fréquentes dans des émissions de la télévision québécoise comme celle où, aux côtés de Patrick Norman et de Renée Martel notamment, il interprète l’adaptation française d’un titre américain par Robert Charlebois : « Cowgirl doré » (également chanté en français par Michèle Torr sous le titre « Je m’appelle Michèle » en 1976).

Gérald Genty en 2010

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23 avril 1974 : Naissance, à Belfort, du chanteur français Gérald GENTY. Son enfance se déroule au gré des déplacements de ses parents et il passera ainsi des Vosges à l’Alsace avant de rejoindre la Slovaquie. Ses passions sont alors multiples et vont du tennis à la peinture en passant par la musique et l’apprentissage du piano et de la guitare. Cette dernière activité le pousse a écrire des chansons dès l’âge de quinze ans. Mais il lui faut attendre ses 23 ans avant de penser à enregistrer un premier album en groupe avant deux autres en solo et autoproduits en 1999 et 2002. Sillonnant la France dans un camping-car en vue de se présenter à des concours artistiques locaux, il finit par se faire remarquer par la firme Wagram qui lui produit un véritable premier album. Cet opus a pour titre « Humble Héros » et est commercialisé en mars 2004. Huit mois plus tard, Gérald Genty se produit en première partie de Bénabar au Zénith de Paris. Puis, il fait aussi le lever de rideau du groupe Tryo au cours de leur tournée des dix ans en 2005. Il enregistre un deuxième album intitulé « Le plus grand chanteur de tout l’étang » en 2006. Une tournée suit la sortie du disque. Gérald chante à côté d’une fausse mare garnie de canards lumineux en plastique. D’un budget relativement modeste, le spectacle tourne pendant deux ans et fait halte en France, en Suisse, au Canada, au Maroc et en Belgique où l’artiste se produit au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Tous les quatre ans, Gérald Genty sort alors un album qui se veut différent dans la forme : « Nul si pas découvert » (2009), « Manège éternel » (2013) et « Hippopopopopopopopopopopotame » (2017). Sur le fonds, les chansons de Gérald ont un style propre et original basé sur des jeux de mots subtils. Le chanteur se distingue aussi, en 2014, par un spectacle pour enfants qu’il réalise avec l’artiste suisse LiA et qui a pour titre « Temps Pis & Temps Mieux ». Rompant avec le rythme d’un album produit tous les quatre ans, Gérald Genty commercialise l’opus intitulé « Là-haut » au mois d’août 2019.

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12 AVRIL

En 1960

12 avril 1893 : Inauguration, à Paris, du music-hall de l’Olympia. C’est au 28 du boulevard des Capucines qu’est érigée, à l’emplacement de montagnes russes en bois, une salle de spectacles pouvant accueillir 2.000 personnes. Et pour la soirée d’ouverture, la scène accueille La Goulue, danseuse de cancan, Loïe Fuller, danseuse américaine, et Fregoli le transformiste. Pendant une quinzaine d’années, ce sont des attractions circassiennes qui y divertissent le public et il faut attendre 1911 pour y appaludir des revues de music-hall avec, notamment Yvonne Printemps et Mistinguett. En 1914, la salle ferme jusqu’en 1918 en raison de la première guerre mondiale. Après 1918, la programmation reprend avec de plus en plus de chanteurs et chanteuses : Fréhel, Damia, Marie Dubois, Lucienne Boyer ou Fragson entre autres. Mais, avec le temps, le public se fait de moins en moins nombreux et, au moment de la grande crise économique de 1929, l’Olympia devient un cinéma et change de nom pour devenir le théâtre Jacques-Haïck. On y projette des films jusqu’en 1954. Alors que l’intérieur a été complètement restauré et même reconstruit, la salle rouvre ses portes et la musique est à nouveau son seul centre d’intérêt sous l’appellation « Olympia ». Elle est dirigée par Bruno Coquatrix, un auteur de chansons qui connaît beaucoup de monde dans le show-business. Les artistes, français puis internationaux, vont alors se succéder sur cette scène qui va devenir mythique : Lucienne Delyle, Gilbert Bécaud (qui y fait ses débuts et qui est celui qui s’y est produit le plus souvent), Josephine Baker, Georges Brassens, les Beatles, Jacques Brel, Sylvie Vartan, Léo Ferré, Édith Piaf, Johnny Hallyday, Barbara, Trini Lopez, Dalida, Jimi Hendrix, Michelle Torr, Danyel Gérard, Annie Cordy, Salvatore Adamo, Black Sabbath, Serge Lama, Alan Stivell, Joe Dassin, Michel Sardou, Julio Iglesias, Gérard Lenorman, Sammy Davis Jr, Sheila, etc. Bruno Coquatrix décède en 1979 et laisse la gestion du lieu culturel à son épouse et à sa fille qui confient la direction du théâtre au neveu de Coquatrix : Jean-Michel Boris qui reste à la barre jusqu’en 2001. Entretemps, en 1997, il a fallu « déménager » la salle à quelques mètres de là car, vouée à la démolition par un projet immobilier mais classée monument historique, c’est la solution de la reconstruction à l’identique qui est finalement choisie. En avril 1997, l’ancien bâtiment est démoli et, six mois plus tard, le nouvel Olympia est inauguré avec le tour de chant de Gilbert Bécaud. En 2001, le groupe de médias Vivendi Universal, rachète la salle de spectacle dont Arnaud Delbarre, fils du chanteur Raoul de Godewarsvelde, devient le directeur général jusqu’au 30 juin 2015. L’Olympia est ensuite confié au Britannique Simon Gillham, président de Vivendi Village.

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Jean-Louis Aubert en 1987

12 avril 1955 : Naissance, à Nantua, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Jean-Louis AUBERT. Alors qu’il a dix ans, ses parents déménagent à Paris après un crochet par Senlis. Il est alors scolarisé au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine où l’un de ses copains s’appelle Louis Bertignac. Avec lui, déjà, il forme un premier groupe en 1970: « Masturbation ». Quatre ans plus tard, il part aux États-Unis pendant cinq mois en auto-stop avec guitare et chansons. De retour à Paris, il chante partout où c’est possible. Il rencontre ainsi un batteur répondant au nom de Richard Kolinka avec qui il fonde le groupe Sémolina en 1975. Ce groupe sort un 45 tours en 1976 et le titre « Et j’y vais déjà » est chanté par Daniel Roux tandis que la face B, « Plastic Rocker » est interprétée par Jean-Louis Aubert. Devant l’insuccès de ce 45 tours, Jean-Louis s’inscrit à l’université de musicologie de Vincennes. Mais, fin 1976, Richard Kolinka demande à ses amis de jouer avec lui pour un concert prévu de longue date au Centre Américain de Paris. Trois d’entre eux vont répondre présents: la bassiste Corinne Marienneau, le guitariste Louis Bertignac et Jean-Louis. Devant le succès inattendu, ils décident de donner un nom à leur groupe et de poursuivre l’aventure: « Téléphone » est né! C’est Jean-Louis Aubert qui compose la majeure partie des chansons du groupe, qui joue de la guitare et qui chante. Téléphone sort son premier album en 1979. Il a pour titre « Crache ton venin » et la chanson « La bombe humaine » devient un « tube ». Après avoir tourné avec Iggy Pop, les quatre amis jouent en première partie des Rolling Stones à l’hippodrome d’Auteuil en 1982. Les succès de « Téléphone » se poursuivent jusqu’en 1985: « Argent trop cher », « Le jour s’est levé », etc. En avril 1986, le groupe se sépare sur des problèmes d’ego. Désormais, il y aura Aubert’n’Ko avec Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Et puis Bertignac et les Visiteurs avec Louis Bertignac et Corine Marienneau. En 1987, Aubert’n’Ko sort un premier 45 tours: « Juste une illusion ».

Suivront quelques bons succès du groupe comme « Voilà c’est fini ». Puis, au fil du temps, Jean-Louis Aubert va s’affirmer comme soliste et, en 1993, l’album « H » marque les débuts de Jean-Louis comme interprète à part entière. Son premier succès est « Temps à nouveau ». Quatre ans plus tard, l’album « Stockholm » ne révèle pas de « tube » mais, en 2002, c’est reparti avec des extraits de l’opus « Comme un accord »: « Alter ego » et « Sur la route » en duo avec Raphaël. Ce disque est suivi en 2005 par « Ideal Standard » qui est alors la plus belle vente d’Aubert depuis 1987. Et, en 2010, « Demain sera parfait » et « Marcelle » sont largement diffusés par les radios. Ce sont des chansons extraites de l’album « Roc Eclair » qui donne lieu à une tournée et un disque: « Live = vivant » en 2012. Le 3 mars 2012, Jean-Louis Aubert reçoit sa première Victoire de la musique dans la catégorie « Spectacle/Tournée de l’année ». Fin 2012, il sort un nouveau single « Vingt ans », extrait de la bande originale du film « Amitié sincère ». En 2012 aussi, son nom est donné à une école de sa ville natale de Nantua. Un an plus tard, Jean-Louis Aubert est subjugué par quelques textes de l’écrivain français Michel Houellebecq qu’il désire mettre en musique. Il rencontre l’auteur et il découvre que leur admiration est réciproque. Un disque est alors immédiatement mis en chantier et, le 14 avril 2014, l’album est commercialisé sous le titre « Les parages du vide ». La même année, Jean-Louis participe à l’album « La bande à Renaud » où il rend hommage au chanteur en interprétant « Manu ». Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka reforment un groupe qui prend pour nom « Les Insus » pour interpréter le répertoire de Téléphone lors de quelques concerts fin 2015. Le concept plaît et le public, comme les médias, en redemande. Du coup, une grande tournée est mise sur pied en 2016 et se prolonge par des festivals en 2017 avant la sortie d’un album « live » en septembre 2017. En 2019, alors qu’il enchaîne les concerts, il commence à travailler sur un nouvel opus qui sera finalement double avec 22 chansons reprises sous le titre « Refuge ». La tournée qui succède à la sortie commerciale de l’album est originale : sur scène, Jean-Louis Aubert est accompagné par des hologrammes de lui-même jouant les autres instruments en direct. Mais, en mars 2020, la tournée est interrompue par la pandémie du Covid-19 et il donne alors rendez-vous à ses admirateurs confinés sur sa page Facebook pour des petits concerts intimistes réalisés en live chez lui.
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Josephine Baker dans les années 1960

12 avril 1975 : Décès, à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, de la chanteuse et meneuse de revue d’origine afro-américaine Josephine BAKER à l’âge de 68 ans. Elle est née le 3 juin 1906 à Saint-Louis dans le Missouri (USA). Ses parents se séparent alors qu’elle est toute petite et sa mère se remarie assez vite. Son enfance se déroule entre l’école et le travail qu’elle effectue chez des gens aisés. Le salaire de ce travail devient bien vite le seul revenu d’une famille qui s’agrandit vite et, à treize ans, Josephine quitte l’école et la maison pour se marier. Mais ce mariage bat rapidement de l’aile et l’adolescente, qui voue une passion pour la danse depuis longtemps, rejoint une troupe d’artistes intinérante. Après de nouvelles épousailles et une nouvelle rupture, elle s’installe à New York, bien décidée à conquérir Broadway. De rencontres en rencontres, elle finit par croiser le chemin de Caroline Dudley Regan qui apprécie beaucoup son talent et qui lui propose de l’accompagner à Paris où son mari est attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis. Regan pense qu’elle peut devenir la meneuse d’un spectacle qu’elle veut monter à Paris: la Revue Nègre. Et, effectivement, le 2 octobre 1925, elle est à l’affiche de la Revue Nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Et là, vêtue d’une simple ceinture de bananes, elle danse un charleston qui est alors un rythme encore inconnu en Europe. C’est le scandale mais c’est aussi très vite un grand succès parisien. Après une tournée en Europe, en 1927, Josephine Baker se lance dans la chanson. Et, quatre ans plus tard, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson « J’ai deux amours » composée par Vincent Scotto. Alors que le succès est grandissant en France et en Europe, elle veut effectuer une tournée aux Etats-Unis en 1936 mais la réussite n’est pas au rendez-vous: les Américains ne comprennent pas pourquoi elle s’exprime tantôt en français, tantôt en anglais avec un terrible « french accent ». Suite à cet échec, Josephine rentre en France et acquiert la nationalité française en 1937 en épousant un Français: Jean Lion. Elle est en France quand éclate la seconde guerre mondiale. Et, dès 1939, l’artiste se mobilise et devient agent de contre-espionnage à Paris. A la Libération, elle s’engage pour la Croix-Rouge. Avec le chef d’orchestre français Jo Bouillon, qu’elle épouse à son tour en 1947, elle achète le domaine des Milandes qui se trouve en Dordogne. N’ayant plus la possibilité médicale d’avoir des enfants, elle va accueillir dans ce château du Périgord les enfants de toutes origines qu’elle va adopter. Ce comportement, très coûteux, va engloutir toute sa fortune et elle est obligée de multiplier concerts et galas pour se renflouer continuellement. Mais cela ne va pas suffire et, pratiquement ruinée, Josephine se voit offrir un logement à vie à Roquebrune, sur la Côte d’Azur, par son amie la princesse Grace de Monaco. Infatigable, Josephine Baker poursuit ses tournées et ses spectacles avec des arrêts à l’Olympia de Paris en 1968 ou au Carnegie Hall de New York en 1973. Fin mars 1975, elle présente encore ses chansons au public parisien de Bobino. Le 10 avril 1975, au lendemain d’une soirée où le public était très chaleureux, l’artiste ne se réveille pas dans son appartement parisien. Elle a subi une attaque cérébrale et est emmenée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le coma. Elle s’y éteint le 12 avril. Josephine Baker est inhumée au cimetière de Monaco. Les grands succès de Josephine Baker resteront à tout jamais « La petite Tonkinoise » (1930), « J’ai deux amours » (1931), « Dis-moi Joséphine », « Dans mon village » (1953), « Sur deux notes » (1953), « Piel canela » (1953), »Donnez-moi la main » (1959), « La vie en rose » (1968) ou « Hello Dolly » (1968).

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Elsa Gelly (c) www.elsagelly.com

12 avril 2002 : C’est au Centre Wallonie Bruxelles de Paris, à deux pas du centre Pompidou de Beaubourg, qu’a lieu la soirée « Vive la Reprise » 2002 consacrée à l’humour. Mis sur pied par le Centre de la Chanson, le concours qui en est à sa 8e édition a pour but de faire découvrir des nouveaux interprètes de la chanson. Pour ce faire, les candidats doivent interpréter deux reprises du répertoire de la chanson francophone et une chanson de création inédite. Pour cette édition 2002, c’est Elsa GELLY qui reçoit le prix juste avant le concert de l’artiste belge Daniel HELIN qui clôt la soirée.
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BIRKIN Jane - Album Rendez-vous 200412 avril 2004 : L’album « Rendez-vous » de Jane BIRKIN fait son entrée à la 37e place du classement des albums les plus vendus en Belgique francophone. Il s’agit d’un opus où la chanteuse a enregistré toute une série de chansons, connues ou pas, en duo avec d’autres artistes. Ces derniers ont pour nom Etienne Daho, Alain Souchon, Bryan Ferry, Alain Chamfort, Christophe Miossec, Françoise Hardy, Paolo Conte, Manu Chao, etc. Le single qui promotionne l’album a pour titre « Je m’appelle Jane » et est interprété par Birkin et Mickey-3-D (Mickaël Furnon).

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