DOUAI Jacques

Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

Le chanteur français Jacques DOUAI naît le 11 décembre 1920 à Douai sous le nom de Gaston Tanchon qui choisit plus tard comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Il passe son enfance dans la région où il est né et, après l’école primaire, il fréquente le conservatoire où il apprend la musique. Par la suite, il s’intéresse aux chorales et en dirige quelques-unes. Puis il s’intéresse au théâtre et à la danse. A 27 ans, il débarque à Paris et commence à chanter dans les cabarets dits « de la rive gauche » en s’accompagnant à la guitare. C’est à ce moment qu’il choisit son pseudonyme. Il est alors le premier interprète masculin à chanter « Les feuilles mortes » de Prévert et Kosma sur une scène. L’un des « patrons » de cabaret, Francis Claude, l’engage dans son établissement mais il lui permet aussi de se produire dans des émissions de la radio française. En 1951, des soucis de santé éloignent Jacques Douai de la scène pendant quelques années mais, en 1955, lorsqu’il reprend sa place, c’est pour enregistrer un premier album. Celui-ci a pour titre « Chansons poétiques anciennes et modernes » et obtient le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Interprétant notamment quelques mélodies du folklore français ancien et médiéval, il va être baptisé « le troubadour des temps modernes ».
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Dans les années qui suivent, Jacques Douai enregistre régulièrement des 33-tours où il explore le répertoire poétique national mais où il chante aussi des oeuvres de Charles Trenet, Georges Brassens, Jacques Brel ou Léo Ferré. De ce dernier grand artiste, il interprète sur scène « Il n’aurait fallu » le 27 septembre 1986 à Montréal.
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Le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros lui est encore décerné pour ces albums en 1962 et en 1968. En 2004, le 7 août, Jacques Douai décède à son domicile parisien.
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BRIFFEUIL Ray

Ray Briffeuil en 2001

Le musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond BRIFFEUIL, mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL, naît le 30 novembre 1931 à La Bouverie. Après avoir mené des études musicales, Raymond Briffeuil crée l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom en tant que chanteur. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi » qui sont toutes deux composées par l’artiste, le texte étant l’affaire du célèbre auteur dialectal borain Géo Nazé. Sur le second disque, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux premières rondelles de vinyle, où le chanteur est accompagné par les Blue Sky, sont produites par la société Rudo qui est gérée à l’époque par Aimable Donfut, accordéoniste, qui vient de découvrir à Jemappes, quelques années plus tôt, le jeune et talentueux Salvatore Adamo en éditant et produisant ses premiers titres. Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu qui décède à Mons le 24 mars 2014.

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DE KEUKELEIRE Marcel

Marcel De Keukeleire dans les années 1960

L’accordéoniste, éditeur et producteur belge Marcel DE KEUKELEIRE naît à Mouscron le 15 mai 1922. Il se fait connaître un peu dans sa région frontalière natale en pratiquant l’accordéon. Puis, après la guerre, il devine l’engouement que va susciter le développement de la musique enregistrée et il s’installe comme disquaire à la rue de la Marlière à Mouscron. Un peu à la manière dont Eddie Barclay le fait en France, il saisit l’importance des éditions musicales et c’est de cette façon qu’il déniche des grands succès anglo-saxons pour les lancer en Europe en se procurant leurs droits d’utilisation. C’est Marcel De Keukeleire qui est ainsi à la base du succès de « Strangers in the night » de Frank Sinatra en Belgique et en France. Par la suite, il pousse encore un peu plus son implication dans les affaires musicales en devenant le dénicheur puis le producteur des jeunes talents du Nord de la France et de la Belgique. C’est lui qui découvre ainsi le groupe Crazy Horse qui, de la scène des bals régionaux, est propulsé en quelques disques à l’Olympia.
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Producteur des disques Elver, il est aussi à la base du succès de Christian Adam en 1973 avec « Si tu savais combien je t’aime ».
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Puis, ce sont les Chocolat’s qui conquièrent le monde avec « Brasilia Carnaval » après Jacky James (« Ne pleure pas Jeannette » et « Take my heart ») et avant Patrick Hernandez avec « Born to be alive ». Des succès qui sont parfois partagés, au niveau de la production, avec son ancien professeur de natation, le Français Jean Van Loo. Enfin, en 1981, il « donne » au Belge JJ Lionel l’occasion d’interpréter une chanson basée sur un morceau d’accordéon originaire d’Allemagne et cela devient le tube « La danse des canards ».

Une façon pour cet ancien accordéoniste de, discrètement, revenir à ses origines. Marcel De Keukeleire, dans son souci de toujours aider les artistes, n’a eu de cesse de multiplier les activités dans ce sens. Il s’est fortement impliqué au sein de la société d’auteurs belges, la SABAM, mais aussi en aidant ou créant d’autres associations, parfois éphémères, comme le centre Annie Cordy de Jean Martin dans le Bruxelles des années 1980 par exemple. Marcel De Keukeleire décède le 20 novembre 1986. En 2004, l’œuvre et la vie de Marcel De Keukeleire font l’objet d’un documentaire intitulé « Marcel Superstar » réalisé par Olivier Monssens. Vous pouvez d’ailleurs le visionner en CLIQUANT ICI pour vous rendre sur le site web de Kaos Productions.
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GOULD Anny

Anny Gould en 1957

La chanteuse française Anny GOULD naît le 8 janvier 1920 à Paris sous le nom de Marcelle Trillet. Mais c’est dans le Nord de la France (Hauts de France) qu’elle passe son enfance et son adolescence car son père est originaire de Roubaix. Elle suit des études d’institutrice et exerce son métier pendant la seconde guerre mondiale dans la région de Dijon où elle se livre à des activités de Résistance. A la Libération, elle se rend à un concert donné par un orchestre américain de passage pour les festivités. Mais la chanteuse de la formation est indisponible et, passionnée de musique et de chant, Marcelle se propose, avec culot, de la remplacer. Et c’est un triomphe ! Du coup, elle se dit qu’elle a peut-être une carte à jouer en tant que chanteuse et, pour ce faire, elle se rend à Paris où elle fait la connaissance du chef d’orchestre Morton Gould dont le nom l’inspirera pour choisir son pseudonyme d’artiste. Et, comme pour la Résistance, sa fausse identité était Annie Tissot, elle décide de garder ce prénom d’emprunt en le rendant plus américain : Anny. Elle est alors embauchée pour interpréter des chansons en direct avec l’orchestre de Wal-Berg le dimanche soir lors de l’émission « Musique sur la ville » à la radio. En 1948, avec le concours du chef d’orchestre Raymond Legrand, elle participe au Grand-Prix de la Chanson Française de Deauville où le Prix Lucienne Boyer lui est attribué. Avec Pierre Hiégel comme directeur artistique, elle signe un contrat chez Pathé Marconi et elle se distingue, dans les années 1950, en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français. Elle interprète ainsi « Sa jeunesse » et « Sur ma vie » de Charles Aznavour, « Monsieur mon passé » de Léo Ferré, « Un jour tu verras » de Mouloudji mais aussi « Sous le ciel de Paris » ou « Belleville-Ménilmontant ».

Elle enregistre également des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) en 1957 ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »).

On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Elle se met en retrait de la scène en France mais poursuit sa carrière à l’étranger où elle représente la chanson française aux quatre coins du monde. Au début des années 1980, les radios libres nostalgiques permettent de retrouver Anny Gould sur les ondes francophones. Puis, au début de la décennie suivante, c’est l’avènement du disque compact laser qui remet le répertoire de la chanteuse dans les oreilles d’un public nouveau. Dans les années 2000, elle apparaît régulièrement à la télévision française dans les émissions du regretté Pascal Sevran comme « La chance aux chansons » et « Chanter la vie » où elle se livre à de nouvelles interprétations (« Tables séparées »), parfois aussi en duo avec de jeunes artistes.

Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée aux claviers par son fils.
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LAFORET Marie

Marie Laforêt en 1971 – Photo (c) Just Jaeckin

La chanteuse et actrice suisse Marie LAFORET naît le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer, en France, sous le nom de Maïtena Marie Brigitte Douménach. Elle est alors la fille de l’industriel Jean Douménach qui est prisonnier en Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Maïtena, sa soeur et sa mère sont obligées de trouver refuge à Cahors et à Lavelanet, commune d’origine de son grand-père. En mai 1945, toute la famille s’installe, avec le père revenu, à Valenciennes dans le Nord de la France. Jean Douménach y dirige alors un atelier de constructions ferroviaires pendant une dizaine d’années avant de ramener tout le monde à Paris. Après des études plutôt religieuses, Maïtena commence à s’intéresser à l’art dramatique qui devient une sorte de thérapie par rapport à un traumatisme vécu dans son enfance : un viol subi à l’âge de trois ans. En 1959, un peu par hasard et pour y remplacer sa soeur, elle s’inscrit au concours de la radio Europe 1 « Naissance d’une étoile ». Elle le remporte et obtient ainsi l’opportunité de jouer dans le film « Liberté » de Louis Malle qui ne sera finalement jamais tourné. Qu’à cela ne tienne, désormais remarquée par les gens du métier, elle va très vite jouer aux côtés d’Alain Delon et Maurice Ronet dans « Plein soleil » de René Clément. Pendant trois ans, Marie décroche de nombreux rôles dans des films français avant de se tourner, à nouveau un peu par hasard, vers la chanson. Elle enregistre un premier 45 tours qui devient l’un des grands succès francophones de l’année 1963: « Les vendanges de l’amour », chanson écrite par Danyel Gérard.

Ce coup d’essai est alors rapidement transformé avec la sortie de toute une série de « tubes » qui vont durablement installer l’artiste aux yeux verts dans le paysage de la chanson francophone. C’est le cas pour « Viens sur la montagne » en 1964.

Mais aussi pour « La tendresse » (1964), « La bague au doigt » (1965), « Manchester et Liverpool » (1966), « Ivan Boris et moi » (1967) et « Que calor la vida » (1968).

A partir de ce moment, Marie Laforêt désire changer de style et enregistre des chansons plus authentiques inspirées par la musique du monde. Mais cela ne marche pas et les chiffres de ventes s’écroulent. Elle est obligée, en 1972, de changer de maison de disques et de revenir à un répertoire plus apprécié du grand public. C’est ainsi qu’elle enregistre en 1973 l’adaptation française d’un titre anglo-saxon (« Rain rain » de Simon Butterfly) qui devient un « tube » monumental et international sous le titre « Viens viens ».

Puis, en 1974, c’est une autre reprise, cette fois d’une mélodie country américaine (« No charge »), qui va jouer sur la corde sensible de millions de mamans francophones pour devenir un énorme succès: « Cadeau ».

Les années passent et Marie Laforêt connaît d’autres succès comme « Mais je t’aime » ou « Arlequin » et puis, en 1977, elle rend un hommage aux Beatles dans le retentissant « Il a neigé sur Yesterday ».

L’année suivante, Marie Laforêt s’installe à Genève et demande la nationalité suisse qu’elle acquiert. En 1979, elle fait son retour au cinéma dans « Flic ou voyou » où elle côtoie Jean-Paul Belmondo et Michel Galabru. Elle joue alors dans de nombreux films dont « Tangos, l’exil de Gardel », prix du jury au Festival de Venise en 1985. Deux ans auparavant, en 1983, elle se retrouve à nouveau dans les hit-parade avec un 45 tours dont la chanson « Y’a pas d’raison » est un succès.

Point de vue musique, Marie Laforêt ne se manifeste plus ensuite avant 1993 où elle sort un album dont elle écrit tous les textes: « Reconnaissances ». Au début des années 2000, Marie Laforêt se tourne vers le théâtre en interprétant, notamment, le rôle de Maria Callas dans « Master Class », l’adaptation d’une pièce de théâtre américaine signée Terrence McNally et créée à Broadway en 1995. En septembre 2005, elle revient à la chanson sur scène, après 33 ans d’absence, au théâtre des Bouffes-Parisiens et c’est un triomphe. Dans la foulée, une grande tournée internationale d’adieu est prévue pour 2007 mais des problèmes de santé contraignent la chanteuse à l’annuler.

Marie Laforêt décéde le samedi 2 novembre 2019 à Genolier (Suisse) à l’âge de 80 ans. Les causes de son décès ne sont alors pas été précisées. Ses funérailles se déroulent à Paris en l’église Saint-Eustache le 7 novembre et l’inhumation a lieu dans l’intimité familiale au cimetière parisien du Père Lachaise où elle repose dans la 49e division.
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DELORME Alain

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME naît le 17 septembre 1950 à Roubaix dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete. Intéressé très jeune par la musique, il fréquente des copains qui ont la même passion et un groupe de bal est vite créé à la fin des années 1960 dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron où les soirées dansantes et les fêtes villageoises battent leur plein. A 20 ans, en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse où il est accompagné de Johny Callens (alais Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie), il signe avec eux un contrat discographique pour le label Elver géré par le disquaire mouscronnois Marcel De Keukeleire. En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Véritablement adulé par un public jeune qui aime les chansons dites « romantiques », le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans. Les hits se succèdent en effet à grande vitesse : « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Après cette date, le chanteur poursuit sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors de la fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie. Alain Delorme meurt le vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque.

 

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Eternel romantique, le chanteur ALAIN DELORME est décédé

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME est décédé ce vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque. Né le 17 septembre 1950 à Roubaix, dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete, il s’était fait connaître, à l’âge de 20 ans en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse. Alain Delorme y était accompagné de Johnny Callens (alias Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie). En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Pris en mains par les avisés producteurs Jean Vanloo et Marcel De Keukeleire, le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans avec les titres « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johnny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Depuis cette date, le chanteur poursuivait sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors d’une récente fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie.

 

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16 FEVRIER

 

Jean Nohain

16 février 1900 : Naissance, à Paris, de l’auteur, producteur et présentateur de télévision Jean NOHAIN, de son vrai nom Jean-Marie Legrand. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice, choisie au hasard, de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaudra cette mimique particulière que Thierry Le Luron imitera pendant des années. Après la guerre, il met sur pied une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ». Jean Nohain est décédé à Paris le 25 janvier 1981 à l’âge de 80 ans.

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Georges ULMER dans les années 1950 (c) Photo Star

16 février 1919 : Naissance, à Copenhague, de l’interprète danois Georges ULMER sous le vrai nom de Jørgen Frederick Ulmer. Pour en savoir plus sur son parcours artistique et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Alain Dubar en 1978 – Photo(c) Georges Spitzer

16 février 1949 : Naissance du chanteur français Alain DUBAR qui a enregistré quelques 45 tours entre 1970 et 1982. Originaire des Hauts-de-France, son premier 45 tours est produit par le Nordiste Jean Vanloo et a pour titre « Angélique ou polygamie ». Par la suite, l’artiste est encore produit par d’autres personnalités comme Orlando (« La musique peut continuer » en 1978 et « Rencontre » en 1979) et travaille avec le musicien Jean Schultheis ou encore l’ingénieur du son Bernard Estardy. Après un 45 tours enregistré à Londres (« Carol » en 1981), il commercialise ce qui reste sans doute la plus « célèbre » de ses chansons : « Toutou t’aime » sortie en 1982 et qui est un des tops du site internet « Bide & Musique ». En 1995, il compose les musiques d’une série d’émissions de télévision consacrées par France 3 à la cuisine traditionnelle du Nord/Pas-de-Calais : « Goûtez-moi ça ». Aux dernières nouvelles, Alain se serait retiré des « affaires musicales » et vivrait dans le Nord de la France d’où il est originaire.

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Joël Prévost en 1985 – Photo (c) Robert Donat

16 février 1950 : Naissance du chanteur français Joël PREVOST à Narbonne sous le nom de Richard-Jacques Bonay. Abandonné dès sa naissance, il est adopté par une famille du nord de la France et est élevé à Trith-Saint-Léger sous le nom de Jean-Luc Potaux. Dans la grisaille du paysage ambiant, le petit Jean-Luc s’évade dès qu’il peut en écoutant des chansons. A treize ans, avec des copains, il crée un groupe de style « yé-yé »: « Les Elites ». Ensemble, ils animent bon nombre de soirées dans la région du Nord. Puis, Jean-Luc rejoint de nombreuses formations musicales qui ont pour chef Léo André, Robert Trébor et Jack Defer entre autres. Il a 17 ans quand il se présente au concours de « L’écran de la chance » de Jean Nohain qu’il gagne. Cela lui permet d’enregistrer un premier disque et de participer au « Jeu de la chance » au cours de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac. En 1969, il effectue une tournée sur les plages de la côte d’Opale. Un an plus tard, il s’installe à Paris où il est engagé dans la comédie musicale « Hair » au théâtre de la Porte Saint-Martin. En 1972, il signe un contrat avec CBS Records qui lui permet d’enregistrer une série de 45 tours sous le pseudonyme de Joël Prévost. Il connaît un beau succès en 1973 avec « Amélie Granville ». Le chanteur participe alors à des tournées avec Serge Gainsbourg, Mike Brant, Michèle Torr et Serge Lama. En 1977, il se présente à l’éliminatoire française du concours Eurovision de la chanson avec « Pour oublier Barbara » mais il n’est pas sélectionné. Il y arrive cependant un an plus tard et l’artiste représente ainsi la France au concours Eurovision de la chanson qui a lieu à Paris le 22 avril 1978. Il y interprète « Il y aura toujours des violons » et il se classe troisième juste derrière le Belge Jean Vallée (« L’amour ça fait chanter la vie »).

En 1980, Joël Prévost est à l’affiche de l’Olympia de Paris en vedette. Ensuite, il part pour l’Afrique par amour pour une Ougandaise qui devient sa femme. En 1994, il commercialise un disque, « Femme-enfant », dont le clip vidéo est tourné à l’île Maurice dans l’océan Indien. Dès 1996, il entame la tournée des centres culturels français en Afrique du Sud, en Tanzanie, au Kenya, au Sénégal ou au Mali. Mais ça va se gâter en Gambie où il se retrouve mêlé à une sombre histoire d’escroquerie et de vols qu’il conteste toujours fermement. Il reste quand même trois ans et six mois en prison. Il revient en France début 2009 et, un an plus tard, il reprend la route avec un spectacle créé en Afrique sur la vie de Jacques Brel. En mars 2011, il publie son autobiographie, « Les passerelles invisibles », et un premier roman : « Le soleil des loups ». Il enregistre aussi un nouvel album intitulé « Reviens sur terre » qui sort en septembre 2011. Un mois plus tard, il effectue son retour sur scène à l’Alhambra de Paris. Le 17 septembre 2017, l’artiste fête ses 50 ans de chanson sur la scène du théâtre des Forges à Trith-Saint-Léger dans les Hauts-de-France. Il y rend hommage aux grands chanteurs français : Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Jean-Jacques Goldman, Jean Ferrat, Renaud, Alain Souchon, etc.
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11 DECEMBRE

Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

11 décembre 1913 : Naissance, à Cherbourg, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS sous le vrai nom de Jean Alfred Villain-Marais. Pour en savoir plus sur ses activités de chanteur et parcourir une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

11 décembre 1920 : Naissance, à Douai, du chanteur français Jacques DOUAI sous le nom de Gaston Tanchon qui a choisi comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Pour en savoir plus sur sa vie et parcourir une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

11 décembre 1932 : Naissance, à Cleveland (Etats-Unis), sous le nom de Nancy Brown, de la chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Enrico Macias au début des années 1980

11 décembre 1938 : Naissance, à Constantine, en Algérie française, du compositeur et chanteur français Enrico MACIAS sous le nom de Gaston Ghrenassia. Il est le fils de Sylvain qui était violoniste dans l’orchestre de Raymond Leyris dit Cheikh Raymond qui deviendra par la suite le beau-père d’Enrico Macias. Né dans un milieu musical juif algérien, Gaston est initié à la guitare par son cousin Jean-Pierre et des amis gitans qui le surnomment très vite Enrico. Après des études sans histoires, Gaston se destine à l’enseignement et est instituteur. Il ne preste toutefois pas longtemps puisque, très vite, il préfère pratiquer la musique dans l’orchestre de Cheikh Raymond. Mais, en juin 1961, ce dernier est assassiné et cela pousse la famille Ghrenassia à quitter l’Algérie pour la France et Argenteuil. En Méditerranée, sur le bateau qui l’amène en France, Gaston compose et écrit la chanson « J’ai quitté mon pays ». Une fois à Paris, l’homme ne revient pas à l’enseignement et il effectue divers petits boulots en espérant pouvoir, un jour, vivre de la musique et, de préférence, de sa musique. Il décroche ainsi quelques petits contrats dans des cabarets parisiens et finit par se faire remarquer pour assurer la première partie d’un concert de Gilbert Bécaud. Gaston Ghrenassia s’appelle désormais Enrico Macias: Enrico pour le prénom qui lui a été donné par ses amis gitans et Macias parce qu’une secrétaire de sa maison de disques a mal compris, au téléphone, le nom de Ghrenassia qu’elle a transformé en Macias. En 1962, l’Algérie est déclarée indépendante et des milliers de Français sont rapatriés dans leur pays d’origine. A la télévision française, l’émission d’actualités « Cinq colonnes à la une » fait appel au chanteur pour illustrer un reportage sur ces personnes forcées de revenir dans un pays où elles n’ont pas nécessairement vu le jour et qu’elles ne connaissent pas. Il y chante « Adieu mon pays » simplement accompagné à la guitare et il devient, en quelques instants, le symbole de l’exil des « Pieds-Noirs ». En 1963, il enregistre son premier 33-tours chez Pathé Marconi et les succès sont déjà nombreux comme « Enfants de tous pays ». Au fil du temps, le répertoire d’Enrico Macias va se révéler varié tout en privilégiant les textes où l’amour et la paix sont omniprésents. Il devient ainsi l’interprète de succès qui restent gravés dans l’histoire de la chanson française comme « Les gens du Nord », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Le mendiant de l’amour ».

Mais il sait aussi donner une tournure plus légère à son répertoire avec des mélodies comme « Les millionaires du dimanche » ou « Les filles de mon pays ». Il se montre aussi parfois plus engagé dans ses textes en prônant la paix. C’est le cas dans la chanson « Un berger vient de tomber », écrite après l’assassinat du président égyptien Sadate au début des années 1980. Ou dans « La France de mon enfance » qui évoque l’Algérie française de ses premières années de vie et la condition des « Pieds Noirs » pas toujours reconnue à sa juste valeur. A la fin des années 1990, il se rend compte que ses chansons n’obtiennent plus le succès espéré et il se tourne vers ses origines en réalisant des enregistrements plus authentiques qui le font mieux connaître des spécialistes de la « musique du monde ». Perpétuant la tradition, il travaille aussi avec son fils et collabore avec des compositeurs et auteurs plus jeunes comme Art Mengo (« Oranges amères » en 2004). En 2012, pour satisfaire à la vogue du moment, Enrico réenregistre ses plus grands succès en duo avec ceux qu’il nomme ses amis. On y retrouve Cali, Carla Bruni, Mickaël Miro, Natasha St-Pier, Dany Brillant, Dani et Corneille entre autres. Quatre ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons originales dont le titre générique est « Les Clefs ». En 2019, un nouvel album est en vente : il reprend toute une série de succès réenregistrés dans de nouvelles versions arrangées par le Al Orchestra. En mai de l’année suivante, Enrico déclare avoir été une victime du coronavirus covid-19 et d’en être guéri. Quelques jours plus tard, il subit une chute qui entraîne une fracture du col du fémur et une opération réalisée en juin 2020.
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Anne Vanderlove en 1984 – Photo (c) Marthe Raillon

11 décembre 1943 : Naissance, à La Haye, de la chanteuse, auteure et compositrice néerlandaise Anne VANDERLOVE sous le nom d’Anna Van der Leeuw. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Grégori Baquet en 2002

11 décembre 1970 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur, musicien, réalisateur et metteur en scène français Grégori BAQUET. Fils de l’acteur et violoncelliste Maurice Baquet, il suit les cours du lycée Molière à Paris. La fibre artistique prend ensuite le dessus et, à seize ans, il entame une carrière théâtrale en jouant, entre autres, aux côtés de Jacques Fabbri. En 1994, il est engagé pour jouer le rôle d’un jeune sportif dans la série télévisée « Extrême limite » dont il chante le générique. Cette nouvelle expérience dure un an. En 1995, il fait partie de la troupe de Roger Louret qui met en scène le spectacle musical « Les années twist ». Il poursuit son travail musical avec la troupe jusqu’en 1998 en étant encore à l’affiche des « Z’années zazous » et de « L’Arlésienne ». Simultanément, il est sollicité pour le tournage d’une autre série: « Une femme d’honneur » avec Corinne Touzet, entre 1996 et 1999. En 1997, il tourne aux côtés de Mireille Darc dans le film de Marion Sarraut: « L’ami de mon fils ». En 1998, il fait partie du spectacle « Les Insolistes » qui est présenté un an plus tard au Festival Off d’Avignon et qui, avec beaucoup d’humour et d’originalité, revisite les répertoires d’Offenbach, Scotto, Mireille et Nohain entre autres. En 2000, il est sélectionné pour rejoindre la troupe de la comédie musicale « Roméo et Juliette » de Gérard Presgurvic d’après William Shakespeare. Avec Philippe d’Avilla, Damien Sargue, Nuno Resende et Cécilia Cara, il va sillonner toute la francophonie jusqu’à la fin 2002. Il est alors l’un des trois interprètes, avec Sargue et d’Avilla, du « tube » « Les rois du monde » qui se vend à près de 1.500.000 exemplaires. En 2003, il participe au spectacle « Tous en scène contre la sclérose ». Puis, il consacre la plus grande partie de son temps au théâtre et au cinéma. En 2009, il est à l’affiche de la nouvelle version de « Hair » mise en scène par Ned Grujic au Trianon de Paris. En 2011, il fait encore une apparition dans le milieu de la chanson en interprétant « Memory » en duo avec Renaud Hantson sur l’album de ce chanteur. Depuis, c’est le théâtre, les séries télé et un peu de cinéma qui constituent les activités majeures de Grégori Baquet.
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16 AOUT

Pierre Richard en 1983 – Photo (c) Gama

16 août 1934 : Naissance, à Valenciennes, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Pierre RICHARD. Bien que né à Valenciennes, c’est à Paris que Pierre passe son enfance avant de retourner dans le Nord pour y suivre ses études secondaires avant de séjourner en internat. Mais il est plus assidu pour suivre les séances de cinéma locales que pour se rendre aux cours. Et il rêve de devenir un acteur comique. Cependant, comme ses parents veulent qu’il fasse un vrai métier, il se résigne à décrocher un diplôme de kinésithérapie. Une fois le diplôme obtenu, il se décide à faire du théâtre et à présenter des sketches dans des cabarets parisiens. Mais c’est par le cinéma qu’il devient une véritable vedette. Dès 1967, il est à l’affiche du film « Alexandre le bienheureux » réalisé par Yves Robert. Et sa carrière va se poursuivre pendant des décennies tantôt comme réalisateur, tantôt comme acteur dans le domaine de la comédie. On peut citer les films « Le Distrait », « Les Malheurs d’Alfred », « Le Grand Blond avec une chaussure noire », « Le Jouet », « La chèvre », « Les compères » ou encore « Les Fugitifs ». Dans un répertoire moins drôle qu’au cinéma, Pierre Richard tâte aussi de la chanson. En 1971, il s’y essaie une première fois en interprétant la bande originale du film « Les Malheurs d’Alfred ». Puis, il faut attendre douze ans pour le voir réitérer l’expérience avec une chanson s’adressant aux enfants: « Madame Sardine ».

En 1985, il enregistre une chanson plus sérieuse qui a pour titre « Bogart et moi ». En 1992, il participe à un disque d’hommage à Georges Brassens en y interprétant « Le gorille ». Et, par la suite, il profite encore de quelques occasions pour pousser la chansonnette dans certains de ses films comme dans « La Chtite Famille » en 2018 où il interprète une reprise de « Que je t’aime » de Johnny Hallyday : « Que j’te ker ».
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En 2012

16 août 1946 : Naissance, à Créteil, de la chanteuse française Anny Chancel mieux connue sous le pseudonyme de SHEILA. Née de parents commerçants en bonbons et sucreries sur les marchés de la région parisienne, Anny nourrit un rêve d’enfant: devenir écuyère. Mais sa vraie passion est plutôt à chercher du côté de la musique, de la chanson et de la danse. Dans cette dernière discipline, elle voudrait devenir petit rat de l’Opéra de Paris mais elle est refusée en raison de sa taille trop grande. Elle se résigne alors à accompagner ses parents sur les marchés et elle suit des cours de comptabilité qui lui seront sans doute bien utiles pour reprendre un jour le commerce familial. Mais, comme c’est plus fort qu’elle, dès l’âge de quatorze ans, elle cherche la possibilité de faire reconnaître ses talents vocaux qu’elle croit intéressants. Et elle finit par être engagée dans un groupe de jeunes qui cherche une chanteuse. Mais, en 1961, elle quitte la formation pour rejoindre deux frères qui viennent de lancer les « Guitares Brothers ». Avec eux, elle va préparer, pendant des mois, son audition pour le mythique Golf Drouot à Paris. Et, en 1962, après son passage au Golf Drouot, elle est auditionnée par les producteurs Jacques Plait et Claude Carrère qui demandent ensuite à ses parents de signer son contrat d’artiste car elle est encore mineure. Le 13 novembre 1962, celle qui s’appelle désormais Sheila sort son premier disque avec comme titre phare « Sheila », adaptation française du tube anglo-saxon de Tommy Roe également interprétée au même moment en français par Lucky Blondo.

Le succès est immédiat et il va se poursuivre en 1963 avec toute une série de chansons qui imposent Sheila dans le paysage de la chanson francophone pour bien des années: « L’école est finie », « Papa t’es plus dans l’coup », « Première surprise party », « Le sifflet des copains », « Vous les copains », etc. Elle reçoit alors des propositions pour des rôles musicaux au cinéma. C’est le cas pour « Bang Bang » qu’elle tourne en 1966 et où elle interpréte « L’heure de la sortie ». Pionnier français en matière de produits dérivés, le producteur Claude Carrère diversifie les activités de sa protégée: il lance au nom de Sheila des boutiques de vêtements, des produits cosmétiques et même une poupée. Les années 1970 sont aussi marquées par d’autres grands succès de Sheila: « Les rois mages », « Samson et Dalila », « Poupée de porcelaine », « Adam et Eve », « Tu es le soleil », « Patrick mon chéri », etc.

En 1973, le 13 février, elle épouse un jeune chanteur à succès révélé par son producteur: Ringo avec qui elle enregistre le duo « Les gondoles à Venise ». Ils deviennent les parents d’un petit Ludovic en 1975 avant de se séparer. Dans la seconde partie de la décennie 1970, Sheila va en surprendre plus d’un en se mettant à chanter en anglais à la sauce disco. Accompagnée de danseurs américains qui prennent le nom de Black Devotion, Sheila lance le groupe S.B. Devotion avec la chanson « Love me baby » en 1977. Vêtue, notamment, d’un court short moulant à paillettes, elle séduit toute l »Europe avec ce succès inattendu. Vu la popularité de cette démarche disco, elle adapte à la sauce dansante le fameux « Singin’ in the rain » et le hit est, cette fois, mondial. Par la suite, même si elle n’oublie pas son public francophone (« Kennedy Airport »), elle continue à surfer sur la vague disco et rencontre, à New York, le duo de musiciens Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic. Avec eux elle enregistre un album dont le titre phare est « Spacer »: un « tube » planétaire. Tous les spécialistes se demandent alors comment Sheila va sortir du disco, un mouvement qui commence à s’essouffler. Elle le fait le plus simplement du monde: en changeant de genre musical. C’est donc en français qu’elle enregistre en 1980 un opus aux sonorités new wave et pop: « Pilote sur les ondes ». Et le succès est encore au rendez-vous. Désormais, à chaque nouvel album, Sheila va s’attacher à trouver des sonorités différentes. Et l’évolution la plus marquante a lieu en 1983 avec un album très personnel et des chansons aux thèmes plus profonds. Avec ce répertoire neuf en pleine évolution, elle prépare le premier grand spectacle de sa carrière qu’elle a, jusque-là, presque exclusivement consacrée aux disques et aux émissions de télévision. Le rendez-vous est prévu pour le Zénith de Paris en février 1985 et c’est un triomphe. Elle se produit encore sur scène à l’Olympia de Paris en 1989 et là, à la fin du concert, elle annonce en larmes qu’elle arrête sa carrière de chanteuse. Et elle respecte sa parole pendant neuf ans en se mettant à l’écriture de livres et en présentant des émissions à la télévision française. En 1998 sort une compilation intitulée « Le meilleur de Sheila » avec des réenregistrements de ses grands succès. Dans la foulée, elle chante à l’Olympia du 28 septembre au 4 octobre de la même année et y revient quelques mois plus tard. Et c’est encore à l’Olympia de Paris que l’artiste fête ses 40 ans de carrière en novembre 2002. Sept ans plus tard, la chanteuse embarque à son tour dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » pour les saisons 4 (2009) et 5 (2010). En 2012, elle fête cette fois ses 50 ans de chansons à l’Olympia de Paris en septembre et, deux mois plus tard, Sheila sort un album de nouvelles chansons: « Solide ». Début 2013, elle reçoit une Victoire de la Musique d’Honneur pour ses 50 ans de carrière. Alors qu’elle prépare un nouvel album qu’elle part enregistrer aux Etats-Unis en 2017, le destin s’acharne sur la chanteuse dont le compagnon, Yves Martin, est victime d’un accident vasculaire cérébral. Puis, quelques semaines plus tard, c’est son secrétaire qui meurt avant que son fils Ludovic ne décède à son tour le 7 juillet 2017 à l’âge de 42 ans. Malgré ces soucis, Sheila reprend le chemin de la scène dès le mois d’août pour un nouveau spectacle présenté à l’Alhambra de Paris et en tournée avant le Casino de Paris en décembre. En 2018, elle participe à nouveau à la tournée « Age tendre » qui, entre-temps, a changé de production. Et puis, au début de l’année 2020, alors que le monde affronte un confinement exceptionnel à cause de l’apparition du coronavirus covid-19, Sheila propose un nouveau titre original, le premier depuis 2012 : « Septième continent ». Une chanson écologique qui annonce un nouvel album prévu pour 2021.

 

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Jacqueline De Schryver au début des années 2010

16 août 2015 : Décès, à Ottignies (B), de l’attachée de presse belge Jacqueline DE SCHRYVER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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6 JUILLET

Pia Colombo dans les années 1960

6 juillet 1934 : Naissance, à Homblières (Aisne), de la chanteuse française Éliane Marie Amélie Colombo mieux connue sous le pseudonyme de Pia COLOMBO. Son père, Italien, et sa mère, du Nord de la France, la laissent à sa grand-mère maternelle qui l’élève peu après sa venue au monde. Et c’est donc à la campagne qu’elle grandit en se souciant bien peu de l’école. Après la guerre, en 1946, elle retrouve ses parents qui l’accueillent chez eux en région parisienne. Un jour, ils l’emmènent voir le spectacle proposé au théâtre du Châtelet et Eliane est subjuguée par ces gens qui dansent et qui chantent. Elle décide qu’un jour elle fera comme eux. Elle veut donc devenir petit rat du Châtelet et commence à suivre les cours de danse du théâtre. Mais, à quinze ans, elle est victime de rhumatisme chronique et doit arrêter les chorégraphies. Cela remet tout en question dans cette vie artistique que l’adolescente entame à peine. Une amie lui suggère alors d’essayer l’art dramatique et l’emmène au Cours Simon. Mais c’est un peu compliqué et elle est plus à l’aise lorsque cette amie lui demande d’interpréter des chansons lors d’un spectacle de patronage. Un jeune prof d’anglais, passionné de chanson française et également auteur-compositeur, l’y remarque, l’encourage à persévérer et lui propose finalement de lui « fournir » quelques titres : il s’appelle Maurice Fanon. Cette idée, ainsi que son auteur, la séduisent totalement. Elle travaille donc l’interprétation des chansons de celui qui, marié puis divorcé, devient son amant. Elle se présente pour une audition au cabaret parisien de L’Écluse où Léo Noël, un des cofondateurs, l’engage pour un an. Elle choisit alors le nom de scène de Pia Colombo et interprète, notamment, la chanson « Julie la Rousse », de René-Louis Lafforgue ainsi que des œuvres de Maurice Fanon. En 1956, elle emménage chez Maurice et signe un premier contrat phonographique avec la firme Versailles pour qui elle enregistre deux 45-tours de quatre titres dont « Julie la Rousse » et « Isabelle » (de Maurice Fanon). Quelques mois plus tard, Maurice Fanon part remplir ses obligations militaires françaises en Algérie jusqu’en 1959. Pendant son absence, elle poursuit sa carrière de chanteuse, change de maison de disques (Philips) et joue « Hula Hoop » au Disco Théâtre du théâtre Marigny à Paris. Son succès grandissant, Pia est appelée, en 1958, à se produire à l’Olympia de Paris, puis en tournée, en première partie de Georges Brassens. Un an plus tard, elle enregistre un des premiers titres signés par Serge Gainsbourg et retrouve Georges Brassens pour ses levers de rideau à Bobino. Maurice Fanon revient d’Algérie et elle reprend la vie commune avec lui. Elle reçoit le Coq d’Or de la chanson française pour son interprétation des « Flonflons du bal », mélodie de Charles Dumont immortalisée par Edith Piaf. Alors que la carrière de Pia Colombo est en mode ascendant, l’arrivée des « yéyés » va chambouler ses objectifs. Il n’y a plus beaucoup de place à la radio pour les chansons qu’elle propose. Et, sans médiatisation, les salles de spectacles sont plus difficiles à remplir. Alors, elle retourne dans les cabarets de la rive gauche parisienne qui l’ont aidé à se faire un nom : « La tête de l’art », « Les Trois Baudets » ou encore « La Contrescarpe » et « La Colombe ». Brassens ne l’oublie toutefois pas et il l’invite à assurer sa première partie à Bobino en avril 1960. Le 28 septembre de la même année, Pia Colombo épouse Maurice Fanon. En 1961, elle est remarquée par le jeune metteur en scène Roger Planchon qui la fait jouer du Bertold Brecht à Villeurbanne puis à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées. Deux ans plus tard, Pia quitte Maurice mais continue à interpréter les chansons qu’il lui écrit, ou dédie, comme « L’écharpe » en 1964.

Brassens reste de ceux qui continuent à encourager Pia et elle se produit avec lui en 1964 à plusieurs reprises sur la scène parisienne de Bobino. Elle devient aussi une proche de Jean Ferrat. En 1966, elle joue l’un des 69 personnages de la pièce d’Armand Gatti : « Chant public devant deux chaises électriques », qui est présentée à Paris au Palais de Chaillot. Elle y interprète deux chansons. Elle poursuit alors sa carrière avec une autre oeuvre de Brecht et Weill : « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny », un opéra en trois actes qui est une vraie révélation et un tournant dans la carrière de l’artiste. Pia Colombo revient au tour de chant traditionnel en première partie de l’Olympia d’Alain Barrière et de Charles Aznavour en 1967 avant d’effectuer une tournée en URSS. Arrivent les grèves et manifestations françaises de mai 1968 : Pia Colombo chante dans les usines occupées aux côtés de Lény Escudéro, Jean Ferrat, Isabelle Aubret, Georges Moustaki et Maurice Fanon. La chanteuse se décide à franchir le pas du récital seule sur la scène du Théâtre National Populaire en 1969 : elle y reste un mois. Elle enregistre un album avec des oeuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill pour lequel elle obtient un prix de l’Académie Charles-Cros. La même année, elle interprète « Le métèque » et « Il est trop tard » avant que leur auteur et compositeur, Georges Moustaki, les reprenne à son propre répertoire avec succès. Alors que l’artiste a repris le théâtre avec une nouvelle pièce de Brecht (« Maître Puntila et son valet Matti »), elle commercialise un nouvel album éponyme avec les titres « Un pays » et « Adagio nocturne » en 1971. Elle poursuit sa carrière en alternant ses activités théâtrales (au Festival d’Avignon en 1972) et musicales (avec, aussi, des spectacles thématiques). Engagée, Pia Colombo rejoint les artistes qui animent alors « La grande kermesse écologique » en octobre 1972 qui propose des alternatives à la pollution. En 1973, la chanteuse est l’une des têtes d’affiche de la fête de l’Humanité aux côtés de Mouloudji, Mireille Mathieu, Serge Lama, Mort Shuman et Marc Laferrière. L’année suivante, le producteur Gérard Meys propose à Pia d’enregistrer un nouvel album sur son label phonographique : il contient à nouveau des chansons signées Maurice Fanon comme « Le Che ». A ce moment, elle soutient la candidature du socialiste François Mitterrand aux élections présidentielles françaises et elle se produit dans divers pays comme l’Italie, Cuba ou les Etats-Unis. Contraint au silence par la maison de disques avec qui il vient de rompre son contrat en 1975, Léo Ferré offre cinq de ses nouvelles chansons qu’il ne peut interpréter à Pia Colombo qui les enregistre sur un album produit par l’auteur-compositeur. En avril 1976, l’artiste apparaît dans l’émission télévisée française « Numéro 1 » de Maritie et Gilbert Carpentier : elle y chante « Johnny Parker » aux côtés de l’acteur Jean-Claude Brialy. Quelques mois plus tard, la chanteuse tombe malade et un cancer lui est diagnostiqué. En 1978, elle fait partie, avec Catherine Ribeiro et Francesca Solleville notamment, de l’affiche d’un concert organisé au profit des victimes de la dictature chilienne. Puis, elle participe au Printemps de Bourges avant de s’effacer en raison de ses ennuis de santé. Entre 1979 et 1981, elle incarne son propre personnage dans un spectacle autobiographique écrit et composé par Maurice Fanon : « Requiem autour d’un temps présent » qui fera l’objet de l’enregistrement d’un double album. En 1980, sur scène entre deux séances de chimiothérapie, elle ose ôter la perruque qui masque sa calvitie devant un public en partie choqué par ce geste destiné à évoquer le temps qui lui est désormais compté. Elle participe ensuite à l’émission télévisée française de Jacques Chancel, « Le grand échiquier », où elle apparâit chauve. Consacrant de plus en plus de temps à se battre contre le mal qui la ronge, Pia Colombo se fait discrète mais, le 16 avril 1986, elle est vaincue par le cancer et elle décède à Nonancourt.
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6 juillet 1936 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Jean Vanobbergen mieux connu sous le pseudonyme de GRAND JOJO. Ses premières activités professionnelles sont artistiques puisqu’il est d’abord engagé comme dessinateur publicitaire avant de réaliser des bandes dessinées. Par la suite, il s’installe comme disquaire pendant l’âge d’or des vinyles et s’essaie aussi à la musique en vrai passionné de jazz américain. Au tout début des années 1970, il constate que les chansons d’ambiance sont relativement rares sur le marché phonographique. Or, lors des mariages, baptêmes, communions et autres fêtes, les gens aiment, à cette époque, se lancer dans une joyeuse farandole sur des musiques appropriées. Jean décide donc de créer un personnage, celui du Grand Jojo, et d’enregistrer des chansons faites pour s’amuser sans prétention. Les premières mélodies sont composées par Armath, alias Roland Verlooven, qui se spécialise assez vite dans le genre. Et, dès 1972, le Grand Jojo se taille un fameux succès en Belgique où son accent bruxellois devient vite un must. Il y a ainsi « Le tango du Congo » suivi de « Valencia » puis, en 1973, de « Angelina » sur un air de tarentelle.

Au fil des mois et des années, tous les genres musicaux passent à la moulinette du Grand Jojo. Après le tango et le pasodoble, il y a le « yodelage » du « bal tyrolien » ou le grand écart du « French cancan » par exemple. Et, ainsi, jusqu’au début des années 2000, les ventes des disques du Grand Jojo restent soutenues grâce à des titres comme « Victor le footballiste » (1974), « On a soif » (1979), « Ookie pookie » (1980), « Les petites boules pour la toux » (1981), « Sergent Flagada » (1983), « Vive les Saints » (1984) ou « Sitting Bull » (1989). Mais ses plus grands succès restent sans conteste « Jules César » en 1982 et, surtout, « E Viva Mexico » qui est gravé à jamais dans la mémoire des Belges pour avoir été la chanson des supporters de l’équipe nationale de football demi-finaliste de la Coupe du Monde de 1986. Faisant partie d’un paysage musical belge totalement surréaliste, le Grand Jojo est devenu le symbole d’une certaine belgitude. Au cours de l’année 2012, contre toute attente, à l’occasion de la sortie d’un CD « best of » par Universal, le Grand Jojo reprend le chemin de la scène et foule même, pour la première fois de sa longue carrière, les planches du Cirque Royal à Bruxelles accompagné d’une dizaine de musiciens. Il est d’ailleurs à l’affiche d’un bon nombre de festivals belges durant l’été 2013 comme, par exemple, les Francofolies de Spa le jour de la fête nationale belge le 21 juillet. A l’approche de la Coupe du Monde de football pour laquelle l’équipe belge est enfin qualifiée pour le Brésil douze ans après sa dernière participation, il enregistre un nouvel hymne pour les supporters en mars 2014. Mais, de bonne grâce, il accepte de laisser la place sur ce terrain à son jeune et dynamique compatriote Stromae qui, lui, compose l’hymne officiel agréé par l’Union Belge de Football. En 2015, le Grand Jojo commercialise un nouvel album qui porte le titre générique « Tout va très bien » et il en présente les chansons sur la scène du Cirque Royal de Bruxelles le 12 mars 2016. En 2015, un livre biographique est écrit sur l’artiste par Brice Depasse (« Grand Jojo:Tout va très bien ») et édité à la Renaissance du Livre. L’équipe nationale belge de football étant à nouveau qualifiée pour la Coupe du Monde 2018 en Russie, le Grand Jojo reprend le chemin des studios pour enregistrer un nouvel hymne consacré aux Diables Rouges: « Goal goal gooaal ». En 2019, l’artiste a inauguré un musée qui lui est consacré à Boussu-lez-Walcourt, localité belge située entre Charleroi et Chimay.
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Claude-Michel Schönberg en 1982 – Photo (c) Gilles Cappé

6 juillet 1944 : Naissance, à Vannes, du compositeur et chanteur français Claude-Michel SCHÖNBERG. Il est d’abord un enfant et un adolescent qui suit correctement ses études dans sa ville natale puis à Nantes où il est diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce. Puis, il se tourne vers la musique qu’il pratique depuis longtemps pour son plaisir et il désire en faire son activité principale. Il devient ainsi le pianiste-chanteur d’un groupe local des années 1960 : « Les Vénètes ». Une rencontre avec Pierre Bourgoin, alors directeur de la firme discographique Pathé Marconi, lui permet de devenir directeur artistique et il travaille notamment pour Régine, Dani, Véronique Sanson ou Gilbert Bécaud. En 1969, il permet à Jean-François Michaël de réaliser le tube « Adieu jolie Candy » avec l’aide de Michel Berger qui compose le morceau. Il fait aussi partie des copains de Michel Delpech et du chef d’orchestre Franck Pourcel. Avec un autre de ses amis, Raymond Jeannot, il compose, en 1972, le premier opéra-rock français : « La Révolution Française », avec des textes d’Alain Boublil et Jean-Max Rivière. L’oeuvre est l’objet d’un double album 33 tours et est présentée sur scène au Palais des Sports de Paris du 2 octobre au 11 novembre 1973. Claude-Michel Schönberg y joue le rôle de Louis XVI aux côtés d’Antoine, des Martin Circus, de Jean-François Michaël, d’Alain Bashung, des Charlots et de Noëlle Cordier notamment. Parmi les autres artistes figurant à l’affiche, il y a aussi Jean-Pierre Savelli (le Peter de Peter et Sloane en 1985), Jean Schultheis (auteur du succès « Confidence pour confidence » en 1981) et les frères Balavoine (dont Daniel connaîtra son premier succès, « Le chanteur », en 1978). En 1974, il tente lui-même l’expérience de la chanson en réussissant un coup de maître : sa chanson « Le premier pas » est un des tubes de l’été dont il vend plus d’un million d’exemplaires.

C’est le début d’une belle carrière au cours de laquelle il enregistre six albums tous produits par Franck Pourcel. Parmi ses succès, on peut relever « Le roi de Platonie » (1974), « Entre elle et moi » (1975) « Slow-moi » (1976) ou encore « Les enfants de mes enfants » (1977). En 1976, Claude-Michel est à la base du lancement de La Bande à Basile et de ses succès dansants « La chenille » ou « Chantez français dansez français ». Deux ans plus tard, avec Alain Boublil, il décide de réaliser un spectacle musical sur base des « Misérables » de Victor Hugo. La première a lieu au Palais des Sports à la fin de l’année 1980. Mise en scène par Robert Hossein, la tragédie musicale réunit des artistes de toutes générations comme Maurice Barrier, Jean Vallée, Fabienne Guyon, Marie-France Roussel ou Yvan Dautin. Et il révèle aussi la jeune Rose Laurens dans le rôle de Fantine. Traduite ensuite en anglais et jouée aux Etats-Unis et en Angleterre, « Les Misérables » est devenue la comédie musicale qui a enregistré le plus grand nombre d’entrées dans le monde. En 1983, il écrit et compose, pour la chanteuse québécoise Martine Saint-Clair, la chanson « Il y a de l’amour dans l’air » qui connaît un grand succès en France dans l’interprétation de Bruna Giraldi. Le succès mondial et anglo-saxon des « Misérables » pousse Schönberg et Boublil a écrire ensuite le spectacle « The Pirate Queen » qui est présenté au Cadillac Palace Théatre de Chicago en octobre 2006 avant d’être joué à Broadway l’année suivante. En 2008, les deux compères remettent le couvert, à Londres cette fois, avec « Marguerite », un projet musical qui inclut des compositions de Michel Legrand et qui est inspiré par le roman « La dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils.
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MADEMOISELLE NINETEEN aux Francos de Spa 2012 (c) Passion Chanson

6 juillet 1991 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge MADEMOISELLE NINETEEN dont le véritable patronyme est Juliette Wathieu. Elle est la fille du chanteur et musicien Marc Wathieu qui, lui-même, fut mieux connu sous le pseudonyme de Marc Morgan. On peut donc considérer qu’elle a été bercée par la musique dès son plus jeune âge. A 18 ans, elle saisit l’opportunité de devenir choriste pour le projet de Benjamin Schoos: Phantaom featuring Lio. Il s’agit pour elle d’une expérience extraordinaire car de nombreux concerts sont programmés en Belgique et en France. Et cela lui permet de concrétiser un projet personnel: celui de Mademoiselle Nineteen qui tourne autour d’une chanson francophone à tendance pop-sixties. Elle s’entoure, pour ce faire, de Benjamin Schoos mais aussi de Gilles Martin et de Jacques Duvall qui lui concoctent un premier album acidulé à souhait qui est commercialisé en 2012. Elle a présenté les chansons de cet opus aux Francofolies de Spa en juillet 2012. Deux ans plus tard, elle se retrouve au même endroit pour un duo prévu dans le spectacle de Benjamin Schoos le 21 juillet. Après quelques années consacrées à d’autres expériences de vie, Mademoiselle Nineteen revient à la chanson avec un nouvel album en mars 2018. L’opus a pour titre « Liverpool » parce qu’il a été enregistré là-bas et se démarque du précédent par les textes de nombreux auteurs différents et par un style musical plus rock et moins pop.

Pour en savoir plus sur l’artiste et écouter son album, cliquez ICI.
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