6 NOVEMBRE

En 2013

6 novembre 1961 : Naissance, à Chalon-sur-Saône, du chanteur et acteur français Florent PAGNY. Fils de Bourguignons, Florent grandit d’abord dans sa région natale avant de passer son adolescence en Haute-Savoie. C’est là qu’il commence à chanter dans les cafés et sur les podiums alors qu’il a à peine treize ans. Il s’inscrit aussi à divers crochets radiophoniques et y interprète les chansons que sa mère écoute souvent: du Luis Mariano mais aussi du Michel Sardou et du Gérard Lenorman. En 1977, ses parents l’autorisent à abandonner l’école et il part pour Paris où il s’inscrit au conservatoire de Levallois-Perret. Alors qu’il preste divers petits boulots pour vivre, il fréquente les cours de comédie pendant trois ans. Barman dans le quartier des Halles, Florent se fait remarquer par le chasseur de talents Dominique Besnehard qui lui décroche des petits rôles dans les films « La balance », « L’as des as », « Fort Saganne » ou encore « Inspecteur la Bavure ». Au hasard des rencontres, il fait la connaissance de Gérard Louvin qui, alorsproducteur de l’émission télévisée française « Sacrée Soirée » sur TF1, cherche aussi des jeunes talents à lancer dans la chanson. Il écrit alors une chanson réquisitoire contre la drogue qui a pour titre « N’importe quoi ». Le disque est immédiatement un grand succès qui atteint, en France, les cimes du top 50.

Ne voulant pas laisser retomber le soufflé, Florent enregistre plusieurs 45 tours d’affilée qui se vendent tous fort bien: « Laissez-nous respirer » (1988) et la reprise du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François en 1989. Un an plus tard sort le premier album de l’artiste qui a pour titre « Merci ». Il est récompensé par un disque d’or. A ce moment, la liaison de Florent avec Vanessa Paradis fait couler beaucoup trop d’encre à son goût et il décide de régler ses comptes avec une certaine presse dans la chanson « Presse qui roule ». Cette dernière n’est pas appréciée à sa juste valeur par la presse écrite (tiens donc) et le public qui ne retrouve pas trop le Pagny auquel il était (déjà) habitué. Son deuxième album, « Réaliste » qui sort en 1992, n’est pas un succès. En 1993, Florent Pagny rejoint la troupe des Enfoirés. Un an plus tard, Jean-Jacques Goldman lui donne le coup de pouce qui le remet en selle. Sous le pseudonyme de Sam Brewski, Goldman lui écrit trois chansons pour son futur album « Rester vrai » dont « Si tu veux m’essayer » qui est un énorme « tube ».

Par la suite, le titre « Bienvenue chez moi » et les reprises de « Caruso » ou « Oh happy day » lui rendent la popularité qu’il a un peu perdue. Avec deux concerts prévus dans les salles parisiennes de Bercy et du Zénith, la tournée de 1996 est un triomphe. A partir de ce moment, Pagny se concentre sur son travail d’interprète et délaisse l’écriture. En 1997, avec des compositeurs comme Jean-Jacques Goldman ou Pascal Obispo, il sort un nouvel album dont la chanson « Savoir aimer » reste l’un des plus grands succès de sa carrière. En février 1998, il obtient la Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin de l’année. Un an plus tard, assumant un peu plus encore son nouveau statut d’interprète, Florent Pagny enregistre un double album intitulé « ReCréation » où il reprend avec des arrangements technos un nombre impressionnant de standards de la chanson et du rock francophones. La décennie 2000 est celle de la variété pour l’artiste qui multiplie les genres musicaux différents à chaque album qu’il commercialise.

Après le grand succès de « Ma liberté de penser » (2003) où il évoque avec humour certains démêlés fiscaux, il enregistre de nombreux duos, fait un détour du côté du bel canto (« Baryton »), reprend les grands succès de Jacques Brel et sort un opus en espagnol (« C’est comme ça ») en 2009. Et toutes ces expériences sont à chaque fois marquées par le sceau de la popularité. L’année de ses 50 ans, Florent Pagny fête l’événement sur la route au cours d’une tournée acoustique où il parcourt la France, la Belgique et la Suisse en interprétant ses grands succès et les chansons incontournables du répertoire francophone. A partir de 2012, le chanteur est coach de la version française de l’émission télé « The Voice » sur TF1 aux côtés de Garou, Jenifer et Louis Bertignac. La même année, il enregistre un nouvel album hispanique: « Gracias a la vida ». Le 4 novembre 2013, il commercialise l’opus suivant qui est celui d’un quinquagénaire, « Vieillir avec toi », annoncé par le single « Les murs porteurs ». Deux ans plus tard, c’est à nouveau la langue espagnole qui lui permet d’enregistrer un nouveau disque (« Habana ») avec la complicité du talentueux chanteur cubain que Florent apprécie beaucoup: Raul Paz. Et puis, fin 2017, Pagny revient à la langue française avec l’album intitulé « Le Présent d’abord ». En mars 2018, l’album « Tout simplement » permet à l’artiste de rendre hommage aux chansons françaises qu’il apprécie en les enregistrant dans une version piano-voix. Puis, en juin 2019, « Aime la vie » est le 19e album studio de Florent Pagny a être commercialisé en 32 ans de carrière.

En mars 2020, alors que la pandémie du coronavirus covid-19 bat son plein en France et qu’elle impose le confinement, Florent Pagny se trouve bloqué dans la maison d’amis à Miami en Floride. C’est à partir de là qu’il collabore à distance avec Marc Lavoine et Pascal Obispo pour réaliser le titre « Pour les gens du secours » dont tous les bénéfices engendrés par la vente, physique ou virtuelle, sont versés à la Fédération Hospitalière de France et à la Fondation des Hôpitaux de France. Il est à noter toutefois que cette chanson n’a pas fait l’unanimité qu’elle aurait pu revendiquer : le texte, un peu niais et légèrement bâclé, de Marc Lavoine ne semble pas avoir convaincu tous ceux qu’il était censé encenser. Sur les réseaux sociaux, de nombreux membres du personnel soignant se sont plaints du peu d’empathie que ces trois chanteurs avaient montré envers eux lorsqu’ils revendiquaient leurs droits quelques mois plus tôt. Quand leurs conditions de travail faisaient craindre le pire en cas de problème sanitaire d’importance…

 

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6 novembre 2003 : La 17e édition du festival « Coup de Coeur Francophone », à Montréal (Québec, Canada), se tient jusqu’au 16 novembre. Parmi les artistes à l’affiche, on peut citer, notamment, Fred PELLERIN (Qc), Yann PERREAU (Qc), Jeanne CHERHAL (F), Pierre LAPOINTE (Qc), SANSEVERINO (F), Nathalie RENAULT (Qc), Thierry ROMANENS (CH), SARCLO (CH), BORI (F), Joël FAVREAU (F), STTELLLA (B), Marie-Claire SEGUIN (Qc), MES SOULIERS SONT ROUGES (F), Daniel HELIN (B), Luck MERVIL (Qc), CORNEILLE (Qc), Jérôme MINIERE (F) et Amélie VEILLE (Qc).
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19 SEPTEMBRE

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

19 septembre 1939 : Naissance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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PATUREL Sabine en 1987 - Photo (c) Stéphane de Bourgies

Sabine Paturel en 1987

19 septembre 1965 : Naissance, à Toulon, de la chanteuse et actrice française Sabine PATUREL. C’est comme chanteuse qu’elle se fait connaître en 1986 avec un morceau intitulé « Les bêtises ».

Suite à ce ras-de-marée des ventes, elle enregistre un second 45 tours qui sort l’année suivante avec un succès plus mitigé: « P’tit bouchon ». Les autres disques qu’elle va enregistrer jusqu’en 1991 vont connaître une popularité décroissante. Simultanémént à cette carrière de chanteuse, l’artiste suit des cours de comédie et elle va de plus en plus se consacrer à cette activité artistique. Elle triomphe notamment au Théâtre Marigny à Paris dans « La menteuse » avant de tourner dans quelques séries télévisées comme « Les Cordier » (avec Pierre Mondy) ou « L’instit' » (avec Gérard Klein). Par la suite, elle crée aussi sa propre école de théâtre jusqu’en 2002. Surfant sur la nostalgie des années 1980, elle participe, dans les années 2000-2010, à la tournée « RFM party 80 ». En 2014, elle fait un retour à la chanson en enregistrant l’album « Atmosphères » où l’on trouve de nouvelles mélodies mais aussi un remix des fameuses « Bêtises » et une reprise de « J’étais venue pour dire bonjour », un titre interprété initialement par Amélie Morin en 1981.
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L'album de Sophie Tith en 2014

L’album de Sophie Tith en 2014

19 septembre 1996 : Naissance, à Ambilly, de la chanteuse française Sophie TITH. Cadette de trois soeurs, elle grandit dans la région d’Annemasse en Haute-Savoie. Dès son plus jeune âge, Sophie se passionne pour la musique et, à sept ans, elle prend des cours de solfège et de saxophone. Au fil des années, elle s’oriente vers le rock au point de créer le groupe Asmoday avec quatre amies. En 2010, Sophie arrête le solfège et le saxophone. Deux ans plus tard, quelques semaines après avoir quitté Asmoday, elle crée un nouveau groupe avec quatre copains: Nova. A seize ans, elle s’inscrit à l’émission télévisée française « Nouvelle Star » dont elle gagne la finale le 26 février 2013. Elle remporte le droit d’enregistrer un album chez Polydor et ce dernier est commercialisé le 1er juillet 2013 sous le titre « Premières rencontres ». Il s’agit d’un opus produit par Sinclair et composé de reprises personnelles comme « La nuit je mens » de Bashung par exemple.

Le succès est correct et intéressant. En avril 2014, Sophie Tith sort son deuxième album, « J’aime ça », mais c’est le premier qui propose des morceaux originaux composés ou écrits entre autres par les BB Brunes ou Skip the Use. Il n’obtient pas une très grande popularité auprès des médias et du public. N’ayant pas encore la possibilité d’enregistrer un troisième album, Sophie Tith poste assez régulièrement des clips de nouvelles chansons sur le web.
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11 AVRIL

 

Raymond Marcillac dans les années 1960

11 avril 1917 : Naissance, à Levallois-Perret, du producteur et animateur de télé français  Raymond MARCILLAC. Enfant dans l’Aveyron, c’est à Paris qu’il termine ses études et qu’il pratique l’athlétisme à son plus haut niveau: champion de France du 400 mètres en 1939. Il est officier dans la force aérienne française durant la seconde guerre mondiale. A la libération, il est intégré dans l’équipe de journalistes de la radio française puis de la télévision. Alors qu’il est directeur du service des sports, il crée l’émission « Télé dimanche » en 1959. Il s’agit d’un show qui mêle savamment le sport et la chanson. Un télé crochet y est mis en place: « le jeu de la chance ». C’est ce concours qui permet notamment à Georgette Lemaire, Thierry Le Luron et Mireille Mathieu de se faire remarquer du grand public. Raymond Marcillac parlait de cette émission aux côtés de Michel Drucker et Mireille Mathieu dans l’émission de télé française « Matin Bonheur » en 1993.
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Evincé de la télévision en 1972, il poursuit sa carrière en écrivant des livres, notamment sur le monde des medias français. Dans les années 1990, il est le directeur des programmes de Radio Montmartre à Paris. Raymond Marcillac est mort le 13 avril 2007.
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NICOLETTA en 1977 – Photo (c) Alain Marouani

11 avril 1944 : Naissance, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) de la chanteuse française NICOLETTA. Dans son enfance, Nicole Grisoni est membre, sous son vrai nom, de la chorale de l’église. Puis, elle découvre le blues américain et Elvis Presley. Quittant sa province et les petits boulots, Nicole débarque à Paris en 1961 où elle est disc jockey. Elle est repérée par le directeur artistique d’Eddie Barclay: Léo Missir. Il remarque surtout ses qualités vocales et lui permet d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1966. Sous le nom de Nicoletta, elle interprète ainsi à sa manière « L’homme à la moto » de Piaf et « Pour oublier qu’on s’est aimé » signée par Nino Ferrer. Après ce premier disque au succès assez timide, Nicoletta remet le couvert et, cette fois, la gloire est au rendez-vous de « La musique » et de « Il est mort le soleil » en 1967.
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Ne supportant pas le play-back parfois exigé à la télévision, on la voit plus souvent se produire sur scène et elle effectue sa première tournée en lever de rideau de Salvatore Adamo. En mai 1968, elle choisit son camp en chantant pour les ouvriers en grève dans les usines. Trois ans plus tard, la chanteuse interprète un nouveau titre composé par Hubert Giraud, déjà créateur d' »Il est mort le soleil ». Cette nouvelle chanson est un gospel qui va connaître un succès planétaire: « Mamy Blue ». Nicoletta en crée la version française immortelle. Les succès se poursuivent pour Nicole pendant des années: « Fio Maravilla » (1973), « Les volets clos » (1973), ou « A quoi sert de vivre libre » (1975). En 1983, elle renoue avec le sommet des hit parades à l’occasion d’un enregistrement en duo avec Bernard Lavilliers: « Idées noires ». Quatre ans plus tard, Nicoletta s’oriente vers des spectacles musicaux: elle apparaît dans l’opéra « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony » de Kurt Weill et Bertolt Brecht puis elle joue le rôle d’Esméralda dans la comédie musicale « Quasimodo » de William Sheller. En 1992, à la suite du décès de sa grand-mère, elle donne des concerts de gospel où des chansons comme « Mamy Blue » font merveille accompagnées par une chorale antillaise. En 2006, son nouvel album a pour titre « Le Rendez-vous » et contient des reprises de standards du jazz comme « Summertime » ou « Georgia on my mind ». En janvier 2013, Nicoletta est nommée Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres français. Le 18 mars 2013 elle sort son 23e album. Il est intitulé « Ici et ailleurs » et on y trouve deux duos: l’un avec Florent Pagny et l’autre avec Joey Starr avec qui elle avait déjà repris « Mamy Blue » quelques mois plus tôt. A la suite d’Edith Piaf et avant Patricia Kaas, on peut dire que Nicoletta est « la » chanteuse de blues française par excellence. Au début de l’année 2018, elle rejoint, elle aussi, l’aventure du spectacle et de la tournée « Age tendre » aux côtés d’un bon nombre de ses collègues chanteurs.
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11 avril 1972 : Naissance, à Saint-Amand-Montrond, de l’auteur, compositeur et interprète français Allan THEO, sous le nom d’Alain Rouget. Son enfance se déroule entre une mère fan de soul et de jazz et un père passionné de rock et de punk. Après avoir étudié le solfège, il découvre le piano à l’âge de douze ans. Cet instrument l’oriente assez naturellement vers le jazz. Comme pour beaucoup de jeunes, l’aventure musicale va se poursuivre avec la formation de groupes durant les années de lycée. Mais les études priment pour Allan et le hobby est placé entre parenthèses pendant quelques années. A 24 ans, il repense à la musique et, installé à Paris, il va d’audition en audition. Deux ans plus tard, séduit par ses capacités vocales, un producteur lui propose d’enregistrer une chanson de variétés tout à fait moulée dans le style des boys band de l’époque: « Emmène-moi ».
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L’opération est fructueuse: un million d’exemplaires du disque sont vendus. Alors qu’un album sort et qu’il est en voie de connaître un succès identique avec des chansons comme « Lola » et « Sonar », Allan Théo décidé de donner un nouveau tournant artistique à sa carrière. Mais ses choix de chansons ne convainquent pas son producteur qui le libère de son contrat en 2000. Un an plus tard, il sort, au Québec, ce nouvel album qu’il autoproduit. Le succès n’est pas au rendez-vous. En 2007, Allan retrouve le chemin des studios et sort un album plus rock intitulé « Théo » chez un indépendant. En 2010, il se lance seul dans la composition, l’écriture et la réalisation d’une maquette qu’il place sur le site web « My Major Company » en vue d’être produit par les internautes. Ces derniers sont près de 1.500 à répondre et à y croire. L’album « Reprends les armes » sort commercialement en 2011 mais n’est pas un succès. En 2015, 20 ans après le phénomène des boys bands en France, il lance le groupe « Génération Boys Band », qui se veut un hommage à ces groupes, en compagnie de Chris Keller de G-Squad et Frank Delay des 2Be3.
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11 avril 1974 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’actrice belge Natacha REGNIER. Après des études au Collège Saint-Pierre d’Uccle et à l’Institut des Arts du Spectacle à Bruxelles, elle obtient le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1998 pour son rôle dans « La Vie rêvée des anges » d’Erick Zonca. Elle épouse alors le compositeur français Yann Tiersen et interprète des chansons dans son album « L’Absente »: « L’échec » et « Le concert ». En 2001 aussi, elle chante « Le Parapluie » en duo avec Yann Tiersen sur la compilation « Les Oiseaux de passage » sortie en hommage à Georges Brassens 20 ans après sa mort.

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Jacques Prévert

11 avril 1977 : Décès, à Omonville-la-Petite (Manche), du poète, scénariste et auteur français Jacques PREVERT. Né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand. Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école » et « Sanguine » pour Montand, « Les enfants qui s’aiment » pour Juliette Gréco ou « Barbara » pour Les Frères Jacques.
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Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

11 avril 2013 : Décès, au Chesnay, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain français Gilles MARCHAL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Raymond Errera au Festival International du Rire de Rochefort (c) FIRR

11 avril 2019 : Décès, à Jette (Bruxelles), du célèbre attaché de presse belge Raymond ERRERA à l’âge de 88 ans. Né à Saint-Gilles (Bruxelles) le 29 janvier 1931, d’un père italien et d’une mère anglaise, Raymond a toujours été attiré par le monde du spectacle depuis sa plus tendre enfance. Etudiant à l’Athénée d’Uccle, il s’occupe des spectacles de fin d’année et s’affaire à la rédaction du journal de l’école. Il trouve ensuite un job au théâtre de Poche de Bruxelles et délaisse ainsi ses études de droit pour pouvoir, en marge de ses activités au sein de l’entreprise familiale, écrire des chansons, faire du théâtre et collaborer à la rédaction de quotidiens et magazines. Inscrit aux cours de journalisme de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), il écrit des articles sur l’Exposition universelle de 1958 pour « La Nouvelle Gazette » et devient chansonnier au cabaret « Le poulailler » en face de la Bourse de Bruxelles en s’accompagnant au piano et en réalisant des parodies d’airs connus. A cette époque, il écrit et compose trois chansons dont les titres sont « Le soleil tout là-haut », « Chanson anonyme » et « Je rêve » (interprété par Henri Derbeaux). Il est ensuite engagé par le centre culturel de Malines et par le casino de Knokke pour monter des spectacles. Poursuivant son travail dans le monde culturel de la capitale belge, il décide de devenir l’attaché de presse personnel de certains artistes pour la Belgique. Et la première vedette qui lui fait confiance s’appelle Claude François. Leur première rencontre dure 30 secondes. Clo-Clo lui dit : « Je sais ce que tu fais et voilà ce que je veux : tu es mon attaché de presse depuis quatre jours avec effet rétroactif ! » Le travail de Raymond Errera pour Claude François va durer neuf ans. Par la suite, il va voir Pierre Perret et lui propose ses services. Et puis, d’autres artistes vont lui demander de travailler pour eux : Annie Cordy, Jacques Brel, Guy Béart, Daniel Lavoie (au début de sa carrière), Charles Aznavour, Gérard Lenorman, Jean Vallée, Chantal Goya, etc. En 1972, l’homme fait un petit détour par la politique et est élu échevin de la Culture à Koekelberg. Un an plus tard, il apparaît dans le film « Far West » de Jacques Brel où il récite une phrase alors qu’il est déjà apparu, quelques années plus tôt, dans le film « Franz » de Brel également. A la fin des années 1970, Raymond est l’attaché de presse pour quelques émissions télévisées de la chaîne publique belge francophone RTBF : « Chansons à la carte » ainsi que « La bonne étoile » présentée par son ami le chanteur Jean Vallée. Dès la première édition en 1981, Raymond Errera est l’attaché de presse du Festival International du Rire de Rochefort (B). Et il le restera jusqu’à sa retraite en 2000, ce qui lui donnera l’occasion de devenir citoyen d’honneur de Rochefort. Jusqu’à son décès, Raymond a toujours été présent sur le site de ce célèbre festival d’humour qui a accueilli des découvertes mais aussi de très grands noms du rire. Deux mois après son décès, lors de l’édition 2019 du festival qui a lieu en juin, le Prix de la Presse a été rebaptisé « Prix Raymond Errera » en sa mémoire. Raymond Errera laisse le souvenir d’un homme qui faisait son métier pour servir aussi bien l’artiste que le journaliste. Il se coupait effectivement en quatre pour faire plaisir à chacun. Avec le sourire, avec diplomatie et avec efficacité.

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