BARBARA


.

L’auteure, compositrice et interprète française BARBARA naît le 9 juin 1930 à Paris sous le nom de Monique Serf. Elle passe une partie de son enfance dans le quartier parisien des Batignolles puis à Marseille et à Tarbes avant la guerre durant laquelle elle se cache pour échapper, en tant que juive, aux nazis. Après le conflit mondial, elle revient avec ses parents à Paris. Voulant devenir chanteuse, elle s’inscrit à des cours de chant puis au Conservatoire de Paris. Mais le chant classique lui est rébarbatif par rapport à la chanson populaire. Elle stoppe les cours et passe une audition au théâtre Mogador: elle se retrouve choriste dans l’opérette « Violettes impériales ». Suite à l’abandon de la famille par son père, Monique quitte Paris pour essayer de vivre de sa passion pour la chanson. Avec un peu d’argent de poche prêté par une amie, elle aboutit à Bruxelles où la vie n’est pas simple. Elle rencontre alors des artistes de Charleroi (B) qui lui proposent de chanter chez eux à « la Mansarde ». Elle se constitue alors un répertoire avec, notamment, des titres d’Edith Piaf et des chansons réalistes des années 1930. Elle se produit à ce moment sous le nom de Barbara Brodi, un nom inspiré par celui de sa grand-mère. Lassée de ces prestations que le public n’apprécie pas, elle retourne à Paris en 1951 et y passe des auditions. Sans succès. Finalement, à l’invitation d’un de ses amis de Charleroi, elle retourne à Bruxelles et, en 1952, elle chante sous le nom de Barbara au théâtre du Cheval Blanc. Cette fois, le public est charmé et le fait savoir. Au point que la chanteuse enregistre deux disques en 1955: « Mon pote le gitan » et « L’oeillet blanc ».

.
Se disant que sa popularité belge peut s’exporter, Barbara retourne à Paris et écume les boîtes à chanson: « La rose rouge » en 1956, « Chez Moineau » en 1957 et « L’Ecluse » plus durablement à partir de 1958. Son succès s’élargit et les étudiants du Quartier Latin la surnomment bientôt « La chanteuse de minuit ». Forte de cette notoriété naissante, Barbara effectue son premier passage à la télévision, dans l’émission « Cabaret du soir » en juillet 1958. C’est à ce moment qu’elle commence à écrire ses propres chansons. Elle se fait remarquer par un producteur et elle enregistre deux chansons personnelles sur un 45 tours avant de sortir un premier 33 tours en 1959: « Barbara à l’Ecluse ».
.

.
Mais c’est en tant qu’interprète qu’elle sort ensuite deux albums dans une autre maison de disques: « Barbara chante Brassens », pour lequel elle obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros, et « Barbara chante Jacques Brel ». En février 1961, elle assure la première partie de Félix Marten à Bobino puis elle reprend ses prestations, qui s’y prêtent mieux, à l’Ecluse. En 1963, sur la scène du théâtre parisien des Capucines, elle triomphe en interprétant, notamment, « Dis quand reviendras-tu » et « Nantes ».
.

.
Elle impressionne les responsables de la maison de disques Philips ainsi que Georges Brassens dont elle fera la première partie à Bobino en 1964. Elle quitte alors Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne où elle résidera jusqu’à son décès. Son premier album chez Philips sort en 1965. C’est un gros succès de vente pour ce 33 tours qui obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Le 15 septembre de la même année, elle entame une série de concerts dont elle est la vedette à Bobino. C’est à ce moment qu’elle crée son hymne au public: « Ma plus belle histoire d’amour ».
.

.
Les succès vont s’enchaîner pour Barbara. Les récitals aussi. En février 1969 pourtant, sur la scène de l’Olympia, elle annonce qu’elle arrête le tour de chant. Elle poursuit cependant l’enregistrement de ses disques et, en 1970, elle connaît à nouveau le succès avec « L’aigle noir ».
.

.
Parallèlement à la chanson, Barbara se tourne alors vers le cinéma. Elle joue en 1972 dans le film réalisé par son ami Jacques Brel: « Franz ». Et, en 1974, c’est Jean-Claude Brialy qui réalise « L’oiseau rare » où elle tient le rôle principal. Entretemps, Barbara est revenue à la scène pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. En 1973, elle est, par exemple, à l’affiche du Festival d’Obourg, en Belgique, avec Daniel Guichard et Yves Simon. En 1981, alors qu’elle vient de sortir un album intitulé « Seule », elle se produit sous un chapiteau planté à l’hippodrome parisien de Pantin.
.

.
C’est un véritable triomphe et la série de concerts se termine toujours aux petites heures de la nuit. Excès ou cause naturelle: la voix de Barbara se casse au cours de ces représentations. Son interprétation ne sera plus jamais pareille mais elle dégage une nouvelle émotion dont l’artiste profite habilement. En 1985, elle écrit avec le Québécois Luc Plamondon la pièce musicale « Lily Passion » où elle joue et chante aux côtés de Gérard Depardieu avec qui elle s’est liée d’amitié. La première représentation a lieu au Zénith de Paris en janvier 1986 à l’endroit même où se trouvait, cinq ans plus tôt, l’hippodrome de Pantin. Le spectacle part en tournée et passe notamment par Forest-National en Belgique.
.

.
Peu après, la chanteuse se mobilise pour lutter, à sa façon, contre le sida. Elle visite les hôpitaux et les prisons à la rencontre de malades. Elle enregistre une chanson sublime sur le thème: « Sid’amour à mort ».
.

.
A la fin de l’année 1993, des problèmes de santé l’obligent à interrompre une série de concerts entamés au théâtre du Châtelet. Elle trouve encore la force d’enregistrer ce qui sera son dernier album en public puis elle s’oblige à se reposer. En 1994, elle reprend quand même une ultime fois le chemin de la scène pour une tournée française qui se termine à Tours. En 1996, seize ans après son dernier opus réalisé en studio, elle se décide à enregistrer des nouvelles chansons, sur un album intitulé « Il me revient ». Le travail est réalisé avec la complicité, entre autres, de Jean-Louis Aubert (qui lui écrit « Le jour se lève encore », une sorte de gospel-rock) et Guillaume Depardieu.
.

.
Le 24 novembre 1997, Barbara s’éteint à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine où elle a été admise suite à un choc toxique infectieux à l’âge de 67 ans. Elle est inhumée dans la quatrième division du Cimetière parisien de Bagneux.
.

.

.
L’artiste laisse derrière elle quantité de succès qui lui permettent de garder une place toute particulière dans le domaine de la chanson francophone: « Göttingen », « Une petite cantate », « La Dame brune » (avec Georges Moustaki), « Drouot », « Marienbad », etc.
.

.
Depuis son décès, nombre d’artistes ont rendu hommage à Barbara en enregistrant ses chansons sur des albums ciblés mais aussi en y consacrant des récitals exclusifs : Marie-Paule Belle, Patrick Bruel ou Gérard Depardieu par exemple.
.

.

 

.
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

18 JUIN

L’affiche du film « Le bal des actrices »

18 juin 1973 : Naissance, à Paris, de l’actrice française et chanteuse occasionnelle Julie DEPARDIEU. Fille des acteurs Gérard Depardieu et Élisabeth Guignot, elle suit des études de philosophie tout en s’intéressant au cinéma. A partir de 1994, elle va être à l’affiche de nombreux films au grand comme au petit écran. Elle porte également un grand intérêt à la musique et à la chanson. Avec le chanteur Philippe Katerine, elle a eu deux garçons nés en 2011 et 2012. Elle a interprété la chanson « Adieu Camille » en duo avec Marc Lavoine en 2007.

Et, deux ans plus tard, elle a chanté un extrait de la bande originale du film « Le bal des actrices » composé par Pauline Croze: « Dans les films ». A la fin de l’année 2013, Julie est présente dans différentes émissions de radio et de télévision françaises pour y faire la promotion d’un album de chansons que son frère Guillaume avait enregistrées avant de décéder en octobre 2008. Depuis cette date en effet, elle avait repris la production et finalisé les diverses prises de son ainsi que le mixage de cet opus posthume.
.
**********
.

Pochette du duo de Marie Gillain avec Cali : « Je me sens belle » en 2008

18 juin 1975 : Naissance, à Rocourt (Liège), de l’actrice belge et chanteuse occasionnelle Marie GILLAIN. Alors qu’elle songe à faire du théâtre, elle passe un casting pour le film « L’Amant » de Jean-Jacques Annaud. Elle a alors quatorze ans et n’est pas retenue. Mais ce n’est qu’un échec très passager puisque, un an plus tard, les auditions pour le film « Mon père ce héros » lui procurent le premier rôle aux côtés de Gérard Depardieu. Sa carrière semble désormais tracée et elle va ensuite alterner les films à succès avec des oeuvres résultant de choix plus personnels. En 1995, elle tente l’expérience du théâtre et joue dans « Le journal d’Anne Frank ». En 2005, c’est le chanteur Martin Rappeneau, fils du réalisateur Jean-Pierre Rappeneau, qui lui propose d’enregistrer un duo avec lui: « Les figures imposées ».

Puis, en 2008, grâce à Cali, elle interprète quelques chansons de la bande originale du film « Magique ». S’il s’agit d’une première véritable expérience de chanteuse pour Marie Gillain, c’est aussi une première pour Cali en tant qu’acteur.
.
**********
.
18 juin 2009 : la cérémonie de remise des Octaves de la Musique, qui récompense les artistes francophones de Belgique, a lieu à Soignies au Centre Culturel. Dans la catégorie chanson française, les chanteurs et groupes sélectionnés sont Balimurphy, Jacques Duvall, Veence Hanao, Vincent Liben et Saule. Et le vainqueur de cette catégorie est Vincent Liben. L’artiste de l’année est Saule dont le dernier album en date, « Western », est sorti en janvier. L’album de l’année récompensé est celui de Veence Hanao. Et le spectacle de l’année primé est celui de Balimurphy. Enfin l’Octave d’honneur, récompensant un artiste pour sa carrière, est attribué à Maurane. Pour la première fois, cette soirée est retransmise en direct sur toutes les télévisions locales de Wallonie et de Bruxelles.

 

.
.
.

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,