HAILLANT Bernard

Bernard Haillant en 1985 – Photo (c) Christophe Chauvet

Le chanteur français Bernard HAILLANT naît le 24 septembre 1944 à Nancy. Les premiers pas dans la chanson de Bernard Haillant se font en 1969 au sein du groupe Crëche qu’il fonde avec Jo Akepsimas, Mannick, Jean Humenry et Gaëtan de Courrèges.

En même temps, il entame une carrière de chanteur soliste qu’il va encore plus développer lors de la dissolution du groupe. Au total, il enregistre une dizaine d’albums pour lesquels il reçoit deux prix de l’Académie Charles-Cros: en 1982 et en 2001. Les thèmes abordés par Bernard Haillant sont très divers, sérieux et humains. Sa voix est puissante et, dans ses enregistrements, est toujours mise en avant pour faciliter l’audibilité des textes qui, ici, ont une grande importance. Cette façon de travailler, qui ne correspond à aucune tendance et mode, a la particularité de rendre les chansons de Bernard Haillant intemporelles. Mais, du coup, ces chansons ont toujours très peu de chances d’être diffusées sur les radios qui pourraient les rendre « populaires ». Et, avec le temps, Haillant est devenu un artiste apprécié par une certaine catégorie d’afficionados de la chanson française qui a finalement constitué son public de prédilection. En 1970, il bénéficie toutefois d’une légère médiatisation de sa chanson « Le jour où nous serons vieux ».

Pendant toute sa carrière, le chanteur s’attache aussi à jouer d’un maximum d’instruments sur ses enregistrements: guitare, percussions, flûte ou violon par exemple. Bernard Haillant décède le 17 avril 2002 à Paris. Une intégrale en CD des albums de Bernard Haillant sort à la fin des années 2000 et elle est présentée lors du festival « Chansons de Paroles » à Barjac (Ardèche) à l’initiative de Jofroi, chanteur et alors organisateur de la manifestation.

 

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ROSSI Laurent

Laurent Rossi en 1974

Le chanteur et producteur français Laurent ROSSI est né le 22 mai 1948 à Boulogne-Billancourt. Il est le fils de Tino Rossi qui a aussi une fille prénommée Pierrette issue d’un premier mariage. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Il enregistre ainsi des disques à partir de 1968 et il interprète alors « Cendrillon n’est pas venue ».

Mais il lui faut attendre 1973 pour que les choses s’améliorent avec un premier vrai succès: « Quelqu’un qui t’aime ».

A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ».

Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974), « Mandoline » (1976) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978).

Il propose l’une de ses compositions à Mireille Mathieu qui en fait un succès en 1975: « Addio ».

Laurent enregistre aussi quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976.

A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à partir 1983, date de la disparition de son père, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Mais, le 20 août 2015, alors qu’il se trouve seul chez lui à Paris, il est victime d’une crise cardiaque et il décède à l’âge de 67 ans. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.

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DELORME Alain

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME naît le 17 septembre 1950 à Roubaix dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete. Intéressé très jeune par la musique, il fréquente des copains qui ont la même passion et un groupe de bal est vite créé à la fin des années 1960 dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron où les soirées dansantes et les fêtes villageoises battent leur plein. A 20 ans, en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse où il est accompagné de Johny Callens (alais Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie), il signe avec eux un contrat discographique pour le label Elver géré par le disquaire mouscronnois Marcel De Keukeleire. En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Véritablement adulé par un public jeune qui aime les chansons dites « romantiques », le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans. Les hits se succèdent en effet à grande vitesse : « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Après cette date, le chanteur poursuit sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors de la fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie. Alain Delorme meurt le vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque.

 

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Eternel romantique, le chanteur ALAIN DELORME est décédé

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME est décédé ce vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque. Né le 17 septembre 1950 à Roubaix, dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete, il s’était fait connaître, à l’âge de 20 ans en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse. Alain Delorme y était accompagné de Johnny Callens (alias Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie). En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Pris en mains par les avisés producteurs Jean Vanloo et Marcel De Keukeleire, le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans avec les titres « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johnny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Depuis cette date, le chanteur poursuivait sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors d’une récente fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie.

 

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PELLETIER Bruno

Le chanteur québécois Bruno PELLETIER naît le 7 août 1962 à Charlesbourg. A 18 ans, il hésite entre des études privilégiant le sport ou d’autres plutôt musicales. Il est vrai que, possédant une ceinture noire en karaté, les arts martiaux intéressent beaucoup Bruno qui va finalement lancer une école à son nom. Mais cela ne l’empêche pas de se consacrer à la batterie et à la musique comme passe-temps. Au fil du temps, c’est sa voix qui va l’entraîner à devenir chanteur dans quelques groupes de rock avec lesquels il acquiert l’expérience de la scène. En 1989, Bruno Pelletier se rend compte que la musique est finalement l’activité qui lui prend le plus de temps libre et il décide alors d’en faire son métier. C’est à ce moment qu’il crée un groupe de rock qui s’exprime en français, « Pëll », et qui s’inscrit à quelques concours pour se faire connaître des professionnels. Mais c’est en tant qu’artiste soliste que Bruno obtient son premier contrat phonographique au Québec en 1990. Et son premier album éponyme sort en 1992 avec, notamment, la chanson « Tu pars ».

Il est alors engagé pour jouer dans quelques spectacles musicaux dont la version québécoise de « La légende de Jimmy » signée Luc Plamondon et Michel Berger où Bruno chante notamment avec Luce Dufault.

L’auteur québécois Luc Plamondon va d’ailleurs garder un oeil attentif sur Bruno Pelletier: en 1993, il lui propose d’endosser le rôle de Johnny Rockfort dans une nouvelle édition publique de « Starmania » à Paris. Avec la tournée qui suit, Bruno est mobilisé pendant plus de deux ans.

Au Canada, Bruno Pelletier sort un deuxième album, « Défaire l’amour », en 1995.

Mais c’est son troisième opus qui va être le plus populaire au Québec. Celui-ci est commercialisé en 1997 et a pour titre « Miserere ».

Un an plus tard, Luc Plamondon revient vers lui pour lui proposer le rôle de Gringoire dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » signée par Plamondon et Richard Cocciante sur base de l’oeuvre de Victor Hugo. Alors que Daniel Lavoie, Patrick Fiori et Garou cartonnent avec la chanson « Belle », Bruno Pelletier va, lui, s’imposer avec « Le temps des cathédrales », titre qui le fait enfin connaître dans toute la francophonie.

Alors que le spectacle musical récolte un succès phénoménal, « D’autres rives », le quatrième album de Pelletier est, cette fois, lancé des deux côtés de l’Atlantique. Et, dans la foulée, l’artiste se produit à Paris dans des salles comme l’Olympia, le Bataclan et la Cigale.

Le succès de l’album « D’autres rives » est cependant moyen en Europe. Et les albums qui suivent voient souvent leur distribution limitée au Canada. Bruno Pelletier ne reste toutefois pas inactif et explore constamment de nouvelles pistes artistiques. En 2002, il enregistre un album de chants de Noël accompagné par l’Orchestre Symphonique de Montréal. En 2006, au Québec, il obtient le rôle principal du spectacle musical « Dracula, entre l’amour et la mort » dont il est aussi le directeur artistique.

Trois ans plus tard, il se produit en Russie où son succès est important. En 2011, il est à l’affiche du spectacle de Michel Rivard, « Les filles de Caleb » au Théâtre Saint-Denis de Montréal.

A la fin de la même année, il participe, à Paris, au spectacle reprenant les grandes chansons de « Notre-Dame de Paris » interprétées par les chanteurs originaux: Lavoie, Ségara, Fiori, Garou et Mervil. Et, en 2013, c’est en Russie qu’il présente ce spectacle symphonique. En avril 2014, Bruno Pelletier lance la tournée « Rendus-Là » qui lui permet de revenir en France après une absence de plus de dix ans. Il chante ainsi notamment dans la salle parisienne de la Cigale. En 2016, fidèle à son parcours éclectique, l’artiste québécois interprète neuf chansons sur l’album « Alkémia » du groupe de rock français « Touch » dont le répertoire est en partie francophone. Le 23 mars 2018, il commercialise un disque live enregistré en version acoustique au théâtre du Petit Champlain de Québec. On y retrouve son grand succès, « Le temps des cathédrales », mais aussi des versions personnelles de « Amsterdam » ou de « La quête » (Brel) ainsi que de « Mon Dieu » (Edith Piaf, Charles Dumont).

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VALERY François

François Valéry en 1990

Le chanteur français François VALERY naît le 4 août 1954 à Oran, en Algérie, sous l’identité de Jean-Louis Mougeot. Enfant, il connaît la séparation de ses parents avec le départ de son père qui est alors chanteur de flamenco. En 1962, sa mère et ses six frères et soeurs sont contraints de quitter l’Algérie qui devient indépendante. La famille s’installe dans le sud de la France avant de déménager dans la région parisienne à Bois-Colombes. En 1968, sa maman lui offre une guitare et cet instrument de musique va changer la vie de l’adolescent Jean-Louis. Il commence timidement à composer quelques mélodies et, avec quelques amis, il fonde un orchestre à l’âge de seize ans. Il réalise quelques enregistrements amateurs de quelques-unes de ses chansons et il remet une cassette de certaines de celles-ci à Jean-Paul Barkoff, alors producteur de Mike Brant. Parmi ces morceaux, il y en a un qui a pour titre « Une chanson d’été » et qui va permettre à ce jeune garçon blond d’envahir les hit-parade de France pendant 26 semaines en 1974.

La légende, toujours à vérifier, prétend qu’il tire alors son pseudonyme des prénoms des deux candidats aux élections présidentielles françaises de mai 1974: François (Mitterrand) et Valéry (Giscard d’Estaing). Contre toute attente, cet interprète va s’accrocher à son statut de vedette et va enchaîner tube sur tube pendant des années.

Jusqu’en 1989, ses succès auront pour titres « Le prince d’amour » (1974), « Toutes les chansons d’amour sont tristes » (1975), « Qu’est-ce qu’on a dansé sur cette chanson » (1976), « Dînons ce soir en amoureux » (1977), « La loi d’amour » (1978), « Tu as gagné je t’aime » (1979), « Emmanuelle » (1980), « Dream in blue » (avec Sophie Marceau en 1981), « Oran juin 62 » (1982), « Elle danse Marie » (1983), ou « Aimons-nous vivants » (1989).

En dehors de ses activités d’interprète, François Valéry a aussi beaucoup composé de chansons à succès pour d’autres: « Emmène-moi danser ce soir » pour Michèle Torr en 1978, « Mamma mia » pour Hervé Vilard en 1991 ou « Mama Corsica » pour Patrick Fiori à l »Eurovision en 1993.

En 2001, il est à la base de la comédie musicale « L’Ombre d’un géant », consacrée à James Dean, où interviennent Rose Laurens, Sophie Delmas et Hanna H.

De mars 2013 à février 2014, François Valéry fait partie de l’ultime tournée des idoles « Age Tendre et Tête de Bois Saison 8 », aux côtés notamment de Michèle Torr, Dave, Hervé Vilard, Michel Orso, Gigliola Cinquetti, Annie Cordy, Herbert Léonard, etc.

Dans le courant de l’année 2014, le chanteur commercialise un nouvel album, « Je suis venu te dire » qui, malgré un chiffre de ventes plutôt faible, est une production de bonne tenue avec des chansons qui tiennent la route sans être marquées « vintage ».

 

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CASTELAIN Jean-Pierre

Jean-Pierre Castelain en 1983

L’auteur, compositeur, interprète et musicien français Jean-Pierre CASTELAIN est né le 20 décembre 1946 à Haut-Arques. Bien qu’excellent interprète des chansons qu’il écrit et compose, Jean-Pierre est surtout connu pour avoir été l’orchestrateur et arrangeur de bon nombre d’artistes français majeurs comme Françoise Hardy, France Gall ou Michel Berger entre autres. Il passe son enfance dans le Pas-de-Calais à la campagne où, petit garçon, il joue du tambour dans la fanfare municipale avant d’entamer des études secondaires en ville. Comme c’est la mode en ce début des années 1960, il se passionne pour la guitare et, plus particulièrement, la guitare électrique. En 1965, il fait partie d’un groupe de sa région natale: les « Yeomen ». Un an plus tard, et ça ne s’invente pas vu ses origines, Jean-Pierre est guitariste chez « Les Bourgeois de Calais » qui connaissent un bon petit succès en France.

Avec quelques membres de ce groupe, il part à Paris pour y créer, en 1967, le groupe « Les Fleurs de Pavot » qui, comme son nom semble l’indiquer, va livrer de la musique psychédélique: une première en français. Le 33 tours reprend des titres comme « Psycha bourrée », « La force fait l’union », « Dites-le avec des fleurs de pavot », Super Gril » ou « Hippies nous voilà ». Jean-Pierre Castelain, alors surnommé « Zorba », est à la guitare et au chant. Il interprète les chansons souvent signées par Jean-Claude Vannier et enregistrées par le « géant » Bernard Estardy au Studio de la Grande Armée à Paris.

Le disque est le coup unique d’un producteur et Castelain décide alors d’entamer une carrière de chanteur soliste. En 1969, il enregistre un premier 45 tours chez Vogue. Les chansons ont pour titres « Comme un bébé » et « Même si je voulais ». Elles sont musicalement proches de celles de Ronnie Bird. Cela ne marche pas du tout et l’artiste replonge dans l’anonymat de ceux qui sont derrière les chanteurs.

Jusqu’en 1972. Date à laquelle il parvient à signer l’enregistrement d’un album chez Warner France. Jean-Pierre Castelain y joue de tous les instruments et réalise ce qui est peut-être l’un des premiers disques pop en français comme en témoigne un des titres de l’album « De mes yeux vu »: « J’suis dans la pop music ». L’opus connaît un beau succès d’estime auprès des professionnels sans plus.

Il est suivi d’un 45 tours (« Monsieur Dugenou ») avant que Castelain n’enregistre deux autres simples avec l’Electric Max Band en 1972 et 1973. Parallèlement, en 1973 toujours, il collabore activement au succès du premier album de Jeanne-Marie Sens dont il écrit les chansons comme « En plein coeur ».

Plus tard, il réalise aussi quelques disques destinés au jeune public avec la même Jeanne-Marie Sens. Il travaille alors également pour la chanteuse Christine Corda et le chanteur Denis Pépin. En 1974, il s’entoure des musiciens du « Système Crapoutchik » pour enregistrer, à nouveau sous son nom, l’album « Albéria ou l’histoire d’Albert »: le héros de cette histoire est un gars qui, après être né par -20°C, va devenir un exemplaire agent des Postes avant de terminer sa vie édenté et obligé de consommer de la purée en permanence. Le disque est encensé par la critique mais totalement boudé par le public.

Un an plus tard, toujours plus ambitieux, Jean-Pierre Castelain sort cette fois un double album intitulé « Le miroir » avec des textes importants.

Presque simultanément, toujours en 1975, il enregistre un 33 tours consacré aux enfants: « La souris s’en va t’en guerre ».

En 1978, il crée sa propre société de production, Spartacus, qui s’occupe de ses disques et de ceux d’autres artistes comme Emmanuel Booz par exemple. C’est d’ailleurs sous ce nouveau label qu’il sort l’album « Le funambule » en 1979 avec des accents de jazz-rock. Deux ans plus tard, alors que la France s’apprête à élire un président de gauche, François Mitterrand, Jean-Pierre Castelain commercialise un 45 tours dont le titre principal est « Je donnerai ma voix ». En 1982 paraît l’album « De bric et de broc », avec la chanson « Babylone », qui obtient, lui aussi comme les précédents, un enième succès d’estime sans vraiment rencontrer le public.

Plutôt déçu par toutes ses aventures d’interprète sans lendemains, il achète un studio d’enregistrement pour produire de la musique publicitaire et ce travail l’occupe de plus en plus. Il réalise des mélodies de pubs pour Raider, Mars, Président et Renault entre autres. Il se consacre aussi à composer et à réaliser quelques génériques d’émissions de télé françaises. Epuisé par tant de boulot en si peu de temps, il se retire un moment dans le calme des îles tropicales avant de revenir travailler au studio Aquarius à Genève pour des artistes comme Hugues Aufray, Phil Collins, Duran Duran, Jacques Higelin, Catherine Lara, Claude Nougaro ou Zucchero entre autres. En 1991, on le retrouve comme compositeur et instigateur d’un 45 tours enregistré par toute une série d’artistes au profit de l’UNICEF sous le titre « L’enfant de demain ». La voix de Jean-Pierre Castelain y côtoie celles de Manu Dibango, Jocelyne Beroard, Louis Bertignac, Jane Birkin, Robert Charlebois, Hervé Cristiani, Idrissa Diop, Jean Guidoni, Jacques Higelin, Khaled, Francis Lalanne, André Lamy, Herbert Léonard, Jeane Manson, Gilbert Montagné, N’Zongo Soul, Nicoletta, Yannick Noah, Sabine Paturel, Roé et Touré Kunda. Après des années de travail pour les autres, Jean-Pierre Castelain revient à la chanson en 2004 avec un album édité à compte d’auteur et intitulé « Citoyen du monde » où il reprend, notamment, la chanson de 1981 « Je donnerai ma voix ». La même année, il ouvre la « Ch’ti Académy » dans sa région natale du Pas-de-Calais: il y initie les enfants à la musique, la danse, le théâtre et la poésie. Le 3 août 2019, Jean-Pierre Castelain meurt à Carcassonne. Pour en savoir plus sur la carrière et la discographie de Jean-Pierre Castelain, CLIQUEZ ICI.

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CALOGERO

Calogero en 2010

Le chanteur, compositeur et musicien français CALOGERO naît sous le vrai nom de Calogero Joseph Salvatore Maurici le 30 juillet 1971 à Échirolles, près de Grenoble. D’origines siciliennes, ses parents se sont installés dans la région de l’Isère où Calogero grandit avec sa soeur et ses deux frères. Les racines italiennes sont bien sûr à la base de la passion de la famille pour la musique et, dès l’âge de 15 ans, l’idée de constituer un groupe démange l’apprenti plombier Calogero qui sollicite son frère, Gioacchino, et un ami dénommé Francis Magiulli. A trois, ils fondent « Les Charts » en 1987. Et, quelques mois plus tard, au cours d’une de leurs prestations, ils se font remarquer par France Gall qui les apprécie et par Philippe Gaillard, producteur qui leur procure un contrat discographique. Entre 1989 et 1997, les Charts vont enregistrer cinq albums dont les quatre premiers connaissent un succès ascendant. En 1991, les ventes du second opus intitulé « Notre monde à nous » permet aux trois compères d’obtenir un disque d’or.

Mais, en 1997, l’album « Changer » n’obtient pas la même popularité et entraîne la dissolution du trio. Il est temps alors, pour Calogero, le bassiste gaucher, de penser à une carrière de chanteur soliste. En 1999, il commercialise un premier disque qui recèle la complicité de Pascal Obispo et de Zazie. L’album a pour titre « Au milieu des autres » et permet à l’artiste d’effectuer quelques prestations en première partie de chanteurs plus installés. Le second opus, éponyme, sort en 2002 et est annoncé par les succès « En apesanteur » et « Prendre racine » que les radios diffusent intensément. Plus d’un million d’exemplaires en sont vendus et il faut désormais compter avec le nom de Calogero dans la chanson francophone.

Le troisième album est simplement appelé « 3 » et est celui de la confirmation de la popularité du chanteur avec des titres comme « Yalla », « Si seulement je pouvais lui manquer » et « Face à la mer », un duo avec le rappeur Passi. Pour ce travail dont les ventes dépassent à nouveau le million d’unités, Calogero est accueilli avec le tapis rouge à la cérémonie des 19e Victoires de la Musique où il est sacré « meilleur artiste masculin » et reçoit le trophée des mains de Jean-Luc Delarue et Guillaume Durand le 28 février 2004.

Après une tournée de concerts triomphale qui parcourt l’Europe francophone en 2005, le chanteur part pour l’Italie et s’installe dans une maison de Toscane le temps d’y enregistrer ce qui sera son quatrième album : « Pomme C ». Tous les textes des nouvelles chansons à enregistrer sont écrits par Zazie dans le but de garder une unité globale. La crise du disque et du téléchargement étant passée par là, les chiffres de vente de cet opus dépassent à peine les 300.000 copies. Le disque suivant, « L’embellie », qui sort en 2009, se vend un peu mieux avec plus de 400.000 exemplaires et il est caractérisé par le travail de plusieurs auteurs : Jean-Jacques Godman, Grand Corps Malade, Dominique A ou Marc Lavoine.

S’en suit une tournée acoustique où, s’accompagnant à la guitare ou au piano, Calogero se produit dans des salles de spectacle à contenance moyenne. Onze ans après ses débuts de chanteur soliste, une compilation de ses grands succès est commercialisée sous la forme d’un double CD. L’objet s’appelle « V.O.-V.S. » (Versions originales-Versions symphoniques) et, si le premier volume renferme les versions originales et un inédit signé Jean-Jacques Goldman (« C’est d’ici que je vous écris »), le second présente les mêmes titres enregistrés avec un orchestre symphonique. Cette expérience musicale nouvelle amènera inévitablement Calogero à la reproduire sur scène en 2011 avec, à la clé, la captation d’un CD et DVD live. Artiste atypique avide de nouveaux frissons, Calogero se joint alors à Stanislas, Philippe Uminski, Elsa Fourlon et Karen Brunon pour réaliser un projet éphémère qui a pour nom Circus en 2012 et dont le titre phare est « Sur le fil ».

Cette année-là, un faits divers ébranle le chanteur : un double meurtre a été commis dans sa ville natale d’Echirolles sans mobile véritable. Cette tragédie va lui inspirer une chanson qui devient le titre d’un album qui sort en 2014 : « Un jour au mauvais endroit ». Extrait de l’opus qui s’appelle « Les Feux d’artifice », le morceau est qualifié de chanson originale de l’année lors des Victoires de la Musique le février 2015. Parmi les singles qui portent les ventes de l’album à plus de 700.000, il y a « Le Portrait », « Avant toi » et « J’ai le droit aussi ».

Fruit d’une rencontre avec le groupe français « Cats on Trees », Calogero commercialise un single avec le duo en mai 2015 : « Jimmy » est à la fois interprété en anglais et en français. Ensuite, il faut attendre avril 2017 pour entendre les radios diffuser un titre annonçant un futur album de l’ex-Charts : « Je joue de la musique », une véritable rengaine qui flirte de manière ouverte et évidente avec les mélodies les plus entêtantes de feu Michel Berger. Le 14 juillet 2017, à Nice, il interprète sa chanson « Les feux d’artifice » en hommage aux victimes de l’attentat qui a eu lieu l’année précédente sur la Promenade des Anglais. Il le fait à la demande des parents et proches de ceux qui ont été fauchés par un camion fou après le feu d’artifice de la fête nationale. Trois ans après sa création, la chanson prend un sens que Calogero n’imaginait pas lors de son écriture. Et l’interpréter seul au piano devant toutes ces personnes éplorées est insurmontable. L’émotion est trop forte et l’artiste éclate en sanglots avant la fin du morceau.

Un mois plus tard, l’album annoncé est dans les bacs : il s’agit de « Liberté chérie » dont les hits ont pour nom « On se sait par cœur », « Fondamental », « 1987 » et « Voler de nuit ». Fin mars 2020, alors qu’il est confiné chez lui comme tout le monde à cause de la propagation du coronavirus Covid-19, Calogero écrit et compose une chanson inspirée par la situation étrange que l’on vit tous. Il la poste sur le web et les réseaux sociaux et elle a pour titre « On fait comme si ».

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SANTIANA

Santiana en 1974 – Photo (c) B. Petit

Le chanteur français SANTIANA naît sous l’identité de Jean Pierre D’Amico le 30 juillet 1946 à Issoire en Auvergne. Intéressé par la musique depuis qu’il est tout petit, Jean-Pierre intègre un groupe de rock dès sa prime adolescence. La formation est plutôt BCBG (« Bon chic bon genre ») car c’est en costume avec cravate que les Jaguars se produisent sur les scènes régionales. Puis, en 1967, il devient chanteur et musicien dans l’orchestre de bal de Jean-Pierre Salvat qui écume la région auvergnate tous les weekends. Robert Stigwood, le producteur américain des Bee Gees, lui permet d’enregistrer sous son label français (RSOF distribué par Polydor) un premier 45-tours en 1969. Sous le simple nom D’Amico, il interprète deux chansons qui ont pour titres « La passion selon moi » (de Pierre Chiffre et Bernard St-Paul) et « Prisonnier de ce monde » (adaptation française signée Michel Jourdan d’une mélodie italienne). L’expérience n’est pas très concluante mais, toujours sous le nom D’Amico, il remet le couvert trois ans plus tard avec une autre équipe qui a le vent en poupe : Boris Bergman, Daniel Vangarde, Etienne Roda-Gil, Michel Berger et Michel Bernholc lui écrivent, composent et arrangent les chansons. Mais rien n’y fait : le succès n’est pas au rendez-vous. Alors, Jean-Pierre se tourne vers Claude Carrère qui lui propose de travailler avec les fabricants de tubes du moment que sont Michaële, Lana et Paul Sébastian ainsi que Bernard Estardy pour la prise de son et Jean-Claude Petit pour l’orchestration. Mais il doit changer de nom et devient Santiana. Et le premier titre enregistré en 1974, « Je t’avais juré de t’aimer », est d’emblée un énorme succès qui fracasse le classement des ventes de 45-tours en France dès sa sortie.

Les magazines pour jeunes gonflent alors sa popularité en multipliant les articles : l’artiste est à l’honneur dans Salut, Podium, Hit Magazine, etc. Santiana fait alors partie d’une véritable écurie où se retrouvent aussi Sheila, Ringo, Art Sullivan, Roméo et Mathias entre autres. Les besoins de la promotion l’amènent sur les plateaux de télévision et il est régulièrement l’invité de Guy Lux pour son Ring Parade du dimanche soir. Et le succès se poursuit et s’amplifie avec « Petite femme », « Miss America » et « Mal d’amour mal de toi » en 1975.

Puis, d’un coup, la gloire s’essouffle et les ventes chutent de manière spectaculaire. La nouvelle vague des auteurs-compositeurs-interprètes comme Louis Chédid, Philippe Chatel, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Francis Cabrel prend la relève et crée des soucis à ceux qui ont envahi les ondes durant les années 1972 à 1975. Alors, malgré ses efforts et un souci de cordes vocales, il effectue un joli retour en 1978 avec la chanson « L’aquarium » (co-signée avec Didier Barbelivien) sous le nom de Jean-Pierre Santiana.

Mais le chanteur tombe ensuite dans les oubliettes des médias d’abord puis du public. Il délaisse alors la chanson mais pas tout à fait la musique puisque, en 1981, il devient le premier directeur des programmes de la radio « libre » NRJ (Nouvelle Radio des Jeunes) jusqu’en 1984. Par la suite, il semblerait que Jean-Pierre D’Amico soit resté dans le milieu musical comme compositeur et arrangeur. En 1989, ses succès des années 1970 sont compilées sur un CD « Top Compilation : Santiana, Mal d’amour, mal de toi ».
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28 FEVRIER

 

Olivier Despax au début des années 1960

28 février 1939 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Guitariste de talent, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui propose de former un groupe: « Les Gamblers ». En septembre 1962, la formation enregistre un disque de madison, la danse à la mode avec le twist.

Les morceaux n’obtiennent aucun succès et Olivier entre alors dans l’orchestre de Claude François qui est en passe de devenir une vedette. En 1964, il joue aussi avec Franck Alamo. Puis, il s’oriente tout naturellement vers une carrière de chanteur de charme tout en décrochant quelques petits rôles au cinéma. Ses succès en tant que chanteur, de 1963 à 1970, ne seront toutefois pas légion. Olivier Despax est décédé le 10 avril 1974 à Villejuif des suites d’une longue maladie.
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Jeanne Mas en 1984 – Photo (c) Paul Bella

28 février 1958 : Naissance, à Alicante en Espagne, de la chanteuse française Jeanne MAS. A 18 ans, elle s’inscrit à l’Université de Paris-Nanterre pour apprendre l’espagnol et l’italien. Parallèlement à ces études, elle suit des cours de danse, de chant et de piano. Ayant tout plaqué l’année suivante pour partir en Italie, elle y monte un groupe punk et tourne dans des pubs pour la télé. Quelques disques sont enregistrés sans succès dans ce pays. De retour en France, c’est en 1984 que Jeanne Mas connaît la gloire grâce à sa chanson « Toute première fois ».

La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980: « Johnny Johnny », « Cœur en stéréo » réalisé par Daniel Balavoine et Andy Scott, « En rouge et noir » et « Sauvez-moi ». Jeune maman, Jeanne Mas revient, début 1989, avec un album plus engagé: « Les crises de l’âme ». L’opus se classe n°1 en France et permet à son interprète de devenir la première artiste féminine française à se produire à Bercy. Le disque suivant, « L’art des femmes », est un échec commercial en 1990. Un an plus tard, la première compilation des succès de la chanteuse est certifiée disque d’or. Puis en 1994 sort un single dance: « C’est pas normal ». Deux ans après, elle arbore un look nouveau avec des cheveux longs rouges et un album résolument rock peu apprécié du grand public. En 2000, un label indépendant lui permet de sortir l’album « Désir d’insolence ». Dans la foulée, elle remonte sur scène à l’Olympia de Paris le 22 mai 2001. Deux ans plus tard, sort « Les amants de Castille », un concept sur le thème du Cid de Corneille. 2004 et 2005 voient sortir des compilations de succès et des remixes de « Toute première fois » et « Johnny Johnny ». De 2006 à aujourd’hui, ce ne sont pas les enregistrements, pourtant nombreux, qui ont fait l’actualité de Jeanne Mas. Mais plutôt, pour elle aussi, sa participation à différents spectacles évoquant les années 1980 avec nostalgie. En mars 2017, l’artiste commercialise son seizième album intitulé « PH » dont le premier extrait a pour titre « Slash & moi ». Et huit mois plus tard, c’est un CD de cinq titres qu’elle propose à la vente sur internet. L’opus s’intitule « Autrement » et reprend la chanson de Gérard Blanc « Une autre histoire » ainsi que « Poupée Psychédélique » initialement interprétée par Thierry Hazard au début des années 1990. Un nouvel album intitulé « Love » est prévu pour mars 2020 et une tournée de concerts est ensuite prévue en France et en Belgique.
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René Simard en 1974

28 février 1961 : Naissance, à Chicoutimi au Québec, du chanteur canadien René SIMARD. A l’âge de neuf ans déjà, il gagne un concours de chant à la télévision de Québec. Dans la foulée de cette récompense, il enregistre un premier album qui connaît un grand succès avec des chansons comme « L’oiseau » ou « Santa Lucia ». En 1972, le jeune artiste remporte deux trophées au Gala des artistes québécois. Au Festival international de la chanson à Tokyo en 1974, René Simard remporte le premier prix d’interprétation. Il s’agit du trophée Frank Sinatra que lui remet le chanteur américain en mains propres. En décembre de la même année, il est à l’affiche de l’Olympia à Paris en première partie de Daniel Guichard. Il connaît alors un certain succès en Europe francophone en surfant sur la vague des très jeunes chanteurs que sont Noam ou Roméo. L’un de ses « tubes » a pour titre « Maman laisse-moi sortir ce soir ».

En 1976, il est choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux olympiques d’été. Sa carrière va ensuite être exclusivement tournée vers le Canada et les Etats-Unis. Ses spectacles seront d’ailleurs conçus « à l’américaine ». René Simard va aussi présenter des émissions télévisées et tâter du cinéma.
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Marianne Oswald

28 février 1985 : Décès, à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne à l’âge de seize ans. Et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier. Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ».

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28 février 2007 : Le festival « Mars en chansons » de Charleroi (B) démarre avec le spectacle du Belge Christian GODART interprétant avec talent les oeuvres de Boby Lapointe. Jusqu’au 31 mars, une quantité impressionnante de concerts vont avoir lieu dans divers endroits de la ville la plus peuplée de Wallonie. Des artistes de toute la Francophonie vont y présenter leurs chansons: Joachim JANNIN (B), CLARIKA (F), VIS A VIES (F), Michèle BERNARD (F), Mary M. (B), KHABAN (F), DIMITRI (B), NERY (F), EVASION (F), Léonie LOB (F), Daphné D. (B), Pascale DELAGNES (B), ENTRE DEUX CAISSES (F), ERNO (B), JOFROI (B), Alexandre DESILETS (QC), MIMOSA (QC), ALCAZ (F), François VE (CH), K (CH), Nathalie RENAULT (AC), VISHTEN (AC), Gérald GENTY (F), Benoît DOREMUS (F), Renan LUCE (F), Alix LEONE (B), Marie CHERRIER (F), Catherine MAJOR (QC), Samir BARRIS (B), Yann PERREAU (QC), SAULE (B), Hughes MARECHAL (B), Véronique PESTEL (F), Ivan TIRTIAUX (B), Coline MALICE (B), Hervé LAPALUD (F), LE MONDE DE MANILLE (B), LUNDI 7 HEURES (B), Vincent DELBUSHAYE (B), ZOE (B), Joël FAVREAU (F) et Paule-Andrée CASSIDY (QC).
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Bashung : Pochette CD Bleu Pétrole 2008

28 février 2009 : Lors de la cérémonie de remise des Victoires de la Musique, Alain BASHUNG en décroche trois pour son album « Bleu Pétrole » sorti en 2008. Ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public: il est en effet en phase terminale d’un cancer du poumon qui le terrassera le 14 mars 2009.
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28 février 2013 : Décès du chanteur français Daniel DARC retrouvé mort à son domicile parisien. L’ex- chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments. Né le 20 mai 1959 à Paris, Darc est très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970 et c’est à cette époque qu’il devient le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistre cependant qu’un seul album et récolte un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Daniel entame ensuite une carrière de chanteur soliste et, avec l’aide de son complice Jacno, il enregistre un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’est étiolée dans les années 1990, Daniel Darc revient au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur ». Grâce à cet album, il reçoit, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il sort l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ».
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25 FEVRIER

Valérie Lagrange en 1985 – Photo (c) Richard Schroeder

25 février 1942 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Valérie LAGRANGE, née sous le nom de Danielle Charaudeau. Adolescente, elle rêve de rock and roll et de cinéma. Et, à 17 ans, elle tourne aux côtés de Bourvil dans le film « La jument verte » de Claude Autant-Lara. Cette première expérience cinématographique est plutôt réussie et en engendre d’autres alors que Valérie se tourne aussi vers le théâtre classique en jouant, notamment, « Le misanthrope » de Molière. Alors qu’elle obtient un rôle dans « Un homme et une femme » de Claude Lelouch en 1966, elle entame une carrière de chanteuse en interprétant notamment du Francis Lai (« Encore un jour de notre amour ») ou du Serge Gainsbourg (« La guerilla »).

Elle enregistre quelques 45 tours puis s’éclipse une première fois du milieu artistique pour effectuer des voyages hippies. En 1972, elle revient à la musique avec « Si ma chanson pouvait », un titre qu’elle réenregistre cinq ans plus tard. En juin 1972, elle est à l’affiche du premier festival de Bièvres, au sud de Paris, avec Maxime Le Forestier qui en est la révélation. Un an plus tard, en compagnie du guitariste anglais Ian Jelfs, elle part en tournée avec Graeme Allwright et visite le répertoire de Cohen, Dylan et Donovan. En 1979, des maquettes de Valérie et Ian sont présentées à Richard Branson, le jeune directeur de la firme de disques Virgin à Londres. Ce dernier leur signe un contrat et, grâce à cela, au début des années 1980, Valérie Lagrange renoue avec le succès. Ses hits ont pour titre « A quoi tu sers » (1980), « Faut plus me la faire » (1980), « Toi » (1981) et « La folie » (1983).

Depuis toujours, la chanteuse oeuvre pour des causes humanitaires et c’est bien logiquement qu’elle met sur pied avec Renaud et Franck Langolff l’opération « SOS Ethiopie » avec le disque collectif français « Chanteurs sans frontières » en 1985. Quatre ans plus tard, après avoir absorbé des médicaments, Ian Jelfs sombre dans le coma et s’en réveille tétraplégique et muet. Valérie passe alors de nombreuses années à ses côtés pour l’aider dans sa rééducation. En 2000, l’artiste rencontre Benjamin Biolay et, ensemble, ils réalisent l’album du quatrième retour à la chanson de Valérie Lagrange: « Fleuve Congo » qui est commercialisé en 2003. L’opus n’obtient pas le succès escompté et Valérie Lagrange se retire à nouveau. En 2009, elle épouse son compagnon de 35 ans, Ian Jelfs.
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En 1979

25 février 1945 : Naissance, à Strasbourg, du chanteur français Herbert LEONARD sous le nom d’Hubert Lœnhard. Le jeune Alsacien commence sa carrière dans des groupes de sa région natale (les « Jets ») avant de rejoindre Paris et de devenir membre du groupe « les Lionceaux ». C’est alors le début des années 1960 et l’époque des yé-yés où les groupes sont aussi nombreux qu’éphémères. Comme c’est le cas pour les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell ou les Chats Sauvages avec Dick Rivers, Herbert Léonard finit par quitter les Lionceaux pour entamer une carrière de chanteur soliste. On est alors au milieu des sixties et le chanteur oriente son répertoire vers des reprises de rhythm’n’blues anglo-saxonnes. Il connaît le succès avec « Quelque chose en moi tient mon coeur » ou « Pour être sincère ».

Les spectacles, galas et tournées se multiplient pour lui mais, en mars 1970, il est victime d’un grave accident de la route à Basècles en Belgique. Sa carrière est interrompue par cet événement inattendu et l’artiste va éprouver beaucoup de difficultés à revenir au premier plan ensuite. Il décide alors de se consacrer à sa passion pour l’aéronautique en écrivant des articles sur le sujet dans un magazine spécialisé. Contre toute attente, au début des années 1980, l’animateur de radio français Julien Lepers (qui ne présente pas encore le célèbre « Questions pour un champion » à la télé) lui propose quelques chansons qu’il a composées sur des textes de Vlyne Buggy. Parmi celles-ci, il y a « Pour le plaisir » qui devient immédiatement l’un des « tubes » de l’année 1981. L’album qui reprend la chanson se vend très bien et plusieurs de ses autres titres deviennent des succès dans la foulée: « Petite Nathalie » ou « Ca donne envie d’aimer » par exemple. Il n’en faut pas plus pour relancer la carrière d’Herbert Léonard qui va aller de succès en succès: « Ca pleure pas un homme », « Amoureux fous’ (en duo avec Julie Pietri), « Puissance et gloire » (de la série tv française « Chateauvallon »), « Quand tu m’aimes » ou « Je suis un grand sentimental ». L’artiste exploite alors un genre peu couru dans la chanson francophone: celui de la chanson érotique. Le succès est évident mais, après deux albums, la recette s’émousse et, suite à la disparition de l’excellent ingénieur du son Bernard Estardy, Herbert Léonard sort encore de nombreux albums boudés par le grand public. Ce dernier est toutefois très heureux de retrouver le chanteur dans ses succès éternels lors de la tournée « Age tendre et tête de bois » à laquelle Herbert participe à la fin des années 2000. En 2014, avec la sortie du superbe album « Demi-tour », le chanteur revient aux sources de son répertoire: le rhythm and blues à la française. Trois ans plus tard, en juin 2017, le chanteur inquiète son épouse Cléo, sa famille et ses admirateurs lorsqu’il est victime d’une embolie pulmonaire qui nécessite un placement dans le coma. Il passe de nombreux mois à l’hôpital avant que l’on annonce une amélioration et un retour à son domicile à la mi-septembre. Deux mois plus tard, il participe, avec une trentaine d’autres artistes français, à la croisière Age Tendre où il interprète à nouveau ses plus grands succès. En janvier 2020, Herbet Léonard rejoint la tournée « Age tendre » et parcourt toute la France en compagnie notamment de Michèle Torr, Pascal Danel, Jeane Manson, Christian Delagrange, Michel Orso, les Forbans et Claude Barzotti.
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Eddie Constantine en 1974 – Photo (c) C. Wallis

25 février 1993 : Décès à la suite d’un infarctus, à Wiesbaden en Allemagne, de l’acteur et chanteur français d’origine américaine Eddie CONSTANTINE à l’âge de 75 ans. Né le 29 octobre 1917 à Los Angeles en Californie d’un père russe et d’une mère polonaise, il se nommait réellement Edward Constantinowsky. Au début des années 1950, il entame à Hollywood une carrière d’acteur qui n’est pas une réussite et il décide alors de débarquer en France pour y essayer le cinéma mais aussi la chanson. Et, pour ce faire, il se produit dans les cabarets parisiens à la mode. Edith Piaf le remarque et lui demande de jouer à ses côtés dans la comédie musicale « La p’tite Lili ». Il commence aussi à traduire en anglais, pour la chanteuse, ses grands succès de l’époque comme « La vie en rose » ou « L’hymne à l’amour ». Mais c’est grâce au cinéma, et à son rôle de l’agent secret Lemmy Caution dans une série de films noirs, qu’il devient réellement célèbre en France. Et il profite ensuite de ce succès populaire pour revenir à sa passion pour la chanson. Et, dans ce domaine aussi, il connaît une certaine gloire avec des titres comme « Ca bardait » (1954), « Et bailler et dormir » (avec Jeff Davis en 1954), « Un enfant de la balle » (1955), « L’homme et l’enfant » (avec Tania Constantine en 1956) ou « Cigarettes, whisky et petites pépées » (1957). Dans les années 1960, Eddie Constantine va se consacrer presque exclusivement au cinéma et à son écurie de voitures de course. Et, au milieu de la décennie, il s’installe en Allemagne. Se considérant comme un véritable chanteur plutôt qu’un acteur, Eddie Constantine revient encore à la chanson en 1975 avec une chanson rythmée interprétée en français et en anglais: « Hit parade ». Il se fait ensuite plus discret à la fois au cinéma et dans la chanson. Et les dernières nouvelles que l’on reçoit de lui sont celles de son décès le 25 février 1993. L’homme n’était pas dénué d’humour comme en témoigne ci-dessous la reprise de son succès « L’homme et l’enfant » en duo avec Yves Montand à la télévision française dans une émission de Jean Nohain datée des années 1950.

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1er DECEMBRE

Alain Bashung

1er décembre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Alain BASHUNG d’une mère bretonne et d’un père algérien kabyle qu’il n’a jamais connu. Un an après sa naissance sous le véritable patronyme de Baschung, Alain est envoyé dans la région de Strasbourg chez les parents de son beau-père. Pour ses cinq ans, il reçoit un harmonica qui va sérieusement lui ouvrir les portes de la musique. A douze ans, il revient à Paris et y découvre le rock’n’roll balbutiant. Au milieu des années 1960, après avoir stoppé des études de comptabilité, il fonde avec des copains les « Dunces », un groupe de rockabilly qui n’existe que très peu de temps. Après avoir formé un autre groupe à Royan, il songe à se lancer comme chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours à l’âge de 19 ans et ces débuts sont très difficiles. Mais cela ne l’empêche toutefois pas de se produire au Palais des Sports de Paris en 1967 en lever de rideau des Troggs et de Cream. Un an plus tard, son quatrième 45 tours connaît un léger succès radiophonique grâce à la chanson « Les romantiques ».

Entre 1972 et 1974, Bashung travaille sur trois albums pour Dick Rivers. Et, en 1973, le chanteur tient le rôle de Robespierre dans la comédie musicale « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg. Pendant sept ans, il enregistre toute une série de disques, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, mais aucun ne se vend. En 1980, après deux albums écrits en compagnie du parolier Boris Bergman, Bashung décroche la timbale avec « Gaby oh Gaby » qui s’écoule à plus d’un million d’exemplaires. Il récidive un an plus tard avec « Vertige de l’amour » et cela lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Les albums qui vont suivre, après une rupture temporaire avec Bergman, seront boudés par le public malgré un travail effectué avec Gainsbourg notamment. En 1986, Alain renoue avec Boris Bergman et avec le succès grâce au titre « SOS Amor » qui se trouve sur un album récompensé aux Victoires de la musique. Trois ans plus tard, l’artiste arrête à nouveau sa collaboration avec Bergman et découvre un autre parolier de génie: Jean Fauque. Cela aboutit au succès de « Osez Joséphine » en 1991 suivi de « Madame rêve ». Trois ans après, sort l’album « Chatterton » qui contient le titre « Ma petite entreprise ». Après des débuts encourageants au cinéma, Bashung revient à la chanson en 1998 avec l’opus intitulé « Fantaisie militaire » dont le premier single à en être issu est « La nuit je mens ». Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999. Les albums et les expériences scéniques se poursuivent pour Bashung avec un succès inégal jusqu’au 24 mars 2008, jour de sortie de l’album « Bleu pétrole ». Mais le cancer le tenaille déjà et, malgré sa maladie, il entame une tournée avec, dès le 10 juin 2008, une série de récitals à l’Olympia. Alain Bashung est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009, il remporte à nouveau trois Victoires de la musique et ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public. Le cancer du poumon finit par le terrasser le 14 mars 2009 à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, à l’âge de 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise le 20 mars 2009. Un premier album posthume de Bashung sort en 2011 et il reprend les chansons du disque de Gainsbourg « L’homme à la tête de chou » pour lequel l’artiste a encore eu le temps d’enregsitrer les voix avant de mourir. Et, en 2018, la femme de Bashung, Chloé Mons, demande à la musicienne et réalisatrice Edith Fambuena de réaliser un deuxième album post mortem avec des chansons enregistrées pour l’album « Bleu pétrole » puis délaissées et inachevées. Cet opus-là a pour titre « En amont » et se voit récompensé de la Victoire de la Musique pour le meilleur album de chansons. La récompense est remise à Chloé Mons le 8 février 2019 à la Seine musicale de Boulogne-Billancourt, soit près de dix ans après celle reçue en mains propres par Bashung.
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Dario Moreno

1er décembre 1968 : Décès à Istanbul du chanteur d’opérette et acteur turc Dario MORENO. De son vrai nom David Arugete, l’artiste voit le jour le 3 avril 1921 à Aydin, près d’Izmir, en Turquie. Le jeune David commence à chanter très tôt à la synagogue d’Izmir où l’on apprécie sa voix de ténor. Au fil des rencontres, on lui fait comprendre que son talent ne peut se limiter à la Turquie. C’est ainsi qu’il se fait engager par l’orchestre américain de Mac Allen pour effectuer une tournée mondiale qui passe, notamment, par Paris. Il s’installe dans la capitale française en 1948 et enregistre un premier disque 78 tours chez Odéon. Ses capacités de ténor font alors beaucoup d’effets auprès des spécialistes de l’opérette dont c’est alors l’âge d’or à Paris. Et, sous le nom de Dario Moreno, il se retrouve sur la scène des théâtres parisiens aux côtés de Luis Mariano, Georges Guétary ou André Dassary. Sur disque, l’artiste ne veut toutefois pas se cantonner à l’opérette et il enregistre, chez Polydor, des compositions de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud (« Mé qué mé qué », « Viens » ou « Sur ma vie » par exemple). En 1954, il donne son premier concert à Paris et connaît ensuite des succès discographiques avec « C’est magnifique » (1955), « Mambo Italiano » (1955), « Quand elle danse » (1956), « Si tu vas à Rio » (1958), « Tout l’amour que j’ai pour toi » (1959), « Le marchand de bonheur » (1959), « Itsy bitsy petit bikini » (1960), « La bamba » (1961), « La marmite » (1961), « Brigitte Bardot » (1961), « America » (1962), « Quizas Quizas Quizas » (1963), etc.

Parallèlement à cette carrière de chanteur, Dario Moreno fait du cinéma et y incarne des rôles exotiques. En octobre 1968, il est le partenaire de Jacques Brel dans le spectacle musical « L’Homme de la Mancha », créé au théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Alors que toute la troupe est attendue à Paris en décembre, Dario Moreno meurt à 47 ans d’une hémorragie cérébrale à l’aéroport d’Istanbul le 1er décembre 1968. Il aura juste eu le temps d’enregistrer sur disque une version de « La quête », chanson extraite de « L’Homme de la Mancha ». Dario Moreno est inhumé à Holon en Israël.
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1er décembre 1997 : Décès du violoniste et jazzman français Stephane GRAPPELLI. Né le 26 janvier 1908 à Paris, Stéphane Grappelli restera éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il créa le « Quintette du Hot Club de France ». Stéphane Grappelli a souvent apporté sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt: « Ma première guitare » en 1972 à visionner ci-dessous.

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Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

1er décembre 2001 : Ce samedi-là, les chaînes de télé françaises TF1 et France 2 proposent des émissions de variétés avec des chanteurs francophones. Pour TF1, c’est la Star Academy présentée par Nikos Aliagas qui accueille sur le plateau Lara Fabian, Roch Voisine, Isabelle Boulay, Lio, Manau et Sacha Distel entre autres. Sur France 2 la soirée s’ouvre à 20h50 avec Jean-Luc Delarue qui propose un nouveau concept d’émission intitulé « Quelques jours avec eux« . Il y est question de suivre au plus près les invités de l’émission lors d’une tranche de vie. Henri Salvador est ainsi l’objet d’une séquence où Jacques Chirac, alors président de la République française, lui remet une décoration honorifique. Les autres chanteurs invités du programme ont pour nom Zazie, Axel Bauer, Mylène Farmer, Alain Souchon et Pascal Obispo.

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