ZARAÏ Rika

En 1985

La chanteuse israélienne Rika ZARAÏ naît sous le nom de Rika Gozman le 19 février 1938 à Jérusalem, ville alors sous occupation britannique. Le père de Rika est russe et sa mère polonaise. Elle a dix ans lorsque l’état d’Israël est créé. Elle s’inscrit au conservatoire de musique de Jérusalem pour y étudier le piano et, à 17 ans, elle obtient son certificat d’études. Elle effectue alors son service militaire obligatoire pendant 18 mois et elle en profite pour exploiter ses connaissances musicales: elle produit une comédie musicale qui obtient un grand succès auprès des soldats israéliens avant d’être proposée au public du Grand Théâtre d’Israël. Son but est alors de devenir chanteuse et, après ses obligations militaires, c’est comme jeune maman qu’elle débarque à Paris pour accomplir son rêve. Elle se présente pour une audition devant Bruno Coquatrix, le directeur de l’Olympia, qui refuse de l’engager car elle ne connaît pas un mot de français. Qu’à cela ne tienne, la jeune Rika s’entête et fait le tour des cabarets parisiens afin de se constituer un répertoire et d’apprendre la langue de Molière. Au cours de ces soirées, elle rencontre Eddie Barclay qui apprécie beaucoup les chanteuses à accent et qui décide de lui donner sa chance en lui permettant d’enregistrer des chansons dès 1959: « A dos de chameau » ou « Prière au désert ».
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Un an plus tard, elle reprend des succès comme « Exodus », « Hava Naguila » ou « Kalinka ». Puis, elle interprète d’autres mélodies connues comme « Roméo » (1961), « Bei mir bist du schön » (1962), ou « Elle était si jolie » (1963).
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En 1964, elle va connaître son premier succès personnel avec la chanson « Michaël ».
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Et c’est alors le début d’une longue carrière francophone dont les principaux succès ont pour titres « Quand je faisais mon service militaire » (1965), « Prague » (1966), « Le temps des fleurs » (1968), « 21, rue des amours » (1969), « Alors je chante » (1969) et « Casatchok » (1969).
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Le 9 novembre 1969, Rika Zaraï est hospitalisée à la suite d’un accident de voiture qui va l’immobiliser pendant près de trois ans. Malgré cette épreuve, la chanteuse continue à enregistrer des chansons qui connaissent une belle popularité: « Balapapa » (1970), « Tante Agathe » (1970), « Les jolies cartes postales » (1971), « Les beaux jours » (1972), « C’est ça la France » (1973), « Le train électrique (Ding a dong) » (1975), « Sans chemise sans pantalon » (1976), « Aba-nibi » (1978), « Alleluia » (1979) et « Sans rancune et sans regret » (1985).
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Dans les années 1980, elle se révèle une fervente pratiquante de la médecine par les plantes et publie quelques livres sur le sujet. Alors qu’elle fait partie des artistes participant aux premières tournées des spectacles « Age tendre et tête de bois », Rika Zaraï fête ses 50 ans de carrière en 2008. Elle enregistre un nouvel album à cette occasion mais, le 3 juin 2008, elle est victime d’un accident vasculaire cérébral qui interrompt brutalement ses projets. Souffrant d’hémiplégie, elle entame alors une longue rééducation qui l’oblige depuis à rester chez elle, à Paris, éloignée des feux de l’actualité musicale. A 75 ans, le 3 octobre 2013, elle apparaît au journal de 13 heures de la télé privée française TF1 à l’occasion de la sortie d’une anthologie évoquant sa carrière de 1960 à 1982 publiée chez Marianne Mélodie (cliquez ICI pour en savoir plus). Pour le plus grand bonheur des spectateurs debout dans la salle, la chanteuse se produit sur la scène des Folies Bergère à Paris en février 2020. Connaissant quelques problèmes de mobilité, c’est assise sur une chaise que Rika Zaraï interprète alors l’un de ses grands succès, “Prague”, dans le cadre de la “Nuit de la Déprime”. Cela restera sa dernière apparition publique puisque le 23 décembre 2020, elle décède à Paris.

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DIETRICH Marlène

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

L’actrice et chanteuse allemande, naturalisée américaine, Marlène DIETRICH naît le 27 décembre 1901 à Schöneberg (Berlin) sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de Josef von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célébrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.
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Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Jacques Prévert et Joseph Kosma.
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En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
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CALLAS Maria

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

La cantatrice grecque Maria CALLAS naît le 2 décembre 1923 à New York, aux Etats-Unis, sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra National de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne « Médée », un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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BRIDGE Billy

Billy BRIDGE en 1963

Le chanteur français Billy BRIDGE naît le 17 décembre 1945 à Cherbourg sous le vrai nom de Jean-Marc Brige. Il a à peine seize ans quand il est remarqué par Kurt Mohr, directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des « yé-yés » et, pour tout jeune connaissant la musique, la gloire n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ».

Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir à la France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes.

Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à seize ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète.

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En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours dont « C’était la la la » avec un sacré changement de rythme.
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En 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows ».
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L’artiste sort encore quelques vinyles sous le patronyme de Black Swan jusqu’en 1977 mais poursuit parallèlement une carrière francophone sous le pseudonyme de Billy Bridge pour « Karma » (« Naître mourir et renaître ») en 1974 et « Fille des années 60 » en 1981.
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Tout en poursuivant sa carrière d’interprète, Billy Bridge écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973).

Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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SHUMAN Mort

Mort Shuman en 1982 – Photo (c) Bettina Rheims

Le compositeur et interprète américain Mort SHUMAN naît à Brooklyn, aux Etats-Unis, le 12 novembre 1936, Mortimer commence à composer des chansons au milieu des années 1950. C’est la grande époque du rock and roll aux USA et, en s’associant avec le chanteur Doc Pomus, il écrit un bon nombre de succès pour des groupes et artistes américains en vogue. The Drifters vont ainsi enregistrer en 1962 « Sweets for my sweet » qui, en français, deviendra « Ma biche » interprété par Frank Alamo.

Le duo va aussi « fournir » quelques titres à Elvis Presley: « His latest flame » ou « Suspicion » par exemple. A la même époque, Mort Shuman compose « Save the last dance for me » que Dalida reprend en français sous le titre « Garde bien la dernière danse pour moi ».

Par la suite, Mort s’installe en Grande-Bretagne où il continue à composer pour des artistes comme Janis Joplin ou les Small Faces. Peu de temps après son arrivée en Europe, il fait la connaissance de Jacques Brel et décide de lui consacrer un spectacle qui est aussi l’occasion d’adapter en anglais toute une série de ses chansons: « Jacques Brel is alive and well and living in Paris » (« Jacques Brel est vivant et bien et il vit à Paris »). Parmi ses adaptations, il y a « Amsterdam » que David Bowie enregistre de manière magistrale en 1972 uniquement accompagné à la guitare acoustique.

Puisque bon nombre de ses chansons sont adaptées en français et deviennent des succès francophones à part entière, Mort Shuman décide de s’installer à Paris au début des années 1970. Il y rencontre l’auteur qui est peut-être celui qui écrit les textes français les plus bizarres et les plus hermétiques mais aussi les plus rythmiques du moment: Etienne Roda-Gil. Mort trouve chez cet homme des mots et des paroles qui collent au mieux à ses musiques et il enregistre en 1972 un album qui va devenir mythique sous le titre générique « America ». Plusieurs succès y sont enfermés à commencer par le fameux « Lac Majeur » puis « Shami-Sha », « Brooklyn by the sea » et « L’imperméable anglais ».

C’est là le début d’une belle carrière d’interprète en français qui va se poursuivre avec des « hits » comme « Ecoute ce que je vais te dire », « Voilà comment tu m’as laissé », « Papa Tango Charly », « Sorrow » (en anglais, du film « A nous les petites Anglaises »), « Garde-moi la dernière danse », « My name is Mortimer », « Un été de porcelaine » (du film « L’hôtel de la plage »), « Comme avant » ou « Ma chanson italienne ».

Il effectue quelques passages toujours remarqués sur scène comme lors d’une grande tournée d’été en 1980 mais il ne s’agit pas de son activité préférée.

Parallèlement à cette carrière de chanteur, Mort continue à composer mais pour des artistes français cette fois: Michel Sardou, Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell.

A partir de 1982, Mort Shuman se fait plus rare en France et il s’installe définitivement à Londres. En 1983, il compose une comédie musicale, « Ma ville », dont les chansons enregistrées, notamment avec Nicoletta, ne connaissent pas le succès. Alors que l’on n’avait plus trop de nouvelles de lui de ce côté-ci de la Manche, on apprend le 3 novembre 1991 qu’il est décédé des suites d’un cancer du foie à Londres. Il est inhumé au cimetière des Pins-Francs à Caudéran, petite localité française où il séjournait encore de temps à autre pour y profiter de bons moments de détente.

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BRASSENS Georges

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

L’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS naît le 22 octobre 1921 à Sète. Il est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ».

Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ».

Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ».

Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte.

Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve à Crespières dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période des « yé-yés ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. La même année, il reçoit le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ».

Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet.

En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré.

Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel.

Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973.

Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980.

Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète.

A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982.

Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».

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MIREILLE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

La chanteuse, compositrice et actrice française MIREILLE naît le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom de Mireille Hartuch. Née dans une famille de musiciens, c’est tout naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et veut devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-Unis où elle reste deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » enregistrée par le duo Pills et Tabet qu’elle accompagne au piano, sous le titre « Couchés dans le foin », est sortie durant son séjour aux Etats-Unis et est devenue l’un des grands succès de l’année 1932.

 

Mireille rentre alors en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste pour se produire, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle continue à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistre encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962.

Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun révèle toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Pierre Vassiliu, Françoise Hardy, Yves Duteil, Frida Boccara, Hervé Cristiani, Sapho, Julien Clerc, Pascal Sevran, Daniel Prévost, Dick Annegarn et Alain Souchon.

A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ».

Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien  de la Potinière.

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Céline DION sera de retour sur les scènes d’Europe en 2021

Annulée en Europe pour cette année 2020 en raison de la pandémie du coronavirus Covid-19, la tournée mondiale « Courage » de la chanteuse québécoise Céline Dion s’arrêtera finalement à Paris du 19 au 27 mars 2021 pour six concerts à La Défense Arena. Puis, la tournée se poursuivra ensuite dans 32 villes jusqu’en juillet 2021. Il y aura Anvers (B) les 30 et 31 mars 2021, Amsterdam (NL) du 5 au 8 avril 2021 et Dublin (IRL) les 11 et 12 avril 2021. Puis les rendez-vous s’enchaîneront en Grande-Bretagne, Ecosse, Hongrie, Pologne, Allemagne, Autriche, Croatie, République Tchèque, Suisse, Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Israël, Chypre, Italie, Malte, Grèce et Roumanie. 
Parmi les prestations prévues en France, il y aura bien celle qui était prévue en 2020 à Carhaix pour le Festival des Vieilles Charrues et qui aura lieu le 15 juillet 2021. Tous les organisateurs des différents concerts français et européens précisent que les billets achetés pour 2020 restent valables pour les spectacles reprogrammés en 2021.
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19 FEVRIER

Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

19 février 1934 : Naissance, à Paris dans le 15e arrondissement, de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. Il est devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée par Nicole Croisille en 1966. Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstemberg ».

En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme. C’est l’époque où il commence à gagner sa vie avec ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand. Après avoir été marié à Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986. Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker. Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry. Pierre Barouh décède le mercredi 28 décembre 2016 alors qu’il a été admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant. Selon son épouse Atsuko Ushioda qui a communiqué son décès, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus.

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En 1985

19 février 1938 : Naissance, à Jérusalem, ville alors sous occupation britannique, de la chanteuse israélienne Rika ZARAÏ sous le vrai nom de Rika Gozman. Le père de Rika est russe et sa mère polonaise. Elle a dix ans lorsque l’état d’Israël est créé. Elle s’inscrit au conservatoire de musique de Jérusalem pour y étudier le piano et, à 17 ans, elle obtient son certificat d’études. Elle effectue alors son service militaire obligatoire pendant 18 mois et elle en profite pour exploiter ses connaissances musicales: elle produit une comédie musicale qui obtient un grand succès auprès des soldats israéliens avant d’être proposée au public du Grand Théâtre d’Israël. Son but est alors de devenir chanteuse et, après ses obligations militaires, c’est comme jeune maman qu’elle débarque à Paris pour accomplir son rêve. Elle se présente pour une audition devant Bruno Coquatrix, le directeur de l’Olympia, qui refuse de l’engager car elle ne connaît pas un mot de français. Qu’à cela ne tienne, la jeune Rika s’entête et fait le tour des cabarets parisiens afin de se constituer un répertoire et d’apprendre la langue de Molière. Au cours de ces soirées, elle rencontre Eddie Barclay qui apprécie beaucoup les chanteuses à accent et qui décide de lui donner sa chance en lui permettant d’enregistrer des chansons dès 1959: « A dos de chameau » ou « Prière au désert ».

Un an plus tard, elle reprend des succès comme « Exodus », « Hava Naguila » ou « Kalinka ». Puis, elle interprète d’autres mélodies connues comme « Roméo » (1961), « Bei mir bist du schön » (1962), ou « Elle était si jolie » (1963). En 1964, elle va connaître son premier succès personnel avec la chanson « Michaël ». Et c’est alors le début d’une longue carrière francophone dont les principaux succès ont pour titres « Quand je faisais mon service militaire » (1965), « Prague » (1966), « Le temps des fleurs » (1968), « 21, rue des amours » (1969), « Alors je chante » (1969) et « Casatchok » (1969). Le 9 novembre 1969, Rika Zaraï est hospitalisée à la suite d’un accident de voiture qui va l’immobiliser pendant près de trois ans. Malgré cette épreuve, la chanteuse continue à enregistrer des chansons qui connaissent une belle popularité: « Balapapa » (1970), « Tante Agathe » (1970), « Les jolies cartes postales » (1971), « Les beaux jours » (1972), « C’est ça la France » (1973), « Le train électrique (Ding a dong) » (1975), « Sans chemise sans pantalon » (1976), « Aba-nibi » (1978), « Alleluia » (1979) et « Sans rancune et sans regret » (1985). Dans les années 1980, elle se révèle une fervente pratiquante de la médecine par les plantes et publie quelques livres sur le sujet. Alors qu’elle fait partie des artistes participant aux premières tournées des spectacles « Age tendre et tête de bois », Rika Zaraï fête ses 50 ans de carrière en 2008. Elle enregistre un nouvel album à cette occasion mais, le 3 juin 2008, elle est victime d’un accident vasculaire cérébral qui interrompt brutalement ses projets. Souffrant d’hémiplégie, elle entame alors une longue rééducation qui l’oblige depuis à rester chez elle, à Paris, éloignée des feux de l’actualité musicale. A 75 ans, le 3 octobre 2013, elle apparaît au journal de 13 heures de la télé privée française TF1 à l’occasion de la sortie d’une anthologie évoquant sa carrière de 1960 à 1982 publiée chez Marianne Mélodie (cliquez ICI pour en savoir plus).
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Charles Trenet en 1961

19 février 2001 : Décès, à Créteil, de l’auteur-compositeur-interprète français Charles TRENET à l’âge de 87 ans. Né Louis-Charles-Augustin-Georges Trenet le 18 mai 1913 à Narbonne, il reste l’un des plus illustres artistes de la chanson française. Elevé dans une atmosphère plutôt bourgeoise, ses parents divorcent en 1920 et il se sensibilise à la musique en écoutant les disques de sa mère qui joue aussi des morceaux de jazz sur son piano. Il subit ainsi une véritable tragédie lorsqu’il est envoyé en pension, avec son frère aîné Antoine, dans un collège religieux de Béziers. Encouragé par un ami de son père grand amateur de théâtre, de poésie et de calembours, Charles va publier des poèmes dès l’âge de treize ans. Il les signe Charles ou Jacques Blondeau. Renvoyé de l’école en 1928 pour avoir offensé le surveillant général, il rejoint sa maman qui vit à Berlin avec son second mari. Il y fréquente des artistes et s’intéresse à diverses disciplines. Lorsqu’il revient en France en 1929, il écrit un roman et se lance dans la peinture. L’année suivante, il part pour Paris afin d’y devenir journaliste. Et, pour pouvoir vivre dans la capitale française, il cherche du boulot et se retrouve accessoiriste dans les studios de Pathé Cinéma. Au fil de ses rencontres, il se laisse convaincre et se met à écrire des chansons. Avec le pianiste suisse Johnny Hess, il forme le duo Charles et Johnny et ils composent ensemble la chanson « Vous qui passez sans me voir » qu’ils confient à Jean Sablon qui en fait un succès planétaire. En octobre 1936, Charles Trenet est appelé à effectuer ses obligations militaires et cela met fin au duo avec Johnny Hess car il commence à chanter seul sur scène. Il compose des chansons que d’autres interprètes, célèbres, ajoutent à leur répertoire : « Y’a d’la joie » pour Maurice Chevalier, « Quel beau dimanche » par Lys Gauty et « La valse à tout le monde » par Fréhel. Une fois libéré de son service militaire au début 1938, celui qui se révèle bien vite comme « le fou chantant » va se consacrer essentiellement au cinéma durant la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, il est soupçonné par l’occupant nazi d’avoir des origines juives et il est obligé de prouver le contraire. Il se produit aux Folies Bergère mais il rompt son contrat lorsqu’il se rend compte de la présence de soldats allemands dans la salle. Un concert en Allemagne lui sera aussi reproché à la Libération, moment où il décide de partir au Canada, aux Etats-Unis ainsi qu’au Brésil. Il parcourt ainsi le monde jusqu’en 1954 et livre des concerts partout où il passe. De retour à Paris, il fait connaître au public français, les versions de ses grandes chansons interprétées sur scène. Créateur de près de mille chansons, Charles Trenet reste l’un des poètes marquants de la chanson francophone et même internationale puisque son grand succès « La mer » est devenu un « tube » mondial sous le titre anglais de « Beyond the sea ».

Mais s’il y a eu « La mer », il y a aussi « Que reste-t-il de nos amours » (« I wish you love » en anglais), « Je chante », « Y’a d’la joie », « Le jardin extraordinaire », « L’Âme des poètes », « Revoir Paris », « Douce France », « Route Nationale 7 » et plein d’autres titres qui sont autant de mélodies populaires et éternelles. Son style musical, souvent basé sur le swing et le jazz, a inspiré énormément d’autres artistes comme Jacques Higelin ou Jean-Jacques Debout par exemple. Charles Trenet laisse également derrière lui une discographie impressionnante car, à toutes les époques, il a enregistré des disques: des 78 tours, des 33 tours, des 45 tours et des compacts. Le dernier opus réalisé de son vivant l’est en 1999. Mais quelques titres inédits sont encore publiés après sa disparition.
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10 FEVRIER

 

André Bialek en 1983 – Photo (c) Franck Uyttenhove

10 février 1947 : Naissance, à Etterbeek, de l’auteur, compositeur et interprète belge André BIALEK. Il suit d’abord des études de dessin à Bruxelles et commence à travailler dans les cartonneries de la famille Brel. Sur un air de gigue irlandaise, il chante en 1976 une sorte d’hymne unitaire belge: « La Belle Gigue ». Avec des racines polonaises chez son père, Bialek revendique sa « belgitude » dans bon nombre de chansons (« Visite guidée », « Groenendael ») et intitule un de ses albums « Belgeries ». Entre 1976 et 1982, il enregistre quatre albums. Ses thèmes sont puisés dans la crise d’après 1973. Ils dépeignent, toujours avec un certain humour, des situations parfois difficiles. L’artiste ne ménage pas les promoteurs immobiliers qui, pour lui, ont défiguré Bruxelles (« Jones Lang Wootton »). Le sort des « petites gens » face à la société de consommation est aussi l’une de ses préoccupations. Au milieu des années 1980, résigné face aux exigences d’un show business de plus en plus aseptisé, il jette le gant de la chanson et se reconvertit dans la publicité. Dans les années 1990, un accident cérébral l’éloigne longtemps des affaires avant de revenir à l’avant-plan médiatique avec la sortie en deux disques compacts de ses principales chansons en 1997.

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Pochette de l’album mythique de 1972 avec San Francisco

10 février 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur français Maxime LE FORESTIER dont le vrai prénom est Bruno. Le père de Maxime est Britannique et sa mère, Française, a vécu en Angleterre. Maxime a deux sœurs. Il étudie au lycée Condorcet avant de former un duo avec sa sœur Catherine. Maxime sort son premier 45 tours en 1969: « La Petite Fugue ». Il fait ensuite son service militaire chez les parachutistes, ce qui lui inspire plus tard la chanson « Parachutiste ». Son premier grand succès sort en 1972: « San Francisco ».

Les années 1970 sont celles qui installent Maxime Le Forestier parmi les chanteurs français importants. Les titres qui marquent ont pour nom « Dialogue », « Saltimbanque », « Amis » (écrit avec Julien Clerc) ou « Je veux quitter ce monde heureux ». La décennie suivante sera marquée par deux nouveaux « tubes »: « Ambalaba », une reprise d’un air mauricien, et « Né quelque part ». Les années 1990 possèdent aussi leurs succès comme « Bille de verre » (en duo avec le Québécois Michel Rivard) ou « Passer ma route ». En 2000, « L’homme au bouquet de fleurs » est une chanson qui se vend bien. La fin des années 2000 est caractérisée par une nouvelle collaboration avec Julien Clerc dans la co-écriture de chansons: « Restons amants » par exemple. Mais parler de Maxime Le Forestier oblige à parler de Georges Brassens. Ayant fait de nombreuses premières parties de ses spectacles, il voue une extraordinaire admiration pour le poète sétois et il lui rend de multiples hommages en lui consacrant des concerts et des enregistrements. En 2011, ce sont les chansons de Maxime lui-même qui font l’objet d’un album de reprises enregistré par des artistes francophones sous le titre « La Maison Bleue ». En 2012, Maxime Leforestier participe à l’écriture de chansons pour Céline Dion et son album « Sans attendre ». Le quinzième album studio de Maxime Le Forestier sort en avril 2013 et a pour titre « Le cadeau ».
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Philippe D’Annevoy en 1983

10 février 1963 : Naissance à Namur (B) du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Très jeune, dès le début des années 1970, le garçonnet est tenté par la chanson et enregistre déjà ses premiers 45-tours sous le simple prénom de Philippe ou de Philippe St.Servais. Les titres de cette époque correspondent aux préoccupations de son âge et rendent hommage à des personnalités belges: « Monsieur Météo » ou le champion cycliste Eddy Merckx (« J’aime bien Eddy »). Au début des années 1980, il choisit un pseudonyme et s’appelle désormais Philippe D’Annevoy, un nom qui évoque les jardins d’Annevoie, un site touristique de la région de Namur. Ses disques connaissent alors un certain succès sur les radios libres de l’époque: « Vivre à trois » (1982), « Make up » (1982), « Pas comme les autres » (1984), « Nuage » (adaptation de « Blue Eyes » d’Elton John écrite par Pierre Delanoë et Jean-Michel Bériat en 1984), « Stop music » (1986) ou encore « Reviens-moi » en 1990.

Au cours de sa carrière de chanteur, Philippe D’Annevoy a ainsi travaillé avec des personnalités aussi diverses que Georges et Hector Delfosse, Jean-Marie Troisfontaine, Alain Darmor, Eddy Luyckx et Pino Marchese. Les années 1990 et 2000 sont moins productives et l’on n’entend plus vraiment parler du chanteur Philippe D’Annevoy jusqu’à ce jour du 15 décembre 2009 où l’on apprend son décès des suites d’une pénible maladie. Ses cendres ont été déposées dans le caveau familial du cimetière de Falmagne le 18 décembre 2009.
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Pochette de disque en 2006

10 février 1981 : Naissance, à Bathurst, au Nouveau Brunswick, de la chanteuse canadienne Natasha ST-PIER. Sa carrière canadienne commence plus tôt que sa carrière internationale. Alors qu’un album est déjà sorti au Québec avec une chanson qui marche bien, « Et la fille danse », Natasha remplace Julie Zenatti dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » en 1999. Un an plus tard, elle enregistre son deuxième album: « A chacun son histoire ». Il se vend en France à plus de 145.000 exemplaires. En 2001, la chanteuse est choisie pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson. Elle se classe quatrième avec la chanson « Je n’ai que mon âme » qui est ajoutée sur une réédition de l’album « A chacun son histoire ». Au fil des albums qu’elle commercialise en France, Natasha St-Pier s’impose avec des succès comme « Tu trouveras » (avec Pascal Obispo), « Mourir demain » ou « Un ange frappe à ma porte ». En mai 2006, elle est cinq jours à l’affiche de l’Olympia de Paris. Après ça, elle prend un peu de distance par rapport au métier et revient en 2008 avec un album éponyme dont les ventes ne décollent pas malgré la présence importante d’Obispo. Sa maison de disques lui propose alors de sortir un best of reprenant « 10 ans de succès » et qui va se vendre moyennement. En janvier 2010, Natasha entame une tournée plutôt intimiste intitulée « Confidences autour d’un piano ». Et puis, en 2012, elle entame un retour avec des chansons positives reprises sous le titre « Bonne nouvelle ». En janvier 2013, Natasha St-Pier fait partie du jury de l’émission « The Voice Belgique » sur la chaîne télé publique francophone RTBF avec BJ Scott, Suarez et Quentin Mosimann. En juillet de la même année, alors que son album concept consacré à des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux (« Vivre d’amour ») vient de sortir, elle récolte un franc succès lors des Francofolies de Spa (B). En septembre 2013, elle devient la présentatrice d’une émission de variétés francophones sur la chaîne de télé publique France 3: « Les chansons d’abord ». Et, en janvier 2014, elle revient, pour une saison, comme membre du jury de « The Voice Belgique » aux côtés de BJ Scott, Marc Pinilla (Suarez) et de Bastian Baker. En octobre 2015, alors qu’elle attend un heureux événement, Natasha réunit sur un album toutes les chansons qui évoquent sa région natale: « Mon Acadie ». On y retrouve des airs traditionnels mais aussi « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard et « Tous les Acadiens » de Michel Fugain. Le 13 novembre 2015, elle devient la maman d’un petit garçon, Bixente, qui doit être opéré à coeur ouvert. Cette épreuve, heureusement passagère, oblige la jeune femme à s’absenter des studios d’enregistrement et des plateaux de télévision jusqu’à la fin de l’année 2016. L’année suivante, elle se lance dans une nouvelle expérience musicale à destination du jeune public : « L’alaphabet des animaux ». Et la chanteuse revient vers son public adulte en 2018 en commercialisant un second album reprenant des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux : « Aimer c’est tout donner ». En 2019, Natasha Saint-Pier déclare suspendre sa carrière artistique pour se consacrer pleinement à l’école de yoga qu’elle a ouverte dans les Landes françaises. Elle révèle encore chanter mais uniquement le dimanche et dans l’église paroissiale.
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AZNAVOUR Charles en 199710 février 1997 : la 12e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Michel Drucker au Palais des congrès de Paris. En voici le palmarès.
Artiste interprète masculin: Charles Aznavour
Artiste interprète féminine: Barbara
Groupe: Les Innocents
Artiste interprète ou groupe francophone: Khaled
Révélation variétés: Juliette
Album de l’année: Mr. Eddy d’Eddy Mitchell
Chanson de l’année: Aïcha de Khaled (paroles et musique : Jean-Jacques Goldman)
Spectacle musical ou Concert: FFF à l’Olympia
Vidéo-clip: C’est ça la France de Marc Lavoine, réalisé par Sylvain Bergère
Album de musiques traditionnelles: I Muvrini à Bercy d’I Muvrini
Album de chansons pour enfant: Far west d’Henri Dès.
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10 février 2017 : la 32e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Thomas Thouroude et Bruno Guillon au Zénith de Paris. En voici le palmarès épuré des artistes ne chantant pas en français.
Artiste masculin: Renaud (devant Benjamin Biolay et Vincent Delerm)
Artiste féminine: Jain (qui chante en anglais) (devant Imany et Véronique Sanson)
Album révélation: « Les conquêtes » de Radio Elvis (devant « Au coeur de moi » d’Amir et « Claudio Capéo » de Claudio Capéo)
Révélation scène: LEJ
Album de chansons: « Palermo Hollywood » de Benjamin Biolay (devant « & » de Julien Doré et « L’attrape-rêves » de Christophe Maé)
Album rock: « Anomalie » de Louise Attaque (devant « Mystère » de La Femme et « Sebolavy » de Mickey 3 D)
Chanson originale: « Je m’en vais » de Vianney.
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30 JANVIER

 

Jacqueline François en 1961

30 janvier 1922 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Pour en savoir plus sur la vie et la carrière de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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30 janvier 1951 : Naissance, à Londres, du batteur, auteur, compositeur et chanteur britannique Phil COLLINS. D’abord batteur du groupe Genesis puis chanteur soliste il est l’interprète de nombreux tubes anglo-saxons. Mais, si Phil Collins figure sur ce site consacré à la chanson francophone, c’est parce que, résidant en Suisse, il parle relativement bien le français et qu’il a enregistré dans cette langue la chanson « Je veux savoir ». Il s’agit d’un extrait de la bande originale du dessin animé de Walt Disney « Tarzan » sorti en 1999.

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30 janvier 1978 : Décès, à la Celle-Saint-Cloud, de la chanteuse française DAMIA à la suite d’une chute sur les voies du métro. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Affiche saison 3 2008-200930 janvier 2009 : Le spectacle nostalgique « Age tendre et tête de bois » fait une halte au Spiroudôme de Charleroi en Belgique. Présenté par Denise Fabre, le plateau propose des prestations limitées de Stone et Eric Charden, Danyel Gérard, Annie Cordy, Pierre Vassiliu, Catherine Lara, Marcel Amont, Richard De Witte (Il était une fois), Richard Anthony, Jean-François Michaël, Herbert Léonard, Frank Alamo, Michel Orso, Pascal Danel, Alain Delorme, Claude Barzotti, les Surfs et Patrick Juvet. Quatre heures de concerts avec quinze musiciens dirigés par Guy Mattéoni. Une courte première partie est assurée par la chanteuse belge Maria D. qui rend hommage, avec talent, à Edith Piaf.
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Didier Arcq au cours d’une présentation dont il avait le secret

30 janvier 2011 : Un dimanche après-midi, une trentaine d’artistes belges rendent hommage à Didier ARCQ, comédien et fondateur de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles, décédé le 27 novembre 2010 d’un arrêt cardiaque à l’âge de 50 ans. Le spectacle a lieu à l’Espace Delvaux de Watermael-Boisfort (Bruxelles). On y applaudit Daniel Hélin, Marka, Seb Duthoit, Hughes Maréchal et Daria de Martynoff entre autres.
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25 DECEMBRE

Désireless en 2010

25 décembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française DESIRELESS sous le nom de Claudie Fritsch-Mentrop. Après une enfance et une adolescence plutôt sans problèmes, la jeune Claudie décide de devenir styliste et prend des cours dans ce sens à Paris. Installée, elle lance sa propre collection qu’elle nomme « Poivre et sel » dans les années 1970. En 1980, la jeune femme se rend en Inde et, à partir de ce moment, elle s’intéresse à la musique et à la chanson. Après avoir fait partie de quelques groupes, elle rencontre le compositeur Jean-Michel Rivat qui lui propose des projets. Avec deux amis musiciens, elle crée, en 1984, le groupe Air 89 qui enregistre un 45-tours au succès très limité: « Cherchez l’amour fou ».

Elle décide par la suite de se lancer comme chanteuse soliste. Elle sort, au début de 1986, un disque avec « Qui peut savoir » qui récolte une oreille attentive auprès des professionnels, sans plus. Mais c’est sous le pseudonyme de Désireless que les choses vont se précipiter à la fin de cette même année. Jouant à fond sur une image et un look des plus surprenants, la chanteuse débarque sur les plateaux télé étonnamment coiffée à la brosse et toute de noir vêtue. Elle chante « Voyage voyage » et obtient immédiatement un succès aussi fulgurant qu’énorme dans toute l’Europe mais aussi au Canada, en Amérique du Sud et en Asie.

En 1988, un second 45-tours, avec pour titre principal « John », remet le couvert et installe à nouveau la chanteuse dans les charts de plusieurs pays européens. C’est seulement trois ans après son premier succès que Désireless prend enfin le temps de préparer un premier album dont est extrait son troisième single : « Qui sommes-nous ? » en 1989. Un an plus tard, avec la naissance de sa fille Lili, Désireless prend ses distances avec le métier. Elle y revient en 1994 avec un nouvel album, « I love you », qui ne rencontre pas le succès espéré. Quelques mois après, la chanteuse quitte le show-business et Paris pour s’installer en Provence et changer complètement de vie. En 2000, bien loin des mélodies qui ont fait sa popularité, Désireless se produit en tournée acoustique accompagnée du guitariste Michel Gentils. L’artiste arbore désormais un crâne rasé, porte des lunettes rondes et se vêt de robes amples et colorées. Elle auto-produit ensuite un album avec quinze titres enregistrés en public: « Un brin de paille ». En 2004, elle change encore radicalement de style en se livrant à un spectacle électro-dance qui fait le tour de l’Europe: « La vie est belle ». Un an plus tard, elle compose l’album « Le petit bisou » et tourne dans des petites salles pendant deux ans. Alternant toujours les genres et les styles, la chanteuse sort un double album intitulé « More love and good vibrations » en 2007. La même année, elle participe à la grande tournée nostalgique « RFM Party 80 ». Elle y rencontre l’auteur-compositeur interprète et producteur belge Alec Mansion qui, dans le spectacle, fait partie du groupe « Léopold Nord et Vous ». Celui-ci lui propose d’enregistrer un single évoquant la nostalgie de ses grands succès: « Tes voyages me voyagent ».

En mai 2011, sort l’album « L’expérience humaine » que Désireless a réalisé avec Alec Mansion grâce à l’apport financier de plus de 500 internautes sur la plateforme Akamusic. Ce disque connaît un prolongement en 2012 avec un second volet baptisé « XP2 ». En 2013, Désireless sort en autoproduction l’album « Operation of the sun » incluant des nouvelles versions de « John » et de « Voyage voyage ». En novembre 2014, un nouvel album de dix chansons est commercialisé: « Un seul peuple » reprend une version très personnelle de « Duel au soleil » d’Etienne Daho et des réenregistrements de « Voyage Voyage » et « John ». Fin 2015, Désireless travaille sur un spectacle consacré à Guillaume Apollinaire dont l’album intitulé « Guillaume » est mis en vente sur le site internet de la chanteuse. Depuis, l’artiste a écrit une autobiographie, un livre sur la méditation-relaxation et a participé à quelques documentaires.
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25 décembre 1977 : Décès, à Corsier-sur-Vevey en Suisse, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique Charlie CHAPLIN. Né le 16 avril 1889 à Londres, il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile » de « Limelight », « Les lumières de la ville ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark.

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