GALL France

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

La chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne naît le 9 octobre 1947 à Paris. Elle grandit dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment composé « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts d’Edith Piaf ou de Gilbert Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg.

Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires.

Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais.

A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ».

La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat.

Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de 1968 qui l’effraient.

En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall.

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La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas.

En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde.

Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse.

Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes.

Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978).

L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ».

Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988).

Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle.

France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015.

A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.

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RENARD Colette

Colette Renard en 2010

La chanteuse et actrice française Colette RENARD naît à Ermont le 1er novembre 1924 sous le nom de Colette Raget. Elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. En 1956, elle participe à la comédie musicale « Irma la douce ».

C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. A Paris, l’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes.

Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interprétera aussi plus tard. En 1960, elle épouse le père de Michel Legrand, Raymond Legrand, un extraordinaire chef d’orchestre sous la direction duquel elle chante à de nombreuses reprises. Ils divorceront en 1969.

Grand prix de l’Académie Charles-Cros, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard se révèle aussi comme une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix en 1992. Et, entre août 2004 et septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy, doyenne de la série télévisée française « Plus belle la vie ».

https://www.facebook.com/plusbellelavie/videos/souvenez-vous-rachel-l%C3%A9vy/1197078503815022/

Colette Renard décède à Saint-Rémy-les-Chevreuse le 6 octobre 2010 à l’âge de 86 ans à la suite d’une longue maladie.
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LEOTARD Philippe

L’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD naît le 28 août 1940 à Nice. Il est l’aîné d’une famille qui compte quatre filles et trois garçons. Son enfance est marquée par la maladie de Bouillaud qui le cloue au lit chez sa grand-mère à Ajaccio, en Corse. Pour lui, cette période est propice à développer son goût pour la lecture des grands poètes et écrivains classiques français: Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Gustave Flaubert. Après des études accomplies de manière traditionnelle, Philippe obtient une licence en littérature à l’université parisienne de la Sorbonne. C’est sur le site universitaire qu’il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il crée, en 1964, le Théâtre du Soleil. En même temps, il enseigne le français, la littérature et la philosophie. Son expérience théâtrale, qui passe ensuite par le Théâtre National Populaire, l’oriente petit à petit vers le cinéma où les réalisateurs Claude Sautet, François Truffaut et Claude Lelouch lui donnent sa chance. Acteur désormais confirmé au début des années 1990, il se tourne vers la chanson. Il va prendre une place que personne n’occupe jusqu’alors grâce à sa voix rauque, ses textes hors du commun et des mélodies inattendues qui figurent sur l’album « A l’amour comme à la guerre ». Un titre est programmé sur les radios: « Ch’te play plus », sur un rythme reggae.

En 1994, il rend hommage à l’un de ses maîtres du genre: Léo Ferré. Un an après la disparition de cet auteur-compositeur-interprète, l’opus « Philippe Léotard chante Ferré » est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros.

L’artiste poursuit alors sa carrière de chanteur avec des albums personnels auxquels il donnera une originalité très particulière: « Je rêve que je dors » en 1996 et « Demi-mots amers » en 2000.

En juin 2001, Philippe Léotard doit être hospitalisé pour des problèmes respiratoires et, le 25 août, il décède à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse.
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BARRIER Ricet

Ricet Barrier

Le chanteur et fantaisiste français Ricet BARRIER naît sous l’identité de Maurice-Pierre Barrier le 25 août 1932 à Romilly-sur-Seine. Son père est alors chef metteur au point dans les usines de bas et chaussettes Dupré. Il passe une grande partie de sa jeunesse, après être passé par Paris, Sully-sur-Loire, Dieppe, Lyon et Sète, à Arcueil (Val-de-Marne) où ses parents reprennent un petit commerce de bonneterie. Il se destine à être professeur d’éducation physique dès ses 20 ans. Mais, parallèlement à cette activité, il va s’intéresser aussi à la musique et apprendre à pincer les cordes d’une guitare, d’un banjo ou d’un ukulélé. Se découvrant une passion pour l’alliance des mots et des notes, il écrit quelques chansons qui ont pour titre « L’auto-stop » ou « La demoiselle de Montauban ».

Il présente ses chansons d’amateur au cabaret « Le Directoire » puis au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille au milieu des années 1950. En 1955, il effectue une tournée d’été avec Marie Dubas. Compositeur, il rencontre Bernard Lelou avec qui il va d’abord proposer une chanson aux Frères Jacques : « Dolly 25 ».

Ensuite, Ricet Barrier se produit dans les cabarets parisiens de la rive gauche : le Cheval d’or, l’Ecluse, L’Echelle de Jacob, chez Plumeau, Ma Cousine, le Don Camillo, la Méthode, Chez Claude ou encore la Fontaine des quatre saisons. En 1958, l’année de son service militaire d’où il sort réformé, il rencontre le découvreur de talents et producteur phonographique Jacques Canetti. Grâce à ce dernier, il enregistre son premier disque pour le label Philips : « La Servante du château » qui reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.

L’artiste chante alors au théâtre des Trois Baudets avec Serge Gainsbourg, Bernard Haller, Raymond Devos, Guy Béart et Jacques Brel. Ricet Barrier quitte le label Philips et est engagé dans l’équipe d’Eddie Barclay en 1966. Il effectue une première tournée de concerts au Québec et rencontre Jean-Claude Vannier qui réalisera toutes les orchestrations de ses enregistrements chez Barclay et, donc, la chanson « Les vacanciers » qui devient un des succès de l’été 1968.

Ensuite, le chanteur va continuer à s’affirmer comme interprète de mélodies qui marquent leur époque par une certaine gouaille audacieuse : « Stanislas », « Les Spermatozoïdes » (1974) ou « Y’a plus d’sous » (1978).

La plupart des quinquagénaires des années 2010 se souviennent sans doute de sa voix qu’il prête au petit canard Saturnin dans la série télévisée des sixties signée Jean Tourane.

Il est aussi le narrateur de la première série des épisodes du dessin animé « Les Barbapapas ».

Au rayon des anecdotes biographiques, on peut évoquer la fête qui est célébrée autour de lui en 1989 au festival « Alors Chante » de Montauban. Sont réunis, pour l’occasion, ses amis Polper et Lyl, Pharamond et Grall, Yvan Dautin, Les Douglas’s, José Barrense, Dias, Michel Musseau, Julos Beaucarne, Sarcloret, Xavier Lacouture, Pierre Vassiliu, Rabetaud et Desmond, Raoul Petite, Maurice Baquet, Gilbert Laffaille, Sue et les Salamandres, Roger Gicquel, José Artur, Christian Marin et les Frères Jacques. Ricet Barrier monte une dernière fois sur scène en 2010 au « Chat-huant » à Sadirac en Gironde (F). Quant à sa dernière apparition à la télévision, elle a lieu peu de temps avant son décès au cours de l’émission « Les Années Bonheur » présentée par Patrick Sébastien sur France 2. Ricet Barrier décède le 20 mai 2011 à Clermont-Ferrand des suites d’un cancer à l’âge de 78 ans.

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LECLERC Félix

Félix Leclerc – Photo (c) Martin Leclerc

L’auteur-compositeur-interprète québécois Félix LECLERC naît le 2 août 1914 à La Tuque. Sixième d’une famille d’onze enfants, Félix commence des études à l’Université d’Ottawa mais il est obligé de les interrompre en raison de la crise économique des années 1930. Il effectue alors divers petits boulots et il devient animateur de radio à Québec entre 1934 et 1937. Il développe ensuite des pièces dramatiques radiophoniques et y chante ses premières chansons. Il crée aussi une troupe de théâtre qui propose ses pièces en divers lieux du Québec. De passage à Montréal en 1950, le producteur et éditeur phonographique français Jacques Canetti est impressionné par sa chanson « Le train du Nord » et lui demande d’enregistrer une douzaine d’autres morceaux.

Dans la foulée, il demande à l’artiste de venir interpréter ces titres-là en France. Félix Leclerc s’exécute et se produit à l’ABC de Paris où il récolte un vif succès. Il reste en France jusqu’en 1953 et signe un contrat de cinq ans avec la firme de disques Polydor. En 1951, il enregistre ainsi un premier album contenant notamment des succès comme « Moi mes souliers », « Bozo » et « Le petit bonheur ».

De retour au pays natal en 1953, il continue à donner des spectacles dans les cabarets montréalais et dans les boîtes à chansons du Québec. Il s’essaie aussi à la télévision canadienne où il présente des émissions culturelles. En 1958, Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros pour l’album « Félix et sa guitare ». Le 13 août 1974, sur les Plaines d’Abraham à Québec, en trio avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois, il interprète une version historique de « Quand les hommes vivront d’amour », chanson de Raymond Lévesque. 100.000 spectateurs assistent à ce spectacle de la « Superfrancofête ».

En 1976, il enregistre une version très personnelle de « La complainte du phoque en Alaska », chanson de Michel Rivard, membre du groupe québécois Beau Dommage.

En 1977, Félix Leclerc est l’un des invités de la Fête de l’Humanité à Paris. On peut dire sans prendre de gros risques que l’artiste a été à l’origine de la popularité de la chanson québécoise en France et en Europe. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois qui adorait la langue française et qui désirait par dessus tout défendre la création artistique de qualité. Le 8 août 1988, à 8 heures, Félix Leclerc meurt dans sa maison de l’île d’Orléans près de Québec. C’est là que sont dispersées ses cendres mais une pierre tombale est toutefois érigée à sa mémoire dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans. L’Espace Félix Leclerc qui a été créé au même endroit permet de voir divers objets ayant appartenu à l’artiste ainsi que son bureau. Un biopic y est aussi projeté et des concerts y ont lieu. Des artistes québécois, comme Salomé Leclerc ou Kevin Parent notamment, y ont déjà été programmés.

 

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29 NOVEMBRE

29 novembre 2001 : sortie du deuxième disque de Daniel HELIN “Les Bulles”.

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29 novembre 2010 : sortie de l’album de Jean-Louis AUBERT « Roc Eclair » annoncé dès le 11 octobre par le single « Demain sera parfait ».

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29 novembre 2012 : L’Académie Charles-Cros a décerné le 29 novembre à Paris ses récompenses pour l’année 2012 qui se termine. Le chanteur, auteur et poète belge Julos BEAUCARNE a reçu un prix in honorem pour l’ensemble de sa carrière. CAMILLE et DIMONé ont décroché les Grands Prix Scène. Quant aux grands prix internationaux du disque, ils ont récompensé Barbara CARLOTTI et Damien SAEZ dans la catégorie chanson. Le prix Francophonie a lui été attribué au chanteur Arthur H pour « L’or noir, de Césaire à Glissant ».
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21 NOVEMBRE

Daniel Guichard en 2011

21 novembre 1948 : Naissance, à Paris, du chanteur français Daniel GUICHARD. Son père est d’origine bretonne et sa mère à la fois Russe, Polonaise et Ukrainienne. Il passe son enfance à Paris et, à quinze ans, lorsque son père décède, il va travailler aux Halles où il décharge les marchandises. Passionné de chanson française, il fréquente les cabarets parisiens après le boulot. Il y rencontre des artistes et des musiciens et décide d’y interpréter quelques chansons de Bruant accompagné par un accordéoniste. Il approche encore un peu plus le milieu artistique par le biais du « business »: en 1965, il est engagé chez Barclay pour gérer les stocks de disques. Quelques mois plus tard, à la faveur d’une audition, il change de fonction et signe un contrat d’interprète pour les disques Barclay. Ses premiers 45-tours n’obtiennent qu’un succès très limité et, pendant quatre ans, il apprend le métier de la scène dans les cabarets et boîtes à chansons de Paris. En 1971, il décroche la timbale grâce à une chanson qui va le propulser dans tous les hit-parade de l’époque: « La tendresse ».

Daniel Guichard est alors prêt à affronter le succès et le public qui en redemande. Il remet ainsi le couvert avec « Faut pas pleurer comme ça ». Ces deux « tubes » rapides lui permettent de se présenter à l’Olympia dès 1972 avec les chansons de deux albums dont l’un est encore à commercialiser. Daniel Guichard enregistre alors chanson sur chanson avec une régularité exemplaire: « La nuit », « Pourquoi » et « T’en souviens-tu Marie-Hélène ». En mars 1973, il est à l’affiche, en Belgique, de la soirée de clôture du Festival de la chanson d’Obourg près de Mons: sa prestation est encadrée par celle d’Yves Simon avant lui et le tour de chant de Barbara juste après. Au début 1974, il sort un disque en hommage à son père disparu: « Mon vieux ». Cette chanson a été composée par Jean Ferrat et écrite par Michelle Senlis en 1963 pour un certain Jean-Louis Stain [http://www.jean-louis-stain.fr/index_fichiers/Page573.html]. Daniel Guichard en rafraîchit un peu les paroles et en fait un « tube » monumental qui lui colle toujours à la peau. Fin 1974, le nouvel opus de l’artiste se vend comme des petits pains et son succès du moment est la « Chanson pour Anna », une évocation intéressante de la vie d’Anne Frank et de son témoignage contre les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Très productif, Guichard poursuit sa route du succès avec « La découverte » (1975) et se fait plaisir en enregistrant un album entier consacré aux chansons de l’une de ses idoles: Edith Piaf. Sa version violonesque de « Mon manège à moi » est tout simplement époustouflante mais « Bravo pour le clown » n’est pas mal non plus. Au point de vue des spectacles, le chanteur est à l’affiche de l’Olympia de Paris en 1975 et 1976. En 1976, il enregistre un 45 tours avec « Je t’aime tu vois » et « Ce n’est pas à Dieu que j’en veux ». Le second titre est, à nouveau, une chanson plutôt engagée où Guichard hurle toute son inimitié pour le clergé sur un rythme disco. Mais, avec le temps, il faut bien dire que le répertoire de Daniel reste marqué par de grandes chansons d’amour comme « Je viens pas te parler d’amour » en 1978. Depuis 1975, l’artiste a décidé de devenir son propre producteur et de faire distribuer ses disques par des sociétés phonographiques. Il est ainsi le propriétaire de ses oeuvres et peut également produire d’autres artistes comme il le fait au début des années 1980 pour Angel Girones ou Jean-Claude Annoux. Il se lance aussi à la même époque dans l’aventure de la radio libre en créant, à Nanterre près de Paris, une station émettant 100% de chanson française: Radio Bocal. Mais cela ne l’empêche pas de poursuivre sa carrière personnelle et de connaître à nouveau un grand succès en 1983 avec « Le gitan ». Et, après avoir enregistré de grands classiques français comme « Parlez-moi d’amour » sur un album sorti en 1981, il s’attaque cette fois aux répertoires de Maurice Chevalier et de Charles Trenet sur deux 33-tours distincts. Depuis lors, Daniel Guichard n’a cessé de sortir, tous les deux ans, un CD avec des nouvelles chansons. La médiatisation et la commercialisation de ceux-ci n’ont pas été des plus réussies mais cela tient sans doute au fait que Guichard a voulu tout prendre en mains: de la conception des chansons à la promotion et la vente de celles-ci, ce qui n’a sans doute pas plu à tout le monde dans le milieu du disque. Depuis quelques années toutefois, les changements intervenus dans « le métier » font qu’aujourd’hui Daniel Guichard est revenu au premier plan de l’actualité grâce à internet, aux réseaux sociaux et à quelques amis fidèles comme Michel Drucker ou Patrick Sébastien par exemple. C’est ainsi que, du 14 au 22 avril 2012, il parvient à se produire à nouveau sur la scène de l’Olympia à Paris avec un extraordinaire succès. Il assure aussi deux soirées au Grand Rex à Paris les 17 et 18 janvier 2015.  Et pour ses 70 ans, il se produit à nouveau à l’Olympia de Paris du 21 au 25 novembre 2018.
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Billy BRIDGE en 1963

Billy BRIDGE en 1963

21 novembre 1994 : Décès, à Paris, du chanteur français Billy BRIDGE. Né le 17 décembre 1945 à Cherbourg sous le vrai nom de Jean-Marc Brige, il a à peine seize ans quand il est remarqué par un directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des yé-yés et, pour tout jeune connaissant la musique, la gloire n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ». Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir à la France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes.

Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à 16 ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète. En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours et, en 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows » en 1971. Billy Bridge ressort quelques vinyles sous ce patronyme en 1974 (« Karma », « Naître mourir et renaître ») et en 1981 (« Fille des années 60 »). Parallèlement à sa carrière d’interprète, Billy Bridge écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973). Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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Jacques Higelin – Album 2013

21 novembre 2013 : le 66e palmarès de l’Académie Charles-Cros est dévoilé l’Auditorium 105 (Studio Charles Trenet) de la Maison de Radio France à Paris. Il veille, comme chaque année, à mettre en valeur les nouvelles productions discographiques, à soutenir la création et le développement de carrière des interprètes ainsi que l’édition graphique et phonographique. Le prix In Honorem pour interprète est attribué à Jacques HIGELIN pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la parution de son album « Beau Repaire ».

Le grand prix international du disque et du DVD est décerné, dans la catégorie chanson, à Alexis HK pour son album « Le dernier présent » et à Alex BEAUPAIN pour l’opus « Après moi le déluge ». Dans la catégorie jeune public, c’est Alain SCHNEIDER qui remporte la palme avec « Le vent qui nous mène ». Enfin, dans la catégorie Parole enregistrée et documents sonores, les gagnants sont les TETES RAIDES pour « Corps de mots » (1 CD + 1 DVD). La Fédération des festivals de chanson francophone remet son Grand Prix Charles Cros pour la scène à Dominique A pour son spectacle « Vers les lueurs ». Enfin le Grand Prix de la Révélation Scène aboutit entre les mains de BARCELLA pour son spectacle « Charabia ». La cérémonie s’achève avec la remise des prix Charles Cros des lycéens qui donnent leur préférence à Kery JAMES pour « Lettre à la République », CABADZI pour « Lâchons-les » et JALI pour « 21 Grammes ».
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SABAM logo21 novembre 2014 : la Société des Auteurs Belges, la SABAM, attribue ses récompenses, les SABAM Awards, pour la première fois à des artistes vivant dans la partie francophone du pays. La cérémonie a lieu à Mons, ville capitale européenne de la culture en 2015. Des jurys externes, composés de spécialistes, décernent 14 Awards. Dans la catégorie musique, Antoine CHANCE gagne le prix « Chanson française ». La palme des « Musiques Urbaines » revient à Veence HANAO. Un Award récompense également une chanson qui s’est particulièrement distinguée : « Dusty Men » de SAULE interprétée en duo avec Charlie WINSTON. Enfin, le slammeur MOCHELAN remporte le prix des « Arts de la Scène-Auteur » pour le spectacle « Nés Poumon Noir ».
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20 NOVEMBRE

Mélina Mercouri

20 novembre 1977 : A 57 ans, la chanteuse et actrice Mélina MERCOURI obtient un siège de députée en Grèce.
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Marcel De Keukeleire dans les années 1960

20 novembre 1986 : Décès de Marcel DE KEUKELEIRE, accordéoniste, éditeur et producteur belge né à Mouscron le 15 mai 1922. Il se fait connaître un peu dans sa région frontalière natale en pratiquant l’accordéon. Puis, après la guerre, il devine l’engouement que va susciter le développement de la musique enregistrée et il s’installe comme disquaire à la rue de la Marlière à Mouscron. Un peu à la manière dont Eddie Barclay le fait en France, il saisit l’importance des éditions musicales et c’est de cette façon qu’il déniche des grands succès anglo-saxons pour les lancer en Europe en se procurant leurs droits d’utilisation. C’est Marcel De Keukeleire qui est ainsi à la base du succès de « Strangers in the night » de Frank Sinatra en Belgique et en France. Par la suite, il pousse encore un peu plus son implication dans les affaires musicales en devenant le dénicheur puis le producteur des jeunes talents du Nord de la France et de la Belgique. C’est lui qui découvre ainsi le groupe Crazy Horse qui, de la scène des bals régionaux, est propulsé en quelques disques à l’Olympia. Producteur des disques Elver, il est aussi à la base du succès de Christian Adam en 1973 avec « Si tu savais combien je t’aime ».

Puis, ce sont les Chocolat’s qui conquièrent le monde avec « Brasilia Carnaval » après Jacky James (« Ne pleure pas Jeannette » et « Take my heart ») et avant Patrick Hernandez avec « Born to be alive ». Des succès qui sont parfois partagés, au niveau de la production, avec son ancien professeur de natation, le Français Jean Van Loo. Enfin, en 1981, il « donne » au Belge Jean-Jacques Lionel l’occasion d’interpréter une chanson basée sur un morceau d’accordéon originaire d’Allemagne et cela devient le tube « La danse des canards ». Une façon pour cet ancien accordéoniste de, discrètement, revenir à ses origines. Marcel De Keukeleire, dans son souci de toujours aider les artistes, n’a eu de cesse de multiplier les activités dans ce sens. Il s’est fortement impliqué au sein de la société d’auteurs belges, la SABAM, mais aussi en aidant ou créant d’autres associations, parfois éphémères, comme le centre Annie Cordy de Jean Martin dans le Bruxelles des années 1980 par exemple. Marcel De Keukeleire décède le 20 novembre 1986. En 2004, l’œuvre et la vie de Marcel De Keukeleire font l’objet d’un documentaire intitulé « Marcel Superstar » réalisé par Olivier Monssens. Vous pouvez d’ailleurs le visionner en CLIQUANT ICI pour vous rendre sur le site web de Kaos Productions.
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Arthur H en 2012

Jeanne Cherhal, album 2014

20 novembre 2014 : le prix chanson de l’Académie Charles-Cros est remis à Arthur H pour son dernier disque « Soleil dedans ». Ce prix est partagé avec Jeanne CHERHAL pour son opus « Histoire de J. ». Le Québécois Pierre LAPOINTE reçoit, lui, le Grand Prix Scène. Un autre prix récompense aussi le chanteur Jean GUIDONI pour l’ensemble de sa carrière au service de la chanson.

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28 OCTOBRE

Le 45 tours de 1981

28 octobre 1944 : Naissance, dans le 14e arrondissement de Paris, de l’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE, de son vrai nom Michel Colucci. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître les éléments musicaux de sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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En 2015

28 octobre 1961 : Naissance, à Dijon, de l’auteur, compositeur et interprète français Yves JAMAIT. Sa mère célibataire doit s’occuper seule de ses trois enfants. A peine sorti de l’enfance, Yves le Bourguignon est tenté par la cuisine et c’est cette voie qu’il choisit au lycée. A seize ans, il découvre la guitare et abandonne l’école pour travailler dans divers secteurs. Il est ainsi successivement cuisinier, manœuvre, animalier en laboratoire pharmaceutique et infographiste entre autres. En 1998, il songe à faire de la musique un moyen d’exister. Avec deux acolytes, il fonde un trio qui a pour nom « De Verre En Vers ». Le succès est intéressant mais pas assez convaincant pour les professionnels auxquels les musiciens s’adressent. Le groupe change alors de nom, devient Jamait, et sort, en 2003, un premier album autoproduit qui a, cette fois, pour titre « De Verre En Vers… ». L’opus trouve un distributeur qui fait faillite et il s’en faut de peu que ce premier essai ne soit envoyé aux oubliettes. Mais Patrick Sébastien, sur un coup de coeur exceptionnel, va tout faire pour que l’album soit à nouveau commercialisé et correctement cette fois en 2005. Le flair était bon puisque, finalement, 60.000 copies en sont vendues. Certains estiment alors que les compositions de Jamait sont toutes établies sur les mêmes accords mais il n’est pas correct de dénigrer ses mélodies qui ont le mérite de rendre populaires des textes aux contenus importants.

Le succès discographique s’exporte à merveille sur scène où Yves Jamait est très charismatique. Il est ainsi à l’affiche, chez lui, du Zénith de Dijon mais aussi du Casino et de l’Olympia à Paris en 2006. Peu après, Jamait enregistre son deuxième album intitulé « Le coquelicot ». Ses thèmes de prédilection sont toujours la solitude, les bars, le milieu ouvrier, l’amour et la séparation. Ses chansons séduisent un large public qui va du citoyen lambda au connaisseur le plus averti et aux professionnels qui saluent son talent lors de festivals comme les Francofolies de La Rochelle, les Nuits de Champagne, le Paléo Festival de Nyons ou le défunt festival « Alors…chante! » de Montauban. Un troisième album, « Je passais par hasard » est commercialisé à la fin 2008. Il est, comme les deux précédents, certifié disque d’or. L’artiste crée alors les « Bars à Jamait », spectacle marathon où il convie ses amis chanteurs « qu’on ne voit jamais à la télé » à venir se produire avec lui dans une ambiance de franche camaraderie. Après s’être produit à New York en 2009, il revient dans sa région natale pour ses dix ans de carrière. En 2011, il propose ainsi 20 concerts dans dix lieux différents de Dijon. Le quatrième opus (« Saison 4 ») de Jamait est enregistré en 2011 et renferme un duo avec une autre révélation du festival de Montauban: Zaz (« La radio qui chante »). Le 3 avril 2012, Jamait se produit au Grand Rex de Paris. Deux ans plus tard sort l’album « Amor Fati » qui renferme des styles musicaux variés s’ouvrant aussi aux rythmes latinos. Et, en 2015, l’opus suivant a pour titre « Je Me Souviens ». Il est suivi d’une tournée qui fait, en 2017, l’objet d’un enregistrement public édité sous le titre logique « Je me souviens… le concert ». En octobre 2018 sort le septième album de l’artiste et il a pour titre générique « Mon totem ».

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28 octobre 1970 : Le jeune artiste Mike BRANT interprète « Mais dans la lumière » à Paris et remporte le Grand-Prix RTL international avec cette chanson.


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Pochette 45t de 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

28 octobre 2012 : Décès, à Paris, de de la chanteuse ainsi qu’animatrice de radio et de télévision française Sophie HECQUET, connue également sous le simple prénom de SOPHIE. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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19 OCTOBRE

Pochette album 1985

19 octobre 1948 : Naissance, à Kikwit au Congo, de l’auteur-compositeur-interprète belge Philippe ANCIAUX. Très jeune, Philippe aime raconter des histoires et les mettre en musique. Il apprécie aussi fortement son terroir et sa langue: le wallon. Fort de cette expérience-là, il s’inscrit tout naturellement au Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1976. Il y remporte le Grand Prix et le prix de la Presse. Sur des mélodies douces, tendrement folk ou d’influence bossa, il se crée un répertoire où les textes balancent entre tendresse et colère. Sa voix, musclée, peut porter les messages les plus forts mais aussi véhiculer les mots les plus doux. Il peut convaincre pour lutter contre les injustices sociales. Et il peut émouvoir sur des sujets aussi sensibles que l’enfance bafouée. L’interprète oscille aussi toujours entre les histoires en wallon et les récits en français. Ses disques sont ainsi toujours plus ou moins mixtes. En 1979, il participe avec d’autres « folkeux » au célèbre festival du « Temps des Cerises » à Couvin (Belgique). Après avoir parcouru la petite Wallonie dans tous les sens, Philippe Anciaux exporte son talent sur les scènes de la francophonie: France, Suisse et Québec.

Ses chansons abordent des thèmes plus internationaux mais sont toujours aussi engagées en faveur d’un monde meilleur. Ses textes en français se balancent aussi de plus en plus sur des rythmes latino: « Bahia » en 1982 et « Coquin cafard » en 1985. Dans les années 1980, il participe, avec d’autres artistes belges, à deux créations d’Albert-André Lheureux: « Brel en mille temps » et « Marilyn et Staline vont en avion ». Au début de la décennie 1990, Philippe Anciaux se retire de la scène et devient directeur du Foyer Culturel de Seraing dans la banlieue de Liège en Belgique. Le 21 septembre 1991, dix ans après la disparition du chanteur à la pipe, il participe, au théâtre de La Louvière (B), à un hommage télévisé de la RTBF: « Brassens Vivant ». Il y interprète la « marche nuptiale » de Georges Brassens et se retrouve aux côtés d’autres artistes belges comme Pierre Rapsat, Philippe Lafontaine, Paul Louka, Héléna Lemkovitch, Joseph Reynaerts, Claude Semal ou Zap Mama entre autres. En 2006, Philippe Anciaux décroche un rôle d’acteur dans le film belge « La raison du plus faible » de Lucas Belvaux. Il se chuchote depuis quelque temps que l’artiste serait en train de préparer son retour en tant que chanteur avec un nouvel album. En attendant, depuis 2013, il se produit à nouveau souvent sur scène où il interprète son propre répertoire et quelques reprises comme celle, superbe, de « Tante Sarah », chanson du regretté Paul Louka.

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2 SEPTEMBRE

Henri Tachan en 1981 – Photo (c) Joël Laffay

2 septembre 1939 : Naissance, à Moulins, de l’auteur-compositeur-interprète français Henri TACHAN, de son vrai nom Henri Tachdjian. Sa scolarité se déroule dans un pensionnat puis dans un lycée parisien. Il entre ensuite à l’école hôtelière de Thonon-les-Bains et se fait embaucher comme serveur à l’hôtel Ritz de Paris. A 23 ans, il part pour le Canada où il pratique la même activité au Québec. Après son boulot quotidien, il va « Chez Clairette » à Montréal où il récite des poèmes au cours de soirées littéraires. Un soir, l’un de ses spectateurs s’appelle Jacques Brel et il lui conseille de s’essayer à la chanson. Il suit ce conseil avisé et commence donc à agrémenter ses poèmes de musique pour en faire des chansons. Il revient alors en France avec l’idée fixe d’enregistrer ses chansons sur un disque. Et il le fait dès 1965 avec un premier album directement commercialisé par Barclay. Celui-ci connaît d’emblée un succès qui lui fait obtenir le Grand Prix de l’Académie du disque Charles-Cros d’une part et qui permet à son chanteur de se produire en première partie de Juliette Gréco à l’Olympia de Paris d’autre part. Des premières parties d’artistes renommés, Henri Tachan va en faire un certain nombre par la suite: Isabelle Aubret et Félix Leclerc en 1968, Pierre Perret en 1970 et Georges Brassens en 1972. Il prend donc son temps avant de se présenter en vedette face au public. En 1969, il se classe deuxième en représentant la France au Festival de la Chanson de Sopot en Pologne. Il y chante « La table habituelle ». En 1975, il obtient enfin un passage en tête d’affiche sur la scène de l’Olympia le temps d’un soir. Et, la même année, il reste deux semaines au Théâtre de la Ville. En 1978, une de ses chansons obtient quelques diffusions sur certaines radios: « La tendresse ».

Si Tachan a mis du temps pour être reconnu par le public, c’est aussi parce que son répertoire très original n’a pas séduit le plus grand nombre. De grande qualité, son humour noir n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Et ses chansons, musicalement influencées par Beethoven ou Schubert, sont généralement de petites oeuvres appréciées par assez peu de gens. Et c’est dommage. Point de vue textes, les thèmes sont eux aussi assez peu racoleurs et évoquent les travers de notre société. On peut dire sans risquer de se tromper que Tachan est aussi un artiste sanguin qui alterne son écriture entre coups de coeur et coups de gueule. Pas étonnant dès lors que, jusqu’ici, les media s’y soient peu intéressés. Et, encore une fois, c’est dommage car ils privent ainsi un grand nombre de personnes de la possibilité de faire connaissance avec un artiste entier qui mérite mieux. Le 30 juillet 2015, Henri Tachan semble volontairement mettre fin à sa carrière de chanteur en participant, au cours du Festival « Chansons de parole » de Barjac, à un spectacle qui lui est consacré par Yves Jamait: « Au revoir Tachan ».
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Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

2 septembre 1944 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain Gilles MARCHAL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Alain Tomasi dans les années 1980

2 septembre 1960 : Naissance, à Pont-de-Loup, du chanteur belge Alain TOMASI. Passionné dès son enfance par la musique et la chanson, il s’inscrit au Conservatoire de Bruxelles dont il sort diplômé en 1978. Un an plus tard, il enseigne les percussions et anime les soirées dansantes en interprétant les grands standards du genre. Accompagné par son orchestre, il se produit notamment au Palladium de Baisy-Thy. A la guitare, il commence alors à composer quelques mélodies qu’il se voit bien interpréter en tant que chanteur à part entière. Bien ancré dans son époque et sachant ce qu’il veut, il crée d’abord son propre studio d’enregistrement en 1985 pour y réaliser son premier 45 tours qui reprend une chanson de Claude Barzotti: « Elle ». Il enregistre ensuite d’autres chansons de Barzotti comme « T’amo e t’amero » qui sont programmées sur certaines radios belges. En 1987, il effectue une courte tournée de promotion au Canada. Au début des années 1990, il surfe sur la vague des artistes belges promotionnés par l’émission télé « Dix qu’on aime » de la chaîne privée belge RTL-TVI. Il connaît ainsi son premier succès grâce à la médiatisation de sa chanson « Petite Canadienne » en 1991.

Cette popularité lui donne l’opportunité d’enregistrer son premier album en 1992: « Le rockmantique ». Des succès comme « Couleur toujours » et « Les violons de la nuit » y figurent. Deux autres albums sont encore commercialisés par la suite: « Je rêve » en 1994 et « Si tu y crois » en 1995. La chanson hommage à John Lennon, « John est parti », se trouve sur ce dernier opus. Avec la disparition du programme « Dix qu’on aime », Alain Tomasi, comme beaucoup d’autres artistes belges de la même promotion, ne va pas être suffisamment soutenu par les autres médias que sont la radio et la presse. Et le public va s’en écarter peu à peu. Grâce à son studio d’enregistrement et à ses capacités musicales, Alain Tomasi se reconvertit alors dans les spots publicitaires et les bandes sonores diverses. En 2006, le chanteur se présente aux élections de sa localité d’Aiseau-Presles sur la liste des libéraux du Mouvement Réformateur et il devient conseiller communal avant de démissionner en septembre 2011.
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23 MAI

Anne-Marie David en 1979 - Photo (c) Giancarlo Botti

Anne-Marie David en 1979 – Photo (c) Giancarlo Botti

23 mai 1952 : Naissance, à Arles, de la chanteuse française Anne-Marie DAVID. Toute petite déjà, Anne-Marie chante tout le temps et s’imprègne de l’environnement musical de ses parents constitué d’opéra, d’opérette, de variété française et d’accordéon. A seize ans, elle découvre le film « Funny Girl » avec Barbra Streisand et c’est le choc. Elle décide qu’elle sera chanteuse avec pour modèle absolu Barbra Streisand. Tout en perfectionnant sa maîtrise vocale, Anne-Marie s’inscrit à diverses auditions et se fait engager pour jouer dans une comédie musicale américaine présentée à Paris: « The Me Nobody Knows ». Malgré certaines qualités, le spectacle reste confidentiel. C’est à ce moment qu’une autre comédie musicale prometteuse débarque des Etats-Unis: « Jésus-Christ Superstar ». Alors que l’un des rôles principaux, celui de Marie-Madeleine, n’est pas encore attribué, Anne-Marie passe le casting et se voit engagée par la production. Dans la foulée, c’est à elle que l’on demande d’interpréter les chansons de la version française du film. En 1973, alors qu’elle commence à se faire un nom dans le métier, elle enregistre la chanson « Aimer » pour laquelle elle reçoit le Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros. Elle est remarquée par Monique Le Marcis, programmatrice à la radio RTL France qui pense qu’elle serait une bonne représentante pour le Luxembourg au concours Eurovision de la Chanson. Anne-Marie David est sélectionnée et remporte l’édition 1973 du concours avec « Tu te reconnaîtras ».

Quelques mois plus tard, la chanteuse obtient le prix d’interprétation au World Festival Song de Tokyo. En Turquie aussi, Anne-Marie est appréciée: elle y est récompensée par l’Oscar des Variétés en 1974 et 1975. En 1979, alors que sa carrière ralentit un peu, l’artiste propose la chanson « Je suis l’enfant-soleil » à la séléction française pour le concours Eurovision. Elle se qualifie, participe à nouveau au grand show télé international et se classe, cette fois, troisième. Deux ans après, elle est l’une des invitées au Gala des vainqueurs de l’Eurovision organisé à Mysen en Norvège pour le 25e anniversaire du concours. Et, toujours en Norvège où elle est très populaire, Anne-Marie David reçoit le prix de la meilleure interprète étrangère en 1983. Quelques mois plus tard, elle est à Angers où elle donne la réplique à Michaël Lonsdale dans la comédie musicale de Claude Bolling que le comédien met également en scène: « Le Vent tourbillon ». En 1987, c’est au Chili qu’on retrouve la chanteuse où elle se classe troisième en représentant la France au Festival de Viña del Mar avec le titre « 2000 ans déjà ». Mais, au fil du temps, Anne-Marie s’est éloignée du milieu du show-business français et de la vie artistique parisienne. La vie de famille et ses contraintes ne lui permettent plus de se consacrer à fond à ce métier qui la passionne et elle décide d’arrêter la chanson. Quinze ans plus tard, ses fans qui ne l’ont pas oublié la supplient de remonter sur scène: rien que pour eux le temps d’une soirée. Ils récoltent les fonds nécessaires pour que cela se réalise et, en 2005, le spectacle a lieu en Belgique, à Charleroi, en formule piano-voix. Le concert fait l’objet d’un enregistrement sur CD: « Anne-Marie David live à Charleroi ». La chanteuse entame ensuite une tournée avec ce spectacle constitué de reprises et de chansons originales qu’elle appelle simplement « Chansons ». Puis, elle participe à l’émission célébrant les 50 ans de l’Eurovision à Copenhague. Elle prépare alors un album studio et c’est Jean Renard, le producteur qui a découvert Mike Brant et Jeane Manson, qui lui propose « Federico », un opus en hommage à Federico Garcia Lorca écrit en français et en espagnol qui sort en 2010. Deux ans plus tard, Anne-Marie David fête ses 40 ans de carrière sur scène au Théâtre du Temple à Paris. Jamais deux sans trois: en 2013, l’artiste se présente à la présélection française du Concours Eurovision avec la chanson « Je manque de toi » écrite par Pierre-André Dousset et Jean Musy. Mais cette fois elle n’est pas retenue. La même année, elle crée le concept « Mon cinéma sans image ». Dans une salle plongée dans l’obscurité, un texte est lu par un comédien pendant que des bruitages d’un film et la musique de Jean Musy appuient l’histoire qui est racontée. Et à la fin de la séance, Anne-Marie David anime un débat sur « la puissance de l’imaginaire et nos perceptions perdues ». Le 12 novembre 2013, la chanteuse revient sur scène à l’Alhambra de Paris pour y interpréter des duos avec des amis artistes: Jean Vallée, Bernard Sauvat, Gilles Dreu ou encore Stéphane Rizon (le vainqueur de « The Voice France » 2012). En mai 2015, Anne-Marie David est invitée à Londres pour l’enregistrement d’une émission de télévision regroupant les plus grands succès du concours Eurovison de la Chanson: elle y interprète « Tu te reconnaîtras ».
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François Feldman en 1991 - Photo (c) Claude Gassian

François Feldman en 1991 – Photo (c) Claude Gassian

23 mai 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français François FELDMAN. Sa mère est d’origine belge et son père, originaire de Russie, lui offre une guitare lorsqu’il a quatorze ans. Cet instrument va le pousser à s’inscrire, comme chanteur, dans divers concours qu’il remporte souvent. Il crée son premier groupe avec des copains et se produit dans quelques clubs parisiens. Son adolescence est alors bercée de soul music et ses idoles ont pour nom James Brown ou Stevie Wonder. En 1977, il trouve l’opportunité d’enregistrer un premier 45 tours avec une chanson qu’il a écrite et composée: « Comme une petite île ». Ce n’est pas un succès et François se tourne vers d’autres aventures musicales au sein d’un groupe nommé Yellowhand et avec lequel il enregistre un disque en 1980. Le succès n’est pas au rendez-vous. Comme il n’est pas au rendez-vous de ses 45 tours suivants commercialisés sous son nom: « Ma petite video » en 1982, « Folle sur les bords » en 1983, « Obsession » en 1984, et « Amour de corridor » en 1985. Nullement découragé par ces tentatives, François Feldman va aborder l’année suivante en enregistrant cette fois une chanson intitulée « Rien que pour toi ». Et c’est le « tube » ! Plus de 300.000 exemplaires vendus en très peu de temps.

Ce premier succès lui permet de réaliser un premier album en 1987. Il a pour titre « Vivre vivre » et ses chansons phares marcheront bien en 1988: « Slave » et « Je te retrouverai ». Dans la foulée, le deuxième album (« Une présence » en 1989) va connaître une popularité plus importante encore avec des chansons comme « Joue pas » (en duo avec Joniece Jamison), « Les Valses de Vienne », « C’est toi qui m’as fait », « Petit Franck » et « J’ai peur » (en duo avec Joniece Jamison). L’album dépasse le million d’exemplaires vendus et constitue le pic de la carrière de François Feldman. En effet, le troisième opus de l’artiste, « Magic Boul’vard » en 1991, ne connaît pas un succès comparable au précédent même si bon nombre de singles marchent bien comme « Joy » par exemple. Sorti en 1993, l’album « Indigo » va, à son tour, confirmer le lent désintérêt du public pour les chansons de Feldman. Seul « Le petit cireur » retient quelque peu l’attention de certaines radios. Commence alors une solide traversée du désert pour le chanteur qui enregistre pourtant de nouveaux albums en 1995, 1997 et 2004. Les medias et le public ne semblent plus vouloir de lui que pour évoquer la nostalgie des années 1980 et 1990. Il oriente d’ailleurs ses nombreux galas sur les succès de cette époque qui font toujours plaisir à réentendre. En 2007 et 2010, il participe à la tournée RFM Party 80. Dans le film « Stars 80 », sorti en 2012, qui raconte l’aventure de cette tournée qui a réuni plus d’un million de spectateurs, François Feldman joue son propre rôle. Cinq ans plus tard, il joue toujours son propre rôle dans le film « Stars 80, la suite ». Et puis, en avril 2018, soit quatorze ans après la sortie de son dernier album (« Des larmes et de l’amour »), François Feldman commercialise un nouvel opus de onze chansons sous le titre générique « Vivant ».
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Pochette album 2017

23 mai 1981 : Naissance, à Alma, près du lac Saint-Jean, de l’auteur, compositeur et interprète québécois Pierre LAPOINTE. Après avoir passé une enfance plutôt sans histoires à Gatineau, il entame des études en arts plastiques dès ses 18 ans. Mais c’est plutôt vers le théâtre qu’il se dirige ensuite avant de bifurquer vers la chanson tout en poursuivant des études d’art à l’Unviversité de Montréal. En 2000, il s’inscrit à un concours de chanson intitulé « Tout nouveau tout chaud » et y remporte deux prix. Il participe, un an plus tard, au célèbre Festival international de la chanson de Granby dont il remporte le premier prix de la catégorie auteur-compositeur-interprète. Pierre Lapointe se met alors à écrire et composer des chansons en vue de préparer un spectacle qu’il propose en novembre 2002 à Montréal. En 2003, il sort son premier album au Canada mais il se produit aussi en Europe dans divers festivals comme « Mars en Chansons » à Charleroi (B) par exemple. L’année suivante, il est sur la scène du Festival Pully Lavaux en Suisse et il est à l’affiche des Francofolies de Montréal où il reçoit le prix du jury. En mai 2005, il est accueilli comme une découverte du festival « Alors, chante ! » à Montauban (F) et il y reçoit le coup de coeur de l’Académie Charles-Cros. En octobre de la même année, il est la vedette de la remise des Félix à Montréal où il en récolte six pour son album : trois pour lui (« Album populaire », « Révélation » et « Metteur en scène ») et trois pour ses collaborateurs (« Arrangeur » et « Réalisateur de disque » pour Jean Massicotte; « Sonorisateur » pour Louis Simon Hétu). En novembre, il est récompensé par le Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros.

L’avalanche de prix et récompenses se poursuit en 2006 avec deux Félix. Et, un an plus tard, il est le lauréat du Prix Rapsat-Lelièvre qui récompense alternativement un an sur deux un artiste québécois et un artiste francophone belge. Le 28 octobre 2007, il reçoit, au Québec, un nouveau Félix pour le spectacle « La Forêt des mal-aimés ». En juillet 2008, il propose un nouveau spectacle, « Mutantès » dans le cadre des Francofolies de Montréal. Ce spectacle prendra ensuite le nom de « Sentiments humains » et aboutira à la réalisation d’un album quelques mois plus tard. Désormais, les albums de Pierre Lapointe se succèdent et l’artiste est présent autant au Québec qu’en France et en Europe. En juillet 2014, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle puis offre des spectacles où il est seul dans une formule piano-voix. Fin de la même année, l’album « Paris-Tristesse » est composé de reprises avec, notamment, deux grandes chansons : « Comme ils disent » de Charles Aznavour et « C’est extra » de Léo Ferré. Il faut ensuite attendre 2017 pour que l’opus suivant soit sur le marché. Il s’appelle « La science du coeur ». Le 15 octobre 2019, un nouveau disque, « Pour déjouer l’ennui », produit par Albin de la Simone, est présenté comme la dernière partie d’une trilogie d’albums lors d’une soirée organisée au Club Soda de Montréal.
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Jean Yanne

23 mai 2003 : Décès, à Morsains, de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE, à l’âge de 70 ans, suite à un malaise cardiaque. Jean Yanne est le nom d’artiste que Jean Gouyé, né le 18 juillet 1933 aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait choisi. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard.

Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne se tourne vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de tourner ses premiers films: « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films ont été composées par Jean Yanne. L’artiste est mort le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
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23 mai 2013 : Décès, à Nice, de l’auteur, compositeur et interprète français Georges MOUSTAKI. Né le 3 mai 1934 à Alexandrie (Egypte) de parents juifs grecs parlant l’italien, le petit Giuseppe se passionne rapidement pour la musique, la littérature et la chanson françaises. En 1951, il débarque à Paris où il est brièvement journaliste puis barman. Dans le piano-bar où il travaille, il est amené à fréquenter des musiciens et lorsqu’il voit Georges Brassens sur scène, c’est la révélation: il va écrire des chansons et il va désormais se prénommer Georges. En 1958, il croise la route d’Edith Piaf et ils tombent amoureux pour une fulgurante mais brève liaison. C’est à cette époque qu’il lui compose l’un de ses plus grands succès: « Milord ». Il n’y aura pas de suite à cette chanson pour Piaf et, après le décès de cette dernière en 1963, Moustaki va écrire et composer pour Yves Montand et Serge Reggiani. Il offre ainsi à ce chanteur sur le tard de magnifiques chansons comme « Sarah » (« La femme qui est dans mon lit… ») ou « Ma liberté » (reprise en 2011 par Chimène Badi dans une version gospel). Il écrit aussi pour Barbara « La longue dame brune » qu’il interprète avec elle. Lors des manifestations parisiennes de mai 1968, Georges Moustaki s’implique beaucoup aux côtés des jeunes et des étudiants. Il devient un artiste engagé et c’est à ce moment qu’il écrit et compose « Le métèque », la description d’un personnage « baba cool » et d’un mode de vie qui s’apparente à celui de ceux que l’on appellera alors les « hippies ». Le succès de cette chanson qu’il interprète est énorme et international en 1969. Un an plus tard, il est à l’affiche du théâtre parisien de Bobino en vedette. Son répertoire reprend les chansons de l’album du « Métèque » qui sont devenues, à leur tour, des succès: « Joseph », « Il est trop tard », etc. Sur scène, il dévoile un caractère gentil et affable qui prône cependant l’action et la révolution permanente en douceur. Il se met ensuite à voyager et profite de ses périples pour y découvrir des nouvelles formes musicales qui vont l’inspirer à chaque nouvel album. Le Brésil des années 1970 et 1980 y tient une grande place. Parmi les chansons les plus populaires de Georges Moustaki, on peut citer: « Sans la nommer », « Les amis de Georges », « Les eaux de mars », « Humblement il est venu », « Heureusement qu’il y a de l’herbe », « Donne du rhum à ton homme », etc. En 2003, sur l’album « Moustaki », l’interprète reprend enfin de manière très personnelle, le succès qu’il avait donné à Edith Piaf: « Milord » se trouve en « piste cachée » tout à la fin de la dernière plage du disque compact. Créé avec l’aval de l’artiste en 2011, le premier Prix Georges Moustaki est décerné à Paris à la chanteuse française Melissmell. Il récompense depuis, chaque année, un album autoproduit indépendant. Georges Moustaki s’est déclaré flatté et honoré de pouvoir ainsi aider à mettre en lumière des artistes qui n’ont pas encore pu bénéficier de l’aide de structures professionnelles pour produire leur travail. En octobre 2011, deux ans après avoir alerté le public à propos de ses problèmes respiratoires, « Jo » Moustaki déclare à la presse qu’il n’aura plus jamais les capacités physiques de chanter. Depuis ce moment, les forces du chanteur ne cessent de diminuer. Victime de l’emphysème et toujours à la recherche d’oxygène, il doit se résoudre à quitter son domicile parisien de l’île Saint-Louis qu’il chérit tant pour emménager à Nice où il s’éteint le 23 mai 2013.
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