24 JUIN

Pochette de l’album de 1993

24 juin 1943 : Naissance, à La Rochelle, de l’animateur et producteur de radio ainsi que chanteur, auteur et acteur français Jean-Louis FOULQUIER. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Monté à Paris, il se fait engager comme standardiste téléphoniste à France Inter et, en 1966, il anime une première émission de radio qui a pour titre « Studio de nuit – Entrée libre ». Comme son nom l’indique, le programme en direct est diffusé autour de minuit et accueille un nombre impressionnant d’artistes qui y viennent généralement après un spectacle, un concert, une pièce de théâtre ou un ballet présenté le soir même à Paris. Cette première expérience radiophonique récolte donc un grand succès à une heure d’écoute où les auditeurs étaient, jusque là, plutôt rares. S’intéressant très fortement à la chanson francophone et, plus particulièrement, aux jeunes artistes en devenir, Jean-Louis Foulquier va, par la suite, présenter d’autres émissions au contenu similaire : « Saltimbanques », « Bain de minuit », « Y’a d’la chanson dans l’air », « Pollen », « Les copains d’abord » ou encore « TTC/Tous Talents Confondus ». Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3. C’est encore son inassouvable besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Du spécialiste de la chanson française au chanteur, il n’y a qu’un pas que Jean-Louis Foulquier franchit allègrement dès le début des années 1970. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va »(1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest. Au même moment, il conseille les organisateurs des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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Le disque de 1999

24 juin 1944 : Naissance, à Toulouse, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ricky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. La formation de Ricky James explose et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl » au cours de laquelle son faux prénom de Ricky est modifié en Ticky. Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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Jean Marco en 1950

24 juin 1953 : Décès du chanteur Jean MARCO qui fut le chanteur-vedette de l’orchestre de Jacques Hélian pendant six ans avant de trouver la mort à 30 ans dans un accident de voiture. De son vrai nom Jean Marcopoulos, il était né le 17 décembre 1923 à Constantinople de parents d’origine grecque. Enfant, il intègre la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en 1936. Attiré par le monde artistique, il prend des leçons de guitare et effectue un stage dans l’orchestre d’Alix Combelle avant de composer des chansons. En 1945, sa guitare sous le bras, il parcourt les routes de France, chante dans des galas et dans les cercles militaires inter-alliés. En 1946, il se produit dans des cabarets, effectue des stages dans des orchestres, compose et enregistre ses premières chansons. Il est alors présenté au chef d’orchestre Jacques Hélian par l’éditeur Jean Solar. Pendant des années, avec Ginette Garcin, Jean Marco forme le couple idéal et vedette de la formation. Il enregistre, en tant que soliste, près de 130 chansons.

Et, devant le succès grandissant, il envisage d’entamer une carrière plus personnelle. Tout est enfin prêt avec son nouvel orchestre qui doit débuter en septembre 1953: des contrats sont signés et des tournées organisées. Mais le 24 juin 1953, il décède dans un terrible accident de voiture qui provoque également la mort de son ami le saxophoniste George Cloud.
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Drapeau Québec24 juin 2002 : Pour la fête nationale du Québec, le spectacle Québec-issime est présenté sur la Grand-Place de Bruxelles (B). Il d’agit d’un spectacle proposé par 23 jeunes artistes québécois et qui a pour but de passer en revue les grands succès de la chanson québécoise depuis 50 ans de Félix Leclerc à Isabelle Boulay en passant par Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Beau Dommage, Lynda Lemay et plein d’autres.
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10 JUIN

PATACHOU en 1965

10 juin 1918 : Naissance, à Paris, sous le nom de Henriette Ragon, de la chanteuse et actrice française PATACHOU. Elle passe son enfance dans sa ville natale puis effectue divers boulots avant de reprendre un cabaret de Montmartre auquel elle donne le nom de Patachou. Particularité anecdotique de l’endroit: les hommes qui s’y présentent cravatés voient la patronne leur couper la cravate avec des ciseaux. La jeune femme profite de l’endroit pour y pousser la chansonnette et, très vite, les journalistes la rebaptisent Patachou. Elle accueille aussi des jeunes artistes dans son cabaret comme un certain Georges Brassens dont elle va interpréter des chansons comme « Le bricoleur » ou « La chasse aux papillons ». Elle enregistre même un duo avec lui: « Maman, papa ». Le succès de ses disques oblige rapidement Patachou à fouler d’autres planches que celles de son cabaret. Elle tourne en France, dans les pays francophones et puis dans le monde entier: à Londres, Stockholm, New York, Montréal, Tokyo et Hong Kong. Parallèlement à ses activités de chanteuse, Patachou oriente aussi sa carrière avec succès vers le cinéma et la télévision. Parmi les grands succès chantés par Patachou, on retiendra « La Complainte de la butte », « Bal chez Temporel », « Jolie môme », « La bague à Jules », « Rue Saint Vincent », « Tire l’aiguille » et « À Saint Lazare ».

Patachou était la mère de l’auteur, compositeur et interprète Pierre Billon qui a connu le succès dans les années 1970 (« La Creuse ») et qui a, notamment, écrit de nombreuses chansons pour Johnny Hallyday et Michel Sardou. Elle meurt le 30 avril 2015 à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 96 ans. Elle est inhumée le 7 mai 2015 au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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10 juin 1942 : Naissance à Saïgon, en Indochine, de la chanteuse et actrice française Chantal GOYA sous le vrai nom de Chantal de Guerre. Elle passe son enfance à Remiremont dans les Vosges mais c’est à Paris qu’elle suit ses études secondaires avant de passer son bac dans un lycée français de Londres. De retour en France, elle se fait quelques amis comédiens et parvient à être engagée comme figurante en 1963 dans le film « Charade » de Stanley Donen. Cette année-là, elle épouse l’auteur-compositeur-interprète Jean-Jacques Debout qu’elle a rencontré quelques mois plus tôt. A l’époque, elle fait du mannequinat pour le magazine « Mademoiselle Age Tendre » que le créateur de « Salut les Copains », Daniel Fillipacchi, vient de lancer. De cette occupation à la chanson, il n’y a qu’un pas que Chantal va allègrement franchir avec l’aide de son mari. Elle enregistre un 45 tours totalement dans la lignée de l’époque yé-yé: « C’est bien Bernard le plus veinard » et « Une écharpe une rose ».

D’autres disques sortent encore dans les mois qui suivent puis Chantal est à nouveau appelée par le cinéma. Elle tient son premier véritable rôle dans « Masculin féminin » de Jean-Luc Godard en 1966. Ensuite, l’épouse de Jean-Jacques Debout va pouponner pendant quelques années et un peu oublier sa vie artistique propre. Jusqu’en 1972 lorsque le chanteur Guy Mardel lui propose d’enregistrer un duo qui va être un succès: « Prends une rose ». En 1975, elle participe amicalement à une émission de variétés réalisée par Maritie et Gilbert Carpentier. Ces derniers lui demandent de créer une chanson originale pour les besoins du show: Jean-Jacques Debout et Roger Dumas lui proposent « Adieu les jolis foulards ». La mélodie est plaisante et les réactions des téléspectateurs sont immédiates. Le lendemain, les disquaires sont pris d’assaut mais ils ne peuvent de suite assumer la demande car le disque n’est pas encore pressé. Dans les semaines qui suivent, la chanson se classe en tête des hit parade de France et de Belgique. Amusé par cette aventure, le couple la poursuit en se tournant vers la chanson s’adressant au jeune public: un créneau jusque là peu exploité sauf par Henri Dès ou, plus épisodiquement, par d’autres comme Anne Sylvestre. C’est ainsi que le personnage de Marie-Rose va être inventé. De nombreux spectacles sont alors mis en scène avec pour décor, notamment, une forêt magique ou un soulier qui vole. Mais, en 1985, au terme d’une émission de télé française présentée par Patrick Sabatier et intitulée « Le jeu de la vérité », le comportement de la chanteuse lui est reproché et son public se rétrécit comme une peau de chagrin. Ses disques ne se vendent plus, la médiatisation se raréfie et les spectacles ne sont plus aussi prestigieux. Chantal Goya s’accroche alors et poursuit sa carrière sans faille. En 2000, elle accepte de se produire dans une discothèque parisienne branchée. L’accueil est sensationnel et de nombreuses boîtes de nuit de province réclament l’artiste à l’invitation, notamment, de la communauté gay qui l’apprécie fortement. A sa grande surprise, Chantal Goya se découvre un nouveau public qui, souvent, se révèle être celui qui remplissait les salles de spectacles vingt ans plus tôt. C’est à ce moment aussi que le réalisateur français Gabriel Aghion lui propose de jouer son propre rôle dans le film « Absolument fabuleux ». Extrait de la bande originale du film, « Becassine is my cousine » est un succès des ventes. Remise en selle par cette nouvelle popularité, Chantal Goya reprend le chemin des studios d’enregistrement et des salles de concerts. Elle fête ses 30 ans de scène en 2009. Et, depuis, elle tourne régulièrement sur toutes les scènes francophones. Elle y interprète les grands succès de Marie-Rose: « Voulez-vous danser grand-mère », « Un lapin », « La poupée », « Bécassine », « C’est Guignol », « Monsieur le Chat Botté », « Mon Pinocchio », « Pandi-Panda », etc. En 2013, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, Chantal Goya leur permet d’acheter, à un prix très raisonnable, l’intégrale de ses chansons: soit 285 titres repris sur 21 CD. En 2015, elle revient avec un nouvel album relatant « Les Aventures fantastiques de Marie-Rose » qu’elle décline en un spectacle présenté au Théâtre de Paris d’octobre 2015 à janvier 2016.
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10 juin 2008 : Déjà atteint du cancer du poumon qui aura raison de lui le 14 mars 2009, Alain BASHUNG entame une série de concerts à l’Olympia de Paris.
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Ginette Garcin dans les années 1960

10 juin 2010 : Décès, à Nanterre, de l’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN à l’âge de 82 ans. Ginette naît le 4 janvier 1928 à Marseille au sein d’une vieille famille gérant l’établissement des bains populaires du Petit Pavillon. Elle y chante régulièrement alors qu’elle est encore enfant et, à l’âge de 14 ans, elle franchit un pas important en se faisant engager dans une opérette qui est présentée au Variété Casino de Marseille avec Reda Caire. Deux ans après la Libération, Ginette est à Paris où elle se fait remarquer par Jacques Hélian qui la fait débuter comme chanteuse dans son orchestre de variétés. Elle y forme un duo avec Jean Marco entre 1947 et 1951, date à laquelle elle quitte la formation musicale. Elle travaille alors avec le compositeur Loulou Gasté et entame une carrière de comédienne à Rouen. Elle ne délaisse cependant pas la musique qui reste son activité principale puisqu’elle est l’une des premières interprètes à chanter Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs titres sur disque dans les années 1960. Ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que Ginette Garcin va se tourner vers le théâtre, le cinéma et la télévision pour y jouer des pièces, y tourner des films et participer à des séries et des téléfilms. En 1990, elle écrit une pièce de théâtre intitulée « Le clan des veuves » qui va connaître un énorme succès et où elle est en scène aux côtés de Jackie Sardou pendant quatre ans. En 1995 toutefois, grâce au musicien belge Jean-Pierre Sarot, elle enregistre un dernier album où elle est la chanteuse d’un big band et où elle reprend les titres qui ont fait son succès avec Jacques Hélian à la fin des années 1940. Deux ans plus tard, l’artiste est à l’affiche d’une comédie musicale écrite par Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert sur la base d’une oeuvre de Marcel Aymé : « Le Passe-muraille ». Jusqu’à sa mort en 2010, Ginette Garcin va presque totalement se consacrer au théâtre et reprendre, sans Jackie Sardou entre-temps disparue, « Le clan des veuves » en 2006 aux théâtre des Bouffes-Parisiens. Elle meurt à 82 ans des suites d’un cancer du sein le 10 juin 2010 dans un hôpital de Nanterre. Son corps est incinéré le 14 juin 2010 au crematorium du Mont Valérien à Paris.


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