COQUATRIX Bruno

Bruno Coquatrix

L’auteur et compositeur français Bruno COQUATRIX, qui fut aussi directeur de l’Olympia de Paris et maire de Cabourg de 1971 à 1979, est né le 5 août 1910 à Ronchin dans le Nord de la France. La carrière artistique de Bruno Coquatrix commence par l’écriture de plus de 300 chansons pour Armand Mestral, les Frères Jacques, Henri Salvador, Sacha Distel, Cora Vaucaire, Danielle Darrieux, Léo Marjane, Tohama, Lucienne Boyer, Jean Sablon et Pierre Dudan qui fit un succès de « Clopin-clopant » en 1947.

Il compose aussi quelques opérettes entre 1946 et 1950 dont « Le Maharadjah » où figure Bourvil. Et il devient l’imprésario de Jacques Pills et Lucienne Boyer. Après avoir dirigé le music-hall Bobino à Paris, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia située sur le boulevard parisien des Capucines. Tous les grands noms de la chanson vont y être engagés: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy ou Yves Montand entre autres. Décédé le 1er avril 1979, Bruno Coquatrix a été inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. Le 30 novembre 2010, une rue de Paris lui a été dédiée à proximité de l’Olympia. Un coffret de 3 disques compacts a été réalisé par Marianne Mélodie et propose de découvrir ou de réécouter les grands succès de Bruno Coquatrix interprétés par de nombreux grands artistes de la chanson française et de l’opérette.

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Interprète néerlandaise de Brel, la chanteuse Liesbeth List est décédée

Liesbeth List reçoit son disque d’or des mains de Jacques Brel le 26 octobre 1971 (c) Rob Mieremet – Anefo – DP – Wikimedia

Le décès de Liesbeth List a été constaté le mercredi 25 mars 2020 à son domicile de Soest aux Pays-Bas. Elle avait 78 ans. Née sous le nom d’Elly Driessen le 12 décembre 1941, l’artiste voit le jour à Bandung en Indonésie. Elevée dans une famille d’accueil au Japon, Liesbeth List arrive à Amsterdam à l’âge de 18 ans. Elle commence à chanter en 1961 et enregistre une dizaine de disques en français et en néerlandais. En 1965, elle est l’une des représentantes des Pays-Bas à la Coupe d’Europe du Tour de Chant de Knokke où son équipe gagne. Elle y interprète « Va t’en loin » et « Voyage de noces » sur des musiques de Gilbert Bécaud et des paroles de Maurice Vidalin. Quelques mois plus tard, elle grave les chansons « Non c’est rien » et « L’amour qu’il fera demain » sur un 45-tours. En 1967, elle enregistre un super 45-tours en français avec des chansons orchestrées par Claude Bolling et signées par Robert Nyel, Jean Renard, Pierre Delanoë, Eddy Marnay et Michel Jourdan. Elle enregistre aussi, la même année, « Sous le soleil exactement » de Serge Gainsbourg et « Vivre pour vivre » de Francis Lai et Pierre Barouh. Puis, elle commercialise les titres « L’oiseau qui s’est perdu » (1968) et « L’enfant blond » (1968). La chanteuse se produit ensuite sur scène avec quelques grands noms de la chanson française comme Gilbert Bécaud ou Charles Aznavour (à qui elle consacre un album en anglais en 1976). Fait marquant de sa carrière : elle reçoit un disque d’or pour l’album où elle reprend, en néerlandais, onze chansons de Jacques Brel (« Liesbeth List zingt Jacques Brel », 1969). La récompense lui est même remise par l’artiste belge en personne en 1971.

En 1977, elle enregistre un album de douze chansons francophones : « Madame mélancolie ». Liesbeth List ne chante alors plus en français avant l’an 2000 lorsqu’elle se retrouve sur scène pour interpréter un spectacle d’hommage à Edith Piaf. Elle enregistre d’ailleurs, ensuite, un duo virtuel avec Edith Piaf : « Non je ne regrette rien » (2001).
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Imprésario des « grands » de la chanson, Charley MAROUANI est décédé

Charley Marouani en 2012

Charley Marouani est mort à l’âge de 90 ans à Calvi, en Corse, ce samedi 29 juillet 2017. C’est sa fille, Rachel, qui en a fait l’annonce auprès de l’Agence France Presse, l’AFP.
C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit.
Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microsillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.

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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ».

Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente. La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI. Au cours de l’année 2018, l’artiste déclare ne plus vouloir se consacrer qu’au théâtre.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoit, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». L’artiste diversifie alors ses activités en composant des jingles et génériques radiophoniques ainsi que des musiques publicitaires. Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016. Depuis, le chanteur poursuit une carrière où il semble totalement réaliser ce qu’il apprécie. Sur YouTube, on peut ainsi, notamment, trouver un superbe duo où il reprend, avec Philippe Lafontaine, « Ca plane pour moi » de Plastic Bertrand en mode bossa nova.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de onze ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de deux albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards récompense la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition se voit remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE obtient la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: VivaCité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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Adamo Décibel Music Award d’honneur en 2018

26 janvier 2018 : Les D6bels Music Awards sont remis à Liège. Récompensant les artistes de la scène musicale belge francophone, ils sont décernés à quatre artistes francophones parmi les douze lauréats. Sont ainsi primés : Roméo ELVIS pour le meilleur album et le meilleur artiste hip hop, CABALLERO & JEANJASS comme meilleur groupe musical, DELTA pour la meilleure chanson française et BALOJI pour le meilleur concert. Enfin, Salvatore ADAMO reçoit un prix d’honneur récompensant sa carrière.
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Michel Legrand en 2015

26 janvier 2019 : Décès, à Paris, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND à l’âge de 86 ans. Il voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères et il est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).

Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.

Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ».
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14 JANVIER

 

Caterina VALENTE en 1959

14 janvier 1931 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et danseuse française Caterina VALENTE. Elle est née dans une famille d’artistes italiens. En 1953, elle enregistre son premier disque. Celui-ci est suivi de grands succès comme « Malagueña » ou « La brise et moi » en français. Elle fait ensuite ses premiers pas au cinéma. En 1957, elle tourne dans « Casino de Paris », un film musical d’André Hunnebelle avec Vittorio de Sica et Gilbert Bécaud.

Au fil des succès, elle devient l’une des plus grandes stars de variété en Allemagne. En France, elle enregistre un grand nombre de 45 tours avec des chansons de Charles Trenet ou des rythmes de twist par exemple.

Elle atteint un pic de popularité avec « Soleil lève-toi », une chanson composée par Paul Mauriat et écrite par André Pascal en 1972. 30 ans plus tard, en 2001, toujours très active, Caterina Valente sort un album, « Girltalk » avec la harpiste Catherine Michel. Au final, Valente a chanté dans douze langues et elle parle couramment la moitié de celles-ci.
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Etienne DAHO en 1986 (c) Janus Kawa

14 janvier 1956 : Naissance, à Oran en Algérie, de l’auteur-compositeur et interprète français Etienne DAHO. L’enfance d’Etienne est bercée entre insouciance et problèmes familiaux accentués par la guerre d’Algérie. Avec des parents séparés et un père qui s’absente définitivement alors qu’il a quatre ans, Etienne se réfugie chez ses grands parents maternels qui tiennent une épicerie où se trouve un juke-box. Il s’en absente pour être placé en pension avant d’y revenir ensuite. Mais il lui faut alors quitter l’Algérie sans sa mère retenue par des soucis administratifs. Et c’est avec sa tante qu’il part pour la France avec une halte à Reims avant de rejoindre la ville de Rennes où sa mère et ses soeurs le rejoignent. Etienne y poursuit sa scolarité, y passe son bac et entreprend des études universitaires en arts plastiques et en anglais. Mais cette dernière langue l’intéresse aussi pour mieux comprendre les textes de la musique pop anglaise qu’il découvre grâce à ses soeurs aînées. La musique devient alors sa passion et il veut la pratiquer au mieux. Il part donc à Londres pour y travailler cette passion et il s’approche des milieux punk alors qu’il a 20 ans. C’est à cette époque qu’il compose ses premières chansons. De retour en France, il se met à rencontrer des organisateurs de concerts de la région de Rennes avec qui il tisse des liens d’amitié. Cela lui permet de faire connaissance avec d’autres jeunes passionnés de rock et de pop : Elli Medeiros, Jacno, Franck Darcel et le groupe Marquis de Sade. Il fait alors ses débuts sur scène au festival des Transmusicales de Rennes, en 1979, au sein du groupe « Entre les deux fils dénudés de la dynamo ». Tout cela lui donne la possibilité d’enregistrer ses premières chansons personnelles en 1980 pour démarcher les maisons de disques. Le label Virgin, qui vient de se lancer en France, est intéressé par sa maquette et lui propose de réaliser un premier album (« Mythomane ») qui n’est pas un succès. Qu’à cela ne tienne, il lui est alors proposé de commercialiser un 45 tours et, en 1982, « Le grand sommeil » le révèle au grand public.

C’est le vrai départ de la carrière du Rennais qui enchaîne « tube » sur « tube » pendant une décennie. Il y a « Week-end à Rome » (1984), « Tombé pour la France » (1985), « Epaule Tatoo » (1986), « Duel au soleil » (1986), « Heures hindoues » (1988), « Bleu comme toi » (1988), « Saudade » (1991), « Des attractions désastres » (1991), etc. La décennie 1990 est un peu moins prolifique et les années 2000 sont encore plus discrètes. A noter toutefois le succès de « Comme un boomerang » interprété en duo avec Dani: une chanson signée Gainsbourg oubliée dans un des tiroirs de l’égérie parisienne des années 60-70 et retrouvée en 2001. En 2008 sort une compilation hommage, « Tombés pour Daho », avec des reprises de ses chansons par Benjamin Biolay, Daniel Darc, et Sébastien Tellier. « Daho Pleyel Paris », enregistré à la salle Pleyel, sort le 5 octobre 2009 et est nommé DVD de l’année aux Victoires de la musique 2010. Le 9 novembre 2010, sort l’enregistrement du texte intégral du « Condamné à mort » de Jean Genet avec Jeanne Moreau. Quelques concerts exceptionnels sont prévus pour accompagner cette sortie dont deux soirs au prestigieux Théâtre de l’Odéon de Paris et une représentation triomphale au Festival d’Avignon en 2011. En octobre 2011, Daho publie un double album compilation pour fêter ses 30 ans de carrière: il est intitulé « Monsieur Daho ». On y retrouve 40 titres dont des remixes, des versions inédites, des duos (avec Dani, Charlotte Gainsbourg, Jacques Dutronc, Vanessa Paradis, Alain Bashung, Françoise Hardy, Jeanne Moreau, Jane Birkin et Catherine Deneuve entre autres). Au fil de cette carrière rondement menée, Etienne Daho a aussi progressé sur scène où ses premières apparitions timides ont laissé la place à un showman avisé et plus intelligible. A la fin de 2013, Etienne Daho sort l’album intitulé « Les Chansons de l’innocence retrouvée ». La pochette du disque présente une femme à la poitrine dénudée qui fait polémique lors de la campagne d’affichage publicitaire. Pour Daho, ce disque reflète bien son « impression de vivre les meilleurs moments de sa vie d’adulte ». Il précède une tournée, intitulée « Diskönoir », qui fait l’objet d’un CD live en 2014. En novembre 2017, l’opus suivant du chanteur a pour titre « Blitz » et, parmi les douze plages qu’il contient, celle intitulée « Le jardin » est un hommage à sa soeur Jeanne décédée en 2016. Etienne Daho reçoit une victoire d’honneur lors de la remise des Victoires de la Musique en 2018. En 2019, à l’occasion des 20 ans de la sortie de l’album « Eden », cet opus est réédité en CD mais aussi en vinyl et il est enrichi de toute une série d’inédits et de documents précieusement gardé depuis cette époque par Etienne Daho lui-même. L’artiste repart alors en tournée d’octobre 2019 à janvier 2020.
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Pascal CHARPENTIER en 2005

14 janvier 1962 : Naissance, à Arlon, de l’auteur, compositeur, interprète et musicien belge Pascal CHARPENTIER. Très tôt passionné de musique, il monte un premier groupe avec des copains du collège de Carlsbourg : « Mystical Colibri ». Il propose ses premières chansons lors de concours comme, par exemple, celui organisé au Forum de Liège en 1983. Mais il est réellement découvert à l’occasion du Festival de la Chanson de Spa (B) en 1984 où il reçoit le prix du public. Sur scène, il s’accompagne au piano et interprète ses propres chansons: « Tu craques », « Des mille et des cents » ou le superbe « Louis ».

Sur disque, il est entouré d’excellents musiciens et, au début, d’une choriste qui a pour nom Maurane. Il a reçu le Grand Prix des Critiques de Variétés belge en 1985. Il commercialise un premier album, « Attentive », en 1987. En 1991, sort l’album « C », suivi, en 1992, d' »Aveux forcés ». Mais, apparemment mieux apprécié comme musicien que comme chanteur, Pascal Charpentier évolue sur scène aux côtés d’artistes comme Christophe ou Bashung. Il s’oriente ensuite vers les arrangements et les orchestrations pour le théâtre. On le retrouve aussi à la partition de spectacles musicaux estivaux présentés dans les ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville (B) comme la reprise de « Jésus-Christ Superstar » en 2004 par exemple. En 2005, il enregistre un nouvel album en tant que chanteur: « Trois minutes pour le dire ». Cinq ans plus tard, il est l’un des quatre compositeurs de l’opéra « La (toute) petite tétralogie ». Et, en 2012, il compose un opéra de chambre, « L’homme qui s’efface », pour l’Opéra de Rouen, d’après une nouvelle de l’écrivain Jean Muno. Dans le cadre du festival artistique estival bruxellois « Bruxellons », il est le directeur musical de quelques spectacles comme « La vie devant soi » (2012), « La mélodie du bonheur » (2015) et « Evita » (2016). En 2016, Pascal Charpentier revient à la composition pour le nouvel album de Christophe: « Les vestiges du chaos ». En 2018, il est le créateur musical du spectacle « Bord de Mer » au théâtre « Le Public » à Bruxelles et il signe ensuite de nombreuses partitions musicales pour des oeuvres présentées dans le même lieu comme « A la vie à la mort » en novembre et décembre 2019.
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Daniel BALAVOINE en 1983

14 janvier 1986 : Décès du chanteur français Daniel BALAVOINE au cours d’un accident d’hélicoptère, en marge du rallye automobile « Paris-Dakar », dans le désert au Mali. Né le 5 février 1952 à Alençon, c’est entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères que Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972. Les expériences musicales se multiplient pour le jeune chanteur: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et lui fait signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale. En 1976, il assure les choeurs de la chanson « 1,2,3 » pour Catherine Ferry qui représente la France au concours Eurovision de la Chanson. Quelques mois plus tard, Daniel Balavoine sort son deuxième album qui a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio. Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans « Starmania » en 1978. Son interprétation du « SOS d’un terrien en détresse » reste gravée dans bien des mémoires. Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième opus qui sera celui de la découverte: « Le chanteur ». La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ». Balavoine reste « le » chanteur pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980. Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui n’a pas pu mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il est parti en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar » en janvier 1986.
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14 janvier 1988 : Naissance, à Saint Germain en Laye, de l’enfant-chanteur français JORDY sous son vrai nom de Jordy Claude Daniel Lemoine. Il est le fils de Patricia Clerget, animatrice de radio et auteur-compositeur, et de Claude Lemoine, producteur du groupe français « Les Rockets » entre 1974 et 1992. A l’âge de quatre ans, il acquiert la notoriété avec une chanson intitulée « Dur dur d’être bébé ». Le titre se classe au sommet du Top 50 français pendant quinze semaines. L’album « Pochette surprise » permet au garçonnet de confirmer son succès avec des chansons comme « Alison » (1993) et « Les boules » (1993). En décembre 1993, le single « It’s Christmas, c’est Noël » est issu d’un nouvel album intitulé « Potion Magique ». Ses albums se vendent en Europe, au Japon, en Corée du Sud, au Brésil, en Bolivie, en Colombie, au Québec, au Japon et aux États-Unis. La carrière de l’enfant-star, qui crée alors polémique, génère près de dix millions d’euros de chiffre d’affaires. Les parents de Jordy se séparent en 1996. Neuf ans plus tard, alors qu’il a 17 ans, Jordy participe à l’émission de télé-réalité française « La Ferme Célébrités » sur la chaîne privée TF1. En 2006, Jordy sort un nouveau disque: « Je t’apprendrai ». Et il écrit une autobiographie: « Je ne suis plus un bébé ». Il y évoque ses problèmes avec son père concernant l’argent récolté par son succès d’enfant. En mars 2008, il sort un nouvel album avec son groupe de rock: « Jordy and the Dixies ». Un an plus tard, il remporte le procès qui l’oppose depuis des années à la maison de disques qui a exploité ses « tubes » sans lui attribuer les droits. Il touche 820.000 € de dommages et intérêts. Aux dernières nouvelles, Jordy aurait suivi une formation d’ingénieur du son. Il a aussi décroché un rôle, en 2012, dans un épisode de la série télévisée de France 2 « Le jour où tout a basculé ».
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René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

14 janvier 2016 : Décès, à Las Vegas (Etats-Unis), du producteur québécois René ANGELIL, mari de la chanteuse Céline Dion. Né à Montréal au Canada le 16 janvier 1942, René Angélil commence, comme beaucoup de producteurs de chanson, sa carrière en tant que musicien au sein d’un groupe ayant pour nom « Les Baronets » de 1962 à 1972. A la dissolution du groupe, il se lance comme imprésario et la première artiste dont il s’occupe est Ginette Reno. A l’époque où Ginette décide de se passer de ses services, en 1981, René remarque une très jeune fille qui possède une voix remarquable. Elle s’appelle Céline Dion. Après avoir réalisé deux albums qui font connaître la jeune fille dans toute la francophonie en 1983 et 1984, René Angélil décide de faire de Céline une star de renommée internationale. Et il réalise son rêve pas à pas en présentant d’abord la chanteuse comme interprète d’une oeuvre suisse au Concours Eurovision de la Chanson en Irlande en 1988. Grand joueur (de poker) et parieur devant l’éternel, René avoue plus tard être entré dans une agence de paris à Dublin et d’avoir gagné quelques livres en misant sur la victoire de Céline qui chante alors « Ne partez pas sans moi ». Peu à peu, l’amitié, d’abord professionnelle, va se transformer en amour et, le 17 décembre 1994, René et Céline se marient à Montréal. C’est le troisième mariage de René. Et sa seconde épouse, la chanteuse Anne Renée, lui a donné deux enfants. En 1999, un cancer de la gorge lui est décelé mais, soigné à temps, il en guérit rapidement. La même année, il accepte de s’occuper de la carrière de Garou mais cette collaboration ne dure pas. Dans le même ordre d’idées, c’est René Angélil qui est aussi à la base de la carrière de l’imitatrice québécoise Véronic Dicaire. Le 25 janvier 2001, Céline Dion donne naissance à leur premier fils René-Charles. Et, le 23 octobre 2010, René-Charles accueille ses deux frères jumeaux: Eddy et Nelson. Le 23 décembre 2013, René Angélil subit l’ablation d’une nouvelle tumeur cancéreuse à la gorge. Les médias s’alarment mais Céline Dion communique que René va bien. Elle doit cependant désormais imaginer différemment son avenir artistique en changeant, notamment, d’équipe et de producteur. Le 14 janvier 2016, deux jours avant son 74e anniversaire, le cancer emporte René Angélil qui décède à Las Vegas où il est en convalescence depuis le début 2014.
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7 JANVIER

Photo (c) KoS

7 janvier 1993 : Le music-hall parisien de l’Olympia est classé monument historique culturel par le ministre de la Culture français, Jack Lang. Bâti cent ans plus tôt au 28 du boulevard des Capucines dans le 9e arrondissement de Paris, l’Olympia est le plus ancien music-hall parisien encore en activité. Ayant connu des fortunes diverses, c’est en 1953 qu’il devient une salle de spectacle où Gilbert Bécaud est le premier artiste à se produire. Le chanteur français reste d’ailleurs un fervent adepte de cette scène jusqu’à sa mort en 2001. En 1995, Michel Sardou établit le record de durée d’un artiste sur scène en restant à l’affiche pendant six mois. Au début des années 1990, il est prévu de démolir le bâtiment qui accueille le music-hall dans le cadre de la restructuration du quartier. L’acte posé par Jack Lang en 1993 va obliger les promoteurs immobiliers à préserver l’endroit en le reconstruisant à l’identique quelques mètres plus loin. C’est le 14 avril 1997 qu’a lieu le dernier concert dans l’ancienne salle de l’Olympia avant sa destruction. Quant au nouveau music-hall, il ouvre ses portes en novembre 1997 avec un spectacle très symbolique de Gilbert Bécaud. Si la salle et la scène sont restées quasiment pareilles, les coulisses ont un peu changé et l’Olympia a surtout pu profiter des dernières adaptations techniques nécessaires pour cette infrastructure désormais à la page.

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France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

7 janvier 2018 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, où elle était hospitalisée pour une récidive de son cancer, de la chanteuse française France GALL à l’âge de 70 ans. A sa naissance à Paris le 9 octobre 1947, l’artiste se prénomme réellement Isabelle Geneviève Marie Anne. Elle naît dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment écrit « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts de Piaf ou de Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg. Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais. A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ». La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat. Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de mai 1968 qui l’effraient. En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall. La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas. En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde. Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse. Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes. Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978). L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ». Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988). Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle. France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015. A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.
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18 DECEMBRE

Laurent Voulzy – Pochette album 2008

18 décembre 1948 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Laurent VOULZY dont le vrai prénom est Lucien. Son père est un homme d’affaires originaire de la Guadeloupe tout comme sa mère qui part vivre à Paris, seule avec son fils, afin de devenir chanteuse et danseuse. Lucien vit alors à Nogent-sur-Marne d’abord chez une nourrice puis chez sa maman qui a finalement abandonné tout projet artistique et s’est remariée. Enfant puis adolescent, Lucien baigne dans la musique: créole d’abord puis anglo-saxonne en écoutant la radio. Il n’a dès lors qu’une envie: jouer de la musique et ce au détriment de ses études. Il se rapproche de la maison des jeunes de Nogent et il y organise des concerts. A quatorze ans, il fonde le groupe des « Tigers » dont il est le batteur. Par la suite, c’est à la guitare basse qu’on le retrouve au sein du groupe des « Ellences » et à la guitare électrique avec le « Mark Robson Sound ». Puis, il est le meneur du groupe « Temple de Venus » avant d’entamer une carrière de chanteur de manière très difficile. En 1967, il présente l’une de ses premières compositions, « Timide », à un concours qu’il remporte à Nogent. Décidément plus à l’aise dans la formation de groupes musicaux, il fonde cette fois le groupe « Le poing » qui, malgré de nombreux concerts dans toute la France, n’enregistre pas de disque. Pour gagner sa vie, le musicien Lucien Voulzy accompagne les stars du moment sur scène: il devient même le chef d’orchestre de Pascal Danel qui cartonne alors avec « La plage aux romantiques » et « Kilimandjaro ». Après son service militaire qu’il effectue en 1968, il signe son premier contrat pour une firme discographique sous le nom d’artiste de Laurent Voulzy. Mais ce n’est pas gagné pour autant car les 45 tours qu’il enregistre à partir de 1972 ne se vendent pas: « Folle de toi » (1972), « La sorcière » (1973), « Milady » (1974), « La fille en papier » (1975) et « Les radios qui chantent » (1976). Au fil du temps qui passe, Laurent a la chance de pouvoir compter sur une maison de disques qui ne s’impatiente pas et qui, en plus, lui donne l’opportunité de rencontrer, en 1974, un autre apprenti-chanteur nommé Alain Souchon. Ce dernier écrit des textes étonnants sur les musiques de Voulzy et il les interprète avec succès dès 1974 dans des chansons comme « J’ai dix ans », « S’asseoir par terre » ou encore « Bidon » (1976). Fin 1976, avec son acolyte Souchon, Voulzy songe à une chanson qui serait une sorte de medley des grandes chansons anglo-saxonnes qui ont bercé les étés de son enfance et de son adolescence. Il lie ces extraits musicaux par une mélodie dont le texte est imparable: « un truc qui m’colle encore au coeur et au corps ». La chanson s’appelle « Rockollection », elle sort en mai 1977 et elle est un tube d’été européen.

Parallèlement à sa carrière de compositeur à succès entamée pour Alain Souchon, Laurent Voulzy doit maintenant poursuivre une carrière d’interprète qui prend un envol assez inattendu. Il enchaîne les succès avec « Bubble star » (1978), « Paris-Strasbourg » (1978), « Karin Redinger » (1979), « Le coeur grenadine » (1979), « Cocktail chez mademoiselle » (1980), « Idéal simplifié » (1982), « Bopper en larmes » (1983), « Désir désir » (avec Véronique Jannot en 1984), « Les nuits sans Kim Wilde » (1985), « Belle-île-en-mer Marie-Galante » (1986), « My song of you » (1986), « Le soleil donne » (1988), « Le pouvoir des fleurs » (1993), « Le rêve du pêcheur » (1993) ou « La fille d’avril » (2002). En 1993, l’artiste reçoit une Victoire de la musique pour son album « Caché derrière » et le Grand Prix de la Chanson française attribué par la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français (SACEM). La même année, Laurent Voulzy prouve qu’il est aussi un homme de scène en produisant des spectacles imposants où les guitares sont partout. Il semble avoir atteint un certain paroxysme dans l’aspect visuel de ses concerts dans les années 2000 et, en 2012, avec le spectacle issu de l’album concept « Lys and love » dont le titre phare est « Jeanne ». En 2002, il reçoit une seconde Victoire de la musique cette fois pour l’album « Avril ». En juin 2006, Laurent Voulzy sort un album de reprises de chansons estivales intitulé « La septième vague » et il connaît alors un beau succès avec « Derniers baisers », adaptation française datant des années 1960 d’un tube anglo-saxon de la même époque: « Sealed with a kiss ». Deux ans plus tard, jour pour jour, l’album Recollection célèbre le trentième anniversaire de son premier grand succès: « Rockollection » dont une nouvelle version est alors enregistrée. Le 24 novembre 2014, Laurent réalise le vieux rêve d’enfin enregistrer un album en duo avec son complice de 40 ans: Alain Souchon. L’opus est lancé par la chanson « Derrière les mots » qui est d’emblée un grand succès tout comme la tournée de concerts que les deux compères doivent prolonger ensuite. En 2017, 40 ans après une première version sans succès, la chanson « Timide » se retrouve en introduction du neuvième album studio de Laurent Voulzy consacré à la musique brésilienne: « Belem ». A partir de septembre 2018, l’artiste est de retour pour une nouvelle série de concerts exceptionnels dans les églises et cathédrales. L’occasion de découvrir son répertoire revisité en résonance avec ces lieux uniques. Fin 2019, un double CD et un DVD sont commercialisés : ils permettent de retrouver l’ambiance de ces spectacles mystiques à l’occasion de celui qui a été enregistré dans l’abbaye du Mont-Saint-Michel en Normandie.
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18 décembre 1962 : Alors que la chanson « Belles belles belles » vient de sortir avec succès, Claude FRANCOIS propose son premier concert à Paris. Il chante en effet à l’Olympia en première partie du groupe The Spotnicks et de la chanteuse DALIDA.
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Pauline Ester – Pochette du best of en 2006

18 décembre 1963 : Naissance, à Toulouse, de la chanteuse française Pauline ESTER sous le véritable nom de Sabrina Ocon. Dès son plus jeune âge, la fillette chante tout le temps avec ses parents, un père andalou et une mère d’origine espagnole. Elle suit les cours du lycée Bellevue mais s’intéresse bien vite à la danse classique dont elle suit des cours. Mais c’est toujours la musique qui l’intéresse et l’adolescente découvre les classiques de la pop anglaise avant de se passionner pour les rythmes contemporains et le mouvement punk. A 20 ans, elle rencontre un guitariste dont elle tombe amoureuse : Frédéric Loizeau. Ils décident de former un groupe qui fait le tour de tous les lieux musicaux de Toulouse. Sabrina découvre alors le jazz d’Ella Fitzgerald et le blues de Ray Charles. Elle choisit alors le patronyme artistique de Sabrina O et elle se produit au festival « Alors, Chante! » de Montauban puis au Printemps de Bourges. En 1989, grâce à des chansons écrites en collaboration avec Fred Loizeau, elle décroche l’opportunité d’enregistrer un album chez Polydor. L’artiste change de nom et devient Pauline Ester, histoire de ne pas être confondue avec la chanteuse italienne Sabrina qui, à ce moment, cartonne avec le « tube » « Boys ».

L’opus de Pauline est emmené par la chanson « Il fait chaud » et devient un énorme succès grâce à « Oui je l’adore » puis « Le monde est fou » et « Une fenêtre ouverte ». En octobre 1992, la chanteuse sort un deuxième album dont le titre est « De l’autre côté ». Quelques chansons comme « Les hommes à genoux » et « Sur ton répondeur » obtiennent les faveurs de quelques programmateurs de radio mais le succès de ce second opus est plus faible que celui du premier. Faut-il dès lors y voir la raison pour laquelle Pauline Ester s’est alors longuement éclipsée du paysage de la chanson francophone ? En tous cas, ce n’est que quatorze ans plus tard qu’elle apparaît à nouveau avec un album compilation de ses succès et trois inédits. En 2007, dans la foulée de cet album, elle interprète les chansons du film « New Délire » avec Mathilda May et Pascal Légitimus, l’ex-« inconnu » qui fut aussi son compagnon pendant sept ans jusqu’en 2003. En 2010, Pauline Ester retrouve les joies de la scène en proposant un nouveau spectacle en duo acoustique avec son complice des débuts Fred Loizeau. D’octobre 2014 à juillet 2015, elle participe à la tournée « Stars 80 L’Origine », avec d’autres artistes marquants des années 1980 comme Lio, Emile et Images, Julie Pietri, Cookie Dingler, François Feldman, Jean-Pierre Mader ou encore Les Avions.
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Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

18 décembre 2001 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de Gilbert BECAUD à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer. Né le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly, le chanteur et compositeur français passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les enregistrer lui-même. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspiré. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1968), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Totalement heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui inaugure la réouverture de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100.000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Il s’éteint à bord de la péniche « Aran » sur laquelle il a vécu et qui est amarrée à Boulogne-Billancourt. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud (cliquer ICI pour lire l’article). Et les hommages se poursuivent avec des albums dédiés du Québécois Mario Pelchat (2015), de Pascal Danel et de Gilbert Montagné en 2016.
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Léo Marjane dans les années 1930

18 décembre 2016 : Décès, à Barbizon, d’une crise cardiaque, de la chanteuse française Léo MARJANE à l’âge de 104 ans. Née à Boulogne-sur-Mer le 26 août 1912 sous le nom de Thérèse Gendebien, elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ». Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais. Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas pu faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Ferré (« Monsieur mon passé »). Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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Alain Barrière en 2006 (c) Jean-Charles Guillo

18 décembre 2019 : Décès, à Carnac, de l’auteur-compositeur-interprète français Alain BARRIERE à la suite d’une crise cardiaque. Il y était alité depuis plusieurs mois après avoir subi quatre accidents vasculaires cérébraux qui l’avaient beaucoup affaibli ces dernières années. Il avait 84 ans depuis un mois. Né, en effet, le 18 novembre 1935 à La Trinité-sur-Mer sous le nom d’Alain Bellec, il est élevé en Bretagne dans le milieu de la pêche. Cette dernière activité l’intéresse plus que l’école mais la rencontre d’un instituteur va éveiller sa curiosité lui donner le goût des études. Son baccalauréat en poche, il part pour Angers où il entre à l’Ecole nationale des ingénieurs des arts et métiers en 1955. Passionné par la musique de Django Reinhardt, il achète sa première guitare et commence à composer. Immobilisé par la tuberculose qui nécessite du repos, il tue le temps en écrivant et composant des chansons. Persuadé qu’il a des chances de se faire remarquer grâce aux mélodies qu’il crée, il s’inscrit, en 1961, au concours du Coq d’or de la chanson française. Il franchit les différentes éliminatoires pour se retrouver en finale sur la scène de l’Olympia de Paris où il interprète « Cathy ». Même s’il ne termine pas dans les premiers, il a la chance de se faire remarquer par un producteur qui lui fait signer un contrat avec la firme de disques RCA. Un an plus tard, il est à nouveau sur la scène de l’Olympia où, cette fois, il propose cinq de ses chansons en première partie de Colette Renard. Son nom commence à être connu dans le milieu artistique mais le public n’est pas encore au rendez-vous. En 1963, il parvient à se faire sélectionner pour représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Elle était si jolie » et se classe cinquième. Sa chanson devient un « tube » populaire en France et ailleurs. C’est le véritable début d’une belle et longue carrière. Alors qu’il est, une fois de plus, à l’affiche de l’Olympia en première partie de Paul Anka en septembre 1963, il est en train de composer et d’écrire ce qui est le plus grand succès de sa carrière: « Ma vie » qui est commercialisé en 1964. La même année, il passe, enfin, en vedette à l’Olympia. « Ma vie » est aussi un « tube » dans divers pays d’Amérique du Sud et en Italie avec la version italienne (« Vivro ») qu’Alain Barrière enregistre pour ce marché. Par la suite, l’artiste va enchaîner les succès pendant deux décennies: « Les guinguettes » (1966), « Emporte-moi » (1968), « À regarder la mer » (1970), « Rien qu’un homme » (1971), « Pour la dernière fois » (1973), « Le Bel amour » (1973), « Séduction 13 » (1974), « Tu t’en vas » en duo avec Noëlle Cordier (1974), « Mon improbable amour » (1975), « Si tu te souviens » (1976), et « Amoco » (1978). Cette dernière chanson relate, sur un rythme disco typiquement contemporain, le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz qui pollue les côtes de la Bretagne. En 1975, Alain Barrière se lance dans la construction, à Carnac en Bretagne, d’un complexe reprenant un théâtre, une discothèque et un restaurant: le « Stirwen ». Mais, deux ans plus tard, les difficultés financières du complexe s’accentuent et le chanteur part s’installer aux Etats-Unis pour échapper, un temps, au fisc français. En 1981, il revient dans son pays natal mais les deux albums qu’il enregistre n’ont pas le succès escompté. Il quitte à nouveau la France pour le Canada cette fois. Le 11 janvier 1989, Alain Barrière est l’invité de Jean-Pierre Foucault pour son émission télévisée « Sacrée Soirée » sur TF1 à Paris. Il s’y plaint de ses problèmes financiers et fiscaux et a la « surprise » d’être mis en contact directement avec le ministre français des finances de l’époque Michel Charasse. Peu satisfait des réponses de l’homme politique, l’artiste reste toutefois en France et se résigne à apurer ses dettes. Il met alors des années à reprendre le chemin des scènes et des studios. Il le fait en 1998 en sortant un disque de chansons nouvelles: « Barrière 97 ». La même année, il se produit dans la salle Pleyel à Paris. Puis, il faut à nouveau attendre quelques années et 2006 pour voir arriver dans les bacs « La compilation authentique ». Un an plus tard, il entame une grande tournée française et enregistre un CD de grandes chansons telles que « Ne me quitte pas », « La Mer » ou « Les copains d’abord ». En 2011, Alain Barrière annonce qu’il va faire ses adieux à la scène le 10 septembre à la-Trinité-sur-Mer, là où il est né. Malheureusement, cinq jours avant le rendez-vous, il est contraint d’annuler le concert pour raisons de santé. Les deux accidents vasculaires cérébraux dont il a été victime auparavant l’empêchent désormais de rester sur scène pendant près de deux heures. Début décembre 2019, son épouse Anièce, avec qui il vit depuis près de 40 ans, décède à la suite d’un cancer du pancréas. Pour ne pas l’affecter plus alors qu’il est souffrant, sa fille Guenaëlle n’annonce pas le décès de sa mère à son père. Mais ce dernier meurt d’une crise cardiaque le mercredi 18 décembre.
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13 NOVEMBRE

Thierry Le Luron en 1971

13 novembre 1986 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de l’imitateur et chanteur Thierry LE LURON à l’âge de 34 ans. Né le 2 avril 1952 à Paris, Thierry est surtout connu comme imitateur mais il a aussi enregistré quelques disques de chanson et d’opérette. Après avoir créé un groupe de musiciens avec des copains au début des années 1960, il se tourne assez vite vers l’imitation et se produit dans des cabarets parisiens où il se fait remarquer. Mais c’est en 1970, lors de l’émission « Télé Dimanche », qu’il devient populaire grâce au « Jeu de la chance » animé par Raymond Marcillac. Il imite, notamment, Salvatore Adamo. En 1972, Thierry Le Luron sort de son rôle principal d’imitateur pour utiliser ses capacités vocales de chanteur d’opérette. Il enregistre plusieurs 45 tours qui reprennent les « tubes » de ce genre musical: « Méditerranée » et « La belle de Cadix » de Francis Lopez mais aussi « Chevalier du ciel » ou encore « La vie parisienne ». Puis, en 1978, il s’offre une première parenthèse du côté de la chanson en reprenant le célèbre « Tiens tiens tiens » immortalisé par Ray Ventura. Deux ans plus tard, il réitère l’expérience mais c’est cette fois chez Charles Aznavour qu’il va chercher son nouveau titre: « Nous nous reverrons un jour ou l’autre ».

En 1981, il interprète, toujours en tant que chanteur, le générique du dessin animé télévisé « Rody le petit Cid ». Enfin, la même année, il enregistre son dernier 45 tours vinyle de chanson où figurent deux titres composés par le chef d’orchestre français Pierre Porte: « Un peu d’amour » et « Aux couleurs de la France ». Atteint du SIDA, Thierry Le Luron va se battre pendant des mois avant de mourir le 13 novembre 1986 à la clinique du Belvédère à Boulogne-Billancourt. Il avait 34 ans.
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Olympia de Paris – Photo (c) KoS

13 novembre 1997 : Légèrement déplacée de quelques mètres et reconstruite à l’identique, la nouvelle salle de l’Olympia de Paris est accessible au public qui assiste au nouveau spectacle de Gilbert BECAUD. Sa présence à l’affiche du « nouvel » Olympia est hautement symbolique puisque « Monsieur 100 000 Volts » a été l’artiste qui s’est produit le plus souvent dans ce temple mythique du music-hall. Quatre ans plus tôt, le chanteur a consacré une chanson de son album « Une vie comme un roman » à cette salle de spectacles parisienne : « Il est à moi (l’Olympia) ».

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24 OCTOBRE

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

24 octobre 1927 : Naissance, à Toulon, du chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud.
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Jean-Claude Pascal dans les années 1970 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

24 octobre 1927 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude PASCAL sous le nom de Jean-Claude Villeminot. Son père étant décédé quelques mois après sa naissance, Jean-Claude est élevé par sa mère dans le milieu aisé de riches industriels du textile. Après une enfance paisible et une scolarité normale, il termine la guerre en s’engageant dans la division blindée de l’armée française menée par le général Leclerc. Il est de ceux qui libèrent la ville de Strasbourg et il en est récompensé par la Croix de guerre en 1945. Après la guerre, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour l’entreprise textile de son oncle. Créateur et créatif, il se fait embaucher comme modéliste-dessinateur chez les couturiers Hermès puis Dior et Piguet. Il se permet aussi, de temps en temps, de poser comme modèle grâce à son physique de jeune premier. Se faisant des amis dans le monde du théâtre, il s’intéresse à la création de costumes puis au jeu d’acteur tout simplement. En 1948, il s’inscrit au célèbre Cours Simon et prend pour pseudonyme Jean-Claude Pascal, question d’éviter à sa famille de voir le nom des Villeminot associé au milieu des saltimbanques. Un an plus tard, Jean-Claude est sur scène pour sa première expérience théâtrale aux côtés d’Edwige Feuillère dans « La Dame aux camélias ». Il multiplie alors les prestations sur les planches mais il est aussi très vite demandé par le cinéma. Les décennies 1950 et 1960 le voient ainsi tourner une multitude de films à succès. En 1955, il s’oriente vers une nouvelle occupation artistique: celle de chanteur. La première mélodie qu’il enregistre a pour titre « Je voudrais » et elle est écrite par Charles Aznavour. Il va alors prendre le temps de se constituer un répertoire avant de se présenter face à un public: celui du théâtre parisien de Bobino en 1961. Interprète, il choisit lui-même les auteurs de ses chansons parmi des talentueux jeunes: Ferrat et Gainsbourg notamment. En 1961, il est sollicité pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au concours Eurovision de la chanson à Cannes. Le 18 mars, il remporte l’épreuve en interprétant « Nous les amoureux », un texte de Maurice Vidalin sur une musique de Jacques Datin.

Durant la fin des années 1950 et la décennie 1960, Jean-Claude Pascal va enregistrer de nombreux 33 tours sur lesquels il grave un bon nombre de reprises de grandes chansons françaises comme « Les feuilles mortes » (Montand), « L’absent »(Bécaud), « C’est si bon » (Montand), « Les amants » (Piaf), « Il n’y a plus d’après » (Béart) ou encore « Chez Laurette » (Delpech). Au début des années 1970, il va réduire ses enregistrements de disques pour revenir au théâtre mais aussi, et c’est nouveau, à la télévision. Il va ainsi apparaître dans des séries françaises dont la plus célèbre sera sans doute « Le chirurgien de Saint-Chad » dont il interprète le générique en 1976. Vingt ans après sa victoire au concours Eurovision de la chanson en 1961, la télévision luxembourgeoise RTL lui demande de représenter à nouveau le pays au cours de cette compétition. Il y présente la chanson « C’est peut-être pas l’Amérique » qui se classe 11e. Deux ans plus tard, en 1983, il enregistre cette fois une série de chansons originales qu’il grave sur un dernier album. Après la sortie de ce disque, il se lance dans l’écriture en rédigeant une autobiographie et des romans. Au début des années 1990, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac. Et, le 5 mai 1992, il décède à 64 ans dans une chambre de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne.
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Michel Chevalier en 1975 – Photo (c) Tony Frank

24 octobre 1952 : Naissance, à Pau, de l’interprète français Michel CHEVALIER. Son enfance se déroule dans les Pyrénées où il se passionne pour la musique et se retrouve, avec des copains, dans un groupe nommé « Les Shake’s » en 1969. Il est l’un des deux chanteurs de la formation avec un certain Daniel Balavoine. En 1971, le groupe se sépare et Balavoine rejoint « Purple Eruption » puis « Présence » alors que Michel Chevalier « monte » à Paris pour y jouer dans le groupe « Variations » à la place de Joe Leb. A partir de 1972, grâce au producteur Georges Aber qui fut une idole des années 1960, il enregistre une dizaine de 45 tours qui vont être de grands succès radiophoniques: « Je veux t’aimer », « Hey mama », « Je suis libre d’aimer », « Femme », « J’ai rêvé », « Extra extra ».

Jusqu’à la fin des années 1970, il commercialise deux 33 tours. Puis, Michel Chevalier va se recentrer sur son métier de choriste et de musicien en travaillant sur scène et en studio pour des artistes comme Johnny Hallyday, Charles Aznavour ou Nana Mouskouri entre autres. En 1986, il participe à un projet musical d’Alain Boublil qui est gravé sur un album intitulé « Chevaliers des étoiles, une aventure musicale du 21e siècle ». Michel Chevalier y apparaît aux côtés de Maurane et de BJ Scott notamment. Dans les années 1990, il met ses talents de musicien au service de quelques albums où il joue de la flûte de pan. Et, en 1995, il participe à la bande originale française du film « Le cygne et la princesse ». Actuellement, l’artiste vivrait aux Etats-Unis où il travaillerait beaucoup grâce à ses capacités vocales fort appréciées.
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Gino Cavaliere en 1981 – Photo (c) Guy Demoustier

24 octobre 1958 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Gino CAVALIERE. Il passe son enfance dans le Borinage, à Quaregnon, dans l’ombre de Salvatore Adamo qui est un voisin mais aussi une idole. Fin des années 1970, sous le simple prénom de Gino, il sort un premier 45 tours avec deux titres : « Pourquoi m’as-tu quitté » et « Sandy ». Puis, au début des années 1980, avec l’aide du guitariste du célèbre Salvatore, Jérôme Munafo, il décroche l’opportunité d’enregistrer une chanson qui est une reprise d’un « tube » italien: « Reviens vers moi ». Ce titre est fortement diffusé par les radios belges dites « libres » à l’époque. Dans la foulée, avec l’aide d’Alex Busanel, il sort un deuxième disque plus rythmé qui va connaître un succès plus important: « J’arrive » en 1982. Gino Cavalière multiplie alors les apparitions sur les podiums de la Belgique francophone mais il ne décroche pas le succès tant espéré hors des frontières. En 1983, un autre 45 tours connaît une belle popularité avec la chanson « Merci bien ». Le succès de Gino Cavalière ne survit pas à la disparition des radios libres malgré une belle voix et des chansons sans prétention mais plutôt bien réalisées. Depuis cette époque, l’artiste continue à se produire dans les fêtes locales et au cours d’animations diverses. En 2017, il sort une compilation de ses plus belles chansons d’amour.
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Charles Level en 1964 - Photo (c) Nisak

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

24 octobre 2015 : Décès, à Rueil Malmaison, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. Né à Cherbourg le 17 juin 1934, c’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc. A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision.
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13 OCTOBRE

Yves Montand en 1962

13 octobre 1921 : Naissance, à Monsummano (Toscane), du chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Trenet, de Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies-Belleville et au Moulin-Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ». Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière ». Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ». A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ». Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ». En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yé », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Brassens, Aznavour, Brel, Gainsbourg, Ferré, Nougaro, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai. Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ». Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son film « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme à laquelle il a été marié.
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Nana Mouskouri en 1984 – Photo (c) Renaud Marchand

13 octobre 1934 : Naissance, à La Canée en Crète, de la chanteuse grecque Nana MOUSKOURI sous le vrai nom Ioánna Moúskhouri. Lorsqu’elle voit le jour, son père est projectionniste dans un cinéma local où sa mère est ouvreuse. En 1937, la famille déménage à Athènes. Alors que la Grèce est occupée par les troupes nazies venues d’Allemagne, le père fait de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Dès l’âge de six ans, la petite Ioanna semble déjà posséder des talents vocaux étonnants. Et il est donc décidé de lui faire suivre des cours de chant dès que possible. Et c’est donc en 1946 qu’elle peaufine sa façon de chanter en apprenant également le piano et l’harmonie. Elle suit ces études pendant huit ans. En 1958, elle rencontre le compositeur grec Manos Hadjidakis qui lui conseille d’enregistrer un premier disque qui récolte, en Grèce, un succès d’estime. Elle pense alors que son avenir se trouve à Paris et, en 1960, elle s’installe dans la capitale française bien décidée à faire carrière dans la musique et la chanson. Elle devient ainsi de plus en plus connue dans le milieu et il lui est proposé de représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson en 1963. Sa chanson, « A force de prier », se classe huitième.

Cette compétition et son retentissement européen sont toutefois très importants pour la notoriété de Nana Mouskouri qui va commencer à connaître de jolis succès: « Roses blanches de Corfou » (1962), « L’Enfant au tambour (1965), « Quand on s’aime » (avec Michel Legrand en 1965), « C’est bon la vie » (1967), « Vole vole farandole » (1969), « Dans le soleil et dans le vent (1969), « Le Tournesol » (1970), « Pauvre Rutebeuf » (1970), « Comme un soleil » (1971), « Soleil soleil » (1972), « Le ciel est noir » (1974), « Toi qui t’en vas » (1975), « Le tournesol » (1976), « Quand tu chantes » (1976), « Je chante avec toi Liberté » (1981), « Chanter la vie » (1982), « L’amour en héritage » (1984) ou encore « Répondez-moi » (1985). Tout au long de sa carrière, la chanteuse va s’attacher à aborder une multitude de genres et de styles musicaux différents: folklore, country, jazz, gospel, pop, chanson française, classique et même, de manière très légère, opéra (en interprétant l’Habanera de Carmen avec Serge Lama notamment). Avec la totalité de ses enregistrements, Nana Mouskouri a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde. Elle interprète ses chansons en français et en grec mais aussi en anglais, en allemand, en néerlandais, en espagnol, en italien, en japonais, en portugais, en hébreu et en gallois. Le 25 novembre 2007, elle donne un concert d’adieu à l’opéra Garnier à Paris. Mais ce ne sont pas ses vrais adieux définitifs puisque, en 2013, elle entame une tournée mondiale appelée « la tournée de ses 80 ans ». La série de concerts internationaux se termine en 2014 avec la sortie d’un album live « Happy birthday tour ». Trois ans auparavant, Nana Mouskouri a enregistré un album de duos où elle reprend ses grandes chansons aux côtés de Roch Voisine (« Adieu Angelina »), Alain Delon (« Pauvre Rutebeuf”), Dave (« Le temps des cerises »), Francis Cabrel (« Guantanamera »), Graeme Allwright (« Suzanne »), Lara Fabian (« La Vie, l’Amour, la Mort”), Serge Lama (“Aux marches du palais”), Garou (“Le ciel est noir”), Alain Souchon (“C’est bon la vie”), Herbert Léonard (“Je chante pour toi Liberté”) et Julio Iglesias (“Grande Grande Grande”) entre autres. Elle y interprète aussi, pour la première fois, un duo avec sa fille Lenou que le grand public découvre: “Tous les arbres sont en fleurs”. Au début de l’année 2018, elle commercialise un nouvel album de reprises baptisé « Forever young ». Sur les quinze titres de l’opus, trois ont été popularisés par des artistes francophones : « Sa jeunesse » (Charles Aznavour), « Dis quand reviendras-tu » (Barbara) et « Salma ya salama » (Dalida).
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CHRISTOPHE en 1988 – Photo (c) Antoine Giacomoni

13 octobre 1945 : Naissance, à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, du chanteur, auteur et compositeur français CHRISTOPHE sous le nom de Daniel Bevilacqua. Il est le fils d’un entrepreneur en maçonnerie italien et d’une mère couturière. Et, encore enfant, il se découvre une passion pour la chanson en appréciant particulièrement Edith Piaf et Gilbert Bécaud. Quelques années plus tard, il se tourne vers le blues et la musique de John Lee Hooker. Il préfère clairement la musique à l’école qui ne retient pas vraiment ses faveurs. A quinze ans, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, c’est vers Elvis Presley et le rock américain que ses goûts musicaux bifurquent. Même si Georges Brassens n’est pas absent de son paysage. Son avenir n’étant pas lié à des études précises, il se décide à apprendre ce qu’il aime: la musique. Et il commence par prendre des cours de guitare et à jouer de l’harmonica. Comme plein d’autres gars de sa génération, il monte alors un groupe de rock en 1961: « Danny Baby et les Hooligans ». La formation se produit au cours d’événements locaux et n’enregistre pas de disque. Il faut dire que le chanteur doit bientôt effectuer ses obligations militaires et l’expérience ne va pas plus loin. Après son séjour sous les drapeaux, Daniel décide de se lancer dans une carrière de chanteur soliste. Sous le pseudonyme de Christophe, il enregistre un premier 45-tours, « Reviens Sophie », qui ne connaît qu’un succès d’estime en 1964. La chanson est inspirée du blues américain et ne correspond pas à l’attente du public. Christophe va le comprendre et écrire alors une mélodie plus douce et sirupeuse qui va totalement dépasser ses espoirs de succès. En 1965, « Aline » se vend à plus d’un million d’exemplaires.

Dans la foulée de ce premier « tube », Christophe s’installe dans les hit-parade de ventes avec d’autres titres comme « Les marionnettes » et « Excusez-moi monsieur le professeur ». L’argent de ses premiers cachets lui permet de s’adonner à la passion des voitures rapides et, aussi, de participer à une course en tant que pilote. Au cours d’une tournée de concerts commune, il découvre la chanteuse Michèle Torr qui met au monde leur fils en 1967. La fin des années 1960 est plus difficile pour le chanteur qui voit son succès s’amoindrir. Avec l’aide du producteur Francis Dreyfus, il connaît un nouveau départ en 1972 et retrouve les premières marches des charts avec des chansons comme « Oh mon amour » et « Main dans la main ». Alors qu’il enregistre des nouveaux titres, il prête ses talents d’harmoniciste à un jeune artiste qui interprète « Kiss Me » dans le studio d’à côté: C. Jérôme. La décennie sera ensuite jalonnée de « tubes » monumentaux pour Christophe: « Belle » (1973), « Les paradis perdus » (1974), « Les mots bleus » (1975), « Senorita » (1975), « Petite fille du soleil » (1975), « Merci John d’être venu » (1976), « Daisy » (1976) et « La Dolce Vita » (1977). Depuis 1966, Christophe n’a alors plus le droit de vendre un disque ni toucher un centime de la chanson « Aline ». C’est que cette oeuvre fait l’objet d’une procédure judiciaire depuis le procès que lui a intenté le chanteur Jacky Moulière pour avoir plagié sa chanson « La Romance ». Christophe gagne le procès en appel en 1978 et, dès 1979, il ressort la chanson qui n’était plus disponible en 45 tours depuis plus de dix ans. 3.500.000 exemplaires du disque se vendent en quelques semaines.

En 1983, il connaît à nouveau un énorme succès discographique avec la chanson d’été « Succès fou ». La même année, il commercialise « Clichés d’amour », un opus où il reprend, en français, des standards américains comme « Ebb tide », « White christmas » ou « Besame mucho » accompagné par un big band. En 1984, Christophe connaît encore un beau succès avec « Ne raccroche pas ». Puis, il se fait oublier pendant une dizaine d’années au cours desquelles ses enregistrements sont rares (« Chiqué chiqué » en 1988). Il faut ainsi attendre 1996 pour voir l’artiste sortir un nouvel album très personnel jusque dans le titre: « Bevilacqua ». Branché sur la musique techno et électro de cette époque, il propose un opus où les chansons ont été travaillées en laboratoire sonique. Les morceaux sont résolument contemporains et étranges mais ne trouvent pas leur public et encore moins celui du Christophe des années 1970. Le disque suivant est commercialisé en 2001 et a pour titre « Comme si la terre penchait ». Sans être un véritable succès de vente, l’album permet à Christophe d’envisager un retour sur scène à l’Olympia de Paris. Il y présente un spectacle superbe à la fois théâtral et chorégraphique qui ravit un public nombreux. Un CD et un DVD de ce concert sont mis en vente et connaîssent une belle notoriété. Dans la foulée, le chanteur entame une tournée de concerts qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa en Belgique. En 2008, il défraie la chronique en sortant l’album « Aimer ce que nous sommes » pour lequel il obtient une excellente promotion médiatique et qui se vend très bien. Quelques mois plus tard, il enregistre avec son vieil ami Salvatore Adamo un duo intitulé « Jours de lumière » où transparaissent toutes les affinités vocales de leurs origines italiennes. En 2011, Christophe participe à l’album de reprises de Bashung intitulé « Tels Alain Bashung » en interprétant « Alcaline ». Deux ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons inédites: « Paradis retrouvé ». Ensuite, il réalise une tournée de concerts acoustiques où il s’accompagne seul au piano. Au cours de cet « Intime Tour » il présente mélodies et succès dans des versions nouvelles et dépouillées qui se retrouvent, au printemps 2014 sur l’album live « Intime ». En avril 2016, Christophe livre son treizième album studio qui a pour titre « Les Vestiges du chaos ». L’opus salue le retour de Jean-Michel Jarre comme auteur de certains textes. Et, pour la rentrée qui suit, Christophe part en tournée dans de nombreux pays francophones.  En 2019, l’artiste commercialise deux albums intitulés « Christophe, etc. » où il réinterprète, dans des versions très personnelles et contemporaines, ses grands succès avec des artistes comme Pascal Obispo, Julien Doré, Etienne Daho, Eddy Mitchell ou Laetitia Casta. Le 26 mars 2020, en pleine crise sanitaire due au coronavirus Covid-19, le chanteur est hospitalisé en soins intensifs à Paris pour une insuffisance respiratoire. Le 10 avril, son état ne s’étant pas amélioré, l’artiste est transféré dans un hôpital de Brest. Christophe y décède le 16 avril 2020 des suites d’un emphysème, maladie pulmonaire. Depuis le début de son hospitalisation, même si beaucoup de monde y pensait, l’entourage de l’artiste de 74 ans n’a jamais évoqué le coronavirus Covid-19. Christophe connaissait de légers problèmes respiratoires, comme de l’asthme, depuis des années.
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SLIMANE en 2016

13 octobre 1989 : Naissance à Chelles, en banlieue parisienne, du chanteur français SLIMANE sous le nom de Slimane Nebchi. Issu d’une famille d’origine algérienne, il fréquente le lycée Jehan puis travaille pour une société de commerce en gros. Il vit ensuite aux Lilas, toujours en banlieue de Paris. Passionné par la musique depuis tout petit, il s’inscrit à différents télé-crochets français pour jeunes talents: Nouvelle Star (2009), Popstar (2011), X-Factor (2011) et Encore une chance (2012).Dans le même temps, il se fait connaître sur Youtube en 2009 où il interprète quelques-unes de ses compositions. En 2015, il se présente aux auditions pour « Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge » et il décroche le second rôle, celui de Lorin, dans cette comédie musicale de Didier Barbelivien qui attend toujours d’être montée. Un album des chansons est toutefois commercialisé en 2015 et Slimane y est entouré de Didier Barbelivien bien sûr mais aussi de Stéphane Bern, Mickaël Miro, Aurore Delplace, Kareen Antonn, etc. Le 14 mai 2016, après avoir parcouru toutes les étapes de ce crochet télévisuel, Slimane remporte la saison 5 de « The Voice France » sur la chaîne privée française TF1. Il sort ensuite un premier album qui a pour titre « A bout de rêves » avant de se lancer dans la tenue de nombreux concerts en France mais aussi en Belgique francophone et en Suisse. Son premier single s’intitule « Paname » et connaît un grand succès. Il est suivi des titres « Le vide », « Adieu », « La Famille ça va bien » et « Frérot » qui lui permettent de se produire dans de nombreux festivals durant l’été 2017. Mais ces chansons préparent alors la venue du « tube » de la fin 2017 : « Viens on s’aime ». En 2018, l’album « Solune » confirme la notoriété grandissante du chanteur qui devient coach de la saison 7 de l’émission télévisée « The Voice Belgique » sur la chaîne publique francophone RTBF. Un poste qu’il reprend pour la saison 8 à partir de janvier 2019 aux côtés de la chanteuse Vitaa. C’est d’ailleurs avec cette dernière qu’il enregistre un nouvel album, intitulé « Versus », qui est commercialisé en août 2019. Une tournée de concerts avec Vitaa est d’ailleurs prévue dans la foulée.
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Gérard Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

13 octobre 2010 : Décès, à Paris, d’une crise cardiaque, de l’auteur-compositeur-interprète français Gérard BERLINER. Né le 5 janvier 1956 à Paris, il est à peine âgé de treize ans lorsque, déjà attiré par des activités artistiques, il décroche des petits rôles au cinéma et au théâtre. Et, comme il veut en faire un métier, il s’inscrit ensuite aux cours d’art dramatique de Claude Viriot et quitte sa famille à quinze ans pour vivre avec la secrétaire d’une firme discographique. Passionné de musique et de chanson, il tient une échoppe de disques au marché aux puces avant de pouvoir enregistrer une première chanson en 1974 : « Pour toi je veux vivre ». Cela lui permet d’être à l’affiche des concerts gratuits de la tournée d’été de la radio périphérique française Europe 1 en première partie des Martin Circus et de Georgette Plana. Engagé comme figurant pour des émissions télévisées françaises comme celles produites à l’époque par Gilbert et Maritie Carpentier, il effectue de nombreuses rencontres et, en 1978, il est remarqué par Serge Lama qui lui demande d’assurer les levers de rideaux de ses concerts. Puis, c’est la première partie de Marie-Paule Belle qu’il preste à l’Olympia de Paris en 1977. Il poursuit alors sa carrière artistique en travaillant pour les autres : il compose et réalise ainsi un 45 tours pour l’actrice et chanteuse française Babeth, « Bébé Reggae », en 1981. La même année, il fait la connaissance du parolier Frank Thomas avec qui il écrit la chanson « Louise » qui devient l’un des « tubes » de l’été 1982 avec 1,5 million de disques vendus. Gérard Berliner est alors invité de l’émission télévisée Champs-Élysées de Michel Drucker, puis, en octobre 1983, il est au programme de l’Espace Cardin à Paris où il assure la première partie des concerts de Juliette Gréco durant un mois. Il éprouve ensuite bien des difficultés à rester populaire malgré des chansons comme « Voleur de mamans » entre autres. L’artiste enregistre cependant quelques albums (« Je porte ma vie » en 1983, « La mémoire profane » en 1984) et ses chansons font l’objet de quelques compilations. Gérard Berliner alterne alors des prestations dans des séries télévisées et des concerts dans des salles parisiennes comme Le Sentier des Halles ou le Casino. Et il faut attendre les années 1990 pour qu’il enregistre d’autres albums comme « De toi à moi » en 1990. Un album qui lui permet d’âtre l’invité d’honneur d’un podium d’été réalisés par la radio publique belge RTBF à Butgenbach le mercredi 8 août 1990. Suivent alors les opus « Le Vertige des fleurs » produit par Charles Aznavour en 1992, « Chien de voyou » en 1994 et « Heureux » en 1997. Pour le 14 juillet 2002, date du bicentenaire de la naissance du poète-écrivain des « Misérables », il est celui qui a écrit le spectacle « Hugo illumine Paris » sur les conseils du célèbre l’historien et académicien Alain Decaux. Il lui vient alors l’idée de monter un spectacle mêlant chanson et théâtre : « Mon alter Hugo », évocation personnelle de la vie de Victor Hugo qu’il présente durant plusieurs saisons à Paris. Il tourne également avec un spectacle en hommage à Serge Reggiani. On le revoit à l’occasion de certaines émissions télévisées et ses spectacles attirent toujours autant de spectateurs. En 2006, il est nommé aux « Molières » dans la catégorie « Molière du spectacle musical » pour « Mon alter Hugo ». Mais, de manière inopinée, Gérard Berliner décède à l’hôpital Necker de Paris le 13 octobre 2010 d’une crise cardiaque à l’age de 54 ans. Sa dépouille est inhumée au cimetière parisien du Père-Lachaise, division 44. Gérard Berliner y repose auprès de ses parents et de son demi-frère, Bruno Berliner, membre du célèbre gang des postiches et abattu le 14 janvier 1986 au cours d’une fusillade avec des policiers à la suite d’un braquage.
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15 AOUT

 

Nino Ferrer dans les années 1970

15 août 1934 : Naissance, à Gênes en Italie, du chanteur, auteur et compositeur italo-français Nino FERRER sous le nom de Nino Agostino Arturo Maria Ferrari. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Sylvie Vartan en 2010

Sylvie Vartan en 2010

15 août 1944 : Naissance, à Iskretz en Bulgarie, de la chanteuse française d’origine bulgare Sylvie VARTAN. Lorsqu’elle voit le jour, Sylvie a déjà un frère de six ans: Edmond qui s’appellera plus tard Eddie Vartan. Toute la famille déménage alors vers la capitale bulgare Sofia. A six ans, Sylvie entame sa carrière artistique en jouant dans un film tourné par un ami de la famille. Au début des années 1950, le clan Vartan est obligé d’émigrer vers un monde meilleur et c’est en 1952 qu’il débarque à Paris. C’est là que Sylvie et Eddy entament des études très sérieuses. Parallèlement à cette scolarité appliquée, Eddie travaille dans le milieu de la musique où il cotoie des artistes et des producteurs comme Daniel Filipacchi. Ce dernier propose à Sylvie d’être la jeune fille répondant au chanteur Frankie Jordan dans un disque que ce dernier enregistre au début de 1961: « Panne d’essence ». La mélodie obtient un beau succès malgré l’inexpérience de la jeune chanteuse. Mais Filipacchi croit au talent de Sylvie et est bien décidé à lui donner sa chance en lui faisant enregistrer des chansons en solo comme « Quand le film est triste ». Sylvie chante alors en première partie de Gilbert Bécaud à l’Olympia de Paris puis elle assure le lever de rideau des spectacles de Johnny Hallyday dans toute la France en 1962. Elle enregistre quantité de chansons qui lui permettent de devenir une vedette: « Le loco-motion », « Tous mes copains », « Est-ce que tu le sais », « Twiste et chante », etc.

Le 22 juin 1963, Sylvie Vartan fait partie des idoles qui se présentent aux jeunes sur la place de la Nation à Paris. Son ascension continue en janvier 1964 avec son passage à l’Olympia de Paris au même programme que Pierre Vassiliu, Trini Lopez et les Beatles. A partir de ce moment et jusqu’à la fin des années 1980, Sylvie Vartan va enchaîner les chansons à succès. On peut citer notamment: « La plus belle pour aller danser » (1964), « Par amour, par pitié » (1966), « 2’35 de bonheur » (avec Carlos, 1967), « Comme un garçon » (1967), « La Maritza » (1968), « On a toutes besoin d’un homme » (1968), « Mon père » (1972), « Non je ne suis plus la même » (1973), « J’ai un problème » (avec Johnny Hallyday, 1973), « L’amour au diapason » (1974), « Bye bye Leroy Brown » (1974), « La drôle de fin » (1975), « Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes » (1976), « Petit rainbow » (1977), « Nicolas » (1979), « L’amour c’est comme une cigarette » (1981), « La première fois qu’on s’aimera » (avec Michel Sardou, 1983), etc. Le 12 avril 1965, Sylvie épouse Johnny Hallyday puis elle donne naissance à leur enfant, David (Hallyday), le 14 août 1966. Le 20 février 1970, Johnny et Sylvie sont sur la route de Besançon où ils vont chanter ensemble. Près de Belfort, leur voiture dérape sur une plaque de verglas et plonge dans un fossé. Johnny en sort indemne mais Sylvie est gravement blessée à la figure. Après un court séjour à l’hôpital, elle part six mois aux Etats-Unis pour une chirurgie esthétique qui va refaire, mais aussi modifier, son visage. Pendant sa convalescence à New-York, Sylvie suit, de manière intensive, les cours de danse de Jojo Smith qui vont profondément changer son approche de la scène. Car, si Sylvie Vartan possède une discographie avec des succès hors du commun, elle construit aussi sa carrière sur des spectacles toujours mis en scène et fortement travaillés. Elle est même, un temps, cataloguée meneuse de revues tant ses shows et ses émissions télévisées sont pensés comme de véritables pièces de théâtre chantées et chorégraphiées. Son couple avec Johnny Hallyday s’essouffle après une quinzaine d’années: en novembre 1980, le divorce est prononcé. Et, au printemps 1981, elle rencontre le producteur italo-américain Tony Scotti avec qui elle vit depuis aux Etats-Unis. Avec son retrait physique de la France et de l’Europe, Sylvie Vartan connaît une accalmie dans sa carrière artistique à partir du début des années 1990. Du coup, au niveau de ses concerts aussi, ces derniers se déroulent dans des salles plus intimistes, si l’on peut dire, comme le Casino de Paris en 1995, l’Olympia en 1996 et 1999, la Mutualité en 2008, le Théâtre du Châtelet en 2010 et 2011 ou encore la salle Pleyel pour fêter avec un orchestre symphonique ses 50 ans de scène en novembre 2011. En 2013, l’artiste se fait plaisir en enregistrant aux Etats-Unis l’album « Sylvie in Nashville » et, deux ans plus tard, c’est le concept « Une vie en musique » qui est commercialisé: un opus où elle réenregistre quelques succès significatifs de sa carrière. Pratiquement un an après la mort de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan estime pouvoir lui rendre hommage en commercialisant, fin 2018, un album où elle a enregistré quelques succès marquants de l’artiste français probablement le plus populaire de tous les temps : « Avec toi ».
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15 août 1983 : L’artiste, chanteur, compositeur, auteur, éditeur et producteur belge André D’ANJOU lance sa société d’édition Adasong. Pendant quelque temps, il va éditer et produire ses propres chansons avant d’aider au développement d’autres interprètes belges comme Alain Tomasi et Philippe Vancles dans les années 1990. Par la suite, André ne se consacre plus qu’à l’édition musicale concernant des artistes comme le pianiste Jean-François Maljean, la chanteuse Maria Palatine et le DJ Mister Dumont. Il aide alors surtout au développement de la carrière de ces artistes en Asie. En 2013, Adasong s’intéresse aussi à la musique cubaine en développant le répertoire de Rey Cabrera. Ci-dessous, l’un des succès d’Alain Tomasi au début des années 1990, l’époque où il était produit par Adasong.

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29 JUILLET

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

29 juillet 1916 : Naissance, à Ortaköy, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH, Sapric de son vrai nom. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

29 juillet 1980 : Décès, à Moulins (F), du chanteur Stéphan REGGIANI. Né le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils du chanteur et comédien Serge Reggiani et de la comédienne Janine Darcey. Après le divorce de ses parents, Stéphan, encore enfant, est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. A Paris où il se retrouve seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il interprète lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours chez CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un « minet ». Ce n’est pas un « poète chevelu », c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Jean-Michel Caradec dans les années 1970

29 juillet 1981 : Décès, à Rambouillet, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC, des suites d’un accident de voiture. Né le 20 septembre 1946, à Morlaix dans le Finistère, d’un père marin et d’une mère institutrice, il passe son enfance en Bretagne et va au lycée à Brest avant de poursuivre ses études à Paris. Il suit alors les cours du conservatoire de Brest où il décroche un premier prix. Passionné de musique et de chanson, il compose très vite des mélodies sur lesquelles il écrit des textes intéressants qui séduisent un directeur artistique. Il signe un contrat chez Polydor en 1969 et enregistre quelques 45 tours puis un premier album en 1972 mais le succès n’est pas au rendez-vous. Jean-Michel Caradec persévère et rencontre le goût du grand public en 1974 avec un « tube » qui a pour titre « Ma petite fille de rêve ».

Les nombreux passages radiophoniques de ses chansons, comme « Ile », permettent alors à Caradec de chanter à l’Olympia de Paris en 1976. Un an plus tard, il reçoit le Prix de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux. En 1978, il participe à l’enregistrement sur disque de la comédie musicale « Le rêve de mai ». Composée et écrite par Didier Marouani et Simon Monceau, elle évoque les événements de mai 1968 et Jean-Michel Caradec y figure aux côtés de Nicolas Peyrac et Nicole Rieu entre autres. En 1979, il écrit, compose et interprète « Ma Bretagne quand elle pleut », un superbe hymne à sa région natale qui sera reprise en 2010 par Nolwenn Leroy sur son album « Bretonne ».

A la fin des années 1970, Caradec encourage un jeune auteur compositeur talentueux à se lancer comme interprète: Didier Barbelivien. Alors que sa carrière se développe de plus en plus et qu’il assure les spectacles estivaux de la tournée de France Inter, son véhicule emboutit l’arrière d’un poids lourd sur l’autoroute A10. Le 29 juillet 1981, il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Rambouillet où il décède dans la soirée. Il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest. Quelques mois après son décès, Didier Barbelivien lui rend hommage en créant la chanson « Caradec » et en reprenant « Au château des alouettes » sur le même album paru en 1982.

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Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

29 juillet 2017 : Décès, à Calvi (Corse) de l’imprésario français Charley MAROUANI à l’âge de 90 ans. C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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