Imprésario des « grands » de la chanson, Charley MAROUANI est décédé

Charley Marouani en 2012

Charley Marouani est mort à l’âge de 90 ans à Calvi, en Corse, ce samedi 29 juillet 2017. C’est sa fille, Rachel, qui en a fait l’annonce auprès de l’Agence France Presse, l’AFP.
C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit.
Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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18 DECEMBRE

Laurent Voulzy – Pochette album 2008

18 décembre 1948 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Laurent VOULZY dont le vrai prénom est Lucien. Son père est un homme d’affaires originaire de la Guadeloupe tout comme sa mère qui part vivre à Paris, seule avec son fils, afin de devenir chanteuse et danseuse. Lucien vit alors à Nogent-sur-Marne d’abord chez une nourrice puis chez sa maman qui a finalement abandonné tout projet artistique et s’est remariée. Enfant puis adolescent, Lucien baigne dans la musique: créole d’abord puis anglo-saxonne en écoutant la radio. Il n’a dès lors qu’une envie: jouer de la musique et ce au détriment de ses études. Il se rapproche de la maison des jeunes de Nogent et il y organise des concerts. A quatorze ans, il fonde le groupe des « Tigers » dont il est le batteur. Par la suite, c’est à la guitare basse qu’on le retrouve au sein du groupe des « Ellences » et à la guitare électrique avec le « Mark Robson Sound ». Puis, il est le meneur du groupe « Temple de Venus » avant d’entamer une carrière de chanteur de manière très difficile. En 1967, il présente l’une de ses premières compositions, « Timide », à un concours qu’il remporte à Nogent. Décidément plus à l’aise dans la formation de groupes musicaux, il fonde cette fois le groupe « Le poing » qui, malgré de nombreux concerts dans toute la France, n’enregistre pas de disque. Pour gagner sa vie, le musicien Lucien Voulzy accompagne les stars du moment sur scène: il devient même le chef d’orchestre de Pascal Danel qui cartonne alors avec « La plage aux romantiques » et « Kilimandjaro ». Après son service militaire qu’il effectue en 1968, il signe son premier contrat pour une firme discographique sous le nom d’artiste de Laurent Voulzy. Mais ce n’est pas gagné pour autant car les 45 tours qu’il enregistre à partir de 1972 ne se vendent pas: « Folle de toi » (1972), « La sorcière » (1973), « Milady » (1974), « La fille en papier » (1975) et « Les radios qui chantent » (1976). Au fil du temps qui passe, Laurent a la chance de pouvoir compter sur une maison de disques qui ne s’impatiente pas et qui, en plus, lui donne l’opportunité de rencontrer, en 1974, un autre apprenti-chanteur nommé Alain Souchon. Ce dernier écrit des textes étonnants sur les musiques de Voulzy et il les interprète avec succès dès 1974 dans des chansons comme « J’ai dix ans », « S’asseoir par terre » ou encore « Bidon » (1976). Fin 1976, avec son acolyte Souchon, Voulzy songe à une chanson qui serait une sorte de medley des grandes chansons anglo-saxonnes qui ont bercé les étés de son enfance et de son adolescence. Il lie ces extraits musicaux par une mélodie dont le texte est imparable: « un truc qui m’colle encore au coeur et au coeur ». La chanson s’appelle « Rockollection », elle sort en mai 1977 et elle est un tube d’été européen.

Parallèlement à sa carrière de compositeur à succès entamée pour Alain Souchon, Laurent Voulzy doit maintenant poursuivre une carrière d’interprète qui prend un envol assez inattendu. Il enchaîne les succès avec « Bubble star » (1978), « Paris-Strasbourg » (1978), « Karin Redinger » (1979), « Le coeur grenadine » (1979), « Cocktail chez mademoiselle » (1980), « Idéal simplifié » (1982), « Bopper en larmes » (1983), « Désir désir » (avec Véronique Jannot en 1984), « Les nuits sans Kim Wilde » (1985), « Belle-île-en-mer Marie-Galante » (1986), « My song of you » (1986), « Le soleil donne » (1988), « Le pouvoir des fleurs » (1993), « Le rêve du pêcheur » (1993) ou « La fille d’avril » (2002). En 1993, l’artiste reçoit une Victoire de la musique pour son album « Caché derrière » et le Grand Prix de la Chanson française attribué par la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français (SACEM). La même année, Laurent Voulzy prouve qu’il est aussi un homme de scène en produisant des spectacles imposants où les guitares sont partout. Il semble avoir atteint un certain paroxysme dans l’aspect visuel de ses concerts dans les années 2000 et en 2012 avec le spectacle issu de l’album concept « Lys and love » dont le titre phare est « Jeanne ». En 2002, il reçoit une seconde Victoire de la musique cette fois pour l’album « Avril ». En juin 2006, Laurent Voulzy sort un album de reprises de chansons estivales intitulé « La septième vague » et il connaît alors un beau succès avec « Derniers baisers », adaptation française datant des années 1960 d’un tube anglo-saxon de la même époque: « Sealed with a kiss ». Deux ans plus tard, jour pour jour, l’album Recollection célèbre le trentième anniversaire de son premier grand succès: « Rockollection » dont une nouvelle version est alors enregistrée. Le 24 novembre 2014, Laurent réalise le vieux rêve d’enfin enregistrer un album en duo avec son complice de 40 ans: Alain Souchon. L’opus est lancé par la chanson « Derrière les mots » qui est d’emblée un grand succès tout comme la tournée de concerts que les deux compères doivent prolonger ensuite. En 2017, 40 ans après une première version sans succès, la chanson « Timide » se retrouve en introduction du neuvième album studio de laurent Voulzy consacré à la musique brésilienne: « Belem ».  A partir de septembre 2018, l’artiste est de retour pour une nouvelle série de concerts exceptionnels dans les églises et cathédrales. L’occasion de découvrir son répertoire revisité en résonance avec ces lieux uniques.
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18 décembre 1962 : Alors que la chanson « Belles belles belles » vient de sortir avec succès, Claude FRANCOIS propose son premier concert à Paris. Il chante en effet à l’Olympia en première partie du groupe The Spotnicks et de la chanteuse DALIDA.
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Pauline Ester – Pochette du best of en 2006

18 décembre 1963 : Naissance, à Toulouse, de la chanteuse française Pauline ESTER sous le véritable nom de Sabrina Ocon. C’est sous le nom de Sabrina O qu’elle se fait connaître au début des années 1980 dans sa région natale du Sud-Ouest de la France. Elle se produit ainsi dans de nombreux cabarets de Toulouse et sur des scènes ouvertes comme à Montauban. En 1989, grâce à des chansons écrites en collaboration avec Fred Loizeau, elle décroche l’opportunité d’enregistrer un album chez Polydor.

L’opus est emmené par la chanson « Il fait chaud » et devient un énorme succès grâce à « Oui je l’adore » puis « Le monde est fou » et « Une fenêtre ouverte ». En octobre 1992, Pauline Ester sort un deuxième album dont le titre est « De l’autre côté ». Quelques chansons comme « Les hommes à genoux » et « Sur ton répondeur » obtiennent les faveurs de quelques programmateurs de radio mais le succès de ce second opus est plus faible que celui du premier. Faut-il dès lors y voir la raison pour laquelle Pauline Ester s’est alors longuement éclipsée du paysage de la chanson francophone ? En tous cas, ce n’est que quatorze ans plus tard qu’elle apparaît à nouveau avec un album compilation de ses succès et trois inédits. En 2007, dans la foulée de cet album, elle interprète les chansons du film « New Délire » avec Mathilda May et Pascal Légitimus, l’ex-« inconnu » qui fut aussi son compagnon pendant sept ans jusqu’en 2003. En 2010, Pauline Ester retrouve les joies de la scène en proposant un nouveau spectacle en duo acoustique avec son complice des débuts Fred Loizeau. D’octobre 2014 à juillet 2015, elle participe à la tournée « Stars 80 L’Origine », avec d’autres artistes marquants des années 1980 comme Lio, Emile et Images, Julie Pietri, Cookie Dingler, François Feldman, Jean-Pierre Mader ou encore Les Avions.
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Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

18 décembre 2001 : Décès de Gilbert BECAUD à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer. Né le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly, le chanteur et compositeur français passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les enregistrer lui-même. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », Quand tu danses » ou « Les croix ». Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspiré. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1968), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Totalement heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui inaugure la réouverture de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100.000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun,
Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud (cliquer ICI pour lire l’article).
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Léo Marjane dans les années 1930

18 décembre 2016 : Décès, à Barbizon, d’une crise cardiaque, de la chanteuse française Léo MARJANE à l’âge de 104 ans. Née à Boulogne-sur-Mer le 26 août 1912 sous le nom de Thérèse Gendebien, elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ». Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais. Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas pu faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Ferré (« Monsieur mon passé »). Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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13 NOVEMBRE

Thierry Le Luron en 1971

13 novembre 1986 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de l’imitateur et chanteur Thierry LE LURON à l’âge de 34 ans. Né le 2 avril 1952 à Paris, Thierry est surtout connu comme imitateur mais il a aussi enregistré quelques disques de chanson et d’opérette. Après avoir créé un groupe de musiciens avec des copains au début des années 1960, il se tourne assez vite vers l’imitation et se produit dans des cabarets parisiens où il se fait remarquer. Mais c’est en 1970, lors de l’émission « Télé Dimanche », qu’il devient populaire grâce au « Jeu de la chance » animé par Raymond Marcillac. Il imite, notamment, Salvatore Adamo. En 1972, Thierry Le Luron sort de son rôle principal d’imitateur pour utiliser ses capacités vocales de chanteur d’opérette. Il enregistre plusieurs 45 tours qui reprennent les « tubes » de ce genre musical: « Méditerranée » et « La belle de Cadix » de Francis Lopez mais aussi « Chevalier du ciel » ou encore « La vie parisienne ». Puis, en 1978, il s’offre une première parenthèse du côté de la chanson en reprenant le célèbre « Tiens tiens tiens » immortalisé par Ray Ventura. Deux ans plus tard, il réitère l’expérience mais c’est cette fois chez Charles Aznavour qu’il va chercher son nouveau titre: « Nous nous reverrons un jour ou l’autre ».

En 1981, il interprète, toujours en tant que chanteur, le générique du dessin animé télévisé « Rody le petit Cid ». Enfin, la même année, il enregistre son dernier 45 tours vinyle de chanson où figurent deux titres composés par le chef d’orchestre français Pierre Porte: « Un peu d’amour » et « Aux couleurs de la France ». Atteint du SIDA, Thierry Le Luron va se battre pendant des mois avant de mourir le 13 novembre 1986 à la clinique du Belvédère à Boulogne-Billancourt. Il avait 34 ans.
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Olympia de Paris – Photo (c) KoS

13 novembre 1997 : Légèrement déplacée de quelques mètres et reconstruite à l’identique, la nouvelle salle de l’Olympia de Paris est accessible au public qui assiste au nouveau spectacle de Gilbert BECAUD. Sa présence à l’affiche du « nouvel » Olympia est hautement symbolique puisque « Monsieur 100 000 Volts » a été l’artiste qui s’est produit le plus souvent dans ce temple mythique du music-hall. Quatre ans plus tôt, le chanteur a consacré une chanson de son album « Une vie comme un roman » à cette salle de spectacles parisienne : « Il est à moi (l’Olympia) ».

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24 OCTOBRE

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

24 octobre 1927 : Naissance, à Toulon, du chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud.
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Jean-Claude Pascal dans les années 1970 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

24 octobre 1927 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude PASCAL sous le nom de Jean-Claude Villeminot. Son père étant décédé quelques mois après sa naissance, Jean-Claude est élevé par sa mère dans le milieu aisé de riches industriels du textile. Après une enfance paisible et une scolarité normale, il termine la guerre en s’engageant dans la division blindée de l’armée française menée par le général Leclerc. Il est de ceux qui libèrent la ville de Strasbourg et il en est récompensé par la Croix de guerre en 1945. Après la guerre, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour l’entreprise textile de son oncle. Créateur et créatif, il se fait embaucher comme modéliste-dessinateur chez les couturiers Hermès puis Dior et Piguet. Il se permet aussi, de temps en temps, de poser comme modèle grâce à son physique de jeune premier. Se faisant des amis dans le monde du théâtre, il s’intéresse à la création de costumes puis au jeu d’acteur tout simplement. En 1948, il s’inscrit au célèbre Cours Simon et prend pour pseudonyme Jean-Claude Pascal, question d’éviter à sa famille de voir le nom des Villeminot associé au milieu des saltimbanques. Un an plus tard, Jean-Claude est sur scène pour sa première expérience théâtrale aux côtés d’Edwige Feuillère dans « La Dame aux camélias ». Il multiplie alors les prestations sur les planches mais il est aussi très vite demandé par le cinéma. Les décennies 1950 et 1960 le voient ainsi tourner une multitude de films à succès. En 1955, il s’oriente vers une nouvelle occupation artistique: celle de chanteur. La première mélodie qu’il enregistre a pour titre « Je voudrais » et elle est écrite par Charles Aznavour. Il va alors prendre le temps de se constituer un répertoire avant de se présenter face à un public: celui du théâtre parisien de Bobino en 1961. Interprète, il choisit lui-même les auteurs de ses chansons parmi des talentueux jeunes: Ferrat et Gainsbourg notamment. En 1961, il est sollicité pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au concours Eurovision de la chanson à Cannes. Le 18 mars, il remporte l’épreuve en interprétant « Nous les amoureux », un texte de Maurice Vidalin sur une musique de Jacques Datin.

Durant la fin des années 1950 et la décennie 1960, Jean-Claude Pascal va enregistrer de nombreux 33 tours sur lesquels il grave un bon nombre de reprises de grandes chansons françaises comme « Les feuilles mortes » (Montand), « L’absent »(Bécaud), « C’est si bon » (Montand), « Les amants » (Piaf), « Il n’y a plus d’après » (Béart) ou encore « Chez Laurette » (Delpech). Au début des années 1970, il va réduire ses enregistrements de disques pour revenir au théâtre mais aussi, et c’est nouveau, à la télévision. Il va ainsi apparaître dans des séries françaises dont la plus célèbre sera sans doute « Le chirurgien de Saint-Chad » dont il interprète le générique en 1976. Vingt ans après sa victoire au concours Eurovision de la chanson en 1961, la télévision luxembourgeoise RTL lui demande de représenter à nouveau le pays au cours de cette compétition. Il y présente la chanson « C’est peut-être pas l’Amérique » qui se classe 11e. Deux ans plus tard, en 1983, il enregistre cette fois une série de chansons originales qu’il grave sur un dernier album. Après la sortie de ce disque, il se lance dans l’écriture en rédigeant une autobiographie et des romans. Au début des années 1990, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac. Et, le 5 mai 1992, il décède à 64 ans dans une chambre de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne.
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Michel Chevalier en 1975 – Photo (c) Tony Frank

24 octobre 1952 : Naissance, à Pau, de l’interprète français Michel CHEVALIER. Son enfance se déroule dans les Pyrénées où il se passionne pour la musique et se retrouve, avec des copains, dans un groupe nommé « Les Shake’s » en 1969. Il est l’un des deux chanteurs de la formation avec un certain Daniel Balavoine. En 1971, le groupe se sépare et Balavoine rejoint « Purple Eruption » puis « Présence » alors que Michel Chevalier « monte » à Paris pour y jouer dans le groupe « Variations » à la place de Joe Leb. A partir de 1972, grâce au producteur Georges Aber qui fut une idole des années 1960, il enregistre une dizaine de 45 tours qui vont être de grands succès radiophoniques: « Je veux t’aimer », « Hey mama », « Je suis libre d’aimer », « Femme », « J’ai rêvé », « Extra extra ».

Jusqu’à la fin des années 1970, il commercialise deux 33 tours. Puis, Michel Chevalier va se recentrer sur son métier de choriste et de musicien en travaillant sur scène et en studio pour des artistes comme Johnny Hallyday, Charles Aznavour ou Nana Mouskouri entre autres. En 1986, il participe à un projet musical d’Alain Boublil qui est gravé sur un album intitulé « Chevaliers des étoiles, une aventure musicale du 21e siècle ». Michel Chevalier y apparaît aux côtés de Maurane et de BJ Scott notamment. Dans les années 1990, il met ses talents de musicien au service de quelques albums où il joue de la flûte de pan. Et, en 1995, il participe à la bande originale française du film « Le cygne et la princesse ». Actuellement, l’artiste vivrait aux Etats-Unis où il travaillerait beaucoup grâce à ses capacités vocales fort appréciées.
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Gino Cavaliere en 1981 – Photo (c) Guy Demoustier

24 octobre 1958 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Gino CAVALIERE. Il passe son enfance dans le Borinage, à Quaregnon, dans l’ombre de Salvatore Adamo qui est un voisin mais aussi une idole. Fin des années 1970, sous le simple prénom de Gino, il sort un premier 45 tours avec deux titres : « Pourquoi m’as-tu quitté » et « Sandy ». Puis, au début des années 1980, avec l’aide du guitariste du célèbre Salvatore, Jérôme Munafo, il décroche l’opportunité d’enregistrer une chanson qui est une reprise d’un « tube » italien: « Reviens vers moi ». Ce titre est fortement diffusé par les radios belges dites « libres » à l’époque. Dans la foulée, avec l’aide d’Alex Busanel, il sort un deuxième disque plus rythmé qui va connaître un succès plus important: « J’arrive » en 1982. Gino Cavalière multiplie alors les apparitions sur les podiums de la Belgique francophone mais il ne décroche pas le succès tant espéré hors des frontières. En 1983, un autre 45 tours connaît une belle popularité avec la chanson « Merci bien ». Le succès de Gino Cavalière ne survit pas à la disparition des radios libres malgré une belle voix et des chansons sans prétention mais plutôt bien réalisées. Depuis cette époque, l’artiste continue à se produire dans les fêtes locales et au cours d’animations diverses. En 2017, il sort une compilation de ses plus belles chansons d’amour.
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Charles Level en 1964 - Photo (c) Nisak

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

24 octobre 2015 : Décès, à Rueil Malmaison, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. Né à Cherbourg le 17 juin 1934, c’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc. A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision.
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13 OCTOBRE

Yves Montand en 1962

13 octobre 1921 : Naissance, à Monsummano (Toscane), du chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Trenet, de Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies-Belleville et au Moulin-Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ». Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière ». Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ». A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ». Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ». En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yé », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Brassens, Aznavour, Brel, Gainsbourg, Ferré, Nougaro, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai. Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ». Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son film « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme à laquelle il a été marié.
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Nana Mouskouri en 1984 – Photo (c) Renaud Marchand

13 octobre 1934 : Naissance, à La Canée en Crète, de la chanteuse grecque Nana MOUSKOURI sous le vrai nom Ioánna Moúskhouri. Lorsqu’elle voit le jour, son père est projectionniste dans un cinéma local où sa mère est ouvreuse. En 1937, la famille déménage à Athènes. Alors que la Grèce est occupée par les troupes nazies venues d’Allemagne, le père fait de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Dès l’âge de six ans, la petite Ioanna semble déjà posséder des talents vocaux étonnants. Et il est donc décidé de lui faire suivre des cours de chant dès que possible. Et c’est donc en 1946 qu’elle peaufine sa façon de chanter en apprenant également le piano et l’harmonie. Elle suit ces études pendant huit ans. En 1958, elle rencontre le compositeur grec Manos Hadjidakis qui lui conseille d’enregistrer un premier disque qui récolte, en Grèce, un succès d’estime. Elle pense alors que son avenir se trouve à Paris et, en 1960, elle s’installe dans la capitale française bien décidée à faire carrière dans la musique et la chanson. Elle devient ainsi de plus en plus connue dans le milieu et il lui est proposé de représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson en 1963. Sa chanson, « A force de prier », se classe huitième.

Cette compétition et son retentissement européen sont toutefois très importants pour la notoriété de Nana Mouskouri qui va commencer à connaître de jolis succès: « Roses blanches de Corfou » (1962), « L’Enfant au tambour (1965), « Quand on s’aime » (avec Michel Legrand en 1965), « C’est bon la vie » (1967), « Vole vole farandole » (1969), « Dans le soleil et dans le vent (1969), « Le Tournesol » (1970), « Pauvre Rutebeuf » (1970), « Comme un soleil » (1971), « Soleil soleil » (1972), « Le ciel est noir » (1974), « Toi qui t’en vas » (1975), « Le tournesol » (1976), « Quand tu chantes » (1976), « Je chante avec toi Liberté » (1981), « Chanter la vie » (1982), « L’amour en héritage » (1984) ou encore « Répondez-moi » (1985). Tout au long de sa carrière, la chanteuse va s’attacher à aborder une multitude de genres et de styles musicaux différents: folklore, country, jazz, gospel, pop, chanson française, classique et même, de manière très légère, opéra (en interprétant l’Habanera de Carmen avec Serge Lama notamment). Avec la totalité de ses enregistrements, Nana Mouskouri a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde. Elle interprète ses chansons en français et en grec mais aussi en anglais, en allemand, en néerlandais, en espagnol, en italien, en japonais, en portugais, en hébreu et en gallois. Le 25 novembre 2007, elle donne un concert d’adieu à l’opéra Garnier à Paris. Mais ce ne sont pas ses vrais adieux définitifs puisque, en 2013, elle entame une tournée mondiale appelée « la tournée de ses 80 ans ». La série de concerts internationaux se termine en 2014 avec la sortie d’un album live « Happy birthday tour ». Trois ans auparavant, Nana Mouskouri a enregistré un album de duos où elle reprend ses grandes chansons aux côtés de Roch Voisine (« Adieu Angelina »), Alain Delon (« Pauvre Rutebeuf”), Dave (« Le temps des cerises »), Francis Cabrel (« Guantanamera »), Graeme Allwright (« Suzanne »), Lara Fabian (« La Vie, l’Amour, la Mort”), Serge Lama (“Aux marches du palais”), Garou (“Le ciel est noir”), Alain Souchon (“C’est bon la vie”), Herbert Léonard (“Je chante pour toi Liberté”) et Julio Iglesias (“Grande Grande Grande”) entre autres. Elle y interprète aussi, pour la première fois, un duo avec sa fille Lenou que le grand public découvre: “Tous les arbres sont en fleurs”. Au début de l’année 2018, elle commercialise un nouvel album de reprises baptisé « Forever young ». Sur les quinze titres de l’opus, trois ont été popularisés par des artistes francophones : « Sa jeunesse » (Charles Aznavour), « Dis quand reviendras-tu » (Barbara) et « Salma ya salama » (Dalida).
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CHRISTOPHE en 1988 – Photo (c) Antoine Giacomoni

13 octobre 1945 : Naissance, à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, du chanteur, auteur et compositeur français CHRISTOPHE sous le nom de Daniel Bevilacqua. Il est le fils d’un entrepreneur en maçonnerie italien et d’une mère couturière. Et, encore enfant, il se découvre une passion pour la chanson en appréciant particulièrement Edith Piaf et Gilbert Bécaud. Quelques années plus tard, il se tourne vers le blues et la musique de John Lee Hooker. Il préfère clairement la musique à l’école qui ne retient pas vraiment ses faveurs. A quinze ans, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, c’est vers Elvis Presley et le rock américain que ses goûts musicaux bifurquent. Même si Georges Brassens n’est pas absent de son paysage. Son avenir n’étant pas lié à des études précises, il se décide à apprendre ce qu’il aime: la musique. Et il commence par prendre des cours de guitare et à jouer de l’harmonica. Comme plein d’autres gars de sa génération, il monte alors un groupe de rock en 1961: « Danny Baby et les Hooligans ». La formation se produit au cours d’événements locaux et n’enregistre pas de disque. Il faut dire que le chanteur doit bientôt effectuer ses obligations militaires et l’expérience ne va pas plus loin. Après son séjour sous les drapeaux, Daniel décide de se lancer dans une carrière de chanteur soliste. Sous le pseudonyme de Christophe, il enregistre un premier 45-tours, « Reviens Sophie », qui ne connaît qu’un succès d’estime en 1964. La chanson est inspirée du blues américain et ne correspond pas à l’attente du public. Christophe va le comprendre et écrire alors une mélodie plus douce et sirupeuse qui va totalement dépasser ses espoirs de succès. En 1965, « Aline » se vend à plus d’un million d’exemplaires.

Dans la foulée de ce premier « tube », Christophe s’installe dans les hit-parade de ventes avec d’autres titres comme « Les marionnettes » et « Excusez-moi monsieur le professeur ». L’argent de ses premiers cachets lui permet de s’adonner à la passion des voitures rapides et, aussi, de participer à une course en tant que pilote. Au cours d’une tournée de concerts commune, il découvre la chanteuse Michèle Torr qui met au monde leur fils en 1967. La fin des années 1960 est plus difficile pour le chanteur qui voit son succès s’amoindrir. Avec l’aide du producteur Francis Dreyfus, il connaît un nouveau départ en 1972 et retrouve les premières marches des charts avec des chansons comme « Oh mon amour » et « Main dans la main ». Alors qu’il enregistre des nouveaux titres, il prête ses talents d’harmoniciste à un jeune artiste qui interprète « Kiss Me » dans le studio d’à côté: C. Jérôme. La décennie sera ensuite jalonnée de « tubes » monumentaux pour Christophe: « Belle » (1973), « Les paradis perdus » (1974), « Les mots bleus » (1975), « Senorita » (1975), « Petite fille du soleil » (1975), « Merci John d’être venu » (1976), « Daisy » (1976) et « La Dolce Vita » (1977). Depuis 1966, Christophe n’a alors plus le droit de vendre un disque ni toucher un centime de la chanson « Aline ». C’est que cette oeuvre fait l’objet d’une procédure judiciaire depuis le procès que lui a intenté le chanteur Jacky Moulière pour avoir plagié sa chanson « La Romance ». Christophe gagne le procès en appel en 1978 et, dès 1979, il ressort la chanson qui n’était plus disponible en 45 tours depuis plus de dix ans. 3.500.000 exemplaires du disque se vendent en quelques semaines.

En 1983, il connaît à nouveau un énorme succès discographique avec la chanson d’été « Succès fou ». La même année, il commercialise « Clichés d’amour », un opus où il reprend, en français, des standards américains comme « Ebb tide », « White christmas » ou « Besame mucho » accompagné par un big band. En 1984, Christophe connaît encore un beau succès avec « Ne raccroche pas ». Puis, il se fait oublier pendant une dizaine d’années au cours desquelles ses enregistrements sont rares (« Chiqué chiqué » en 1988). Il faut ainsi attendre 1996 pour voir l’artiste sortir un nouvel album très personnel jusque dans le titre: « Bevilacqua ». Branché sur la musique techno et électro de cette époque, il propose un opus où les chansons ont été travaillées en laboratoire sonique. Les morceaux sont résolument contemporains et étranges mais ne trouvent pas leur public et encore moins celui du Christophe des années 1970. Le disque suivant est commercialisé en 2001 et a pour titre « Comme si la terre penchait ». Sans être un véritable succès de vente, l’album permet à Christophe d’envisager un retour sur scène à l’Olympia de Paris. Il y présente un spectacle superbe à la fois théâtral et chorégraphique qui ravit un public nombreux. Un CD et un DVD de ce concert sont mis en vente et connaîssent une belle notoriété. Dans la foulée, le chanteur entame une tournée de concerts qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa en Belgique. En 2008, il défraie la chronique en sortant l’album « Aimer ce que nous sommes » pour lequel il obtient une excellente promotion médiatique et qui se vend très bien. Quelques mois plus tard, il enregistre avec son vieil ami Salvatore Adamo un duo intitulé « Jours de lumière » où transparaissent toutes les affinités vocales de leurs origines italiennes. En 2011, Christophe participe à l’album de reprises de Bashung intitulé « Tels Alain Bashung » en interprétant « Alcaline ». Deux ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons inédites: « Paradis retrouvé ». Ensuite, il réalise une tournée de concerts acoustiques où il s’accompagne seul au piano. Au cours de cet « Intime Tour » il présente mélodies et succès dans des versions nouvelles et dépouillées qui se retrouvent, au printemps 2014 sur l’album live « Intime ». En avril 2016, Christophe livre son treizième album studio qui a pour titre « Les Vestiges du chaos ». L’opus salue le retour de Jean-Michel Jarre comme auteur de certains textes. Et, pour la rentrée qui suit, Christophe part en tournée dans de nombreux pays francophones.
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SLIMANE en 2016

13 octobre 1989 : Naissance à Chelles, en banlieue parisienne, du chanteur français SLIMANE sous le nom de Slimane Nebchi. Issu d’une famille d’origine algérienne, il fréquente le lycée Jehan puis travaille pour une société de commerce en gros. Il vit ensuite aux Lilas, toujours en banlieue de Paris. Passionné par la musique depuis tout petit, il s’inscrit à différents télé-crochets français pour jeunes talents: Nouvelle Star (2009), Popstar (2011), X-Factor (2011) et Encore une chance (2012).Dans le même temps, il se fait connaître sur Youtube en 2009 où il interprète quelques-unes de ses compositions. En 2015, il se présente aux auditions pour « Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge » et il décroche le second rôle, celui de Lorin, dans cette comédie musicale de Didier Barbelivien qui attend toujours d’être montée. Un album des chansons est toutefois commercialisé en 2015 et Slimane y est entouré de Didier Barbelivien bien sûr mais aussi de Stéphane Bern, Mickaël Miro, Aurore Delplace, Kareen Antonn, etc. Le 14 mai 2016, après avoir parcouru toutes les étapes de ce crochet télévisuel, Slimane remporte la saison 5 de « The Voice France » sur la chaîne privée française TF1. Il sort ensuite un premier album qui a pour titre « A bout de rêves » avant de se lancer dans la tenue de nombreux concerts en France mais aussi en Belgique francophone et en Suisse. Son premier single s’intitule « Paname » et connaît un grand succès. Il est suivi des titres « Le vide », « Adieu », « La Famille ça va bien » et « Frérot » qui lui permettent de se produire dans de nombreux festivals durant l’été 2017. Mais ces chansons préparent alors la venue du « tube » de la fin 2017 : « Viens on s’aime ». En 2018, l’album « Solune » confirme la notoriété grandissante du chanteur qui devient coach de la saison 7 de l’émission télévisée « The Voice Belgique » sur la chaîne publique francophone RTBF. Un poste qu’il reprend pour la saison 8 à partir de janvier 2019 aux côtés de la chanteuse Vitaa. C’est d’ailleurs avec cette dernière qu’il enregistre un nouvel album, intitulé « Versus », qui est commercialisé en août 2019. Une tournée de concerts avec Vitaa est d’ailleurs prévue dans la foulée.
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Gérard Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

13 octobre 2010 : Décès, à Paris, d’une crise cardiaque, de l’auteur-compositeur-interprète français Gérard BERLINER. Né le 5 janvier 1956 à Paris, il commence sa carrière artistique en travaillant pour les autres. Il compose et réalise ainsi un 45 tours pour l’actrice et chanteuse française Babeth, « Bébé Reggae », en 1981. Ses premiers pas d’interprète lui font connaître un immense succès en 1982 avec « Louise » dans la plus pure tradition des grandes chansons réalistes. Il éprouve ensuite bien des difficultés à rester populaire malgré des chansons comme « Voleur de mamans » entre autres. Quelques mois avant sa disparition, il revient au devant de la scène – au sens propre – dans un spectacle musical évoquant Victor Hugo, « L’Alter Hugo », qui connait un certain succès à Paris. De manière inopinée, Gérard Berliner décède à l’hôpital Necker de Paris le 13 octobre 2010 d’une crise cardiaque à l’age de 54 ans.
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14 AVRIL

En 1960

14 avril 1997 : Alors que l’Olympia de Paris va être démoli pour être reconstruit à l’identique quelques mètres plus loin, a lieu le dernier spectacle de ce music-hall prestigieux du Boulevard des Capucines. Il s’agit d’une soirée tout à fait spéciale où des dizaines d’artistes se produisent devant les caméras de la télé française. Gilbert Bécaud, le « locataire » le plus assidu du bâtiment depuis son ouverture en 1954, ouvre les festivités. Un morceau du rideau rouge est remis en souvenir aux spectateurs invités.

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 Anne-Marie Peysson dans les années 1970

Anne-Marie Peysson dans les années 1970

14 avril 2015 : Décès, au Vésinet, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Née le 24 juillet 1935 à Saint-Didier en Dévoluy, elle se passionne très vite pour la radio et la télévision. Et c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fera une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois : « On est bien quand on est deux ».

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Albin de la Simone en 2017

14 avril 2017 : C’est au théâtre de Pézenas, dans le cadre du Printival Boby Lapointe, que sont attribués les Coups de Coeur 2017 de l’Académie Charles- Cros. Le parrain des Coups de cœur chanson francophone 2017 est Albin de la Simone pour son album « L’un de nous ». Les albums d’artistes français récompensés sont ceux de Clio (« Éponyme »), Erwan Pinard (« Obsolescence programmée »), Fishbach (« A ta merci »), Iaross (« Le cri des fourmis »), Katel (« Élégie »), Laura Cahen (« Nord »), Léopoldine HH (« Blumen im topf »), Octave Noire (« Néon »), Tim Dup (« Vers les ourses polaires ») et Volo (« Chanson française »). Pour les coups de coeur attribués aux artistes émanant du reste de la Francophonie, ils ont récompensé la Suissesse Charlotte Peut-être (« Act of man »), la Belge Lisza (« La vie sauvage »), le Québecois Louis-Jean Cormier (« Les grandes artères ») et, pour les territoires du Grand Sud et des Îles, Grèn Sémé (« Hors sol »).
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