2 OCTOBRE

Jean Vallée en 2012 (c) Passion Chanson

2 octobre 1939 : Naissance, à Verviers, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jean VALLEE sous le nom de Paul Goeders. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Gérard Presgurvic en 2000

Gérard Presgurvic en 2000

2 octobre 2001 : Dans son émission télévisée « Vie privée, vie publique » diffusée à 20h55 sur France 2, Mireille DUMAS reçoit Gérard PRESGURVIC, l’interprète de « Détective » en 1983, l’auteur de « Chacun fait c’qui lui plait » par Chagrin d’amour (en 1981) et de la plupart des premiers tubes de Patrick Bruel avant de concevoir le spectacle musical « Roméo et Juliette » en 2000.

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Jean-Claude Annoux en 1968 – Photo (c) P. Bertrand

2 octobre 2004 : Décès, à Martigues, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Claude ANNOUX. Pour en savoir plus sur son parcours artistique et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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9 SEPTEMBRE

Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

9 septembre 1929 : Naissance, à Toulouse, de l’auteur et chanteur français Claude NOUGARO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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MINO en 1984

9 septembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse, actrice et professeur de chant belge MINO sous le nom de Dominique Mucret. Née dans un milieu familial artistique, avec un papa trompettiste de jazz, elle suit d’abord son cursus scolaire à l’École des enfants du spectacle de Paris avec sa soeur Véronique. Et, à seize ans, elle intègre la troupe française de la comédie musicale « Hair » aux côtés de Julien Clerc ou Gérard Lenorman. Mais sa carrière de chanteuse démarre véritablement lorsqu’elle rejoint, avec sa sœur Véronique Mucret, le Big Bazar de Michel Fugain. Et, quand la troupe se sépare, elles créent ensemble le duo Peppermint 2 qui assure, notamment, la première partie de concerts de Nicole Croisille avec un répertoire basé sur quelques 45-tours de style disco. Lorsque les deux soeurs arrêtent cette aventure musicale commune, Véronique se dirige vers le cinéma et Dominique se lance dans une carrière de chanteuse soliste sous le pseudonyme de Mino. Entourée par l’équipe des musiciens et producteurs qui ont permis à Plastic Bertrand de se faire un nom, elle connaît alors quelques bons succès, surtout en Belgique et au Québec, dans les années 1980. Ils ont pour titres « Assez super » (1980), « Les mocassins » (1981), « J’ai jamais dit ça » (1981), « Dupont de la lune » (1982), « Le chef de la bande » (reprise d’un « tube » de Frank Alamo en 1982) ou « Nez en l’air (1984).

Le succès de Mino s’étiole alors assez rapidement et ses chansons ne restent plus que le reflet d’une époque où le 45-tours était un produit de consommation hors norme. En 1986, Mino retrouve sa soeur Véronique sur la scène du théâtre Dejazet à Paris où toutes deux participent à la comédie musicale « La petite boutique des horreurs ». Elles se retrouvent également pour l’enregistrement de l’album du spectacle. Puis, il faut attendre 1991 pour revoir Mino sortir un nouveau disque compact single, au style novateur, sous le nom de Mino D’Oriane : « Garce à toi ». Ce retour à la chanson, qui se réalise avec l’aide de Jean-Félix Lalanne et de Véronique Ducret, est un peu raté, et Mino s’éloigne alors de la chanson pour redevenir Dominique Mucret et donner des cours de chant à Saint-Bruno de Montarville au Québec. En 2002, elle fait une apparition sur une chaîne de télé québécoise pour y évoquer les années 1980 et sa chanson « Assez super ».
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9 septembre 1956 : Naissance de la chanteuse française Bibi FLASH sous son vrai nom de Brigitte Gasté. Elle passe son enfance et son adolescence dans une famille où tout le monde joue d’un instrument de musique par passion. Mais elle veut chanter. Sérieuse, elle passe son bac, suit des études de cinéma et obtient son diplôme d’études et de recherches cinématographiques à Paris. Elle se tourne alors vers des études d’anglais et l’école du Louvre avant de décider de se lancer dans la chanson. Elle s’inscrit à de multiples auditions jusqu’au moment où le le producteur Philippe Renaux est séduit par ses capacités vocales et son timbre de voix. En 1981, le premier 45-tours de Bibi Flash est composé et écrit par Philippe Renaux et Claude Mainguy et contient la chanson « Détective ». Ce n’est pas un grand succès pour un premier essai mais c’est encourageant et le producteur, qui vient de créer son propre label discographique, propose une deuxième chance à la jeune artiste qui enregistre une reprise de la chanson « Le lion est mort ce soir » d’Henri Salvador ou moment où le groupe Tight Fit fait de même avec la version originale anglo-saxonne « The lion sleeps tonight ». Elle obtient ainsi un premier passage à la télé française.

Mais c’est en 1983 que la jeune femme brune se fait réellement connaître du grand public avec une chanson de style rap (« Histoire d’un soir ») qui n’est pas sans rappeler celle du groupe Chagrin d’Amour « Chacun fait c’qui lui plaît ». Peu après ce succès, elle est pressentie par les musiciens Laurent Boutonnat et Jérôme Dahan pour interpréter une chanson intitulée « Maman a tort ». Mais c’est finalement une jeune mannequin canadienne, Mylène Farmer, qui est choisie. Alors qu’elle touche enfin au succès avec « Histoire d’un soir », Bibi Flash se sépare de Philippe Renaux et rejoint l’équipe de la firme RCA pour y enregistrer des chansons aux textes légers et acidulés écrits et composés par des spécialistes de la variété française : « Vie privée » et « Saint-Trop by night ». En 1986, l’artiste décide à nouveau de changer de production et elle rencontre Romano Musumara qui vient de signer des mélodies addictives pour Jeanne Mas et Stéphanie de Monaco. Le compositeur lui propose d’écrire ses propres textes sur les mélodies qu’il lui laisse. Bibi Flash signe donc les paroles de « J’existe » et « Imposture », une chanson qui donne son titre au premier album de la chanteuse. Un opus réalisé, en 1987, par Dominique Nicolas du groupe Indochine et Romano Musumara et pour lequel l’artiste devient une punk blonde. Il semblerait ensuite que l’artiste ait encore enregistré des 45 tours jusqu’en 1989 (« Ca suffit ») avant de disparaître du monde de la chanson.

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Réjane Perry

9 septembre 2003 : Décès, à Paris, de la chanteuse Réjane PERRY des suites d’un cancer. L’artiste naît sous la vraie identité de Réjanne Perrimond le 27 janvier 1960 à Moutiers en Savoie. A l’âge de quatorze ans, sa voix pure, cristalline et puissante la pousse à entrer au Conservatoire de Chambéry avant de rejoindre celui de Grenoble. Trois ans plus tard, elle intègre l’opéra de Lyon où elle travaille trop. Très fatiguée, Réjane doit alors subir une opération des cordes vocales qui l’oblige à arrêter le chant. Mais, alors qu’elle trouve un job d’ambulancière, elle décide de tout faire pour retrouver sa voix. Elle finit par la retrouver à force de travail et en se produisant dans des cabarets et des bals, à Marseille et en Suisse notamment. Le 5 mars 1989, lorsque Luc Plamondon est brutalement lâché en pleine série de représentations de Starmania à Paris par Maurane qui joue le rôle de Marie-Jeanne, Réjane Perry est contactée illico par le compositeur canadien pour récupérer le rôle dès le lendemain. Plamondon a, en fait, découvert la chanteuse en regardant la télé un dimanche de 1989 où elle interprète son premier single, « Say », chez Jacques Martin. Ce premier disque est le fruit d’une collaboration entre l’auteur Pascal Auriat et le compositeur Paul Slade et il est arrangé et mixé par Bernard Estardy. Alors qu’elle doit apprendre et reprendre le rôle de Marie-Jeanne en deux jours, elle devient l’une des plus brillantes « serveuse automate » de Starmania au cours de la tournée européenne qui suit les représentations parisiennes. Elle a ensuite la chance d’être l’unique Marie-Jeanne à apparaître dans la version DVD de Starmania. En 1991, forte de son succès de Marie-Jeanne, Réjane Perry sort son premier album qui a pour titre « Altitude » et qui contient dix chansons.

En 1996, elle rencontre le compositeur Carolin Petit qui lui donne l’occasion d’interpréter des génériques tels que celui du téléfilm « Les maîtres de l’orge » diffusé sur France 2. Alors qu’il travaille sur les orchestrations d’une nouvelle comédie musicale, « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour », Carolin Petit lui fait rencontrer le compositeur Gérard Presgurvic. Ce dernier lui demande alors d’enregistrer toutes les voix féminines pour la maquette et de coacher la troupe pour l’enregistrement de l’album. Presgurvic est aussi charmé par son interprétation de « Et voilà qu’elle aime » et il offre ainsi à Réjane Perry le rôle de la nurse dans le spectacle dont la première parisienne a lieu en 2001.

Tenaillée par la maladie dès 2003, Réjane prépare toutefois un nouvel album et envisage de partir en tournée dans toute la France afin de promouvoir ce dernier. Parallèlement à cela, la chanteuse fait régulièrement partager sa connaissance de la musique en animant des stages de développement artistique, en collaboration avec Corinne Roucoules, comédienne, danseuse et chorégraphe. C’est d’ailleurs grâce à cette dernière et Carolin Petit que cinq titres du nouvel album inachevé seront téléchargeables quelque temps sur le web à titre posthume car, le 9 septembre 2003, Réjane Perry succombe au cancer. Son corps est ensuite inhumé au Muy, son lieu de résidence dans le Var.
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5 JUIN

L’affiche du film « Les Demoiselles de Rochefort »

5 juin 1931 : Naissance, à Pontchâteau, du cinéaste français Jacques DEMY. Il figure parmi les personnalités marquantes de la chanson française pour sa réalisation de nombreux films musicaux mythiques comme « Les Parapluies de Cherbourg », « Les Demoiselles de Rochefort » et « Une chambre en ville ». Il doit certainement cette passion pour la musique et la chanson à ses parents qui, dès son plus jeune âge, l’emmènent au cinéma mais aussi à des soirées d’opérettes ou d’opéras. A l’âge de huit ans, il apprend ainsi le violon. Il se fait remarquer, comme réalisateur de cinéma, à la fin des années 1950 en s’accrochant au train de la « nouvelle vague ». Cependant, un peu comme ceux de Claude Lelouch, les films de Jacques Demy accordent une grande place à la musique. Il fait ainsi souvent appel à Michel Legrand pour en composer la trame. Seule exception: la bande originale de « Une chambre en Ville » qui est composée par Michel Colombier. C’est Jacques Demy qui écrit lui-même les textes. Et, dans deux cas, il va jusqu’à réaliser des films entièrement chantés: « Les Parapluies de Cherbourg » (avec Catherine Deneuve) et « Une chambre en ville ». Il est d’ailleurs le seul réalisateur français à obtenir un succès international dans le domaine du film musical. Avec, d’une part, « Les Parapluies de Cherbourg », qui reçoit la Palme d’Or au festival de Cannes et le prix Louis Delluc en 1964, et avec, d’autre part, la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » (avec Gene Kelly, George Chakiris, Catherine Deneuve et Françoise Dorléac en 1967) dont « la chanson des jumelles » est devenue un tube mythique.

Lorsque Jacques Demy meurt le 27 octobre 1990 à Paris, du sida, son décès est annoncé, suivant sa volonté, comme consécutif à un cancer.

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Guy Carlier en 2009 - Photo (c) Bapti

Guy Carlier en 2009 – Photo (c) Bapti

5 juin 1949 : Naissance, à Argenteuil, du journaliste et auteur français Guy CARLIER. Il naît dans une famille de maraîchers et, fils de commerçants, il se passionne assez rapidement pour le commerce et l’économie. Il termine ainsi ses études par une licence en sciences économiques et il occupe ensuite de hautes fonctions financières dans différentes entreprises. Mais, en 1989, la société qui l’emploie tombe en faillite et Guy Carlier se réfugie dans l’écriture de chansons. Grâce à des relations bien placées dans le milieu artistique, il écrit notamment le texte du tube de l’été 1989 pour la jeune chanteuse belge Mélody: « Y a pas que les grands qui rêvent ».

Par la suite, il se fait remarquer par le producteur français Jean-Luc Delarue qui lui propose de participer à la création de l’émission télévisée « Ça se discute » en 1994. En 1997, Guy Carlier écrit ses premières chroniques radiophoniques pour l’émission « Dans tous les sens » de Laurent Ruquier sur France Inter. Et, trois ans plus tard, il devient l’un des chroniqueurs de l’émission de Stéphane Bern « Le Fou du roi » où il attaque régulièrement l’animateur et compositeur Julien Lepers. En septembre 2004, l’homme reprend le siège d’Ariane Massenet dans l’émission télévisée de Marc-Olivier Fogiel « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3. Puis, au printemps 2005, il se retrouve à commenter en direct le concours Eurovision de la chanson pour France 3 aux côtés de Julien Lepers qui se réconcilie avec lui. La même année, le nouvel album de Johnny Hallyday, « Ma vérité », contient une chanson signée Guy Carlier: « Ce qui ne tue pas nous rend plus fort ». En 2011, Guy Carlier se lance dans l’aventure du one man show humoristique avec « Ici et maintenant » où il parle notamment du régime alimentaire drastique qu’il s’est imposé pour perdre une partie des 240 kilos qu’il a acquis par boulimie. Trois ans plus tard, il rejoint l’émission des Grosses Têtes sur les ondes françaises de RTL aux côtés de Laurent Ruquier avant de poursuivre ce job de chroniqueur dans d’autres émissions et sur d’autres radios.
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Michel Barbier

5 juin 1949 : Naissance, à Charleroi, du chanteur belge Michel BARBIER. Il écrit des textes et chante depuis l’âge de quinze ans après avoir été le spectateur de deux concerts de Jacques Brel en 1964 et 1965 au Palais des Beaux-Arts de sa ville natale. Mais Michel poursuit des études brillantes où il décroche une licence en philologie romane. Par la suite également libéré de ses obligations militaires, il s’adonne enfin à sa passion pour la chanson et entame des concerts en compagnie d’un copain guitariste. Ensemble, ils effectuent la tournée des maisons de jeunes qui sont alors friandes de ce genre de spectacles. Puis, c’est entouré de plusieurs musiciens (Jacques Tunus, Michel De Pril, Marc Keyser et William Dunker) qu’il apparaît dans des concours de jeunes talents en Belgique : à Bastogne en 1971, à Liège en 1972 et au Festival d’Obourg en 1974. Il y décroche le prix du jury ainsi que le prix du public. L’artiste est en pleine ascension et il preste ainsi lors des levers de rideaux de Claude Nougaro, Maxime Le Forestier, François Béranger, Paul Louka ou Julos Beaucarne. Le premier 45 tours que Michel Barbier enregistre alors contient notamment le titre « Amour fédéraliste » et le chanteur est à ce moment considéré comme faisant partie de la nouvelle vague de la chanson belge francophone des années 1970.

Michel Barbier met alors à profit cette première expérience discographique pour peaufiner un album, intitulé « Fées », qui sort en 1982. En 1983, il s’associe aux chanteurs, musiciens et comédiens belges William Dunker, Marc Keiser et Alain Boivin pour créer le groupe « Les Jules ». Au Festival du Rire de Rochefort (B), en 1985, « Les Jules » obtiennent le Prix de la Presse et celui du Public. Par la suite, après une époque où il partage les spectacles des « Triples Buses », Michel Barbier délaisse un peu les studios et il chante encore par pur plaisir dans des soirées entre amis. Il faut dire que ses activités professionnelles d’animateur culturel, de journaliste et d’attaché de presse ne lui laissent plus beaucoup de temps pour sa passion. Entre 1990 et 2002, il présente notamment le journal télévisé quotidien de Télésambre, la télévision locale de Charleroi. Le 30 mars 2003, il se produit en première partie de Romain Didier, dans le cadre du festival « Mars en Chansons », dans la salle de l’Eden à Charleroi. C’est là le premier pas de l’artiste vers un retour à la chanson de plus en plus envisagé. Le 22 juillet 2004, Michel Barbier poursuit son retour sur scène en prestant un concert au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Il y est programmé juste avant le spectacle proposé par un ami de longue date : Albert Delchambre. Il est alors question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Michel mais celui-ci restera finalement à l’état de projet. En 2008, « Les Jules » font un come-back remarqué à la Comédie Centrale de Charleroi et Michel Barbier est bien entendu de l’aventure. Depuis cette époque, le parcours musical de l’artiste se poursuit de manière plus timide.
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Carole Fredericks en 2000

5 juin 1952 : Naissance, à Springfield (Massachusetts), de la chanteuse américaine Carole FREDERICKS. Elle quitte sa région natale à 20 ans pour la Californie où, en accomplissant divers petits travaux, elle commence à chanter. A 27 ans, elle décide de quitter les Etats-Unis pour tenter sa chance en France. C’est plutôt une bonne idée puisque, dès son arrivée au pays de Voltaire, ses capacités vocales lui permettent d’enregistrer un premier album: « Black Orchid ». Mais c’est surtout comme choriste qu’elle va être très appréciée et, à ce titre, elle va devenir un pilier de studio pour des artistes tels que Thiéfaine ou Gainsbourg dans les années 1980, Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Céline Dion dans la décennie suivante. Et puis, en 1990, sa popularité augmente d’un cran lorsqu’elle rejoint Jean-Jacques Goldman et Michael Jones pour former un trio mémorable avec eux. Jusqu’en 1994, Fredericks-Goldman-Jones publient deux albums studio et deux albums live. Ils effectuent trois tournées dans les pays francophones européens. Ses nombreuses activités musicales n’empêchent alors pas Carole de répondre à l’invitation de l’un de ses amis, Alain Delorme, pour qui elle pose sa voix extraordinaire sur une nouvelle version de « Romantique avec toi ». En 1996, alors qu’elle est devenue une vedette à part entière en France, le public est comblé lorsqu’elle répond à ses attentes en enregistrant l’album « Springfield ». L’opus propose quatorze chansons aux styles blues et gospel en anglais dont elle signe les textes. En 1999, un deuxième album paraît sous le titre « Couleurs et parfums » et, cette fois, il est chanté en français. Le premier titre à en avoir été extrait pour les radios est « Personne ne saurait », que Carole interprète avec Poetic Lover, et c’est un « tube ».

Les singles suivants auront pour titres: « Qu’est-ce qui t’amène », « Respire » et « Le prix à payer ». Alors que sa carrière solo est en plein devenir, la chanteuse américaine est terrassée par une crise cardiaque en sortant de scène à Dakar (Sénégal), le 7 juin 2001. Les efforts pour la ranimer restent vains. Elle est inhumée à Paris, au cimetière de Montmartre. A Montreuil, ville française de Seine-Saint-Denis, une rue porte le nom de Carole Fredericks depuis 2008.

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Cécilia Cara en 2003

5 juin 1984 : Naissance, à Cannes, de la chanteuse et comédienne française Cécilia CARA. A quinze ans, elle participe à l’émission télévisée française pour jeunes talents « Graines de Stars » sur M6. L’animateur Laurent Boyer lui propose alors de passer une audition pour une comédie musicale que l’auteur-compositeur Gérard Presgurvic met sur pied: « Roméo et Juliette », d’après l’oeuvre de William Shakespeare. Elle est finalement retenue pour incarner le rôle de Juliette pendant trois ans: à Paris, en province française et à l’étranger. Disposant de grandes facultés vocales, Cécilia Cara ne parvient toutefois pas par la suite à devenir une vedette de la chanson et ce malgré un duo enregistré avec Florent Pagny (« L’air du temps » en 2002) et un autre avec Ronan Keating (« Je t’aime plus que tout » en 2003). Elle sort ensuite un single en 2003: « Le dernier reflet ». Dans les mois qui suivent, elle se tourne vers le cinéma avant de donner deux concerts à Paris en 2006. Puis, c’est au théâtre qu’on la retrouve jusqu’en 2008. En octobre de cette année-là, elle fait partie de la troupe de la comédie musicale « Grease » à Paris. En 2009, elle interprète Bonnie Parker dans le polar musical « Bonnie and Clyde » à Avignon et à Paris. Et, l’année suivante, elle obtient un rôle dans le spectacle hommage à Joe Dassin (« Il était une fois Joe Dassin ») qui est présenté à Paris au Grand Rex puis dans toute la France. Entre 2012 et 2015, Cécilia Cara rejoint « The Voca People » dont les participants sont habillés et grimés en blanc. En janvier 2018, elle partage, avec Anaïs Delva et Marion Posta, l’affiche de la comédie musicale « Enooormes » qui est jouée à Paris au théâtre Trévise. Et, en septembre de la même année, elle incarne le personnage d’Anna Verne dans la comédie musicale « Jules Verne » qui est présentée au théâtre parisien Edouard VII. Après de longues années de préparation, un album de chansons faisant le lien entre la musique pop et les rythmes traditionnels latinos est près de voir le jour en 2019. Il est en tous cas annoncé, en juillet de cette année-là, par une chanson intitulée « Paris-Bogota » qui évoque l’amour de la chanteuse pour la Colombie.
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SUAREZ en 2010 – Photo (c) Julie Mazy

5 juin 2010 : Premier concert parisien pour le groupe belge SUAREZ à la Cigale. Marc, Dada, Pata et Maximin y proposent les chansons qui les ont rendus populaires en Belgique après s’être faits remarquer au concours Franc’Off des Francofolies de Spa (B) sous leur premier nom d’Interphone. Le public reprend ainsi en choeur les tubes du groupe: « On attend » ou « Aïe aïe ».
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14 MAI

14 mai 1959 : Naissance, à Tlemcen en Algérie, de l’acteur et chanteur Patrick BRUEL, Benguigui de son vrai nom. Ses parents sont tous les deux enseignants et ils se séparent lorsque Patrick a un an. C’est avec sa mère que le garçon va vivre. En 1962, c’est l’indépendance de l’Algérie et Patrick est contraint, comme presque tous les Juifs de l’Algérie jusqu’alors française, de quitter le pays. Il s’installe avec sa mère à Argenteuil en banlieue parisienne. Àgé de cinq ans à peine, il s’intéresse à la chanson et découvre Brel, Brassens et Gainsbourg qu’il admire. Et, en 1969, un concert de Serge Reggiani le bouleverse. Il se rend compte que l’on peut mêler sur scène ce que sont devenues ses deux passions: le théâtre et la chanson. En 1973, il fugue brièvement à Bruxelles pour y applaudir les Rolling Stones à Forest-National. Ces derniers l’impressionnent et il veut se faire une culture musicale plus anglo-saxonne. Il découvre alors d’autres groupes légendaires comme Led Zeppelin et Deep Purple. Il tente de s’inscrire dans un cours d’art dramatique mais il n’y fait qu’un très bref passage. Et, finalement, il se retrouve animateur au Club Méditerranée. Dans les années 1970, sa mère, qui s’est remariée, donne naissance à ses deux demi-frères: David et Fabrice Moreau. En 1978, Patrick rate son baccalauréat. Il répond à ce moment à une annonce de casting parue dans France-Soir et décroche son premier rôle au cinéma: il se retrouve aux côtés de Roger Hanin et de Marthe Villalonga dans « Le Coup de sirocco » d’Alexandre Arcady. Malgré le succès de ce coup d’essai, Patrick Bruel part vivre à New York où il rencontre le musicien français Gérard Presgurvic. De retour à Paris en 1981, il fait du théâtre et joue dans « Le charimari ». Avec le théâtre, une de ses passions se concrétise donc. Il va faire en sorte de concrétiser la seconde en enregistrant une chanson en 1982: « Vide ». Mais le disque n’obtient aucun succès. Il décroche alors quelques rôles au cinéma qui vont commencer à l’installer comme un des jeunes acteurs français qui montent. Patrick Bruel insiste et pense qu’il finira par percer dans le monde de la chanson francophone. Et, effectivement, en 1983, Gérard Presgurvic lui écrit « Marre de cette nana-là » qui obtient un premier vrai succès. Cela lui permet de décrocher un premier passage télévisé en 1984 chez Pascal Sevran dans « La chance aux chansons ».

Encouragé par cet essai enfin prometteur, il s’embarque dans l’enregistrement d’un premier album qui sort en 1986: « De faces » dont la chanson « Comment ça va pour vous » est programmée sur certaines radios. Le chiffre des ventes n’est pas mirobolant mais, grâce à cela, il fait un premier passage à l’Olympia de Paris. Réellement encouragé par le mouvement qui commence à se créer autour de sa personnalité de chanteur, il décide de remettre le couvert et d’enregistrer un album plus élaboré en 1989: « Alors regarde ». Les chansons de cet opus ont un effet immédiat sur le public qui se les arrache au point que l’on parle déjà de « Bruelmania ». Et, d’emblée, « Casser la voix » est un énorme « tube » tout comme « Décalé », « Place des grands hommes » et « J’te l’dis quand même ».

A partir de ce moment, ses concerts sont des grands rassemblements de ferveur populaire où ses fans chantent toutes les chansons qu’ils connaissent par coeur. Patrick attend alors trois ans avant d’enregistrer l’album suivant qu’il veut plus rock. Le public ne le suit pas vraiment sur ses nouveaux chemins musicaux et Bruel fait une trêve en retournant au cinéma. En 1998, il participe avec d’autres artistes à la chanson « Sa raison d’être » dans le cadre de l’action « Ensemble contre le SIDA ». A 40 ans, et après s’être retiré de la chanson pendant cinq ans, il enregistre un nouvel opus plus personnel: « Juste avant ». Trois succès en sont tirés: « J’te mentirais », « Pour la vie » et « Au café des délices ». Trois ans plus tard, en 2002, il crée la surprise en commercialisant un double album de reprises de grands succès français de l’entre-deux-guerres. Ce disque intitulé « Entre-deux » est présenté à la presse européenne lors d’une soirée se déroulant au Musée des Arts Forains à Paris-Bercy. Il est parsemé de duos avec des artistes comme Aznavour, Voulzy, Renaud, Aubert, Goldman, Hallyday, Cabrel, Zazie et Souchon par exemple. Mais il n’oublie pas les actrices et sollicite aussi Sandrine Kiberlain, Emmanuelle Béart ou Danielle Darrieux. En 2006, l’opus suivant s’intitule « Des souvenirs devant » et son septième album sort en novembre 2012. Il porte le titre de l’une des nouvelles chansons: « Lequel de nous ». Un autre extrait est également bien accueilli par les stations de radio: « She’s gone ». Particularité de l’album: il comporte un duo, « Maux d’enfants » que Patrick Bruel partage avec le rappeur français La Fouine. En septembre 2014, Patrick Bruel réussit le pari de remplir pendant deux soirées de suite le stade Pierre Mauroy de Lille. Il y présente un spectacle particulier destiné à fêter les 25 ans de son album « Alors regarde ». Un des deux concerts est retransmis en direct sur la chaîne privée de télévision française TF1. L’artiste sait se mobiliser pour des causes importantes: on a déjà évoqué « Ensemble contre le SIDA » mais il y a aussi les Restos du Coeur et il y a eu divers concerts de solidarité pour les victimes du tsunami thaïlandais ou pour la libération de la journaliste Florence Aubenas par exemple. Sans oublier les soirées solidaires belges comme Viva for Life (en décembre 2015 à Charleroi) ou le Télévie (en avril 2016). Fin 2015, il rend hommage à l’une de ses idoles, Barbara, en enregistrant l’album « Très souvent, je pense à vous ». Une tournée emmène ensuite l’artiste entre mars et novembre 2016 aux quatre coins de la francophonie pour un spectacle exclusivement consacré aux chansons de Barbara. Un album live est enregistré au Théâtre du Châtelet à Paris et il paraît en décembre 2016. En 2018, Patrick Bruel envisage de donner un virage musical plus électro à son nouvel album et cela lui réussit parfaitement car deux extraits de ce nouvel opus, « Ce soir on sort », sont d’emblée de gros succès : « Pas eu le temps » et « Tout recommencer ». Il entame alors une tournée européenne à partir de février 2019 et les dates de celle-ci se multiplient tant et plus pour le plus grand bonheur de son public. Il est ainsi sur la scène belge de Forest-National pour fêter ses 60 ans le 14 mai 2019.

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David Christie en 1969

14 mai 1997 : Décès à Capbreton du chanteur français David CHRISTIE à l’âge de 49 ans. Il était né le 1er janvier 1948 sous le nom de Jacques Pépino. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui ont connu des fortunes diverses, comme Julie » en 1968, c’est en 1976 que David connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, le chanteur trouve à nouveau le succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. En 1985, il rencontre la chanteuse Nina Morato avec qui il aura une fille qui décédera accidentellement en 1999.

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14 mai 2015 : Habituellement, les Coups de Coeur de l’Académie Charles-Cros sont attribués chaque année lors du festival « Alors, Chante ! » de Montauban. Mais, pour cette édition 2015, vu l’arrêt plutôt impromptu du festival montalbanais, les responsables de l’Académie ont décidé de décerner leurs prix au cours du festival « L’Air du temps » de Lignières. Les albums récompensés sont ceux de:
* Bastien LALLEMANT « La maison haute » (Zamora production/L’Autre distribution)
* Ben MAZUE « 33 ans » (Columbia/Sony music)
* DES FOURMIS DANS LES MAINS « Partout des gens » (Label folie)
* Camélia JORDANA « Dans la peau » (Sony music)
* DIMONE « Bien hommé, mal femmé » (Estampe/L’Autre distribution)
* Jérémie BOSSONE « Gloires » (La Route productions)
* Les OGRES DE BARBACK « Vous m’emmerdez » (Irfan le label)
* PRESQUE OUI « De toute évidence » (Sostenuto/Absilone/L’Autre distribution)
* VIANNEY « Idées blanches » (Tôt ou tard)
* Zaza FOURNIER « Le départ » (Verycords).
* Maya KAMATY « Santié Papang » (Sakifo/Atmosphériques)
* Salomé LECLERC « 27 fois l’aurore » (Tôt ou tard)
* Stéphane BLOCK « Complainte de la pluie qui passe » (Les Hérétiques production).
* RADIO ELVIS « Juste avant la ruée » ([Pias] le label).

Jo Masure en 2013

Enfin, un Coup de cœur tout particulier a été décerné aussi à Jo Masure, ancien directeur du festival Alors Chante de Montauban puisque désormais retraité. On imagine volontiers que l’Académie a voulu, de cette manière, apporter son soutien au festival qui a été éjecté de sa ville natale il y a peu.

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