JANVIER 2021

I MUVRINI
LYON (F – 69 006), L’Amphithéâtre, à 20 heures le samedi 9.
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CLEMIX
BRUXELLES (B – 1210), Botanique, à 20 heures le samedi 9.
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CLAUDIO CAPEO
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le jeudi 14.
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GERARD LENORMAN (et 250 Choristes)
LIEGE (B – 4000), Forum, à 16 heures le dimanche 17.
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CALI
BRUXELLES (B – 1000), La Madeleine, à 20 heures le jeudi 21.
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HOSHI
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le vendredi 22.
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GARANCE
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre du Grand Rond, à 19 heures le mardi 26.
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LOUIS CHEDID
LA LOUVIERE (B – 7100), Central le théâtre, à 20 heures le mardi 26.
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MANU GALURE
TOULOUSE (F – 31 000), Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines, à 20h. 30 le mardi 26.
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GARANCE
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre du Grand Rond, à 19 heures le mercredi 27.
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IMBERT-IMBERT
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre des Mazades, à 20 h. 30 le mercredi 27.
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ERDÖWSKY
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le mercredi 27.
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GARANCE
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre du Grand Rond, à 19 heures le jeudi 28.
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ORLY
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le jeudi 28.
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GARANCE
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre du Grand Rond, à 19 heures le vendredi 29.
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MARION ROCH
TOULOUSE (F – 31 000), Le Chapeau Rouge Espace Saint-Cyprien, à 21 heures le vendredi 29.
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ORLY
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le vendredi 29.
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GARANCE
TOULOUSE (F – 31 000), Théâtre du Grand Rond, à 19 heures le samedi 30.
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STEF
TOULOUSE (F – 31 000), Centre d’animation Lalande, à 21 heures le samedi 30.
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BELFOUR
TOULOUSE (F – 31 000), Médiathèque José Cabanis, à 15 heures le dimanche 31.
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CLEMIX
TOULOUSE (F – 31 000), Le Taquin, à 21 heures le dimanche 31.

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Le nouvel album de Lenorman sera signé Serge Lama

Les chanteurs Gérard Lenorman et Serge Lama ont quelques points communs. Ils ont tous deux entamé leur carrière artistique au milieu des années 1960 même si le succès n’est arrivé que quelques années plus tard. L’un comme l’autre ont été victimes, en début de carrière, d’un grave accident de la route qui les a immobilisés pendant des mois. Et puis, les deux artistes fêtent leur anniversaire à quelques jours d’intervalle : le 9 février pour Lenorman et le 11 pour Lama. Ils ont ainsi respectivement célébré leurs 70 et 72 ans en 2015.
Alors, au fond, il est peut-être logique que ces deux-là aient fini par se rencontrer pour écrire ensemble quelques chansons qui figureront sur l’album à paraître de Gérard Lenorman. Quand cet opus sera-t-il commercialisé ? La question reste pour l’instant sans réponse mais, si l’on sait que ce disque existera, c’est parce que les deux compères se sont fendus de quelques révélations à son propos. C’était lors d’une récente émission télévisée « Du côté de chez Dave » présentée sur France 3 par un autre chanteur vedette des années 1970. Ce jour-là, Lenorman a même interprété, en exclusivité, une de ses nouvelles chansons dont le texte, terriblement émouvant et sensible, a été écrit par Lama sur un thème inspiré de la relation difficile du chanteur avec sa maman.
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9 FEVRIER

9 février 1945 : Naissance, à Bénouville en Normandie, du chanteur français Gérard LENORMAN. Né d’un père inconnu, soldat allemand, Gérard vit une grande partie de sa jeunesse en Auvergne chez sa grand-mère qui remplace une maman plutôt ingrate qui lui donne toutefois son vrai nom : Lenormand (avec un « d »). A douze ans, il écrit une chanson: « Le Vagabond ». A l’ombre des volcans auvergnats, il apprend le métier de tourneur et il découvre la musique par l’intermédiaire des bals du samedi soir, une véritable école d’endurance pour un chanteur. Une nuit, au retour de l’une de ces prestations, sa voiture quitte la route et Gérard se retrouve à l’hopital pour de longs mois de soins et de rééducation. Il en profite pour composer et écrire les chansons qui seront des succès bien plus tard.

En 1968, il rencontre Brigitte Bardot qui apprécie ses mélodies au point d’enregistrer l’une de celles-ci: « La fille de paille ». Il décide de s’installer à Paris. En 1969, Julien Clerc tient le rôle principal de la comédie musicale « Hair » à Paris. Mais ses disques commencent à bien se vendre et il doit abandonner le spectacle. C’est Lenorman qui est appelé à le remplacer en 1970 sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Il enregistre un premier 33 tours avec « Le Vagabond » (déjà sorti en 45-tours en 1967) et « La fille de paille » mais aussi des chansons de « Hair ». Le succès est mitigé. Il change d’équipe et s’entoure d’un staff bien rodé qui travaille notamment avec Joe Dassin: Jean-Jacques Souplet est le directeur artistique et Bernard Estardy le preneur de son. Le chef d’orchestre et arrangeur musical se nomme Guy Mattéoni et travaillera plus tard avec Dave, Francis Cabrel et Céline Dion avant de composer « Nuit de folie » pour « Début de soirée » et de devenir, dans les années 2000-2010, le chef d’orchestre de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Le deuxième album de Gérard Lenorman, qui sort à la fin de l’année 1972, devient rapidement une compilation de ses premiers véritables succès: on y retrouve « Il », « De toi », « Le petit prince », « Les matins d’hiver », « Les jours heureux » et « La fête des fleurs ». La carrière de l’artiste est lancée. Elle se poursuit avec une multitude de « tubes »: « Si tu ne me laisses pas tomber », « Le magicien », « Quelque chose et moi », « Et moi je chante », « Le funambule », « La ballade des gens heureux », « Michèle », « Gentil dauphin triste », « Un ami », « L’enfant des cathédrales », « Lilas », « Dieu est amoureux », « Boulevard de l’océan », « Si j’étais président », « La petite valse », « Warum mein vater », etc.

En 1983, Lenorman enregistre « On a volé la rose » alors que François Mitterrand, le socialiste, est Président de la république française depuis deux ans. Certains programmateurs « frileux » n’osent pas diffuser cette chanson sur les ondes et, lentement, Gérard Lenorman se raréfie sur les antennes radiophoniques françaises. Depuis cette époque, le chanteur continue d’enregistrer des albums et participe au concours Eurovision de la chanson en 1988, à Dublin, avec « Chanteur de charme ». Il poursuit également ses concerts aux quatre coins de la francophonie. Une bonne chose car c’est assurément sur scène que Lenorman a préservé sa dimension maximale. En 2011, l’artiste effectue un retour magistral en surfant sur la mode des albums de duos et en enregistrant un opus astucieusement intitulé « Duos de mes chansons ». Tout un répertoire du patrimoine de la chanson francophone est ainsi (re)découvert par toute une génération de jeunes artistes, comme Zaz et Grégoire, et un nouveau public qui vient remplir les salles de spectacles. Le disque reste en tête des ventes françaises pendant plusieurs semaines. Fin 2012, une version spécialement québécoise de cet album de duos est commercialisée au Canada. Au même moment, une nouvelle édition de « Duos de mes chansons » permet de redécouvrir « Soldats ne tirez pas » que Gérard partage avec Mikelangelo Loconte, « La petite valse » avec Elisa Tovati et « Gentil dauphin triste » avec Tale of Voices. Au début de l’année 2015, au cours d’une émission télévisée de France 3 « Du côté de chez Dave » où il apparaît au côté de Serge Lama, il dévoile une chanson d’un nouvel album à paraître où il a collaboré avec l’auteur de « Je suis malade ». Inversement, une chanson composée par Lenorman (« Hop tempo ») se trouve sur l’album de Serge Lama (« Où sont passés nos rêves ») qui est commercialisé à la fin 2016..
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6 JANVIER

6 janvier 1944 : Naissance, à Riom, du chanteur et musicien français et breton Alan STIVELL sous le nom d’Alan Cochevelou. Son père est originaire du Morbihan et sa mère est d’origine lituanienne. Il vit quelques mois dans sa ville natale avant de passer sa jeunesse avec ses deux frères aînés à Paris en faisant de réguliers séjours en Bretagne paternelle. Son enfance est bercée de science-fiction et de futurisme grâce aux bandes dessinées sur le sujet qu’il affectionne particulièrement. Il est scolarisé au lycée Voltaire à Paris. Intéressé par la musique, il entame, à cinq ans, des cours de piano classique sur les conseils de sa mère qui le pratique. Mais, quatre ans plus tard, il découvre le prototype d’ancienne harpe bretonne que son père a confectionné depuis des années et il tombe amoureux de cet instrument hors du commun qui lui fait oublier le piano. Il suit les cours d’un spécialiste du genre et il commence à exécuter publiquement des oeuvres traditionnelles dans l’espoir d’un jour composer des symphonies ou des cantates pour harpe bretonne. C’est, déjà, le début d’une longue carrière prometteuse pour le petit garçon qu’il est encore et qui apprend la langue bretonne. En 1957, seul sur scène, il interprète trois morceaux en première partie de Line Renaud à l’Olympia au cours d’une soirée Musicorama pour la radio Europe 1. A quinze ans, il apprend à jouer de la cornemuse. Il devient sonneur en chef du Bagad Bleimor en 1961 et, en tant que directeur musical, il permettra au bagad d’être champion de Bretagne des bagadoù en 1966. A ce moment et pendant quelques années, Alan accompagne à la harpe la chanteuse Andrea Ar Gouilh. Mais il souffre de voir que la musique, les danses et les chants bretons sont tournés en dérision et que la Bretagne soit réduite à un folklore de façade. La découverte du rock’n’roll est pour lui un électrochoc. Mais, n’ayant pas l’âme d’un rocker, il rêve d’artistes ou de groupes qui feraient le lien entre la Bretagne et le rock et dont l’audience pourrait défendre la cause bretonne. En 1964, il enregistre un premier 33 tours instrumental solo, « Harpe celtique », dont les morceaux sont arrangés par son père et son professeur de harpe. C’est l’époque où il décide d’entamer une licence en anglais à la faculté des lettres de Censier (Paris), en linguistique à la Sorbonne (Paris) et à l’université de Rennes où il passe un certificat de celtique. En 1965, il crée le groupe de folk-song breton Ar Bleizi Mor et il modernise sa harpe qu’il amplifie et qu’il équipe de cordes métalliques et de pédales pour en modifier le son. Il commence aussi à se produire en tant que chanteur soliste devant des jeunes Parisiens qui apprécient un genre de musique à laquelle ils ne sont pourtant pas préparés. Pendant l’été 1966, il choisit le pseudonyme Stivell qui signifie, en breton, «source jaillissante» et qui lui est inspiré par la rue du Stivel où il habite à Quimper. La même année, il enregistre la partition harpe de la chanson « La Mer est immense » interprétée par Graeme Allwright. En 1967, il signe avec la firme Philips-Phonogram un contrat d’exclusivité internationale. Il est alors le deuxième chanteur breton à devenir professionnel après Glenmor qu’il accompagne sur scène et sur disques en 1967 et 1969. En juin 1968, il se produit en première partie des Moody Blues au Queen Elizabeth Hall de Londres. Il enregistre alors un premier 45 tours, « Flower Power » avec quatre chansons en français évoquant, notamment, la peine de mort et la « colonisation » de la Bretagne.

En 1969, il joue quelques-uns de ses titres en première partie d’un concert de Sylvie Vartan à Rennes et il est sélectionné pour le festival international des variétés de Rennes où il manque de peu de récolter l’Hermine d’or. Le parcours d’Alan Stivell est alors toujours de plus en plus motivé par l’envie de mélanger le folklore breton aux sonorités rock et désormais pop de l’époque. Ses enregistrements de 1970 et 1971 sont dans cette veine et aboutissent à son deuxième album intitulé « Renaissance de la harpe celtique » qui est récompensé par le prix de l’académie Charles-Cros. Cet album instrumental devient une référence pour la musique celtique à travers le monde. Le 28 février 1972, il donne un concert à l’Olympia où il est accompagné de neuf musiciens dont Dan Ar Braz et Gabriel Yacoub. Le spectacle est retransmis en direct à la radio par Europe 1 et, si « Tri martolod » devient un grand succès populaire, la Suite Sudarmoricaine occupe les sommets des hit-parades d’Europe 1 (présenté par Christian Morin le dimanche après-midi) et de RTL (animé par André Torrent en semaine à partir de 19h00). L’album enregistré à l’Olympia se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Les tournées internationales commencent pour l’artiste qui se produit notamment en Grande-Bretagne, en Irlande, en Allemagne, en Italie, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et au Canada. Les albums succèdent alors aux albums et les concerts aux concerts. Mais, une fois la surprise passée, le succès est moins important au fil des années même si Alan Stivell fait tout pour continuellement renouveler son répertoire. On retiendra ainsi, en 1995, l’album « Brian Boru » qui contient un clin d’oeil au hip-hop et au rap. A la fin des années 1990 d’ailleurs, le groupe Manau est au sommet des ventes de disques françaises avec « La tribu de Dana » qui reprend un échantillonnage de la harpe d’Alan Stivell dans le morceau « Tri Martolod ». Cet emprunt non consenti passe très mal chez l’artiste breton qui trouvera finalement un arrangement avec les jeunes de Manau. Cela n’empêche: c’est un public rajeuni et nouveau qui découvre la musique celtique de Stivell. En 2010, la jeune chanteuse Nolwenn Leroy désire rendre hommage à ses origines en enregistrant l’album « Bretonne ». Elle interprète la « Suite Armoricaine » et est rejointe par Alan Stivell lors de ses concerts de Brest, La Rochelle (Francofolies), Paris ou Colmar. Le 40e anniversaire du concert historique d’Alan Stivell à l’Olympia en 1972 dans la salle mythique de l’Olympia de Paris est fêté par la sortie d’un album best-of incluant l’enregistrement remastérisé du concert de 1972. Le 16 février 2012, Alan Stivell donne un concert exceptionnel à l’Olympia avec ses musiciens habituels auxquels s’ajoutent, en invités, Dan Ar Braz, René Werneer, Nolwenn Leroy, le bagad Quic-en-Groigne de Saint-Malo, Joanne McIver, Pat O’May, Robert Le Gall et Kévin Camus. Le 30 mai de la même année, l’artiste reçoit les insignes de commandeur des Arts et des Lettres des mains de son ami Claude Lemesle, auteur et vice-président de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique. Le 17 mars 2018, soir de la Saint-Patrick, Alan Stivell se produit à l’Olympia avec un nouveau spectacle après 50 ans de scène. Dans la foulée, le musicien-chanteur se rend en studio pour y enregistrer le 25e album commercialisé de sa carrière : « Human-Kelt » (« Humain-Celte »). Une carrière qui est récompensée le 10 janvier 2019 par la remise du prix In Honorem de l’Académie Charles-Cros.
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Thierry ARDISSON

6 janvier 1949 : Naissance, à Bourganeuf, de l’animateur et producteur de télévision français Thierry ARDISSON. Il commence sa carrière dans la pub et la communication. De travail en agence à la création de pochettes de disques (pour Gérard Lenorman notamment au début des années 1980), c’est finalement à la télévision que Thierry Ardisson aboutit. Il produit et/ou présente alors, depuis 1985, de nombreuses émissions de la télé française où la chanson « branchée » et le rock sont bien présents. Entre 1988 et 1990, il y a ainsi « Lunettes noires pour nuits blanches » sur Antenne 2. Au cours de ces émissions, des artistes sont notamment interviewés par eux-mêmes. Gainsbourg y est ainsi interrogé par Gainsbarre… à moins que ce ne soit l’inverse! Alain Bashung est, lui, interviewé par Ardisson le 29 avril 1989 et le 17 mars 1990.

Toujours dans le domaine de la chanson, Ardisson est aussi le producteur de « Graines de star » en 1993. Mais son grand succès reste le talk-show de fin de soirée qu’il présente le samedi sur France 2 entre 1998 et 2006: « Tout le monde en parle ». Avec des variantes, il applique une formule d’émission semblable sur Canal+ depuis 2006: « Salut les terriens ».
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Vincent Niclo

6 janvier 1975 : Naissance, à Paris, du chanteur ténor et comédien français Vincent NICLO. Issu d’une famille d’artistes, Vincent est d’abord intéressé par le théâtre et il s’inscrit au célèbre cours Florent à Paris. Il suit également le cours Simon et participe à un stage à l’Actor Studio. Et il pratique aussi la danse moderne pendant deux ans. Ses premiers pas sur une scène s’effectuent au cours de la pièce « Renaître à Bogota » de Marthe Vandenberg. Puis, il décroche quelques rôles dans diverses séries télévisées françaises comme « Sous le soleil » ou « Nestor Burma ». En 1996, il intègre le groupe « That’s French » avec Rodrigue Janois et Joanna Boumendil et enregistre « Discollector ». Vincent rencontre alors Thierry Dran qui réalise le casting de la comédie musicale « Titanic » et il est engagé. Suite à ce premier succès, il décroche le rôle de Tristan dans le spectacle « Tristan et Yseult » en 2001. Puis, il devient la nouvelle doublure de Roméo dans le spectacle musical « Roméo et Juliette » en mars 2002. Le compositeur du spectacle, Gérard Presgurvic, pense alors à Vincent Niclo pour prendre le rôle principal de « Autant en emporte le vent », celui de Rhett Butler. Les représentations commencent le 30 septembre 2003 au Palais des sports de Paris et la troupe part en tournée à partir de février 2004. Désormais, Vincent est considéré comme un vrai chanteur et un premier album solo est enregistré en 2005. Mais celui-ci est un échec commercial et l’artiste rebondit en acceptant de se produire dans le cadre de la tournée des « Night of the Proms » en 2006. La même année, il assure la première partie des concerts de Chimène Badi. Au sortir de toutes ces expériences musicales diverses et multiples, Vincent pense qu’il doit retourner vers le chant classique et l’opéra. Il prend ainsi des cours de chant lyrique pour mieux exploiter ses capacités de ténor. Pour entamer cette nouvelle aventure, l’artiste se tourne sans complexe vers les Choeurs de l’Armée Rouge avec qui il veut enregistrer un album. Mais il faut d’abord les convaincre et, pour ce faire, Niclo est invité à interpréter deux titres avec eux lors de leur tournée française de 2012: « Ameno » (de Era) et « La Marseillaise ». La prestation est convaincante et l’enregistrement du disque « Opéra rouge » peut commencer. Les grands airs d’opéra y figurent avec, entre autres, « Nessun dorma », « Carmina Burana », « Caruso » ou « Funiculi Funicula ». La galette numérique est certifiée disque de platine le 5 novembre 2012. Et, cinq jours plus tard, Vincent Niclo est invité au Kremlin à Moscou pour chanter au côté des Chœurs de l’Armée Rouge pour la Fête des Armées. En mars 2013, Vincent Niclo repart sur les routes françaises avec les Chœurs de l’Armée Rouge pour une tournée de 37 dates au cours de laquelle ils reçoivent un triple disque de platine cette fois pour l’album « Opéra Rouge ». Intrigué par le succès du chanteur français, le label allemand Deutsche Grammophon propose à Vincent Niclo et aux Chœurs de l’Armée Rouge de réaliser l’album « O Fortuna » qui sort en octobre 2013 en Allemagne. Au même moment sort en France, l’album « Luis » où Vincent rend hommage à Luis Mariano. Du 20 mars au 3 mai 2014, c’est le retour aux comédies musicales pour Niclo qui joue dans « La Belle et la Bête » au théâtre Mogador de Paris. Infatigable, l’homme entame alors une tournée personnelle de concerts qui a pour titre « Premier rendez-vous » et il se produit en France, en Belgique, en Suisse mais aussi en Allemagne. Du 11 au 14 septembre 2014, il rejoint la troupe de la comédie musicale « Les Parapluies de Cherbourg » sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris. En décembre 2014 sort le troisième album de Vincet Niclo: « Ce que je suis ». La première chanson qui est envoyée aux médias est un titre signé par Serge Lama et Davide Esposito: « Jusqu’à l’ivresse ». Après de nouveaux spectacles un peu partout en Europe, notamment aux côtés de Michel Legrand, l’artiste s’attache à préparer son quatrième opus avec Pascal Obispo. Et, le 23 septembre 2016, l’album « 5.O » est disponible à la vente avec une première chanson médiatisée intitulée « Je ne sais pas ».

L’opus n’est pas un grand succès commercial car se rapprochant peut-être un peu trop de l’univers de Pascal Obispo. Du coup, deux ans plus tard, Vincent Niclo repart vers d’autres horizons musicaux en accrochant cette fois sa voix puissante à des rythmes et mélodies évoquant le tango sous toutes ses formes pour livrer l’labum simplement intitulé « Tango ». En novembre 2019, pour annoncer la sortie de son nouvel opus intitulé « Ténor », Vincent Niclo dévoile un premier titre qu’il partage en duo avec l’actrice Laetitia Milot : « Loin d’ici » qui est une nouvelle adaptation franco-italienne du titre « There for me » enregistré en 1978 par La Bionda, en 2000 par Santo Barracato (le petit frère de Frédéric François) et repris déjà dans une première version française en 1980 par Dalida sous le titre « Fini la comédie (c’est fini) ».
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Cindy Layla en 2010

6 janvier 1978 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Cindy LAYLA. Depuis toute petite, elle se passionne pour la musique et la chanson. Et, dès l’âge de quinze ans, il lui faut convaincre son entourage pour arriver à ses fins : devenir chanteuse. Sa grand-mère est la première personne qui la prend au sérieux et lui déniche quelques timides occasions de réaliser son rêve. C’est d’abord l’enregistrement d’une reprise en studio avant de chanter pour un spot publicitaire avant de se produire sur scène avec des titres empruntés à d’autres artistes. A 18 ans, elle enregistre un premier disque de chansons personnelles et, grâce à cela, elle a l’occasion d’être l’invitée d’émissions télévisées en Belgique et en Allemagne. C’est alors l’époque où Cindy assure, dans son pays natal, les premières parties d’artistes comme Claude Barzotti, Dave, Nicoletta, Gérard Lenorman, Hervé Vilard ou C. Jérôme quelques mois avant son décès. En 2003, elle participe à la « Pop’Academy », de la chaîne télévisée privée belge Club RTL, et on lui réalise un clip vidéo de son interprétation de « La Rockeuse de diamants » de Catherine Lara. L’interprète se met alors à travailler l’écriture et la composition afin de se créer son propre répertoire. Puis, elle fait écouter son travail à des professionnels et prend contact avec des arrangeurs et des ingénieurs du son. Ces démarches aboutissent à l’enregistrement d’un premier album personnel (« Face à femme ») avec Dominique Fiévez dont un titre se détache : « Je suis le feu » en 2008.

Des portes s’ouvrent alors pour l’artiste trentenaire qui se retrouve, à deux reprises, sur scène à chanter avec son idole Patrick Fiori pour interpréter notamment avec lui « Quatre mots sur un piano ». En 2009, un clip vidéo est tourné à Paris pour la chanson « Je suis comme ça ». L’année suivante, Cindy Layla prépare un nouvel opus et propose un spectacle intitulé « Référence et moi » où elle interprète à sa façon les grands succès de la chanson francophone qui ont bercé son enfance. En janvier 2011, elle fait partie de la distribution d’un spectacle d’hommage à Daniel Balavoine mis sur pied au Forum de Liège. Quatre mois plus tard sort le single « En plein coeur » qui est réalisé par l’équipe artistique de Patrick Fiori. Au même moment, Cindy devient officiellement la voix chantée du dessin animé de Barbie dont le premier DVD est « Barbie apprentie Princesse ». En octobre 2011, après une rencontre avec le producteur Pierre Stembert, la chanteuse est engagée pour un spectacle reprenant les chansons de la tragédie musicale « Les Misérables » de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil d’après l’oeuvre de Victor Hugo. Une partie de l’année 2012 de Cindy Layla sera consacrée à cette aventure musicale qui l’emmènera jusqu’au Liban. Les années qui suivent sont marquées par des doublages vocaux de personnages animés et par des participations à des spectacles de reprises de Michel Sardou ainsi qu’à une comédie musicale évoquant la première guerre mondiale : « Les amoureux de la Madelon ». Depuis 2015, l’artiste prépare aussi un hommage particulier à Jacques Brel. Elle imagine en effet un spectacle intitulé « Elle et Brel » constitué des chansons où le grand Jacques évoque la femme.Le 23 juillet 2017, la première de ce concert a lieu à La Ruche Théâtre de Marcinelle (Charleroi), région où la chanteuse vit depuis son enfance. En 2018, année où l’on célèbre les 40 ans de la mort de Jacques Brel, Cindy reçoit de la Fondation Jacques Brel l’accord de pouvoir enregistrer un CD de quatorze titres se rapportant à son spectacle. Mais celui-ci n’a pas encore été commercialisé.
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16 JUILLET

Guy Béart à La Colombe en 1954

16 juillet 1930 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc.

Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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16 juillet 1975 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Fabrice ZEVA. Il se fait connaître en Belgique au début des années 1990 en étant programmé dans l’émission « 10 qu’on aime » sur la chaîne de télé privée RTL-TVI grâce à sa chanson « Envie que tu m’aimes ». Il a ensuite l’occasion d’enregistrer un album intitulé « Laissez-les s’envoler » avec la collaboration de Claude Barzotti et de sa parolière Anne-Marie Gaspard. C’est à cette époque qu’il a l’opportunité de se produire dans la salle parisienne de « La Cigale » en première partie de Gérard Lenorman en février 1995. Il écrit alors une chanson en hommage au pilote automobile brésilien Ayrton Senna. Plus tard, il modifie son nom de scène en reprenant son prénom initial: Fabrizio Zeva.

Depuis les années 2000, il participe régulièrement, avec d’autres artistes belges, à un concert en hommage à Daniel Balavoine. Il fait aussi partie des chanteurs de la comédie musicale « La mélodie du bonheur » aux côtés de la troupe Fantasia. L’un de ses derniers enregistrements a pour titre « Top Model ». En août 2015, Fabrizio Zeva se présente aux auditions du crochet télévisé « The Voice Belgique » mais il n’est pas sélectionné. Trois ans plus tard, un nouvel album est annoncé avec des chansons interprétées en français, en anglais et en italien. L’opus est composé, réalisé et produit par Rick Allison.

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Patrick Dewaere – Pochette de disque en 1978 (c) José Ferré

16 juillet 1982 : Décès de l’acteur, et occasionnel chanteur, français Patrick DEWAERE. Né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ».

En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui semblent avoir amené Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à l’âge de 35 ans.
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Jacques Plante

16 juillet 2003 : Décès, à Paris, de l’auteur de chansons français Jacques PLANTE à l’âge de 82 ans. Fils d’un garagiste, ce qui est un métier peu courant à l’époque, Jacques Plante naît le 14 août 1920 à Paris. Les années de guerre sont l’occasion pour lui de coucher quelques textes sur des mélodies et, en 1943, il écrit « Marjolaine » pour André Claveau sur une musique de Louiguy. Mais c’est Yvette Giraud qui va lui procurer ses premiers grands succès avec des titres comme « Mademoiselle Hortensia » en 1946 ou « Ma guêpière et mes longs jupons » en 1949.

Au fil des succès, ses interprètes se diversifient. Il y a ainsi Bourvil, les Compagnons de la Chanson, Anny Gould, André Dassary, Jacqueline François, John William, Gloria Lasso, Georges Guétary (« Maître Pierre »), Line Renaud (« Etoile des neiges »), Yves Montand (« Les grands boulevards »), Edith Piaf, Tino Rossi (« Tango bleu »), Dalida, Eddie Constantine, Petula Clark (« Chariot »), Hugues Aufray (« Santiano »), Sheila (« L’heure de la sortie »), Charles Aznavour (« Les Comédiens », « La bohème »), Rika Zaraï (« Prague »), Richard Anthony (« J’entends siffler le train »), Mathé Altéry (« J’aurais voulu danser »), les Chaussettes Noires, Mireille Mathieu, Marcel Amont (« Un Mexicain »), Lucky Blondo, Danyel Gérard (« Il pleut dans ma maison »), Christophe, Dominique Walter, David Christie, Claude François (« Tout éclate tout explose ») et, entre bien d’autres encore, Eddy Mitchell (« Vieille canaille »). Au début des années 1980, l’auteur se retire en Suisse où il gère la maison d’éditions musicales qu’il a créée : MCA/Caravelle.
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16 juillet 2003 : les Francofolies de Spa (B) fêtent leur 10e anniversaire avec une édition qui va exceptionnellement durer six jours soit jusqu’au 21 juillet, jour de la fête nationale belge. Parmi les artistes au répertoire francophone, on notera la présence cette année, entre autres, de JERONIMO, Vincent VENET, YEL, Marc MORGAN, Sandrine COLLARD, les ESCROCS et TAM’ECHO’TAM’. La scène Rapsat, située sur la Place de l’Hotel de Ville, accueille les concerts de Jeff BODART, de Marc LAVOINE et de Laurent VOULZY (le 19 juillet), d’Ismaël LO, de Jane BIRKIN et de ZAZIE (le 20 juillet). Le lundi 21 juillet, un hommage est rendu à Pierre RAPSAT décédé en 2002, avec un concert réunissant MAURANE, LIO, Marc LAVOINE, Michel FUGAIN et Salvatore ADAMO notamment pour interpréter chacun une chanson de l’ami Pierrot.
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Hervé Cristiani en 1982

Hervé Cristiani en 1982

16 juillet 2014 : Décès, à Paris, des suites d’un cancer des cordes vocales, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Né le 8 novembre 1947 à Paris, il est, très jeune, influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn intitulé « La femme fleur ». Hervé Cristiani sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station de radio française périphérique Europe 1: « Les étoiles noires ». Alors que tout est en place pour que sa carrrière démarre bien, le deuxième album de l’artiste, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 sont celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage alors du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, l’artiste fait encore quelques apparitions au début des années 2010.
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22 JUIN

Jacques Martin en 1978 – Photo (c) G. Spitzer

22 juin 1933 : Naissance, à Lyon, du fantaisiste, chanteur et homme de télévision français Jacques MARTIN. Son père est un industriel qui joue de sept instruments de musique. Les études du petit Jacques sont assez difficiles et il finit par se retrouver chez les Jésuites. A l’âge de seize ans, il songe sérieusement à faire du théâtre. Finalement, c’est la télévision qui va l’attirer dans les années 1950. Et c’est à Strasbourg qu’il entame des activités de présentateur tout en faisant partie d’une troupe de théâtre satirique. Au début des années 1960, avec d’autres jeunes humoristes comme Jean Yanne, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, il se lance dans l’écriture de parodies de chansons. Il tâte aussi de l’imitation dans des cabarets parisiens où il excelle en imitant Jacques Brel ou Georges Brassens. Parallèlement à ses activités télévisuelles, il se consacre également très sérieusement à la chanson et se retrouve, notamment, en première partie de Jacques Brel à l’Olympia de Paris. Il écrit aussi une comédie musicale en 1968: « Petitpatapon » qui est un solide échec. En 1978, il enregistre un album qui regroupe des reprises de grandes chansons françaises (comme « Le piano de la plage » de Charles Trenet) et des créations originales (comme « Il pleut sur mes lunettes »).

Passionné de bel canto, d’opéra et d’opérette, il se fait aussi plaisir dès qu’il le peut en entonnant des airs lyriques lors des émissions de variétés qu’il présente. Et, en 1978 toujours, il enregistre même, avec Jane Rhodes et Rémy Corazza, une version de l’opérette « La Belle Hélène » de Jacques Offenbach. A la télévision, en 1969, il présente les émissions « Midi-Magazine » et « Midi Chez Vous » avec Danièle Gilbert, qu’il surnomme « La grande duduche », jusqu’en 1972. Ensuite, durant un an, il est le présentateur, aux côtés d’Evelyne Pagès, d’une émission télévisée appelée « Taratata » qui n’a toutefois rien à voir avec le programme proposé par Nagui et Gérard Pullicino bien des années plus tard. En janvier 1975, Jacques Martin s’entoure d’une solide équipe de joyeux drilles pour présenter le dominical « Petit rapporteur ». Il y a là, entre autres, Stéphane Collaro, Pierre Bonte, Piem et Daniel Prévost qui, chaque dimanche, épluchent à leur manière l’actualité de la semaine. La troupe se fend parfois de quelques chansons populaires qui deviennent rapidement des « tubes » sur disques: « A la pêche aux moules » et « Mam’zelle Angèle ». A cette époque, Jacques Martin est l’un des présentateurs télé les plus populaires de France avec Guy Lux et Michel Drucker. En 1977, il prend les rênes d’une nouvelle tranche d’émissions hebdomadaire sur France 2. « Bon dimanche » est un concept qui commence vers midi pour se terminer vers 22 heures 30 après ce que l’on n’appelle pas encore un « prime time » de chansons. Des programmes différents se succèdent tout au long de l’après midi avec, notamment, la célèbre « Ecole des fans » où un chanteur est invité à apprécier des enfants interprétant ses succès. Vanessa Paradis y passe comme candidate en 1981 à l’âge de huit ans. Le soir, « Musique and Music », enregistrée le samedi après-midi au Théâtre de l’Empire à Paris, fait la part belle aux artistes et révèlent, par exemple, le « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977 ou la « Marguerite » de Richard Cocciante en 1978. La formule de ce programme s’arrête ensuite un moment et Jacques Martin en profite pour proposer des spectacles basés sur le principe de l’Ecole des Fans en province et aussi en Belgique où son amitié avec un autocariste, Francis Colignon, l’amène à se produire souvent à La Bouverie dans la région de Mons. Dans les années 1980, Antenne 2 lui propose de reprendre ses émissions dominicales, ce qu’il fait avec « Dimanche Martin ». Ces activités télévisées-là vont ainsi se poursuivre jusqu’en 1998. A ce moment, après avoir appris que le programme cesserait bientôt, Jacques Martin est victime d’un accident vasculaire cérébral qui le paralyse. Gardant des séquelles qui le diminuent physiquement, Jacques Martin se retire dans sa maison de Neuilly. Puis, pour les besoins de sa santé, il s’installe à Biarritz en novembre 2006. Et c’est là qu’il décède des suites d’un cancer généralisé le 14 septembre 2007. Il est inhumé au cimetière de la Guillotière de Lyon le 20 septembre 2007.
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Nicolas Sirkis en 2010 – Photo (c) Simoné Eusebio

22 juin 1959 : Naissance, à Antony, du chanteur, guitariste et parolier français Nicola SIRKIS, fondateur et chanteur du groupe INDOCHINE. Né sous l’identité de Nicolas Henri Didier Sirchis, il est le frère jumeau de l’ancien guitariste du groupe Indochine, Stéphane Sirkis, qui est décédé le 27 février 1999 d’une hépatite fulgurante. Alors que les jumeaux n’ont que deux ans, leur père est envoyé à Bruxelles pour son travail et la famille l’y accompagne. Elevés dans un milieu plutôt aisé, les petits Sirkis écoutent la musique classique que leurs parents apprécient beaucoup. Mais, au fil du temps, leur curiosité musicale va s’éveiller à d’autres genres et styles plus jeunes comme le rock par exemple. A 22 ans, Nicolas décide de créer un groupe avec un ami nommé Dominique Nicolas. Les capacités du duo sont cependant assez limitées et c’est très vite que les deux compères s’adjoignent le renfort de Stéphane Sirkis et de Dimitri Bodianski, un autre copain musicien. A quatre, ils décident de fonder le groupe « Indochine » et enregistrent un premier disque qui a pour titre « L’Aventurier ».

Ce premier 45 tours se trouve être produit par Gérard Lenorman qui vient de créer sa société de production. Il va connaître d’emblée un énorme succès qui va inciter Indochine à se lancer dans l’aventure de l’enregistrement d’un premier album à la fin de 1981. Indochine enchaîne alors les succès et les albums: « Canary Bay », « Tes yeux noirs », « Les Tzars », etc. Les années 1990 vont être très difficiles pour le groupe dont le public se tourne vers d’autres courants musicaux plus contemporains. Nicola Sirkis enregistre alors un album en solo, « Dans la lune », qui n’obtient qu’un petit succès d’estime. Indochine évolue alors vers des rythmes plus « dance » et « rock » mais ne parvient pas à se faire à nouveau entendre avant le début des années 2000. Entretemps, Stéphane, le frère de Nicola, meurt d’une hépatite fulgurante et le groupe doit se reconstruire. La renaissance arrive en 2002 avec la sortie de l’album « Paradize » dont le « tube » « J’ai demandé à la lune », composé par Michaël Furnon (Mickey 3D), contribue largement au succès. La tournée « Paradize Tour » qui suit bat un record de fréquentation avec près de 500.000 spectateurs. Deux ans plus tard, le retour gagnant d’Indochine se confirme avec la sortie de l’album « Alice et June » qui se vend à 450.000 exemplaires. Les opus suivants vont connaître une popularité comparable et, le 26 juin 2010, Indochine est le premier groupe de rock français à se produire dans le Stade de France où est enregistré un disque live: « Putain de stade ». En février 2013, Nicola Sirkis reste l’unique membre fondateur du groupe initial et est toujours le chanteur d’Indochine dont l’album « Black City Parade » est commercialisé. En 2014, Nicola participe à l’album hommage consacré au chanteur Renaud qui sort le 9 juin: « La Bande à Renaud ». Il y interprète une des premières chansons choc du titi parisien: « Hexagone ». L’année d’après, il interprète « L’opportuniste » en duo avec Jacques Dutronc sur l’album hommage « Joyeux Anniversaire M’sieur Dutronc » édité pour les 70 ans du chanteur. En septembre 2017, le nouvel opus d’Indochine a pour titre « 13 » (car c’est le 13e album studio du groupe) et il est annoncé dans les médias par la chanson « La vie est belle ». En trois semaines, le disque est un succès de vente avec 100.000 exemplaires écoulés. Un ultime concert du 13 Tour, la tournée qui a suivi la sortie de l’album, est prévu au Stade Pierre-Mauroy de Lille (F) le 22 juin 2019 pour les 60 ans de Nicola. Comme tous les billets proposés à la vente le 31 janvier 2019 s’écoulent en l’espace de trois heures, un concert supplémentaire est prévu au même endroit le lendemain 23 juin mais, une fois encore, tout est vendu en quelques heures.
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22 juin 1966 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Emmanuelle SEIGNER, petite-fille du comédien Louis Seigner et nièce de Françoise Seigner. Avec un père photographe et une mère journaliste, Emmanuelle est d’abord scolarisée chez les sœurs. Elle décide de devenir mannequin dès l’âge de quatorze ans et se tourne ensuite vers le cinéma où elle est révélée par les films « Détective » de Jean-Luc Godard et « Frantic » de Roman Polanski, réalisateur qui devient son mari par la suite. Parallèlement à sa carrière cinématographique, elle tente l’aventure de la musique en enregistrant, en 2007, un album en anglais avec le groupe Ultraorange. L’opus recueille un joli succès d’estime et encourage Emmanuelle à reprendre le chemin des studios d’enregistrement en 2009 pour un disque de chansons francophones cette fois. L’album a pour titre « Dingue », est commercialisé en 2010 et est entièrement écrit et composé par Keren Ann et Doriand.

Quatre ans plus tard, la chanteuse retourne vers la langue de Shakespeare pour enregistrer les onze chansons de son album « Distant lover ». En 2014, elle participe aussi à l’album hommage « La bande à Renaud 2 » et elle y interprète « Marche à l’ombre ».

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Daniel Hélin en 2011 – Photo (c) Barbara Demaret

22 juin 1971 : Naissance, à Ottignies, de l’auteur-compositeur-interprète et comédien belge Daniel HELIN. Après des études secondaires quelque peu difficiles, il effectue divers petits métiers avant d’entrer à la section dramatique du Conservatoire de Liège. Il y décroche un diplôme et s’initie à diverses activités circassiennes. Il est alors à l’affiche de quelques pièces de Michel de Ghelderode et Bertolt Brecht. En 1997, il commence à écrire des chansons et, un an plus tard, ces dernières sont récompensées lorsqu’il remporte la finale de la Biennale de la Chanson française à Bruxelles où il décroche, en supplément, le prix du public. Cela lui permet, en 1999, de participer au festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en France où il se distingue avant de recevoir le prix « découverte » au Printemps de Bourges et les bravos du public au festival « Alors Chante » de Montauban en 2000. Pour couronner le tout, toujours en 2000, Daniel Hélin reçoit aussi le prix du disque Wallonie-Québec qui porte aujourd’hui le nom de Prix Rapsat-Lelièvre. Les portes des festivals estivaux s’ouvrent aussi pour Daniel qui est à l’affiche du Festival d’été de Québec un jour de juillet 2000 et le lendemain au Dour Music Festival en Belgique ! L’artiste enregistre alors un premier album avec la complicité de musiciens de jazz sous le titre « Borlon », nom d’un petit village belge de la région du Condroz. Et, face à la demande grandissante du public pour ses spectacles, Daniel Hélin sort, en 2001, un deuxième album qui a pour titre « Les bulles ».

Il se produit à ce moment avec un big band en Belgique au Cirque Royal de Bruxelles, au Festival de Dour et aux Francofolies de Spa. Car, et il faut le souligner, la force du chanteur se trouve dans ses prestations scéniques qu’il propose alors jusqu’en Russie. En Europe francophone, il a la chance de se retrouver en première partie de Miossec, Higelin, Zazie, Birkin, Thiéfaine ou Salvador entre autres. Et il est à l’affiche de diverses manifestations comme le Paléo Festival de Nyon (CH), les Francofolies de La Rochelle (F), les Francofolies de Montréal (Qc), le festival « Coup de Cœur francophone » (Qc), les nuits de Fourvières (F), le festival des Vieilles Charrues (F), etc. En 2003, il crée, au Théatre de Poche de Bruxelles, un spectacle avec un nouveau groupe: les Velvet Sisters, composé d’Isabel Rocher et Cloé Defossez, mieux connue sous le pseudonyme de Cloé du Trèfle. Le disque des chansons de ce spectacle est enregistré dans la foulée en 2005 et s’appelle « Mécréant ». Multipliant les expériences, Daniel Hélin se lance ensuite dans une autre aventure musicale qui l’amène en Australie pour composer et arranger les douze chansons qui se retrouveront sur l’album « Mallacoota » (2009) qui tire son nom du village où il a vécu pendant quelques semaines. En 2013, l’artiste sort l’album « Le crépuscule des idiots » dont les chansons ont été composées et arrangées par Jean-Yves Evrard entre 2011 et 2012 et enregistrées au Jet Studio à Bruxelles. En juillet 2013, il se produit sur scène dans le cadre des Francofolies de Spa (B).
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France Gall et Michel Berger en 1976

22 juin 1976 : Mariage de France GALL et de Michel BERGER à la mairie du 16 arrondissement de Paris.

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24 AVRIL

Dick Rivers – Pochette « Gran Tour » en 2012

24 avril 1945 : Naissance, à Nice, du chanteur français Hervé Fornieri qui a pris pour pseudonyme Dick RIVERS. Fan d’Elvis Presley, il a d’ailleurs emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.

Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rhythm’n’blues à la fin des années 1960. Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »). Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès. En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Barbelivien (« Nice Baie des Anges »). Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa! Parmi les collaborateurs de l’opus se trouve aussi un certain Francis Cabrel. Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D. La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube de Rose Laurens en 1982. Dick Rivers est décédé, à Paris, des suites d’un cancer le jour de ses 74 ans: le 24 avril 2019.
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Ronnie Bird en 1967 – Photo (c) André Berg

24 avril 1946 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur de rock français Ronnie BIRD. Après avoir arrêté ses études, Ronald Méhu décide, avec l’accord de son père, de se lancer dans la chanson sous le nom de Ronnie Bird, ce qui fait plus anglo-saxon. Suite à un séjour à Londres où il oublie de se faire couper les cheveux, il enregistre son premier disque en 1964 avec une coiffure à la Beatles: « Adieu à un ami », un hommage au rocker américain Buddy Holly.

Il connaît alors quelques succès comme « Le pivert » mais sa popularité reste trop limitée à son goût. Il décide ainsi d’interrompre sa carrière après cinq ans. Toutefois, entre 1968 et 1972, il participe à l’adaptation française de la comédie musicale Hair aux côtés de Julien Clerc puis de Gérard Lenorman. Plus étonnant: en 1989, il signe le texte de la chanson « Precious Things » interprétée en duo par Ray Charles et Dee Dee Bridgewater.
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Claude Dubois en 1989 – Photo (c) Pierre Terrasson

24 avril 1947 : Naissance, à Montréal, du chanteur québécois Claude DUBOIS. Alors qu’il est une véritable star au Canada, Claude Dubois n’est, en Europe francophone, connu principalement que pour son interprétation magistrale du « Blues du businessman » (« J’aurais voulu être un artiste ») dans la version originale de l’opéra-rock « Starmania » en 1978. Pourtant, à peine âgé de douze ans, il est le membre du groupe « Les Montagnards » quand il enregistre un album de chansons western. Puis, cinq ans plus tard, il chante presque tous les soirs au « Patriote », une boîte à chansons montréalaise. Claude Dubois enregistre quelques disques en 1966 puis il délaisse la chanson pour y revenir lorsque ses voyages l’amènent en France. Il sort quelques disques arrangés par François Rauber, l’orchestrateur de Jacques Brel, mais le succès n’est pas au rendez-vous de ces 45 tours publiés chez Barclay. Dans les années 1970, il se tourne vers la musique rock californienne et finit par être remarqué par Luc Plamondon qui est en train d’écrire « Starmania » avec Michel Berger. En 1978, il décroche ainsi le rôle de l’homme d’affaires Zéro Janvier dans l’opéra-rock où il interprète le fameux « Blues du businessman » avec le succès que l’on sait.

Alors qu’il redevient anonyme dans les pays francophones européens, Claude Dubois garde son succès au Québec malgré le fait qu’il y soit condamné pour possession de stupéfiants en 1981. L’album « Sortie Dubois » est une des grosses ventes de disques de l’année 1982. En 2007, l’artiste sort l’album « Duos Dubois » dans lequel il réenregistre plusieurs de ses chansons avec des chanteurs et chanteuses comme Céline Dion, Patrick Bruel, Natasha St-Pier, Richard Desjardins, Lynda Lemay ou Francis Cabrel entre autres. En 2011, Claude Dubois rejoint la tournée française des idoles « Age tendre et tête de bois ». Accompagné d’un orchestre symphonique, il y interprète bien sûr l’incontournable « Blues du businessman » mais aussi une superbe chanson: « Si Dieu existe ». Faisant partie de la même tournée, Annie Cordy remarque cette chanson qu’elle intègre dans son album sorti en 2012. A la fin de l’année 2016, alors que Claude Dubois est l’un des invités de l’émission télévisée québécoise « Tout le monde en parle », il déclare être atteint d’un cancer de la moelle osseuse et que les médecins lui donnent encore trois ans à vivre. Heureusement, fin 2018, il dit aller mieux et que la maladie semble s’être arrêtée. Depuis, il arpente à nouveau les scènes du Québec avec dynamisme et sourire.
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Véronique Sanson en 1977 – Photo (c) Daniel Decamps

24 avril 1949 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique SANSON. Fille de membres actifs de la Résistance durant la seconde guerre mondiale, elle et sa soeur Violaine porteront des prénoms commençant par la lettre « V » de Victoire après la libération. Les deux soeurs suivent très tôt des cours de piano et s’orientent toutes deux vers une carrière musicale. C’est donc tout naturellement qu’elles créent un groupe avec un troisième musicien qui a pour nom François Bernheim. Ensemble, ils enregistrent, sous le nom des Roche Martin, deux 45 tours comprenant chacun quatre titres. Cela se passe en 1967 et le succès de ces deux disques est quasi nul. Le groupe se dissout très vite après la sortie du deuxième disque. En 1969, Véronique Sanson entame sa carrière de chanteuse soliste avec la chanson « Le printemps est là ». Le succès n’est pas au rendez-vous de ses premières chansons et l’artiste change de maison de disques. Cela va lui être bénéfique puisque son compagnon, Michel Berger, va lui produire un premier album, « Amoureuse », qui sera une vraie révélation en 1972.

Plutôt décidée à s’imposer, Véronique Sanson n’hésite pas à enregistrer et à commercialiser un deuxième album dans la même année: « De l’autre côté de mon rêve ». C’est donc avec, déjà, un solide répertoire qu’elle assure les premières parties des concerts de Michel Polnareff ou de Julien Clerc. Véronique quitte alors Michel Berger pour épouser l’artiste américain Stephen Stills le 14 mars 1973. Et, de ce fait, elle déménage aux Etats-Unis où elle va enregistrer ses albums suivants comme « Le maudit » en 1974. A la fin des années 1970, Véronique Sanson est une vedette incontournable de la chanson francophone: ses textes et ses musiques sont d’une qualité remarquable. Mais le début de la décennie suivante est marqué par son divorce avec Stephen Stills et son retour en France qui signifie aussi un manque d’inspiration. Il faut attendre 1985 pour voir un nouveau 33 tours de Véronique Sanson chez les disquaires: « C’est long c’est court ». Mais, à partir de cet instant, c’est reparti et, trois ans plus tard, la chanteuse atteint même un sommet dans les textes polémiques. « Allah », écrite comme une chanson pacifiste, est considérée comme sacrilège par ceux qui condamnent les « Versets sataniques » de Salman Rushdie. Et Véronique doit être protégée après avoir reçu des menaces de mort. A la fin de l’année 1989, lorsque Jean-Jacques Goldman met sur pied la première tournée des Enfoirés, la chanteuse est la seule femme du quintet aux côtés de Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Michel Sardou. En 1990, elle tente une nouvelle expérience scénique: « Symphonique Sanson ». Deux ans plus tard, l’album « Sans regrets » est mené par la chanson « Rien que de l’eau » qui est un succès récompensé par une Victoire de la Musique en 1993. 1995 voit la sortie d’un album en public enregistré aux Francofolies de La Rochelle avec des duos: « Comme ils l’imaginent ». Et, la même année, Véronique Sanson épouse l’humoriste Pierre Palmade dont elle divorce en 2001. Le début des années 2000 est également marqué par un album hommage à Michel Berger disparu en 1992: « D’un papillon à une étoile ». Un album « live » suit la tournée avec les chansons de Berger. Autre étape importante pour la chanteuse: en octobre 2007, elle est l’invitée d’honneur des fameuses « Nuits de Champagne » à Troyes et elle y chante accompagnée par 900 choristes. Elle y découvre le charme des polyphonies et s’en sert lors de ses spectacles suivants où les choristes occupent une place plus importante. Trois ans plus tard sort l’album « Plusieurs lunes ». 40 ans après sa sortie, le premier album de Véronique Sanson est réédité en CD dans un coffret spécial de luxe où se côtoient les chansons originales remasterisées, des bonus inédits et un DVD enregistré lors d’un concert ayant eu lieu à Bruxelles en décembre 2011. Elle reçoit une nouvelle Victoire de la Musique le 8 février 2013 mais cette fois pour honorer l’ensemble de sa carrière. En 2014, une compilation reprenant les chansons de « l’époque américaine » de Sanson est commercialisée. Elle est l’occasion pour la chanteuse de remonter sur scène dans le cadre d’une tournée où elle reprend exclusivement ces titres-là enregistrés initialement aux Etats-unis à la fin des années 1970. En novembre 2016 sort le quinzième album studio de Véronique Sanson avec des chansons originales. Il porte le titre « Dignes, dingues, donc » et est promotionné par la chanson « Et je l’appelle encore », écrite par Véronique et composée par son choriste belge Mehdi Benjelloun. Cette dernière est nommée dans la catégorie « chanson originale de l’année » et Véronique comme artiste interprète féminine de l’année aux Victoires de la Musique de l’Année 2017. Elle entame alors une grande tournée de concerts qui est interrompue à la rentrée 2018 pour soigner une tumeur qui l’oblige aussi à se reposer durant quelques mois. Et, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, la chanteuse reprend ses spectacles en pleine forme à partir de février 2019.
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La pochette du CD live sorti en 2011

24 avril 1963 : Naissance, à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Emmanuel Cabut, du chanteur français Mano SOLO. C’est en 1980 que Manu Cabut, fils du dessinateur Cabu, intègre, comme guitariste, un groupe punk: les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y aura « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 97, « Internationale Shalala » en 99 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Et les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo meurt le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note – Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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24 avril 1973 : Naissance de la chanteuse belge Anik NAK. A 21 ans, la jeune néerlandophone Anik Vandercruyssen enregistre, sous le pseudonyme subtil Anik Nak, un album avec une partie des musiciens du groupe de rock Machiavel très célèbre en Belgique. Sur cet opus intitulé « Voilà », Roland De Greef et Mario Guccio lui confectionnent, en français, des chansons sur mesure: « Je te veux » ou encore « Tout est magnifique ». Le succès très faible de ces chansons, malgré quelques passages sur les ondes belges et des concerts aux Francofolies de Spa, au Dour Music Festival ou au Marktrock, oblige la jeune femme à se tourner vers d’autres projets comme le théâtre. En 1998, elle suit les cours de l’école internationale de théâtre « De Kleine Academie » et elle tourne ensuite dans quelques films comme « Hombres Complicados » de Dominique Deruddere ou « Friday Fishday » de Jan Bucquoy.
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Jofroi en 1976

24 avril 1976 : Le 15e festival de la chanson française d’Obourg a lieu ces samedi 24 et dimanche 25 avril dans la petite localité belge située près de Mons. Au programme: le groupe « Nuit câline à la villa mon rêve », JOFROI, Paul LOUKA, Catherine LARA et Maxime LE FORESTIER.

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24 avril 2001 : Jusqu’au 29 avril, la chanteuse KEREN ANN assure la première partie du spectacle d’Henri SALVADOR à l’Olympia de Paris. Il faut dire que celle qui a permis à « Monsieur Henri » de revenir au devant de la scène avec sa chanson « Jardin d’hiver » a également enregistré un premier album intitulé « La biographie de Luka Philipsen ».
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24 avril 2019 : Décès, à Paris, le jour des ses 74 ans, du chanteur français Dick RIVERS à la suite d’un cancer. Sa biographie se trouve ci-dessus à la date de sa naissance : le 24 avril 1945.
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10 MARS

 

10 mars 1920 : Naissance, à Ville-d’Avray, de l’artiste français Boris VIAN. Pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. L’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador interpréte sous le nom d’Henri Cording. Pour Salvador encore, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui est toujours aujourd’hui un grand classique de la chanson francophone. D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots. Mais Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie en 1958.

D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ».

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Christine Corda en 1977 – Photo (c) Rozes

10 mars 1952 : Naissance de la chanteuse française Christine CORDA. Elle enregistre ses premiers disques au début des années 1970 avec des chansons signées notamment par Jean-Pierre Castelain qui lui conçoit deux albums: « Le jardin imaginaire » (1973) et « Petite pierre » (1979). Elle obtient néanmoins peu de succès malgré des qualités vocales évidentes. Parmi ses 45-tours marquants, il y a « Le jardin imaginaire » mais aussi « Rock’n roll pas mort », « Mademoiselle » et « Comme dans un film » (1977).

En 1973, elle participe à l’opéra-rock « La révolution française ». Cinq ans plus tard, elle est la voix féminine du « tube » de Jean-François Maurice: « 28° à l’ombre ». En 1982, elle est à l’affiche de la comédie musicale « Moïse ». Elle participe ensuite, en tant que mannequin, à des séances de photos de mode et enregistre plusieurs messages publicitaires pour la radio. Puis, elle devient l’agent des groupes « Beatles Story » et « La bande à Basile ». Par la suite, elle se produit en gala, seule ou avec son groupe « Woman » qui reprend des standards français ou internationaux. En 1990, elle commercialise encore un 45 tours sous le nom de Chris Corda : « Desesperado ».
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Didier Barbelivien en 1993

10 mars 1954 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Didier BARBELIVIEN. Il passe son enfance au Congo où son père fait de l’import-export de bestiaux. Et il revient définitivement en France à l’âge de six ans. Passionné de musique, il commence à écrire des chansons à seize ans. Dès 1975, alors que l’un de ses textes est un succès dans la voix de Gérard Lenorman (« Et moi je chante »), il enregistre un premier 45 tours où il interprète une de ses chansons: « Alcools ». Il obtient ce que l’on appelle un succès d’estime radiophonique sans plus. Alors qu’il devient de plus en plus connu comme auteur et compositeur pour Christophe (« Petite fille du soleil »), Gérard Lenorman (« Michèle ») ou Johnny Hallyday (« Elle m’oublie »), Didier réussit à placer un « tube » comme interprète dans tous les hits de 1980: « Elle », une chanson dédiée à son épouse, la mère de son fils David.

A l’époque, on croit que l’interprète Barbelivien ne connaîtra que ce seul succès fulgurant. Mais la suite prouvera que non puisque, tout en continuant à écrire pour les autres, l’artiste enregistre « Je te connais par coeur » (1981), « Là où je t’aime » (1984), « Elsa » (1982), « Les soleils électriques » (1983) ou encore « C’est d’quel côté la mer » (1983). En 1990, il enregistre un duo avec un parfait inconnu du nom de Félix Gray. A deux, ils décrochent la timbale avec « A toutes les filles » et l’aventure du duo se poursuit avec « Il faut laisser le temps au temps » et « E vado via ». Trois ans plus tard, toujours en tant qu’interprète, Didier Barbelivien connaît une grande popularité avec d’autres duos: « Les mariés de Vendée » et « Quitter l’autoroute » avec Anaïs. Alors que sa carrière d’auteur-compositeur se poursuit au service d’un nombre impressionnant d’artistes francophones comme Garou, Torr, C. Jérôme, Kaas, Bécaud, Dalida, Lavil, Dion, Iglesias, Mathieu, Charden, Vilard, Roussos, Hallyday Sardou ou Montagné, il signe, en 2004, tous les textes de la comédie musicale de François Valéry « Les enfants du soleil ». En 2005, Didier Barbelivien enregistre un album intitulé « Envoie les clowns » et, deux ans plus tard, « Etat des lieux ». Il se décide alors, pour la première fois de sa carrière et avec un trac phénoménal, à se présenter sur scène devant son public. En 2009, son opus intitulé « Atelier d’artistes » se vend à plus de 200.000 exemplaires. Il s’agit d’un album où il interprète tous les « tubes » qu’il a pu composer pour d’autres chanteurs. Dans le même ordre d’idées, il réalise en 2011 un album où il écrit et compose des chansons « à la manière de » divers artistes à qui il rend hommage. La chanson « Jean de France » qui évoque Jean Ferrat devient ainsi un incontournable du répertoire de Didier Barbelivien. Conséquence de ces derniers succès de vente, une compilation de trois CD est sortie en 2012 avec tous les succès du chanteur et deux titres inédits parmi lesquels un duo avec Natasha St Pier (« Que serais-je sans toi » de Jean Ferrat). En 2013, un nouvel album est commercialisé: il a pour titre « Dédicacé ». Après cela, Didier écrit une comédie musicale en 2015, « Marie-Antoinette et le chevalier de maison rouge », dont l’album est enregistré par divers artistes. Ensuite, il commercialise un album en 2016, « Amours de moi », avant d’annoncer pour 2018 le nouvel opus « Créateur de chansons ».
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 Jean Vallée à la présentation de La Bonne Etoile en 1982 (c) RTBF-Sonuma

Jean Vallée à la présentation de La Bonne Etoile en 1982 (c) RTBF-Sonuma

10 mars 1982 : Diffusion à la télévision publique belge francophone, la RTBF, de l’émission de variétés « La Bonne Etoile » enregistrée quelques jours plus tôt à la Maison de la Culture de Tournai. Présenté par le chanteur belge Jean Vallée, le programme accueille ce soir-là Nicole Croisille, Enrico Macias, les frères Préboist mais aussi Michel Drucker et Dany Saval. Un extrait de cette émission peut être visionné en cliquant ICI.
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Yves Duteil, l’un des artistes promotionné par Françoise Maucq en Belgique

10 mars 2003 : Décès, à l’hôpital Américain de Neuilly-sur-Seine, de l’attachée de presse belge Françoise MAUCQ des suites d’une longue maladie à l’âge de 56 ans. Compagne de Raymond Devos au moment de son décès, Françoise Maucq a été, durant de longues années, une attachée de presse efficace et sympathique. Dans ce métier où beaucoup essaient « placer leurs produits » à n’importe quel prix, elle a toujours montré une générosité et une passion peu communes en défendant des artistes, comme Yves Duteil, dont elle appréciait vraiment le talent. Au point qu’aucun artiste ni journaliste l’ayant côtoyée ne peut l’oublier. D’abord attachée de presse à Bruxelles (notamment pour l’ADAC, Association des Arts et de la Culture), elle s’est ensuite installée à Paris pour s’occuper professionnellement et personnellement de Raymond Devos dont elle est devenue la compagne. Profitant de ses occupations artistiques dans la capitale française, elle a beaucoup oeuvré au développement du début de la carrière des Frères Taloche en France. Les seules photos de Françoise Maucq (toujours accompagnée de Raymond Devos) disponibles sur le web ne peuvent être reproduites ici. Si vous désirez les visionner, il vous suffit d’effectuer une recherche d’images à son nom dans votre moteur de recherches.
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Charles Aznavour en 2004

10 mars 2004 : A l’aube de ses 80 ans, Charles AZNAVOUR est à Bruxelles où, au cours d’une cérémonie officielle, il est élevé au rang d’Officier de l’Ordre de Léopold pour sa « carrière d’une exceptionnelle longévité et d’une qualité incontestable mais aussi pour son engagement en tant qu’ambassadeur de l’Unesco et pour son rôle de défenseur de la langue française ».
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Un scopitone (c) Joe Mabel

10 mars 2012 : Décès, à l’âge de 93 ans, de Mamy Scopitone, de son vrai nom Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. Née le 28 avril 1918, elle est, à l’origine, une impresario française. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones dans les années 1960 qu’elle s’est faite une réputation. Dans les années 1950, elle met sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour.

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

Au début des années 1960, Daidy découvre le scopitone qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films sur bobines (l’ancêtre des clips vidéo) des chansons demandées. Ces séquences, tournées très souvent en décors naturels, sont généralement réalisées par elle-même ou par de jeunes cinéastes comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, etc. Un exemple vous est livré ci-dessous avec la chanson « Riquita » de Georgette Plana et le scopitone réalisé en 1968. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis.
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Georgette Plana en 1978 – Photo (c) Vogue Pascal Carqueville

10 mars 2013 : Décès, à l’âge de 95 ans, de la chanteuse française Georgette PLANA à L’Isle-Adam près de Paris. Georgette Plana naît le 4 juillet 1917 à Agen dans le Sud-Ouest de la France. C’est à Bordeaux qu’elle effectue ses premiers pas de danseuse de music-hall avant de rejoindre Paris en 1941. Elle chante à l’Alhambra de Paris avec Bourvil en 1942 et enregistre alors bon nombre de chansons avant de se retirer du show business à la fin des années 1940. Elle mène alors une vie de famille tranquille et s’occupe de ses deux enfants. Mais la passion de la chanson refait surface plus de vingt ans après lorsqu’elle sort, en 1967, un 33 tours de classiques de la chanson réaliste française. A 54 ans, Georgette Plana atteint les sommets des ventes de disques en France avec « Riquita ».

Il s’agit d’une de ces reprises que l’artiste a enregistrée avec d’autres titres comme « La femme aux bijoux », « Le dénicheur », « Du gris » ou « Les nocturnes ». C’est elle qui « déclenche », à l’époque, la mode des anciennes chansons remises au goût du jour. Des groupes comme les Sunlights enregistrent avec succès « Les roses blanches », les Charlots reprennent, entre autres, « Cach’ ton piano » et Antoine livre une nouvelle version de « Dites-moi ma mère » de Maurice Chevalier. Cela se passe quelques mois avant mai 1968 et les jeunes artistes essaient encore de séduire parents et grands parents en leur proposant une nouvelle lecture des chansons de leur jeunesse. Les qualités vocales de Georgette Plana ne sont pas irréprochables mais elle possède ce grain de gouaille qui convient parfaitement au répertoire qu’elle interprète. Elle connaît ainsi encore le succès avec « La fille du bédouin », « La valse brune » ou encore « E Viva Espana » composée par le Belge Léo Caerts. Sur ses enregistrements, Georgette est parfois accompagnée par le célèbre accordéoniste français Aimable. En 1969, elle enregistre aussi un duo avec Antoine: « Je t’offre un verre » et, cinq ans plus tard, elle fait partie de la tournée française du podium de la radio Europe 1 aux côtés du groupe Martin Circus.
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