17 FEVRIER

Pierre Tisserand en 1980

17 février 1936 : Naissance, à Maisons Alfort, du chanteur français Pierre TISSERAND. Après avoir vécu les années de guerre de son enfance en Franche-Comté, près de Vesoul, il suit des études d’instituteur. Puis, au début des années 1960, il se décide à chanter. Il n’enregistre toutefois son premier 45-tours de quatre titres chez Barclay qu’en 1966. Parmi ces chansons, il y a « L’Homme fossile » qui deviendra un succès du répertoire de Serge Reggiani. Après de nombreux essais infructueux, une dizaine de 45-tours, il connaît un succès aussi rapide qu’éphémère en interprétant en 1971 « Dis madame s’il vous plaît », une superbe balade chantée avec une voix très chaleureuse.

Ensuite porteur d’une moustache gauloise et taillé comme un bûcheron, il laisse aussi des chansons à Christine Sèvres, Francesca Solleville ou Magali Noël. De temps en temps, il enregistre un album comme « A bout portant », « Comme le temps file », « Si l’on vivait comme autrefois » en 1975, « Pieds et poings liés » en 1976, « Le châle de soie » en 1978 et « Douceur » en 1980. Le reste du temps, il peint, écrit des pièces de théâtre ou des romans. Le dernier paru en date a pour titre « La péniche à cinq pattes ». En 2000, un CD compilation de 19 chansons, enregistrées entre 1966 et 1980, est commercialisé et est rapidement épuisé. Trois ans plus tard, Pierre Tisserand se remet à la chanson en sortant son premier compact original: « Les mammifères ». Une nouvelle étape artistique musicale qui reste toutefois sans suite à ce jour.
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Gérard Rinaldi sur scène en 2011 (c) Passion Chanson

17 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI. Après avoir accompagné le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes », il devient le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies comme celle de Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Moustaki (« Le pauvre mec »).

L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983. Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2010, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». Gérard Rinaldi décède à Briis-sous-Forges le vendredi 2 mars 2012, à l’âge de 69 ans, des suites d’un lymphôme.
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Alice Dona en 1976

17 février 1946 : Naissance, à Maisons Alfort, de la chanteuse française Alice DONA qui, après avoir été une élève du « Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille », connaît quelques succès à l’époque « yé-yé » comme interprète: « Mon train de banlieue » ou « Les garçons ».

Pour Alice, Donadelle de son vrai nom, il y a ensuite une période où la composition prend le pas sur l’interprétation. Elle compose ainsi quelques chansons pour Claude François avant de devenir la compositrice attitrée de Serge Lama dans les années 1970. Ces succès lui permettent d’ailleurs de réaliser son retour à la chanson en tant qu’interprète dans la seconde partie des années 1970 sur un terrain qu’elle partage avec Marie-Paule Belle. Ses chansons traitent alors souvent des mêmes thèmes nostalgiques et comiques: « L’antistar » ou « Chanson hippocalorique ». Dans les années 1980, le vent tourne à nouveau et Alice se lance dans la découverte des jeunes talents en créant une école à l’image de ce que fit Mireille bien des années plus tôt. Son école révèle, à l’époque, un groupe vocal: « Génération » qui enregistre, notamment, des versions très « variétés » de chansons de Brassens. Alice Dona enregistre à nouveau des albums à la fin des années 1990 et un hommage à Gilbert Bécaud en 2002. Quatre ans plus tard, elle joue au théâtre où elle donne la réplique à Philippe Chevallier dans « Ce soir ou jamais », pièce de Philippe Hodara et Bruno Chapelle. Elle est nommée commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres français en janvier 2010. Elle rejoint les tournées « Age tendre et tête de bois » en 2012. Un an plus tard, elle sort un nouvel album intitulé « Mes petites madeleines »: il s’agit d’un ensemble de reprises qu’elle interprète parfois en duo avec des artistes comme Bénabar, Mimie Mathy, Michel Delpech ou, bien sûr, Serge Lama. En octobre 2014, pour ses 50 ans de carrière, un double CD « L’essentiel » est commercialisé et il constitue un beau panorama de son parcours artistique.
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17 février 1953 : Jacques BREL enregistre un disque 78-tours à Bruxelles. Il y grave deux titres: « La foire » et
« Il y a ».

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Pochette album 2010

17 février 1980 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Catherine MAJOR révélée en France au cours du festival « Alors Chante » de Montauban (F) en 2004 où elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. Auparavant, elle est la lauréate auteur-compositeur-interprète du Festival en chanson de Petite-Vallée 2002 en Gaspésie au Québec. Son premier album, « Par-dessus bord », paraît en 2004. Il reçoit un très bon accueil des professionnels et de multiples récompenses. C’est la consécration pour cette artiste, musicienne depuis l’âge de quatre ans. Au Québec, son deuxième album, « Rose sang », sort en janvier 2008 et connaît un beau succès commercial avec plus de 20.000 exemplaires vendus. « Rose sang » sort finalement en Europe le 25 janvier 2010. Cette commercialisation permet à Catherine Major de présenter ses chansons sur scène. Notamment en première partie du spectacle consacré à Nougaro par Maurane au Cirque Royal de Bruxelles où est alors présent son célèbre compatriote auteur Luc Plamondon. En 2012, son troisième album intitulé « Le désert des solitudes » est commercialisé en France. Trois ans plus tard, elle sort un nouvel opus, « La maison du monde », au Québec.
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10 NOVEMBRE

Ennio Morricone en 2012

10 novembre 1928 : Naissance, à Rome, du compositeur et chef d’orchestre italien Ennio MORRICONE. On ne compte plus les musiques de films célèbres qu’il a composées. Dès les années 1960, il travaille pour des réalisateurs italiens et se spécialise, un moment, dans les bandes originales des westerns « spaghettis » signés Sergio Leone: « Le bon, la brute et le truand », « Il était une fois dans l’Ouest » et « Il était une fois la révolution ». Au début des années 1970, d’autres réalisateurs s’intéressent à sa musique: c’est le cas d’Henri Verneuil pour « Le casse » ou encore « Le clan des Siciliens » entre autres. En 1971, Joan Baez interprète la chanson originale du film « Sacco and Vanzetti », « Here’s to you », qui est un grand succès. La chanson est adaptée en français et interprétée, notamment, par les Compagnons de la Chanson et Georges Moustaki sous le titre: « La marche de Sacco et Vanzetti ».

D’autres thèmes d’Ennio Morricone deviendront aussi des chansons francophones comme « Liberté », chanson enregistrée en 1982 par Isabelle Aubret. Le compositeur fait lui-même quelques incursions dans le domaine de la chanson avec, notamment, Mireille Mathieu et son album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone » en 1974. Toujours très actif, Ennio Morricone continue à composer et à diriger des orchestres pour des spectacles importants comme ceux de la tournée européenne qu’il a entamée avec succès en 2014.

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10 novembre 2000 : Quinze jours après sa sortie commerciale, le nouvel album d’Henri Salvador intitulé « Chambre avec vue« , porté par la chanson « Jardin d’hiver » signée par Keren Ann et Benjamin Biolay, dépasse largement le seuil du disque d’or avec plus de 150.000 exemplaires vendus.

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23 MAI

Anne-Marie David en 1979 - Photo (c) Giancarlo Botti

Anne-Marie David en 1979 – Photo (c) Giancarlo Botti

23 mai 1952 : Naissance, à Arles, de la chanteuse française Anne-Marie DAVID. Toute petite déjà, Anne-Marie chante tout le temps et s’imprègne de l’environnement musical de ses parents constitué d’opéra, d’opérette, de variété française et d’accordéon. A seize ans, elle découvre le film « Funny Girl » avec Barbra Streisand et c’est le choc. Elle décide qu’elle sera chanteuse avec pour modèle absolu Barbra Streisand. Tout en perfectionnant sa maîtrise vocale, Anne-Marie s’inscrit à diverses auditions et se fait engager pour jouer dans une comédie musicale américaine présentée à Paris: « The Me Nobody Knows ». Malgré certaines qualités, le spectacle reste confidentiel. C’est à ce moment qu’une autre comédie musicale prometteuse débarque des Etats-Unis: « Jésus-Christ Superstar ». Alors que l’un des rôles principaux, celui de Marie-Madeleine, n’est pas encore attribué, Anne-Marie passe le casting et se voit engagée par la production. Dans la foulée, c’est à elle que l’on demande d’interpréter les chansons de la version française du film. En 1973, alors qu’elle commence à se faire un nom dans le métier, elle enregistre la chanson « Aimer » pour laquelle elle reçoit le Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros. Elle est remarquée par Monique Le Marcis, programmatrice à la radio RTL France qui pense qu’elle serait une bonne représentante pour le Luxembourg au concours Eurovision de la Chanson. Anne-Marie David est sélectionnée et remporte l’édition 1973 du concours avec « Tu te reconnaîtras ».

Quelques mois plus tard, la chanteuse obtient le prix d’interprétation au World Festival Song de Tokyo. En Turquie aussi, Anne-Marie est appréciée: elle y est récompensée par l’Oscar des Variétés en 1974 et 1975. En 1979, alors que sa carrière ralentit un peu, l’artiste propose la chanson « Je suis l’enfant-soleil » à la séléction française pour le concours Eurovision. Elle se qualifie, participe à nouveau au grand show télé international et se classe, cette fois, troisième. Deux ans après, elle est l’une des invitées au Gala des vainqueurs de l’Eurovision organisé à Mysen en Norvège pour le 25e anniversaire du concours. Et, toujours en Norvège où elle est très populaire, Anne-Marie David reçoit le prix de la meilleure interprète étrangère en 1983. Quelques mois plus tard, elle est à Angers où elle donne la réplique à Michaël Lonsdale dans la comédie musicale de Claude Bolling que le comédien met également en scène: « Le Vent tourbillon ». En 1987, c’est au Chili qu’on retrouve la chanteuse où elle se classe troisième en représentant la France au Festival de Viña del Mar avec le titre « 2000 ans déjà ». Mais, au fil du temps, Anne-Marie s’est éloignée du milieu du show-business français et de la vie artistique parisienne. La vie de famille et ses contraintes ne lui permettent plus de se consacrer à fond à ce métier qui la passionne et elle décide d’arrêter la chanson. Quinze ans plus tard, ses fans qui ne l’ont pas oublié la supplient de remonter sur scène: rien que pour eux le temps d’une soirée. Ils récoltent les fonds nécessaires pour que cela se réalise et, en 2005, le spectacle a lieu en Belgique, à Charleroi, en formule piano-voix. Le concert fait l’objet d’un enregistrement sur CD: « Anne-Marie David live à Charleroi ». La chanteuse entame ensuite une tournée avec ce spectacle constitué de reprises et de chansons originales qu’elle appelle simplement « Chansons ». Puis, elle participe à l’émission célébrant les 50 ans de l’Eurovision à Copenhague. Elle prépare alors un album studio et c’est Jean Renard, le producteur qui a découvert Mike Brant et Jeane Manson, qui lui propose « Federico », un opus en hommage à Federico Garcia Lorca écrit en français et en espagnol qui sort en 2010. Deux ans plus tard, Anne-Marie David fête ses 40 ans de carrière sur scène au Théâtre du Temple à Paris. Jamais deux sans trois: en 2013, l’artiste se présente à la présélection française du Concours Eurovision avec la chanson « Je manque de toi » écrite par Pierre-André Dousset et Jean Musy. Mais cette fois elle n’est pas retenue. La même année, elle crée le concept « Mon cinéma sans image ». Dans une salle plongée dans l’obscurité, un texte est lu par un comédien pendant que des bruitages d’un film et la musique de Jean Musy appuient l’histoire qui est racontée. Et à la fin de la séance, Anne-Marie David anime un débat sur « la puissance de l’imaginaire et nos perceptions perdues ». Le 12 novembre 2013, la chanteuse revient sur scène à l’Alhambra de Paris pour y interpréter des duos avec des amis artistes: Jean Vallée, Bernard Sauvat, Gilles Dreu ou encore Stéphane Rizon (le vainqueur de « The Voice France » 2012). En mai 2015, Anne-Marie David est invitée à Londres pour l’enregistrement d’une émission de télévision regroupant les plus grands succès du concours Eurovison de la Chanson: elle y interprète « Tu te reconnaîtras ».
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François Feldman en 1991 - Photo (c) Claude Gassian

François Feldman en 1991 – Photo (c) Claude Gassian

23 mai 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français François FELDMAN. Sa mère est d’origine belge et son père, originaire de Russie, lui offre une guitare lorsqu’il a quatorze ans. Cet instrument va le pousser à s’inscrire, comme chanteur, dans divers concours qu’il remporte souvent. Il crée son premier groupe avec des copains et se produit dans quelques clubs parisiens. Son adolescence est alors bercée de soul music et ses idoles ont pour nom James Brown ou Stevie Wonder. En 1977, il trouve l’opportunité d’enregistrer un premier 45 tours avec une chanson qu’il a écrite et composée: « Comme une petite île ». Ce n’est pas un succès et François se tourne vers d’autres aventures musicales au sein d’un groupe nommé Yellowhand et avec lequel il enregistre un disque en 1980. Le succès n’est pas au rendez-vous. Comme il n’est pas au rendez-vous de ses 45 tours suivants commercialisés sous son nom: « Ma petite video » en 1982, « Folle sur les bords » en 1983, « Obsession » en 1984, et « Amour de corridor » en 1985. Nullement découragé par ces tentatives, François Feldman va aborder l’année suivante en enregistrant cette fois une chanson intitulée « Rien que pour toi ». Et c’est le « tube » ! Plus de 300.000 exemplaires vendus en très peu de temps.

Ce premier succès lui permet de réaliser un premier album en 1987. Il a pour titre « Vivre vivre » et ses chansons phares marcheront bien en 1988: « Slave » et « Je te retrouverai ». Dans la foulée, le deuxième album (« Une présence » en 1989) va connaître une popularité plus importante encore avec des chansons comme « Joue pas » (en duo avec Joniece Jamison), « Les Valses de Vienne », « C’est toi qui m’as fait », « Petit Franck » et « J’ai peur » (en duo avec Joniece Jamison). L’album dépasse le million d’exemplaires vendus et constitue le pic de la carrière de François Feldman. En effet, le troisième opus de l’artiste, « Magic Boul’vard » en 1991, ne connaît pas un succès comparable au précédent même si bon nombre de singles marchent bien comme « Joy » par exemple. Sorti en 1993, l’album « Indigo » va, à son tour, confirmer le lent désintérêt du public pour les chansons de Feldman. Seul « Le petit cireur » retient quelque peu l’attention de certaines radios. Commence alors une solide traversée du désert pour le chanteur qui enregistre pourtant de nouveaux albums en 1995, 1997 et 2004. Les medias et le public ne semblent plus vouloir de lui que pour évoquer la nostalgie des années 1980 et 1990. Il oriente d’ailleurs ses nombreux galas sur les succès de cette époque qui font toujours plaisir à réentendre. En 2007 et 2010, il participe à la tournée RFM Party 80. Dans le film « Stars 80 », sorti en 2012, qui raconte l’aventure de cette tournée qui a réuni plus d’un million de spectateurs, François Feldman joue son propre rôle. Cinq ans plus tard, il joue toujours son propre rôle dans le film « Stars 80, la suite ». Et puis, en avril 2018, soit quatorze ans après la sortie de son dernier album (« Des larmes et de l’amour »), François Feldman commercialise un nouvel opus de onze chansons sous le titre générique « Vivant ».
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Pochette album 2017

23 mai 1981 : Naissance, à Alma, près du lac Saint-Jean, de l’auteur, compositeur et interprète québécois Pierre LAPOINTE. Après avoir passé une enfance plutôt sans histoires à Gatineau, il entame des études en arts plastiques dès ses 18 ans. Mais c’est plutôt vers le théâtre qu’il se dirige ensuite avant de bifurquer vers la chanson tout en poursuivant des études d’art à l’Unviversité de Montréal. En 2000, il s’inscrit à un concours de chanson intitulé « Tout nouveau tout chaud » et y remporte deux prix. Il participe, un an plus tard, au célèbre Festival international de la chanson de Granby dont il remporte le premier prix de la catégorie auteur-compositeur-interprète. Pierre Lapointe se met alors à écrire et composer des chansons en vue de préparer un spectacle qu’il propose en novembre 2002 à Montréal. En 2003, il sort son premier album au Canada mais il se produit aussi en Europe dans divers festivals comme « Mars en Chansons » à Charleroi (B) par exemple. L’année suivante, il est sur la scène du Festival Pully Lavaux en Suisse et il est à l’affiche des Francofolies de Montréal où il reçoit le prix du jury. En mai 2005, il est accueilli comme une découverte du festival « Alors, chante ! » à Montauban (F) et il y reçoit le coup de coeur de l’Académie Charles-Cros. En octobre de la même année, il est la vedette de la remise des Félix à Montréal où il en récolte six pour son album : trois pour lui (« Album populaire », « Révélation » et « Metteur en scène ») et trois pour ses collaborateurs (« Arrangeur » et « Réalisateur de disque » pour Jean Massicotte; « Sonorisateur » pour Louis Simon Hétu). En novembre, il est récompensé par le Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros.

L’avalanche de prix et récompenses se poursuit en 2006 avec deux Félix. Et, un an plus tard, il est le lauréat du Prix Rapsat-Lelièvre qui récompense alternativement un an sur deux un artiste québécois et un artiste francophone belge. Le 28 octobre 2007, il reçoit, au Québec, un nouveau Félix pour le spectacle « La Forêt des mal-aimés ». En juillet 2008, il propose un nouveau spectacle, « Mutantès » dans le cadre des Francofolies de Montréal. Ce spectacle prendra ensuite le nom de « Sentiments humains » et aboutira à la réalisation d’un album quelques mois plus tard. Désormais, les albums de Pierre Lapointe se succèdent et l’artiste est présent autant au Québec qu’en France et en Europe. En juillet 2014, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle puis offre des spectacles où il est seul dans une formule piano-voix. Fin de la même année, l’album « Paris-Tristesse » est composé de reprises avec, notamment, deux grandes chansons : « Comme ils disent » de Charles Aznavour et « C’est extra » de Léo Ferré. Il faut ensuite attendre 2017 pour que l’opus suivant soit sur le marché. Il s’appelle « La science du coeur ». Le 15 octobre 2019, un nouveau disque, « Pour déjouer l’ennui », produit par Albin de la Simone, est présenté comme la dernière partie d’une trilogie d’albums lors d’une soirée organisée au Club Soda de Montréal.
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Jean Yanne

23 mai 2003 : Décès, à Morsains, de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE, à l’âge de 70 ans, suite à un malaise cardiaque. Jean Yanne est le nom d’artiste que Jean Gouyé, né le 18 juillet 1933 aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait choisi. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard.

Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne se tourne vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de tourner ses premiers films: « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films ont été composées par Jean Yanne. L’artiste est mort le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
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23 mai 2013 : Décès, à Nice, de l’auteur, compositeur et interprète français Georges MOUSTAKI. Né le 3 mai 1934 à Alexandrie (Egypte) de parents juifs grecs parlant l’italien, le petit Giuseppe se passionne rapidement pour la musique, la littérature et la chanson françaises. En 1951, il débarque à Paris où il est brièvement journaliste puis barman. Dans le piano-bar où il travaille, il est amené à fréquenter des musiciens et lorsqu’il voit Georges Brassens sur scène, c’est la révélation: il va écrire des chansons et il va désormais se prénommer Georges. En 1958, il croise la route d’Edith Piaf et ils tombent amoureux pour une fulgurante mais brève liaison. C’est à cette époque qu’il lui compose l’un de ses plus grands succès: « Milord ». Il n’y aura pas de suite à cette chanson pour Piaf et, après le décès de cette dernière en 1963, Moustaki va écrire et composer pour Yves Montand et Serge Reggiani. Il offre ainsi à ce chanteur sur le tard de magnifiques chansons comme « Sarah » (« La femme qui est dans mon lit… ») ou « Ma liberté » (reprise en 2011 par Chimène Badi dans une version gospel). Il écrit aussi pour Barbara « La longue dame brune » qu’il interprète avec elle. Lors des manifestations parisiennes de mai 1968, Georges Moustaki s’implique beaucoup aux côtés des jeunes et des étudiants. Il devient un artiste engagé et c’est à ce moment qu’il écrit et compose « Le métèque », la description d’un personnage « baba cool » et d’un mode de vie qui s’apparente à celui de ceux que l’on appellera alors les « hippies ». Le succès de cette chanson qu’il interprète est énorme et international en 1969. Un an plus tard, il est à l’affiche du théâtre parisien de Bobino en vedette. Son répertoire reprend les chansons de l’album du « Métèque » qui sont devenues, à leur tour, des succès: « Joseph », « Il est trop tard », etc. Sur scène, il dévoile un caractère gentil et affable qui prône cependant l’action et la révolution permanente en douceur. Il se met ensuite à voyager et profite de ses périples pour y découvrir des nouvelles formes musicales qui vont l’inspirer à chaque nouvel album. Le Brésil des années 1970 et 1980 y tient une grande place. Parmi les chansons les plus populaires de Georges Moustaki, on peut citer: « Sans la nommer », « Les amis de Georges », « Les eaux de mars », « Humblement il est venu », « Heureusement qu’il y a de l’herbe », « Donne du rhum à ton homme », etc. En 2003, sur l’album « Moustaki », l’interprète reprend enfin de manière très personnelle, le succès qu’il avait donné à Edith Piaf: « Milord » se trouve en « piste cachée » tout à la fin de la dernière plage du disque compact. Créé avec l’aval de l’artiste en 2011, le premier Prix Georges Moustaki est décerné à Paris à la chanteuse française Melissmell. Il récompense depuis, chaque année, un album autoproduit indépendant. Georges Moustaki s’est déclaré flatté et honoré de pouvoir ainsi aider à mettre en lumière des artistes qui n’ont pas encore pu bénéficier de l’aide de structures professionnelles pour produire leur travail. En octobre 2011, deux ans après avoir alerté le public à propos de ses problèmes respiratoires, « Jo » Moustaki déclare à la presse qu’il n’aura plus jamais les capacités physiques de chanter. Depuis ce moment, les forces du chanteur ne cessent de diminuer. Victime de l’emphysème et toujours à la recherche d’oxygène, il doit se résoudre à quitter son domicile parisien de l’île Saint-Louis qu’il chérit tant pour emménager à Nice où il s’éteint le 23 mai 2013.
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3 MAI

Georges Moustaki dans les années 1970

3 mai 1934 : Naissance, à Alexandrie (Egypte), de l’auteur, compositeur et interprète français Georges MOUSTAKI. Né de parents juifs grecs parlant l’italien, le petit Giuseppe se passionne rapidement pour la musique, la littérature et la chanson françaises. En 1951, il débarque à Paris où il est brièvement journaliste puis barman. Dans le piano-bar où il travaille, il est amené à fréquenter des musiciens et lorsqu’il voit Georges Brassens sur scène, c’est la révélation: il va écrire des chansons et il va désormais se prénommer Georges. En 1958, il croise la route d’Edith Piaf et ils tombent amoureux pour une fulgurante mais brève liaison. C’est à cette époque qu’il lui compose l’un de ses plus grands succès: « Milord ». Il n’y aura pas de suite à cette chanson pour Piaf et, après le décès de cette dernière en 1963, Moustaki écrit et compose pour Yves Montand et Serge Reggiani. Il offre à ce dernier chanteur sur le tard de magnifiques chansons comme « Sarah » (« La femme qui est dans mon lit… ») ou « Ma liberté » (reprise en 2011 par Chimène Badi dans une version gospel). Il écrit aussi pour Barbara « La longue dame brune » qu’il interprète avec elle. Lors des manifestations parisiennes de mai 1968, Georges Moustaki s’implique beaucoup aux côtés des jeunes et des étudiants. Il devient un artiste engagé et c’est à ce moment qu’il écrit et compose « Le métèque », la description d’un personnage « baba cool » et au mode de vie qui s’apparente à celui de ceux que l’on appellera bientôt les « hippies ». Le succès de cette chanson qu’il interprète est énorme et international en 1969.

Un an plus tard, il est à l’affiche du théâtre parisien de Bobino en vedette. Son répertoire reprend les chansons de l’album du « Métèque » qui sont devenues, à leur tour, des succès: « Joseph », « Il est trop tard », etc. Sur scène, il dévoile un caractère gentil et affable qui prône cependant l’action et la révolution permanente en douceur. Il se met ensuite à voyager et profite de ses périples pour découvrir des nouvelles formes musicales qui vont l’inspirer à chaque nouvel album. Le Brésil des années 1970 et 1980 y tient une grande place. Parmi les chansons les plus populaires de Georges Moustaki, on peut citer: « Sans la nommer », « Les amis de Georges », « Les eaux de mars », « Humblement il est venu », « Heureusement qu’il y a de l’herbe », « Donne du rhum à ton homme », etc.

En 2003, sur l’album « Moustaki », l’interprète reprend enfin, de manière très personnelle, le succès qu’il avait donné à Edith Piaf: « Milord » se trouve en « piste cachée » tout à la fin de la dernière plage du disque compact. En 2011, le premier Prix Georges Moustaki est décerné à Paris à la chanteuse française Melissmell. Il récompense depuis, chaque année, un album autoproduit indépendant. Créé avec l’aval de l’artiste, Georges Moustaki s’est déclaré flatté et honoré de pouvoir ainsi aider à mettre en lumière des artistes qui n’ont pas encore pu bénéficier de l’aide de structures professionnelles pour produire leur travail. En octobre 2011, deux ans après avoir alerté le public à propos de ses problèmes respiratoires, « Jo » Moustaki déclare à la presse qu’il n’aura plus jamais les capacités physiques pour chanter. Depuis ce moment, les forces du chanteur ne vont cesser de diminuer. Victime de l’emphysème et toujours à la recherche d’oxygène, il a dû se résoudre à quitter son domicile parisien de l’île Saint-Louis qu’il chérissait tant pour emménager à Nice où il s’éteint le 23 mai 2013.
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Yves Simon en 1986 – Photo (c) Pierre Terrasson

3 mai 1944 : Naissance, à Choiseul, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain français Yves SIMON. Alors qu’il a huit ans et qu’il semble apprécier la musique, il reçoit de ses parents un accordéon diatonique. La chanson l’intéresse aussi de plus en plus et, adolescent, il devient un admirateur de Salvatore Adamo qui concrétise, à ses yeux, la réussite en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Originaire des Vosges, il s’inscrit à l’Université de Nancy avant de partir pour Paris où il obtient un diplôme littéraire. Il voyage alors un peu partout en Europe et aux Etats-Unis avant de revenir en France avec la solide intention de devenir chanteur. Il se débrouille alors pour enregistrer un premier 33 tours de chansons personnelles qui sort en 1967 avec, notamment, le titre « Ne t’en fais pas petite fille » sorti en 45 tours l’année précédente chez Fontana. Deux ans plus tard, un second LP est commercialisé avec la chanson « La planète endormie ». Ces deux albums se vendent de manière très confidentielle et Yves Simon se consacre aussi à d’autres activités comme l’écriture de romans (« Les jours en couleur » et « L’homme arc-en-ciel ») et d’articles ou de chroniques pour des journaux et la radio Europe 1. En 1972, Yves Simon signe un nouveau contrat discographique avec la firme RCA et décroche de suite un grand succès avec le 45 tours « Les Gauloises bleues ».

Cette nouvelle notoriété lui donne l’occasion de passer en première partie du spectacle de Georges Brassens avec d’autres nouveaux venus qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. Dès 1973, il propose un tour de chant complet qui sera notamment apprécié au festival d’Obourg (B) où l’artiste est programmé entre Daniel Guichard et Barbara. La carrière du chanteur démarre en trombe et se poursuit avec des « tubes » comme « Au pays des merveilles de Juliet » (1973) puis s’amplifie avec « J’ai rêvé New York » (1973), « Manhattan » (1974), « Les héros de Barbès » (1975), « Les fontaines du casino » (1976), « Le film de Polanski (1976), « Nous nous sommes tant aimés » (1977), « Zelda » (1977), « De l’autre côté de ton âme » (1978) et « Diabolo-menthe » (1978). En 1978, Yves Simon produit ce qui reste le seul 45 tours enregistré par l’acteur français Patrick Dewaere. Ses enregistrements personnels deviennent alors plus rares. En 1981, il y a l’album « Une vie comme ça » et, en 1983, « USA/USSR » incluant le titre « Amazoniaque » qui bénéficie de quelques bonnes diffusions en radio. Entretemps, Yves Simon est revenu à l’écriture de romans qui se vendent toujours bien et qui reçoivent des prix comme le Médicis en 1991. L’album « Intempestives », qui est commercialisé en 1999, est un subtil mélange de sonorités qui vont de la world music au rock avec des textes en prise avec la société contemporaine et le problème des banlieues ou encore le sort des femmes afghanes face aux talibans. Huit ans plus tard, l’opus suivant a pour titre « Rumeurs » et est de contenu plus nostalgique et mélancolique. Cette année-là, en 2007, Yves Simon revient à la scène après trente ans d’absence volontaire: il est à l’affiche, en juillet, des Francofolies de La Rochelle (F) et de Spa (B). Ces concerts précèdent son retour sur la scène parisienne de l’Olympia en mars 2008. Il fait alors aussi partie des artistes qui se retrouvent sur un album de duos enregistrés par et avec… Salvatore Adamo (« Le bal des gens biens »), l’idole des débuts. Il y interprète « Ma tête », un des premiers titres enregistrés par le chanteur italo-belge au début des années 1960. En 2018, l’album « Génération(s) éperdue(s) » reprend ses principales chansons interprétées par des artistes de la nouvelle scène française comme Christine and the Queens, Juliette Armanet, Feu Chatterton, Radio Elvis, etc.
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Vanessa Paradis à l’Ecole des Fans en 1981

3 mai 1981 : Une petite fille prénommée Vanessa est l’une des candidates de la célèbre émission « L’Ecole des Fans » présentée par Jacques Martin sur la chaîne télévisée publique française Antenne 2. Elle a huit ans et deviendra, cinq ans plus tard, la chanteuse Vanessa PARADIS. La vidéo est à voir ci-dessous :

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DALIDA dans les années 1980 (c) Dominique Isserman

3 mai 1987 : Décès, à Paris, de la chanteuse DALIDA qui met fin à ses jours. Née au Caire, en Egypte, le 17 janvier 1933 sous le nom de Yolanda Gigliotti, Dalida est d’abord atteinte de cécité dans sa prime enfance et elle en garde un sévère strabisme. Dans les années 1950, elle est élue Miss Egypte avant de tenter sa chance à Paris en tant que chanteuse. Sa rencontre avec le directeur de la radio Europe 1, Lucien Morisse, qu’elle épouse alors, lui donne l’occasion d’enregistrer ses premiers disques grâce à Eddie Barclay et de chanter à l’Olympia grâce à Bruno Coquatrix. C’est le début d’une belle et longue carrière pour cette interprète à l’accent exotique qui plaît. Entre son premier succès de 1959 (« Bambino ») et le dernier de 1986, elle aura enregistré des centaines de chansons notamment sous la houlette de son frère le producteur Orlando. Malheureusement, le succès qu’elle a trouvé auprès de son public n’a jamais été celui de ses amours. Lucien Morisse se suicide après quelques mois de vie commune. Dalida fait alors la connaissance d’un charmant chanteur italien, Luigi Tenco, qui met fin à ses jours lui aussi. Le même sort funeste attend celui qui partage sa vie au début des années 1970, qui se fait appeler comte Richard de Saint-Germain et avec qui elle a enregistré un duo. Après toutes ces épreuves, on aurait pu croire Dalida endurcie mais elle reste toujours un être fragile qui, un soir de mai 1987, décide de s’endormir pour toujours dans son appartement de Montmartre. Elle laisse une oeuvre importante en qualité comme en quantité. Et son frère Orlando fait en sorte qu’elle ne soit jamais oubliée. Les rééditions de ses succès sont légion et se renouvellent presque chaque année depuis son décès. Des chansons légères comme « Le Lambeth Walk » et « Monday Tuesday » ou des chansons plus significatives comme « Il venait d’avoir 18 ans », « Gigi l’Amoroso », « Je suis malade » ou « Mourir sur scène » laissent à jamais de Dalida le portrait d’une grande artiste hors du commun. En 2012, pour les 35 ans de la disparition de la chanteuse, son frère Orlando sort un double CD avec, d’une part, des succès interprétés par Dalida et, d’autre part, des chansons reprises par divers artistes francophones. Début 2017, à l’aube de la commémoration des 30 ans de la disparition de la chanteuse, l’actrice italienne Sveva Alviti incarne son personnage dans « Dalida, le film » réalisé par Lisa Azuelos avec Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido et Alessandro Borghi.

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3 mai 2001
: Dans la foulée de l’album qui a signé son retour au succès populaire avec « Jardin d’hiver », Henri SALVADOR se produit au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles dans le cadre de sa grande tournée internationale qui l’a vu se présenter au public parisien de l’Olympia mais aussi aux spectateurs du Printemps de Bourges quelques jours auparavant.

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L'album de Maurane en 2003 "Quand l'humain danse"

L’album de Maurane en 2003 « Quand l’humain danse »

3 mai 2003 : Entrée dans les meilleures ventes d’albums en Belgique francophone de MAURANE (« Quand l’humain danse », 5e), de ZAZIE (« Ze live », 7e), des GAUFF’AU SUC’ (« Vamos à Las Vegus », 20e) et de KYO (« Le chemin », 25e).
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15 AVRIL

Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn en 1975

15 avril 1947 : Naissance, à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, du musicien et chanteur français Serge KOOLENN. Il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partage l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970: « Sonne, carillonne » que vous pouvez écouter et visionner ci-dessous.

Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme: Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière: « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979: « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978).

La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979: « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ». En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio. Atteint d’un cancer, Serge Koolenn décède le mardi 28 avril 2015 à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F).
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Georges MOUSTAKI et Emma THOMPSON en 2003

Georges et Emma THOMPSON en 2003

15 avril 1959 : Naissance, à Londres, de l’actrice et scénariste britannique Emma THOMPSON. Encore étudiante à Cambridge, elle est vice-présidente de la troupe de théâtre de l’université quand un agent artistique la découvre et lui propose de signer un contrat deux ans avant la fin de sa licence qu’elle obtient en 1980. Et, peu après, elle tient le premier rôle dans la comédie musicale « Me and My Girl ». Au cours de la décennie 1980, Emma Thompson va beaucoup tourner pour la télévision avant de se consacrer au cinéma à partir de 1992. Le film « Retour à Howards End » lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice en 1993. Les tournages vont alors se succéder de manière régulière et l’actrice va aussi être récompensée d’un Oscar pour son travail de scénariste en 1995. Dans les années 2000, elle va apparaître très souvent dans la série des « Harry Potter » au cinéma. Si Emma Thompson apparaît dans cette rubrique c’est parce que, en 2003, elle a enregistré, à l’initiative de Georges Moustaki, un duo avec cet artiste légendaire. La chanson s’appelle simplement « Emma » et elle est une véritable déclaration d’amour de Moustaki envers la comédienne britannique qui lui répond avec humour en français.

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