LEOTARD Philippe

L’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD naît le 28 août 1940 à Nice. Il est l’aîné d’une famille qui compte quatre filles et trois garçons. Son enfance est marquée par la maladie de Bouillaud qui le cloue au lit chez sa grand-mère à Ajaccio, en Corse. Pour lui, cette période est propice à développer son goût pour la lecture des grands poètes et écrivains classiques français: Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Gustave Flaubert. Après des études accomplies de manière traditionnelle, Philippe obtient une licence en littérature à l’université parisienne de la Sorbonne. C’est sur le site universitaire qu’il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il crée, en 1964, le Théâtre du Soleil. En même temps, il enseigne le français, la littérature et la philosophie. Son expérience théâtrale, qui passe ensuite par le Théâtre National Populaire, l’oriente petit à petit vers le cinéma où les réalisateurs Claude Sautet, François Truffaut et Claude Lelouch lui donnent sa chance. Acteur désormais confirmé au début des années 1990, il se tourne vers la chanson. Il va prendre une place que personne n’occupe jusqu’alors grâce à sa voix rauque, ses textes hors du commun et des mélodies inattendues qui figurent sur l’album « A l’amour comme à la guerre ». Un titre est programmé sur les radios: « Ch’te play plus », sur un rythme reggae.

En 1994, il rend hommage à l’un de ses maîtres du genre: Léo Ferré. Un an après la disparition de cet auteur-compositeur-interprète, l’opus « Philippe Léotard chante Ferré » est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros.

L’artiste poursuit alors sa carrière de chanteur avec des albums personnels auxquels il donnera une originalité très particulière: « Je rêve que je dors » en 1996 et « Demi-mots amers » en 2000.

En juin 2001, Philippe Léotard doit être hospitalisé pour des problèmes respiratoires et, le 25 août, il décède à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse.
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POIRET Jean

Jean Poiret

Le réalisateur, auteur, metteur en scène, scénariste, acteur et chanteur très occasionnel français Jean POIRET naît à Paris le 17 août 1926. Son père est ouvrier dans une verrerie et sa mère travaille dans la comptabilité. Après une enfance et une adolescence plutôt classiques, Jean s’inscrit aux cours d’art dramatique où il rencontre Michel Serrault avec qui il constitue un excellent duo de fantaisistes pendant des années. Dès 1953, il obtient des rôles au cinéma grâce à des réalisateurs comme André Hunnebelle, Henri Verneuil, François Truffaut ou Claude Chabrol entre autres. Par la suite, et simultanément à ses activités cinématographiques, il est à l’affiche de nombreuses pièces du théâtre de boulevard. Il écrit aussi certains vaudevilles retentissants dont le plus célèbre reste probablement « La cage aux folles ». En 1961, une des nombreuses péripéties humoristiques de Jean Poiret consiste à graver sur disque une parodie de la chanson de Jacques Brel « La valse à mille temps ». Grâce à son inspiration talentueuse, Jean Poiret en fait une histoire de maquignon négociant en bétail: « La vache à mille francs ». La chanson parodique obtient le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros en 1962.

Le 14 mars 1992, Jean Poiret nous quitte à la suite d’une crise cardiaque pour laquelle il a été amené d’urgence à l’Hôpital Foch à Suresnes. Il a alors 65 ans. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
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MENEZ Bernard

Bernard Menez en 1988

Le comédien et chanteur français Bernard MENEZ naît le 8 août 1944 à Mailly-le-Château. Son père travaille aux PTT (Postes Téléphone et Télégraphe) et il passe une enfance plutôt paisible auprès de sa mère qui s’occupe du foyer. En 1960, il obtient son baccalauréat et effectue ensuite son service militaire. Par la suite, il décroche un diplôme de professeur de sciences et mathématiques. Mais il se passionne de plus en plus pour le cinéma et la musique. De rencontres en rendez-vous, il se fait engager par François Truffaut pour jouer un rôle dans « La nuit américaine » en 1973. Il devient alors un des seconds rôles les plus en vue du cinéma français avant de devenir par la suite un acteur incontournable des comédies françaises. Peu à peu, le succès s’étiolant au cinéma, Bernard Menez s’intéresse à la chanson de style coquin, polisson et drôle. Après deux essais peu concluants en 1977, il récolte un très grand succès en 1984 avec le 45 tours « Jolie poupée » suivi de « Qu’est-ce qu’il a en haut ».

Ces « tubes » sont suivis d’autres enregistrements moins populaires jusqu’en 2000. Bernard Menez est administrateur de l’ADAMI, société française de répartition des droits des artistes et interprètes. En 2017, il publie une autobiographie qui a pour titre : « Et encore… je ne vous dis pas tout ». Le 10 novembre 2019, Bernard Menez est à Liège où il est nommé ambassadeur de la « Jolly Poupée », une nouvelle bière proposée par la brasserie belge Lupulus.

 

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MOREAU Jeanne

Jeanne Moreau en 1975

L’actrice française Jeanne MOREAU est née à Paris le 23 janvier 1928 d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies Bergère. Elle était plus connue comme actrice que comme chanteuse mais elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « Le tourbillon », musique du film « Jules et Jim » ou « J’ai la mémoire qui flanche ».

Sa carrière de comédienne a commencé à la fin des années 1940 et a pris une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur phonographique Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge.

A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho.

Le 31 juillet 2017, l’artiste est retrouvée morte chez elle à Paris à l’âge de 89 ans.
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23 JANVIER

ANDREX en 1959

23 janvier 1907 : Naissance, à Marseille, du chanteur français ANDREX. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. André Jaubert, c’est le vrai patronyme d’Andrex, débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis, il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001.

En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions de Guy Lux. L’artiste décède d’une attaque cardiaque à Paris le 10 juillet 1989.
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Django Reinhardt dans les années 1950

23 janvier 1910 : Naissance, à Liberchies en Belgique, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour à quelques kilomètres de Charleroi. Ce village accueille d’ailleurs chaque année le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Django a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. C’est le cas de la chanson qui lui rend hommage et qui est enregistrée par Sacha Distel en 1972: « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django.
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Jeanne Moreau en 1975

23 janvier 1928 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Jeanne MOREAU d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies-Bergères. Plus connue comme actrice que comme chanteuse, elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « J’ai la mémoire qui flanche ». Sa carrière de comédienne commence à la fin des années 1940 et va prendre une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge. A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho. Jeanne Moreau a été retrouvée morte, d’un décès naturel, chez elle à Paris le 31 juillet 2017.
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Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

23 janvier 1958 : Naissance à Paris de l’animateur, producteur d’émissions de télévision et de radio français Christophe DECHAVANNE. Le père de Christophe est promoteur et marchand de biens. Sa mère est journaliste. Elevé dans le seizième arrondissement de la capitale française, il suit les cours du lycée Fénelon Sainte-Marie avant de se tourner vers une école qui forme aux professions immobilières. Et, jusqu’en 1982, c’est avec l’immobilier et la rénovation des appartements que Christophe gagne sa vie. Sans doute légèrement influencé par le métier qu’exerçait sa maman, il change de cap et envisage de devenir animateur de radio en se présentant à Radio 7 où il est engagé. Quelques temps plus tard, c’est à France Inter qu’il décroche un contrat. Au fil des rencontres, il obtient de pouvoir réaliser quelques reportages pour l’émission télé des frères Bogdanoff: Temps X. Au cours de l’été 1983, il parvient à présenter le jeu télévisé de TF1: « Super Défi ». Et, un an plus tard, il propose une séquence informatique et la météo sur Canal + dans le 7/9 de Michel Denisot. En 1985, c’est la chaîne de télé publique française Antenne 2 qui le recrute pour animer l’émission « C’est encore mieux l’après-midi », ce qui accroît sa notoriété. Une popularité qui n’échappe pas à la direction de la chaîne privée française TF1 qui vient le rechercher pour présenter des talk-shows à succès comme « Ciel, mon mardi ! » et « Coucou c’est nous ». En 1989, il fonde sa société de production: « Coyote ». Mais une nouvelle émission appelée « Tout le toutim » est un échec et il se retrouve à animer des soirées thématiques sur la télévision publique française. Au début des années 1990, passionné de sport automobile, il participe aux 24 heures de Francorchamps en Belgique. A cette occasion, il est l’invité de l’émission de radio « B comme… » de Daniel Barbieux sur la RTBF en compagnie de son ami le producteur belge Lou Deprijck (de Lou & les Hollywood Bananas). Au cours des années 2000, Christophe Dechavanne se tourne vers les radios périphériques françaises et anime des émissions sur RTL et Europe 1. Puis, on le retrouve participant à l’émission de téléréalité « La Ferme Célébrités » sur TF1 avant de reprendre « La roue de la fortune » ou encore « Une famille en or ». Outre le fait d’avoir, à plusieurs reprises, accueilli et côtoyé de nombreux chanteurs francophones dans ses différentes émissions, Christophe Dechavanne a lui-même, et assez involontairement, fait partie intégrante d’un des grands succès de la musique techno-dance des années 1980 lorsque sa voix a été samplée pour un single des Bassline Boys en 1989: « On se calme ». A la rentrée 2015, il devient le producteur de la 10e édition de la tournée nostalgique ‘Age tendre et tête de bois » qu’il reprend à Michel Algay en difficulté financière. Une nouvelle aventure à laquelle il ajoute, en 2020, celle d’un spectacle consacré aux années 1980 avec, notamment, la chanteuse Sloane.

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Roger Pierre en 1978

23 janvier 2010 : Décès, à Paris, du comédien et occasionnellement chanteur français Roger PIERRE. Né à Paris le 30 août 1923, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg après la guerre 1940-1945. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, il se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants (« Les castors juniors font du sport » et « Les dessins z’animés ») et, chez Adès, « La chanson de Tom et Jerry » en 1976.

Deux ans plus tard, c’est aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde. D’autres chansons n’ont pas été de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique de l’émission télévisée française du même nom. Roger Pierre meurt, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé le 28 janvier 2010 au cimetière communal de Saint-Ouen.
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14 MARS

Jean Poiret

14 mars 1992 : Décès, à Suresnes, du réalisateur, auteur, metteur en scène, scénariste et acteur français Jean POIRET. Il était né le 17 août 1926 à Paris d’un père ouvrier dans une verrerie et d’une mère travaillant dans la comptabilité. Après une enfance et une adolescence plutôt classiques, Jean s’inscrit aux cours d’art dramatique où il rencontre Michel Serrault avec qui il constitue un excellent duo de fantaisistes pendant des années. Dès 1953, il obtient des rôles au cinéma grâce à des réalisateurs comme André Hunnebelle, Henri Verneuil, François Truffaut ou Claude Chabrol entre autres. Par la suite, et parallèlement à ses activités cinématographiques, il est à l’affiche de nombreuses pièces du théâtre de boulevard. Il écrit aussi certains vaudevilles retentissants dont le plus célèbre reste probablement « La cage aux folles ». En 1961, une des nombreuses péripéties humoristiques de Jean Poiret consiste à graver sur disque une parodie de la chanson de Jacques Brel « La valse à mille temps ». Grâce à son inspiration talentueuse, Jean Poiret en fait une histoire de maquignon négociant en bétail: « La vache à mille francs ».

Le 14 mars 1992, Jean Poiret nous quitte à la suite d’une crise cardiaque pour laquelle il a été amené d’urgence à l’Hôpital Foch à Suresnes. Il avait 65 ans. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
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C. Jérôme en 1992

14 mars 2000 : Décès, à Paris, du chanteur français C. JEROME des suites d’un cancer à 53 ans. De son vrai nom Claude Dhotel, l’artiste était né le 21 décembre 1946 à Paris. Ayant passé son enfance près de Nancy, Claude a seize ans quand il est engagé dans un groupe de rock’n’roll: « Les Storms ». Abandonnant son travail de vendeur de chaussures, il tente sa chance à Paris et fréquente le « Golf-Drouot » pour y rencontrer des personnalités du milieu musical. Et il finit par y faire la connaissance de Jean Albertini qui devient son producteur et grâce à qui il enregistre son premier 45 tours en 1967: « Les fiancés ». Ce n’est pas un succès.

Son deuxième disque connaît plus de chance et est soutenu par l’émission « Salut les Copains » sur la radio périphérique française Europe 1. « Le petit chaperon rouge est mort » annonce ainsi un « tube » énorme qui sort juste avant l’été 1972: « Kiss me », meilleure vente de disques en France mais aussi en Allemagne, au Québec, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Italie, en Belgique, en Suisse et en Autriche. Anecdote autour de cette chanson : le musicien qui joue de l’harmonica est le chanteur Christophe qui se trouve dans le même studio lorsque C. Jérôme enregistre le titre.

Alors qu’il est, d’habitude, plutôt difficile de rester au sommet après un « tube » aussi conséquent, C. Jérôme va multiplier les succès qui ont pour titres « Himalaya », « Manhattan », « La petite fille 73 », « C’est moi », « Cindy », etc. Fin des années 1970, le chanteur doit s’éclipser face à l’arrivée de toute une série d’auteurs-compositeurs-interprètes comme Balavoine, Cabrel, Berger ou Lalanne. Mais les années 1980 ne sont pas ingrates avec notre homme qui renoue avec le succès grâce à des chansons comme « Et tu danses avec lui », « Derniers baisers » ou « Age tendre et tête de bois ». En 30 ans de chansons, C. Jérôme a vendu plus de 26 millions de disques.
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Alain Bashung

14 mars 2009 : Décès, à Paris, du chanteur français Alain BASHUNG des suites d’un cancer du poumon. Il était né à Paris le 1er décembre 1947 d’une mère bretonne et d’un père algérien kabyle qu’il n’a jamais connu. Un an après sa naissance, Alain est envoyé dans la région de Strasbourg chez les parents de son beau-père. Pour ses cinq ans, il reçoit un harmonica qui va sérieusement lui ouvrir les portes de la musique. A douze ans, il revient à Paris et y découvre le rock’n’roll balbutiant. Au milieu des années 1960, après avoir stoppé des études de comptabilité, il fonde avec des copains les « Dunces », un groupe de rockabilly très éphémère. Après avoir créé une autre formation à Royan, il songe à se lancer comme chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours à l’âge de 19 ans et ses débuts sont très difficiles. Mais cela ne l’empêche toutefois pas de se produire au Palais des Sports de Paris en 1967 en lever de rideau des Troggs et de Cream. Un an plus tard, son quatrième 45 tours connaît un léger succès radiophonique grâce à la chanson « Les romantiques ».

Entre 1972 et 1974, il va travailler sur trois albums pour Dick Rivers. Et, en 1973, Alain Bashung tient le rôle de Robespierre dans la comédie musicale « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg. Pendant sept ans, il enregistre toute une série de disques, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, mais aucun ne se vend. En 1980, après deux albums écrits en compagnie du parolier Boris Bergman, Bashung décroche la timbale avec « Gaby oh Gaby » qui se vend à plus d’un million d’exemplaires. Il récidive un an plus tard avec « Vertige de l’amour » et cela lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Les albums qui vont suivre, après une rupture temporaire avec Bergman, seront boudés par le public malgré un travail effectué avec Gainsbourg notamment. En 1986, il renoue avec Boris Bergman et avec le succès du titre « SOS Amor » qui se trouve sur un album récompensé aux Victoires de la musique. Trois ans plus tard, il arrête sa collaboration avec Bergman et découvre un autre parolier de génie: Jean Fauque. Cela aboutit au succès de « Osez Joséphine » en 1991 suivi de « Madame rêve ». Trois ans après, il sort l’album « Chatterton » qui contient le titre « Ma petite entreprise ». Après des débuts encourageants au cinéma, il revient à la chanson en 1998 avec l’opus intitulé « Fantaisie militaire » dont le premier single à en être issu est « La nuit je mens ». Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999. Les albums et les expériences scéniques se poursuivent pour Bashung avec un succès inégal jusqu’au 24 mars 2008, jour de sortie de l’album « Bleu pétrole ». Mais le cancer le tenaille déjà et, malgré sa maladie, il entame une tournée avec, dès le 10 juin 2008, une série de récitals à l’Olympia. Alain Bashung est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009, il remporte trois Victoires de la musique et ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public. Le cancer du poumon finit par le terrasser le 14 mars 2009 à l’hôpital Saint-Joseph de Paris, à l’âge de 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise le 20 mars 2009. Un premier album posthume de Bashung sort en 2011 et il reprend les chansons du disque de Gainsbourg « L’homme à la tête de chou » pour lequel l’artiste a encore eu le temps d’enregsitrer les voix avant de mourir. Et, en 2018, la femme de Bashung, Chloé Mons, demande à la musicienne et réalisatrice Edith Fambuena de réaliser un deuxième album post mortem avec des chansons enregistrées pour l’album « Bleu pétrole » puis délaissées et inachevées. Cet opus-là a pour titre « En amont » et se voit récompensé de la Victoire de la Musique pour le meilleur album de chansons. La récompense est remise à Chloé Mons le 8 février 2019 à la Seine musicale de Boulogne-Billancourt, soit près de dix ans après celle reçue en mains propres par Bashung.
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