Après celle de Cabrel, la discographie complète de Goldman est (enfin) disponible en streaming

Jean-Jacques Goldman en 1990

Depuis ce vendredi 23 août 2018, la discographie complète de Jean-Jacques Goldman est disponible sur les plateformes musicales comme Deezer ou Spotify. Goldman, très engagé dans la défense des droits d’auteur, refusait jusqu’ici que ses oeuvres se trouvent sur les plateformes musicales de streaming. Il y a quelques mois, pour ses 40 ans de carrière, Francis Cabrel, autre irréductible face à la consommation numérique de la musique, avait lui aussi finalement accepté la présence de ses chansons sur Deezer ou Spotify. Dans le cas de Cabrel, comme pour Goldman, aucune précision n’a été apportée sur les termes d’un éventuel arrangement financier pour l’utilisation et l’écoute de leur répertoire sur ces plateformes digitales.
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Le streaming continue de porter le marché musical en France. Selon le SNEP, principal syndicat des producteurs français, le streaming porte désormais la consommation de musique en France.
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OCTOBRE 2018

BRIGITTE
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le mercredi 3.
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BENABAR
NEUVES MAISONS (F – 54 230), Centre Culturel Jean L’hote, à 20 h. 30 le mercredi 3.
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VOCAL CORDES
NANTES (F – 44 000), Péniche Lola, à 20 h. 30 le jeudi 4.
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IVAN TIRTIAUX + BALIMURPHY
BRUXELLES (B – 1170), Espace Delvaux, à 20 h. 30 le vendredi 5.
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MATTHIEU THONON
BRUXELLES (B – 1050), La Soupape, à 21 heures le vendredi 5.
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ENRICO MACIAS
LIEGE (B – 4000), Forum, à 20 h. 30 le samedi 6.
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BAIKONOUR + CLAUDE SEMAL
BRUXELLES (B – 1060), Centre Culturel Jacques Franck, à 20 h. 30 le samedi 6.
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LOU
CHARLEROI (B – 6000), Palais des Beaux-Arts, à 16 heures le dimanche 7.
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FRANK MICHAËL
COLFONTAINE (B – 7340), Espace Magnum, à 16 heures le dimanche 7.
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MATTHIEU THONON
BRUXELLES (B – 1000), Cercle des Voyageurs, à 20 h. 30 le dimanche 7.
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FIEVRE + KARIN CLERCQ
BRUXELLES (B – 1210), Rotonde du Botanique, à 20 heures le mardi 9.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le mardi 9.
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ALEC MANSION
JAMBES (B – 5100), Acinapolis, à 20 h. 30 le mardi 9.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 19 heures le mercredi 10.
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CIRCE DESLANDES + BRIGITTE FONTAINE
BRUXELLES (B – 1030), Le 140, à 20 heures le mercredi 10.
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NOLWENN LEROY
LIEGE (B – 4000), Le Forum, à 20 heures le jeudi 11.
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BRIGITTE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le jeudi 11.
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SLIMANE
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le jeudi 11.
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FRANCIS CABREL
CHARLEROI (B – 6000), Palais des Beaux-Arts, à 20 heures le jeudi 11.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le jeudi 11.
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AGNES BIHL
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le jeudi 11.
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GOODBYE MOSCOW + PHANEE DE POOL + ICI + ERWAN PINARD + JAUNE TOUJOURS + JACOBUS
BRUXELLES (B – 1000), Viavia, à 17 h. 30 le vendredi 12.
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HUBERT-FELIX THIEFAINE
NANTES (F – 44 800), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 12.
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JULIEN CLERC
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 12.
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SACHA TOOROP + MATHIEU BRESSAN
BRUXELLES (B – 1030), Théâtre 140, à 20 heures le vendredi 12.
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CHRISTINE & the QUEENS
BRUXELLES (B – 1190), Forest-National, à 20 heures le vendredi 12.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le vendredi 12.
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MAISSIAT
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 12.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 19 heures le samedi 13.
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GIEDRE
BRAINE-LE-COMTE (B – 7090), Salle Baudouin IV, à 20 heures le samedi 13.
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HUBERT-FELIX THIEFAINE
BORDEAUX (F – 33270), Metropole Arena, à 20 heures le samedi 13.
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NOLWENN LEROY
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le samedi 13.
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CHANCE + JEROME MARDAGA
BRUXELLES (B – 1000), Centre Culturel Bruegel, à 20 h. 30 le samedi 13.
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CHRISTOPHE WILLEM
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le mardi 16.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le mardi 16.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 19 heures le mercredi 17.
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LAURENT LAMARCA
BRUXELLES (B – 1210), Rotonde du Botanique, à 20 heures le mercredi 17.
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HUBERT-FELIX THIEFAINE
RENNES (F – 35 000), Le Liberté, à 20 heures le jeudi 18.
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BIGFLO & OLI
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le jeudi 18.
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LAURENT VOULZY
ARLON (B – 6700), Eglise Saint-Martin, à 20 heures le jeudi 18.
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KOUZYLARSEN
CHARLEROI (B – 6000), Livre ou verre, à 20 heures le jeudi 18.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le jeudi 18.
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MICHEL JONASZ
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 19.
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BERNARD LAVILLIERS
BRUXELLES (B – 1000), Ancienne Belgique, à 20 heures le vendredi 19.
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HUBERT-FELIX THIEFAINE
ROUEN (F – 76 000), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 19.
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LAURENT VOULZY
LIEGE (B – 4000), Eglise Saint-Jacques, à 20 heures le vendredi 19.
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LE GRAND FEU : JACQUES BREL par MOCHELAN
CHARLEROI (B – 6000), L’Ancre, à 20 h. 30 le vendredi 19.
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ESKELINA
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 19.
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HUBERT-FELIX THIEFAINE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le samedi 20.
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LAURENT VOULZY
NAMUR (B – 5000), Cathédrale Saint-Aubin, à 20 heures le samedi 20.
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BIGFLO & OLI
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le samedi 20.
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ETIENNE DAHO
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le samedi 20.
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LAURENT VOULZY
NAMUR (B – 5000), Cathédrale Saint-Aubin, à 20 heures le dimanche 21.
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COEUR DE PIRATE
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le mardi 23.
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NOLWENN LEROY
BRUXELLES (B – 1050), W:Hall, à 20 h. 30 le jeudi 25.
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PATRICK SEBASTIEN
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 26.
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SAULE
BRUXELLES (B – 1000), La Madeleine, à 20 heures le mercredi 31.
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SALVATORE ADAMO
BRUXELLES (B – 1000), Bozar, à 20 heures le mercredi 31.
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LIFTING POUR LES FRANCOFOLIES DE SPA (B) 2018 avec FRANCIS CABREL entre autres

On connaît déjà quelques noms d’artistes qui viendront prendre place sur l’affiche des Francofolies qui se tiendront à Spa (B) du 19 au 22 juillet 2018.

Parmi les artistes qui s’expriment en français, on peut déjà relever les concerts de Roméo ELVIS, Léa PACI et L’OR DU COMMUN (le 19), ceux de Francis CABREL, ARCADIAN, CHARLOTTE et SUAREZ (le 20), CALOGERO et Christophe WILLEM (le 21), CABALLERO & JEANJASS ainsi que FAON FAON (le 22).

Nouveauté de taille dans l’organisation de cette 25e édition: tous les concerts seront recentrés autour du Parc Francofou. La scène Rapsat sera déplacée sur la Place Royale et la place de l’hôtel de ville sera rendue aux piétons et voitures.

L’idée est d’offrir aux festivaliers une unité de lieu mais il va sans dire qu’un événement plus concentré permet aussi de mieux appréhender les problèmes et le coût de la sécurité qui sont devenus des éléments majeurs de toute organisation à l’heure actuelle.

Enfin, il n’y aura plus différents tarifs apppliqués pour les différentes scènes mais bien des prix uniques. Il vous en coûtera 110,5 euros pour accéder à tous les concerts du festival et 50,5€ pour assister à une journée de Francofolies.

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Imprésario des « grands » de la chanson, Charley MAROUANI est décédé

Charley Marouani en 2012

Charley Marouani est mort à l’âge de 90 ans à Calvi, en Corse, ce samedi 29 juillet 2017. C’est sa fille, Rachel, qui en a fait l’annonce auprès de l’Agence France Presse, l’AFP.
C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit.
Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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Paris: le tremplin « Vive la Reprise » devient « Et la chanson va »

Et la chanson va 2016Depuis 22 ans, le concours « Vive la reprise » a fait connaître bon nombre d’interprètes francophones qui se sont parfois révélés être aussi de bons auteurs et/ou compositeurs. Il n’était donc pas question pour les organisateurs de modifier en profondeur un concept qui marche plutôt bien. Alors, pour répondre à un besoin très actuel mais pas toujours nécessaire, de rendre son appellation plus « sexy », ils ont décidé de le rebaptiser « Et la chanson va ».
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Et, pour cette édition 2016, ce sont les chansons de Francis Cabrel qui seront mises à l’honneur. La finale est prévue pour le 14 novembre à Paris.
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Le concours est ouvert aux interprètes et auteurs compositeurs âgés d’au moins 18 ans, uniquement d’expression française et adhérents du Centre de la Chanson pour l’année civile en cours (10€). Pour les candidats qui se présentent en groupe, la formation ne peut excéder trois musiciens. Pour concourir, les artistes ont jusqu’au vendredi 30 septembre pour faire parvenir aux organisateurs un CD comprenant 3 titres dont une chanson de Francis Cabrel et deux chansons au choix.
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La première sélection aura lieu sur écoute des CD envoyés. Une vingtaine de candidats seront sélectionnés pour participer aux auditions publiques organisées à Paris. Au cours de celles-ci, les finalistes seront sélectionnés pour participer à la finale du 14 novembre 2016 à Paris.
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Plusieurs prix récomepnseront les candidats talentueux : Grand prix du Centre de la Chanson, Prix d’interprétation, Prix de la meilleure chanson originale, Prix FrancoFans, Prix Wiseband, Coup de cœur des professionnels, Coup de cœur du public. Des prix de programmations seront décernés par le jury des professionnels aux lauréats de leur choix
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Le formulaire de candidatures est à compléter en ligne ou à télécharger sur le site internet du Centre de la Chanson en CLIQUANT ICI.
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Une affiche hors du commun pour l’Ardèche Aluna Festival à Ruoms (F) en juin 2016

Ardèche Aluna mi-juinLa 9e édition de l’Ardèche Aluna Festival se déroulera à Ruoms les 16, 17 et 18 juin 2016. Si la programmation n’est pas encore complète, les organasiteurs annoncent déjà six têtes d’affiche de choix : Les INSUS, Francis CABREL, LOUANE, Michel POLNAREFF, FRERO DELAVEGA et LOUISE ATTAQUE.
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Depuis près de neuf ans et malgré son extension bien compréhensible, l’Ardèche Aluna Festival est un événement convivial où l’état d’esprit est teinté de simplicité et d’ouverture. Le public y est très familial et apprécie cette manifestation qui réunit musique, culture, sport et tourisme. Car se rendre à l’Ardèche Aluna Festival, c’est aussi l’occasion de découvrir une région souvent méconnue, sa nature splendide et ses multiples activités de plein air. Plus de 50 campings partenaires sont ainsi reliés pour l’occasion par un système de navettes gratuites.
Pour cette édition 2016, le fondateur du festival, Jean Boucher, a décidé d’agrandir le site. Il passera ainsi d’une capacité de 20 000 à 29 000 personnes par jour.
Point de vue pratique, le prix de l’abonnement pour trois jours tourne autour des 108€ alors que l’entrée pour une journée vous coûtera 48€ hors frais de location.
Pour plus d’infos, h’hésitez pas à consulter le site internet du festival en CLIQUANT ICI.

2013 02 76 Aluna Festival
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FRANCIS CABREL sera de retour sur scène à l’automne 2015

Francis Cabrel sur scène en 2007 en Louisiane (c) cajunzydecophotos

A part pour quelques concerts de bienfaisance, Francis Cabrel n’a plus présenté de spectacle depuis 2009. Mais, à 61 ans, le chanteur vient d’annoncer qu’il sera de retour pour une quarantaine de nouveaux concerts dès l’automne prochain. Quatre prestations sont également prévues à l’Olympia de Paris. Il y a fort à parier que l’annonce de ces nouveaux spectacles préfigure la sortie d’un nouvel album probablement commercialisé d’ici peu.

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20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît un certain succès à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Voulant se « lancer » dans la chanson, elle tente sa chance lors d’un concours organisé par la maison de disques Pathé. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600 000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996. Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Come-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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23 NOVEMBRE

Elisabeth Wiener en 1983 – Photo (c) T.Ardisson & R.Magron

23 novembre 1946 : Naissance de l’actrice, chanteuse et auteur-compositeur-interprète française Elisabeth WIENER. Elevée dans un milieu artistique fait de musique et de cinéma (son père est le compositeur Jean Wiener), c’est tout naturellement qu’elle chante et joue du piano très jeune. A quinze ans, elle figure déjà au générique d’un film. Elle multiplie alors les expériences cinématographiques et obtient aussi de nombreux rôles dans des téléfilms et feuilletons. Elle fréquente, dans les années 1970, les chanteurs Michel Polnareff et Jacques Higelin et elle participe musicalement à leurs spectacles respectifs. En 1979, elle fonde le duo « Amalgam », qui deviendra ensuite « Phoenix », avec le bassiste Jacques Lennoz. Puis, l’année suivante, elle se lance seule dans la chanson. Son contrat avec la firme discographique Virgin France lui permet d’enregistrer quatre albums entre 1980 et 1984.

De nombreux artistes francophones la sollicitent alors pour leur écrire des chansons. Enfin, avec le groupe féminin « Castafiore Bazooka » qu’elle monte en 1992, elle enregistre trois albums entre 1996 et 2005. Aujourd’hui, il semble qu’elle ait délaissé les plateaux de tournages et les studios d’enregistrement pour être, à l’écran, la voix française de nombreuses actrices anglo-saxonnes comme Meryl Streep ou Glenn Close.
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Jean-Pierre Foucault en 2008 – Photo (c) Raphaël Labbé

23 novembre 1947 : Naissance, à Marseille, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Pierre FOUCAULT. Après une enfance et une adolescence passées au soleil du sud de la France, c’est à Radio Monte Carlo qu’il entame ses activités radiophoniques en 1966 après avoir réussi un concours d’animateurs. Mais son job est plutôt de courte durée puisque, six mois après, il est renvoyé de la station. Il monte alors à Paris où il parvient à animer des émissions sur Europe 1 pendant deux ans. En 1969, il est de retour à RMC qui ne le lâche plus avant 1989. C’est au début des années 1970 qu’il forme avec Léon un duo inoubliable pour des émissions très populaires. Il profite aussi de sa célébrité montante pour enregistrer un disque en duo avec une certaine Mimi. Les chansons ont pour titres « Beaucoup d’amis, un seul amour » et « New-York city ». Elles sont toutes deux composées par Eric Charden.

Quelques années plus tard, un second disque est enregistré avec, cette fois, son complice de radio Léon. Il s’agit d’un hymne sportif qui a pour titre « Allez la France allez » écrit et composé par David Christie et Mike Mesure. Par la suite, Jean-Pierre Foucault effectue plusieurs passages dans différentes radios au gré de la volonté des dirigeants de ces medias. En 1976, Guy Lux a l’idée de faire présenter à la télé les nouveautés du hit-parade par les animateurs des radio françaises: André Torrent le fait pour RTL, Christian Morin pour Europe 1, Michel Touret pour France Inter et Julien Lepers se relaie avec Jean-Pierre Foucault pour RMC. C’est comme ça que Jean-Pierre fait ses premiers pas à la télévision. Six ans plus tard, il rejoint les huit autres sociétaires de « L’Académie des Neuf »: un jeu télévisé de culture générale avec questions et réponses. En septembre 1987, il entame, sur la chaîne télé privée française TF1, une série d’émissions qui vont définitivement le rendre très populaire: « Sacrée Soirée ». Produit par Gérard Louvin, qui fut un temps le secrétaire de Claude François, ce programme musical de variétés accueille les stars du monde entier et leur réserve, à chaque fois, des surprises inattendues et, le plus souvent, très émouvantes. L’émission récolte un record d’audience pendant six ans avant d’être finalement boudée par le public en 1994. Un an plus tard, Jean-Pierre Foucault se retrouve aux commandes d’une nouvelle émission populaire de chansons célèbres: « Les années tubes », toujours sur TF1. Il y accueille des artistes du passé et du moment ainsi qu’une troupe de jeunes et joyeux chanteurs placés sous la direction artistique de Roger Louret. Ces derniers ont pour tâche d’interpréter plusieurs fois par émission des pots-pourris thématiques de succès. Avec la présentation des soirées électives de Miss France, Jean-Pierre Foucault s’éloigne un peu des programmes musicaux. A partir de l’été 2000, il prend encore plus de distance en acceptant l’animation d’un jeu télévisé venu de Grande-Bretagne: « Qui veut gagner des millions? ». A la fin de l’année 2007, il reprend, le temps d’un soir, le concept de l’émission « Sacrée Soirée » qui fête alors ses 20 ans. C’est un gros succès d’audience. Les tentatives de remettre le couvert en décembre 2008 et 2009 sont beaucoup moins porteuses mais il est clair que l’émission télé « Sacrée soirée » est devenue mythique et colle à la peau de Jean-Pierre Foucault. Un peu comme « Champs-Elysées » est indissociable de Michel Drucker. Du coup, dès la fin de l’année 2012, un spectacle est monté et mis en scène autour du concept de « Sacrée Soirée » par le producteur de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » qui, de son côté, s’essouffle. Le canapé rouge de Jean-Pierre Foucault est donc amené à se promener de Zénith en Palais des Sports dans toute la France et accueillir en public les stars de la fin des années 1980. Mais les réservations ne fonctionnent pas comme prévu et la tournée est finalement annulée.
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Francis Cabrel en 1989 – Photo (c) Ruiz-Solanas

23 novembre 1953 : Naissance, à Astaffort, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis CABREL. Il naît dans un milieu modeste: son père, originaire du Frioul en Italie, travaille dans une biscuiterie et sa mère est caissière d’une cafeteria. Toute son enfance se déroule calmement dans son village natal du Lot-et-Garonne. Jeune ado, il découvre Bob Dylan à la radio et il demande, pour Noël, une guitare que son oncle lui offre. Pour vaincre une certaine timidité, il se met à apprendre à jouer mais il se met aussi à composer quelques mélodies inspirées par les artistes qu’il admire: Bob Dylan mais aussi Neil Young et Leonard Cohen. Avant d’être renvoyé du lycée pour indiscipline, il réussit à monter quelques groupes musicaux de folk music mais sans succès. A 19 ans, pour gagner sa vie, il travaille dans un magasin de chaussures. Mais il attend avec impatience le week-end où il va jouer dans les fêtes locales avec le groupe de Ray Frank et ses Jazzmen. Plus tard, le groupe s’appelle « Les Gaulois » à cause de la moustache qu’arbore chaque membre de la formation. Il se présente, en 1974, à un concours de chanson organisé par Sud Radio où les célèbres frères Seff, auteur et compositeur de renom, font partie du jury. En interprétant « Petite Marie » seul à la guitare, Francis Cabrel remporte le concours et le droit d’enregistrer un disque chez CBS. En 1977, alors que les Souchon, Voulzy, Chédid ou Chatel pointent le bout de leur nez, la maison de disques CBS s’accroche à la vague de « la nouvelle chanson française ». Et, dans ce cadre, elle estime que Cabrel a sa place avec une chanson intitulée « Ma ville » qui sort sur un disque au succès très limité. Le chanteur saisit aussi l’opportunité de se produire à l’Olympia et en tournée en première partie de Dave. Il représente aussi la France au Festival de la Chanson de Spa en Belgique où il remporte le prix du public en 1978. Il enregistre alors un premier 33-tours dont quelques chansons attirent l’attention des programmateurs de radio: « Petite Marie », « Ami » et « Les murs de poussière ». Mais c’est en 1979, à la sortie de son deuxième album, que Francis Cabrel va incontestablement séduire tout le monde avec une poétique chanson d’amour intitulée « Je l’aime à mourir ». Alors que certains croient ce « tube » sans lendemain, Cabrel fournit un album classieux avec d’autres succès comme « Les chemins de traverse » et « Je rêve ». De plus, il se révèle être à la hauteur sur scène où le public apprécie sa simplicité et son talent brut. Sa carrière se poursuit, dans un premier temps, dans la lignée musicale de ses débuts avec des arrangements de variétés réalisés avec talent par Guy Matteoni. Puis, au fil du temps, l’artiste se fait plus folk-rock et rejoint ainsi ses passions de jeunesse. Mais il faudra attendre 1989 et l’album « Sarbacane » pour que ce virage soit totalement négocié. Entre 1980 et 1989 toutefois, Cabrel va enregistrer quantité de « tubes »: « L’encre de tes yeux » (80), « Je pense encore à toi » (80), « La dame de Haute-Savoie » (81), « Carte postale » (81), « Répondez-moi » (82), « Question d’équilibre » (84), « Encore et encore » (85), « Tourner les hélicos » (85) et « Il faudra leur dire » (86). Depuis, avec la complicité de musiciens comme Gérard Bikialo, Francis Cabrel semble totalement baigner dans la musique qu’il aime et il sort des albums régulièrement à son rythme et sans empressement. En 1997, sortant un peu de son créneau, il enregistre en espagnol « Vengo a ofrecer mi corazón » en duo avec Mercedes Sosa. Et, en 2012, il réalise un vieux rêve avec l’album « Vise le ciel » où il adapte une bonne dizaine de chansons de Bob Dylan dont certaines avaient pourtant déjà adaptées de manière différente, par Hugues Aufray notamment, plus de 40 ans avant. En 2014, Francis Cabrel participe, comme compositeur et ami, à l’album de Dick Rivers qui a pour titre « Rivers ». La même année, il écrit et compose aussi certaines chansons du disque et du spectacle « Le soldat rose 2 ». Le treizième album de Francis Cabrel est commercialisé en avril 2015 sous le titre « In Extremis ». Cet album est suivi, après sept ans d’absence sur scène de l’artiste, d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique dont certaines dates sont doublées et prévues jusqu’à mi 2016. En 2017, pour ses 40 ans de carrière, l’artiste accepte de placer tout son répertoire sur les sites internet de streaming. Il s’agit d’un changement de comportement intéressant pour celui qui estime désormais que ce qui est important c’est que les gens écoutent ses chansons de quelque manière que ce soit.
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En 2008

23 novembre 1983 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Emma DAUMAS. Manuelle, c’est son vrai prénom, passe son enfance dans une famille de mélomanes où elle se passionne très tôt pour la musique. Dès l’âge de douze ans, alors qu’elle a déjà écrit quelques chansons, elle enregistre un premier disque avec l’aide de ses parents: « Stupid boy ». Elle apprend alors le piano, la guitare, le chant et le maintien en scène. Forte de tous ces acquis, elle s’inscrit à quelques compétitions où elle interprète des reprises ou, parfois, ses propres compositions. A seize ans, elle remporte le concours de chant de Laudun. Elle est retenue pour participer en 2000 à l’émission télé « Graines de stars » de Laurent Boyer sur la chaîne de télé privée française M6. Elle y interprète la chanson « Memory » de la comédie musicale « Cats » et termine quatrième. Malgré ce succès encourageant, Manuelle préfère réussir son baccalauréat de littérature avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la chanson. Elle perfectionne sa technique vocale en suivant des cours de chant et parvient à se faire engager pour assurer la première partie d’artistes se produisant dans sa région natale: Gold, Carlos ou Michael Jones notamment. En 2002, après avoir suivi à la télévision la première édition française de la Star Academy, Manuelle se dit que sa chance est peut-être là et elle décide de s’inscrire au casting de la deuxième saison. Elle est retenue pour faire partie des finalistes et elle va ainsi avoir l’occasion de montrer son talent au public mais aussi aux artistes avec qui elle chante en duo: Serge Lama, Patrick Bruel et même Ray Charles! Elle tient bon jusqu’à la demi-finale où elle cède sa place à la future lauréate Nolwenn Leroy. Au début de l’année 2003, elle sort son premier single « Au jour le jour » qui se vend à 200.000 exemplaires. Puis, en décembre, elle concrétise son rêve de commercialiser un album dont la plupart des chansons sont le fruit de son travail personnel: « Le saut de l’ange » qui renferme les hits « Si tu savais » et « Tu seras ». En avril 2004, Emma Daumas se produit sur la scène parisienne du Bataclan avant de partir en tournée dans toute la France, la Belgique, la Suisse, le Liban et dans l’océan indien: à la Réunion et à l’île Maurice. Par la suite, Emma va s’orienter délibérément vers le genre musical qu’elle affectionne depuis toujours: le pop-rock. Mais en le pratiquant fort courageusement en français, elle rejoint un cercle restreint d’artistes qui ne génèrent pas un énorme public. Ses albums suivants vont ainsi être très bien produits mais ils n’affichent pas des chiffres de ventes extraordinaires. Il y a « Effets secondaires » en 2005 et « Le chemin de la maison » en 2008. En contrat avec la firme Universal depuis sa sortie de la Star Ac’, elle quitte cette maison de disques en 2010 pour graver deux chansons sur un CD qu’elle produit elle-même avec, notamment, « Dans les yeux d’Alain Delon » écrite par Marcel Amont. En novembre 2010, elle publie un livre-disque pour les enfants intitulé « Les larmes de crocodiles » où la rejoignent des artistes comme Alain Chamfort, Elodie Frégé, Marcel Amont, Caroline Loeb ou Gérard Darmon. En mars 2013, elle devient la maman d’une petite Valentine. Trois ans après, en mai 2016, un nouveau disque d’Emma Daumas est disponible à la vente: il est intitulé « Vivante ».
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12 SEPTEMBRE

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

12 septembre 1888 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Elevé dans la plus pure tradition du titi parisien et digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. Son succès populaire important est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes: « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire » par exemple.

Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais, au fil du temps, son étoile américaine pâlit et cela l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie, avec ironie, le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes avant de disparaître mystérieusement et de revenir à Paris à la Libération. Il sera un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais, en fait, il explique alors que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya. Ils auraient d’abord vécu à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Quatre ans plus tard, il parraine une toute jeune chanteuse qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois plus tard, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Mathé Altéry dans les années 1960 - Photo (c) Sam Levin

Mathé Altéry dans les années 1960 – Photo (c) Sam Levin

12 septembre 1927 : Naissance, à Paris, de la chanteuse soprano française Mathé ALTERY sous le vrai nom de Marie-Thérèse Altare. Elle est élevée dans le milieu artistique puisqu’elle est la fille du ténor Mario Altéry et la petite-nièce de Juliette Wermetz qui fut, notamment, la partenaire de Caruso à la Scala de Milan. C’est très jeune que Marie-Thérèse commence à chanter à Cherbourg où son père travaille alors. Elle devient rapidement une vedette locale et se lance dans des études musicales classiques. En 1950, elle est engagée comme choriste au Théâtre du Châtelet à Paris où elle est à l’affiche de l’opérette « Annie du Far-West ». Poursuivant son chemin artistique vers la reconnaissance, elle se distingue lors d’un concours de chanson organisé à Deauville en 1953. Le chef d’orchestre Raymond Legrand est de ceux qui la remarquent et il lui fait enregistrer la chanson « Les belles de nuit » du film réalisé par René Clair. De rencontres en rencontres, Mathé Altéry finit par décrocher sa participation au premier Concours Eurovision de la chanson organisé à Lugano en 1956. Elle y représente la France aux côtés de la chanteuse Dany Dauberson. Elle y interprète « Le Temps perdu ».

Peu de temps après, elle se lance dans l’enregistrement de plusieurs disques de la série des treize: treize vieilles valses, treize airs d’opérette, treize valses de Vienne, etc. Parmi ces albums, celui des treize mélodies de la Belle Epoque remporte le prix de l’Académie Charles-Cros en 1957. Dans les années 1960, Mathé Altéry est la voix française de plusieurs comédies musicales américaines. Elle double ainsi Julie Andrews dans « La Mélodie du bonheur » en 1966 et Audrey Hepburn dans « My Fair Lady ». Elle est alors sollicitée pour chanter à Las Vegas mais elle refuse et préfère rester en France pour raisons sentimentales et un mariage célébré en 1966. La chanteuse effectue cependant de nombreuses tournées à l’étranger: au Canada, en Afrique du Sud ou en Scandinavie entre autres. De retour à Paris en 1970, elle est à l’affiche de l’opérette « Bon week-end Conchita » de Roland Arday. En 1975, elle enregistre des duos célèbres sur un album avec avec Lucien Lupi. Par la suite, Mathé Altéry se fait plus discrète sur scène: elle annonce, en 1988, qu’elle fait ses adieux en jouant dans « Rêves de Vienne » de Francis Lopez au théâtre parisien de l’Eldorado. Mais, le mercredi 7 décembre 1993, elle est à l’affiche des « Refrains oubliés du bonheur », un spectacle destiné aux seniors au Théâtre Royal de Mons en Belgique. C’est l’époque où les téléspectateurs français peuvent la revoir régulièrement dans les émissions de Pascal Sevran: « La chance aux chansons » et « Chanter la vie ». Fin de l’année 2006, elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur française pour 57 ans d’activités professionnelles et artistiques. Avec l’apparition du disque compact à la fin des années 1980, de nombreuses compilations nous permettent de retrouver ses grands succès en version originale digitale restaurée.
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CARAVELLI en 1975 – Photo (c) H. Tullio

12 septembre 1930 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre et compositeur français CARAVELLI sous le nom de Claude Vasori. D’un père italien et d’une mère française, il apprend tôt la musique et se destine à en faire son métier. Et c’est à 26 ans qu’il songe sérieusement, sur les conseils du chef d’orchestre Ray Ventura, à fonder sa propre formation musicale. S’inspirant de l’avion « Caravelle » popularisé par la compagnie Air France, il décide de prendre pour pseudonyme le nom de Caravelli, question de sonner plus « italien ». Dès 1959, il commence à enregistrer des disques qui reprennent, de manière instrumentale, les grands succès du moment. Dans les années 1970, Caravelli enregistre un 33 tours tous les trois mois. Tous ses albums contiennent aussi, à chaque fois, un titre personnel composé par le chef d’orchestre. Parcourir la discographie de Caravelli permet ainsi d’établir un rapide panorama de la chanson française d’une certaine époque. Mais elle procure aussi l’occasion de se rendre compte de la richesse musicale de certaines mélodies qui tiennent très bien la route sans texte. En 1970, il est l’arrangeur des musiques du film « L’homme qui vient de la nuit » dont les chansons sont interprétées par Ivan Rebroff. Sur disque, il accompagne aussi les vedettes de la chanson française et de l’opérette comme Maurice Chevalier, Charles Trenet ou José Todaro. En 1973, Caravelli compose la chanson « Laisse-moi le temps » avec laquelle Romuald représente la France au festival chilien de Vina del Mar. Dans sa version anglaise, cette chanson sera ensuite enregistrée par Frank Sinatra sous le titre « Let me try again ». L’orchestre de Caravelli a aussi parcouru les routes de France et de Belgique pour se produire en concert à la fin des années 1970. En Belgique, où Claude Vasori recrute souvent ses musiciens, il est alors l’orchestre officiel d’une émission baptisée « Nos plus belles années » présentée par Jean-Claude Menessier à la RTBF, la télévision publique francophone. S’adaptant sans cesse aux nouvelles technologies et aux sonorités contemporaines, Caravelli fait évoluer son orchestre et y introduit des instruments électroniques dans les années 1980. A la fin de l’année 2002, il enregistre à Bruxelles ce qui sera son dernier album dont le titre est celui d’une chanson de Céline Dion: « A new day has come ». Le chef d’orchestre meurt le 1er avril 2019 au Cannet.

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Michel Drucker – Photo (c) France 2 Pascalito

12 septembre 1942 : Naissance, à Vire, en Normandie, de l’animateur et producteur français Michel DRUCKER. Il est le fils d’un médecin de campagne juif d’origine roumaine installé dans le Calvados et d’une Autrichienne native de Vienne. Plutôt cancre appréciant la proximité du poêle à l’école, il ne fait pas des études remarquables mais il nourrit une passion pour le sport qui va l’amener à se rendre à Paris après son service militaire accompli à Compiègne et dans la capitale française. Il se fait engager à l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Français en 1964. Il y est d’abord reporter sportif dirigé par Léon Zitrone, Pierre Desgraupes, Georges De Caunes et Roger Couderc. Et, malgré une courte apparition comme présentateur de l’émission musicale de variétés « Tilt » en 1964, il reste, jusqu’en 1975, cantonné dans le secteur des émissions sportives. Puis, il décide de consacrer ses émissions au show-business et à ceux qui font l’actualité de la chanson et du cinéma. Ses programmes ont d’abord pour titre « Les rendez-vous du dimanche ». Et c’est aux commandes de cette émission qu’il a la triste tâche d’annoncer le décès de Claude François le samedi 11 mars 1978 alors qu’il attend le chanteur pour des ultimes répétitions. Ensuite, il y a « Stars » sur TF1 puis, à partir de 1982, la mythique émission « Champs-Élysées » sur Antenne 2. Avec ces émissions, Drucker obtient une popularité et une notoriété qui lui permettent de recevoir des stars internationales mais aussi de partager l’amitié d’artistes comme Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean Ferrat, Salvatore Adamo ou Serge Gainsbourg. Epoux de l’ex-chanteuse et danseuse Dany Saval, il crée en 1984 la société de productions DMD (Dany et Michel Drucker). En même temps que cette carrière télévisuelle, Michel Drucker entame des activités radiophoniques à Paris sur RTL d’abord (« La Grande Parade » de 1976 à 1982) puis sur Europe 1 de 1983 à 1987. En 1990, le nouveau président d’Antenne 2 n’est guère inspiré en déclarant Drucker « has been ». Le producteur se tourne alors vers la chaîne privée TF1 où il obtient un succès considérable avec « Stars 90 ». En 1994, la chaîne publique Antenne 2 est devenue France 2 et Michel Drucker y revient pour un talk show quotidien de début de soirée où il révèle au grand public des artistes comme Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Cette émission intitulée « Studio Gabriel », du nom du Pavillon Gabriel que DMD Productions a acheté à deux pas de la Place de la Concorde, s’arrête en 1997. Un an plus tard, alors que l’état de santé de Jacques Martin ne lui permet plus d’assurer les programmes du dimanche après-midi sur France 2, c’est Drucker qui est sollicité et, le 20 septembre 1998, il présente le premier « Vivement dimanche ». Dans le même temps, l’animateur présente aussi des émissions ponctuelles et des soirées prestigieuses comme les remises de Molières, de Césars ou de Victoires de la Musique. De 2006 à 2007, il tente une nouvelle aventure un samedi soir par mois avec « Tenue de soirée » réalisée à chaque fois dans une ville différente sous un chapiteau transparent. Mais l’expérience s’arrête par manque de moyens. Le 20 mai 2006, il se trouve à Athènes pour commenter le concours Eurovision de la chanson pour la première fois. En 2008 et 2009, il revient à la radio dans les studios d’Europe 1. Puis, à la surprise générale, vingt ans après son interruption, il reprend l’émission « Champs-Elysées » le 13 novembre 2010. En 2012, il devient le présentateur d’une émission mensuelle sur France 2: « Le grand show ». Il y accueille à chaque fois une vedette de la chanson qui est la star de l’émission: Johnny Hallyday, Céline Dion, Florent Pagny ou Patrick Bruel, entre autres, en sont les invités. Durant le mois d’août 2014, il co-anime avec la présentatrice canadienne Julie Snyder un talk-show franco-québécois qui a pour titre « L’été indien ». Le couple y accueille des artistes comme Stromae, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Céline Dion, Patrick Bruel, Ginette Reno, Garou, Coeur de Pirate, Roch Voisine, Lynda Lemay, Robert Charlebois, etc. Très proche des artistes et des chanteurs, Michel Drucker n’a jamais caché son envie d’interpréter une chanson de temps à autre dans ses émissions. Il a ainsi participé de manière très brève à l’enregistrement de quelques chansons caritatives comme « La chanson des Enfoirés » en 1986, « Pour toi Arménie » en 1989, « Roumanie le soleil se lève à l’Est » en 1990 et « Un geste pour Haïti » en 2010. En 2015, l’animateur annonce vouloir franchir un pas de plus en préparant un « one-man show » qu’il compte présenter dans toute la France. Et, en juin 2016, il présente la dernière émission « Vivement dimanche » de l’après-midi. A partir de mois de septembre suivant en effet, Michel Drucker est toujours bien là le dimanche sur France 2 mais en avant-soirée pour un talk-show allongé. L’histoire n’est cependant qu’un éternel recommencement et, en septembre 2018, après avoir essayé d’autres formules sans succès, les dirigeants de France 2 demandent à Michel Drucker de reprendre les « Vivement Dimanche » de l’après-midi.
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Mylène Farmer en 1987 – Photo (c) Elsa Trillat

12 septembre 1961 : Naissance, à Pierrefonds au Québec, de la chanteuse française Mylène FARMER dont le vrai nom est Gautier. Son père est un ingénieur en ponts et chaussées français alors envoyé au Canada pour participer à la réalisation d’un barrage. Le travail est important et long et, du coup, toute la famille va s’installer au Québec où Mylène passe les huit premières années de sa vie. Ensuite, c’est le retour en France où tout le monde emménage à Ville d’Avray près de Paris. L’adolescence de Mylène se déroule entre Paris et la Bretagne où elle passe régulièrement ses vacances. Elle veut alors s’orienter vers l’équitation et devenir monitrice. Mais, finalement, c’est au cours Florent à Paris qu’elle aboutit avec l’ambition de devenir comédienne. Elle effectue alors divers petits boulots pour vivre. Après une brève carrière de mannequin, elle est engagée, au cours d’un casting en 1984, par Laurent Boutonnat pour devenir l’interprète d’un titre qu’il a composé et qu’il produit: « Maman a tort ». Elle décide alors de prendre un pseudonyme et elle choisit le nom d’une actrice américaine des années 1930: Frances Farmer. Le disque est apprécié des radios et devient un grand succès populaire. Un deuxième 45 tours est enregistré chez RCA en 1985 mais le titre « On est tous des imbéciles » marche moins bien que le premier et la firme de disques rend son contrat à Mylène Farmer. Du coup, son troisième vinyle sort chez Polydor à la fin de l’année 1985: « Plus grandir » n’est à nouveau pas un grand succès. Tout va changer en 1986 avec la commercialisation du premier album de Mylène Farmer qui va être porté par la chanson « Libertine ». La sortie du 45 tours est appuyée par un clip video tourné avec beaucoup de moyens et où la chanteuse rousse apparaît nue. Le morceau est un véritable « tube » et lance réellement la carrière de l’artiste. Dans la foulée, Mylène Farmer va voguer de succès en succès avec des titres comme « Tristana » (1987), « Sans contrefaçon » (1987), « Pourvu qu’elles soient douces » (1988), « Ainsi soit-je » (1988), « Désenchantée » (1991), « Je t’aime mélancolie » (1991), etc. La chanteuse amasse aussi les récompenses diverses comme les Victoires de la Musique par exemple. En 1989, Mylène Farmer fait ses premiers pas sur scène et elle innove totalement en présentant un spectacle chorégraphié et scénarisé. La tournée qui suit cette première expérience est un véritable triomphe public. Depuis, la carrière de la chanteuse s’est poursuivie d’une manière plutôt linéaire avec des albums au succès constant et des tournées de mega-concerts à guichets fermés. Entre 1986 et 2012, l’artiste a enregistré neuf albums en studio dont le dernier a pour titre « Monkey me ». Un nouvel opus, « Interstellaires », est commercialisé fin 2015 et il est annoncé par un single interprété en duo avec Sting: « Stolen car ». Il marque un nouveau tournant dans la carrière de Mylène: l’abandon de Laurent Boutonnat en tant que compositeur. En mars 2017, après plus de 30 ans de collaboration, l’artiste quitte la firme phonographique Polydor et Universal Music pour enregistrer son prochain album chez Sony Music. Ce nouvel opus se fait cependant attendre mais il est toutefois annoncé par deux titres sortis début 2018: « Rolling Stone » et « N’oublie pas », un duo avec la chanteuse LP. L’album est finalement commercialisé sous le titre « Désobéissance » à la fin du mois de septembre 2018. Le succès est fulgurant et entraîne une série de neuf concerts qui ont lieu à la Défense Arena de Paris parce que l’énorme infrastructure n’est pas transportable.
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Jonatan CERRADA en 2003

12 septembre 1985 : Naissance, à Liège, du chanteur et acteur belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA. Tout petit, Jonatan est passionné de musique et, à l’âge de dix ans, il apprend les bases du classique à l’Opéra Royal de Wallonie basé dans ville natale. Quelques mois plus tard, il s’inscrit et se fait remarquer au concours télévisé belge « Pour la Gloire » diffusé sur la chaîne publique francophone RTBF. Il se produit alors de plus en plus pour des concerts et il suit des cours d’art dramatique pendant trois ans. A la fin de l’année 2002, Jonatan est sélectionné pour une audition bruxelloise du télé-crochet de la châine privée française M6 : « A la recherche de la nouvelle star ». Il y interprète la chanson « Suerte » de Shakira, la version espagnole « de Whenever, Wherever ». Le jury, composé d’André Manoukian, Dove Attia, Varda Kakon et Lionel Florence, est séduit et lui permet de participer pleinement au programme. Il fait donc ainsi partie des onze chanteurs concourant lors des neuf émissions se déroulant au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne et diffusés en direct. Il remporte la première saison du télé-crochet le 10 juillet 2003 en battant Thierry Amiel en finale. Après la sortie d’un disque où il figure aux côtés des autres candidats pour chanter « Laissons entrer le soleil », Jonatan sort son premier véritable single en solo sous son simple prénom et interprète « Je voulais te dire que je t’attends » de Michel Jonasz. dans la foulée, le jeune artiste enregistre son premier album qui a pour titre « Siempre 23 » et dont 65.000 copies sont rapidement vendues. Il assure alors la première partie de la tournée d’Eros Ramazzotti dans les pays francophones avant de se présenter seul devant le public parisien de l’Olympia à deux reprises. Il chante aussi un peu partout en France, en Belgique et en Suisse. En 2004, Jonatan est choisi pour représenter la france au 49e Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule en mai à Istanbul en Turquie. Soutenu par une chorégraphie signée Kamel Ouali, il interprète « A chaque pas » et se classe 15e sur 24. Un an plus tard, le chanteur enregistre un titre de la bande originale du film « Robots » : « Mon paradis ». Le deuxième opus de Jonatan Cerrada est commercialisé en juin 2005. Il a pour titre « La preuve du contraire » et quelques chansons sont composées, notamment, par Henri Salvador. Il se vend à près de 30.000 exemplaires. A la fin de 2006, il met en ligne sur le web, pour être téléchargée légalement, la chanson « Ruban Noir » qui est un hommage à sa cousine victime des attentats de Madrid de mars 2004. L’année suivante, il joue le personnage d’Arthur Rimbaud dans une comédie musicale et, en 2008, il fait partie de l’aventure du spectacle musical consacré aux chansons de Charles Aznavour sur une idée de Laurent Ruquier : « Je m’voyais déjà ». Diane Tell, Véronique Rivière, Arno Diem et Pablo Villafranca participent aussi à ce spectacle présenté à Paris du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 puis du 12 février au 12 avril 2009, avant la France, la Belgique et la Suisse. En 2010, il commence à préparer un troisième album qui tarde à se concrétiser. Et, quatre ans plus tard, le chanteur déclare abandonner le projet ainsi que la musique, trop bouleversé par le décès inopiné de son frère Julien dans un accident de travail. Il décide alors de quitter l’Europe pour s’installer en Indonésie où la passion de la musique va le reprendre en 2017 avec l’enregistrement d’un album en français, anglais et indonésien. Il s’appelle désormais Jonatan Lelaki Lain Di Hati et interprète, en 2018, le thème principal du film indonésien « Liam Dan Laila » dont il est l’acteur vedette.
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Claude Semal en 2006

12 septembre 2006 : l’auteur-compositeur-interprète belge Claude SEMAL est sur la scène du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Jusqu’au samedi 16, il y présente « Enfant de solo », un seul-en-scène plein d’histoires et de chansons, avec une guitare électrique pour Rossinante et un poisson rouge pour rossignol. Le spectacle est mis en scène par Laurence Warin.

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12 septembre 2015 : Le festival « Alors, Chante » qui avait lieu depuis 30 ans à Montauban (F) n’y a pas eu lieu en mai. L’événement étant déplacé à Castelsarrazin, il n’a pas été possible d’organiser l’édition 2015 dan un délai aussi court. L’équipe du festival a donc choisi, dans un premier temps, de proposer une soirée du 30e anniversaire d’Alors Chante le 12 septembre 2015 à Castelsarrasin. Une multitude d’artistes s’y retrouveront dans des duos, des trios, voire plus, pour y présenter des versions inédites du répertoire de la chanson francophone: Pierre Perret, Bénabar, Francis Cabrel, Amélie-les-Crayons, Benoît Dorémus, Zaza Fournier, Jean Guidoni, Alexis HK, Juliette, Renan Luce, Carmen Maria Vega, Cyril Mokaïech, les Ogres de Barback, Sanseverino, Anne Sylvestre, etc.
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Rachid Taha en 1998

12 septembre 2018 : Décès, à Paris, du chanteur algérien Rachid TAHA d’une crise cardiaque la nuit pendant qu’il dormait à son domicile. Né le 18 septembre 1958 à Saint-Denis-du-Sig (aujourd’hui Sig) près d’Oran en Algérie, le jeune Rachid déménage pour l’Alsace où il suit ses parents à l’âge de dix ans. Il vit ensuite quelque temps dans les Vosges où sa scolarité est plutôt turbulente. C’est à ce moment qu’il apprend à écrire et à parler l’arabe littéraire en écoutant les chansons de la célèbre Oum Kalsoum. Il suit alors des études de comptabilité et accomplit divers petits boulots avant de s’installer à Lyon où il finit par travailler en usine. Il rencontre alors Mohammed Moktar Amini qui est passionné de musique comme lui et, ensemble, ils fondent le groupe « Carte de Séjour ». Ils sont rejoints, en 1982, par Jérôme Savy et ils  enregistrent leur premier album, « Rhorhomanie », en 1984. Leur répertoire prône l’intégration et la tolérance envers les immigrés. Le groupe connaît son premier grand succès en 1986 avec la reprise, formidablement personnelle et significative, de la chanson « Douce France » de Charles Trenet. L’aventure de « Carte de Séjour » s’arrête en 1989 et Rachid Taha poursuit sa route seul en enregistrant un premier album intitulé « Barbès » en 1991. Le succès est certain mais il atteint vraiment son paroxysme en 1998 avec la chanson « Ya Rayah ». La même année, il enregistre sur un album le spectacle qu’il a partagé avec Khaled et Faudel: « 1,2,3 Soleils ». Les opus suivants de Rachid Taha reçoivent tous un bon accueil des médias et du public: « Tékitoi » (2004), « Diwan 2 » (2006), « Bonjour » (2009) ou encore « Zoom » (2013).
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3 JUILLET

3 juillet 1942 : Naissance, à Paris, de Claude Moine dit Eddy MITCHELL, chanteur français. Son père travaille dans les transports public parisiens et sa mère est employée de banque. Son père est un passionné de cinéma qui y emmène souvent le petit Claude et ce dernier va prendre goût pour les westerns américains. La musique devient aussi une passion pour Claude lorsqu’il découvre le rock and roll et Elvis Presley en 1953. A la fin de ses études secondaires, Claude va effectuer diverses petites professions dont celle de coursier pour une banque dont l’agence est située à proximité du Golf Drouot. Cet endroit branché permet aux jeunes de se retrouver pour écouter de la musique « dans le vent ». Claude y apprécie les disques américains que l’on y découvre avant tout le monde. En 1958, le pionnier du rock and roll, l’Américain Bill Haley se produit à Paris avec son orchestre « The Comets ». Claude se dit qu’il se verrait bien, lui aussi, en chanteur de rock français et il décide de former un groupe pour jouer dans les bals: Eddy Dane et les Danners. Cette formation évolue au fil des changements de musiciens et s’appelle ensuite « les Five Rocks » avant de devenir les « Cinq Rocks ». Leur musique séduit Henri Leproux, le patron du Golf Drouot, qui leur demande de venir jouer chez lui. Petit à petit, Claude Moine pense qu’il faut avoir un nom plus américain pour chanter du rock même si c’est en français. Il choisit ainsi le pseudonyme d’Eddy Mitchell. A ce moment, un de ses amis, Jean-Philippe Smet, commence à enregistrer des disques sous le nom de Johnny Hallyday. Il décide donc, lui aussi, de tenter sa chance auprès des maisons de disques et il choisit Barclay qui est la première dans la liste alphabétique du bottin. En novembre 1960, il se présente à une audition avec ses quatre compères des « Cinq Rocks » et il décroche un contrat de trois ans. Ils enregistrent immédiatement un premier disque qui sort en janvier 1961 sous le nom des « Chaussettes Noires » car Eddie Barclay a obtenu un accord promotionnel pour leur disque avec la firme de chaussettes Stemm. Ce qui est, finalement, le premier groupe français de rock and roll connaît immédiatement le succès. Il est de tous les rendez-vous des jeunes et se produit à plusieurs reprises au Palais des Sports de Paris. Le 1er mars 1962, Claude Moine est appelé à effectuer son service militaire à Montlhéry et à Paris. Et ce sont ensuite les autres « Chaussettes Noires » qui sont appelés à leur tour sous les drapeaux. Malgré ces activités contraignantes, chacun met du sien pour poursuivre les enregistrements mais cela devient de plus en plus difficile. Et, petit à petit, Eddy Mitchell commence à enregistrer des chansons en solo avec un style éloigné du rock pur et dur. Cette situation va durer pendant quelques mois: jusqu’à la fin de l’année 1963 quand le chanteur décide de se séparer des « Chaussettes Noires » qui poursuivent leur chemin sans lui mais en lui intentant un procès au passage. Désormais seul sur scène et sur disque, Eddy Mitchell oriente volontairement son répertoire vers la variété-rock francophone. Il recueille un très grand succès en 1964 avec « Toujours un coin qui me rappelle » et, ensuite, en 1965, avec « Alice ».

Suivant la mode, Eddy Mitchell évolue aussi vers le rythm’n’blues tout en restant résolument rock et, jusqu’au début des années 1970, ses ventes de disques redeviennent plutôt confidentielles. Sur une idée de son manager Jean Fernandez, il part pour Nashville en 1974 où il redécouvre le rock qui a évolué. Il décide d’y enregistrer un album qui a pour titre logique « Rocking in Nashville ». Il y mélange des rythmes rock et des mélodies country qui font mouche lors de la sortie de l’opus en France: « Je vais craquer bientôt », « C’est la vie mon chéri », « A crédit et en stéréo » ou « C’est un rocker » sont à nouveau des « tubes ». Cet album du retour gagnant est suivi en 1975 de « Made in USA », lui aussi enregistré à Nashville, qui contient le hit « Une terre promise ». D’autres 33 tours sont encore enregistrés en Louisiane comme « Sur la route de Memphis » en 1976 et le cultissime « La dernière séance » en 1977. A partir de ce moment, Eddy Mitchell ne quitte plus jamais la tête du peloton des chanteurs français les plus populaires. La liste des chansons plébiscitées par le public s’allonge au fil des ans: « Il ne rentre pas ce soir » (1978), « Tu peux préparer le café noir » (1979), « Couleur menthe à l’eau » (1980), « Le cimetière des éléphants » (1982), « Nashville ou Belleville » (1984), « Lèche-botte blues » (1989), « Rio Grande » (1993), « Un portrait de Norman Rockwell » (1996), « J’aime pas les gens heureux » (1999), « J’aime les interdits » (2003), etc. En novembre 2009, il annonce que sa tournée de concerts 2010-2011 est la dernière de toute une série qu’il a menées de main de maître depuis les années 1960. Et il se produit à travers la France, la Suisse et la Belgique avant d’effectuer ses trois dernières représentations sur la scène de l’Olympia de Paris. Le 15 juin 2013, Eddy Mitchell rejoint son ami de toujours, Johnny Hallyday, qui fête ses 70 ans sur la scène du palais des sports de Bercy à Paris, et interprète une chanson en duo avec lui. En octobre 2013, Eddy Mitchell sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis: « Héros ». En novembre 2014, il rejoint Johnny Hallyday mais aussi Jacques Dutronc sur la scène de Bercy pour quelques concerts exceptionnels nommés « Les Vieilles Canailles ». En octobre 2015, Eddy Mitchell sort son trente sixième album studio: « Big Band ». En mars 2016, accompagné par un big band de 17 musiciens, l’artiste retrouve, avec un plaisir non dissimulé, la scène et son public au Palais des Sports de Paris: il n’est cette fois plus question de tournée d’adieu. Mieux: au printemps 2017, il retrouve ses compères Dutronc et Hallyday pour une tournée des « Vieilles Canailles » en France et en Belgique. L’un de ses concerts, celui de Paris-Bercy, est retransmis en direct sur la chaîne privée de télé française TF1 le samedi 24 juin 2017. La même année, Eddy Mitchell, également surnommé Schmoll, sacrifie à la mode des duos avec un album intitulé « La même tribu ». Parmi les artistes invités, il y a, bien sûr, Johnny Hallyday mais aussi Alain Souchon, Renaud, Julien Clerc, Arno, Jacques Dutronc, Christophe ou encore Brigitte. Un deuxième volume de cet opus est commercialisé un an plus tard alors que Johnny Hallyday est décédé le 6 décembre 2017. Les duos sont cette fois interprétés en compagnie de Calogero, Véronique Sanson, Pascal Obispo, Juliette Armanet, Maxime Le Forestier, Héléna Noguerra, William Sheller, Cécile de France ou encore, notamment, Michel Jonasz
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Michel Polnareff en 1972 – Photo (c) Tony Frank

3 juillet 1944 : Naissance, à Nérac, de l’auteur, compositeur et interprète français Michel POLNAREFF. Le petit Michel est élevé dans la musique puisque son père était le compositeur Léo Poll qui a écrit de nombreux succès notamment pour Mouloudji et Edith Piaf. A quatre ans, il commence à étudier le piano. Exceptionnellement, alors qu’il est âgé de onze ans, il reçoit le premier prix de solfège du Conservatoire de Paris. En 1964, il quitte le foyer familial pour entamer une vie de musicien de rue qui fait la manche en reprenant des chansons connues à l’aide de sa guitare. Un an plus tard, il s’inscrit à un concours de rock qui a lieu à la Locomotive, club parisien branché, et il gagne un contrat avec la firme de disques Barclay. Le jeune Polnareff refuse le prix. Sur les conseils d’un ami, il finit cependant par accepter la sortie d’un disque sur le label Az. Mais il exige la participation de Jimmy Page à la guitare et de John Paul Jones à la basse. La chanson, « La poupée qui fait non », est enregistrée à Londres avec les musiciens en question et elle est un énorme « tube » dès sa sortie en France en mai 1966.

Après ce coup d’essai qui est un coup de maître, Michel Polnareff enchaîne les « tubes » à grande vitesse: « Love me please love me », « Sous quelle étoile suis-je né ? », « Le roi des fourmis », « Le bal des Laze », « Tous les bateaux tous les oiseaux » ou « Dans la maison vide ». Parallèlement à ses succès discographiques, Polnareff se révèle un excellent chanteur sur scène et ses prestations constituent de grands moments de spectacle. Le début des années 1970 est difficile pour l’artiste qui se sent obligé de chanter « Je suis un homme » pour répondre à certaines critiques. Agressé lors d’un concert à Périgueux (F), il est ensuite très affecté par le suicide de Lucien Morisse qui était le directeur des disques Az lorsqu’il signa son premier contrat. Polnareff annule alors une tournée et se retrouve à jouer du piano dans l’orchestre de Johnny Hallyday au Palais des Sports de Paris en 1971. Il y apparaît, pour la première fois, coiffé de boucles blondes et chaussant de grosses lunettes aux branches blanches. C’est à cette époque qu’il compose aussi ses premières musiques de films: pour « Ca n’arrive qu’aux autres » de Nadine Trintignant et « La folie des grandeurs » de Gérard Oury. En 1972, Michel Polnareff se produit à l’Olympia en fin d’année: il y chante « Holidays » et « On ira tous au paradis », les succès du moment, dans une mise en scène très futuriste. Mais ce qui défraie la chronique, c’est l’affiche annonçant ses concerts et sur laquelle le chanteur dévoile ses fesses. Elle lui vaut de répondre d’attentat à la pudeur devant la justice et de devoir s’acquitter d’une amende de 60 000 francs français (+ ou – 9 000 euros). En 1973, après une tournée internationale importante, Polnareff découvre que son agent l’a escroqué, a mis les voiles en emportant la caisse et, surtout, n’a pas payé ses impôts. Il décide alors de s’exiler aux Etats-Unis et s’installe à Los Angeles. Là-bas, il enregistre un album en anglais qui porte le titre de « Fame à la mode ». Ne pouvant remettre les pieds en France pour des raisons fiscales, il décide de se produire en Belgique, à Forest-National, où de nombreux admirateurs français ont fait le voyage. Quelques mois plus tard, il sacrifie à la mode disco en composant un instrumental qui est la musique du film « Lipstick ». Puis, en 1977, il compose la chanson « Lettre à France » dont le texte, écrit par Jean-Loup Dabadie, évoque la nostalgie de son pays natal. Il revient d’ailleurs en France en 1978 pour assister au procès concernant sa dette fiscale. L’album, « Coucou me revoilou », qu’il sort à cette époque, n’obtient pas le succès escompté mais il se rattrape trois ans plus tard avec l’opus « Bulles » qui retient l’attention des medias pour les chansons « Radio » ou « Tam tam ». En 1984, Polnareff décide de s’installer à nouveau en France et il y reste pendant dix ans. Il y produit nombre de chansons et de musiques de films qui vont connaître des succès inégaux: « Viens te faire chahuter », « Goodbye Marylou », « LNA HO » ou « Kama sutra ». Après une opération de la cataracte qui lui rend la vue qu’il avait partiellement perdue, il repart aux Etats-Unis et enregistre, à Los Angeles, l’album « Roxy » en 1995. La fin des années 1990 et le début de la décennie suivante ne sont pas des plus riches pour Polnareff et il faut attendre 2006 pour voir l’artiste annoncer son retour sur scène en France. Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient sur une scène française après trente-quatre ans d’absence. Ce retour de l’artiste à la crinière blonde et aux lunettes blanches attire plus d’un million de spectateurs sur la tournée de 60 dates qui suit Bercy. En mars 2007, il reçoit une Victoire d’honneur pour son oeuvre. Depuis cette période, Michel Polnareff a adopté un petit garçon dont il croyait d’abord être le père. Sept ans après son dernier passage sur scène, Michel Polnareff participe à un documentaire musical où il raconte les moments clés de sa vie. Ce dernier est projeté simultanément à 20 heures dans plusieurs salles de cinéma européennes le 5 juin 2014. Depuis cette date, l’artiste travaille à l’enregistrement d’un album de nouvelles chansons au studio ICP de Bruxelles. En décembre 2015, un extrait de ce futur album est envoyé aux radios: il s’agit d’une chanson de Noël intitulée « L’homme en rouge ». Mais le reste de l’opus se fait attendre et, malgré cela, la tournée de plusieurs mois qui est prévue démarre bien le 30 avril 2016 à Epernay. Le 30 novembre 2018, l’album tant attendu est commercialisé et son titre en dit long : « Enfin ! ».
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3 juillet 2004 : Alors que Francis CABREL est en tête des ventes d’albums en Belgique francophone avec « Les beaux dégâts », d’autres artistes entrent dans ce classement avec leur dernier opus. C’est le cas de KOOL SHEN (« Dernier round », 22e), de Pascal OBISPO (« Fan Studio », 15e) et de ROHFF (« Fierté des nôtres », 10e).

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3 juillet 2010 : Les amateurs belges de bonne chanson francophone sont déçus: le festival « Mars en Chansons » de Charleroi dépose le bilan et son association est mise en liquidation. Le principal élément dont a souffert le festival est la perte de spectateurs. L’édition 2010 a véritablement connu un recul de son nombre d’entrées en dépit d’une belle programmation, des concerts proposés à la Ruche de Marcinelle et malgré les efforts du nouveau directeur Michaël Fries qui a succédé au fondateur Claude Bonte.
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27 MAI

Alain Souchon en 1977

27 mai 1944 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Alain SOUCHON. Sous le nom d’Alain Kienastn, il vit son enfance pendant six mois au Maroc puis en France, à Paris, et en Suisse d’où son père est originaire. S’il choisit, un jour, de changer son patronyme et de prendre celui de Souchon, c’est parce que ce nom est celui de son père biologique, amant puis second mari de sa mère. En 1959, de retour de vacances de neige avec ses parents, Alain est victime d’un accident de voiture au cours duquel son père perd la vie. Sa mère l’envoie alors étudier en Angleterre mais il reste sur place plus longtemps en pratiquant des petits boulots. De retour en France, il continue à multiplier les petits jobs et, finalement, il tente la chanson en se produisant dans de petites salles parisiennes. C’est ainsi qu’il se fait remarquer par un directeur artistique, Bob Socquet, qui lui conseille de se présenter au concours de la Rose d’Or d’Antibes en 1973. Ce dernier a vu juste puisque sa chanson « L’amour 1830 » remporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse.

En 1974, Alain rencontre un musicien qui exerce depuis quelque temps dans la variété au service, notamment, de Pascal Danel: Lucien Voulzy. Ce dernier n’a pas encore changé de prénom et apporte l’univers musical qui manque aux textes de Souchon. Cette collaboration va tout de suite donner de bons résultats: en 1975, la chanson « J’ai dix ans » fait véritablement connaître Alain Souchon. Et ce succès sera rapidement confirmé par des titres comme  » S’asseoir par terre » et, surtout, « Bidon » en 1976. L’artiste est alors considéré par la presse comme le chef de file de la nouvelle chanson française. Il se produit sur scène notamment à la Kermesse de la Bière de Maubeuge (Nord de la France) en juillet. En 1977, il signe le texte d’une chanson nostalgique destinée à son ami Voulzy qui l’enregistre sous le prénom de Laurent: le « Rockollection » est le méga-tube de l’été. A l’automne de cette année-là, Souchon sort son troisième album qui a pour titre « Jamais content » et qui renferme des succès comme « Poulailler song » et « Y’a d’la rumba dans l’air ». En 1978, le chanteur bouclé enregistre l’album mythique « Toto 30 ans rien que du malheur ». Le 33 tours contient des chansons fortes comme « Papa Mambo » (« On est foutu on mange trop »), « Le bagad de Lann Bihoué » (dans une superbe version longue), « L’amour en fuite », « Le dégoût », « J’étais pas là » ou « Frenchy bébé blues ». Un an plus tard, les lettres rouges de son nom s’accrochent à la façade du music-hall parisien de l’Olympia. Alors que l’album « Rame » est commercialisé en 1980, Alain Souchon fait ses premiers pas, prometteurs, au cinéma sous la houlette de Claude Berri dans « Je vous aime » avec Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. Trois ans plus tard, son sixième album, « On avance » est dans les bacs et il constitue un virage musical car l’empreinte de Voulzy est moins présente avec un seul titre composé. Les autres compositions sont signées par Yves Martin, Michel Jonasz, Louis Chédid ou Souchon lui-même. Le changement de style s’accentue en 1985 avec l’album « C’est comme vous voulez » pour lequel l’artiste change également de maison de disques. Les arrangements plus électroniques correspondent à l’époque des années 1980 et le grand succès a pour nom « Ballade de Jim ». C’est en Angleterre que l’opus suivant (« Ultra moderne solitude ») est enregistré et la chanson « Quand je serai KO » reçoit la Victoire de la meilleure chanson originale en 1990. Trois ans plus tard sort le premier disque compact d’Alain Souchon: « C’est déjà ça ». D’emblée, la chanson « Foule sentimentale » s’impose comme un tube sur toutes les radios francophones. Après une tournée triomphale malicieusement appelée « Défoule sentimentale », le chanteur prend du recul. Il faut ainsi attendre 1999 pour le voir revenir à la production discographique avec l’album « Au ras des pâquerettes » qui livre de bonnes mélodies comme « Le baiser » ou « Rive gauche » par exemple. Les albums suivants se font plus discrets au point de vue des ventes. Il y a, en 2005 « La vie Théodore » et, en 2008, « Écoutez d’où ma peine vient ». Dans ce dernier opus, le titre « Parachute doré » est le reflet d’une époque de crise financière mondiale. Souchon y dénonce avec humour les excès des grands patrons virés avec des indemnités faramineuses. En novembre 2011, il surprend encore en sortant un album intitulé « A cause d’elles ». Pour une association caritative qui lutte contre le cancer chez les enfants, Alain Souchon y interprète des mélodies que sa mère lui chantait dans son enfance. Dans la foulée de cet album, l’artiste a réalisé une très longue tournée en se produisant de manière acoustique dans de petites salles de province en 2012 et 2013. En 2014, après des années de collaboration et de travail, Alain Souchon et Laurent Voulzy décident d’enregistrer ensemble un album qui, dès sa sortie, atteint des sommets de vente. Dès le mois d’avril 2015, les deux compères entament une grande tournée sur les routes de la francophonie. Alain Souchon reprend le chemin des studios d’enregistrement en 2019 avant d’annoncer une grande tournée de concerts pour l’année suivante.
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MARKA en 2010

27 mai 1961 : Naissance, à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète  belge Serge Van Laeken mieux connu sous le nom de MARKA. Il entame sa carrière musicale au sein de groupes punk bruxellois avant de rejoindre la formation « Allez Allez » en 1981. En 1983, il fonde le groupe « Les Cactus ». A cette époque, il porte souvent un polo avec une pub pour un saucisson d’Ardenne belge (Marcassou) et ses copains l’appellent Marka. En 1992, il enregistre donc son premier album solo sous le pseudonyme de Marka: « Je vous dis tout ». Avec la chanson « Je tu il », le CD est édité chez Play It Again Sam (PIAS).

EEn 1995, il signe un contrat pour trois albums avec Columbia France. Le premier sort en 1996 sous le titre générique « Merci d’avance » et est connu grâce à « Accouplés », « La poupée barbu », « Les mondains », « Nos amis les riches » ou « Je prête à confusion » sans oublier « La berceuse de Kiki ». Le second album Columbia est enregistré en 1997 et s’intitule comme sa chanson phare: « L’Idiomatic ». Et la trilogie Columbia se termine avec l’opus « L’homme qui aimait la scène », un « live » enregistré à l’AB Club de Bruxelles en juin 1998: il y interprète « Caroline » qu’il emprunte de manière très personnelle à son ami MC Solaar. Dès le début du 21e siècle, Marka change de firme de disques et sort chez Viva Disc un album (« A nous deux ») enregistré en public au Botanique avec la participation de son épouse la comédienne et chanteuse Laurence Bibot. La même année, il compose l’hymne officiel des Francofolies de Spa (B) qui est programmé sur le site du festival pour introduire chaque concert. Ce morceau musical sera régulièrement remis à jour par Marka au fil des éditions suivantes. En 2001 sort l’album « Avant-Après » avec, entre autres, « Comment te le dire » et « Je parle ». En 2003, on trouve dans les bacs une compilation qui sort sous le nom de « C’est tout moi » avec quatre titres inédits dont « Reine et roi ». L’album « Aktion Man » qu’il sort en 2006 lui permet d’effectuer une tournée dans les pays asiatiques et il chante à Tokyo, Pékin et Hanoï notamment. Toujours avide d’horizons musicaux nouveaux, c’est vers Cuba que Marka s’oriente ensuite et, en 2008, avec le groupe La Sonora Cubana, il enregistre un album de sonorité salsa. Il se rend à Cuba pour des concerts et le voyage fait l’objet d’un documentaire télévisé, « Senor Marka » diffusé sur la chaîne publique belge RTBF. En 2010, il travaille avec les paroliers Jacques Duvall et Thierry Robberecht sur un nouveau projet de jazz mélodique et de « swing crooner big band » en français pour l’album « Made in Liège » de Marka and his Blue Orchestra. Cinq ans plus tard,le chanteur commercialise un nouvel album en anglais: « Days of wine and roses ». En 2016, Marka se mobilise pour défendre la cause des sans-abris en organisant, en Belgique francophone, des concerts dont les recettes sont versées à des associations de terrain. En 2017, le groupe Allez Allez se reforme autour de Marka pour se produire dans quelques festivals estivaux belges. Le talent se perpétue puisque les deux enfants de Marka et Laurence Bibot se sont lancés avec succès dans la musique et la chanson: la fille s’appelle Angèle et le fils Roméo Elvis.
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CABREL Aurélie - Pochette album 201427 mai 2014 : Aurélie CABREL sort son deuxième album, « A la même chaîne », pour lequel son papa lui offre trois chansons dont le premier single « Bref, s’aimer ». Les douze morceaux sont réalisés par le Belge Esthen (sauf « Tout l’indiffère ») avec qui l’interprète affiche une belle complicité artistique. Selon Aurélie: « Nous n’avons pas les mêmes références et nous nous complétons parfaitement« . Auteur ou co-auteur, Aurélie a partagé sa plume avec Olivier Béranger et Francis Cabrel qui a signé « Bref, s’aimer », « Tout l’indiffère » et le vibrant « Lève les bras ».

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