FERRAT Jean

Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

L’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT naît le 26 décembre 1930 à Vaucresson sous l’identité de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum part à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre.
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Grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ».
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Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois.
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La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.
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En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.
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Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ».
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C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ».
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En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en octobre 1972 au Palais des Sports de Paris.
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Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux.
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En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès.
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A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop.
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En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les médias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ».
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En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ».
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En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.

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LEMARQUE Francis

Francis Lemarque en 1963

L’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE naît à Paris le 25 novembre 1917 sous le nom de Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ».

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Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).
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Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Charles Trenet ou Henri Salvador, Francis Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. En 1975 , il compose et écrit ainsi, avec Georges Coulonges, une sorte de comédie musicale intitulée « Paris Populi ». Elle évoque la vie de Paris et des Parisiens depuis la révolution de 1789 jusqu’à la libération de Paris en aout 1944. Une première version de l’oeuvre donne naissance à un triple album interprété par divers artistes comme Marcel Amont, Michel Delpech, Juliette Gréco, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Nicoletta, Serge Lama, Michel Legrand, Catherine Sauvage, Mouloudji, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Jacques Yvart et Mireille Mathieu entre autres.
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Puis, Francis Lemarque présente Paris Populi à Paris au Théâtre de la Ville puis au Cirque d’Hiver et à la fête de L’Humanité. Il décide ensuite de donner une autre version de cette œuvre pour la faire voyager car réunir les artistes est toujours très aléatoire. Francis Lemarque a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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17 FEVRIER

Pierre Tisserand en 1980

17 février 1936 : Naissance, à Maisons Alfort, du chanteur français Pierre TISSERAND. Après avoir vécu les années de guerre de son enfance en Franche-Comté, près de Vesoul, il suit des études d’instituteur. Puis, au début des années 1960, il se décide à chanter. Il n’enregistre toutefois son premier 45-tours de quatre titres chez Barclay qu’en 1966. Parmi ces chansons, il y a « L’Homme fossile » qui deviendra un succès du répertoire de Serge Reggiani. Après de nombreux essais infructueux, une dizaine de 45-tours, il connaît un succès aussi rapide qu’éphémère en interprétant en 1971 « Dis madame s’il vous plaît », une superbe balade chantée avec une voix très chaleureuse.

Ensuite porteur d’une moustache gauloise et taillé comme un bûcheron, il laisse aussi des chansons à Christine Sèvres, Francesca Solleville ou Magali Noël. De temps en temps, il enregistre un album comme « A bout portant », « Comme le temps file », « Si l’on vivait comme autrefois » en 1975, « Pieds et poings liés » en 1976, « Le châle de soie » en 1978 et « Douceur » en 1980. Le reste du temps, il peint, écrit des pièces de théâtre ou des romans. Le dernier paru en date a pour titre « La péniche à cinq pattes ». En 2000, un CD compilation de 19 chansons, enregistrées entre 1966 et 1980, est commercialisé et est rapidement épuisé. Trois ans plus tard, Pierre Tisserand se remet à la chanson en sortant son premier compact original: « Les mammifères ». Une nouvelle étape artistique musicale qui reste toutefois sans suite à ce jour.
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Gérard Rinaldi sur scène en 2011 (c) Passion Chanson

17 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI. Pour en savoir plus sur le parcours artistique de celui qui fut, notamment, le chanteur des CHARLOTS, veuillez CLIQUER ICI.
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Alice Dona en 1976

17 février 1946 : Naissance, à Maisons Alfort, de la chanteuse française Alice DONA qui, après avoir été une élève du « Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille », connaît quelques succès à l’époque « yé-yé » comme interprète: « Mon train de banlieue » ou « Les garçons ».

Pour Alice, Donadelle de son vrai nom, il y a ensuite une période où la composition prend le pas sur l’interprétation. Elle compose ainsi quelques chansons pour Claude François avant de devenir la compositrice attitrée de Serge Lama dans les années 1970. Ces succès lui permettent d’ailleurs de réaliser son retour à la chanson en tant qu’interprète dans la seconde partie des années 1970 sur un terrain qu’elle partage avec Marie-Paule Belle. Ses chansons traitent alors souvent des mêmes thèmes nostalgiques et comiques: « L’antistar » ou « Chanson hippocalorique ». Dans les années 1980, le vent tourne à nouveau et Alice se lance dans la découverte des jeunes talents en créant une école à l’image de ce que fit Mireille bien des années plus tôt. Son école révèle, à l’époque, un groupe vocal: « Génération » qui enregistre, notamment, des versions très « variétés » de chansons de Brassens. Alice Dona enregistre à nouveau des albums à la fin des années 1990 et un hommage à Gilbert Bécaud en 2002. Quatre ans plus tard, elle joue au théâtre où elle donne la réplique à Philippe Chevallier dans « Ce soir ou jamais », pièce de Philippe Hodara et Bruno Chapelle. Elle est nommée commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres français en janvier 2010. Elle rejoint les tournées « Age tendre et tête de bois » en 2012. Un an plus tard, elle sort un nouvel album intitulé « Mes petites madeleines »: il s’agit d’un ensemble de reprises qu’elle interprète parfois en duo avec des artistes comme Bénabar, Mimie Mathy, Michel Delpech ou, bien sûr, Serge Lama. En octobre 2014, pour ses 50 ans de carrière, un double CD « L’essentiel » est commercialisé et il constitue un beau panorama de son parcours artistique.
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17 février 1953 : Jacques BREL enregistre un disque 78-tours à Bruxelles. Il y grave deux titres: « La foire » et
« Il y a ».
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Pochette album 2010

17 février 1980 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Catherine MAJOR révélée en France au cours du festival « Alors Chante » de Montauban (F) en 2004 où elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. Auparavant, elle est la lauréate auteur-compositeur-interprète du Festival en chanson de Petite-Vallée 2002 en Gaspésie au Québec. Son premier album, « Par-dessus bord », paraît en 2004. Il reçoit un très bon accueil des professionnels et de multiples récompenses. C’est la consécration pour cette artiste, musicienne depuis l’âge de quatre ans. Au Québec, son deuxième album, « Rose sang », sort en janvier 2008 et connaît un beau succès commercial avec plus de 20.000 exemplaires vendus. « Rose sang » sort finalement en Europe le 25 janvier 2010. Cette commercialisation permet à Catherine Major de présenter ses chansons sur scène. Notamment en première partie du spectacle consacré à Nougaro par Maurane au Cirque Royal de Bruxelles où est alors présent son célèbre compatriote auteur Luc Plamondon. En 2012, son troisième album intitulé « Le désert des solitudes » est commercialisé en France. Trois ans plus tard, elle sort un nouvel opus, « La maison du monde », au Québec. Puis il faut encore attendre cinq ans et l’année 2020 pour que l’album suivant soit commercialisé en support physique et téléchargement numérique. L’opus s’appelle « Carte-Mère » et est le fruit du travail mature d’une femme de 40 ans. Les deux premiers titres envoyés aux médias sont « Moi non plus » et « Ma soeur ».
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Claire Denamur en 2011

17 février 1984 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Claire DENAMUR. Sa mère a des origines argentine et ukrainienne tandis que son père est franco-néerlandais. A l’âge de cinq ans, elle quitte son pays natal pour vivre aux Etats-Unis et au Canada. Elle y découvre le jazz et ses grandes vedettes comme Billie Holiday, Nina Simone ou Nat King Cole. Et elle s’intéresse au piano dont elle suit des cours. De retour en France neuf ans plus tard, elle poursuit ses découvertes musicales avec les chansons de Cesaria Evora, le fado portugais et les grands poètes de la chanson française. Tout cela lui donne envie de composer des morceaux de musique qui deviendront des chansons. Mais, pour l’heure, il faut suivre des études au terme desquelles elle obtient une maîtrise en Médiation Culturelle à l’Université de Paris. À 22 ans, elle décroche un emploi de serveuse dans un restaurant bordelais et continue de travailler son chant sur les conseils d’un professeur de musique. Elle place alors ses premières chansons (« Ah les hommes », « La mal-aimée ») sur le site web MySpace. Un producteur remarque ses titres et lui propose de les interpréter sur scène en première partie de Bensé, La Grande Sophie et Renan Luce. Un CD de quatre titres, « Le prince charmant » est alors publié par EMI dont les responsables ont été séduits par ses compositions. L’étape suivante pour Claire Denamur est alors l’enregistrement d’un véritable premier album pour lequel elle s’adjoint les services du parolier Pierre-Dominique Burgaud. Commercialisé en février 2009, l’opus aborde surtout les relations entre les deux sexes et les préoccupations féminines, frivoles ou graves. Les mélodies sont acoustiques et se revendiquent d’un genre country folk intimiste où la voix légèrement cassée de l’artiste fait merveille. Le travail obtient le Prix du public et le Prix du jury au Festival Saveurs Culturelles du Monde au Casino de Mondorf-les-Bains (Luxembourg). Et la chanson « In the mood for l’amour » est utilisée dans une publicité pour le déodorant Rexona. En 2010, Claire Denamur participe au projet « Dr.Tom », un album rassemblant des titres inédits de Franck Langolff décédé en 2006. La même année, elle participe aux Rencontres d’Astaffort organisées autour de l’écriture de chansons par Francis Cabrel. En mai 2011, la chanteuse sort un nouvel EP dont les quatre titres ont été réalisés au Canada avec la collaboration de l’auteur-compositeur Da Silva. Il est suivi de l’album « Vagabonde » enregistré à Montréal avec Jean Massicotte dont est extraite la chanson « Rien de moi ».
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Puis, l’année suivante, Claire Denamur met en ligne toute une série de chansons qui ne sont disponibles qu’en téléchargement numérique. Ce sont essentiellement des reprises dont l’une est en français : « La nuit je mens » de Bashung. En 2013, le réalisateur de la série télévisée « Tiger Lily », diffusée sur France 2, lui demande de créer deux chansons pour les inclure dans la bande son : ce sera « Beretta » et « Desire ». Et, deux ans plus tard, c’est pour le cinéma et son film « L’hermine » que Christian Vincent demande deux chansons à Claire.
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1er MARS

 

En 1989 – Photo (c) Gilles Cappé

1er mars 1959 : Naissance, à Villeneuve-sur-Lot, de BAMBOU, mannequin et chanteuse française. Bambou, Caroline Paulus de son vrai nom, est la fille d’un légionnaire allemand engagé en Indochine et d’une mère aristocrate vietnamienne d’origine chinoise. Agée de six mois, elle est confiée à la DDASS, la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, puis placée en famille d’accueil. En 1980 elle fait une rencontre qui va bouleverser sa vie: celle de Serge Gainsbourg qu’elle accompagne à Los Angeles. Et, en 1981, des photos d’elle sont dans le livre de Gainsbourg: « Bambou et les poupées ». En 1984, Bambou se fait remarquer par les cris orgasmiques qu’elle livre sur la chanson « Love on the beat » de Gainsbourg.

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Deux ans plus tard, elle donne un fils au chanteur: Lulu, qui naît le 5 janvier 1986. Sa carrière de chanteuse est très courte et elle est marquée d’abord par la chanson « Lulu » enregistrée après la naissance de son fils et composée par Serge Gainsbourg.
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Après avoir été la partenaire de Jacques Dutronc dans la chanson « Opium » en 1987, elle enregistre des chansons de Gainsbourg sur un album qui sort en 1989 et qui est intitulé « Made in China ». En 2003, plus de dix ans après le décès de Serge Gainsbourg, Bambou connaît un beau retour en interprétant un duo avec Marc Lavoine: « Dis-moi que l’amour ». Six ans plus tard, à la demande du chanteur, elle interprète, à nouveau en duo avec Marc Lavoine, une reprise de son succès de 1989 « Nuit de Chine ».
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Michel Buhler le 6 mars 2008 au Festival Mars en Chansons de Charleroi

1er mars 2008 : Depuis la veille, 29 février, le festival belge « Mars en chansons » a pris son envol dans la région de Charleroi. Jusqu’à la fin du mois, la manifestation va accueillir un nombre important d’artistes de la scène francophone autour d’un artiste suisse mis à l’honneur: Michel BUHLER. Parmi les chanteuses, chanteurs et groupes à l’affiche de cette édition 2008, on peut citer Francesca SOLLEVILLE (F) (pour la soirée d’ouverture), Josianne PARADIS (QC), GAËLE (QC), MONSIEUR LUNE (F), Serge UTGE-ROYO (F), Sébastien DUTHOIT (B), Jacques BERTIN (F), ADRENALINE (B), Christiane STEFANSKI (B), Anne SYLVESTRE (F), CREDO MA NON TROPPO (B), YOANNA (CH), Fabiola TOUPIN (QC), Jeanne CHERHAL (F), Thomas PITIOT (F), Alice DEZAILES (F), Romain DIDIER (F), Guillaume LEDENT (B), Jil CAPLAN (F), VIOLETT (F), BB BRUNES (F), Claude SEMAL (B), Eric LAROCHELLE (QC), Philippe LAFONTAINE (B), François VE (CH), JOFROI (B), MARIE TOUT COURT (F), SKYE (F), Pascale DELAGNES (B), Karin CLERCQ (B), Dan PANAMA (F), Julie ROUSSEAU (F), Xavier ZGRZYWA (B), A LA CIME DES ZARBS (B), Olivia AUCLAIR (B), Géraldine COZIER (B), RODRIGUE (F), Les BLAIREAUX (F), LULU (F), Les MAUVAISES LANGUES (F), Loïc LANTOINE (F), IMBERT IMBERT (F), MONSIEUR ROUX (F) et Michel ARBATZ (F). Le 29 mars, à l’Eden de Charleroi, est mise sur pied une fête à Julos BEAUCARNE (B) avec la participation de Barbara D’ALCANTARA, HOMBELINE, Photis IONATOS, JOFROI, MANZA, CLOE DU TREFLE, William DUNKER et Gilbert LAFFAILLE entre autres.
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1er mars 2009 : Le festival belge de chanson francophone « Mars en chansons » se tient à Charleroi jusqu’au 9 avril. La grande modification qui marque cette 10e édition du festival est le changement de direction avec le départ de Claude Bonte qui laisse la place à Michaël Fries qui avait officié jusque là à la Biennale de la Chanson française de Bruxelles. L’affiche de l’édition 2009 reprend des concerts d’ALEXONOR, Vincent DELBUSHAYE, MORAN ou encore CLOE DU TREFLE et RODRIGUE pour qui une vidéo a été réalisée à visionner ci-dessous.
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Gaetan Roussel grand vainqueur des Victoires 2011

1er mars 2011 : La 26e cérémonie des Victoires de la Musique a lieu au Palais des Congrès de Paris et est présentée par Marie Drucker et Aline Afanoukoé. Mais, pour la première (et dernière) fois, la cérémonie a été divisée en deux soirées. Une première remise de récompenses consacrée aux révélations s’est en effet tenue le 9 février 2011 au Zénith de Lille et a été présentée par Cyril Hanouna et Stéphanie Renouvin sur la chaîne de télé publique France 4. Le grand vainqueur des Victoires 2011 est Gaëtan ROUSSEL qui en reçoit trois: celle de l’artiste interprète masculin de l’année, celle de l’album de l’année pour « Ginger » et celle de l’album rock de l’année pour « Ginger » également.
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Pour le reste des chanteurs francophones consacrés ce soir-là, voici les primés:
* BEN L’ONCLE SOUL, groupe ou artiste révélation scène de l’année
* Bernard LAVILLIERS pour l’album de chansons/variétés de l’année « Causes perdues et musiques tropicales »
* ABD AL MALIK pour l’album de musiques urbaines de l’année « Château Rouge »
* STROMAE pour l’album de musiques électroniques ou dance de l’année « Cheese »
* ZAZ pour la chanson originale de l’année « Je veux »
* Philippe KATERINE pour le vidéo-clip de l’année de sa chanson « La banane ».
Dans la catégorie « spectacle musical/tournée/concert de l’année, la Victoire revient à deux artistes: M pour son concert au château de Versailles et Eddy MITCHELL pour « Ma dernière séance à l’Olympia et en tournée ».
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