MOREAU Jeanne

Jeanne Moreau en 1975

L’actrice française Jeanne MOREAU est née à Paris le 23 janvier 1928 d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies Bergère. Elle était plus connue comme actrice que comme chanteuse mais elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « Le tourbillon », musique du film « Jules et Jim » ou « J’ai la mémoire qui flanche ».

Sa carrière de comédienne a commencé à la fin des années 1940 et a pris une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur phonographique Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge.

A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho.

Le 31 juillet 2017, l’artiste est retrouvée morte chez elle à Paris à l’âge de 89 ans.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

23 JANVIER

ANDREX en 1959

23 janvier 1907 : Naissance, à Marseille, du chanteur français ANDREX. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. André Jaubert, c’est le vrai patronyme d’Andrex, débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis, il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001.

En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions de Guy Lux. L’artiste décède d’une attaque cardiaque à Paris le 10 juillet 1989.
.
**********
.

Django Reinhardt dans les années 1950

23 janvier 1910 : Naissance, à Liberchies en Belgique, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour à quelques kilomètres de Charleroi. Ce village accueille d’ailleurs chaque année le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Django a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. C’est le cas de la chanson qui lui rend hommage et qui est enregistrée par Sacha Distel en 1972: « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django.
.
**********
.

Jeanne Moreau en 1975

23 janvier 1928 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Jeanne MOREAU d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies-Bergères. Plus connue comme actrice que comme chanteuse, elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « J’ai la mémoire qui flanche ». Sa carrière de comédienne commence à la fin des années 1940 et va prendre une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge. A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho. Jeanne Moreau a été retrouvée morte, d’un décès naturel, chez elle à Paris le 31 juillet 2017.
.
**********
.

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

23 janvier 1958 : Naissance à Paris de l’animateur, producteur d’émissions de télévision et de radio français Christophe DECHAVANNE. Le père de Christophe est promoteur et marchand de biens. Sa mère est journaliste. Elevé dans le seizième arrondissement de la capitale française, il suit les cours du lycée Fénelon Sainte-Marie avant de se tourner vers une école qui forme aux professions immobilières. Et, jusqu’en 1982, c’est avec l’immobilier et la rénovation des appartements que Christophe gagne sa vie. Sans doute légèrement influencé par le métier qu’exerçait sa maman, il change de cap et envisage de devenir animateur de radio en se présentant à Radio 7 où il est engagé. Quelques temps plus tard, c’est à France Inter qu’il décroche un contrat. Au fil des rencontres, il obtient de pouvoir réaliser quelques reportages pour l’émission télé des frères Bogdanoff: Temps X. Au cours de l’été 1983, il parvient à présenter le jeu télévisé de TF1: « Super Défi ». Et, un an plus tard, il propose une séquence informatique et la météo sur Canal + dans le 7/9 de Michel Denisot. En 1985, c’est la chaîne de télé publique française Antenne 2 qui le recrute pour animer l’émission « C’est encore mieux l’après-midi », ce qui accroît sa notoriété. Une popularité qui n’échappe pas à la direction de la chaîne privée française TF1 qui vient le rechercher pour présenter des talk-shows à succès comme « Ciel, mon mardi ! » et « Coucou c’est nous ». En 1989, il fonde sa société de production: « Coyote ». Mais une nouvelle émission appelée « Tout le toutim » est un échec et il se retrouve à animer des soirées thématiques sur la télévision publique française. Au début des années 1990, passionné de sport automobile, il participe aux 24 heures de Francorchamps en Belgique. A cette occasion, il est l’invité de l’émission de radio « B comme… » de Daniel Barbieux sur la RTBF en compagnie de son ami le producteur belge Lou Deprijck (de Lou & les Hollywood Bananas). Au cours des années 2000, Christophe Dechavanne se tourne vers les radios périphériques françaises et anime des émissions sur RTL et Europe 1. Puis, on le retrouve participant à l’émission de téléréalité « La Ferme Célébrités » sur TF1 avant de reprendre « La roue de la fortune » ou encore « Une famille en or ». Outre le fait d’avoir, à plusieurs reprises, accueilli et côtoyé de nombreux chanteurs francophones dans ses différentes émissions, Christophe Dechavanne a lui-même, et assez involontairement, fait partie intégrante d’un des grands succès de la musique techno-dance des années 1980 lorsque sa voix a été samplée pour un single des Bassline Boys en 1989: « On se calme ». A la rentrée 2015, il devient le producteur de la 10e édition de la tournée nostalgique ‘Age tendre et tête de bois » qu’il reprend à Michel Algay en difficulté financière. Une nouvelle aventure à laquelle il ajoute, en 2020, celle d’un spectacle consacré aux années 1980 avec, notamment, la chanteuse Sloane.

.
**********
.

Roger Pierre en 1978

23 janvier 2010 : Décès, à Paris, du comédien et occasionnellement chanteur français Roger PIERRE. Né à Paris le 30 août 1923, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg après la guerre 1940-1945. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, il se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants (« Les castors juniors font du sport » et « Les dessins z’animés ») et, chez Adès, « La chanson de Tom et Jerry » en 1976.

Deux ans plus tard, c’est aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde. D’autres chansons n’ont pas été de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique de l’émission télévisée française du même nom. Roger Pierre meurt, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé le 28 janvier 2010 au cimetière communal de Saint-Ouen.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

18 JANVIER

18 janvier 1920 : Naissance, à Ecaussinnes, du producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL sous le vrai nom de Gérard Wauters. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir ». Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur base d’anciennes chansons et de poésie.

« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard a ainsi livré quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre, Julos Beaucarne, mais aussi, notamment, les chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au théâtre royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël sera aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
.
**********
.

GRIBOUILLE en 196

18 janvier 1968 : Décès, à Paris, de la chanteuse française GRIBOUILLE à l’âge de 26 ans. Née le 17 juillet 1941 à Lyon, son vrai nom était Marie-France Gaité. A l’âge de seize ans, elle se fait remarquer par ses chansons dans sa ville natale. Elle part alors à Paris pour y tenter sa chance mais doit effectuer diverses petites tâches pour vivre. Elle fait la connaissance d’une présentatrice de la télévision française qui lui trouve du talent et décide de l’aider en l’introduisant dans le milieu artistique de la chanson. Grâce à ces contacts, elle propose ses chansons au public du cabaret parisien « Le Boeuf sur le toit » où elle est, entre autres, repérée par Jean Cocteau qui l’apprécie et lui dessine le portrait. Ses chansons sont alors écrites par des artistes comme Charles Dumont, Jacques Debronckart ou Georges Chelon. Mais c’est elle-même qui écrit ses plus grands succès comme « Mathias » ou « Ostende ».

En 1966, elle interprète ses chansons sur la scène parisienne de Bobino où elle assure la première partie de François Deguelt. Ses textes ne sont pas toujours très souriants: « Si j’ai le coeur en berne » (1964) ou « Mourir demain » (1965) par exemple. En 1968, le 18 janvier, alors qu’elle est en pleine gloire, Gribouille se suicide en absorbant des barbituriques et de l’alcool. Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux.
.
**********
.

Yvonne Printemps

18 janvier 1977 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS à l’âge de 82 ans. De son vrai nom Yvonne Wigniolle, elle est née à Ermont le 25 juillet 1894. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier. Elle est d’ailleurs inhumée à ses côtés au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

25 JUILLET

Le coffret intégrale d’Yvonne Printemps 1919-1954

25 juillet 1894 : Naissance, à Ermont, de la chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS, de son vrai nom Yvonne Wigniolle. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier.

Yvonne Printemps décède à Neuilly-sur-Seine le 18 janvier 1977. Elle est inhumée aux côtés de Pierre Fresnay dans le cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

.
**********
.

Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

25 juillet 1920 : Naissance, à Brienon-sur-Armançon, de l’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI, de son vrai nom Pierre Varenne. Il a 20 ans lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale pendant laquelle il prend le maquis. Horloger de formation, il s’intéresse au théâtre qu’il pratique à Auxerre. Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950, c’est d’ailleurs comme horloger mais aussi comme comédien. Il joue ainsi dans de nombreuses pièces mais, en même temps, il commence à écrire des chansons. En 1954, il compose et écrit « La Môme aux boutons » qui, chantée par Lucette Raillat, est un véritable succès. Par la suite, il commence à interpréter lui-même quelques-unes de ses compositions dont, en 1967, la pacifiste « Cimetières militaires » ou encore, en 1972, « Sur l’arbre mort ».

Au final, Pierre Louki a écrit quelque 200 titres durant sa vie. Certains de ceux-ci furent interprétés par des artistes comme Juliette Gréco, les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Isabelle Aubret, Jean Ferrat ou Annie Cordy par exemple. Dans les années 1950, il se lie d’amitié avec Georges Brassens qui lui compose quelques mélodies. Serge Gainsbourg lui procure aussi quelques musiques sur lesquelles il appose des textes comme « La main du masseur » en 1976. Pierre Louki décède le 21 décembre 2006. Il est inhumé à Brienon-sur-Armançon.
.
**********
.

Jean Carmet – Pochette du 45t de 1966

25 juillet 1920 : Naissance, à Bourgueil, de l’acteur français Jean CARMET. Au milieu de ses intenses activités cinématographiques, Jean Carmet enregistre quelques 45 tours dont un conte de Noël et des sketches. Mais, en 1966, il se pique au jeu de la chanson et sort un disque composé de cinq chansons: « Une belle carrière », « Lydia », « Le joyeux Bébert », « La cage » et « Ça se coince ». Jean Carmet est décédé le 20 avril 1994.
.
**********
.

Lynda Lemay en 2013

25 juillet 1966 : Naissance, à Portneuf au Québec, de l’auteure, compositrice et interprète canadienne Lynda LEMAY. Elle suit des études littéraires et se sert de son talent pour écrire des chansons qui lui permettent d’obtenir un prix au Festival de Granby au Québec en 1989. Encouragée par cette récompense, Lynda enregistre un premier album, « Nos rêves », en 1990. Ce disque et le suivant, qui sort en 1994, ne sont d’abord commercialisés qu’au Canada. En 1996, la chanteuse débarque en France et se distingue au Tremplin de la chanson des Hauts-de-Seine en remportant le prix du public et le prix spécial. Elle participe ensuite, en Suisse, au festival de jazz de Montreux où Charles Aznavour la remarque, l’apprécie et décide de l’aider à conquérir le public européen. Du coup, le troisième album de Lynda Lemay, qui porte simplement son nom, est enregistré en France où elle se fait très vite connaître par la chanson « La visite ».

Elle obtient un grand succès grâce à des titres bien écrits de manière humoristique ou, parfois, plus grave. Son répertoire s’enrichit au fil du temps de chansons qui dépeignent les travers de la vie quotidienne et de la société mais qui s’attardent aussi sur la famille et ses émotions. Ses albums suivants cartonnent en France et, en 2003, elle reçoit une Victoire de la Musique. Au début de l’année 2005, l’artiste présente et met en scène en France l’opéra-folk qu’elle a écrit complètement et qui a pour titre « Un éternel hiver ». L’album personnel suivant de Lynda Lemay, « Ma signature », est certifié disque de platine en France en 2007. Il précède d’un an et demi son onzième opus ayant pour titre « Allo c’est moi ». Depuis la fin des années 1990, Lynda Lemay n’a jamais cessé de se produire sur les scènes de la Francophonie européenne: aussi bien à l’Olympia de Paris qu’au festival « ‘Alors Chante » de Montauban ou au Théâtre Royal de Namur (Belgique). En 2011, l’artiste québécoise commercialise une compilation avec ses chansons les plus connues et quelques inédites. Lynda Lemay sort un album de chansons originales à l’automne 2013: « Feutres et pastels ». Elle est ensuite sur la scène de l’Olympia de Paris du 9 au 11 juin 2014. Deux ans plus tard, en septembre 2016, un nouvel opus est commercialisé sous le titre « Décibels et des silences ». Et le 2 octobre de la même année, elle chante pour la 60e fois à l’Olympia de Paris, ce qui est alors le record pour un(e) artiste non-français(e). Il faut ensuite attendre 2020 pour avoir des nouvelles de la chanteuse qui doit revenir sur les planches à l’occasion des Francofolies de Montréal avec un nouveau projet : « Il était onze fois : la vie est un conte de fous ». Mais ce conte est encore plus fou qu’imaginé puisque certains de ses nouveaux rendez-vous sont reportés à fin 2020 voire à 2021 à cause de la crise du coronavirus Covid-19.

.
**********
.

TETE – Pochette album 2013

25 juillet 1975 : Naissance, à Dakar au Sénégal, du chanteur TETE d’une mère antillaise et d’un père sénégalais. A l’âge de deux ans, il emménage avec ses parents en France, à Bordeaux. Il y reste trois ans avant de partir pour Saint-Dizier dans l’est du pays. C’est là qu’il passe la majeure partie de son enfance. Sa mère lui fait découvrir la musique qu’elle aime: le jazz et les Beatles. A neuf ans, il s’inscrit à des cours de solfège et de violon. Plus tard, il apprend aussi la guitare qui est l’instrument qui va lui permettre de réaliser ses premières compositions musicales. Celles-ci sont influencées par une majorité d’artistes anglo-saxons comme Dylan, Kravitz ou Queen. A 18 ans, il décide de suivre des études universitaires scientifiques à Nancy mais, en parallèle, il continue à faire de la musique. Il s’inscrit à des cours de chant et commence à interpréter ses compositions à diverses occasions dans la région lorraine. Sorti des études avec son diplôme en main, il se met à jouer partout où c’est possible. Et c’est la guitare qu’il affectionne particulièrement au point de présenter des concerts avec cet instrument. En 1999, remarqué par un producteur, il sort un disque instrumental. A partir de l’an 2000, Tété est remarqué par la firme de disques Epic qui commercialise, en novembre, un premier album de chansons intitulé « Préambule » dont l’un des titres est bien « Les rallyes » (et non « Les raylles…).

Il commence aussi à prester de nombreux concerts en première partie ou aux côtés de Louise Attaque ou M par exemple. Il se produit aussi au Québec où il est de plus en plus apprécié. Les albums se succèdent alors à un rythme plutôt lent: « A la faveur de l’automne » en 2003, « Le Sacre des lemmings et Autres Contes de la lisière » en 2006 et « Le premier clair de l’aube » en 2010. La même année, Tété enregistre une chanson en duo avec Joyce Jonathan: « Sur Mes Gardes ». Et puis, début 2013, il sort un album très remarqué : « Nus là-bas ». Deux ans plus tard, Tété fait partie des artistes qui rendent hommage à Jacques Dutronc sur le disque « Joyeux anniversaire M’sieur Dutronc »: il y interprète « Merde in France ». En octobre 2016, l’album suivant de Tété a pour titre « Les Chroniques de Pierrot Lunaire ». Et, trois ans plus tard, son neuvième album studio a pour titre « Fauthentique » et fait une évidente référence aux « fake news » qui font désormais partie de notre environnement quotidien.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

19 MAI

Fernand Raynaud en 1960

19 mai 1926 : Naissance, à Clermont-Ferrand, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. L’enfance de cet artiste hors du commun se déroule à l’ombre de l’usine de pneumatiques Michelin où son père est contremaître. Agé de quinze ans et avec son certificat d’études en main, il se destine à travailler. Il exerce divers métiers manuels tout en se passionnant pour le théâtre en jouant avec une troupe amateur. Et puis, en froid avec son père, il part pour Paris où il se débrouille pour assister tous les soirs aux spectacles comiques des Folies Bergère. Ayant bien assimilé les ficelles du métier d’humoriste, il essaie d’amuser le public des cafés et des brasseries puis des cabarets avant de monter sur les planches des music-halls en première partie d’autres artistes. Puis, grâce à Jean Nohain qui l’accueille dans ses émissions télévisées comme « 36 chandelles », il se fait connaître du grand public français à la fin des années 1950. Ses sketches font beaucoup rire: « Le fût du canon », « Le 22 à Asnières », « Y a comme un défaut », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », etc. C’est aussi au cours de ces émissions de la télé française qu’il s’essaie parfois à la chanson en reprenant des mélodies à la mode comme, en 1962, « Le clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin également interprétée, entre autres, par Bourvil.

Parmi ses autres succès chantés, il y a aussi « Et v’lan passe moi l’éponge », « Les gens riaient » (aussi interprétée par Fernandel), la reprise de « Avec l’ami Bidasse », initialement interprété par Bach au début du 20e siècle, ou celle de la chanson de Nino Ferrer « Oh hé hein bon » qui devient « Oh e hein quoi » en 1966. En pleine gloire, alors qu’il se rend dans sa ville natale de Clermont-Ferrand pour un gala le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud rate un virage au volant de sa Rolls-Royce qui va s’écraser contre le mur du cimetière de Cheix-sur-Morge. Il est tué sur le coup. Il est enterré au cimetière de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier, dans cette localité où, enfant, il aimait passer ses vacances.
.
**********
.

Grace Jones dans les années 1970

19 mai 1948 : Naissance, à Spanish Town en Jamaïque, de la chanteuse, actrice et mannequin Grace JONES. En 1965, elle quitte sa Jamaïque natale pour les Etats-Unis et la région de New York. Avec sa grande taille et son physique longiligne, elle est tentée par le mannequinat qui lui réussit plutôt bien. Profitant de sa notoriété, elle enregistre un premier disque qui va se fondre dans la vague disco: « La vie en rose » d’Edith Piaf. C’est un tube monumental.

Et ce sera aussi, malgré la sortie de nombreux disques et une belle carrière internationale, l’une des seules chansons en français du répertoire de Grace Jones avec « Comme un oiseau qui s’envole » (1978) et « Pars » de Jacques Higelin (1980). Grace participe toutefois aussi à deux albums de Brigitte Fontaine: « Prohibition » en 2009 et « L’un n’empêche pas l’autre » en 2011.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

17 MAI

Jean Gabin en 1974

17 mai 1904 : Naissance, à Paris, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN sous son véritable nom Jean-Alexis-Gabin Moncorgé. Il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et de devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Montcorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa maman en 1918. A Paris où il vit désormais ensuite, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur était de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différents spectacles. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « La môme caoutchouc » et « Quand on s’promène au bord de l’eau » dans les années 1930.

Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie. Le 15 novembre 1976, il meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon les dernières volontés de Jean Gabin, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest. En 2012, Annie Cordy a enregistré, à son tour, une très belle version de « Maintenant je sais » sur l’album « Ca me plaît…  pourvu que ça vous plaise ». A voir ci après.

.
**********
.

Bastien, Lucas – Photo (c) Rémi Coignard-Friedman

17 mai 1981 : Naissance, à Calais, de l’auteur, compositeur, interprète et musicien français Bastien LUCAS. Avec un père artisan et une mère secrétaire, il est élevé dans un milieu où les chansons de Souchon et de Cabrel sont omniprésentes. Il se met à apprendre le piano à l’âge de sept ans et il entame l’écriture de sa première chanson six ans plus tard. Patiemment, il écrit alors les paroles de ses chansons sur des cahiers d’écolier où il retranscrit aussi méthodiquement les partitions. Au sortir de son adolescence qu’il vit à Tours, lorsqu’il est question pour Bastien de choisir des études supérieures, c’est bien entendu vers la musicologie qu’il s’oriente. Question bien entendu de mieux comprendre comment on structure et réalise une chanson. Mais, en fait, ce sont plutôt les règles d’écriture de la musique classique qui le fascinent. Au point d’imaginer des chansons qui pourraient s’en inspirer sans pour autant être musicalement trop compliquées. Il devient enseignant à la Sorbonne. En 2004, il se fait connaître par une reprise originale d’une chanson de Daran : « Extrême ». Son interprète et créateur original apprécie cette version et il demande à Bastien Lucas de venir l’interpréter sur scène lors de ses spectacles parisiens de l’Européen. Séduit par cette première expérience publique et scénique, l’artiste se dit qu’il rouvrirait bien ses cahiers d’écolier pour présenter ses oeuvres seul sur scène. Son spectacle reçoit le Grand Prix Claude Lemesle en juin 2006. Il est décerné à Bastien Lucas par un jury où figurent notamment Michel Fugain et Monique Lemarcis. Il est alors temps de graver ses chansons sur un album qui est réalisé et produit par Gabriel Yacoub pour être commercialisé sous le titre « Essai » en février 2007. Et ce premier opus ne passe pas inaperçu puisque, quatre mois après sa sortie, il est récompensé par un coup de coeur de l’Académie Charles-Cros. Bastien Lucas poursuit alors son parcours artistique avec une tournée qui l’emmène, en solo, dans toute la France et qui lui permet d’effectuer quelques rencontres et duos intéressants avec d’autres artistes comme Vincent Baguian, Lola Baï ou Ben Mazué. Les récompenses continuent aussi à féliciter Bastien pour son travail : au début de l’année 2009, le Prix Musique du Festival Ici et Demain lui est attribué. Dans la foulée, il se produit à Paris au Théâtre du Châtelet et au Théâtre des Trois Baudets. Fin de la même année, c’est un projet ambitieux, constitué d’un CD enregistré en public, d’un livre et de bonus, que l’artiste confie aux personnes qui sont de plus en plus nombreuses à apprécier son travail. En 2010, en pratiquant un grand écart extraordinaire, Bastien Lucas effectue une tournée de concerts chez l’habitant, Musique au logis, et se retrouve en première partie du spectacle d’Olivia Ruiz sur la plage du Lavandou devant 30.000 spectateurs. Puis il participe à une résidence franco-québécoise (Le Grand Huit) qui lui permet de travailler avec des artistes français et canadiens des deux côtés de l’Atlantique. En 2011, les rencontres musicales enrichissantes se multiplient pour Bastien : Presque Oui, Marc Delmas, Laura Mayne ou Emile Bold entre autres. L’année suivante, c’est un conte musical pour enfants qui l’occupe principalement : « L’essence des saisons ». Et il réalise aussi un CD de quatre titres avec un quatuor à cordes (de la Sorbonne) avant de proposer un concert où il n’est plus seul en scène. Dix ans après sa première rencontre avec Daran, Bastien Lucas le retrouve et, ensemble, ils décident de réaliser un mini album de quatre titres en 2014 : « L’autre bout du globe » qui s’annonce résolument plus pop dans la forme et plus affiné dans le fond. Après diverses expériences nouvelles comme la réalisation d’un concert en direct de chez lui sur internet, Bastien Lucas s’attache à l’écriture d’un nouvel opus avec Daran. Sous le titre « Fracanusa » (une contraction des mots France-Canada et USA, lieux où le disque a été enregistré), celui-ci est commercialisé fin 2018 et reçoit le Coup de Coeur de l’Académie Charles-Cros le 26 avril 2019 dans le cadre du « Printival » de Pézenas. L’auteur-compositeur-interprète est aussi parmi les sept finalistes du neuvième prix Georges Moustaki la même année.

Il décide alors de consacrer un nouveau spectacle aux chansons de son idole d’enfance, Francis Cabrel, interprétées dans une formule piano-voix : « Mon Cabrel sans guitare ». Et, toujours cette année-là, le musicien est sollicité pour jouer du piano et diriger les cordes du nouvel album de Florent Pagny, « Aime la vie », dont les arrangements sont signés Daran. Parallèlement à toutes ces activités, Bastien Lucas a aussi rejoint, depuis quelques années, l’aventure du Trio Job où, aux côtés d’Olivier Andrys et de la chanteuse Julie Rousseau, il évoque le répertoire de Georges Brassens d’une manière totalement originale et inattendue. Enfin, en mars 2020, alors que la pandémie du coronavirus covid-19 met en avant le travail du personnel soignant partout dans le monde, Bastien Lucas est du nombre des 45 artistes qui leur rend hommage dans la vidéo réalisée de main de maître par Valentin Vander sur la chanson « La tendresse » initialement interprétée par Bourvil. En mai 2020, le clip de la « Symphonie confinée » a déjà récolté près de quatre millions de vues sur YouTube.

 

.
**********
.

TARMAC Album 200317 mai 2003 : Le groupe français TARMAC , dont le chanteur est Gaëtan ROUSSEL (Louise Attaque), voit son album « Notre époque » se classer en 24e position dès son entrée dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone.

.
**********
.

BORBE André album 200917 mai 2009 : Le chanteur pour jeune public André BORBE et le groupe belge ON PREND L’AIR sont à l’affiche du Django Festival de Liberchies près de Charleroi en Belgique. Installé dans la localité qui a vu naître le célèbre guitariste Django Reinhardt, ce festival est l’annuel rendez-vous incontournable des amateurs de guitare et de musique manouche.
.
.
.

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

5 AVRIL

 

MISTINGUETT

5 avril 1875 : Naissance, à Enghien-les-Bains, de la chanteuse et actrice française MISTINGUETT sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois. Elle passe son enfance dans un milieu familial plutôt modeste à Soisy-sous-Montmorency. Elle est très tôt intéressée par les arts et décide de suivre des cours de chant et de théâtre. C’est ainsi qu’à peine âgée de dix ans, elle est engagée au Casino de Paris en lever de rideau de la revue qui y est alors présentée. Elle a mis le pied à l’étrier et Jeanne ne quittera plus le milieu du music-hall parisien qu’elle va fréquenter désormais sous le pseudonyme de Mistinguett. A partir de 1897, c’est comme chanteuse comique qu’elle va être appréciée du public de l’Eldorado pendant dix ans. Par la suite, elle se retrouve à l’affiche des revues du Moulin Rouge ou encore des Folies Bergère aux côtés de Maurice Chevalier dont elle tombe amoureuse. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. A la libération, en 1918, Mistinguett est engagée comme meneuse de revues au Casino de Paris jusqu’en 1925. Simultanément, Mistinguett exporte son talent: en 1923, elle est l’invitée d’honneur du bal du Copacabana Palace à Rio au Brésil. Délaissant Maurice Chevalier, elle fréquente alors un jeune dessinateur nommé Charles Gesmar qui va réaliser les affiches de la « Miss » qui resteront immortelles. Charles décède en 1928 à l’âge de 28 ans. C’est aussi dans les années 1920 que Mistinguett enregistre ses grands succès de chansons que restent « Ca c’est Paris », « Mon homme » ou encore « Valencia ».

En 1937, elle fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Rigolboche ». L’artiste se fait plus rare après la seconde guerre mondiale et elle décède le 5 janvier 1956 à Bougival. L’immeuble parisien qu’elle a occupé un moment au 24 du boulevard des Capucines porte une plaque le rappelant. Lors du cinquantième anniversaire de son décès en 2006, un hommage appuyé a été rendu à Mistinguett par la ville d’Enghien-les-Bains. Fin 2014, une comédie musicale française ayant pour titre « Mistinguett, reine des années folles » est mise sur pied avec l’époustouflante Carmen Maria Vega dans le rôle de la Miss.

.
**********
.

Vanessa Demouy en 2003

5 avril 1973 : Naissance, à Moulins, de l’actrice et mannequin française Vanessa DEMOUY. La mère de Vanessa, ex-mannequin, est alors directrice d’une agence. Vanessa fait de la danse classique jusqu’à ses quatorze ans avant de devenir mannequin professionnel. À 17 ans, elle commence à tourner dans quelques courts métrages et publicités. Mais c’est au début des années 1990 qu’elle acquiert une certaine notoriété grâce à de nombreux rôles dans des séries télévisées destinées aux adolescents : « Classe mannequin » (1993) mais aussi « Cœurs Caraïbes » (1995) et « Aventures Caraïbes » (1996). Vanessa Demouy a aussi fait une incursion assez discrète dans le domaine de la chanson francophone. En 1995, elle a enregistré neuf titres repris sur un album intitulé « Rêve de fille ». Et, en 2003, plus timidement, c’est un single qui est sorti: « De l’air ».

.
**********
.
5 avril 1985 : Le centre culturel du Botanique, à Bruxelles (B), accueille la finale du concours « Festival 85 » mis sur pied par la RTBF avec la collaboration de la société des auteurs belges, la SABAM. Sur 254 candidats, cinq finalistes s’affrontent au cours d’une soirée radiodiffusée sur la première chaîne de la RTBF et présentée par Guy Géron. Les jeunes artistes sont accompagnés par un orchestre dirigé placé sous la direction de Frank Fiévez. Pour encadrer les candidats et pour occuper le public durant les délibérations, les Gangsters d’Amour (avec Jeff Bodart), Jacques Nuovo, Elizabeth Granec, les Révérends du Prince Albert (avec Marc Morgan) et Claude Barzotti interprètent quelques-uns de leurs grands succès. Le classement du concours Festival 85 est annoncé par Jean Darlier, administrateur-délégué de la SABAM, en fin de soirée. C’est la chanteuse NANOU (Anne Cretens) qui gagne le crochet devant Jean-Paul Résimont (qui s’orientera vers la comédie ensuite), Denis Evrard, Giovanni, Philippe Tasquin et Yves Balhant. Le jury de cette soirée est composé de Philippe Longtain (RTBF Namur), Philippe Picard (disquaire), Eddy Przybylski (journaliste au quotidien La Dernière Heure), Pino Marchese (compositeur), Jacques Robin (SABAM), Myriam Forêt (RTBF Liège), Jean Darlier (SABAM) et Paul Bosch (Promotion Artistique Belge). La victoire d’Anne Cretens (Nanou) lui permet d’enregistrer un 45-tours quelques mois plus tard (« Un jour ou l’autre… pas » en 1987) et de participer le 13 juillet au Brosella Folk-Jazz Festival à Bruxelles. En 1989, elle enregistre à Paris un second disque sous le pseudonyme d’Anne Coster : « Soirée kitsch ».

Pochette disque de 1989 (c) Pierre Terrasson

Et c’est sous ce même nom qu’elle participe à la finale belge de sélection pour le concours Eurovision de la chanson où elle interprète « Elie » le 8 mars 1992. Quelques mois plus tard, l’artiste décède malheureusement d’un cancer.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,