CARADEC Jean-Michel

Jean-Michel Caradec dans les années 1970

L’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC naît le 20 septembre 1946 à Morlaix dans le Finistère, d’un père marin et d’une mère institutrice. Il passe son enfance en Bretagne et va au lycée à Brest avant de poursuivre ses études à Paris. Il fréquente ensuite les cours du conservatoire de Brest où il décroche un premier prix. Passionné de musique et de chanson, il compose très vite des mélodies sur lesquelles il écrit des textes intéressants qui séduisent un directeur artistique qui lui fait signer un contrat chez Polydor en 1969.

Il enregistre quelques 45 tours puis un premier album en 1972 mais le succès n’est pas au rendez-vous. Jean-Michel Caradec persévère et rencontre le goût du grand public en 1974 avec un « tube » qui a pour titre « Ma petite fille de rêve ».

Les nombreux passages radiophoniques de ses chansons, comme « Ile », permettent alors à Caradec de passer à l’Olympia de Paris en 1976. Un an plus tard, il reçoit le Prix de la SACEM, la Société française des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux.

L’année d’après, il écrit, compose et interprète « Ma Bretagne quand elle pleut », un superbe hymne à sa région natale qui sera reprise en 2010 par Nolwenn Leroy sur son album « Bretonne ».

En 1978, il participe à l’enregistrement sur disque de la comédie musicale « Le rêve de mai ». Composée et écrite par Didier Marouani et Simon Monceau, elle évoque les événements de mai 1968 et Jean-Michel Caradec y figure aux côtés de Nicolas Peyrac, Sabrina Lory, Pascal Auberson, Joël Daydé et Nicole Rieu entre autres.

Au milieu des années 1970, Caradec encourage un jeune auteur compositeur talentueux à se lancer comme interprète: Didier Barbelivien. Alors que sa carrière se développe de plus en plus et qu’il assure les spectacles estivaux de la tournée de France Inter, Jean-Michel est victime d’un accident sur l’autoroute A10 à Rambouillet lorsque son véhicule emboutit l’arrière d’un poids lourd. Le 29 juillet 1981, il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Rambouillet où il décède dans la soirée. Il est inhumé au cimetière de Recouvrance à Brest. Quelques mois après son décès, Didier Barbelivien lui rend hommage en créant la chanson « Caradec » et en reprenant « Au château des alouettes » sur le même album paru en 1982.

En 2018, grâce à sa fille, Madeline Caradec, et à l’Association des Amis de Jean-Michel Caradec, il est désormais possible de trouver, réunie sur cinq disques compacts, l’intégrale des chansons et des inédits de l’artiste. Il s’agit là d’un travail extraordinaire publié chez EPM : un véritable bijou pour tous ceux qui apprécieront toujours les talents de Jean-Michel Caradec.

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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Après que l’homme l’ait délaissé pour Birkin, BB n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Pour en savoir plus sur sa très brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.

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Jean-Pierre Pasqualini

28 septembre 1958 : Naissance à Marseille du journaliste, animateur de télévision et animateur de radio français Jean-Pierre PASQUALINI. Après avoir passé son enfance et une partie de son adolescence à La Ciotat, il passe son baccalauréat en 1977 et suit des études supérieures de tourisme. Cela lui permet de réaliser de nombreux voyages comme accompagnateur, guide, interprète, animateur de clubs et de centre de vacances ou encore commercial pour des voyagistes et des chaînes d’hôtel. A l’occasion, il donne des cours dans des écoles de tourisme et de commerce à Marseille et à Paris. Il publie aussi quelques livres de référence dans le domaine et organise, notamment, le premier Salon Mondial du Tourisme et des Voyages à Paris. A côté du tourisme et des voyages, Jean-Pierre Pasqualini a aussi une autre passion: la chanson. Et, comme beaucoup d’autres passionnés, il se retrouve à animer des émissions sur une radio libre au début des années 1980. Il y a d’abord Radio Golfe d’Amour à La Ciotat, Aubagne FM et Radio Swing à Bandol. Ces activités-là l’amènent notamment à rencontrer la chanteuse Martine Cerdan qui, devenue productrice de télévision à FR3 Marseille Provence, lui permet de participer à l’émission « Tremplin » en 1984. En 1992 Jean-Pierre Pasqualini lance « Platine magazine » qui deviendra, en l’espace de 20 ans, une référence en matière de chanson et de variétés françaises. À la fin des années 1990, il devient rédacteur en chef de Music Musiques sur France 3 Île-de-France, une émission télévisée hebdomadaire de variétés du samedi après-midi animée par Karine Lemarchand. Par la la suite, il est l’auteur de la série des neuf prime-times télé hebdomadaires d’été sur Antenne 2 : « Le temps d’une chanson », présentés par Frédéric Mitterrand avec des interviews réalisées par Franz-Olivier Giesbert. En 2003, celui que l’on surnomme désormais JPP rejoint la chaîne télévisée française de variétés payante « Mélody ». Il en devient le directeur des programmes dix ans plus tard. Reconnu à part entière comme un spécialiste de la chanson de variétés française, Jean-Pierre Pasqualini parcourt la francophonie comme membre de divers jurys de concours mais aussi comme journaliste relatant l’actualité de divers festivals tels que les Francofolies. Il est également régulièrement appelé à témoigner dans divers programmes télévisés francophones et il a signé plusieurs livres sur la chanson ainsi que la réalisation de compilations et de coffrets en CD et DVD. Il a été à la base des premiers enregistrements de Vincent Niclo et de Rodrigue Janois, il fait partie du collège des Victoires de la Musique depuis 1996 et de l’Académie Charles-Cros depuis 2009. Victime de la dématérialisation des médias au profit d’internet et de la dématérialisation des supports audio au profit des téléchargements sur le web, le magazine Platine est obligé d’arrêter sa publication en juin 2017 après 25 ans d’existence. Et Jean-Pierre Pasqualini se consacre alors presque entièrement à la chaîne Mélody TV.

En 2020, il est le commissaire d’une extraordinaire exposition virtuelle sur le mouvement disco français sur le site web de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française. Nous vous conseillons fortement de vous y rendre en cliquant simplement sur le lien ICI.
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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître son parcours de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006.

La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane. Après 200 représentations de « L’Aspiratrice » en 2017, elle conçoit et prépare avec Jean-Luc Fafchamps un nouveau spectacle qu’elle propose à Paris en 2018 : « Bémol ».
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600.000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La jument de Michao » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990) ou « Ma Bretagne quand elle pleut » (de Jean-Michel Caradec dans les années 1970). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ». A la fin de l’année 2018, le disque suivant, intitulé « Folk », permet à Nolwenn Leroy de se faire plaisir et d’interpréter à sa façon treize titres francophones des années 1970-1980. Toutes ces chansons ont connu un certain succès. Et si certaines d’entre elles sont toujours présentes sur les ondes, fussent-elles nostalgiques, (« So far away from LA » de Peyrac ou « Je t’aimais je t’aime je t’aimerai » de Cabrel), d’autres ont franchement le mérite d’avoir été revisitées par la chanteuse (« On est comme on est » de Renaud Detressan, « Jolie Louise » de Daniel Lanois, « La Rue Madureira » de Nino Ferrer ou « Sacré Géranium » que l’artiste interprète en duo avec son créateur Dick Annegarn).
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20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

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Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Frank Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour ») et un autre en 1970 (« Mélancolie »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »). Par la suite, il compose quelques musiques de films dont celle, en 1993, d’un long-métrage franc-belge signé Didier van Cauwelaert qui a pour titre « Les amies de ma femme » et dans lequel jouent notamment Michel Leeb, Christine Boisson, Catherine Arditi, Nadia Farès, Dominique Lavanant, Jacques François et Fabienne Guyon.
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Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

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Mochélan lors de la finale de la Biennale de la Chanson Française le 20 septembre 2012 à Bruxelles (c) Passion Chanson

20 septembre 2012 : Finale, au Cirque Royal de Bruxelles, de la Biennale de la Chanson Française. Depuis le mois d’avril, de nombreux candidats se sont présentés aux sélections publiques organisées en Wallonie et à Bruxelles. Il y avait ainsi : Les Femmes ZiZies, Mélanie Isaac, Baptiste Brunello, Siddhartha Björn, Mandaye, MaThéo, Les R’tardataires, Aurore D., Vanessa F., Piangerelli, Les filles de Hiro Hito, Nezrine, Coline, Guillaume de Lophem, Manu et les Condouristes, Djinn Saout, Caroline 2000, Taxidermists, Geiger Neutrino, Barbarie Boxon, Philippe Tasquin, Léa Cohen, Les Fils de l’autre, La Baleine, Besac Arthur, Jullian, Keita Takei, Aurélie Dorzée, Olivier Juprelle, Blackberry D., Airco, Pistolazer, Mon Réal, Chicago, Mochélan, Dan T., Billy Joe, Anne-Sophie Thunus, Nicolas Donnay, Les Herbes Folles. Pour en savoir plus sur la finale du 20 septembre 2012 au Cirque Royal de Bruxelles et les lauréats, veuillez CLIQUER ICI.

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Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
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29 JUILLET

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

29 juillet 1916 : Naissance, à Ortaköy, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH, Sapric de son vrai nom. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

29 juillet 1980 : Décès, à Moulins (F), du chanteur Stéphan REGGIANI. Né le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils du chanteur et comédien Serge Reggiani et de la comédienne Janine Darcey. Après le divorce de ses parents, Stéphan, encore enfant, est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. A Paris où il se retrouve seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il interprète lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours chez CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un « minet ». Ce n’est pas un « poète chevelu », c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Jean-Michel Caradec dans les années 1970

29 juillet 1981 : Décès, à Rambouillet, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC, des suites d’un accident de voiture. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

29 juillet 2017 : Décès, à Calvi (Corse) de l’imprésario français Charley MAROUANI à l’âge de 90 ans. C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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17 JUILLET

17 juillet 1941 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française GRIBOUILLE, de son vrai nom Marie-France Gaité. A l’âge de seize ans, elle se fait remarquer par ses chansons dans sa ville natale. Elle part alors pour Paris pour y tenter sa chance mais doit effectuer diverses petites tâches pour vivre. Elle fait la connaissance d’une présentatrice de la télévision française qui lui trouve du talent et décide de l’aider en l’introduisant dans le milieu artistique de la chanson. Grâce à ces contacts, elle propose ses chansons au public du cabaret parisien « Le Boeuf sur le toit » où elle est, entre autres, repérée par Jean Cocteau qui l’apprécie et lui dessine le portrait. Ses chansons sont alors écrites par des artistes comme Charles Dumont, Jacques Debronckart ou Georges Chelon. Mais c’est elle-même qui écrit ses plus grands succès comme « Mathias » ou « Ostende ».

En 1966, elle interprète ses chansons sur la scène parisienne de Bobino où elle assure la première partie de François Deguelt. Ses textes ne sont pas toujours très souriants: « Si j’ai le coeur en berne » (1964) ou « Mourir demain » (1965) par exemple. En 1968, le 18 janvier, alors qu’elle est en pleine gloire, Gribouille se suicide en absorbant des barbituriques et de l’alcool. Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux.
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17 juillet 2009 : Le Festival des Vieilles Charrues qui se tient à Carhaix-Plouguer, dans le Finistère (F), accueille, jusqu’au 19 juillet, les artistes francophones BENABAR, SUPRÊME NTM, Renan LUCE, LA RUE KETANOU, Julien DORE et Francis CABREL.
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Zizi Jeanmaire en 1968

17 juillet 2020 : Décès, à Tolochenaz, en Suisse, de la danseuse, chanteuse et meneuse de revue française Zizi JEANMAIRE à l’âge de 96 ans. Pour en savoir plus, veuillez CLIQUER ICI.
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5 MARS

 

AMINA en 1989 – Photo (c) Russell Young

5 mars 1962 : Naissance, à Carthage en Tunisie, de la chanteuse et actrice AMINA. Son père est français mais c’est sa mère, tunisienne, musicienne et compositrice, qui élève Amina Annabi après leur divorce. Grâce à un oncle qui est à l’origine de la création du festival musical de Tabarka, Amina se familiarise avec divers genres musicaux. En 1975, elle suit sa mère et s’installe en France. Elle n’a que treize ans mais se dirige déjà vers une carrière artistique: danse, chant classique et traditionnel égyptien. Trois ans plus tard, elle chante dans un groupe qui se produit dans les lycées. En 1982, elle rencontre un producteur et musicien, Martin Meissonnier, qui s’occupe de musique du monde et s’intéresse à la démarche d’Amina. Un an après la naissance de sa fille, Amina Annabi remporte un concours de rap et enregistre un premier 45 tours. Toujours en 1986, elle participe à un duo, « Shango », avec Afrika Bambaataa. Puis elle collabore avec le Japonais Yasuaki Shimizu et est choriste sur l’album d’Haruomi Hosono, autre musicien japonais. Elle est la vedette d’une tournée au Japon en 1987. Son tout premier album sort en 1990. C’est « Yalil » qui est simultanément commercialisé dans 22 pays dont les États-Unis où il est cinquième du classement « world music » dans le magazine professionnel « Billboard ». En France, le prix Piaf 1991 lui est décerné. Le 4 mai 1991, elle participe au Concours Eurovision de la chanson organisé à Rome. Pour la France, elle chante « Le dernier qui a parlé » et se classe deuxième.

Son deuxième album, coproduit par Wazis Diop sort en 1992. C’est aussi un succès qui précède une tournée internationale. Multipliant les expériences musicales mais aussi cinématographiques, Amina ne sort son troisième album qu’en 1999. Elle chante aussi dans un trio féminin: « Les Orientales ». En 2008, au cinéma, elle joue dans une comédie musicale retraçant l’histoire du dictateur lybien Mouammar Kadafi et, un an plus tard, elle obtient également un rôle dans le film « Cairo Time ». Puis, en 2011, elle est au générique du film « Polisse » de Maïwenn.
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5 mars 1969 : Naissance, à Dakar au Sénégal, de MC SOLAAR, de son vrai nom Claude M’Barali. Mc Solaar est sans doute le premier artiste à avoir popularisé le rap en France. Et cela est sans doute dû également au côté consensuel du genre qu’il a décidé d’interpréter. Ses textes ne contenant aucune violence sont plutôt influencés par l’observation poétique des choses de la rue. L’un de ses grands succès des années 1990 fut « Nouveau western » dont la musique était basée sur un sample du célébrissime « Bonnie and Clyde » de Serge Gainsbourg.

 

Mais MC Solaar a régulièrement flirté avec la cîme des hit parades grâce à des titres comme « Caroline », « Bouge de là », « Victime de la mode » et « Solaar pleure » par exemple. Claude M’Barali a quitté l’Afrique très tôt pour suivre ses parents en région parisienne. A douze ans, il se rend chez un oncle vivant au Caire où il reste neuf mois. En 1988, il passe son bac en France. Puis, il suit des études de langues et de philosophie à l’université de Jussieu. Mais la musique et la langue française prennent le dessus et sa passion pour le rap va l’amener à pratiquer de plus en plus le genre. Il se fait remarquer par le métier et, en 1990, il enregistre un premier titre: « Bouge de là » qui est, de suite, un succès. Un premier passage à la télé française confirme cette popularité naissante: chez Christophe Dechavanne dans « Ciel mon mardi ! ». Dans la foulée, fin 1991, MC Solaar sort son premier album: « Qui sème le vent récolte le tempo ». 400.000 exemplaires en sont vendus. Une tournée internationale est alors programmée en francophonie: en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis. L’album « Prose Combat » sorti en 1994 se vend dans plus de 20 pays. En 1995, MC Solaar reçoit la Victoire de la Musique de l’artiste interprète masculin de l’année. Adopté par les milieux culturels français pour la qualité de ses textes et son look soigné, l’artiste est plutôt boudé par les autres rappeurs. Cela ne l’empêche pas d’aider de jeunes collègues comme Bambi Cruz dont il produit le premier disque. Suite à un conflit juridique avec sa première maison de disques, les quatre premiers albums de MC Solaar commercialisés chez Polydor ne sont plus trouvables dans le commerce depuis le début des années 2000. En février 2001 sort l’album « Cinquième As ». Le rap de Solaar y est plus dur avec des titres comme « Solaar Pleure » ou « Hasta la Vista ».

Deux ans plus tard, l’album « Mach 6 » est commercialisé mais n’est pas un record de ventes malgré de bons titres comme « Au pays de Ghandi ». MC Solaar s’accorde une pause et attend quatre ans avant « Chapitre 7 », nouvel opus publié en 2007. Les influences musicales sont très variées et le titre « Da Vinci Claude » marche bien. MC Solaar reçoit la Victoire de la musique pour l’Album de musique urbaine de l’année 2008. C’est à ce moment que le rappeur reprend la musique du film de de Rabbi Jacob pour en faire le « Rabbi muffin » qui est inclus dans la comédie musicale tirée du film de Gérard Oury. Après dix ans d’absence discographique, MC Solaar sort un nouvel album, « Géopoétique », en novembre 2017. Le premier single qui en extrait a pour titre « Sonotone ». Le 9 février 2018, l’opus reçoit la Victoire de la Musique de l’album de chansons où il était en compétition avec le duo Brigitte et Albin de la Simone.

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Renan Luce en 2014

5 mars 1980 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Renan LUCE. Son enfance et son adolescence se déroulent en Bretagne dans le Finistère. Avec sa soeur Claire et son frère Damien, Renan participe à la chorale du village et cela lui donne le goût de la musique, du chant et de la chanson. Cela l’encourage ensuite à suivre des cours de piano classique avec son frère. D’abord à Brest puis à Saint-Brieuc où il apprend le saxophone avant de développer seul des compositions à la guitare. Il suit alors les cours du lycée saint-Vincent à Rennes et commence à proposer ses compositions et chansons dans des bars spécialisés ainsi que dans certains festivals. Il fréquente ensuite l’Ecole Supérieure du Commerce de Toulouse pendant deux ans avant de partir pour Paris pour se consacrer exclusivement à la musique et à la chanson. Il se fait connaître des professionnels et ne tarde pas à rencontrer un éditeur puis un manager qui lui propose de chanter au théâtre Le Méry à Paris. Il s’y fait remarquer par d’autres artistes qui viennent régulièrement le voir comme Renaud et Bénabar. Et il finit par signer un contrat discographique chez Barclay à la fin de l’année 2005. Ses chansons séduisent d’emblée un certain nombre d’organisateurs de festivals et Renan Luce se retrouve à l’affiche de « Mars en Chansons » à Charleroi (B), d' »Alors, chante! » à Montauban (F) ou des Francofolies de la Rochelle (F). Et le jeune artiste assure la première partie du concert de Bénabar au Zénith de Paris le 7 juin 2006 alors même que son premier album n’est pas encore commercialisé et qu’il ne le sera qu’en septembre de la même année. Les chansons qui révèlent Renan Luce ont pour titres « Les voisines », « La lettre » et « Repenti ».

Ce sont ces chansons qui lui font écouler son premier album à plus de 800.000 exemplaires recensés au mois d’avril 2008 alors qu’il a reçu deux Victoires de la Musique quelques semaines plus tôt. En pleine gloire, il songe déjà à préparer son deuxième opus qui sort en octobre 2009 et qui a pour titre « Le Clan des Miros ». Deux chansons sont envoyées aux médias pour le faire connaître : « La fille de la bande  » et « On n’est pas à une bêtise près ». Et le plaisir d’écoute de l’album se poursuit dans les salles de spectacles de la francophonie (France, Belgique, Suisse, Québec, Réunion) où Renan se produit à plus de 200 reprises à la fin 2009 et au début 2010. Au milieu de l’année 2010, il s’avère que ce nouvel album s’est déjà vendu à 230.000 copies. A ce moment, l’artiste éprouve le besoin de se recentrer et de faire une pause après le tumulte médiatique qu’il a connu. En octobre 2011, se lance ainsi dans la tournée « Seuls à trois » où il retrouve ses amis Alexis HK et Benoît Dorémus. Trois ans plus tard, Renan Luce retrouve l’inspiration et le chemin des studios qui lui permettent d’enregistrer son troisième album auquel il donne un titre étonnant : « D’une tonne à un tout petit poids ». L’opus connaît un succès moindre que les deux précédents même si la chanson « Appelle quand tu te réveilles » effectue un beau parcours sur différentes radios francophones européennes. En 2019, Renan Luce propose un nouvel opus éponyme dont l’environnement musical est surprenant de beauté : des arrangements et un orchestre symphonique y habillent les chansons de manière très classieuse.
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