28 FEVRIER

 

Olivier Despax au début des années 1960

28 février 1939 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Guitariste de talent, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui propose de former un groupe: « Les Gamblers ». En septembre 1962, la formation enregistre un disque de madison, la danse à la mode avec le twist.

Les morceaux n’obtiennent aucun succès et Olivier entre alors dans l’orchestre de Claude François qui est en passe de devenir une vedette. En 1964, il joue aussi avec Franck Alamo. Puis, il s’oriente tout naturellement vers une carrière de chanteur de charme tout en décrochant quelques petits rôles au cinéma. Ses succès en tant que chanteur, de 1963 à 1970, ne seront toutefois pas légion. Olivier Despax est décédé le 10 avril 1974 à Villejuif des suites d’une longue maladie.
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Jeanne Mas en 1984 – Photo (c) Paul Bella

28 février 1958 : Naissance, à Alicante en Espagne, de la chanteuse française Jeanne MAS. A 18 ans, elle s’inscrit à l’Université de Paris-Nanterre pour apprendre l’espagnol et l’italien. Parallèlement à ces études, elle suit des cours de danse, de chant et de piano. Ayant tout plaqué l’année suivante pour partir en Italie, elle y monte un groupe punk et tourne dans des pubs pour la télé. Quelques disques sont enregistrés sans succès dans ce pays. De retour en France, c’est en 1984 que Jeanne Mas connaît la gloire grâce à sa chanson « Toute première fois ».

La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980: « Johnny Johnny », « Cœur en stéréo » réalisé par Daniel Balavoine et Andy Scott, « En rouge et noir » et « Sauvez-moi ». Jeune maman, Jeanne Mas revient, début 1989, avec un album plus engagé: « Les crises de l’âme ». L’opus se classe n°1 en France et permet à son interprète de devenir la première artiste féminine française à se produire à Bercy. Le disque suivant, « L’art des femmes », est un échec commercial en 1990. Un an plus tard, la première compilation des succès de la chanteuse est certifiée disque d’or. Puis en 1994 sort un single dance: « C’est pas normal ». Deux ans après, elle arbore un look nouveau avec des cheveux longs rouges et un album résolument rock peu apprécié du grand public. En 2000, un label indépendant lui permet de sortir l’album « Désir d’insolence ». Dans la foulée, elle remonte sur scène à l’Olympia de Paris le 22 mai 2001. Deux ans plus tard, sort « Les amants de Castille », un concept sur le thème du Cid de Corneille. 2004 et 2005 voient sortir des compilations de succès et des remixes de « Toute première fois » et « Johnny Johnny ». De 2006 à aujourd’hui, ce ne sont pas les enregistrements, pourtant nombreux, qui ont fait l’actualité de Jeanne Mas. Mais plutôt, pour elle aussi, sa participation à différents spectacles évoquant les années 1980 avec nostalgie. En mars 2017, l’artiste commercialise son seizième album intitulé « PH » dont le premier extrait a pour titre « Slash & moi ». Et huit mois plus tard, c’est un CD de cinq titres qu’elle propose à la vente sur internet. L’opus s’intitule « Autrement » et reprend la chanson de Gérard Blanc « Une autre histoire » ainsi que « Poupée Psychédélique » initialement interprétée par Thierry Hazard au début des années 1990. Un nouvel album intitulé « Love » est prévu pour mars 2020 et une tournée de concerts est ensuite prévue en France et en Belgique.
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René Simard en 1974

28 février 1961 : Naissance, à Chicoutimi au Québec, du chanteur canadien René SIMARD. A l’âge de neuf ans déjà, il gagne un concours de chant à la télévision de Québec. Dans la foulée de cette récompense, il enregistre un premier album qui connaît un grand succès avec des chansons comme « L’oiseau » ou « Santa Lucia ». En 1972, le jeune artiste remporte deux trophées au Gala des artistes québécois. Au Festival international de la chanson à Tokyo en 1974, René Simard remporte le premier prix d’interprétation. Il s’agit du trophée Frank Sinatra que lui remet le chanteur américain en mains propres. En décembre de la même année, il est à l’affiche de l’Olympia à Paris en première partie de Daniel Guichard. Il connaît alors un certain succès en Europe francophone en surfant sur la vague des très jeunes chanteurs que sont Noam ou Roméo. L’un de ses « tubes » a pour titre « Maman laisse-moi sortir ce soir ».

En 1976, il est choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux olympiques d’été. Sa carrière va ensuite être exclusivement tournée vers le Canada et les Etats-Unis. Ses spectacles seront d’ailleurs conçus « à l’américaine ». René Simard va aussi présenter des émissions télévisées et tâter du cinéma.
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Marianne Oswald

28 février 1985 : Décès, à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne à l’âge de seize ans. Et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier. Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ».

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28 février 2007 : Le festival « Mars en chansons » de Charleroi (B) démarre avec le spectacle du Belge Christian GODART interprétant avec talent les oeuvres de Boby Lapointe. Jusqu’au 31 mars, une quantité impressionnante de concerts vont avoir lieu dans divers endroits de la ville la plus peuplée de Wallonie. Des artistes de toute la Francophonie vont y présenter leurs chansons: Joachim JANNIN (B), CLARIKA (F), VIS A VIES (F), Michèle BERNARD (F), Mary M. (B), KHABAN (F), DIMITRI (B), NERY (F), EVASION (F), Léonie LOB (F), Daphné D. (B), Pascale DELAGNES (B), ENTRE DEUX CAISSES (F), ERNO (B), JOFROI (B), Alexandre DESILETS (QC), MIMOSA (QC), ALCAZ (F), François VE (CH), K (CH), Nathalie RENAULT (AC), VISHTEN (AC), Gérald GENTY (F), Benoît DOREMUS (F), Renan LUCE (F), Alix LEONE (B), Marie CHERRIER (F), Catherine MAJOR (QC), Samir BARRIS (B), Yann PERREAU (QC), SAULE (B), Hughes MARECHAL (B), Véronique PESTEL (F), Ivan TIRTIAUX (B), Coline MALICE (B), Hervé LAPALUD (F), LE MONDE DE MANILLE (B), LUNDI 7 HEURES (B), Vincent DELBUSHAYE (B), ZOE (B), Joël FAVREAU (F) et Paule-Andrée CASSIDY (QC).
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Bashung : Pochette CD Bleu Pétrole 2008

28 février 2009 : Lors de la cérémonie de remise des Victoires de la Musique, Alain BASHUNG en décroche trois pour son album « Bleu Pétrole » sorti en 2008. Ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public: il est en effet en phase terminale d’un cancer du poumon qui le terrassera le 14 mars 2009.
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28 février 2013 : Décès du chanteur français Daniel DARC retrouvé mort à son domicile parisien. L’ex- chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments. Né le 20 mai 1959 à Paris, Darc est très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970 et c’est à cette époque qu’il devient le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistre cependant qu’un seul album et récolte un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Daniel entame ensuite une carrière de chanteur soliste et, avec l’aide de son complice Jacno, il enregistre un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’est étiolée dans les années 1990, Daniel Darc revient au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur ». Grâce à cet album, il reçoit, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il sort l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ».
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17 SEPTEMBRE

Denise Grey : pochette du 45 tours de 1986

17 septembre 1896 : Naissance, à Châtillon, de l’actrice française Denise GREY. Elle débute dans le cinéma muet en 1915 avant de se consacrer au théâtre. Puis elle revient au grand écran, parlant cette fois, dans les années 1930. Elle connaît un grand succès au cinéma pendant des années. Et, dans les années 1980, elle fait son grand retour dans le film « La Boum », où elle incarne Poupette, l’arrière-grand-mère de Vic (Sophie Marceau). En 1986, à l’automne de sa vie, elle surprend encore en enregistrant la chanson « Devenir vieux » qui est un texte émouvant et sensible lu sur un thème musical.

L’oeuvre est écrite et composée par Jean-Paul Dréau qui a été, cinq ans plus tôt, l’auteur-compositeur de la chanson « Le coup de soleil » pour Richard Cocciante et d’un autre titre, « J’veux d’la tendresse », initialement interprété par Janic Prévost mais repris et enregistré ensuite par Elton John. Denise Grey meurt à Paris le 13 janvier 1996 sans atteindre les cent ans.
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Alain Delorme dans les années 1980

17 septembre 1950 : Naissance, à Roubaix, du chanteur français Alain DELORME sous le nom d’Alain Verstraete. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Armand Mestral dans les années 1950

17 septembre 2000 : Décès, à Paris, du chanteur français Armand MESTRAL. Né à Paris le 25 novembre 1917 sous le vrai nom d’Armand Zelikson, son père est d’origine russe et sculpteur. A la fin de ses études secondaires, Armand se voit bien perpétuer la fibre artistique du paternel et il se destine à être peintre. Mais, au même moment, il pratique le chant à l’église Saint-Roch avant d’être choriste à la Gaîté Lyrique. Il s’inscrit à de nombreux concours et l’un de ceux-ci lui donne l’occasion de se faire engager à l’Opéra comique. En 1938, il effectue son service militaire à La Baule où il chante dans un cabaret pour arrondir sa paie de soldat. Ses obligations militaires à peine accomplies, il doit faire face à la guerre qui vient d’éclater. Fait prisonnier en 1940, il parvient à s’évader et revient à Paris où il poursuit ses études artistiques de peinture. Il fréquente à nouveau la Gaîté Lyrique où il chante dans diverses opérettes comme « Le Pays du sourire » de Franz Lehar ou « Chanson gitane » de Maurice Yvain. Il se fait alors remarquer pour son interprétation de « Jalousie » qui met en évidence sa lente et puissante voix de basse.

Après la seconde guerre mondiale, Armand Mestral se tourne vers le cinéma où il joue souvent les mauvais garçons. Dans le domaine de la chanson, il enregistre plusieurs disques et ce sont ses versions françaises de « Jézabel »(« Jezebel ») et de « Mississippi » (« Ol’ Man River ») qui figurent parmi ses plus grands succès avec « Le Chant des partisans » ou encore « L’Internationale ». Lorsque la télévision se développe en France, il tourne dans de nombreuses séries comme « Les cinq dernières minutes », « Les Brigades du Tigre » ou encore « Les enquêtes du commissaire Maigret » aux côtés de Jean Richard. Mais il revient régulièrement au cinéma où il joue avec Jacques Brel dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro en 1969. Et il apparaît aussi dans les différentes versions du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady dans les années 1980 et 1990. Armand Mestral décède le 17 septembre 2000 à Paris dans le 14e arrondissement où il vivait depuis près de 50 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse presqu’en face de sa résidence.

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Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

17 septembre 2011 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Cora VAUCAIRE à l’âge de 93 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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21 JUIN

Guy Lux

21 juin 1919 : Naissance, à Paris, de l’animateur et producteur de télévision français Guy LUX. Il suit d’abord des études à l’école des Arts Appliqués et aux Beaux-Arts avant de se tourner vers la chanson en tant que parolier. A l’aube de la seconde guerre mondiale, alors qu’il a 20 ans, Guy Lux est mobilisé puis fait prisonnier avant de s’évader, de rejoindre la Résistance française et les troupes alliées. Après la guerre, il ouvre une quincaillerie dans la région parisienne mais il ne rêve que de jeux qu’il propose à la paroisse de son village. Au fil de ses rencontres, Guy Lux va finir par proposer une idée originale de jeu à la radio française et cette dernière va être acceptée en 1952. Avec l’apparition et l’évolution de la télévision dans les années 1950, c’est finalement vers ce média que Guy Lux se tourne pour y proposer des formules de jeux populaires. Ainsi, dès le début des années 1960, il lance quantité de nouvelles émissions ludiques à la télévision française: « La roue tourne », « Intervilles », « Inter-neige » et « Jeux sans frontières » entre autres. Par la suite, Guy Lux intègre ses jeux dans des émissions de chansons et de variétés. De 1965 à 1968, il présente « Le Palmarès des chansons » avec la regrettée Anne-Marie Peysson. Cette émission, désormais légendaire, est suivie par « Domino », « Ring parade », « Système 2 » et « Cadet Rousselle » qu’il anime aux côtés de Sophie Darel. Tenté par le cinéma, Guy Lux réalise alors un film qui n’est pas un best seller: « Drôles de zèbres » avec, entre autres, Claude François et Alice Sapritch. Les variétés façon Guy Lux ne plaisent pas au pouvoir de gauche qui se met en place en 1981 et l’homme est renvoyé du service public de la télévision française. Mais son écartement est très provisoire puisque, deux ans plus tard, il revient sur FR3 avec « Cadence 3 », une émission typiquement de son cru. Presque 20 ans après avoir créé ce jeu télévisé, il lance une formule renouvelée du célèbre « Intervilles » sur FR3 en 1985. Et c’est à nouveau le succès pour cette émission estivale. De temps en temps, entre les émissions et les jeux télévisés, Guy Lux revient à ses premières amours en écrivant des chansons. Il le fait notamment pour Bezu en signant son « tube » « A la queue leu leu ».

A partir de 1991, à contre-coeur, Guy Lux disparaît progressivement des écrans de télé. Il continue cependant à produire et à imaginer des émissions de télévision mais quelque chose est brisé au fond de lui. Il décède, un peu oublié par ses pairs, le 13 juin 2003 chez lui à Neuilly-sur-Seine.
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Jean-Pierre Mader en 1985

21 juin 1955 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français Jean-Pierre MADER. Après une scolarité sans problème dans sa ville natale, Jean-Pierre se lance dans des études d’informatique mais il est passionné de musique et joue de la guitare basse. Il intègre de cette manière quelques groupes de musiciens régionaux du Sud-Ouest de la France. Puis, il songe sérieusement à faire le chanteur et parvient à enregistrer quelques disques qui n’ont pas de succès au début des années 1980. Il découvre alors la musique pop new wave anglaise et se rend compte qu’il peut adapter ses connaissances informatiques à la création de chansons et à la production de disques. En 1984, il commence à enregistrer des chansons dans ce sens et il obtient un premier succès fulgurant avec le titre « Disparue ».

Les « tubes » s’enchaînent alors très vite et font de Jean-Pierre Mader l’un des artistes français les plus populaires des années 1980: « Macumba » et « Un pied devant l’autre » en 1985, « Jalousie » et « Outsider dans son coeur » en 1986 ou encore « En résumé en conclusion » (écrit et aussi interprété par Françoise Hardy) en 1990. Les chansons de ces années-là, pour dansantes qu’elles sont, sont toutes dotées d’un texte signifiant. « Macumba » évoque la migration d’une jeune femme en quête d’avenir meilleur et qui, finalement, aboutit dans un bar où elle est go-go girl. « Disparue » raconte une des nombreuses disparitions survenues durant la dictature argentine des années 1970. Les années 1990 permettent à Mader de se consacrer à la production et à la réalisation d’albums pour d’autres chanteurs français. En 2007, il rejoint, comme beaucoup de ses collègues idoles des années 1980, la tournée nostalgique RFM Party 80 qui parcourt la France de long en large. Il y rencontre le chanteur belge Alec Mansion qui, avec Léopold Nord et Vous a signé le célèbre « C’est l’amour » en 1987. Et, en 2009, ils décident d’enregistrer ensemble un duo très sympathique qui connaît un bon succès en Belgique francophone: « Bruxelles-Toulouse ». En 2013, Jean-Pierre Mader rejoint l’aventure des concerts et des tournées « Stars 80 ».
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en 2007

21 juin 1961 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Manu CHAO. Sa mère est d’origine basque espagnole et son père est espagnol. A l’âge de dix ans, son père l’initie au piano mais c’est la guitare qui le séduit surtout et il entre au conservatoire. L’enfance de Manu est bercée par des musiques d’Amérique latine que son grand-père rapporte de ses voyages. Désirant devenir musicien, il rencontre des potes qui ont un groupe, « Les Joints de Culasse », qu’il rejoint à l’âge de quinze ans. Après son bac, Manu Chao décide de faire de la musique sa passion et, surtout, son métier. A 23 ans, Manu récupère quelques musiciens des « Joints de Culasse » pour former son propre groupe de rock latino qu’il nomme les « Hot Pants ». Un premier album sort en 1986: « Loco Mosquito ». Mais, à ce moment déjà, il est question d’un autre groupe que Manu met sur pied en compagnie de son frère Antoine, de François Hadji-Lazaro et Alain des Wampas: « Los Carayos » qui sort un album assez rapidement. Mais, toujours avide d’expériences musicales nouvelles, c’est encore une autre formation qu’il fonde quelques mois plus tard avec son frère Antoine et son cousin Santiago Casariego: « La Mano Negra ». Sans le savoir, Manu Chao vient de créer un des groupes mythiques de la scène française des années 1980 et tubes et albums s’enchaînent très vite comme « Mala Vida » par exemple. Le trio se produit un peu partout en Francophonie mais aussi en Amérique du Sud. Mais cette aventure musicale-là, aussi brillante soit-elle, n’est, elle aussi, qu’éphémère et le groupe se dissout au grand désespoir de Manu qui songe alors de plus en plus à une carrière de soliste où il ne devrait pas s’encadrer de musiciens « permanents ». Mais, avant de franchir ce pas, l’artiste va voyager pendant huit ans au Mexique, au Brésil et au Sénégal. Comme une thérapie, cette période lui permet de préparer un dernier disque auquel il donne le nom de « Clandestino » avant, selon lui, de rejoindre le rang des musiciens anonymes. En mai 1998, le disque, qui n’est pas destiné à être commercialisé dans une version dépouillée, sort toutefois sous cette forme à cause d’un problème technique survenu en studio. Et, à la grande surprise du musicien, l’album récolte un succès énorme qui va faire de Manu Chao un artiste francophone majeur de la scène latino des années 2000. Des titres comme « Clandestino » et « Je ne t’aime plus » connaissent une popularité extraordinaire en France et en Amérique du Sud mais aussi en Italie et en Espagne.

C’est d’ailleurs dans ce dernier pays, à Barcelone, que Manu décide de s’installer pour faire de la musique avec son nouveau groupe « Radio Bemba ». En juin 2001, sort le deuxième opus de Manu Chao en solo: « Proxima Estacion: Esperanza ». En automne 2004, Manu Chao étonne en enregistrant un livre-CD uniquement destiné à la vente chez les marchands de journaux: « Sibérie m’était contée ». 23 chansons y figurent qui mettent en musique des poésies francophones. Et cela constitue la première incursion de Manu Chao dans la chanson de langue française. Les textes qu’il signe sont biographiques et permettent de mieux cerner la personnalité de l’artiste toujours très avare de détails sur sa vie privée. En 2005, dans la foulée de ce disque hors contexte, Manu Chao manifeste le désir de travailler avec deux de ses idoles: le couple aveugle malien Amadou et Mariam. Il les rencontre d’abord avant d’effectuer une tournée avec eux et, enfin, d’enregistrer un album en leur compagnie. Un des titres connaît un grand succès international: « Sénégal Fast Food ». Dans les mois qui suivent, Manu Chao multiplie les activités artistiques: tournées internationales, festivals divers, musique de films et expositions mêlant ses textes avec des dessins de Wozniak. A la rentrée 2007, il sort son troisième album solo qui a pour titre « La Radiolina ». Il déclare alors que c’est peut-être son dernier album a être gravé sur un CD. Il accorde en effet déjà beaucoup d’importance à internet et à l’univers numérique. Des chansons et des albums sont d’ailleurs en téléchargement gratuit sur son site web. La sortie de « La Radiolina » est suivie de la tournée « Tombola Tour » dont le prix des places ne dépasse pas 29 € pour permettre au plus grand nombre de venir au spectacle. En 2010, un nouvel album, « La Ventura », lui permet de poursuivre ses concerts partout dans le monde. En octobre 2019, Manu Chao réédite, 20 ans après la sortie de l’original, son album devenu culte, « Clandestino », auquel sont ajoutés trois titres inédits. Il effectue à ce moment une tournée de concerts dans les Balkans où il est une star depuis 2008 : Bosnie, Serbie, Macédoine du Nord, etc. Lieu de passage de centaines de milliers de migrants depuis 2015, les Balkans entrent en résonance avec l’engagement de Manu Chao en faveur des réfugiés et contre les frontières.
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21 juin 1985 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Amel Bent Bachir mieux connue sous le pseudonyme d’Amel BENT. Née d’une mère marocaine et d’un père algérien, elle grandit à La Courneuve dans la banlieue parisienne. Dès son adolescence, elle se passionne pour la psychologie en rêvant d’entreprendre des études dans ce domaine. Mais, en même temps, elle nourrit une autre passion pour la musique et la chanson. En 2004, elle s’inscrit au télécrochet français de « La Nouvelle Star », sur la chaîne privée M6, au terme duquel elle se hisse sur la troisième marche du podium. Des producteurs remarquent ses évidentes qualités vocales et lui proposent d’enregistrer un album. La galette numérique a pour titre « Un jour d’été » et sort en novembre 2004. Le premier single envoyé aux radios est « Ma philosophie » et la diffusion est immédiate. Le succès est grand, rapide et populaire: de ceux dont on se remet difficilement lorsque c’est le premier et que l’on est jeune. Et Amel a alors 20 ans. D’autres chansons de ce premier album vont obtenir un succès beaucoup moindre ensuite.

En 2007, Amel Bent sort son deuxième album. Il a pour titre « A 20 ans » et se vend à plus de 300.000 exemplaires. Depuis, la chanteuse semble avoir pris l’habitude d’enregistrer des nouveaux titres tous les deux ans. En 2009, il y a un album éponyme et en 2011 « Délit mineur ». Ses spectacles proposés à l’Olympia de Paris, au Zénith de Paris ou ailleurs dans les pays francophones affichent toujours complet. Mais, même si elle a les faveurs d’un public qui aime son style de musique, Amel Bent n’a plus vraiment retrouvé le grand public qui l’a adulée avec « Ma philosophie ». Le choix de ses chansons ainsi que celui de ses auteurs et compositeurs y est certainement pour quelque chose. A la fin de l’année 2012, Amel Bent précise qu’elle enregistrera à Los Angeles dans les mois suivants les chansons d’un album à sortir en septembre 2013 et qui est finalement commercialisé en février 2014 sous le titre « Instinct ». Entretemps, le 15 juin 2013, elle est sur la scène de Bercy aux côtés de Johnny Hallyday pour fêter les 70 ans de l’idole. Elle y interprète en duo avec lui « Je te promets ». Après cinq années de recherche et de tergiversations, Amel semble avoir retrouvé le chemin du succès en 2019 grâce à Slimane qui lui écrit les chansons d’un nouvel album dont le titre-phare est « Demain ». Début 2020, Amel fait partie du jury du télécrochet « The Voice » sur la chaîne privée française TF1 aux côtés de Lara Fabian, Pascal Obispo et Marc Lavoine. Une saison du programme qui se révèle étrange suite à l’interruption due au confinement imposé par l’arrivée du coronavirus Covid-19 en France en mars 2020. La finale peut toutefois avoir lieu, mais sans public, le 13 juin 2020.
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21 juin 2010 : Alors que la chanson « Alors on danse » est désormais un « tube » international, le premier album de STROMAE, « Cheese », est disponible dans les bacs des disquaires.
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16 AVRIL

Charlie Chaplin en 1972 (c) DP

16 avril 1889 : Naissance, à Londres, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique  Charlie CHAPLIN. Il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark. Charlie Chaplin est décédé le 25 décembre 1977 à Corsier-sur-Vevey en Suisse.

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16 avril 1908 : Naissance, à Paris, du musicien, compositeur et chef d’orchestre Ray VENTURA. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».

En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « La mi-août » en 1949. Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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USTINOV Peter - Pochette 45 t16 avril 1921 : Naissance, à Londres, du comédien, écrivain et metteur en scène britannique Peter USTINOV. Homme aux talents multiples parlant plusieurs langues, il portait un certain intérêt pour la musique. Sans véritablement se livrer à l’exercice de la chanson proprement dit, Peter Ustinov enregistra un 45 tours en 1988 à l’initiative du producteur belge Eddy Luyckx qui avait déjà réalisé le même type d’opération avec Anthony Quinn ou Alain Delon. Il s’agissait d’un texte de Pierre Delanoë récité sur une musique d’Alec Mansion et Roger Jouret (alias Plastic Bertrand): « Paix aux hommes de bonne volonté » que vous pouvez écouter sur le site web « Bide et Musique » en cliquant ICI. L’acteur était très concerné par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance. Peter Ustinov est décédé le 29 mars 2004 à Bursins, près de Nyon en Suisse où il résidait depuis 1957. Ses obsèques eurent lieu en présence d’une représentante de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations-Unies de l’époque.
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Boby Lapointe en 1966

Boby Lapointe en 1966

16 avril 1922 : Naissance, à Pézenas (Hérault), du chanteur français Boby LAPOINTE. Artiste et poète aussi étonnant que particulier, Boby Lapointe, dès son adolescence, prend plaisir à critiquer la société et surtout le clergé et les bourgeois. Passionné d’aviation et de sciences, il tente à de nombreuses reprises de construire des engins plus ou moins volants en se cassant la figure à presque tous les coups. Et puis, il entreprend des études en ce sens. Mais, à 20 ans, en pleine guerre, il est enrôlé en Autriche pour le Service du Travail Obligatoire. Qu’à cela ne tienne, il s’évade et, après moultes pérpéties, revient en France où il doit se cacher. Durant ces quelques mois, il se prend à écrire des chansons dans un style très particulier qui s’affirme ensuite comme le sien: il y mélange contrepèteries, calembours et jeux de mots. Il ne considère pas qu’il possède les qualités vocales d’un interprète et, en toute logique, Boby Lapointe propose d’abord ses chansons à d’autres artistes comme les Frères Jacques par exemple. Mais ces derniers, comme d’autres chanteurs, sont un peu étonnés voire effrayés par les textes tordus de Lapointe et ils refusent poliment la proposition. Une de ses mélodies est cependant acceptée par le réalisateur Gilles Grangier qui la fait chanter par Bourvil dans le film « Poisson d’avril » en 1956: « Aragon et Castille ».

Il n’en faut pas plus pour que Lapointe entame finalement sa carrière de chanteur dans les cabarets parisiens. C’est là que le cinéaste François Truffaut le remarque et pense à lui pour jouer le chanteur de bar dans le film « Tirez sur le pianiste » aux côtés de Charles Aznavour notamment. En 1960 et 1961, Boby Lapointe enregistre deux disques où l’on retrouve des chansons comme « Le Poisson fa », « Marcelle » ou « Aragon et Castille » qui connaissent enfin le succès. La popularité de l’artiste s’installe ensuite avec des titres comme « Ta Katie t’a quitté », « Comprend qui peut » ou encore « La Maman des poissons ».

Dans les années 1960, avec Georges Brassens, Boby Lapointe multiplie les tournées. Mais la vague des « yé-yés » ne lui permet plus d’enregistrer ses chansons qui ne concernent pas vraiment les jeunes de l’époque. Il se tourne vers le cinéma et, grâce à Claude Sautet, il joue quelques petits rôles dans divers films. A ce moment, un de ses admirateurs s’appelle Joe Dassin et décide de devenir son producteur. Il pousse Lapointe à signer un nouveau contrat discographique et à entamer une nouvelle tournée de concerts. Atteint d’un cancer, Boby effectue sa dernière prestation en public en première partie de son ami et fan Pierre Perret à Bobino. Le 29 juin 1972, Boby Lapointe meurt à Pézenas où il est inhumé.
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16 avril 1933 : Naissance, à Rocourt près de Liège, de l’artiste belge MARION. Humoriste, comédienne, animatrice mais aussi chanteuse à l’occasion, Marion (Georgette Mariot de son vrai nom) a d’abord suivi des études de théâtre. Ensuite, elle est devenue présentatrice à la radio belge dès 1959 puis à la télévision belge publique francophone: la RTB. À la fin des années 1960, elle est la voix de la célèbre marionnette Bébé Antoine qui endort des milliers d’enfants belges devant leur poste de télé. La popularité de Marion atteint probablement son apogée lorsqu’elle est la partenaire à la scène du regretté humoriste belge Stéphane Steeman. A deux, ils participent à de nombreuses émissions télévisées humoristiques en Belgique comme, par exemple, « Keskinvapa ». Avec Stéphane Steeman, Marion partage alors de nombreuses parodies de chansons comme « Marolles Marolles » consacrée au quartier bruxellois des Marolles sur le thème de « Paroles paroles » de Dalida et Alain Delon. En 1974, elle enregistre, seule cette fois, une autre parodie de Dalida « Belgigiqu’amoroso » et, plus sérieusement, une chanson intitulée « Une maman c’est fait pour ça ».
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Jean-François Michaël en 1976 - Photo (c) Jack Touroute

Jean-François Michaël en 1976 – Photo (c) Jack Touroute

16 avril 1946 : Naissance du chanteur français Jean-François MICHAËL. Sous son vrai nom de Yves Roze, il enregistre quelques 45 tours chez Polydor entre 1965 et 1967. En 1968, il est directeur artistique dans la maison de disques d’Eddie Barclay mais c’est le statut d’interprète qui l’intéresse. Il change alors de firme de disques et prend le pseudonyme de Jean-François Michaël pour enregistrer une chanson qui sera un énorme tube en 1969: « Adieu jolie Candy ». Cette chanson est composée par un jeune inconnu du nom de Michel Hursel derrière lequel se cache la véritable identité de Michel Berger. Dans la foulée de cette popularité soudaine, Jean-François Michaël va s’accrocher et connaître d’autres succès: « La vie continue » (1970), « Je pense à toi » (1970), « Adios querida luna » (1970), « Je veux vivre auprès de toi » (1971) et « Un an déjà » (1971). Puis, ses chansons vont moins bien marcher et Yves Roze va reprendre son véritable patronyme pour devenir réalisateur et producteur de disques à partir de 1975. En 1986, c’est lui qui convainc la princesse Stéphanie de Monaco d’enregistrer un disque: « Ouragan ». Il est son producteur pour deux albums. Par la suite, Jean-François ou Yves n’a de cesse de revenir à la chanson mais les nouvelles versions de ses succès d’antan ne lui permettent jamais de retrouver la gloire. Sauf lorsqu’il s’agit, pour lui, de participer à la tournée « Age tendre et tête de bois » dans les années 2000. Il a alors l’occasion de constater de visu que le public ne l’a jamais oublié.
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16 avril 1950 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Alain BRAINE. Après avoir tâté du théâtre, il enregistre un 45 tours en 1973: « Michaela ». Puis, il se présente comme chanteur au Festival de la chanson française de Spa (B) en 1976. La même année, il collabore avec le célèbre vibraphoniste liégeois Guy Cabay qui lui compose deux chansons. De la même manière, il écrit alors quelques chansons avec la regrettée Andrée Simons. Très intéressé par le jazz, Alain Braine rencontre Pierre Barouh et commence à tourner en Angleterre et au Québec notamment. Il sort un premier 33 tours en 1982: « Flamber ». Alors qu’on attendait de lui d’autres chansons et d’autres disques, Alain a fait le choix de s’installer au Québec et de délaisser la musique en tant que professionnel.
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Michel Blanc : le disque de 1986

16 avril 1952 : Naissance, à Courbevoie, de l’acteur et réalisateur français Michel BLANC. Dès le lycée, le jeune Michel se destine à la comédie avec des copains qui ont pour nom Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Gérard Jugnot. C’est ensemble qu’ils fondent finalement la troupe du Splendid qui crée au cinéma la mythique série des « Bronzés ». Les années 1980 lui permettent ainsi de devenir un acteur très en vue (dans « Tenue de soirée » de Bertrand Blier en 1986 par exemple) mais aussi un réalisateur qui s’affirme (« Marche à l’ombre » en 1984). C’est à cette époque que Michel Blanc enregistre, un peu comme un défi et pour se faire plaisir, une chanson au style jazzy avec une voix de crooner : « Le mec plus ultra ». L’oeuvre est signée par Patrick Michel et Gérard Presgurvic et obtient un beau succès radiophonique. Ce dernier restera toutefois sans lendemain puisque, comme d’autres acteurs tels Daniel Auteuil à la même époque, Michel Blanc n’ira pas plus loin dans sa carrière de chanteur.
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SLOANE en 1986 – Photo (c) Jean-Paul Théodule

16 avril 1957 : Naissance de la chanteuse SLOANE, de son vrai nom Chantal Richard. Sa grand-mère lui transmet sa passion pour le chant dès son plus jeune âge. Elle intègre ainsi la chorale de son école. Et, ayant décidé de faire son métier de la musique, elle fait partie de La bande à Basile à la fin des années 1970. Elle se fait aussi remarquer comme choriste et est notamment engagée par la toute jeune Céline Dion. En 1983, elle rencontre, dans un piano-bar parisien, le chanteur Jean-Pierre Savelli qui, depuis les années 1970, ne trouve pas la chanson qui va le propulser au sommet des hits. Savelli demande à Chantal d’interpréter une chanson en duo avec lui. Il s’appellera Peter et elle Sloane. Ensemble, ils chantent sans pudeur: « Besoin de rien envie de toi ». Le tube est immédiat. Il est suivi de quelques autres morceaux enregistrés par le couple comme « C’est la vie d’château avec toi » en 1985. Mais le succès n’est plus au rendez-vous et chacun des duettistes essaie de démarrer une vraie carrière de son côté. Jean-Pierre n’y parvient pas vraiment. Chantal essaie d’abord sous le nom de Merry Sloane, puis de Sloane et, enfin, de Slo-Anne. Sans plus de réussite que Jean-Pierre. En 1989, Sloane enregistre une chanson en duo avec Christian Delagrange: « Laissez les enfants rêver ». En 2009, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, Peter et Sloane participent à la tournée RFM Party 80 et, deux ans plus tard, le duo fait partie de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». En 2012, dans le film « Stars 80 », ils jouent leur propre rôle dans le cadre de la tournée RFM Party 80.
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Pia Colombo dans les années 1960

16 avril 1986 : Décès, à Nonancourt, de la chanteuse française Pia COLOMBO des suites d’un cancer. Née le 6 juillet 1934 à Homblières (Aisne) sous le nom d’Éliane Marie Amélie Colombo, son père, Italien, et sa mère, du Nord de la France, la laissent à sa grand-mère maternelle qui l’élève peu après sa venue au monde. Et c’est donc à la campagne qu’elle grandit en se souciant bien peu de l’école. Après la guerre, en 1946, elle retrouve ses parents qui l’accueillent chez eux en région parisienne. Un jour, ils l’emmènent voir le spectacle proposé au théâtre du Châtelet et Eliane est subjuguée par ces gens qui dansent et qui chantent. Elle décide qu’un jour elle fera comme eux. Elle veut donc devenir petit rat du Châtelet et commence à suivre les cours de danse du théâtre. Mais, à quinze ans, elle est victime de rhumatisme chronique et doit arrêter les chorégraphies. Cela remet tout en question dans cette vie artistique que l’adolescente entame à peine. Une amie lui suggère alors d’essayer l’art dramatique et l’emmène au Cours Simon. Mais c’est un peu compliqué et elle est plus à l’aise lorsque cette amie lui demande d’interpréter des chansons lors d’un spectacle de patronage. Un jeune prof d’anglais, passionné de chanson française et également auteur-compositeur, l’y remarque, l’encourage à persévérer et lui propose finalement de lui « fournir » quelques titres : il s’appelle Maurice Fanon. Cette idée, ainsi que son auteur, la séduisent totalement. Elle travaille donc l’interprétation des chansons de celui qui, marié puis divorcé, devient son amant. Elle se présente pour une audition au cabaret parisien de L’Écluse où Léo Noël, un des cofondateurs, l’engage pour un an. Elle choisit alors le nom de scène de Pia Colombo et interprète, notamment, la chanson « Julie la Rousse », de René-Louis Lafforgue ainsi que des œuvres de Maurice Fanon. En 1956, elle emménage chez Maurice et signe un premier contrat phonographique avec la firme Versailles pour qui elle enregistre deux 45t de quatre titres dont « Julie la Rousse » et « Isabelle » (de Maurice Fanon). Quelques mois plus tard, Maurice Fanon part accomplir ses obligations militaires françaises en Algérie jusqu’en 1959. Pendant son absence, elle poursuit sa carrière de chanteuse, change de maison de disques (Philips) et joue « Hula Hoop » au Disco Théâtre du théâtre Marigny à Paris. Son succès grandissant, Pia est appelée, en 1958, à se produire à l’Olympia de Paris, puis en tournée, en première partie de Georges Brassens. Un an plus tard, elle enregistre un des premiers titres signés par Serge Gainsbourg et retrouve Georges Brassens pour ses levers de rideau à Bobino. Maurice Fanon revient d’Algérie et elle reprend la vie commune avec lui. Elle reçoit le Coq d’Or de la chanson française pour son interprétation des « Flonflons du bal », mélodie de Charles Dumont immortalisée par Edith Piaf. Alors que la carrière de Pia Colombo est en mode ascendant, l’arrivée des « yéyés » va chambouler ses objectifs. Il n’y a plus beaucoup de place à la radio pour les chansons qu’elle propose. Et, sans médiatisation, les salles de spectacles sont plus difficiles à remplir. Alors, elle retourne dans les cabarets de la rive gauche parisienne qui l’ont aidé à se faire un nom : « La tête de l’art », « Les Trois Baudets » ou encore « La Contrescarpe » et « La Colombe ». Brassens ne l’oublie toutefois pas et il l’invite à assurer sa première partie à Bobino en avril 1960. Le 28 septembre de la même année, Pia Colombo épouse Maurice Fanon. En 1961, elle est remarquée par le jeune metteur en scène Roger Planchon qui la fait jouer du Bertold Brecht à Villeurbanne puis à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées. Deux ans plus tard, Pia quitte Maurice mais continue à interpréter les chansons qu’il lui écrit, ou dédie, comme « L’écharpe » en 1964. Brassens reste de ceux qui continuent à encourager Pia et elle se produit avec lui en 1964 à plusieurs reprises sur la scène parisienne de Bobino. Elle devient aussi une proche de Jean Ferrat. En 1966, elle joue l’un des 69 personnages de la pièce d’Armand Gatti : « Chant public devant deux chaises électriques », qui est présentée à Paris au Palais de Chaillot. Elle y interprète deux chansons. Elle poursuit alors sa carrière avec une autre oeuvre de Brecht et Weill : « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny », un opéra en trois actes qui est une vraie révélation et un tournant dans la carrière de l’artiste. Pia Colombo revient au tour de chant traditionnel en première partie de l’Olympia d’Alain Barrière et de Charles Aznavour en 1967 avant d’effectuer une tournée en URSS. Arrivent les grèves et manifestations françaises de mai 1968 : Pia Colombo chante dans les usines occupées aux côtés de Lény Escudéro, Jean Ferrat, Isabelle Aubret, Georges Moustaki et Maurice Fanon. La chanteuse se décide à franchir le pas du récital seule sur la scène du Théâtre National Populaire en 1969 : elle y reste un mois. Elle enregistre un album avec des oeuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill pour lequel elle obtient un prix de l’Académie Charles-Cros. La même année, elle interprète « Le métèque » et « Il est trop tard » avant que leur auteur et compositeur, Georges Moustaki, les reprenne à son propre répertoire avec succès. Alors que l’artiste a repris le théâtre avec une nouvelle pièce de Brecht (« Maître Puntila et son valet Matti »), elle commercialise un nouvel album éponyme avec les titres « Un pays » et « Adagio nocturne » en 1971. Elle poursuit sa carrière en alternant ses activités théâtrales (au Festival d’Avignon en 1972) et musicales (avec, aussi, des spectacles thématiques). Engagée, Pia Colombo rejoint les artistes qui animent alors « La grande kermesse écologique » en octobre 1972 qui propose des alternatives à la pollution. En 1973, la chanteuse est l’une des têtes d’affiche de la fête de l’Humanité aux côtés de Mouloudji, Mireille Mathieu, Serge Lama, Mort Shuman et Marc Laferrière. L’année suivante, le producteur Gérard Meys propose à Pia d’enregistrer un nouvel album sur son label phonographique : il contient à nouveau des chansons signées Maurice Fanon comme « Le Che ». A ce moment, elle soutient la candidature du socialiste François Mitterrand aux élections présidentielles françaises et elle se produit dans divers pays comme l’Italie, Cuba ou les Etats-Unis. Contraint au silence par la maison de disques avec qui il vient de rompre son contrat en 1975, Léo Ferré offre cinq de ses nouvelles chansons qu’il ne peut interpréter à Pia Colombo qui les enregistre sur un album produit par l’auteur-compositeur. En avril 1976, l’artiste apparaît dans l’émission télévisée française « Numéro 1 » de Maritie et Gilbert Carpentier : elle y chante « Johnny Parker » aux côtés de l’acteur Jean-Claude Brialy. Quelques mois plus tard, la chanteuse tombe malade et un cancer lui est diagnostiqué. En 1978, elle fait partie, avec Catherine Ribeiro et Francesca Solleville notamment, de l’affiche d’un concert organisé au profit des victimes de la dictature chilienne. Puis, elle participe au Printemps de Bourges avant de s’effacer en raison de ses ennuis de santé. Entre 1979 et 1981, elle incarne son propre personnage dans un spectacle autobiographique écrit et composé par Maurice Fanon : « Requiem autour d’un temps présent » qui fera l’objet de l’enregistrement d’un double album. En 1980, sur scène entre deux séances de chimiothérapie, elle ose ôter la perruque qui masque sa calvitie devant un public en partie choqué par ce geste destiné à évoquer le temps qui lui est désormais compté. Elle participe ensuite à l’émission télévisée française de Jacques Chancel, « Le grand échiquier », où elle apparâit chauve. Consacrant de plus en plus de temps à se battre contre le mal qui la ronge, Pia Colombo se fait discrète mais, le 16 avril 1986, elle est vaincue par le cancer et elle décède à Nonancourt.
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