20 DECEMBRE

Jean-Pierre Castelain en 1983

20 décembre 1946 : Naissance, à Haut-Arques dans le Pas-de-Calais, de l’auteur, compositeur, interprète et musicien français Jean-Pierre CASTELAIN. Bien qu’excellent interprète des chansons qu’il écrit et compose, Jean-Pierre est surtout connu pour avoir été l’orchestrateur et arrangeur de bon nombre d’artistes français majeurs comme Françoise Hardy, France Gall ou Michel Berger entre autres. Il passe son enfance dans le Pas-de-Calais à la campagne où, petit garçon, il joue du tambour dans la fanfare municipale avant d’entamer des études secondaires en ville. Comme c’est la mode en ce début des années 1960, il se passionne pour la guitare et, plus particulièrement, la guitare électrique. En 1965, il fait partie d’un groupe de sa région natale: les « Yeomen ». Un an plus tard, et ça ne s’invente pas vu ses origines, Jean-Pierre est guitariste chez « Les Bourgeois de Calais » qui connaissent un bon petit succès en France. Avec quelques membres de ce groupe, il part à Paris pour y créer, en 1967, le groupe « Les Fleurs de Pavot » qui, comme son nom semble l’indiquer, va livrer de la musique psychédélique: une première en français. Le 33 tours reprend des titres comme « Psycha bourrée », « La force fait l’union », « Dites-le avec des fleurs de pavot » ou « Hippies nous voilà ». Jean-Pierre Castelain, alors surnommé « Zorba », est à la guitare et au chant. Il interprète les chansons souvent signées par Jean-Claude Vannier et enregistrées par le « géant » Bernard Estardy au Studio de la Grande Armée à Paris. Le disque est le coup unique d’un producteur et Castelain décide alors d’entamer une carrière de chanteur soliste. En 1969, il enregistre un premier 45 tours chez Vogue. Les chansons ont pour titres « Comme un bébé » et « Même si je voulais ».

Elles sont musicalement proches de celles de Ronnie Bird. Cela ne marche pas du tout et l’artiste replonge dans l’anonymat de ceux qui sont derrière les chanteurs. Jusqu’en 1972. Date à laquelle il parvient à signer l’enregistrement d’un album chez Warner France. Jean-Pierre Castelain y joue de tous les instruments et réalise ce qui est peut-être l’un des premiers disques pop en français comme en témoigne un des titres de l’album « De mes yeux vu »: « J’suis dans la pop music ». L’opus connaît un beau succès d’estime auprès des professionnels sans plus. Il est suivi d’un 45 tours (« Monsieur Dugenou ») avant que Castelain n’enregistre deux autres simples avec l’Electric Max Band en 1972 et 1973. Parallèlement, en 1973 toujours, il collabore activement au succès du premier album de Jeanne-Marie Sens dont il écrit les chansons comme « En plein coeur ». Plus tard, il réalise aussi quelques disques destinés au jeune public avec la même Jeanne-Marie Sens. Il travaille alors également pour la chanteuse Christine Corda et le chanteur Denis Pépin. En 1974, il s’entoure des musiciens du « Système Crapoutchik » pour enregistrer, à nouveau sous son nom, l’album « Albéria ou l’histoire d’Albert »: le héros de cette histoire est un gars qui, après être né par -20°C, va devenir un exemplaire agent des Postes avant de terminer sa vie édenté et obligé de consommer de la purée en permanence. Le disque est encensé par la critique mais totalement boudé par le public. Un an plus tard, toujours plus ambitieux, Jean-Pierre Castelain sort cette fois un double album intitulé « Le miroir » avec des textes importants. Presque simultanément, toujours en 1975, il enregistre un 33 tours consacré aux enfants: « La souris s’en va t’en guerre ». En 1978, il crée sa propre société de production, Spartacus, qui s’occupe de ses disques et de ceux d’autres artistes comme Emmanuel Booz par exemple. C’est d’ailleurs sous ce nouveau label qu’il sort l’album « Le funambule » en 1979 avec des accents de jazz-rock. Deux ans plus tard, alors que la France s’apprête à élire un président de gauche, François Mitterrand, Jean-Pierre Castelain commercialise un 45 tours dont le titre principal est « Je donnerai ma voix ». En 1982 paraît l’album « De bric et de broc » qui obtient, lui aussi comme les précédents, un enième succès d’estime sans vraiment rencontrer le public. Plutôt déçu par toutes ses aventures d’interprète sans lendemains, il achète un studio d’enregistrement pour produire de la musique publicitaire et ce travail l’occupe de plus en plus. Il réalise des mélodies de pubs pour Raider, Mars, Président et Renault entre autres. Il se consacre aussi à composer et à réaliser quelques génériques d’émissions de télé françaises. Epuisé par tant de boulot en si peu de temps, il se retire un moment dans le calme des îles tropicales avant de revenir travailler au studio Aquarius à Genève pour des artistes comme Hugues Aufray, Phil Collins, Duran Duran, Jacques Higelin, Catherine Lara, Claude Nougaro ou Zucchero entre autres. Après des années de travail pour les autres, Jean-Pierre Castelain revient à la chanson en 2004 avec un album édité à compte d’auteur et intitulé « Citoyen du monde » où il reprend, notamment, la chanson de 1981 « Je donnerai ma voix ». La même année, il ouvre la « Ch’ti Académy » dans sa région natale du Pas-de-Calais: il y initie les enfants à la musique, la danse, le théâtre et la poésie. Jean-Pierre Castelain est décédé le 3 août 2019 à Carcassonne. Pour en savoir plus sur la carrière et la discographie de Jean-Pierre Castelain, cliquez ICI.
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Gigliola Cinquetti en 1992 – Photo (c) Marinetta Saglio

20 décembre 1947 : Naissance, à Vérone, de la chanteuse italienne Gigliola CINQUETTI. Toute jeune, Gigliola apprend la musique et désire rapidement devenir chanteuse. Et c’est ce qui lui arrive en 1964 lorsqu’elle est désignée pour représenter son pays au Concours Eurovision de la chanson. Elle y interprète « Non ho l’eta » et remporte la compétition. Ce succès lui permet de réaliser une carrière internationale et la jeune chanteuse entame d’ailleurs aussitôt une discographie en anglais, en japonais, en espagnol, en grec, en allemand et, aussi, en français. Peu après son succès à l’Eurovision elle enregistre en italien, un duo, « L’Italiano », avec l’un des artistes français les plus célèbres dans le monde: Maurice Chevalier.

Toujours en 1964, Gigliola enregistre « Tout un dimanche loin de toi », « Charmant comme toi », « L’un d’entre vous » et « Reste là ». L’année suivante, elle poursuit dans la langue de Molière en interprétant « Dans l’église de lumière », « Les yeux baissés », « J’oublie » et « Un jour pour ceux qui s’aiment ». Par la suite, la chanteuse va encore enregistrer toute une longue série de chansons en français dont « Mon Dieu comme je t’aime » (1966), « Dommage, dommage » (1967), « La rose » (1967) ou « Comment te dire » (1968). En 1969, elle enregistre dans sa langue natale une chanson intitulée « La pioggia ». France Gall est l’interprète à succès de la version française de ce titre qui devient « L’orage ». Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall. Puis elle enregistre à son tour la chanson en français et récolte, elle aussi, un beau petit succès. Dans les années 1970 l’artiste transalpine poursuit sa carrière en français en enregistrant disque sur disque « Vive la fête » (1970), « Le bateau-mouche » (1971) et « Un coin de terre, un olivier » (1972). En 1974, elle représente à nouveau son pays avec la chanson « Si » au concours Eurovision. Elle arrive sur la seconde marche du podium et enregistre une version française de sa chanson: « Lui ». En 1974 toujours, sa popularité est encore renforcée dans les pays francophones avec le succès de la chanson « Le tandem ». En 1977, elle enregistre un dernier disque en français (« Rossignol ») et poursuit sa carrière en Italie. Elle revient toutefois en France en 1992 pour présenter une nouvelle chanson: « La poésie d’une femme ». Par la suite, Gigliola Cinquetti délaisse la chanson pour devenir journaliste et présenter des émissions de télévision dans son pays natal. En 2013, à la surprise générale et pour la plus grande satisfaction du public français, elle remonte sur scène à l’occasion de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Quatre ans plus tard, pour ses 70 ans, c’est tout un récital que l’artiste propose au public parisien du théâtre du Gymnase Marie-Bell.
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Vava en 1983 – Photo (c) Bernard Leloup

20 décembre 1949 : Naissance de la chanteuse française VAVA sous son véritable nom de Valentine Saint-Jean. Elle se destine très tôt à la musique et à la chanson. Elle enregistre ainsi quelques 45 tours dès 1967: « Chien salé baby bonbon », « Cache-cache » et « Ballade à Suzanne ». Puis, elle est sélectionnée pour représenter la France sous son vrai nom à la Coupe d’Europe du Tour de Chant organisée à Knokke en 1969. Elle y fait notamment équipe avec Michèle Torr et y est opposée à l’Espagnol Peret et au Hollandais Dave Levenbach qui deviendra célèbre cinq ans plus tard sous le simple pseudonyme de Dave. En 1970, elle interprète « Vis ta vie », une chanson signée par Claude Lemesle (dont elle sera l’épouse un moment) et Joe Dassin qui est alors son producteur. Quand Michel Fugain crée le Big Bazar au début des années 1970, Valentine s’y fait engager et prend le diminutif de Vava. L’expérience du Big Bazar lui permet d’enregistrer quelques 45 tours en solo qui connaissent un certain succès: « Le petit homme » en 1973, « Mon côté soleil » en 1975, « La leçon de poésie » en duo avec Michel Fugain en 1977, « Ils m’ont dit » en 1978, « Coucoudou » en 1979, « Le bâtisseur » en 1980 et « Bus » en 1981. En 1982, elle interprète le générique du feuilleton télévisé français « L’esprit de famille ». Puis, elle se tourne un moment vers le jeune public en reprenant, sur un 33 tours sorti en 1983, une grande partie des génériques télé destinés à la jeunesse: « Les Schtroumpfs », « Ulysse », « Candy », « Heidi », « Maya l’abeille », etc. Au début de l’année 2000, Vava retrouve cette direction en enregistrant la chanson « Ponga le pingouin judoka ».

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Michèle Morgan en 1976 – Photo (c) Georges Spitzer

20 décembre 2016 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Michèle MORGAN, née sous le nom de Simone Roussel le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine. Alors qu’elle a neuf ans, son père subit la crise et les affres du chômage. En 1933, toute la famille s’installe à Dieppe où il reprend une épicerie qui est déclarée en faillite deux ans plus tard. Et c’est à Dieppe que Simone découvre le théâtre et la comédie au Casino. A quinze ans, elle fugue avec un de ses frères pour aller chez ses grands-parents parisiens. Et, en 1936, elle suit des cours de théâtre chez René Simon. Elle se fait remarquer par le milieu du cinéma et décroche un premier contrat dans le film « Gribouille » en 1937. Elle prend alors le pseudonyme de Michèle Morgan et joue, en 1938, aux côtés de Jean Gabin dans « Quai des Brumes » de Marcel Carné. Une réplique de Jean Gabin est devenue culte : « T’as d’beaux yeux tu sais ». La guerre éclate et la jeune actrice part aux Etats-Unis. Elle y épouse, en 1942, William Marshall. De leur union, qui s’achève en 1948 par un divorce, naît un fils : Mike. En 1950, elle se marie avec Henri Vidal qui réalise plusieurs films avec elle. Après son décès, en 1959, elle rencontre le réalisateur Gérard Oury avec qui elle vit jusqu’à la disparition de ce dernier en 2006. Dans les années 1960, elle est au générique de quelques films français avant de se faire plus rare à partir de 1967. De temps à autre, on la retrouve sur une scène de théâtre, dans un studio de télévision ou sur un plateau de cinéma (comme aux côtés de Serge Reggiani dans « Le chat et la souris » de Claude Lelouch en 1975). Elle s’intéresse aussi à la musique et à la chanson mais s’y consacre réellement très peu. En 1964 toutefois, elle chante « Les pas perdus » dans la bande originale du film du même nom composée par Jacques Loussier. Et, en 1976, elle interprète « Si je te parle ainsi », un texte de Vlyne Buggy qu’elle récite sur une musique de Claude Morgan (dont le pseudonyme n’a rien à voir avec celui de l’actrice). Le 45 tours est alors produit par Laurent Rossi, le fils de Tino. Après une carrière cinématographique bien remplie, l’actrice passe une retraite plutôt paisible et décède le 20 décembre 2016 dans sa ville natale. Elle est inhumée le 23 décembre 2016 au cimetière parisien du Montparnasse.
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25 OCTOBRE

Gloria Lasso en 1986

25 octobre 1922 : Naissance, à Villafranca del Penedes en Espagne, de la chanteuse Gloria LASSO sous le nom de Rosa Coscolin Figueras. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Annie Girardot en 1981 – Photo (c) Gaya Bécaud

25 octobre 1931 : Naissance, à Paris, de l’actrice, et occasionnelle chanteuse, française Annie GIRARDOT. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Robert Cogoi en 1963 - Photo (c) Jacques Aubert

Robert Cogoi en 1963 – Photo (c) Jacques Aubert

25 octobre 1939 : Naissance, à Châtelet (B) sous le véritable nom de Mirco Kogoj, du chanteur belge d’origine slovène Robert COGOI. S’il choisit le prénom de Robert c’est parce que sa maman l’appelle toujours comme ça. Il suit des études de technicien électromécanicien à l’Université du Travail de Charleroi. Et il prend son pseudonyme complet de Robert Cogoi le 22 avril 1962 au Casino d’Ostende où il participe au Prix international des variétés qu’il gagne avec la chanson « Si un jour ». Robert est aussitôt engagé par la maison de disques Philips. Un an plus tard, c’est en vedette qu’il participe à la soirée de finale de ce même Prix et qu’il reçoit son premier disque d’or: la chanson « Si un jour » s’est en effet vendue à plus de 100.000 exemplaires. Les succès s’enchaînent alors très vite: « Je serais mieux chez moi », « Je m’sens très seul », « Une bière pour mon cheval », « Pardonnez-moi seigneur », etc. En 1964, Robert Cogoi est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Copenhague. Sa chanson « Près de ma rivière » se classe 10e et devient aussi un disque d’or des ventes.

Grâce à toutes ces chansons, Robert Cogoi devient très populaire dans toute la Belgique francophone et va le rester pendant des décennies. En 1965, il rend ainsi hommage à sa région natale de Charleroi en composant et interprétant la chanson « Mon Pays Noir » en référence aux mines de charbon. Il adapte aussi avec succès un air américain en 1966: « Pas une place pour me garer ». Les mélodies de « Nake di nake dou » (1968) et « Au four et au moulin » (1969) sont également très populaires. Mais pas autant sans doute que celles de « Maman Bonheur » (1971) que Robert Cogoi crée et que Tino Rossi enregistre bien des années plus tard. Ce disque va se vendre pendant des années à l’occasion de la fête des mères. Tout comme la reprise par Cogoi de « Bon anniversaire » (1973) qui est utilisée dans les familles à chaque occasion. En 1976, l’artiste reçoit le Prix Mondial de la Chanson Populaire à Tokyo au Japon avec « Quand on est seul ». Et la fin de la décennie 1970 est marquée par les titres « Le navigateur solitaire » (1977) ainsi que « Heidi », le thème de la série télévisée d’animation japonaise en 1979. Toujours populaire dans le sens le plus aigu du terme, Robert Cogoi saisit la balle au bond lorsque l’équipe nationale belge de football décroche son ticket pour la phase finale des championnats du monde, « Le Mundial », en 1982. Il enregistre et vend des milliers d’exemplaires de la chanson « Les Diables Rouges vont en Espagne ». Il revient à des chansons différentes en 1984 et 1985: « Tu me manques à mourir » est une chanson d’amour sur la séparation et « Esperanza » est un hymne optimiste face à la déchéance du monde et ses grandes tragédies. En 1986, Robert Cogoi remet le couvert en enregistrant, sur la même mélodie qu’en 1982, « Les Diables Rouges vont à Mexico ». Alors que l’équipe belge de foot arrive jusqu’en demi-finale de la compétition mondiale, Cogoi ne réitère pas le succès de 1982. Mais il faut dire que le Grand Jojo, autre artiste belge renommé, a d’ores et déjà raflé la mise avec sa chanson « E Viva Mexico ». Avec le temps, les enregistrements de Cogoi se raréfient et il faut encore noter, au rayon des nouveautés, « Au temps du temps des années 60 » en 1992 et « Une chanson d’autrefois » en 1998. Depuis le milieu des années 1990 et grâce au travail, notamment, de Francis Derouf d’abord chez BMG-Ariola puis chez AMC, il est possible de trouver l’oeuvre quasi-complète de Robert Cogoi en disques compact. En 2004, le chanteur est fait Officier de l’Ordre de la Couronne de Belgique. Se produisant de plus en plus rarement sur scène, Robert Cogoi semble couler des jours tranquilles entre Charleroi et Binche.
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En 2017

25 octobre 1949 : Naissance, à Ait Yenni en Kabylie, de l’auteur-compositeur-interprète et musicien IDIR sous le vrai nom de Hamid Cheriet. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Catherine Bardin en 1979

25 octobre 1954 : Naissance de la chanteuse française Catherine BARDIN. Pour en savoir plus sur sa vie et parcourir une brève biographie de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Nilda Fernandez

25 octobre 1957 : Naissance à Barcelone de l’auteur, compositeur et interprète franco-espagnol Nilda FERNANDEZ sous le nom de Daniel Fernandez. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Pochette du CD Poètes et chansons (c) EPM

25 octobre 1976 : Décès, à Paris, de Raymond QUENEAU, qui fut ce qu’on peut vraiment appeler un « homme de lettres » tant ses oeuvres furent diversifiées au sein de la littérature. Il fut ainsi romancier, poète, dramaturge, auteur et cofondateur du groupe littéraire « Oulipo ». À la Libération de Paris en 1945, il fréquente Saint-Germain-des-Prés. Son poème « Si tu t’imagines » est alors mis en musique par Joseph Kosma et devient l’un des premiers succès de Juliette Gréco. D’autres textes de Queneau seront ensuite interprétés par les Frères Jacques et repris par divers artistes non moins célèbres. Raymond Queneau est mort d’un cancer du poumon. Il était né le 21 février 1903.

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SAINT-ANDRE en 2010

25 octobre 2010 : Sortie de l’album de l’artiste d’origine corse vivant en Belgique SAINT-ANDRE: « Mon jour de chance ».

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5 MAI

ROMUALD dans les années 1970

5 mai 1941 : Naissance, à Saint-Pol de Léon (Bretagne) du chanteur français ROMUALD, de son vrai nom Romuald Figuier. Enfant de la balle né dans le milieu circassien, son père était le directeur du cirque Figuier. Il est aussi le neveu d’Achille Zavatta et parent de la famille Bouglione. Pourtant, c’est le métier de comédien qu’il choisit d’abord en se joignant à la troupe des joyeux drilles de Robert Dhéry en 1962. Puis, en pleine époque yé-yé, il se tourne vers la chanson avec une voix de crooner et des mélodies plutôt traditionnelles pour l’époque. Cela ne l’empêche pas de se faire connaître et de représenter Monaco au Concours Eurovision de la Chanson de 1964. Sa chanson « Où sont-elles passées » obtient la 3e place.

Il enregistre alors d’autres titres qui sont de bons petits succès et qui assurent la renommée de ce chanteur de charme: « Le temps des vacances », Cow-boy » ou « Nous voyageons de ville en ville » pour la bande originale du film « Les demoiselles de Rochefort » en 1967. En 1968, Romuald participe, pour Andorre cette fois, au Festival international de la chanson de Rio au Brésil. Il y interprète une chanson qu’il a composée et dont le texte est écrit par Pascal Sevran et Sylvain Lebrail: « Le bruit des vagues » se classe 5e. Il récidive à Rio l’année suivante en obtenant la même position avec une chanson écrite par les mêmes auteurs: « Tous les printemps du monde ». Véritable bête de concours, la même année, en 1969, il participe de nouveau au Concours Eurovision mais, cette fois, pour le Luxembourg. Il y chante « Catherine » et termine 11e. En 1973, il participe encore à un concours où il représente la France. C’est le Festival de Viña del Mar au Chili. Il y interprète « Laisse-moi le temps », une chanson composée avec le chef d’orchestre Caravelli qui se classe deuxième. Quelques mois plus tard, le chanteur canadien Paul Anka achète les droits de cette chanson aux auteurs et demande à Sammy Cahn d’adapter en anglais le texte de Michel Jourdan qui devient « Let me Try Again ». Essayant de refaire le coup de « My way » (« Comme d’habitude » de Claude François), Paul Anka propose la chanson à Frank Sinatra qui choisit de l’interpréter sans toutefois en faire le succès de « My way » malgré les évidentes qualités musicales du morceau. En 1974, pour la troisième fois, Romuald se présente au Concours Eurovision pour Monaco et il se classe 4e avec « Celui qui reste et celui qui s’en va ».

A la fin des années 1980, Romuald va satisfaire pleinement sa passion pour le cirque. Il devient en effet le Monsieur Loyal du Cirque Bouglione. Depuis, le chanteur semble s’être retiré des affaires et de la chanson même s’il a pu apparaître dans des émissions télévisées françaises de souvenirs dans les années 2000.
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Jean-Claude Pascal dans les années 1970 - Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

Jean-Claude Pascal dans les années 1970 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

5 mai 1992 : Décès, à Clichy-la-Garenne, de l’acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude PASCAL. Né le 24 octobre 1927 à Paris sous le nom de Jean-Claude Villeminot, le garçon est élevé par sa mère dans le milieu aisé de riches industriels du textile suite au décès de son père quelques mois après sa naissance. Après une enfance paisible et une scolarité normale, il termine la guerre en s’engageant dans la division blindée de l’armée française menée par le général Leclerc. Il est de ceux qui libèrent la ville de Strasbourg et il en est récompensé par la Croix de guerre en 1945. Après la guerre, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour l’entreprise textile de son oncle. Créateur et créatif, il se fait embaucher comme modéliste-dessinateur chez les couturiers Hermès puis Dior et Piguet. Il se permet aussi, de temps en temps, de poser comme modèle grâce à son physique de jeune premier. Se faisant des amis dans le monde du théâtre, il s’intéresse à la création de costumes puis au jeu d’acteur tout simplement. En 1948, il s’inscrit au célèbre Cours Simon et prend pour pseudonyme Jean-Claude Pascal, question d’éviter à sa famille de voir le nom des Villeminot associé au milieu des saltimbanques. Un an plus tard, Jean-Claude est sur scène pour sa première expérience théâtrale aux côtés d’Edwige Feuillère dans « La Dame aux camélias ». Il multiplie alors les prestations sur les planches mais il est aussi très vite demandé par le cinéma. Les décennies 1950 et 1960 le voient ainsi tourner une multitude de films à succès. En 1955, il se tourne vers une nouvelle occupation artistique: celle de chanteur. La première mélodie qu’il enregistre a pour titre « Je voudrais » et elle est écrite par Charles Aznavour. Il va alors prendre le temps de se constituer un répertoire avant de se présenter face à un public: celui du théâtre parisien de Bobino en 1961. Interprète, il choisit lui-même les auteurs de ses chansons parmi des talentueux jeunes: Ferrat et Gainsbourg notamment. En 1961, il est sollicité pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au concours Eurovision de la chanson à Cannes. Le 18 mars, il remporte l’épreuve en interprétant « Nous les amoureux », un texte de Maurice Vidalin sur une musique de Jacques Datin.

Durant la fin des années 1950 et la décennie 1960, Jean-Claude Pascal enregistre de nombreux 33 tours sur lesquels il grave un bon nombre de reprises de grandes chansons françaises comme « Les feuilles mortes » (Montand), « L’absent » (Bécaud), « C’est si bon » (Montand), « Les amants » (Piaf), « Il n’y a plus d’après » (Béart) ou encore « Chez Laurette » (Delpech). Au début des années 1970, il va enregistrer moins de disques pour revenir au théâtre mais aussi, et c’est nouveau, tenter la télévision. Il va ainsi apparaître dans des séries françaises dont la plus célèbre est sans doute « Le chirurgien de Saint-Chad » en 1976. Vingt ans après sa victoire au concours Eurovision de la chanson en 1961, la télévision luxembourgeoise RTL lui demande de représenter à nouveau le pays au cours de cette compétition. Il y présente la chanson « C’est peut-être pas l’Amérique » qui se classe 11e.

Deux ans plus tard, en 1983, il enregistre cette fois une série de chansons originales qu’il grave sur un dernier album. Après la sortie de ce disque, il se lance dans l’écriture en rédigeant une autobiographie et des romans. Au début des années 1990, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac. Et, le 5 mai 1992, il décède à 64 ans dans une chambre de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne.
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