22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

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Le disque de 1999

22 janvier 2004 : Décès, à Paris, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. Né à Toulouse le 24 juin 1944, il y passe son enfance et une partie de son adolescence. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ricky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. La formation de Ricky James explose et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl » au cours de laquelle son faux prénom de Ricky est modifié en Ticky. Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT. Né à Tarbes le 4 décembre 1932 sous le nom de Louis Deghelt, il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris où il s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entretemps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter pour des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

De retour à Paris, il se produit sur les scènes de Bobino et de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans quelque émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
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22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
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27 JUILLET

BOURVIL – Photo (c) Mainbourg

27 juillet 1917 : Naissance, à Prétot-Vicquemare, sous le nom d’André Raimbourg, de l’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Isabelle Aubret en 1984 – Photo (c) Alain Marouani

27 juillet 1938 : Naissance, à Lille, de l’interprète française Isabelle AUBRET, née sous le nom de Thérèse Coquerelle. Toute jeune, elle se passionne pour le sport et, surtout, la gymnastique. A quatorze ans, elle décroche ainsi le titre de championne de France de la discipline. Mais Thérèse aime aussi la musique et le chant. Elle s’inscrit à différents concours régionaux et elle finit par être remarquée par le directeur d’une radio locale. Elle se fait alors embaucher comme chanteuse dans un orchestre de bal puis s’inscrit à un concours ayant lieu à l’Olympia de Paris. Le directeur du music-hall, Bruno Coquatrix, la remarque et lui obtient un contrat dans un cabaret de chansons à Pigalle. Au fil des rencontres, son chemin finit par croiser celui de Jacques Canetti, l’agent artistique qui a déjà révélé Jacques Brel et bien d’autres. Grâce à lui, elle enregistre, en 1961, un premier 45 tours sous le nom d’Isabelle Aubret. Elle y interprète notamment la chanson « Nous les amoureux » qui, reprise par Jean-Claude Pascal, permet à ce dernier de gagner le concours Eurovision de la chanson. Un an plus tard, c’est Isabelle qui se retrouve au Grand Prix Eurovision qu’elle remporte avec la chanson « Un premier amour ».

En 1962 aussi, elle assure la première partie des spectacles de Jean Ferrat avec qui elle fait connaissance. Voulant à tout prix peaufiner ses prestations avant d’affronter le public en tant que vedette, elle fait aussi le lever de rideau de Jacques Brel en 1963 à l’Olympia de Paris. Au cours de sa longue carrière d’interprète qui suivra, Isabelle Aubret va beaucoup chanter Brel et Ferrat. En 1963, à Arnay-le-Duc, Isabelle est victime d’un grave accident de voiture qui l’oblige à arrêter ses activités pendant des mois. Pour qu’elle s’en sorte financièrement, Jacques Brel décide de lui offrir les droits de la chanson « La Fanette ». Et, lorsqu’elle remonte sur scène à l’Ancienne Belgique de Bruxelles après bien des épreuves, sa chanson fétiche sera « C’est beau la vie » écrite spécialement pour elle par Michelle Senlis sur une musique de Jean Ferrat. En 1965, Isabelle Aubret ouvre le programme des soirées d’Adamo à l’Olympia de Paris. Elle interprétera, bien plus tard, des chansons de l’artiste italo-belge comme « Voyage jusqu’à toi » (1977) ou « Des mots » (1997). Au fil du temps, son répertoire d’interprète s’affine et se diversifie. En 1968, elle se classe troisième au Concours Eurovision en chantant « La Source » et, en mai, la chanteuse assure encore une première partie: celle du Québécois Félix Leclerc. Mais, cette fois, le spectacle est interrompu en raison des manifestations et des grèves estudiantines. Jusque-là éditée par la firme de disques Philips, l’artiste se tourne en 1969 vers le producteur Gérard Meys qui est éditeur et patron du label à son nom. L’hommme est déjà le producteur de Jean Ferrat et de Juliette Gréco. Alors qu’elle est un peu boudée par les medias en France au début des années 1970, elle effectue un retour fracassant sur la scène parisienne de Bobino en 1973. Isabelle réalise à ce moment des tournées qui l’emmènent au Canada, en URSS, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, à Cuba, au Japon, en Pologne, en Finlande et en Allemagne sans oublier la Suisse et la Belgique. A la fin de l’année 1981, l’ancienne championne de France de gymnastique répète un numéro de trapèze volant pour l’annuel « Gala des Artistes ». Elle loupe toutefois le numéro et se brise les jambes en tombant de plusieurs mètres. Elle n’est de retour au studio d’enregistrement qu’en 1983 pour un album qui sort en 1984: »Le monde chante ». En 1987, elle reçoit le Grand-Prix du Disque et le prix de l’Académie Charles-Cros pour son album « Vague à l’homme ». Elle présente ses grands succès et les chansons de ce dernier opus à l’Olympia de Paris alors que le talentueux Allain Leprest assume sa première partie. Tout au long des années 1990 et 2000, Isabelle Aubret va poursuivre son magnifique travail d’interprète qui consiste à livrer les chansons de grands auteurs-compositeurs dans des versions que la pureté de sa voix rend très différentes des originales. Elle reprend ainsi des titres de Goldman (« Dors bébé dors »), Cabrel (« Tout le monde y pense »), Romain Didier, Gainsbourg, Souchon, Trenet et Béart. A l’aube des années 2010, elle figure à l’affiche de deux tournées « Age tendre et tête de bois ». Et en mai 2011, elle propose deux concerts au Palais des Sports de Paris. En 2014, elle revient sur la « tournée supplémentaire » de « Age tendre et tête de bois » comme invitée d’honneur. En septembre 2016, un nouvel opus de la chanteuse est disponible: il a pour titre « Allons Enfants ». Et, en octobre, Isabelle Aubret est à nouveau sur la scène de l’Olympia de Paris avant de repartir en tournée et d’annoncer une nouvelle participation à l’aventure « Age Tendre » pour janvier 2018. Dans le courant de cette année 2018, Isabelle annonce qu’elle va entamer une grande dernière tournée de concerts qui va l’amener sur toutes les scènes de la francophonie.
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Un 45 tours de 1983

27 juillet 1944 : Naissance, à Deux-Acren, de l’auteur-compositeur-interprète belge Dominique DELOOF. C’est à l’âge de douze ans déjà qu’il commence à écrire ses premiers textes. Et, toujours intéressé par la transmission écrite, il se dirige ensuite vers le journalisme. En 1968, il est ainsi engagé au journal « Le Peuple » pour lequel il travaille jusqu’en 1974. L’année suivante, il décide d’ajouter des mélodies sur les textes qu’il écrit depuis quelques années et il se lance dans la chanson. Malgré la tentation qui est grande, Dominique Deloof n’enregistrera son premier album qu’en 1983. L’époque est alors dorée pour les artistes belges qui profitent largement des radios libres qui diffusent les chanteurs et musiciens locaux. La radio publique belge francophone RTBF emboîte le pas et l’on peut y entendre des titres tels que « La Wallonie », « La Dendre » ou « Mal d’un pays », des chansons qui délivrent toutes des messages forts. Avant ce premier 33 tours, Dominique Deloof avait déjà gravé sa voix sur un album évoquant sa région natale : « Escale à Lessines ». Ce projet réunissait, en 1981, d’autres artiste Lessinois comme Lou Deprijck, Francis Vauban, Jean-Claude Drouot ou les Petits Chanteurs du Roc. Depuis les années 1980, bien que n’ayant plus enregistré de disques, Dominique Deloof a continué à écrire et à interpréter ses chansons comme on peut le voir ci-dessous, en 1996, à Saint-Gilles, dans une vidéo réalisée et mise en ligne par Hugues Draye.

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André Torrent dans les années 1970

27 juillet 1945 : Naissance, à Uccle, dans la banlieue de Bruxelles, de l’animateur de radio et de télévision belge André TORRENT sous le véritable nom d’André Tollebeeck. Fils unique d’un magistrat et d’une mère professeure de dessin, actionnaires de l’hôtel Pacific à De Panne, ses vacances d’enfant se déroulent toutes dans cette station balnéaire belge dont le nom français est La Panne. Les parents d’André sont de grands amateurs d’opérette et sa maman joue du piano. Il est alors fréquent que ses parents l’emmènent avec eux voir l’un ou l’autre spectacle à l’Alhambra de Bruxelles. Malgré les nombreux déménagements de la famille, il entame des études secondaires à l’athénée Adolphe Max de Bruxelles où il apprécie surtout les cours de cinéma, d’art dramatique, d’escrime et de judo. Et, toujours adolescent, après avoir vaguement voulu devenir médecin militaire, il manifeste son intention de faire de la radio et de devenir speaker au grand désarroi de ses parents et de la famille plutôt bourgeoise. Il faut dire que, depuis ses onze ans, il se passionne pour ce média qu’il a découvert lors d’un séjour à la mer. Car, ce jour-là à Knokke-le-Zoute, une pointure de l’animation propose des jeux radiophoniques sur la plage : Jean-Claude Ménessier appelé plus communément et simplement Jean-Claude. Puis, André se passionne pour les émissions de Radio-Luxembourg animées par Jean-Jacques Vital, Marcel Fort, Roger Lanzac ou Zappy Max : « Cent francs par seconde », « Quitte ou double » ou encore « Le crochet radiophonique ». Au moment d’acheter son premier 45-tours, c’est un disque de Gilbert Bécaud qu’il choisit : « Le marchand de ballons ». Et, quand la télévision fait son entrée dans la famille Tollebeeck, c’est Jean Nohain et son programme « 36 chandelles » sur la RTF qui mobilisent toute son attention. Un jour, à seize ans, alors qu’il est en vacances avec ses parents à Montreux, il s’inscrit à un concours où il imite Robert Lamoureux dans « La chasse au canard » et il obtient le troisième prix. L’année suivante, il revient au Palace et demande à pouvoir présenter la soirée du concours. Comme cela évite une corvée au chef d’orchestre qui accomplit cette tâche avec des pieds de plomb, on lui permet non seulement d’animer la soirée mais également celles des jours suivants. De retour en Belgique et abonné au journal de Tintin, il constate que l’hebdomadaire ne contient pas de rubrique sur le cinéma et il propose, lors d’un coup de fil au directeur du magazine, d’en écrire une. Et voilà le jeune Tollebeeck effectuant ses premiers pas de journaliste. Un job qu’il approfondit très vite en se proposant d’interviewer les nouvelles idoles de la chanson qui passent par Bruxelles. A 17 ans, il se rend ainsi au Cirque Royal pour y rencontrer Françoise Hardy armé d’un petit magnétophone portable et l’artiste accepte. Il fait la connaissance d’un jeune photographe, Eddy Despretz, qui lui permet d’utiliser ses clichés pour illustrer ses articles. Gilbert Bécaud répond ensuite volontiers aux questions d’André après un concert à Knokke-Le Zoute. Le garçon se familiarise alors avec le milieu du théâtre belge et se retrouve, notamment, sur scène aux côtés de Christiane Lenain, de Jean-Pierre Rey ou de Janine Chérel. Le hasard des rencontres lui permet également de fournir des articles pour les magazines « Télé 7 jours » et « Marie-Claire ». Le 1er septembre 1965, André effectue son service militaire d’un an. Puis il frappe aux portes des bureaux bruxellois de Radio Luxembourg et d’Europe 1 pour proposer ses services. D’une manière totalement inattendue et fortuite, il réalise ainsi un reportage très réaliste lors de l’incendie dramatique du grand magasin de l’Innovation à Bruxelles le 22 mai 1967. Il part ensuite pour Paris où il réussit à se faire engager pour un stage d’un mois à Europe 1. De retour à Bruxelles, il est sollicité pour effectuer un remplacement aux côtés d’Arlette Vincent sur l’antenne radio belge de RTL et ce sont là ses véritables débuts au micro. Puis, au début 1968, c’est pour remplacer le jeune animateur Fabrice qu’il est appelé en studio pour présenter « La disco de papa ». Et c’est un premier succès pour lui sous le nom de Torrent, qu’il reprend à un héros de Tintin (Jimmy Torrent) et qui est, aussi, une adaptation toute personnelle et française de son nom flamand. Malgré cela, et en raison du renouvellement de la grille des programmes, André Torrent est remercié en septembre 1968 et quitte RTL. Il frappe alors aux portes d’Europe 1 et de France Inter et, contre-attente, c’est Radio Monte-Carlo qui l’appelle pour un remplacement matinal à Marseille. Prévu pour trois semaines, ce boulot à RMC va durer trois ans et il va, notamment, y travailler avec l’un de ses modèles : Michel Cogoni qui se tue dans un accident de voiture en août 1969. Les émissions qu’il anime ont pour nom « La roulette discothèque », « Les nerfs à vif » et « Sandwich ». En 1971, de retour à Paris, c’est à Europe 1 qu’il présente les prédictions de Madame Soleil entre minuit et une heure du matin avant de remplacer Patrick Topaloff entre 01h00 et 03h00. Mais, après trois mois, il est gentiment poussé vers la sortie. Suivent alors diverses aventures dans le domaine de l’animation publicitaire avant d’être appelé par RTL pour y prendre les rênes d’une nouvelle émission dont le concept est loin d’être neuf : le Hit-Parade. Pourtant, un élément est toutefois nouveau : le programme est quotidien et la production ainsi que les ventes discographiques des années 1970 sont telles que l’émission est totalement réalisable chaque jour sans s’essouffler. Du coup, le 3 juillet 1972, André Torrent propose le premier « Hit-Parade RTL » d’une série qui ne s’arrêtera qu’en 1981. La diffusion est d’abord planifiée de 20h00 à 21h00 pour ensuite passer de 18h30 à 20h30. Les émissions et les remplacements se succèdent alors pour André. En plus de la présentation du « Hit-Parade RTL », il y a « Hit-Magazine Spécial RTL », « Super-Club », « Studio 22 », « Double Disque » ou « Stop ou encore » le weekend. En 1974, il lance sur antenne le célèbre jeu de la Valise où un auditeur attentif doit communiquer la somme exacte qui se trouve dans le bagage. Le 30 octobre de la même année, André épouse Régine et son témoin de mariage est Claude François. Sur la vidéo de la noce ci-dessous, on peut entendre des versions spéciales de leurs succès modifiés et dédicacés par Mike Brant, Claude François et Ringo (collector !!!).

Le succès radiophonique d’André Torrent à RTL France fait réagir une de ses vieilles connaissances : Henri Seghers, producteur à la RTB, la télévision belge. Ce dernier le voit bien comme le présentateur d’une nouvelle émission de variétés baptisée « Chansons à la carte, le club des artistes ». André accepte et tente ainsi sa première expérience télévisuelle en compagnie de Demis Roussos et Antoine le 15 octobre 1972. Produit par Nicolas Résimont secondé par « Poupette » (alias Marthe Massinon) et réalisé par Bob Jacqmin, le programme est un succès et tiendra le coup jusqu’en 1983 alors qu’André Torrent a quitté la barre pour laisser la place à Patrick Duhamel et à Ricky Fox. La direction de RTL-TV, qui émet du Luxembourg et qui est diffusée dans ce pays, mais aussi de plus en plus en Belgique, est quelque peu agacée par le succès de cette émission de chansons qui détrône le film du dimanche soir dans les sondages. Et elle est d’autant plus frileuse que le présentateur du programme télé de la RTB est l’un des animateurs vedette de la radio RTL. Alors, André Torrent lui remet un projet qui est une sorte d’adaptation du hit-parade à la télévision. Et il se fait fort d’amener au Luxembourg les artistes qu’il côtoie régulièrement à Paris pour y enregistrer une vidéo de leur succès du moment. Au départ mensuel et diffusé le mercredi de 18h40 à 19h20 à partir de septembre 1975, le rendez-vous devient ensuite hebdomadaire le mercredi de 20h00 à 21h00 jusqu’en juin 1983. En septembre 1976, André Torrent est évincé de la RTB dont la direction ne supporte pas le « double-jeu » qu’il mène à télé publique belge et à RTL-Télévision. L’animateur la trouve saumâtre et réagit en proposant un nouveau projet à RTL-TV : le « Super Juke-Box » qui sera diffusé tous les samedis après-midi à partir de 1977. Le principe est simple et se déroule en direct : les téléspectateurs téléphonent et demandent de voir leur chanson préférée. Ayant accumulé une quantité impressionnante de clips « faits maison » ou importés des USA, de Grande-Bretagne, de France ou d’ailleurs, le réalisateur René Steichen les distille sur antenne après une courte communication téléphonique entre André Torrent et le demandeur. A ce titre, une téléspectatrice fidèle va devenir célèbre : Madame Facchinetti, de La Panne, qui intervient presque chaque semaine au grand plaisir du présentateur qui, secrètement, doit se souvenir de ses vacances d’enfant dans la cité balnéaire belge. Chaque samedi, André Torrent est au poste entre 16h15 et 18h00 jusqu’en 1983. Parallèlement à toutes ces activités, l’animateur commente aussi le Concours Eurovision de la Chanson pour la radio RTL entre 1976 et 1991 et pour RTL-TV en 1978 (aux côtés de Jacques Navadic). Au début des années 1980, il installe un nouveau rendez-vous pour les téléspectateurs de RTL : deux vendredis par mois, il reçoit des personnalités du show-business dans le cadre du Martini World Center à Bruxelles. En septembre 1991, le producteur de la RTBF Philippe Luthers lui demande s’il ne veut pas faire un retour sur la télé publique belge pour y présenter le programme de variétés intitulé « Tour de Chance ». André accepte mais l’expérience ne dure qu’une saison. Hyperactif, André Torrent va poursuivre sa carrière radiophonique à RTL jusqu’en 2015 : le 28 juin de cette année-là, la station rend hommage à ses 44 ans de service, il est le rédacteur du « Journal inattendu » le 4 juillet et il présente une dernière fois l’émission « Un torrent de musique » le dimanche 5 juillet.

Deux ans plus tard, il devient chroniqueur pour le programme intitulé « De quoi j’me mêle » sur la chaine de télé privée belge RTL-TVI. Le 27 septembre 2019, André Torrent est aux côtés de Serge Vanhaelewijn pour le lancement d’une nouvelle station de radio numérique belge de la RTBF en DAB : Viva +. Puis, en 2020, il raconte régulièrement les anecdotes et les rencontres de sa vie artistique au micro de Michaël Pachen sur l’antenne de la chaîne populaire de la radio publique RTBF « VivaCité » au cours de la tranche intitulée « Nos chansons ont une histoire ».
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27 juillet 1994 : C’est le coup d’envoi des premières Francofolies de Spa (Belgique) qui se tiendront jusqu’au 30 juillet. L’affiche reprend les noms de Stephan Eicher, Indochine, Laurent Voulzy et Patricia Kaas. Le regretté Pierre Rapsat est le premier artiste à mettre sur pied une « Fête à… » avec la participation de plein d’autres artistes. Quelque 15 000 festivaliers vont répondre à ce premier appel des organisateurs.

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