16 MARS

Guesch Patti en 1988

16 mars 1946 : Naissance, à Paris, de la danseuse, comédienne et chanteuse française Guesch PATTI. De son vrai nom Patricia Porasse, Guesch Patti est d’abord danseuse avant d’être chanteuse. Dès l’âge de neuf ans, elle pratique la danse classique en tant que petit rat de l’Opéra de Paris. En 1964 et 1965, elle forme le duo Yves et Patricia avec le musicien et compositeur Yves Gilbert qui est aussi son mari à l’époque et qui compose ensuite les plus grands succès de Serge Lama. A 23 ans, après avoir travaillé avec Roland Petit, elle opte pour la danse contemporaine. Mais le virus de la chanson lui reprend en 1984 avec l’éphémère trio « Dacapo » auquel elle participe et qui enregistre une version française de « Bei mir bist du schön »: « Somnifères ». Comme si c’était un pari, elle enregistre ensuite en solo une chanson plutôt étonnante fin 1987: « Etienne ».

Le pari est plutôt gagné puisque le disque se vend à un million et demi d’exemplaires. Ce succès est suivi par un deuxième single, « Let be must the queen », et, avec l’album « Labyrinthe », Guesch Patti récolte une Victoire de la musique en 1988 comme « Révélation féminine de l’année ». Deux ans plus tard sort un deuxième album intitulé « Nomades » dont les ventes moins nombreuses préfigurent l’échec du trosième opus, « Gobe », en 1992. Jusqu’en 2002, l’artiste enregistre encore des disques avec, à chaque fois, une démarche particulière. Pour ce faire, elle s’entoure de musiciens de talent comme Etienne Daho ou Mathieu Chédid en 1995. En 2000, son cinquième album, « Dernières nouvelles » propose une atmosphère assez lourde où la solitude est le thème principal. A partir de ce moment, Guesch Patti s’éloigne de la chanson pour reprendre sa carrière de danseuse et tenter l’expérience du théâtre et du cinéma. En 2006, elle participe au jury de « Dancing show » sur la chaîne de télé publique France 2. Trois ans plus tard, elle revient brièvement à la chanson avec les titres « Bilingue » et « Ensemble ». En 2010, elle est à l’affiche d’un spectacle mêlant le théâtre et la danse, « Re-vue », proposé à la Ménagerie de Verre à Paris.
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Richard Desjardins – Pochette album 1998

16 mars 1948 : Naissance, à Rouyn-Noranda au Canada, de l’auteur-compositeur-interprète québécois Richard DESJARDINS. Après avoir appris le piano avec sa maman, il entame une carrière musicale avec son frère tout d’abord puis dans divers groupes régionaux. Face au manque de succès, il finit par s’installer seul à Montréal pour y produire son premier album, « Les Derniers Humains », qui obtient un succès d’estime. La vraie popularité vient avec son second opus: « Tu m’aimes-tu ? » qui se vend à 125.000 exemplaires au Québec avant de traverser l’Atlantique.

En 1990, Richard Desjardins reçoit le Prix miroir de la chanson francophone lors du Festival d’été de Québec. L’une des chansons de cet album sera reprise plus tard par Francis Cabrel sur le disque « Urgences » contre le SIDA: « Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours ». Après de nombreux spectacles et tournées au Canada comme en Europe, Desjardins sort un troisième album studio solo intitulé « Boom Boom ». Il se consacre alors à la co-réalisation de documentaires environnementaux mais continue à enregistrer des albums dont le succès s’étiole peu à peu. L’artiste québécois s’engage aussi de plus en plus pour soutenir diverses causes humanitaires et politiques.
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11 MARS

 

Claude François en 1965 (c) Jacques Aubert

11 mars 1978 : Décès, à Paris un samedi après-midi, par électrocution dans sa salle de bains, du chanteur français Claude FRANCOIS. Idole parmi les idoles, star française et mythe de la chanson populaire francophone, Claude François n’a jamais été égalé et, plus de 40 ans après sa disparition, ses succès sont toujours présents chez les disquaires, dans les programmes de radio et sur ces « dancefloor » que l’on appelait avant les pistes de danse. En à peine quinze ans de carrière, cet artiste, né à Ismaelia en Egypte le 1er février 1939, a compris tout ce que le show-business pouvait apporter à un jeune homme talentueux en quête de reconnaissance artistique. L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de succès enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie aussi de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche » : Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance également dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et n’obtient pas un franc succès dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Pour ce magazine, le chanteur se passionne pour la photographie et, sous le pseudonyme de François Dumoulin, réalise des clichés de très jolies demoiselles légèrement (dé)vêtues. Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde sous le titre « My way » interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » ainsi que « Alexandrie Alexandra ».

Entre 1962 et 1978, le chanteur a enregistré 363 chansons sur 27 albums et vendu 35 millions de disques. Entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, Claude François a donné 1.188 concerts. Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission télévisée de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs comme avec lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012. En 2018, à l’occasion du 40e anniversaire de la disparition du chanteur, une intégrale très complète est commercialisée et comprend 20 CD avec 360 titres dont de nombreuses versions introuvables, des interviews, et un livret de 48 pages contenant des photos rares et des textes exclusifs. Pour la même occasion, Fabien Lecoeuvre publie une biographie, « Claude François, 14.284 jours », et Vline Buggy, parolière de nombreuses chansons de l’artiste, compile, pour la première fois ses souvenirs dans un livre: « J’y pense et puis j’oublie ». La journaliste Isabelle Catelan, qui a dirigé le magazine Podium, a regroupé les notes de service, souvent incendiaires, que le chanteur adressait à ses collaborateurs, alors que le biographe Baptiste Vignol propose « Claude François, Je reviendrai comme d’habitude ». Les deux fils de l’artiste, Claude Jr et Marc François, annoncent aussi pour 2019 une comédie musicale sur la vie de leur père.
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Place Claude François à Paris (c) Celette

11 mars 2000 : Quelques centaines de fans et des proches comme certaines Clodettes, Ticky Holgado, Danièle Gilbert, Alain Chamfort, Patrick Juvet ou Michèle Torr assistent à l’inauguration de la Place Claude François dans le 16e arrondissement de Paris, juste en face de l’endroit où se trouvaient les bureaux de l’artiste dans un immeuble du boulevard Exelmans. La cérémonie se tient en présence de Xavière Tiberi, épouse du maire de Paris alité, de Pierre-Christian Taittinger, maire du 16e arrondissement, et des deux fils du chanteur accompagnés de leur mère.
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11 mars 2011 : C’est la première soirée de la 16e édition du festival « Le Quesnoy en chanteurs » qui se tient dans le Nord de la France, à Le Quesnoy près de Valenciennes jusqu’au 25 mars 2011. Stéphane Hirschi, directeur du festival, se plaît à rappeler les ingrédients qui ont forgé l’identité de la manifestation: « esprit, amitié, goût de la découverte et, aussi, les doubles plateaux d’artistes qui sont un mariage des talents et des saveurs artistiques sous les auspices de la curiosité et des révélations ». La plupart des concerts ont lieu au Théâtre des trois chênes. La série commence par une soirée d’hommage à Boris Vian, le 11 mars, avec Presque Oui, Serge Utge-Royo, Clarika, Agnès Bihl, Gérard Morel, Yves Jamait et Anne Sylvestre notamment. Le mardi 15 mars, le spectacle est d’abord haïtien avec « Joyshanti » qui est suivi du concert de Gérard Morel et sa clique. Samedi, le 19 mars, le poète québécois Richard Desjardins partage l’espace scénique avec Michel Arbatz. Le mardi 22 mars, ce sont les régionaux du duo « Presque Oui » qui ouvrent le bal juste avant le groupe « Vis à Vies« . Enfin, le vendredi 25 mars, ce sont les révélations du festival « Alors Chante » de Montauban en 2010, les « Vendeurs d’Enclumes« , qui assurent la première partie de Louis Chédid. Mais le festival du « Quesnoy en chanteurs » c’est aussi le développement des concerts hors les murs à l’université de Valenciennes les mercredis avec Pascale Delagnes, voisine venue de Belgique, le 16 mars; Stéphane Balmino, ex-chanteur de Kabann le 23 mars; et le régional ch’ti William Schotte le 6 avril. Enfin, deux « Chante-grange » ont lieu à Englefontaine avec Bernard Joyet le 12 mars et Rémo Gary le 18 mars.
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Les trois artistes sélectionnés au terme de cette journée d’auditions

11 mars 2017 : Dix groupes et artistes sont retenus pour les auditions du Parcours FrancoFaune qui ont lieu à la Maison de la création de Laeken (Bruxelles). Se produisent ainsi sur scène entre 11h00 et 18h00: Badi, Convok, Etienne-Etienne, Hélène Couvert, La Louve, Lux Montes, Major Dubreucq, Mini Sultan, David Votre Chazam et Wyndu. Au terme de la journée, trois artistes sont choisis pour être accompagnés jusqu’au prochain festival FrancoFaune: Badi, Hélène Couvert et Major Dubreucq.
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