14 FEVRIER

14 février 1957 : Naissance, à Metz, de la chanteuse française Marie-Claire BUZY dont le vrai nom est Marie-Claire Girod. Pendant qu’elle suit des études de médecine, elle apprend et enseigne ensuite les claquettes. Cette discipline lui vaut d’être engagée pour le rôle de Columbia dans le « Rocky Horror Picture Show ». En 1980, l’auteur Etienne Roda-Gil la remarque et elle enregistre son premier succès, « Dyslexique », qui se vend à 500.000 exemplaires.

Après un tel coup de maître, il est toujours difficile de se maintenir mais Buzy va très bien s’en sortir avec les chansons « Adrénaline », « Adrian », « I love you Lulu » et, surtout, le « tube » « Body physical ». A la fin des années 1980, son producteur, Gérard Pedron, meurt. Elle met longtemps avant de trouver un second souffle malgré le fait qu’elle n’a jamais arrêté de chanter. Alors qu’elle est psychothérapeute depuis le début des années 2000, elle enregistre l’album « Borderlove », composé avec ses amis Daniel Darc, Jay Alanski ou Alice Botté. Elle sort encore un nouvel album de onze titres, « Au bon moment, au bon endroit », en 2010. En octobre 2011, un album hommage intitulé « Tous Buzy » est enregistré par quinze artistes parmi lesquels Clarika et Prohom.
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14 février 1971 : Mike BRANT est victime d’un accident de la route à Bourg-en-Bresse (France). Ses blessures ne sont pas très graves mais son producteur, Jean Renard, prend des photos « arrangées » qui sont publiées par toute la presse « people » de l’époque.
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Stéphanie Blanchoud

14 février 2004 : C’est ce samedi 14 ainsi que le samedi 21 qu’ont lieu à la Maison des Musiques de Bruxelles les demi-finales de la cinquième édition du concours « Musique à la Française ». Les seize candidats retenus ont pour nom: Acta, Asta, Ben au Banjo, Le Beau Geste, Stéphanie Blanchoud, Bubblegum Sound, Ete 67, D.Majiria, Crimo, Lisa Margo, Nil Obstat, Damien Ovalé, Perrine & Jean-Mi, Saule, Serial Killer et Super Sans Plomb. La finale est prévue pour le 13 mars.
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Stromae

14 février 2014 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique 2014 a lieu sur la scène du Zénith de Paris. C’est le Belge Paul Van Haver, mieux connu sous le pseudonyme de STROMAE qui est le grand vainqueur de la soirée en remportant trois Victoires. Son compatriote Salvatore Adamo reçoit, lui, une Victoire d’honneur amplement méritée pour l’ensemble de sa carrière.

Voici le palmarès où n’apparaissent que les artistes s’exprimant en français :
* ARTISTE INTERPRETE MASCULIN : STROMAE
* ARTISTE INTERPRETE FEMININE : VANESSA PARADIS
* ALBUM REVELATION : « Psycho tropical Berlin » de LA FEMME
* ALBUM DE CHANSONS : « Racine carrée » de STROMAE
* ALBUM DE MUSIQUES URBAINES : « Paris sud minute » de 1995
* CHANSON ORIGINALE : « 20 ans » par JOHNNY HALLYDAY (Auteur : Christophe MIOSSEC – Compositeur : David FORD)
* SPECTACLE MUSICAL, TOURNÉE, CONCERT : « Îl(s) » de M.
* VIDÉO-CLIP : « Formidable » de STROMAE
* VICTOIRE D’HONNEUR : SALVATORE ADAMO pour ses 50 ans de carrière.

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11 SEPTEMBRE

Lucien Morisse en 1961

11 septembre 1970 : Décès à Paris de l’homme de médias et directeur de radio Lucien MORISSE. Né le 9 mars 1929 à Paris sous le nom de Lucien Trzesmienski, il est discothécaire à la RTF, la Radiodiffusion Télévision Française, lorsqu’il est remarqué par le journaliste Pierre Sabbagh qui lui confie, en 1950, l’illustration sonore du journal télévisé qui doit alors être réalisée en direct. En 1956, les fondateurs de la toute nouvelle radio périphérique française Europe 1 font appel à ses services pour créer un nouveau style de radio qui soit populaire. Cela marche bien et, en 1960, il devient le responsable de la programmation musicale de la station. Il est le premier à instaurer en France le système de la playliste qui est alors en vigueur sur les radios américaines. Mais Lucien Morisse est aussi animateur de l’émission « Le Discobole » et, en octobre 1960, il casse en direct le troisième 45 tours de Johnny Hallyday qu’il estime mauvais. En fait, la vérité est peut-être à chercher ailleurs: à cette époque Lucien Morisse est en couple avec la chanteuse Dalida qui vient d’enregistrer la même chanson que Johnny: « Itsy bitsy petit bikini ». Très créatif, il est à la base d’émissions comme le fameux « Musicorama » d’Europe 1 ou encore le célèbre « Salut les copains ». Mais il est aussi le directeur du label « Disc’Az » dont les artistes sont souvent programmés sur Europe 1: Pascal Danel, Michel Polnareff, Saint-Preux, Gilles Marchal, etc. Le 8 avril 1961, il finit par épouser Dalida après cinq ans de vie commune. Mais leur mariage ne dure que quelques mois et, en 1963, il épouse la mannequin Agathe Aëms avec qui il aura deux enfants. Le 11 septembre 1970, Lucien Morisse se suicide par arme à feu dans son appartement parisien. Il avait 41 ans. Quelques semaines avant son décès, Lucien Morisse fait une apparition à la télévision française pour y présenter une jeune artiste qui répond au nom de Célia mais c’est aussi l’occasion pour lui de croiser une dernière fois Dalida. La vidéo de ce moment est ci-dessous.

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Georges Chelon sur scène

11 septembre 2001 : Alors que toute l’Europe a appris, dans l’après-midi, la catastrophe terroriste des tours jumelles du World Trade Center de New York, Georges CHELON se produit le soir en Belgique sur une scène bruxelloise. Comme tout le monde à ce moment-là, l’auteur-compositeur-interprète français se pose des tas de questions sur les suites de cet attentat épouvantable. Et il songe à écrire le texte d’une future chanson sur le sujet: « Le monde a peur » qui se trouve sur l’album « Comme des vitrines » qui sort en 2002.

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11 septembre 2010 : L’Autumn Rock Festival de Braine-le-Comte (B), accueille, entre toute une série de groupes s’exprimant en anglais, les artistes francophones Larko, Poulycroc, Cédric Gervy, Camping Sauvach, Sttellla, Mass Hysteria et Eté 67.
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Jo Masure en 2013

Jo Masure en 2013

11 septembre 2015 : C’est à Castelsarrasin qu’est remise, par la chanteuse JULIETTE, la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres à Jo MASURE, directeur-fondateur du festival « Alors, Chante ! ». La cérémonie a lieu quelques heures avant un spectacle mémorable de plus de quatre heures au cours duquel une pléiade d’artistes francophones sont venus rendre hommage au festival qui, de Montauban, sera délocalisé à Castelsarrasin en 2016. Comme il était trop difficile pour l’équipe du festival d’organiser l’édition 2015 dans un délai aussi court, elle a choisi, dans un premier temps, de proposer une soirée du 30e anniversaire d’Alors Chante le 12 septembre 2015 à Castelsarrasin. Mais on peut dire qu’il s’agit là d’une étape avant la 30e édition du festival qui se tiendra donc du 2 au 7 mai 2016 à Castelsarrasin. Pour en savoir plus sur les motifs de ce changement de lieu, veuillez CLIQUER ICI.
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11 septembre 2016 : Deuxième édition, en Belgique, du nouveau festival d’Obourg à l’affiche duquel des artistes locaux sont à découvrir. Se succèdent ainsi sur la scène du parc de ce petit village de Mons: Dimitri, Mademoiselle Joséphine (Pascale Delagnes), Monsieur Olivier, Méliska, Getch Gaëtano, Céléna & Sophia ou encore Antoine Hénaut. A tendance plus familiale et conviviale, la manifestation se place dans la tradition du célèbre festival d’Obourg des années 1960 et 1970 qui accueillit de grandes vedettes et découvertes de la chanson française.
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12 AOUT

 

FUGAIN Michel en 2006

Michel Fugain en 2006

 12 août 2006 : En Belgique, le domaine de Claire-Fontaine à Godarville accueille le « Chapelle Festival« . Pendant deux jours, de nombreux artistes francophones vont s’y produire sur la scène du dôme: Les Gauff’, Eté 67, La Grande Sophie, Cré Tonnerre et Michel Fugain. A ce moment, le dernier succès de Michel Fugain a pour titre « Partir, repartir ».

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28 AVRIL

Scopitone (c) Joe Mabel

28 avril 1918 : Naissance de Mamy Scopitone, de son vrai nom Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER qui était, à l’origine, une imprésario française. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones dans les années 1960 qu’elle s’est faite une réputation. Dans les années 1950, elle met sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Au début des années 1960, Daidy découvre le scopitone qui s’apparente à un juke-box diffusant les clips des chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).

Ces clips sont des petits films tournés en décors naturels généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Michel Delpech, etc. La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977. A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire. La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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Jacques Dutronc en 1984 – Photo (c) A. Florent

28 avril 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Jacques DUTRONC. A la fin de ses études, en pleine période « yé-yé », il est le guitariste du groupe « El Toro et les Cyclones ». Comme compositeur, il signe « Le temps de l’amour » et « Va pas prendre un tambour » pour Françoise Hardy. Puis, en 1966, il se lance comme chanteur soliste et obtient du succès dès ses premiers disques. Bras droit de Jacques Wolfsohn alors directeur artistique chez Vogue, il reçoit un texte de Jacques Lanzmann à mettre en musique pour un artiste à la mode. Le morceau ne convient pas à l’interprète en question mais la maquette réalisée par Jacques récolte tous les suffrages. De manière inattendue, c’est donc lui qui va enregistrer « Et moi et moi et moi » et en faire un succès immédiat.

Sa carrière se poursuit alors avec des « tubes » comme « Les cactus », « J’aime les filles », « Les playboys », « Il est cinq heures », « L’hôtesse de l’air », « L’Arsène », « Le petit jardin », « Gentleman cambrioleur », « La ballade du bon et des méchants », etc. Parallèlement à la chanson, à partir de 1973, Dutronc va réaliser un beau parcours au cinéma qu’il commence avec « Antoine et Sébastien ». A partir des années 1980, ses disques vont se raréfier autant que ses shows en public. Il y a toutefois le disque « Merde in France » en 1984 et l’album « C’est pas du bronze » écrit avec la collaboration de Serge Gainsbourg quelques mois plus tard. Puis, en 1995, il y a « Brèves rencontres » et, en 2003, « Madame l’existence ». Très éloigné du show-business, Jacques Dutronc effectue toutefois un premier retour sur scène en 1992 puis un autre en 2010. A chaque retour, le public est au rendez-vous d’une tournée de spectacles où les nouvelles chansons sont rares. En novembre 2014, Jacques est même sur la scène de Bercy (Paris) pour s’y produire de manière exceptionnelle avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday dans le spectacle des « Vieilles canailles ». Contre toute attente, une tournée de ces « Vieilles Canailles » est aussi mise sur pied pour l’été 2017 dans les grandes villes des pays francophones européens. Le 30 mars 1981, Jacques Dutronc a épousé la chanteuse Françoise Hardy avec qui il vivait depuis 1967 et qui lui a donné un fils, Thomas, le 16 juin 1973. Cela fait maintenant des années que l’homme a quitté Paris pour la Corse où il coule des jours plutôt paisibles.
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Ginette Reno en 1988 – Photo (c) Caroline Hayer

28 avril 1946 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Ginette RENO. Adolescente, la jeune Ginette rêve de faire carrière dans la chanson et elle participe ainsi au concours de découvertes organisé au Café de l’Est à Montréal. Cette participation lui permet d’enregistrer un premier album dès 1962. Deux ans plus tard, après avoir remporté le titre de découverte féminine de l’année au Gala des artistes du Québec, elle obtient l’opportunité de se produire en Angleterre, aux États-Unis et en France. A partir de 1962, Ginette Reno enregistre presque un album par an. En France et en Europe francophone pourtant, les disques de Ginette ne se vendent qu’à partir de la fin des années 1970 où elle connaît de grands succès comme « J’ai besoin d’un ami », « Je ne suis qu’une chanson », « J’ai besoin de parler », « Paris-Québec », « La deuxième voix », « L’essentiel » ou « Remixer ma vie ».

Au début des années 1990, elle se lance dans une carrière cinématographique au Canada. Puis, Ginette Reno se fait un peu moins présente pour revenir en 2009 avec un album intitulé « Fais-moi la tendresse ». Et, en 2011, son opus a pour titre « La musique en moi » avec des chansons signées entre autres par Didier Barbelivien. Au cours de l’été 2014, Ginette Reno effectue un passage remarqué dans l’émission télévisée « L’été indien », coprésentée par Michel Drucker et Julie Snyder sur les rives du Saint-Laurent à Montréal. Elle semble avoir complètement récupéré de la crise cardiaque dont elle a été victime en janvier 2014 alors qu’elle se trouvait en Floride. En octobre 2018, la chanteuse revient, au Québec, avec un nouvel opus intitulé « A jamais » et comprenant treize titres originaux écrits notamment par Jacques Veneruso, Rick Allison, Didier Golemanas, Luc Plamondon, Romano Musumara et Lynda Lemay.
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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

28 avril 1985 : Sacha DISTEL est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et ne s’en sort qu’au prix de longues rééducations. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Vous pouvez lire la biographie de Sacha Distel en CLIQUANT ICI.
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Olivia RUIZ à Bruxelles toute auréolée du succès de son album de 2005

28 avril 2006 : Le festival des Nuits Botanique commence à Bruxelles. Jusqu’au 7 mai, il va accueillir des dizaines d’artistes d’expression francophone parmi lesquels ANAÏS, Daniel HELIN, MICKEY-3D, ETE 67, Samir BARRIS, Claire DITERZI, Joseph D’ANVERS, SAULE, DEBOUT SUR LE ZINC, Les TETES RAIDES, ARTHUR H, DA SILVA, Ariane MOFFAT, KATERINE, Dominique A, CAMILLE, LIO, Olivia RUIZ ou encore Marie WARNANT.
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Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn en 1975

28 avril 2015 : Décès, à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F), du musicien et chanteur français Serge KOOLENN des suites d’un cancer. Né le 15 avril 1947 à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partage l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970: « Sonne, carillonne ». Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme: Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière: « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979: « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978). La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979: « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ». En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio. Atteint d’un cancer, Serge Koolenn décède le mardi 28 avril 2015.
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13 MARS

René-Louis Lafforgue en 1959

René-Louis Lafforgue en 1959

13 mars 1928 : Naissance, à Saint-Sébastien (Espagne), de l’acteur, auteur, compositeur et chanteur français d’origine espagnole René-Louis LAFFORGUE. Né dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol, il subit la guerre d’Espagne puis l’exil en France où il participe à la Résistance avec son frère qui y trouve la mort. Il se rend à Paris où il exerce de nombreux métiers avant de s’orienter vers la comédie, la musique et la chanson. Il effectue des rencontres qui lui permettent de faire du théâtre et, en 1948, Charles Dullin l’engage comme comédien. Un an plus tard, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau. Il découvre ensuite la chanson et il se rend célèbre en remportant, en 1954, le Grand Prix de la Chanson française de Deauville. Parmi ses grands succès, il y a alors « Julie la Rousse » (1956) et « Le Poseur de rails » (1957).

En 1962, il achète le cabaret parisien de « L’École buissonnière » et il permet à des jeunes talents de s’y produire: Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou Béatrice Arnac. Le cabaret devient vite le lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes parisiens. Dans les années 1960, il assure les premières parties des spectacles de Georges Brassens avant de passer en vedette à l’Olympia de Paris. En 1966, dans la lignée de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, il enregistre une chanson bouleversante: « Les enfants d’Auschwitz ». Le 3 juin 1967, alors qu’il roule sur la Nationale 118 entre Albi et Castres, René-Louis Lafforgue se tue en voiture.
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Stéphanie Blanchoud

13 mars 2004 : La finale du concours pour jeunes talents « Musique à la Française » se déroule à la Maison des Musiques de Bruxelles (B). En voici les lauréats:
Stéphanie BLANCHOUD, Prix du Ministre des Arts et des Lettres et de l’Audiovisuel + Prix du Botanique + Prix Francofolies de Spa
SUPER SANS PLOMB, Prix du Ministre de la Culture + Prix Conseil de la Musique + Prix FNAC
ETE 67, Prix Yamaha + Prix Think’n’Talk + Prix Rallye Chantons Français
SERIAL CHILLER, Prix Conseil de la Musique + Prix des Jeunesses Musicales
D. MAJIRIA, Prix du Botanique
BUBBLEGUM SOUND, Prix Francofolies de Spa + Prix Eu’ritmix
ACTA, Prix Rallye Chantons Français
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Jean Ferrat dans les années 1970 - Photo (c) Alain Marouani

Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

13 mars 2010 : Décès, à Aubenas, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT des suites d’un cancer. Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson sous l’identité réelle de Jean Tenenbaum, il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de Juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez sa tante en décembre 1943. Six mois plus tard, les Tenenbaum partent pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère ainsi que ses frères et soeurs, s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille revient à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Et ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de quitter définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre. Grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou à La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un premier contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ». Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël. Une autre maison de disques, RCA, sort le disque à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois. La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ». C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ». En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en 1972 au Palais des Sports de Paris. Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire, et Daniel Guichard, devant les tribunaux. En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey : « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès.

A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces : « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop. En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les medias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires : « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité de Michel Drucker, sur la chaîne de télé privée française TF1, pour une émission spéciale de « Stars 90 ». En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat, pour le Parti Communiste Français, aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche » sur France 2 cette fois. Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ». En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie » puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams. Cinq ans après son décès, un album d’hommage est enregistré par un certain nombre de chanteurs français et est commercialisé en mars 2015. Y participent, entre autres, Marc Lavoine, Cali, Dionysos, Julien Doré, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Hubert-Félix Thiéfaine, Zebda et Natasha St-Pier.
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13 mars 2010 : Le festival « Mars en chansons » qui se tient à Charleroi, en Belgique, consacre un week-end aux jeunes artistes avec l’opération « Belgik découvertes ». Parmi les invités, il y a Monsieur Dupont, Alix Leone, Guillaume Ledent et Gaëtan Vassart. Et, dans ce cadre, un « mini-festival » se déroule à l’Eden de Charleroi avec du rock, du hip-hop, du ska et du rap. A l’affiche: Baloji, Skarbone 14, Dope Skwad feat. Tar One, Scylla, Larko et Atomique DeLuxe. En outre, le festival propose un cycle spécial avec des artistes belges issus du disque de chansons et de contes: « Des plumes et des voix… pour réchauffer les maux ». Un disque dont le thème traite des questions de santé et publié par la Médiathèque de la Communauté française de Belgique. Bien sûr, le festival continue à défendre la nouvelle scène chanson des quatre coins de la francophonie. Il accueille de superbes découvertes comme les Français Carmen Maria Vega, Alexis HK ou Katerin Wald’teufel, la Suissesse Christine Zufferey, les Québécoises Ariane Moffatt et Fabiola Toupin. « Mars en chansons » permet aussi de retrouver certains artistes peu fréquents sur les scènes belges: Thierry Romanens, Les Blaireaux ou Xavier Lacouture. Enfin, le festival s’articule cette année autour d’un auteur phare de la chanson française: Claude Nougaro. Un artiste hors du commun qui aurait fêté ses 80 ans en 2009 et dont les dessins sont visibles au cours d’une exposition exceptionnelle intitulée « Et me voici ».
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