FERNANDEZ Nilda

L’auteur, compositeur et interprète Nilda FERNANDEZ naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971.

Les Reflets en 1971 avec Daniel Fernandez à droite sur la photo

Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil.

Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.

Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ».

C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros.

A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993).

Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.

Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon.

En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François ainsi que Mike Brant. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.

L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. Ces enregistrements donnent naissance à un spectacle « Chez Leprest » qui a lieu au Bataclan à Paris et où Nilda Fernandez chante « Donne-moi de mes nouvelles » accompagné au piano par Romain Didier

En Bretagne cette fois, il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ».

A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010.

Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.

En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.

 

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JACQUES NUOVO et LEVURE de retour sur scène ce 22 septembre 2018

A 60 ans, Jacques Nuovo se sent comme un jeune artiste à l’idée de fouler les planches du théâtre royal de Mons le 22 septembre pour un spectacle varié, coloré et très éclectique musicalement. Et, même si le chanteur se défend de parler d’un bilan, il est certain que cette soirée retracera les grandes lignes d’une carrière sans doute discrète mais aussi très fournie en expériences diverses.
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Né à Jemappes (Mons), dans le Borinage, Jacques est issu d’une famille originaire de San Cataldo en Sicile et son père est boulanger. Déjà passionné par la musique, le jeune homme s’oriente pourtant vers l’électricité mais finit par reprendre la boulangerie de son père. C’est sans doute cette activité qui le pousse à donner le nom de « Levure » au groupe musical qu’il fonde au début des années 1980 avec Franco Seminara et Salvatore Miraglia entre autres. La formation a pour particularité de composer, d’écrire et d’interpréter des chansons en patois picard wallon comme on le parle dans la région boraine. Après s’être retrouvé en finale du Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1980, Levure connaît le succès avec le titre « Ed tourpine » (que l’on peut traduire par « Je végète ») co-signé par Nuovo et Miraglia en 1981 et « El djambot du cié qu’a émigré » (« Le fils de celui qui a émigré ») en 1983. Cette année-là, le groupe est à nouveau finaliste du GP de la Chanson Wallonne où il se distingue en interprétant une fois de plus des textes sociaux sur des mélodies légères. En 1984, alors que Levure se dissout après un ultime disque en français (« Va travailler »), Jacques Nuovo est aidé par son célèbre concitoyen Salvatore Adamo pour enregistrer un premier 45-tours francophone en solo. C’est le guitariste d’Adamo, Jérôme Munafo, qui signe d’ailleurs les arrangements de « Dans mon verre » et « Lettre à une amie ». Le succès de ce premier essai est encourageant car les radios de la Belgique francophone diffusent bien le disque. Jacques Nuovo enregistre alors « Un enfant de toi » en 1985 puis, en duo avec Franco Seminara, une chanson sur le handicap: « Vivre comme toi » en 1986. Jacques participe ensuite au Festival 88, un concours organisé à Bruxelles par la société des auteurs belges SABAM où il présente la chanson « J’aurais voulu ». En 1990, il chante « Cannibale si tu veux » et représente, en 1993, la Belgique et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) au concours de chansons de la Truffe de Périgueux en France. Puis, au milieu de la décennie, Jacques Nuovo sort son premier et seul album à ce jour. L’opus s’appelle à juste titre « L’album » et, sur ce disque réalisé avec l’aide du musicien Aril Laury, on retrouve des réenregistrements de « Dans mon verre », de « Un enfant de toi » ou encore de « Ed tourpine » en souvenir du groupe Levure. Les titres restants sont nouveaux: « Je survivrai », « Van Gogh », « Après minuit » ou « Si ton amour tremble » par exemple. Face au succès très mitigé du CD, Jacques Nuovo va petit à petit délaisser la chanson sans pour autant quitter le monde artistique et musical. C’est ainsi qu’en 2007, il met sur pied et lance, dans la province belge de Hainaut, un concours musical pour jeunes talents appelé « Envol des Cités » dont le succès est grandissant. Comme un clin d’oeil, en décembre 2011, Jacques Nuovo dédie une chanson au bourgmestre de sa ville natale de Mons qui est alors aussi le premier ministre belge Elio Di Rupo : le « Doudou tango d’Elio ». En 2014, Jacques Nuovo parvient, avec Salvatore Miraglia et quelques autres musiciens, à réenregistrer dix chansons parmi celles qui ont fait connaître le groupe Levure au début des années 1980. Et, contre toute attente, malgré les voix et la technique qui ont changé, la magie se produit et les chansons ne semblent pas avoir pris une ride.
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Sur la scène du théâtre royal de Mons, grâce à la proposition du directeur de la salle, Salvatore Anzalone, et grâce à la collaboration artistique du guitariste Roberto Di Ferdinando, Jacques Nuovo espère conquérir à nouveau le public qui l’attend depuis longtemps. Mais il convoite aussi, secrètement, de recueillir l’attention des plus jeunes qui, bien souvent, ne le connaissent que comme l’organisateur de « L’Envol des Cités ».
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L’artiste n’a en tous cas pas lésiné sur les moyens pour proposer une soirée variée avec, notamment, la participation du groupe Levure, de quelques amis artistes et aussi avec quelques surprises.
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Rendez-vous ce samedi 22 septembre au théâtre royal de Mons dès 20 heures pour ce beau moment d’authenticité artistique.

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20 JUIN

Anne Sylvestre en 2001

20 juin 1934 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française Anne SYLVESTRE. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967. En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ». Le début des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec. Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons. Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel. En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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20 juin 1980 : L’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA se produit, dans le cadre du Festival d’été de Québec, au Petit Théâtre du Champlain à Québec. Il y propose le spectacle intitulé « Avec ou sans veston » qu’il a créé en Belgique, à Liège, au théâtre du Nouveau Gymnase, en février 1980.

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20 juin 1984 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète franco-israélien AMIR sous le nom complet de Laurent Amir Khlifa Khedider Haddad. Né d’un père d’origine tunisienne et d’une mère marocaine juive, il vit sa prime enfance à Sarcelles avant de partir vivre en Israël à l’âge de huit ans. Son parcours scolaire est tout à fait correct et il se destine à être dentiste lorsque sa passion pour la musique et la chanson le pousse à s’inscrire à un télé-crochet. La finale de ce concours télévisé israélien lui permet de se faire connaître comme chanteur en 2006. Tout en poursuivant ses études, il parvient à enregistrer un premier album en 2011 où il reprend notamment en hébreu les chansons « J’te l’dis quand même » de Patrick Bruel et « Désenchantée » de Mylène Farmer. Amir décide alors de revenir en France et d’y tenter sa chance en tant qu’artiste. Pour ce faire, il participe au casting du télé-crochet « The Voice » sur la chaîne privée française TF1. Il est sélectionné et participe à l’émission dès janvier 2014. C’est Jenifer qu’il désigne comme coach vocal et il atteint la finale pour terminer à la troisième place derrière Kendji Girac et Maximilien Philippe. Il enregistre alors le duo « Le soleil de ma vie » avec Camille Lou qui figure sur l’album « Forever gentleman » à la rentrée de 2014. Fort de cette nouvelle et rapide popularité, Amir entre en studio pour préparer un premier opus personnel en français. Suivant l’exemple d’autres pays qui ont agi de cette manière, et avec brio, les années précédentes, Nathalie André, la directrice des divertissements de la chaîne de télévision publique France 2, décide d’envoyer un candidat de « The Voice » au concours Eurovision de la Chanson en 2016. Et son choix se porte sur Amir qui représente donc la France à Stockholm le 14 mai 2016 avec le titre « J’ai cherché ». Cette chanson figure sur le premier album du chanteur commercialisé fin avril 2016: « Au coeur de moi ». Amir se classe sixième au concours Eurovision 2016.

La carrière d’Amir semble bien démarrer et les récompenses s’accumulent déjà pour lui: meilleur artiste français aux MTV Europe Music Awards et révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards en novembre 2016. En 2017, l’artiste rejoint la troupe des Enfoirés pour son célèbre spectacle annuel. En octobre de cette année-là, Amir sort son deuxième album qui a pour titre « Addictions » et qui remporte un succès encore plus important que le premier. Fin 2018, l’opus « Addictions » est réédité avec quatorze nouveuax titres dont « Longtemps » et « Cinq minutes avec toi » sont des succès. Au sortir du confinement imposé par la propagation du coronavirus Covid-19 au début de l’année 2020, Amir présente le titre principal de son nouvel album, « La fête », le 12 juin 2020 au cours de l’émission télévisée de TF1 « La chanson de l’année » qui se déroule sans public dans la cour du Palais Royal à Paris.
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Mochélan en 2013 aux Francofolies de Spa (c) Passion Chanson

20 juin 2010 : La finale du concours musical « l’Envol des Cités » 2010 se tient au Théâtre Royal de Mons (B). Les seize artistes ou groupes participants ont invité un nombreux public à venir les rejoindre. A l’issue d’une tournée de sept concerts organisée d’avril à mai dans les grandes villes du Hainaut, quatre groupes ou artistes sont récompensés parmi lesquels le slammeur francophone Mochélan, de Charleroi, qui reçoit le Prix du Jury pour le titre « Notre ville ».

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FACIR20 juin 2013 : « Les états généreux de la musique » se tiennent à Bruxelles (B) à l’initiative de la FACIR, la Fédération des Auteurs, Compositeurs et Interprètes Réunis. Pendant toute une soirée, des dizaines d’artistes, chanteurs et musiciens, belges francophones échangent des idées concernant leur présent et, surtout, leur avenir artistique. Y assistent également des organisateurs de festivals, des programmateurs de spectacles, des producteurs de disques, des recruteurs de talents, des managers de labels, des diffuseurs, des journalistes, des administrateurs de la société des auteurs belges (SABAM), des personnes des médias, des responsables politiques et des directeurs de lieux culturels. Malgré les conclusions volontaristes de ce grand rassemblement inédit et malgré la volonté de présenter ces conclusions au monde politique juste avant les élections de législatives de mai 2014, les belles idées de la FACIR semblent ne pas avoir vraiment trouvé d’écho à ce jour dans une société où le pouvoir économique et l’argent ont plus de poids que le pouvoir des rêves et la culture.
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Céline Dion

20 juin 2016 : Premier concert de la chanteuse canadienne Céline DION en Europe après le décès de son mentor et mari René Angélil en janvier 2016. Elle le présente au Sportpaleis d’Anvers en Belgique où elle déclare: « Je ne peux m’empêcher de penser à René, il est là, avec nous. Je tiens à vous remercier pour tous vos mots, vos regards, vos sourires. Les enfants et moi, nous allons bien, alors tout va bien. Les larmes ont laissé la place aux sourires. Je suis là pour passer du temps avec vous, je n’ai pas l’intention de quitter la scène« . Le spectacle est le premier d’une tournée décidée avant le décès de René et qui prend l’allure d’un hommage à celui qui a découvert Céline Dion à l’âge de douze ans pour en faire une star mondiale aux quelque 240 millions d’albums vendus en 35 ans de carrière. A Anvers, Céline commence son show avec la chanson « Encore un soir » écrite par Jean-Jacques Goldman pour évoquer les derniers moments du couple. Puis elle enchaîne avec ses « tubes » éternels et quelques chansons d’un nouvel album à paraître d’ici quelques mois. Comme cette reprise de la chanson « Ordinaire » de Robert Charlebois ou d’autres titres signés pour elle par Serge Lama ou Francis Cabrel. Après Anvers, la star mondiale de la chanson s’arrêtera à Paris-Bercy pour neuf soirées avant de rejoindre son Québec natal.
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21 MAI

ARNO Pochette album 2002

ARNO Pochette album 2002

21 mai 1949 : Naissance, à Ostende, du chanteur et acteur belge ARNO sous le vrai nom d’Arnold Charles Ernest Hintjens. Il s’intéresse très tôt à la musique qu’il écoute dans trois langues: le néerlandais, le français et l’anglais. Et c’est en anglais qu’il entame sa carrière au sein du groupe Tjens Couter (Tjens étant le diminutif de son nom Hintjens) à l’âge de 21 ans. La formation s’appelle ensuite TC Band (TC venant des initiales de Tjens Couter) entre 1977 et 1980 puis TC Matic entre 1980 et 1986. Avec ce dernier groupe, il connaît de bons succès en anglais et en français comme « Putain putain » (1983) ou « Elle adore le noir » (1985).

A la dissolution de TC Matic, le chanteur se décide à entamer une carrière solo sous le pseudonyme d’Arno. Il alterne alors à nouveau les chansons en anglais et en français. En 1992, il livre une interprétation éblouissante du « Bon Dieu » de Jacques Brel et, un an plus tard, il reprend et adapte à sa façon « Les filles du bord de mer » de Salvatore Adamo.

D’autres titres, originaux, vont asseoir la carrière d’Arno: « Les yeux de ma mère », « Lola, etc. », « Chic et pas cher », etc. En 1999, il enregistre un duo avec BJ Scott qui mélange savamment « La fille du père Noël » de Jacques Dutronc avec « The jean genie » de David Bowie. Deux ans plus tard, c’est avec Stephan Eicher qu’il partage le succès des années 1960: « Ils ont changé ma chanson ». Parmi les autres reprises mémorables de son répertoire, on peut encore citer « Comme à Ostende » (Léo Ferré et Jean-Roger Caussimon), « Elisa » (Serge Gainsbourg), « Sarah » (Georges Moustaki) et même « Vous les femmes (Pauvres diables) » (Julio Iglesias). En concert, Arno se révèle être une véritable bête de scène et on peut même dire que le personnage y prend une autre dimension. Une dimension et une démarche qui ont poussé quelques réalisateurs à lui demander de tourner dans leurs films: Jan Bucquoy pour « Camping Cosmos » en 1996, Michel Piccoli pour « Alors voilà » en 1997, Martine Doyen pour « Komma » en 2006 et Samuel Benchetrit pour « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » en 2008. En novembre 2019, Arno apprend qu’il souffre d’un cancer du pancréas pour lequel une opération sera nécessaire en février 2020. Il annonce alors l’arrêt de la tournée qu’il vient d’entamer et, pendant la crise sanitaire et le confinement dû au coronavirus covid-19 en avril 2020, il fait savoir qu’il sera de retour sur scène, si c’est possible vu les circonstances, en octobre 2020.

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En 1998

En 1998

21 mai 1972 : Naissance, à Paris, du chanteur de rap et acteur français Stomy BUGSY sous son vrai nom de Gilles Duarte. Né de parents capverdiens, il grandit à Sarcelles en banlieue parisienne avec ses cinq frères et sœurs. A 18 ans, il se lance dans le rap avec des copains et crée le Ministère A.M.E.R. notamment avec Passi. Il connaît un beau succès avec cette première expérience musicale qui lui procure aussi quelques ennuis pour les propos tenus dans les morceaux envers la police, les autorités et la justice. En 1996, il prend ses distances avec le groupe pour se tourner vers une autre forme de rap qu’il veut pratiquer en solo. Il récolte alors un énorme succès radiophonique et commercial avec le titre « Mon papa à moi est un gangster », extrait de l’album « Le calibre qu’il te faut » en 1998.

Son pseudonyme de Stomy Bugsy lui vient du mafieux juif américain Bugsy Siegel et du premier label américain de rap Tommy Boy Records. En mai 1998, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en compagnie d’autres rappeurs comme Passi, Doc Gynéco ou Neg Marrons pour y célébrer en musique l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Il se tourne alors vers le cinéma qui lui propose de bons rôles dans « Le boulet » aux côtés de Benoît Poelvoorde et Gérard Lanvin (2002) ou encore Gomez et Tavares (2003). Par la suite, il fonde le collectif de chanteurs capverdiens « MC Malcriado » et il connaît une belle popularité au sein de ce groupe avec le titre « Assim ki fetu » en 2010. Cinq ans plus tard, en avril 2015, Stomy Bugsy revient avec un nouvel album téléchargeable légalement et payant sur internet: « Royalties ». En 2017 et 2018, l’artiste rejoint la tournée de « l’Age d’or du rap français », avec notamment Ménélik, qui constitue la tête d’affiche de la finale du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités » le 23 juin 2018 à La Louvière (B).
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