GALL France

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

La chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne naît le 9 octobre 1947 à Paris. Elle grandit dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment composé « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts d’Edith Piaf ou de Gilbert Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg.

Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires.

Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais.

A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ».

La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat.

Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de 1968 qui l’effraient.

En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall.

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La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas.

En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde.

Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse.

Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes.

Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978).

L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ».

Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988).

Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle.

France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015.

A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.

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ROSSI Laurent

Laurent Rossi en 1974

Le chanteur et producteur français Laurent ROSSI est né le 22 mai 1948 à Boulogne-Billancourt. Il est le fils de Tino Rossi qui a aussi une fille prénommée Pierrette issue d’un premier mariage. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Il enregistre ainsi des disques à partir de 1968 et il interprète alors « Cendrillon n’est pas venue ».

Mais il lui faut attendre 1973 pour que les choses s’améliorent avec un premier vrai succès: « Quelqu’un qui t’aime ».

A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ».

Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974), « Mandoline » (1976) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978).

Il propose l’une de ses compositions à Mireille Mathieu qui en fait un succès en 1975: « Addio ».

Laurent enregistre aussi quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976.

A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à partir 1983, date de la disparition de son père, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Mais, le 20 août 2015, alors qu’il se trouve seul chez lui à Paris, il est victime d’une crise cardiaque et il décède à l’âge de 67 ans. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.

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26 FEVRIER

 

26 février 1956 : Naissance, à Nancy, de l’artiste français Charlélie COUTURE. Son plus grand succès reste définitivement « Comme un avion sans ailes » en 1981.

Charlélie Couture en 1991 – Photo (c) Bernard Julien

Artiste jusqu’au bout des ongles, l’homme est chanteur mais aussi compositeur, peintre, écrivain et photographe. C’est sa grand-mère, professeur de piano, qui l’initie dès l’âge de six ans à cet instrument. Elle lui fait aussi découvrir la musique classique. Quelques années plus tard, Charlélie sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts. En 1978, sa thèse de fin d’études est consacrée à « la polymorphie de l’esprit ». Elle est constituée de photos, de textes et de peintures. Simultanément, Charlélie auto-produit deux premiers disques qui obtiennent un succès d’estime. Quatre ans plus tard cependant, la popularité est au rendez-vous des chansons de l’album « Poèmes rock » enregistré à New York. Il s’agit là des débuts d’une carrière qui lui permet d’enregistrer près de 25 albums de chansons à ce jour. Car, s’il est chanteur, ses qualités de musicien lui ont permis de signer de nombreuses bandes originales de films comme celle de « Tchao Pantin » avec Coluche. En 2004, Charlélie s’installe à New York où il ouvre sa galerie d’art en 2009 et il obtient même la nationalité américaine deux ans plus tard. En 2011, Charlélie Couture sort un nouvel album nommé « Fort Rêveur ». Cet opus lui permet d’effectuer une tournée en 2011 et 2012 sur les scènes de France, de Belgique, de Suisse, du Canada et des États-Unis. En 2014, il commercialise, en septembre, l’album « Immortel » qu’il vient d’enregistrer avec la complicité de Benjamin Biolay. Au début de l’année 2016, c’est en Louisiane que Charlélie se rend pour enregistrer un nouvel album dans les studios Dockside avec des musiciens locaux. Mais, deux ans plus tard, exaspéré par la nouvelle politique américaine, l’artiste revient s’installer en France où il commercialise un nouvel album au début de l’année 2019 : « Même pas sommeil ». L’opus est dédié à deux personnes appréciées par Charlélie : Jacques Higelin et Véronique Colucci tous deux décédés le même jour : le 6 avril 2018.

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Fernandel en 1963

26 février 1971 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français FERNANDEL à l’âge de 67 ans. Il est né Fernand Contandin à Marseille le 8 mai 1903, de parents artistes. Star du cinéma français d’après-guerre, c’est cependant au music-hall qu’il commence sa carrière artistique encore enfant. Il ne délaissera d’ailleurs jamais totalement la musique et il continuera à enregistrer des chansons tout en se consacrant à ses activités cinématographiques. Parmi ses chansons les plus marquantes, il y a de nombreuses oeuvres plutôt drôles: « Ignace », « Le Tango corse », « On m’appelle Simplet », « Ne me dis plus tu » ou encore le célèbre « Félicie aussi ».

Ses débuts parisiens en tant que chanteur remontent à décembre 1928 avec un concert à Bobino. Quelques mois plus tard, il est engagé dans la revue d’hiver du concert Mayol où il se fait remarquer par le cinéaste Marc Allégret qui sera donc à la base de sa carrière au cinéma. Sur scène, parallèlement à ses activités d’acteur, il joue dans bon nombre de comédies musicales qui sont souvent adaptées pour le grand écran. C’est de ces spectacles que sont d’ailleurs issues les chansons à succès de Fernandel. En 1939, à l’aube de la seconde guerre mondiale, il enregistre « Francine », une chanson surprenante et très engagée contre la propagande allemande. Parmi les enfants de Fernandel, Franck Fernandel est lui-même devenu chanteur.
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Hélène Ségara en 2011

26 février 1971 : Naissance, à Six-Fours-les-Plages, de la chanteuse française Hélène SEGARA sous le nom de Hélène Aurore Alice Rizzo. Paradoxalement, c’est avec une chanson d’adieu qu’Hélène Ségara se fait connaître en 1996: « Je vous aime adieu ».

Et ce après un premier essai plutôt infructueux trois ans plus tôt. Produite par le frère de Dalida, Orlando, Hélène trouve les bonnes chansons qui vont rapidement faire d’elle une vedette. Elle enregistre ainsi « Vivo per lei » avec Andrea Bocelli (1997) et le thème principal du dessin animé « Anastasia »: « Loin du froid de décembre ». Mais, en 1998, c’est véritablement la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » qui est son tremplin. Dans le spectacle signé par Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo, elle reprend, au pied levé, le rôle d’Esmeralda qui était d’abord dévolu à Noa. Aux côtés de Patrick Fiori, Daniel Lavoie et Garou, elle reste plusieurs semaines sur la scène du Palais des Congrès de Paris au point de connaître des soucis importants au niveau des cordes vocales. Mais de bons médecins et la volonté de chanter à tout prix la voient bientôt revenir au premier plan des chanteuses françaises avec qui il faut compter. Ses succès ont alors pour titre: « Il y a trop de gens qui t’aiment », « Elle tu l’aimes », « Donner tout », « On n’oublie jamais rien on vit avec ». Sur scène, où elle réalise sa première expérience à Mons en Belgique, l’artiste aime alterner les genres et les tenues vestimentaires en proposant des séquences où la chorégraphie a une certaine importance. Le succès d’Hélène Ségara va toutefois s’amoindrir dans la seconde partie des années 2000. La sortie d’un album de reprises de standards mondiaux, « Mon pays c’est la terre » en 2008, ne va pas obtenir le résultat escompté. Et le choix des nouvelles chansons qui suivent ne semble plus être totalement en phase avec les goûts du grand public. Il faut attendre 2013 pour voir Hélène Ségara revenir au premier plan grace à un album où elle interprète des duos virtuels avec le défunt Joe Dassin de ses grands succès à l’initiative de l’un de ses descendants. Hélène Ségara subit au même moment des commentaires honteux d’utilisateurs des réseaux sociaux pour son embonpoint soudain. Elle doit y répondre en invoquant une maladie des yeux qu’elle soigne, entre autres, par de la cortisone. Un bien injuste sort que celui fait par les internautes à cette chanteuse qui, au-delà d’être une véritable artiste, possède une personnalité particulière et attachante ainsi que de grandes qualités de gentillesse et d’humanité. En 2014, la chanteuse enregistre un nouvel album dont le titre semble très autobiographique et rassurant: « Tout commence aujourd’hui ». Mais le succès de cet opus est, à nouveau, plutôt mitigé. Assumant plus que jamais ses origines, c’est un album de reprises et de versions françaises de grandes chansons italiennes qu’elle enregistre en 2016 sous le titre « Amaretti ». Elle y mélange la langue de Voltaire et celle de Dante pour interpréter « L’envol » (Il volo), « Le retour » (Tornero), « Un chant d’adieu » (Caruso), « Il mio refugio » ou « Ti amo ».
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26 février 2002 : Sortie de l’album « ARNO Charles Ernest ». Premier extrait: « Je Veux Nager ». Arno part en tournée avec les chansons de ce nouvel album à partir du 27 Février 2002.

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L’album de Pascal Brunner en 1997

26 février 2015 : Décès, à Nice, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER. Né sous le patronyme de Pascal François le 18 octobre 1963 à Sarcelles, il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (« Brunner à vif » et « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994, « Une famille en or » en 1998). En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré. Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camilo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion. En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis à arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice à l’âge de 51 ans.
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24 FEVRIER

 

Michel Legrand dans les années 1970 – Photo (c) P. Bertrand

24 février 1932 : Naissance, à Bécon-les-Bruyères, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND. Enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian, il est aussi le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970). Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Car, parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Dans les années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque. Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Le 26 janvier 2019, à trois heures du matin, Michel Legrand meurt de manière paisible à son domicile parisien où il vit avec la comédienne Macha Méril.
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Plastic Bertrand en 1981

24 février 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Plastic BERTRAND sous le nom de Roger Jouret. Après quelques expériences musicales avec des groupes punk amateurs de la région de Bruxelles, Roger est choisi pour interpréter une chanson qui est plutôt une parodie du genre: « Ca plane pour moi ».

Pour être totalement dans la démarche, un pseudonyme surprenant lui est attribué: Plastic Bertrand. Pourquoi pas? Il existe bien Edith Nylon! Dès le lancement du 45 tours en septembre 1977, c’est un véritable ras de marée chez les disquaires. Les ventes atteignent rapidement les sommets et le titre se classe même en tête du classement des ventes Billboard américain. Cela n’est plus arrivé à un artiste belge depuis le fameux « Dominique » de Soeur Sourire (« The Singing Nun »). Après un tel « carton », on peut s’attendre à ce que Plastic Bertrand disparaisse à tout jamais comme tous les phénomènes de ce genre. Il n’en est rien: le garçon multiplie ensuite les enregistrements et, mieux, il enchaîne les succès pour installer une véritable carrière. Il y a ainsi « Bambino », « Le monde est merveilleux », « Tout petit la planète », « Sentimentale-moi », « Stop ou encore », « Jacques Cousteau », etc. En décembre 1983, Plastic Bertrand participe, en jouant le rôle de Pinocchio, au conte musical pour enfants créé pour la télévision par Alain et Daniel Boublil : « Abbacadabra ». La musique est celle des chansons du groupe suédois Abba et sur l’album qui en est enregistré, il interprète « Mon nez mon nez », adaptation de « Money money money ». Dans les années 1990, il sacrifie à la mode de la house music en interprétant « Plastiiiiic ». Puis, il s’essaie même à la chanson française plus traditionnelle avec l’album « Suite diagonale » qui ne connait pas le succès. Depuis, comme d’autres artistes, Plastic Bertrand surfe sur la vague nostalgique des années 1970 et 1980 en participant à des concerts qui y sont consacrés. Il reste une figure incontournable de la chanson francophone légère des années 1980 même si, au niveau de sa participation à ses premiers enregistrements, beaucoup de choses vraies ou fausses, ont été dites.
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Laurent Ruquier en 2013 (c) Starus @ Wikipedia

24 février 1963 : Naissance, au Havre, de l’animateur de radio et de télévision, producteur de télévision et de théâtre, humoriste, parolier, écrivain et auteur de théâtre français Laurent RUQUIER. Il est le cadet d’une famille avec cinq enfants. Son père, Roger, était chaudronnier aux chantiers navals du Havre et sa mère, Raymonde, femme au foyer qui lui donne naissance à l’âge de 40 ans. Dès son enfance, il est fasciné par la radio et se construit un univers autour d’une station d’émissions virtuelle. Adolescent, il publie des chroniques satiriques dans le journal de son école et, durant les pauses récréation, il raconte à ses camarades les blagues de l’humoriste Pierre Doris qu’il vénère. Ayant obtenu le baccalauréat, il s’oriente vers des études de comptable, et décroche un diplôme de cette spécialité à l’université de Rouen puis dans la Gestion des Entreprises et des administrations à l’université du Havre. Parallèlement à ces études, Laurent n’oublie pas sa passion de toujours : la radio. Et, au cours de l’été 1980, à la faveur d’un concours lancé par RTL, il est engagé sur base d’une cassette qu’il a envoyée. Mieux : le 14 août de cette année-là, il anime son propre programme entre 23h30 et minuit dans la station parisienne de la Rue Bayard. Pour payer les études qu’il poursuit, Laurent effectue différents petits boulots mais c’est toujours la radio qui l’intéresse. Il propose ainsi bénévolement ses services à différentes radios libres et locales entre 1983 et 1986, date à laquelle il effectue son service national de 21 mois comme objecteur de conscience. Quelques mois plus tard, sa tante qui est une auditrice assidue de l’émission « L’Oreille en coin » sur France Inter, le pousse à contacter son animateur Jacques Mailhot. Ce dernier est intéressé par les textes de Laurent Ruquier et lui propose d’apparaître dans son émission à la télé régionale FR3 Ile-de-France : « Paris Kiosque » le 25 avril 1987. Au hasard des rencontres parisiennes, Laurent travaille alors pour Jean Amadou et Maryse (Europe 1) avant de se retrouver à proposer des sketches dans « La Classe » sur FR3. Se basant sur sa candidature, c’est ensuite Jacques Martin qui l’engage comme chroniqueur de l’émission « Ainsi font font font » pendant un an sur la chaîne Antenne 2 en 1990. Pierre Bouteiller, alors directeur de France Inter, lui confie une émission d’été sur sa station et la carrière médiatique de Laurent Ruquier est lancée. Sur France Inter, il devient l’animateur de « Ferme la fenêtre pour les moustiques » (1991) puis de « Rien à cirer » où figurent de jeunes humoristes comme Pascal Brunner, Anne Roumanoff, Sophie Forte, Virginie Lemoine, Laurence Boccolini, Christophe Alévêque, Patrick Adler ou Laurent Gerra. En 1997, son programme a pour titre « Dans tous les sens ». Son voyage radiophonique se poursuit en 1999 à Europe 1 avec « On va s’gêner » jusqu’en 2014. En 2005, l’animateur se lance dans la production de spectacles avec l’organisation du retour sur scène de l’idole de son enfance : la chanteuse Marie Laforêt. Les concerts ont lieu à Montréal puis à Paris et un peu partout dans la francophonie. Poursuivant sur ce chemin de producteur artistique, il met sur pied, en 2006, les retours sur scène de deux chanteuses célèbres dans les années 1980 : Pauline Ester (« Oui j’l’adore ») et Véronique Rivière (« Tout court »). La même année, il donne un gros coup de pouce à un jeune imitateur-chanteur français en produisant son premier show : Michaël Gregorio. A partir de 2007, Laurent Ruquier présente aussi des émissions télévisées, quotidiennes ou hebdomadaires, sur France 2. L’année d’après, sur le souhait de Katia Aznavour, la fille du chanteur, il écrit une comédie musicale basé sur le répertoire de Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà ». Le spectacle est mis en scène par Alain Sachs et est proposé au public parisien du théâtre du Gymnase du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 avant de jouer les prolongations au Théâtre Comédia à partir de février 2009. Parmi les artistes participants, on peut citer Diane Tell, Véronique Rivière, Jonatan Cerrada ou Pablo Villafranca.

En 2014, Ruquier revient à RTL où il prend la succession de Philippe Bouvard qui y présente les Grosses Têtes depuis 37 ans ! Il réalise ainsi un rêve d’enfant mais cela ne se fait pas sans mal si l’on en croit les réactions des auditeurs mais aussi de Philippe Bouvard lui-même. Poursuivant la réalisation de ses fantasmes de petit garçon, il décide de reformer le groupe musical féminin français « Les Parisiennes » en 2017. Les quatre chanteuses sélectionnées ont pour nom Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra. Un album est enregistré par le quatuor et des spectacles sont prévus à partir de mai 2018 avec un passage à l’Olympia les 18 et 19 décembre de cette année-là. Il est donc évidemment logique que Laurent Ruquier soit mentionné sur ce site « Passion Chanson » par rapport à son amour de la chanson française mais aussi du spectacle vivant.
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Jean Sablon en 1961

24 février 1994 : Décès, à Cannes, de l’interprète français Jean SABLON à l’âge de 87 ans. Né le 25 mars 1906 à Nogent-sur-Marne, il est le fils du compositeur Charles Sablon. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki. Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon est l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistre des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connaît aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il fait ses adieux à Paris. Jean Sablon est inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, pour la télévision française, il interprète un extrait de son succès « Vous qui passez sans me voir » en duo avec l’un de ses plus fervents admirateurs : Georges Brassens.

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31 JANVIER

 

31 janvier 1943 : Naissance d’EVARISTE. Évariste, de son vrai nom Joël Sternheimer, est d’abord un physicien et chercheur né à Montluel, dans l’Ain. En 1966, alors qu’il est assistant du professeur Wigner à l’université de Princeton aux Etats-Unis, son poste est supprimé. Il faut dire que la guerre du Vietnam coûte cher à l’état américain qui doit faire des économies. À cette époque, en France, Antoine chante ses « élucubrations » avec ses longs cheveux et sa guitare avec harmonica: « Oh yeah » ! Et il le fait en clamant haut et fort qu’il possède pourtant un diplôme d’ingénieur. Joël se dit que, dans la foulée d’Antoine, il pourrait aussi faire un disque style « provoc’ contest song à la française ». De retour en France à l’occasion de la Noël, il passe une audition chez Disc’AZ. Ce label lui permet d’enregistrer un disque sous le pseudonyme d’Évariste. Il s’agit d’un dialogue surréaliste entre un oiseau de nuit et un saurien rugissant qui connaît un important succès: « Connais-tu l’animal qui inventa le calcul intégral? ».

En mai 1968, sur les barricades, il aide un jeune artiste du nom de Renaud Séchan (qui deviendra Renaud) à écrire ses premières chansons. Et il enregistre, en auto-production, des chansons plus politiques. Il devient ainsi l’ami de Wolinski et d’autres potes du journal satirique français « Hara-Kiri ». Il écrit alors et interprète les chansons du spectacle « Je ne veux pas mourir idiot » de Wolinski et Claude Confortès en 1969. La trace des derniers 45 tours d’Evariste date de 1975 avec « Reviens Dany reviens » et « L’amour et la révolution ». Ayant gagné un peu d’argent avec la vente de ses disques, Evariste – ou Joël Sternheimer – reprend ses activités de chercheur mais comme indépendant cette fois. Il s’intéresse ainsi notamment à ce qu’il appelle les protéodies, des séquences musicales reconnaissables par l’homme qui se trouvent dans les protéines et qui pourraient le soigner dans des cas bien précis.
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31 janvier 1947 : Naissance de la chanteuse belge Claudia SYLVA. Le seul véritable « tube » de cette artiste originaire de Binche reste « J’ai pleuré », composé et écrit par un autre Binchois: Benny Couroyer. En 1964, cette chanson obtient un succès considérable en Belgique francophone et dans le Nord de la France. Le fameux « gimmick » des « Lo lo lo lo lo » n’y est sans doute pas étranger. Par la suite, Claudia enregistre encore quelques chansons à succès comme « Je te donne mon coeur » à la fin des années 1960. Dans les années 1990, un CD compilation de ses chansons marquantes est édité sous le label « Ariola Express » par Francis Derouf. Claudia Sylva se produit encore souvent lors de fêtes locales où elle interprète sans cesse des nouvelles versions de son unique « tube »: « J’ai pleuré ».

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31 janvier 1956 : Naissance, à Saskatoon, Saskatchewan, de l’interprète canadienne Patti LAYNE sous le vrai nom de Patti Dawn Fedrau. Elle devient très populaire en 1982 avec le « tube » « Une espèce de Canadienne », une chanson produite, composée et écrite par Didier Barbelivien. L’artiste effectue alors de nombreuses prestations sur des podiums pour des radios notamment en Belgique francophone.

Dans la foulée, la chanteuse connaît encore quelques succès avec « Je cherche un partenaire » écrite en 1984 par Romain Didier, « Fille de l’hiver » signée en 1988 par Marc Lavoine et, surtout, la reprise du célèbre « Déshabillez-moi » de Gréco en 1987. Elle disparaît ensuite peu à peu de la zone francophone malgré une voix et un répertoire intéressants. Elle émigre en fait vers la Grande-Bretagne au début des années 1990 et écrit des chansons pour des artistes du crû. Après moultes aventures musicales et sentimentales, elle revient à la chanson en 2009 et enregistre en anglais l’album « Prairie Burn ».
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Fernand Sardou peu avant sa mort (c) Jean-Daniel Lorieux

31 janvier 1976 : Décès, à Toulon, du comédien, chanteur et fantaisiste français Fernand SARDOU d’une crise cardiaque. Père du chanteur Michel Sardou et mari de Jackie Rollin (Sardou), il était né le 18 septembre 1910 à Avignon. Enfant de la balle puisque fils d’artistes, il s’essaie très vite à la chanson mais ne connaît ses premiers succès qu’en Provence pendant la seconde guerre mondiale. En 1946, Fernand Sardou passe en vedette américaine d’Edith Piaf à l’Alhambra de Paris. Il s’y fait connaître avec cette chanson du Midi qui ne le quittera plus jamais: « Aujourd’hui peut-être ».

En 1955, il est à l’affiche de l’opérette « Méditerranée » aux côtés de Tino Rossi. Mais la carrière de Fernand Sardou passe aussi par le théâtre, la télévision et le cinéma où des réalisateurs comme Marcel Pagnol ou Jean Renoir ont su mettre en valeur son talent. Fernand Sardou décède d’une crise cardiaque le 31 janvier 1976 dans les coulisses du théâtre municipal de Toulon alors qu’il y répète pour l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc ».
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Betty Mars

31 janvier 1989 : Sans un mot d’explication mais suite à des problèmes récurrents, la chanteuse et actrice française Betty MARS se jette par la fenêtre de son domicile parisien de La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février 1989 à l’hôpital Foch de Suresnes.
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31 janvier 2011 : Sortie du troisième album de PRESQUE OUI: « Ma bande originale ». Thibaud Defever, le chanteur, y est accompagné de Sylvain Berthe aux divers instruments. Une présentation de ces nouvelles chansons est effectuée au Zèbre de Belleville à Paris le 8 février 2011.
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24 JANVIER

 

Daniel Auteuil – pochette du 45 tours de 1985 (c) Luc Roux

24 janvier 1950 : Naissance, à Alger, du comédien français Daniel AUTEUIL. Véritable enfant de la balle, fils d’un couple de chanteurs lyriques, il fait ses premiers pas sur les planches à l’âge de quatre ans. Il tâte du théâtre et se retrouve, le 1er février 1972, sur la scène parisienne du théâtre de la Porte Saint-Martin pour jouer un rôle dans la comédie musicale Godspell aux côtés d’autres débutants comme les chanteurs Dave, Grégory Ken (futur « Chagrin d’amour » avec Valli) et la chanteuse Armande Altaï. Par la suite, c’est surtout au cinéma que Daniel Auteuil va se faire connaître. Son rôle d’Ugolin dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » reste un grand moment du septième art français. Quelques mois avant cette prestation mémorable, Daniel Auteuil tente une expérience – moins transcendante – dans le domaine du disque. Son premier 45 tours connaît un succès radiophonique en 1985 avec « Que la vie me pardonne », un hit éphémère écrit et composé par Renaud Detressan qui, lui-même, a connu, comme interprète, un « tube » fin 1981: « On est comme on est ». Un second vinyl (« Où elle est ») n’impose pas Daniel Auteuil comme un véritable chanteur et son expérience musicale ne va pas plus loin.

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Muriel Moreno en 1986 (c) Gilles Cappé

24 janvier 1963 : Naissance, à Chinon sous le nom de Muriel Laporte, de Muriel MORENO, la chanteuse française du duo NIAGARA qu’elle forme avec Daniel CHENEVEZ dans les années 1980 à Rennes. Après un premier duo avec Daniel baptisé « L’ombre jaune », ils décident de changer de nom pour enregistrer un premier 45 tours en 1985: « Tchiki Boum », un succès immédiat.

Ensuite, il y a « L’amour à la plage » qui, lui aussi, flirte avec le sommet du top 50 français. « Je dois m’en aller » conforte le succès du groupe avant « Soleil d’hiver » en 1988 et « Quand les champs brûlent » en 1990. Mais la cadence des tournées et des promos épuise Muriel qui fait une dépression. Et le couple se sépare ensuite même si l’album « La vérité » sort en 1992. Par la suite, après avoir fait de la musique électro, Muriel décide en 2010 de se retirer du monde de la musique. Quant à Daniel Chenevez, il poursuit sa carrière de chanteur, auteur et compositeur et a déjà sorti des albums solo.
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En 2012

24 janvier 1984 : Naissance à Verviers de la chanteuse belge d’origine portugaise Wendy NAZARE. Wendy est sensibilisée très jeune à la musique et à la diversité culturelle grâce à son grand-père paternel portugais. Agée de six ans, elle s’inscrit au conservatoire de sa ville natale dont le directeur est alors Guy Luypaerts, le papa de la chanteuse Maurane. Elle y étudie le piano et le solfège. Elle s’intéresse ensuite à la guitare et commence à composer ses premières chansons à onze ans. Elle le fait en anglais parce que sa mère est britannique. Parallèlement à la chanson, Wendy ne délaisse pas ses études. Bien au contraire puisqu’elle est diplômée en psychologie à l’Université de Liège en 2009. Entretemps donc, elle se fait de plus en plus connaître dans le milieu musical belge. En 2007, elle participe aux ateliers de Francis Cabrel à Astaffort ainsi qu’aux chantiers des Francofolies de Spa. Ces expériences l’amènent à écrire un nombre suffisant de chansons pour commercialiser un premier album autoproduit en 2008. Elle le réalise avec l’aide de musiciens belges talentueux comme Didier Laloy, Nicolas Fiszman ou Phil Corthouts. Les responsables de la firme Universal Belgique sont sous le charme de cet album qu’ils décident de distribuer tel quel. Un titre de cet opus intitulé « Pas de pareil » s’impose immédiatement sur les ondes radiophoniques belges: « Mon pays », une ballade qui évoque bien entendu le Portugal.

La suite est tout aussi prometteuse puisque le nom de Wendy Nazaré est désormais connu du grand public grâce à la chanson « Y’a une bombe ». En 2009, l’artiste reçoit le prix du public des internautes de la radio privée belge Bel-RTL lors de la remise des Octaves de la Musique. La chanteuse s’accorde ensuite une pause pour préparer un second album réalisé cette fois avec l’aide d’une firme de disques. « A tire d’ailes » sort en 2012 et est popularisé par le titre « Au goût eighties » qui est diffusé en radio. Dans la foulée de ce nouveau succès, Wendy commercialise un single extrait de l’album et enregistré en duo avec l’artiste français Pep’s : « Lisboa », ville chère à son coeur. Pour la fête nationale belge de 2012, Wendy Nazaré présente les chansons de ce dernier opus et les précédentes dans le somptueux cadre du salon bleu du casino lors des Francofolies de Spa le 21 juillet. Depuis cette époque, Wendy semble avoir pris ses quartiers au Portugal où elle écrit, compose et enregistre des chansons (en portugais et en anglais) pour un album sorti en 2019.
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Gérard Blanc en 1989 – Photo (c) D. Palombo

24 janvier 2009 : Décès, à Paris, du chanteur et guitariste français Gérard BLANC. Né à Paris le 8 décembre 1947, il a seize ans en pleine époque « yé-yé » quand il crée le groupe « Windings » avec quelques potes. La formation existe pendant quatre ans puis change son nom en « Les Balthazar » en 1969. L’année suivante, apprenant que le groupe Martin Circus était à la recherche d’un chanteur et guitariste, il le rejoint et enregistre des chansons qui deviennent des succès radiophoniques: « Je m’éclate au Sénégal », « Les Indiens du petit matin », etc.

En 1972, le groupe fait partie de la distribution du disque relatant l’opéra-rock « La Révolution Française ». Puis, trois ans plus tard, Martin Circus connaît un énorme succès en reprenant quelques titres des Beach Boys remis au goût du jour en français comme « Marylène ». La formation reste pendant deux ou trois ans au sommet des hit-parade avec d’autres titres comme « Si tu me loupes » et aborde même le virage du disco avec diverses mélodies en anglais (« Shine baby shine ») au début des années 1980. Après cette période, les différents membres du groupe se lancent dans des expériences musicales variées et Gérard Blanc entreprend une carrière de chanteur à son nom. En 1987, il connaît ainsi les sommets du Top 50 français avec « Une autre histoire » dont le disque se vend à plus de 800.000 exemplaires. Ce premier succès est suivi de quelques autres qui n’ont plus la même ampleur comme « Du soleil dans la nuit ». En 1988, il sort un premier album: « Ailleurs pour un ailleurs ». Puis, au fil des ans, la popularité s’amoindrit pour faire de Gérard Blanc une des idoles des années 1980 au détriment de sa carrière chez les Martin Circus dont il réalise une anthologie sur CD en 2004. Il participe ensuite à l’aventure de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » puis se produit sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 2008. En octobre de la même année, il subit un malaise cardiaque dont il se remet lentement lorsque, le 24 janvier 2009, il succombe d’une hémorragie cérébrale à son domicile. Un double CD et DVD « Gérard Blanc, Made In Paris » est commercialisé par son épouse et manager Brigitte Skiavi-Blanc quelques mois après sa mort.
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1er JANVIER

Lucette Raillat en 1959

1er janvier 1929 : Naissance, à Lyon, de l’actrice et chanteuse française Lucette RAILLAT. Avec un père photographe qui l’initie à l’art, elle veut devenir comédienne et, à 13 ans, elle participe à toutes les pièces de théâtre montées par son groupe de « guides » dans la région lyonnaise. Mais, à la fin de ses études, ce sont des cours de secrétariat qu’elle suit toutefois tout en faisant partie d’une troupe de comédiens amateurs. Ainsi, au moment de choisir une activité professionnelle, c’est vers le théâtre qu’elle se tourne. Elle se fait ainsi engager par la compagnie des comédiens lyonnais de Roger Planchon avant de rejoindre la Comédie de Saint-Etienne de Jean Dasté. A 20 ans, avec l’accord de ses parents, elle « monte » à Paris mais éprouve les pires difficultés à intégrer l’univers du théâtre. Au fil de ses rencontres parisiennes, deux comédiens, Grenier et Hussenot, l’encouragent plutôt à se diriger vers la chanson. Du coup, elle se présente dans les cabarets où l’on accepte qu’elle interprète, toute habillée de noir, des chansons tristes et désabusées. C’est dans ce cadre qu’elle découvre une chanson que possède son pianiste : « La môme aux boutons ». Celle-ci étant totalement à l’opposé des autres mélodies de son répertoire, Lucette Raillat est bien consciente qu’elle va devoir travailler son interprétation pour rendre cette chanson crédible. Après quelques semaines d’un travail intensif, « La môme aux boutons » est présentée sur scène en 1954 et enregistrée sur disque en 1957. La mélodie, composée par Jacques Lacôme avec un texte de Pierre Louki, devient un gros succès qui est dû, en grande partie, au ton nouveau de son interprète qui n’a pas son pareil au niveau de la fausse niaiserie.

Dans la foulée du succès discographique, « La Môme aux boutons » devient également un film de Georges Lautner, en 1958, avec Lucette Raillat bien sûr mais aussi Jack Ary (interprète du célèbre « Mange des tomates ») et Léo Campion entre autres. Entre 1957 et 1982, l’artiste enregistre une quinzaine de 45-tours dont un extrait de l’opérette « Douchka » écrite et composée par Charles Aznavour et Georges Garvarentz pour Marcel Merkes et Paulette Merval en 1973. A partir de cette année-là, elle se tourne vers le théâtre (« La purée » de Jean-Claude Eger en 1973) et la télévision avec un rôle dans la série Chateauvallon (1985) ainsi que dans « Palace » de Jean-Michel Ribes (1991, 1992 et 1993). Entretemps, ell aura effectué une réapparition au cinéma en 1991 dans le film « Riens du tout » de Cédric Klapisch où elle tourne aux côtés de Fabrice Lucchini, Odette Laure et Jean-Pierre Darroussin entre autres.
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Louis Chédid en 2010

1er janvier 1948 : Naissance, à Ismaïlia en Egypte, de l’auteur-compositeur-interprète français Louis CHEDID. Fils d’Andrée, célèbre écrivain, et père de Matthieu, alias M, ainsi que d’Anna, alias Nach, Louis Chédid est assurément un artiste qui compte dans le paysage de la chanson francophone. Pourtant, au départ, comme pour Bénabar et d’autres, c’est le d’abord le cinéma qui le tente et c’est à Bruxelles qu’il suit des études de réalisateur. Mais, bien vite, les petits scénars de courts métrages deviennent des chansons où le flow s’apparente très fort aux balbutiements du rap et du slam en français: « Hold-up » (en 1974 déjà) et, surtout, « Ainsi-soit-il » (en 1981) en restent des exemples parfaits. Entre-temps, de nombreux succès viennent ponctuer une carrière qui s’installe dès 1976: « La belle », « Nous sommes des clowns », « T’as beau pas être beau », ou « Papillon ».

Après le tubesque « Ainsi soit-il », la liste des succès augmente encore avec « Anne ma soeur Anne » notamment. En 2006, un peu comme l’avait fait son ami Philippe Chatel bien des années plus tôt, Louis Chédid se lance dans l’écriture d’un spectacle pour enfants: « Le Soldat rose ». L’histoire donne naissance à un disque mais elle est aussi mise en scène au Grand Rex à Paris avec, notamment, dans les différents rôles, des artistes comme Vanessa Paradis, M, San Severino, Bénabar et bien d’autres. En 2010, le chanteur enregistre, quelques mois avant le décès de sa mère, un album dont le titre en dit long: « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ». Trois ans plus tard, Louis Chédid commercialise l’opus « Deux fois l’infini », où il rend notamment hommage à Nino Ferrer. Fin 2014, Louis annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par ses enfants Mathieu (alias M), Joseph et Anna. De nombreuses dates affichent complet pour ce spectacle tout au long de l’année 2015. Quelques mois plus tard, Louis Chédid réalise l’album « Brassens sur paroles » dans lequel il parvient à faire chanter quelques acteurs français qui rendent hommage au célèbre auteur-compositeur-interprète sétois. Et, en 2017, il célèbre le centenaire de la naissance d’Henri Salvador en lui consacrant tout un opus interprété par divers chanteurs et chanteuses tels que Véronique Sanson, Bénabar, Héléna Noguerra, Calogero, François Morel, Robert Charlebois et le fils de Louis : M.
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David CHRISTIE en 1969

1er janvier 1948 : Naissance, à Tarare, du chanteur français David CHRISTIE sous le nom de Jacques Pépino. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui rencontrent des fortunes diverses, comme Julie » en 1968, c’est en 1976 que David Christie connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, l’artiste réussit à nouveau un succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. En 1985, il rencontre la chanteuse Nina Morato avec qui il a une fille qui décède accidentellement en 1999. David Christie meurt à Capbreton le 14 mai 1997 à l’âge de 49 ans.

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ALPHA BLONDY : Pochette de 45 tours en 1987

1er janvier 1953 : Naissance à Dimbroko du chanteur ivoirien ALPHA BLONDY. De son vrai nom Seydou Koné, l’artiste enregistre son premier album « Jah Glory » en 1981. Cet album est suivi par « Cocody Rock » 1984 et « Apartheid is nazism » en 1985. Mais c’est l’année 1987 qui est marquée par les premiers vrais succès du chanteur avec « Sweet Fanta Diallo » et la reprise en reggae du célèbre « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard. Au fil de ses enregistrements suivants, Alpha Blondy recueille encore des succès divers comme, en 1992, « Rendez-vous ». En 2015, il commercialise l’album « Positive energy » et il crée sa station de radio FM à Abidjan: Radio Alpha Blondy. Trois ans plus tard, l’opus « Human race » comprend plusieurs titres en anglais et en français dont une reprise en reggae de « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.
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Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

1er janvier 1972 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Né à Paris le 12 septembre 1888, il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes dont « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire ». Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais au fil du temps, son étoile américaine pâlit et c’est ce qui l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.

Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti. En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Olivia RUIZ : pochette de l’album à succès de 2005

1er janvier 1980 : Naissance, à Carcassonne de la chanteuse Olivia RUIZ sous le nom d’Olivia Blanc. Son père, Didier Blanc, est alors musicien dans le célèbre orchestre de René Coll et sa mère, d’origine espagnole, est employée de bureau. La famille vit à Marseillette dans un bar-tabac qui abrite aussi la salle de concert du village. Après une scolarité normale effectuée à Capendu, Olivia poursuit, à Montpellier, des études dans les arts du spectacle et obtient un brevet de technicien supérieur (BTS) en communication. Pourtant, depuis qu’elle a quinze ans, en choisissant de vivre chez sa tante de Narbonne, elle décide aussi de suivre des cours de théâtre et de danse. Mais la musique l’intéresse aussi très fortement et, avec des copains, elle forme le groupe de rock « Five ». Avec un répertoire reprenant notamment des chansons des Cranberries, la formation assure de nombreux levers de rideaux pour des artistes de passage et s’inscrit dans divers concours amateurs où elle se distingue. Libérée de ses études, elle participe au spectacle estival des Médiévales de Carcassonne et, avec un musicien nommé Frank Marty, elle propose des spectacles dans les bars et cabarets où elle évoque la chanson française de Bécaud, Montand, etc. Par la suite, elle chante aussi dans la formation de son père : « Didier Blanc et la Belle Histoire ». De plus en plus intéressée par le métier de la chanson, elle s’inscrit pour participer à une nouvelle forme de crochet télévisé qui a pour nom « Star Academy ». Le programme, diffusé pendant plusieurs semaines par la chaîne privée française TF1 a pour but de mettre en concurrence de jeunes artistes afin d’en consacrer un(e) au terme de la série d’émissions hebdomadaires. Et c’est véritablement l’occasion pour Olivia de se révéler au public français ce qu’elle est vraiment en 2001 : une artiste hors norme, enfant de la balle. Le grand mérite d’Olivia est sans doute de savoir, d’emblée, prendre ses distances avec la chanson dite de variétés pour se créer un univers particulier mais difficile à partager avec le plus grand nombre. Cependant, après un premier album en 2003, « J’aime pas l’amour », qui récolte un beau succès, le deuxième est un triomphe: « La femme chocolat » se vend à plus d’un million d’exemplaires en 2005. Depuis, les autres disques d’Olivia Ruiz se sont moins bien vendus mais la crise du CD est aussi passée par là et la chanteuse poursuit une vraie carrière sur la durée. Une carrière qui s’est affirmée notamment par le succès très populaire d’une chanson interprétée en duo avec Salvatore Adamo, « Ce Georges », en 2007, et qui s’est poursuivie, fin 2012, avec la sortie de l’album « Le calme et la tempête ». Après quelques participations sur des projets discographiques comme « La Bande à Renaud », Olivia Ruiz connaît une fin d’année 2016 très intense avec la sortie de son cinquième album studio intitulé « A nos corps-aimants » mais aussi avec la mise sur pied d’une comédie musicale fortement autobiographique: « Volver ».
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Estella Blain en 1965

1er janvier 1982 : Décès, à Port-Vendres, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN. Née le 30 mars 1930 à Paris sous le vrai nom de Micheline Estellat, elle est d’origine basque mais passe son enfance à Montmartre. Elle y voit régulièrement les artistes qui viennent tourner des films dans les studios Pathé tout proches. Après la seconde guerre mondiale, Micheline « fait la manche » en interprétant des chansons aux terrasses des cafés parisiens. Voulant devenir comédienne, elle fréquente le Cours Simon avant de se produire chez Gabrielle Fontan, au théâtre du Grand Guignol et à Marigny. Elle tourne son premier film en 1953 sous la direction d’Hervé Bromberger: « Les fruits sauvages ». Elle rencontre alors le jeune acteur Gérard Blain qui l’épouse et elle relie leurs deux patronymes pour en faire son pseudonyme: Estella Blain. En quinze ans, la jeune femme passe alors du statut de débutante à celui de star du cinéma mais aussi de la télévision. Ella va aussi quitter Gérard Blain pour connaître d’autres liaisons sentimentales. Puis, petit à petit, sa carrière va prendre une tournure moins optimiste et, à partir de 1973, elle ne travaille presque plus. Entre 1965 et 1969, elle tente l’aventure de la chanson et elle compose plusieurs titres qui sont orchestrés par le célèbre Alain Goraguer et enregistrés sur des disques 45-tours: « Je n’aime que toi » (1965), « Hurlevent » (1967), « Nitchevo » (1968) et « Toi » (1969). Elle interprète « Solitude » dans l’émission télévisée française « Dim dam dom » en 1967 et elle apparaît en première partie d’un concert de Nana Mouskouri à l’Olympia de Paris. Mais sa carrière dans la chanson s’arrête à l’aube des années 1970 car le public ne la suit pas vraiment. Le 1er janvier 1982, Estella Blain est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales. Elle s’est suicidée avec une arme à feu. Son corps est incinéré au crématorium de Cornebarrieu à Toulouse en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel.
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Alain BASHUNG

1er janvier 2009 : Quelque deux mois avant son décès, Alain BASHUNG est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » de la République Française.
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Albert Raisner dans les années 1970

1er janvier 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER. Né le 30 septembre 1922 à Apolda (Allemagne) sous l’identité d’Albert Rufenach, son père français est représentant de commerce et sa mère est allemande. Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans et sa famille, il a deux frères, plutôt modeste, habite dans le 18e arrondissement. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies. Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui voit son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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22 OCTOBRE

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

22 octobre 1921 : Naissance, à Sète, de l’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Catherine Deneuve – Pochette album 1981 (c) Helmut Newton

22 octobre 1943 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Catherine DENEUVE sous le nom de Catherine Fabienne Dorléac. Star du cinéma français et égérie de réalisateurs comme Jacques Demy, François Truffaut ou André Téchiné, Catherine Deneuve a aussi travaillé avec des grands noms du cinéma international comme Roman Polanski, Luis Buñuel, Marco Ferreri ou Dino Risi entre autres. Elle est une véritable enfant de la balle puisque son père était acteur et sa mère comédienne de théâtre. Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1956 dans le film « Les Collégiennes » d’André Hunnebelle. Elle s’appelle alors encore Catherine Dorléac avant de prendre pour pseudonyme le nom de jeune fille de sa mère: Deneuve. Sa soeur Françoise va garder son vrai nom et, elle aussi, devenir une comédienne talentueuse mais elle décède dans un accident de voiture en 1967. Pendant sa longue carrière cinématographique, Catherine Deneuve va aussi se consacrer à la chanson. Timidement d’abord en interprétant des chansons de films comme « Zig Zig » en 1975 ou « Courage fuyons » en 1979.

Mais, un an plus tard, Serge Gainsbourg développe un vrai projet d’album avec elle: « Souviens-toi de m’oublier ». Ils enregistrent un duo qui connaît un grand succès: « Dieu fumeur de Havanes ».

En 1993, elle réitère l’aventure du duo pour un disque plus tendance avec Malcolm McLaren: « Paris Paris ». Elle reprend aussi des chansons du répertoire francophone dans de nombreux films comme « Toi jamais » de Sylvie Vartan (dans « Huit femmes » en 2001) ou « C’est beau la vie » de Ferrat (dans « Potiche » en 2010). En 2015, elle reprend d’ailleurs cette dernière chanson qu’elle enregistre en duo avec Benjamin Biolay pour un album hommage à Jean Ferrat.
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Album 2007

22 octobre 1956 : Naissance, en ex-Yougoslavie, de l’interprète belge Yvhann CEVIC sous le nom de Pascal Ivancevic. Agé de quelques mois, il suit ses parents qui vont vivre dans la région de Liège en Belgique. Dès sa plus tendre enfance, il chante dans des troupes fokloriques. Adolescent, c’est dans les groupes de bal de sa région qu’il effectue son apprentissage de chanteur. A 18 ans, il est repéré par un producteur, Albert Gérard, qui lui fait enregistrer son premier disque sous le nom de Pascal Amory. Jusqu’en 1984, il va enregistrer quelques 45 tours sous ce pseudonyme: « Vers toi » (1976), « Un slow en tendresse » (1982) et « Un certain moment d’amour » (1984). A partir de 1990, Pascal choisit de scinder son patronyme en deux noms qui vont devenir son nouveau pseudonyme: Yvhann Cevic. Il se fait alors remarquer pour ses qualités vocales en reprenant un « tube » de Tom Jones (« Delilah ») qui devient « Aime-moi Delilah » (1991).

Il est propulsé par la télévision belge privée RTL-TVI au sommet des hit parade grâce à l’émission « Dix qu’on aime ». Il obtient alors un album d’or. Son succès déborde de la Belgique et il saisit l’opportunité de passer à l’Olympia en première partie des Platters. Il effectue de nombreux galas avec des chansons comme « A l’amour à la vie » (1992), « Laisse aller les violons » (1993), « Pusu tati » (1993), « En toi la femme » (1994) et « On s’aime on s’aimera » (1995). Avec la fin de cette émission de variétés, Yvhann Cevic va, comme beaucoup d’autres artistes belges, connaître un grand passage à vide malgré l’enregistrement régulier de nouveaux albums. En 1997, il enregistre un duo avec Jeane Manson: « Partir avec toi » sur l’air de « Con te partiro » d’Andrea Bocelli. Parmi ses albums, il y a aussi, en 2007, celui intitulé « Et je pense à toi » où se trouve un autre duo avec Jeane Manson: « Malgré le temps ». Et puis, il y a le grand retour, en 2015, de l’artiste qui, une fois de plus, modifie son pseudonyme en Ivan Cevic. Un nom qui se rapproche encore un peu plus de son véritable patronyme pour la sortie d’un album authentique qui est un retour aux sources et aux origines du chanteur: la musique des Balkans. Ainsi, sur des mélodies évoquant sans ambiguïté des ambiances chères à Goran Bregovic, Ivan Cevic nous livre des textes racontant des histoires de famille notamment. A 59 ans, l’artiste s’éloigne de l’univers des reprises et de la poésie « fleur bleue » qui était le sien jusqu’alors même si tango, valse et textes légers sont encore au programme de ce dernier opus.
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1er OCTOBRE

DANI en 1970

1er octobre 1944 : Naissance, à Castres, de la chanteuse et comédienne française DANI, née Danièle Graule. Fille d’un cordonnier et d’une vendeuse de chaussures, Danièle, aînée de trois enfants, aurait pu se destiner, elle aussi, à la maroquinerie ou la cordonnerie. Mais ce sont plutôt les arts qui la passionnent et, dès qu’elle le peut, à 19 ans, elle quitte Perpignan pour Paris. Son but est de s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts mais, en 1963, elle est engagée par le magazine « Jours de France » pour y faire des photos. Suite à cela, on lui propose de devenir mannequin et elle obtient de petits rôles dans des films. En 1965, la réalisatrice et productrice Daidy Davis Boyer propose à Danièle d’être figurante dans le scopitone de la chanson « Tout se passe dans les yeux » interprétée par Dick Rivers. Cette incursion dans le monde de la chanson lui donne envie de passer une audition organisée par la maison de disques Pathé Marconi. Du coup, elle a l’opporunité d’enregistrer, en 1966, un premier disque super 45 tours avec, notamment, la chanson « Garçon manqué ».

C’est le début d’une belle carrière de chanteuse dont l’un des coups d’éclat est la reprise de la chanson de Georges Milton, « Papa vient d’épouser la bonne », en 1968: plus d’un million d’exemplaires vendus. Sous le pseudonyme de Dani, l’artiste se veut être la plus complète possible et se présenter à son public sur scène. En 1970, elle passe à l’Alhambra de Paris puis à Bobino en 1971. Par la suite et jusqu’en 1974, elle devient meneuse de revue à l’Alcazar de Paris. Dans le même temps, elle décroche toute une série de rôles au cinéma et à la télévision. En 1974, elle doit représenter la France au concours Eurovision de la Chanson avec « La vie à 25 ans ». Mais le décès du président de la république française Georges Pompidou quelques jours avant la compétition annule sa participation. Qu’à cela ne tienne, la chanson obtient un joli succès radiophonique dans les pays francophones. L’année suivante, ayant signé un contrat discographique avec la maison Flèche appartenant à Claude François, elle assume la première partie de la tournée de ce dernier. Puis, sans doute inspirée par Régine, elle acquiert un night club parisien qu’elle gère jusqu’au début des années 1980. C’est à ce moment qu’elle sombre véritablement dans certaines addictions comme la drogue. Après un long séjour en famille dans le Vaucluse, elle revient à Paris pour y tenir des boutique de fleurs avec une nette préférence pour les roses. En 1993, elle rompt son silence pour sortir un album rock intitulé « N comme Never Again ». En 2001, Etienne Daho apprend que la fleuriste possède un texte que Serge Gainsbourg a écrit pour elle en 1975 et qui est resté inédit: « Comme un boomerang ». Et il insiste pour qu’elle accepte d’enregistrer le morceau en duo avec lui. Elle le fait et c’est un véritable « retour gagnant » pour Dani qui, dans la foulée, se décide à revenir dans les studios de prise de son. Sa première maison de disques en profite également pour sortir un CD best of qui permet aux amateurs de se procurer à nouveau les enregistrements originaux de Dani en qualité numérique. Puis, la chanteuse se lance dans la sortie d’albums contenant des chansons nouvelles et originales: « Tout Dépend Du Contexte » en 2003, « Laissez-moi rire » en 2005 et « Le Paris de Dani », album consacré à la capitale française, en 2010. Fin septembre 2020, alors qu’elle s’est installée à Tours, Dani commercialise un nouvel opus intitulé « Horizons dorés ». Elle y interprète un duo avec Joey Starr et plusieurs de ses copains-copines lui ont composé des chansons : Alain Chamfort ou Keren Ann par exemple.
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Jeane Manson en 1979 – Photo (c) Leonard De Raemy

1er octobre 1950 : Naissance, à Cleveland (Ohio), de la chanteuse américaine Jeane MANSON. Avec un père écrivain et une mère artiste qui chante et peint, elle passe sa prime enfance au Mexique avant de se rendre en Californie où elle apprend la musique et suit des cours de théâtre. Elle obtient quelques rôles au cinéma et pose nue dans les pages centrales du magazine Playboy en août 1974. Puis, pour oublier un mariage raté, elle part pour l’Europe et y obtient quelques rôles dans des films français comme « Bons baisers de Hong Kong » avec les Charlots. Fin 1975, l’actrice fait connaissance de l’auteur, compositeur et producteur français Jean Renard. Ce dernier est alors inconsolable de la mort de Mike Brant qu’il a révélé au grand public quelques années plus tôt. Jean Renard a aussi beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Il trouve en Jeane Manson une chanteuse formidable qui, dans la lignée de Petula Clark, va séduire autant par son accent et son talent que par sa beauté. Et il voit juste. Surtout lorsqu’il lui livre, paroles et musique, un titre qui va déferler sur les ondes radios durant tout l’été 1976: « Avant de nous dire adieu ».

L’effet Jeane Manson est immédiat et les succès vont s’enchaîner comme des perles sur un collier: « Une femme » (1976), « Les larmes aux yeux » (avec Christian Delagrange en 1976), « La chapelle de Harlem » (1977), « Ce n’est qu’un au revoir » (1977), « Fais-moi danser » (1978), « Fly to New York city » (1979) et « Vis ta vie » (1979). En 1979, elle est choisie pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson à Jérusalem: le titre « J’ai déjà vu ça dans tes yeux » se classe 13e sur 19. Après cette rafale de « tubes », la carrière de Jeane Manson va s’apaiser. L’artiste diversifie alors ses activités et se tourne, par exemple, vers le spectacle musical comme, en 1986 et 1988, « L’homme de la Mancha » dont la première a lieu à Nantes. En 1992, on retrouve Jeane Manson à l’affiche de l’opérette « Dédé » au Théâtre des Célestins à Paris puis, quelques mois plus tard, dans « Trois valses » d’Oscar Strauss à l’Opéra de Marseille. En 1998, elle enregistre une version très personnelle du « Con te partiro » de Boccelli: « Partir avec toi », un titre qu’elle interprète en duo avec le chanteur belge Yvhann Cevic. En 2002, elle entre en studio pour créer une nouvelle version de son premier succès « Avant de nous dire adieu » de nouveau en duo avec Yvhann Cevic. Sachant monter depuis son plus jeune âge, Jeane Manson donne alors des spectacles musicaux en chantant à cheval au Cirque d’Hiver Bouglione en 2006. Dans la catégorie du théâtre musical, on la retrouve en 2007 dans « Sans famille » à l’Opéra de Nice. A la fin de l’année 2010, elle est au programme du Cirque Joseph Bouglione à Chatou en France: elle y chante, danse, monte à cheval et fait le clown. Au début 2011, elle présente à Vernon un nouveau concert acoustique constitué de gospel, de negro-spirituals, de classique et de chansons d’amour: « Spiritual love ». Puis, en 2012, elle rejoint la saison 7 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». La même année, elle reprend son rôle dans une nouvelle version de « L’Homme de la Mancha » au Théâtre des Variétés à Paris. Et, en 2012 encore, elle sort une compilation de trois CD qui contiennent ses plus grands succès et une chanson nouvelle inédite composée par Claude Barzotti: « Est-ce qu’on s’aime encore ? ». Deux ans plus tard, un nouvel opus intitulé « Viviré » est disponible en deux versions: espagnole et française. Il reprend de grands succès éternels comme « L’été indien » (Joe Dassin), « Aranjuez mon amour » (Richard Anthony) ou « Embrasse-moi » (Julio Iglesias). En mars 2016, Jeane Manson commercialise un nouvel opus en français: « Amour le soleil du coeur ». En janvier 2020, elle fait partie des artistes figurant dans le spectacle nostalgique « Age tendre, la tournée des idoles » avec, notamment, Herbert Léonard ou Michèle Torr.
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STROMAE en 20141er octobre 2015 : STROMAE est le premier artiste belge, francophone de surcroît, à se produire au légendaire Madison Square Garden de New York pour un spectacle qui affiche complet. Le Bruxellois s’exprime en français mais aussi en anglais durant le show. Et il ne peut s’empêcher de glisser quelques références au plat pays face à un public où se trouvent le premier ministre belge Charles Michel et le ministre des affaires étrangères Didier Reynders. Stromae termine son spectacle avec « Alors on danse » et « Papaoutai ». Qualifié de « mélange de Michael Jackson et Jacques Brel » par le New York Times, Stromae effectue un ultime rappel a capella de la chanson « Tous les mêmes ».

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Charles Aznavour en 2004

1er octobre 2018 : Décès, à Mouriès, dans le sud de la France, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français d’origine arménienne Charles AZNAVOUR. Né à Paris le 22 mai 1924, d’un père nommé Micha Aznavourian, baryton tenant un restaurant arménien à Paris, et d’une mère comédienne prénommée Knar, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et Shahnourh Varinag (c’est le vrai prénom de Charles) songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser. Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais »(1968).

En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi »(1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100 000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui dans les Alpilles (sud de la France) au cours de la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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30 SEPTEMBRE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

30 septembre 1906 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française MIREILLE sous son nom complet de Mireille Hartuch. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Albert Raisner dans les années 1970

30 septembre 1922 : Naissance, à Apolda (Allemagne), de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER sous l’identité d’Albert Rufenach. Avec un père, représentant de commerce, français et une mère allemande, Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans. Sa famille, il a deux frères, est plutôt modeste et habite dans le 18e arrondissement de Paris. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies.

Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui verra son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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Diane Dufresne en 1987 – Photo (c) C. Cabrol – Kipa

30 septembre 1944 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse, comédienne et peintre Diane DUFRESNE. Lorsque sa mère décède, Diane a quinze ans et elle doit se résoudre à abandonner ses études. Elle rêve toutefois de devenir chanteuse et fait tout pour. En 1962, elle réussit à obtenir un passage sur une scène de Montréal et elle y interprète notamment des chansons de Jacques Brel et Léo Ferré. Mais il lui faut apprendre la technique et la maîtrise vocale chez ces Français dont elle admire les chanteurs. Elle part donc pour Paris où elle s’inscrit aux cours de chant du célèbre Jean Lumière et aux cours d’art dramatique de la non moins célèbre Françoise Rosay. De 1966 à 1968, on retrouve ainsi Diane Dufresne dans les cabarets parisiens de la rive gauche où elle chante les artistes québécois que sont Gilles Vigneault, Claude Léveillée ou Jean-Pierre Ferland. De retour au Québec, elle rencontre le jeune parolier Luc Plamondon qui est bien décidé à lui écrire des chansons sur mesure. Elle enregistre ainsi, en 1972, un premier album au titre prometteur: « Tiens-toé ben, j’arrive ! ». Et le 33 tours va tenir toutes ses promesses. En 1973, elle chante à la Place des Arts de Montréal où elle récolte un succès unanime. L’été de cette année-là, tous les pays francophones fredonnent le « tube » « J’ai rencontré l’homme de ma vie ».

La suite de la carrière de Diane Dufresne est marquée par des chansons très diversifiées dont le point commun est toujours l’autodérision et la provocation. En 1975 sort un deuxième opus qui confirme le talent de l’artiste canadienne: « Sur la même longueur d’ondes ». Et, deux ans plus tard, l’album « Maman si tu m’voyais » lui permet de se produire à l’Olympia de Paris en 1978. Chez elle, au Québec, elle prend l’habitude de proposer des spectacles thématiques où les spectateurs sont invités à se déguiser en fonction du thème de la soirée. Et, à Montréal, elle participe à « Starmania » à la fin des années 1970. Les années 1980 vont confirmer la tendance rock de cette artiste hors du commun qui demande des chansons aux Français Jonasz, Higelin, Gainsbourg et Pierre Grosz. Et la décennie suivante voit la chanteuse s’orienter vers un répertoire plus calme. Dans les années 2000, Diane Dufresne revient quand même au rock et propose une tournée intitulée « En liberté conditionnelle ». Ensuite, elle multiplie les expériences musicales diverses comme, en 2005, la réalisation d’un album et d’une tournée consacrée au compositeur allemand Kurt Weill. En octobre 2006, elle reçoit à Montréal un Félix décerné pour l’ensemble de son oeuvre. Parallèlement à la chanson, Diane Dufresne se consacre alors de plus en plus à sa seconde passion: la peinture. Elle entremêle d’ailleurs subtilement ces deux disciplines artistiques au cours d’un spectacle créé au Canada en 2007. Un an plus tard, elle est à l’affiche des FrancoFolies de Montréal où elle propose une soirée intitulée « Terre planète bleue ». Des expositions de ses peintures sont désormais montées un peu partout dans le monde. Fin 2018, l’artiste revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Meilleur après » et dont les titres sont signés notamment par Cyril Mokaiesh, Catherine Major, Alexandre Beaupain, Daniel Bélanger, Sting, Alexandre Lizotte, Moran et Jean-Phi Goncalves.
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Jeff Bodart – pochette album 2003

30 septembre 1962 : Naissance, à Charleroi, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART dont le vrai prénom est Jean-François. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sex Symbol ». Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey Baron rouge » et « Coûte que coûte ». En 1994, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ».

D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des medias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ». Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies de Spa (B) mais aussi à celles de La Rochelle (F) ainsi qu’au défunt festival « Mars en chansons » dans sa ville natale de Charleroi (B). En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste. En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau. Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoît Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) en juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Manu Champagne, Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
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Anthony Delon en 1987 – Photo (c) G. Ransiman

30 septembre 1964 : Naissance, à Los Angeles aux Etats-Unis, du chanteur occasionnel et acteur franco-américain Anthony DELON. Fils d’Alain et de Nathalie Delon, il vit avec eux un an en Californie avant qu’ils ne s’installent en France. Au moment de la séparation de ses parents en 1968, il va vivre avec son parrain et sa marraine car sa mère est très occupée par ses activités artistiques. Son enfance est un peu chaotique et il est envoyé en pension à la campagne. Il s’en évade pour aboutir dans une école parisienne à Saint-Germain-des-Prés. L’adolescence d’Anthony n’est guère plus brillante et il fréquente de nombreux établissements scolaires dont il s’échappe ou est évincé. Jeune adulte, il commence à s’intéresser à la musique et part à Londres pour travailler dans une maison de disques: Island Records. De retour en France, il est arrêté, à l’âge de 18 ans, au volant d’une voiture volée et en possession d’une arme prohibée. A sa sortie de prison, il crée une ligne de blouson de cuir qui marche bien mais ces activités ne vont pas l’extraire d’un milieu où les caïds règlent leurs comptes à coups de pistolets. Il part alors pour New York où il fait des rencontres artistiques intéressantes avec Andy Warhol et Brooke Shields notamment. Le metteur en scène italien Alberto Lattuada le croise aux USA et lui propose un rôle dans le film qu’il va tourner à Rome. Anthony accepte et travaille aussi avec Francesco Rosi. En 1987, il revient à sa passion pour la musique et tente, comme d’autres acteurs, l’aventure de la chanson. Il enregistre un disque 45 tours avec « Qu’elle revienne », un titre peu convaincant et peu joué par les radios. Après un nouveau séjour aux Etats-Unis, il revient finalement vivre en France et s’oriente vers le cinéma, la télévision et le théâtre. Il fait encore un détour du côté de la chanson en 2012 lorsqu’il enregistre le titre « Skype » en duo avec la chanteuse Robert.
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JERONIMO aux Octaves de la Musique à Liège (B) le 8 avril 2014 (c) Passion Chanson

30 septembre 1972 : Naissance, à Liège, du guitariste et chanteur belge Jérôme Mardaga, mieux connu sous le pseudonyme de JERONIMO. Très jeune, il se retrouve engagé comme guitariste dans des groupes de sa région natale. Patiemment, il peaufine ainsi son jeu. Et, un peu par hasard, il se fait connaître du grand public en 2000 lorsque l’une de ses démos intitulée « Mon éternel petit groupe » est diffusée par la radio publique rock de la communauté francophone de Belgique: Radio 21. Il s’affuble alors du pseudonyme de Jéronimo et signe un contrat avec le jeune label indépendant belge Anorak Supersport. Début 2002, un single est envoyé aux radios qui le diffusent très bien: « Ma femme me trompe ». La chanson annonce un album qui est commercialisé quelques semaines plus tard: « Un monde sans moi ». Tout empreint d’un surréalisme typiquement belge, ce premier opus reçoit un accueil très favorable du public et des journalistes. Jéronimo se retrouve alors très vite à l’affiche des grands festivals de l’été: Dour Festival et Francofolies de Spa entre autres. Il fait aussi un détour par le Printemps de Bourges avant de se produire dans toute l’Europe. En novembre 2002, il se produit à Montréal où il est accueilli par le festival du Coup de Coeur Francophone. Par la suite, l’artiste se voit invité à se produire en première partie des concerts du groupe français Indochine. Un disque est alors enregistré en public au Botanique à Bruxelles. Jéronimo assure ensuite le lever de rideau de Cali à l’Olympia de Paris. Ces nombreux voyages permettent au compositeur d’écrire des novelles chansons qui se trouvent réunies sur son deuxième album qui paraît en 2005: « 12h33 ». Les arrangements musicaux y sont différents et diversifiés avec des guitares électriques répondant aux acoustiques. A la fin de l’année, le groupe belge dEUS demande à Jéronimo d’assumer la première partie de sa tournée française qui passe notamment par la salle parisienne de l’Olympia. En novembre 2006, l’album « 12h33 » reçoit le prix Rapsat-Lelièvre à Montréal pendant le festival du Coup de cœur Francophone. Alors que sa carrière se poursuit avec succès, Jérôme participe, en studio, aux projets discographiques de Miam Monster Miam, Sophie Galet, Juan d’Outremont et Jacques Duvall. Par la suite, le musicien rejoint le groupe de Mark Gardener and The Full Band Sonic et cette nouvelle aventure lui permet de composer de nouveaux morceaux qu’il enregistre en Italie en 2007. Quelques mois plus tard, Jérôme rejoint, en tant que guitariste, le chanteur Saint-André qu’il accompagne sur scène pendant quelques mois. Il achève ensuite, en Italie, l’enregistrement des chansons qui vont constituer le nouvel album de Jéronimo qui sort à l’automne 2008: « Mélodies démolies ». La galette numérique est encore différente des précédentes mais on y trouve toujours l’humour décalé qui fait désormais la réputation du chanteur. Tout en y incluant des textes et des thèmes sérieux comme la crise économique de l’époque (« L’argent c’est bien »), les chansons sont plutôt désinvoltes et insouciantes. Le disque n’est pas un succès commercial malgré les nombreux concerts qui vont suivre sa sortie. Et Jérôme Mardaga reprend son job de musicien auprès de Saint-André, Jacques Duvall, Benjamin Schoos et Marc Morgan notamment. Un dernier concert de Jeronimo à Mons (B) en 2010 est censé terminer la carrière de l’artiste sous ce pseudonyme. Mais, après avoir « fait le ménage » autour de lui, Jéronimo reprend le chemin des studios en 2013, année au cours de laquelle sort son quatrième album studio : « Zin zin ». Il prête alors ses talents de guitariste aux chanteurs Olivier Juprelle et Hugo qu’il accompagne sur scène en 2014 et 2015. En 2016, c’est avec Gaëtan Streel que Jérôme joue de la guitare sur scène. En 2018, l’artiste reprend son patronyme intitial de Jérôme Mardaga pour sortir un nouvel album qui a pour titre « Raid Aérien » et qui est en totale rupture avec son travail précédent. Véritable plongée au sein d’un monde imaginaire effrayant, instable et monochrome, l’opus est peuplé d’oiseaux-espions, de paysages où tombe une neige inconnue et où les personnages tentent de survivre dans une lumière glacée et mécanique. Et, sur scène, dans une atmosphère glaciale noire et blanche, seuls les titres agressifs et répétitifs de l’ancien répertoire sont retenus pour se marier au nouveau matériel.

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30 septembre 1975 : Naissance, à Paris, de l’actrice française Marion COTILLARD. Née dans une famille d’artistes comédiens, elle passe son enfance à Alfortville avant de faire ses études à Orléans et à Paris. Elle sort du conservatoire d’Orléans en 1994 avec un premier prix d’art dramatique. Ses premiers films ont pour titre « Highlander » et « Extrême limite » mais c’est « Taxi » qui révèle Marion au grand public. En 2003, le réalisateur Tim Burton l’engage pour tourner dans « Big Fish » qui constitue sa première expérience dans le cinéma américain. Un an plus tard, elle reçoit, à Paris, le César du meilleur second rôle pour sa participation à « Un long dimanche de fiançailles ». En 2007, le réalisateur français Olivier Dahan la préfère à Audrey Tautou pour jouer le rôle d’Edith Piaf dans « La môme ». Le choix est judicieux puisque, grâce à ce film superbe, la comédienne récolte de multiples récompenses dont un César en France. Aux Etats-Unis, on lui remet un Golden Globe et, surtout, l’Oscar de la meilleure actrice en 2008. La même année, un documentaire, « Mon clown », est réalisé par Bastien Duval: il relate la vie de Marion Cotillard pendant la promotion mondiale du film « La môme » pendant un an. Elle poursuit une carrière cinématographique intense et se donne le temps, en 2010, d’enregistrer une chanson en anglais pour une publicité de Dior: « The eyes of Mars ». Car Marion Cotillard est aussi chanteuse et bassiste. Fin 2010, elle accompagne le groupe Yodelice, avec Maxim Nucci, sur les routes de France sous le pseudonyme de Simone.
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23 SEPTEMBRE

Romy Schneider

23 septembre 1938 : Naissance, à Vienne en Autriche, de l’actrice française d’origine allemande Romy SCHNEIDER, de son vrai nom Rosemarie Magdalena Albach. Enfant de la balle née dans une famille d’artistes, elle entame sa carrière d’actrice en Allemagne alors qu’elle est en pleine adolescence. De 1955 à 1957, elle se fait connaître en endossant le rôle de l’impératrice Elisabeth d’Autriche dite « Sissi ». En 1958, elle fait la connaissance d’Alain Delon, se fiance avec lui et s’installe en France où elle commence à tourner une quantité de films à succès. Parmi ces films, il y a « Les choses de la vie » de Claude Sautet où elle joue aux côtés de Michel Piccoli en 1970. C’est là que, pour la seule fois de sa vie, Romy Schneider va enregistrer une chanson en français: « La chanson d’Hélène ».

En 1981, le fils de son premier mariage meurt tragiquement et accidentellement à l’âge de quatorze ans en s’empalant sur la grille de sa propriété. Romy Schneider en est très affectée et, le 29 mai 1982, l’actrice est retrouvée morte dans son appartement de la rue Barbet-de-Jouy à Paris. Bien que de l’alcool et des médicaments se soient trouvés sur le bureau où elle était en train d’écrire au moment de son décès, aucune autopsie n’est décrétée afin qu’elle « garde son secret avec elle » selon le magistrat qui classe l’affaire. Romy Schneider est enterrée le 2 juin 1982 au cimetière de Boissy-sans-Avoir.
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Julio Iglesias en 2012

23 septembre 1943 : Naissance, à Madrid, du chanteur espagnol Julio IGLESIAS sous le nom de Julio Iglesias de la Cueva. Sa première passion est pour le football qu’il pratique au Real de Madrid où il est un jeune gardien de but prometteur. Mais il est victime d’un grave accident de voiture le 22 septembre 1962 et il reste paralysé pendant de nombreux mois. Pour tuer le temps qu’il doit passer immobilisé, il se procure une guitare et commence à composer des chansons. Entre 1965 et 1970, l’idée de devenir chanteur s’installe en lui et, en 1970, il parvient à être sélectionné pour représenter son pays au Concours Eurovision de la Chanson où il chante « Gwendolyne » et termine à la quatrième place. Les portes d’une carrière internationale s’ouvrent à lui et, en 1972, il se classe dans les hit parade de nombreux pays avec un succès en espagnol: « Un canto a Galicia ». Ensuite, Julio se concentre sur le marché de son pays d’origine pour sortir, en 1975, un des tubes de cet été-là: « Manuela ». C’est à ce moment que les responsables de sa maison de disques prennent conscience du potentiel artistique international détenu par le chanteur qui semble obtenir aussi un beau succès auprès de la gent féminine. Il est donc décidé que Julio Iglesias chantera dans plusieurs langues et que ses chansons originales espagnoles seront traduites ou adaptées dans chaque langue par les meilleurs auteurs du genre dans les pays ciblés. C’est ainsi qu’à partir de 1977, l’artiste interprète des chansons en anglais, espagnol, italien, allemand, portugais et en français. L’une de ses premières chansons dans la langue de Molière a pour titre « Ne t’en va pas je t’aime » et elle précède des « tubes » comme « Je n’ai pas changé », « Aimer la vie », « Pauvres diables », « Viens m’embrasser », « Où est passée ma bohème », « Il faut toujours un perdant », « Le monde est fou le monde est beau », etc.

Depuis cette époque, même s’il a interprété des chansons dans de nombreuses langues et s’il s’est installé aux Etats-Unis un long moment, Julio n’a jamais dédaigné le répertoire francophone et il a notamment enregistré en espagnol les titres « El amor », adaptation de « La tendresse » de Daniel Guichard, et « Me olvide de vivir » (« J’ai oublié de vivre » de Johnny Hallyday). L’artiste a aussi toujours veillé à commercialiser régulièrement des albums en français: « Aimer La Vie » (1978), « A vous les femmes » (1979), « Sentimental » (1980), « Fidèle » (1981), « Et l’amour créa la femme » (1982), « En français » (2004) et « L’homme que je suis » (2005). En 2007, il enregistre aussi l’album « Quelque chose de France » où figure un duo avec Françoise Hardy (« Partir quand même ») et un autre avec Charles Aznavour (« Que c’est triste Venise »). Pour son 72e anniversaire, en 2015, Julio annonce qu’il va sortir un album consacré à des reprises de chansons mexicaines: « Mexico ». Mais il ajoute que c’est le dernier album qu’il enregistre car, selon ses dires, « travailler un an et demi sur un album est un temps très long ». Le chanteur espagnol signale par contre qu’il continuera à se produire sur scène tant qu’il le pourra.
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23 septembre 1969 : Naissance, à Marseille, du chanteur français Patrick FIORI sous le véritable nom de Patrick Jean-François Chouchayan. Son père est d’origine arménienne et sa mère d’origine corse. Il passe son enfance à Marseille et, à douze ans déjà, il révèle sa passion pour le chant en décrochant un rôle dans sa ville natale pour la comédie musicale « La légende des santonniers » de Franck Fernandel. Quatre ans plus tard, grâce au soutien de la famille, il peut enregistrer un premier disque intitulé « Stéphanie ». Les chansons qu’il grave ensuite sur des 45 tours lui permettent de se faire remarquer par l’équipe de l’émission télévisée française « Les habits du dimanche » proposée par Léon Zitrone. C’est là que le public commence à le connaître et cela va lui donner l’occasion d’assurer des premières parties pour des concerts de Gilbert Montagné et de Michèle Torr. Il décide alors de participer à un maximum de concours dans le but de s’affirmer face aux professionnels et de décrocher enfin le contrat dont il rêve. En 1992, il remporte ainsi quelques prix qui attirent l’attention d’autres artistes comme Fabienne Thibeault ou François Valéry. Ce dernier lui compose la chanson « Mama Corsica » qu’il interprète pour la France au concours Eurovision de la Chanson le 15 mai 1993 et qui se classe 4e. Cette performance ne va pas signifier la fin de la galère pour Patrick qui persévère en produisant lui-même ses disques. En 1995, Pascal Sevran l’invite sur le plateau de « La chance aux chansons » et, deux ans plus tard, il se présente à l’audition pour la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » que Luc Plamondon et Richard Cocciante viennent de mettre en chantier. Il obtient le rôle de Phoebus qui interprète chaque soir sur scène la chanson « Belle » qu’il partage avec Frollo (Daniel Lavoie) et Quasimodo (Garou). Le succès du spectacle musical est énorme et la tournée mobilise ses artistes pendant des mois. Mais Patrick Fiori en sort grandi et, désormais, il est une vedette. Il signe un contrat avec la firme de disques Sony Music et sort le troisième album de sa carrière en 1998: « Prends-moi ». En 2000, il enregistre l’album « Chrysalide », dont l’une des chansons, « Que tu reviennes », est un grand succès écrit par Calogero. Quelques mois plus tard, en octobre, il passe pour la première fois sur la scène de l’Olympia. Les albums s’enchaînent alors de manière régulière tous les deux ans et, donc, en 2002, il y a un album éponyme d’où est extrait un premier single dont la chanson « Marseille » est écrite par Jacques Veneruso. Ce premier morceau envoyé aux radios sera suivi par « Je sais où aller » écrit par Jean-Jacques Goldman. Les tournées deviennent alors de longues séries de concerts livrés dans une grande partie des pays francophones européens. Et, à partir de là, comme les spectacles, les albums vont se succéder de manière régulière avec un succès ascendant. Il y a en 2005 « Si on chantait plus fort » (avec « Toutes les peines » et « Quatre mots sur un piano ») puis, en 2008, « Les choses de la vie », un opus qui rend hommage au cinéma grâce à des reprises de thèmes célèbres (« Le Parrain », « Borsalino » et « Jeux interdits » entre autres) pour lequel il reçoit un disque de platine. Deux ans plus tard, la chanson « Peut-être que peut-être » annonce l’album suivant qui a pour titre global « L’instinct masculin ». Patrick y interprète une chanson en duo avec Johnny Hallyday: « Je viendrai te chercher ». Ce CD, également disque de platine, va servir de support à la tournée suivante au cours de laquelle un concert sera enregistré pour un album et un DVD en public au Dôme de Marseille. En février 2014, l’artiste sort un nouvel opus dont le titre « Elles », écrit et composé par Jean-Jacques Goldman, est le premier à être envoyé aux medias. Cet album intitulé « Choisir » précède une nouvelle tournée qui emmène Fiori sur les scènes de France, de Belgique et de Suisse durant l’automne 2014. Un an plus tard, l’artiste est à la base d’un projet qui voit le jour avec succès: un album qui célèbre les chansons corses qui sont interprétées par divers chanteurs français et par lui-même: « Corsu Mezu Mezu ». En 2017, Patrick annonce la sortie de son dixième album, « Promesse », pour la fin du mois de septembre. Il y interprète des chansons en duo avec Slimane et Soprano et quelques titres sont écrits par Serge Lama, Ycare ou Jean-Jacques Goldman notamment. Fin 2018, le clip de la chanson « Les gens qu’on aime » permet d’apercevoir furtivement le compositeur Jean-Jacques Goldman dont les apparitions publiques sont désormais rarissimes.

En juin 2020, au terme du confinement imposé aux Français et à la plupart des Européens en raison de la pandémie du coronavirus covid-19, Patrick Fiori laisse aux médias une chanson intitulée « Un air de famille » qui annonce un nouvel album pour l’automne de la même année.
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Bourvil – Photo (c) Mainbourg

23 septembre 1970 : Décès, à Paris, de l’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Juliette Gréco en 2012

23 septembre 2020 : Décès, à Ramatuelle, dans le Var, de la chanteuse et comédienne française Juliette GRECO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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18 SEPTEMBRE

Fernand Sardou en 1976 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

18 septembre 1910 : Naissance à Avignon du comédien, chanteur et fantaisiste français Fernand SARDOU. Père du chanteur Michel Sardou et mari de Jackie Rollin (Sardou). Enfant de la balle puisque fils d’artistes, il s’essaie très vite à la chanson mais ne connaît ses premiers succès qu’en Provence pendant la seconde guerre mondiale. En 1946, Fernand Sardou passe en vedette américaine d’Edith Piaf à l’Alhambra de Paris. Il s’y fait connaître avec cette chanson du Midi qui ne le quittera plus jamais: « Aujourd’hui peut-être ». En 1955, il est à l’affiche de l’opérette « Méditerranée » aux côtés de Tino Rossi. Mais la carrière de Fernand Sardou passe aussi par le théâtre, la télévision et le cinéma où des réalisateurs comme Marcel Pagnol ou Jean Renoir ont su mettre en valeur son talent. Fernand Sardou décède d’une crise cardiaque le 31 janvier 1976 dans les coulisses du théâtre municipal de Toulon alors qu’il y répète pour l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc ».

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Pipo Adamo en 1985 – Photo (c) Pierre G.

18 septembre 1953 : Naissance à Jemappes du chanteur belge Pipo ADAMO, frère de Salvatore. Il s’appelle Guiseppe mais tout le monde le connaît sous le nom de Pipo. Pendant des années, il est deuxième guitare dans le groupe des musiciens de son frère. En plus, Pipo nourrit une véritable passion pour le blues. Elle le pousse à enregistrer quatre disques en français avec des chansons de sa composition même si Salvatore lui en donne deux en 1985: « Sacré vieux rock’n’roll » et « Roule dans la nuit ». Victime d’un cancer, Pipo décède le 10 juillet 2005 à l’âge de 51 ans.

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Pochette album 2009 (c) Barbara Dalessandrie

18 septembre 1958 : Naissance à Saint-Denis-du-Sig (aujourd’hui Sig) près d’Oran, du chanteur algérien Rachid TAHA. A l’âge de dix ans, Rachid déménage pour l’Alsace où il suit ses parents. Il vit ensuite quelque temps dans les Vosges où sa scolarité est plutôt turbulente. C’est à ce moment qu’il apprend à écrire et à parler l’arabe littéraire en écoutant les chansons de la célèbre Oum Kalsoum. Il suit alors des études de comptabilité et accomplit divers petits boulots avant de s’installer à Lyon où il finit par travailler en usine. Passionné de musique comme lui, il rencontre Mohammed Moktar Amini et, ensemble, ils fondent le groupe « Carte de Séjour ». Ils sont rejoints, en 1982, par Jérôme Savy et enregistrent leur premier album, « Rhorhomanie », en 1984. Leur répertoire prône l’intégration et la tolérance envers les immigrés. Le groupe connaît son premier grand succès en 1986 avec la reprise, formidablement personnelle et significative, de la chanson « Douce France » de Charles Trenet.

L’aventure de « Carte de Séjour » s’arrête en 1989 et Rachid Taha poursuit sa route seul en enregistrant un premier album intitulé « Barbès » en 1991. Le succès est certain mais il atteint vraiment son paroxysme en 1998 avec la chanson « Ya Rayah ». La même année, il enregistre sur un album le spectacle qu’il a partagé avec Khaled et Faudel: « 1,2,3 Soleils ». Les opus suivants de Rachid Taha reçoivent tous un bon accueil des médias et du public: « Tékitoi » (2004), « Diwan 2 » (2006), « Bonjour » (2009) ou encore « Zoom » (2013). Alors que rien ne le laisse présager, Rachid Taha décède le 12 septembre 2018 à Paris d’une crise cardiaque la nuit pendant qu’il dort à son domicile. Il est inhumé à Alger le vendredi 14 septembre 2018.
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Jean-Loup Lafont dans les années 1980

Jean-Loup Lafont dans les années 1980

18 septembre 2015 : Décès de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Loup LAFONT. Né le 10 avril 1940 à Guingamp en Bretagne, il passe son enfance dans sa région natale. Il y est élevé par ses grands-parents à douze kilomètres de la mer qu’il ne découvre qu’à l’âge de huit ans. Il se dirige ensuite vers des études de journalisme et il exerce la profession pendant six ans. Ensuite, il travaille dans le milieu de la publicité pendant sept ans et il rejoint Paris où il fait un grand nombre de rencontres. L’une de celles-ci, Arlette Tabar, secrétaire de Lucien Morisse alors directeur d’Europe 1, lui permet de se tourner vers la radio. Il présente une maquette, un pilote, et il est engagé à Europe 1 où il présente le « Hit-Parade » du dimanche avant de laisser la place à Christian Morin. En 1972, il anime une autre émission musicale appelée « Mozik » qui sera suivie, en 1976, de « Maxi-Parade » et de « Basket » (dont le générique est « Oxygène » de Jean-Michel Jarre) en 1977. Un an plus tard, Jean-Loup Lafont se tourne vers la télévision: il présente une émission des tendances musicales du moment le dimanche matin sur Antenne 2. Diffusée en direct de la salle Wagram, « Blue-Jean », dont le générique est signé par les Martin Circus (« J’en perds mes baskets »), accueille des artistes de renommée internationale comme les Bee Gees ou Queen et bon nombre de chanteurs français comme Gainsbourg.

En 1979, il apparaît parmi les acteurs du film français « Le Temps des vacances ». Quatre ans plus tard, on le retrouve sur la chaîne de télé française TF1 où il présente « C’est Super ! ». Ensuite, en 1988, il revient sur Antenne 2 pour animer le programme intitulé « Kazcado ». En 1991, on le voit encore présenter le tiercé sur La Cinq. Depuis, Jean-Loup Lafont s’était rangé des médias pour se consacrer à sa passion: la peinture. Il meurt le 18 septembre 2015.

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