9 OCTOBRE

John William dans les années 1960

9 octobre 1922 : Naissance à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Nicole Croisille en 1992 – Photo (c) Cathy Cabrol

9 octobre 1936 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse et actrice française Nicole CROISILLE. Enfant, elle se passionne déjà pour la danse et le chant. Mais, adolescente, c’est vers la dactylographie qu’elle s’oriente avant de finalement suivre des cours de danse. Fréquentant la Comédie Française, elle travaille avec des artistes comme le mime Marceau à la fin des années 1950. En 1961, lorsque Bruno Coquatrix et Jacques Tati organisent une grande soirée à l’Olympia pour la sortie parisienne du film « Jour de fête » fraîchement colorisé, elle travaille à la chorégraphie du spectacle. De même, elle fait partie de l’équipe de la comédie musicale « L’apprenti fakir » avec Jean Marais. Elle enregistre un premier disque au début des années 1960 où figure une reprise du succès de Ray Charles: « Halleluia I Love Her So ». Elle est alors engagée pour prester en première partie de Jacques Brel à l’Olympia puis, en 1963, elle enregistre un duo avec Gilbert Bécaud: « Toi ». Quelques mois plus tard, elle part avec la troupe des Folies Bergères aux USA. Lorsqu’elle revient en France en 1966, le réalisateur de cinéma Claude Lelouch et le compositeur Francis Lai lui proposent d’enregistrer, en duo avec Pierre Barouh, la chanson issue du thème principal du film « Un homme et une femme ».

Puis, pour des raisons commerciales, elle prend le pseudonyme anglo-saxon de Tuesday Jackson lorsqu’on lui demande, en 1968, d’interpréter la chanson du film « Les jeunes loups » de Marcel Carné: « I’ll never leave you » qui marche bien. Un an plus tard, après avoir enregistré d’autres chansons en anglais, elle connaît à nouveau le succès en français cette fois avec « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse ». En 1970, elle joue aux côtés de Mouloudji et de Régine dans la comédie musicale « La neige en été » au théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris. A partir de 1974, Nicole Croisille va se concentrer de plus en plus sur sa carrière de chanteuse qui va s’accélérer. Elle enregistre ainsi le deuxième album de sa carrière et connaît de grands succès avec des extraits de celui-ci comme « La vie facile » (de Maxime Le Forestier), « Ne t’en fais pas la vie change » ou encore « Parlez-moi de lui ». Pendant quelques années, les « tubes » s’accumulent pour la chanteuse: « Téléphone-moi » (1975), « Une femme avec toi » (1975), « Je ne suis que de l’amour » (chanson du film « Histoire d’O » en 1975), « J’ai besoin de toi, j’ai besoin de lui » (1976), « Emma » (1976), « La garonne » (1978) et « Fané, fini, foutu » (1978). En 1981, elle est l’interprète de la chanson du nouveau film de Claude Lelouch « Les Uns et les Autres ». Sept ans plus tard, Claude Lelouch lui propose de jouer dans « Itinéraire d’un enfant gâté », film dans lequel elle interprète « Qui me dira ». Nicole Croisille se passionne ensuite pour le jazz, qu’elle a toujours apprécié, et les mélanges rythmiques. Elle se tourne ainsi vers le répertoire de Claude Nougaro et reprend notamment avec beaucoup de subtilité une chanson comme « Assez ». En 2003, elle revient sur la scène de l’Olympia à l’occasion du festival de la Rose d’Or où elle retrouve des artistes comme Dave, Esther Galil, Gérard Blanc ou Julie Pietri. Elle y est à nouveau dans le même cadre un an plus tard avec d’autres chanteurs comme Daniel Guichard, Jeane Manson, Christian Delagrange ou Gilles Dreu. En 2006, elle propose un spectacle intitulé « Nougaro, le jazz et moi » au théâtre de Dix Heures à Paris avant de le présenter, quelques mois plus tard, au Grand Rex à Paris. Un album est consacré aux chansons de ce spectacle. « Bossa d’hiver » est ensuite le titre du disque qu’elle enregistre en 2008. En octobre 2011 et en janvier 2012, elle se produit à de nombreuses reprises sur la scène de l’Alhambra à Paris. En septembre 2015, Nicole Croisille est à l’affiche de la comédie musicale « Irma la Douce » sur la scène du théâtre de la Porte-Saint-Martin aux côtés de Laurent Deutsch et de Marie-Julie Baup. Elle poursuit ensuite ses activités théâtrales et musicales avec, notamment, « L’Opéra de quat’sous » de Weill et Brecht en 2016. En 2019, elle est sur la scène du Théâtre de la Michodière à Paris pour y jouer dans « N’écoutez pas Mesdames », de Sacha Guitry, aux côtés de Michel Sardou. L’année suivante, elle propose un nouveau tour de chant intitulé « La Croisille s’amuse ».
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Sophie Hecquet en 1973 - Photo (c) Georges Giaufret

Sophie Hecquet en 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

9 octobre 1944 : Naissance, à Dax, de la chanteuse ainsi qu’animatrice de radio et de télévision française SOPHIE (Sophie Hecquet) sous le vrai prénom d’Arlette. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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France Gall en 1981 - Photo (c) Dominique Isserman

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

9 octobre 1947 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Edith Piaf & Théo Sarapo

9 octobre 1962 : Mariage d’Edith PIAF avec Théo SARAPO. Le jeune homme grec passe ses soirées à Saint-Germain-des-Prés au début des années 1960 lorsqu’il est présenté à Edith Piaf par un ami. La chanteuse l’embauche promptement comme secrétaire. Mais elle est toutefois aussi séduite par la voix du jeune homme et par sa personnalité toute entière. Elle l’encourage et lui fait suivre des cours de chant afin qu’il puisse interpréter des chansons sur une scène. C’est aussi Edith Piaf qui lui fait choisir le pseudonyme de Sarapo qui veut dire « je t’aime » en grec prononcé à la française. Edith Piaf est déjà gravement malade lorsqu’elle épouse Théo Sarapo à la mairie du 16e arrondissement de Paris. Elle a 46 ans et lui 20 de moins. Le mariage religieux a lieu en l’église orthodoxe grecque. Quelque temps après leur mariage, le couple enregistre une chanson ensemble: « A quoi ça sert l’amour ? ». La santé de la chanteuse déclinant de jour en jour, Théo loue une villa à Grasse pour s’occuper de son épouse jusqu’au décès de cette dernière un an après leur mariage le 10 octobre 1963.

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En 1964 – Photo (c) Dworkine

9 octobre 1978 : Décès, à Paris de l’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL. Né à Schaerbeek (Bruxelles) le 8 avril 1929, Jacques est élevé dans la cartonnerie familiale et n’est pas un grand fan de l’école. Mais il a quand même une préférence pour la langue française: à quinze ans à peine, il écrit déjà des poèmes et il crée une troupe de théâtre au sein d’un mouvement de jeunesse catholique. Dès qu’il est en âge de travailler, son père l’engage au service commercial de la fabrique de carton. Mais Jacques n’est pas fait pour ça et rêve d’autres horizons: il sera chanteur. Et c’est en autodidacte qu’il compose ses premières mélodies sur sa guitare ou sur le piano de la maison. Alors qu’il vient d’épouser « Miche », il commence à chanter en 1950. Pendant trois ans, il n’aura de cesse de convaincre son entourage du bien fondé de ses chansons. En vain. Mais il ne se décourage pas et, en 1953, Jacques Brel envoie une maquette, réalisée à ses frais sur un 78 tours, au découvreur de talents français Jacques Canetti. Ce dernier est aussi le propriétaire du théâtre des Trois Baudets à Paris et, ayant écouté les chansons de Brel, il l’invite à venir s’y produire. Jacques quitte alors foyer et famille pour vivre seul dans la capitale française. De petit contrat en petit contrat, il se retrouve en lever de rideau des spectacles de l’Olympia de Paris dont le directeur, Bruno Coquatrix, finit par remarquer la détermination du chanteur. A Bruxelles, Brel se produit à l’Ancienne Belgique en première partie du chanteur flamand Bobbejaan Schoepen. Et, ailleurs, il précède sur scène des artistes comme Dario Moreno ou Philippe Clay. Parallèlement à ce début de carrière sur les planches, Jacques Brel publie ses premiers disques et, en 1956, il fait la rencontre de François Rauber, un pianiste qui deviendra l’orchestrateur de ses chansons. Avec lui, il enregistre son premier grand succès: « Quand on n’a que l’amour ». Un an plus tard, Jacques Brel se lie d’amitié avec un autre musicien qui, lui, sera son accompagnateur sur scène: Gérard Jouannest. Ce dernier composera également un bon nombre de musiques pour et avec Jacques. Le deuxième 33 tours de Brel reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1957 et, un an plus tard, l’artiste est à l’Olympia. Les galas et les enregistrements de disques vont alors se multiplier. En 1959, Brel est tête d’affiche à Bobino et il y crée « Ne me quitte pas ». Les succès s’enchaînent ensuite pendant quinze ans: « Le plat pays », « La Fanette », « Les Vieux », « Jef », « La valse à mille temps », « Mathilde », « Les bourgeois », « Madeleine », « Ces gens-là » ou encore « Amsterdam » dont il n’existera jamais qu’un enregistrement public réalisé en 1964. Alors qu’il a 37 ans, Jacques Brel décide de faire ses adieux à la scène et, même si la date symbolique de ceux-ci correspond à un concert à l’Olympia de Paris en 1966, le chanteur honore les contrats prévus pendant encore environ un an. C’en sera fini des spectacles de l’artiste mais l’homme a encore beaucoup de projets artistiques en tête: enregistrer des disques mais aussi jouer au cinéma puis réaliser des films. Il obtient ainsi le rôle principal d’un film d’André Cayatte en 1967: « Les risques du métier ». De retour d’un voyage aux Etats-Unis où il était tombé en admiration devant ce spectacle musical, Jacques Brel décide d’adapter en français et de monter sur scène « Don Quichotte de la Mancha » qui devient « L’homme de la Mancha ». Les représentations ont lieu en octobre 1968 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Jacques y apparaît en héros aux côtés de Sancho Pança dont le rôle est interprété par Dario Moreno. Mais, alors que le spectacle est prévu à Paris en décembre, Dario Moreno décède subitement le 1er décembre. Et c’est Robert Manuel qui reprend son rôle au pied levé. En 1969, l’acteur Brel tourne dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro. En même temps, il suit des cours d’aviation et pilote de petits avions de tourisme. Puis, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser les films « Frantz » avec Barbara en 1971 et « Far West » en 1973. Ces deux longs métrages tournés en Belgique ne sont pas des succès. Avant de partir vivre aux îles Marquises, Jacques Brel tourne encore dans « L’aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch et joue le rôle de François Pignon dans « L’emmerdeur » d’Edouard Molinaro sur un scénario de Francis Veber. En 1974, il s’installe aux îles Marquises avec l’ex-danseuse Madly Bamy mais il faut l’opérer d’un cancer du poumon. La maladie ne le quittera plus et, en 1977, il enregistre un tout dernier album après cinq ans d’absence. Ce disque est un succès énorme dont il ne profite que quelques mois car, en juillet 1978, son cancer s’aggrave et il est rapatrié à Paris où il s’éteint le 9 octobre 1978. L’artiste repose au cimetière d’Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises, à quelques pas du peintre Paul Gauguin.
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MC Solaar

MC Solaar

9 octobre 2001 : Pour l’émission de la chaîne privée TF1 « Stars à domicile » qui a pour but de surprendre des téléspectateurs français en amenant chez eux la star dont ils sont de grands admirateurs, Flavie Flament accueille ce soir Dany BRILLANT, Isabelle BOULAY, LAAM et MC SOLAAR.
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Leny Escudero en 1972 - Photo (c) Birgit

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

9 octobre 2015 : Décès, à Giverny dans l’Eure (F), du chanteur, auteur et compositeur Leny ESCUDERO. Né le 5 novembre 1932 à Espinal de parents analphabètes qui fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. La famille se réfugie en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Le fameux découvreur de talents Jacques Canetti est de ceux-là et il propose à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Et Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, qui lui propose d’enregistrer un premier 45-tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade. Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. Les thèmes de ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps. Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient aussi quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Aragon/Ferré), « Le chant des partisans » (Kessel/Druon) ou encore « Le déserteur » (Vian). En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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15 JUIN

LOPEZ Francis15 juin 1916 : Naissance, à Montbéliard, du compositeur français Francis LOPEZ. Basque d’origine, Francis est orphelin de son père à l’âge de cinq ans. Et c’est finalement à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur. De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano est la star. Il y a « La Belle de Cadix », « Le Chanteur de Mexico », « La Route Fleurie » ou, plus tard dans les années 1970, « Gipsy » avec José Todaro en vedette, Luis Mariano étant alors décédé. Francis Lopez nous a quittés le 5 janvier 1995. Il est inhumé au cimetière parisien de Montmartre.

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Guy Bedos en 1990 – Photo (c) Marianne Rosenthiel

15 juin 1934 : Naissance, à Alger (Algérie), de l’humoriste et artiste de music-hall français Guy BEDOS. Surtout connu et reconnu pour ses sketches, l’artiste a aussi fait quelques incursions dans la chanson surtout en récitant des textes acérés (souvent signés Jean-Loup Dabadie) sur des musiques douces. Tout le monde se souvient du « tube » de l’été 1973 interprété avec Sophie Daumier: « La drague » sur un air de slow.

Mais il y a eu ensuite, en 1975, la parodie de « L’été indien » de Joe Dassin: « Le tube de l’hiver ». Enfin, en 1978, Bedos a aussi enregistré « Discomedia » et « Machotango ». Anecdote: lors de l’une des célèbres émissions télévisées françaises de Gilbert et Maritie Carpentier (« Numéro 1 »), Guy Bedos a interprété et dansé « La drague » en compagnie de… Joe Dassin. Et, pour l’occasion, la prestation en play-back s’est effectuée sur le disque original diffusé à une vitesse ralentie pour rendre plus « mâle » la voix de Sophie Daumier!

L’artiste a tiré définitivement sa révérence le 28 mai 2020, quatre jours après le décès de Jean-Loup Dabadie. Il est décédé des suites d’une longue maladie.
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15 juin 1936 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’acteur français Claude BRASSEUR, Claude Espinasse de son vrai nom. Fils du comédien Pierre Brasseur et de l’actrice Odette Joyeux, il est aussi le père de l’acteur Alexandre Brasseur. Il a tourné dans près de 100 films dont « Dragées au poivre », de Jacques Baratier, qui lui permet d’enregistrer une chanson en duo avec Anna Karina en 1963: « La vie s’envole ».

Mais Claude Brasseur a déjà tâté de la chanson avant cela en enregistrant une chanson de Guy Béart, « Le matin je m’éveille en chantant », en 1960. Un premier essai qui n’a pas été un succès. Passionné d’aventures et de sport moteur, l’homme va se lancer dans l’aventure du rallye automobile « Paris-Dakar » en 1983. Il remporte l’épreuve comme co-pilote du champion belge Jacky Ickx. Pour marquer le souvenir de cette aventure, il sort un disque au moment où Daniel Balavoine se tue en hélicoptère sur le « Paris-Dakar » en 1986. L’enregistrement qui est un texte récité sur une musique bien contemporaine de l’époque a pour titre: « Chasseur de rêves ».
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15 juin 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY, Jean-Philippe Smet de son vrai nom. Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission de télévision qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday ne quittera jamais le devant de la scène. Il résiste, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il survole, en les pratiquant, les modes du rhythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connaît alors un léger passage à vide. Il revient au top dans les années 1970 et affronte le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fait confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistre des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectue des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il est une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semble l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé, pourtant sérieux, qui l’obligent à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc.

Johnny sort en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partage la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialise un album totalement imprévu dont la conception a été volontairement cachée. Ce cinquantième opus a pour titre « De l’amour » et est de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, reste le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entame cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparaît fatiguée mais son comportement vocal est correct. La rentrée 2017 est marquée par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès est communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Johnny quitte ce monde à 74 ans, dans sa maison de Marne-la-Coquette, suite à un cancer des poumons.

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Demis Roussos en 1990

15 juin 1946 : Naissance, sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, du chanteur grec Demis ROUSSOS. Très jeune, passionné de musique et de chant, il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: il y joue de la guitare et de la basse et, un jour, incidemment, il remplace le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et l’encourage sérieusement à devenir chanteur. Et c’est donc en tant que tel qu’il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais ce sera le seul succès du premier album de Demis. Il lui faudra ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos se déroulera uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce ne sera pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique: « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès. Il y aura surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis a aussi repris le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde tout au long de sa carrière. Demis Roussos meurt à Athènes le 25 janvier 2015. La même année, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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Raymond Devos en 1988 – Photo (c) Gilles Cappé

15 juin 2006 : Décès, chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines, de l’humoriste français Raymond DEVOS. Né le 9 novembre 1922 à Mouscron, il est le fils d’un industriel travaillant dans le textile qui joue du piano et de l’orgue. Le petit Raymond quitte sa Belgique natale alors qu’il est à peine âgé d’un an. Pour des raisons fiscales en effet, la famille Devos s’installe en France, à cinq kilomètres de là: à Tourcoing. La maman de Raymond est une femme d’esprit qui adore les jeux de mots et qui joue de la mandoline ainsi que du violon. C’est elle qui va l’orienter, inconsciemment, vers une carrière artistique. Obligé d’interrompre ses études à l’âge de treize ans, il va se construire lui-même en apprenant la musique et la langue française. Curieux de tout, il veut jouer d’un instrument et apprend, en parfait autodidacte, la clarinette, le piano, la harpe, la guitare, le concertina, la trompette et, aussi, la scie musicale. L’entreprise de son père ayant fait faillite, Raymond se retrouve en banlieue parisienne avec la famille. Il y découvre le monde des artistes de rue et des forains. Il sait plus que jamais qu’un jour il fera partie de leur univers. Mais, en attendant, il faut vivre et exercer divers métiers pour s’en sortir: coursier, crémier ou libraire. La guerre arrive et Devos est engagé par l’occupant pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Il propose alors des petits spectacles pour égayer quelque peu les soirées de ses compagnons d’infortune. Il y travaille la technique du mime. A la libération, il prend des cours de théâtre et joue dans « Le Médecin malgré lui » de Molière et « Knock » de Jules Romains. Il entre dans la compagnie Jacques Fabbri. En 1948, avec André Gille et Georges Denis, il forme « les trois cousins » qui proposent des numéros burlesques. Et, par la suite, il crée un duo avec Roger Verbecke: « Les pinsons ». A eux deux, ils proposent un spectacle composé de parodies comiques de chansons. Ils enregistrent d’ailleurs un album de ces chansons et se produisent dans les salles parisiennes de l’ABC et des Trois-Baudets. Après cette aventure musicale, Raymond Devos se tourne définitivement vers la comédie d’abord puis vers le one-man show humoristique avec le succès que l’on sait. Mais l’artiste, un clown merveilleux, ne se passera jamais de musique et de chanson dans ses spectacles inoubliables. En décembre 2005, il est victime d’une attaque cérébrale pour laquelle il est hospitalisé une première fois puis une seconde fois en février 2006. Son état de santé se dégrade alors de plus en plus et, le 15 juin 2006, il s’éteint des suites d’une crise d’œdème aigu du poumon.
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15 juin 2011 : Sortie de la face A de l’album « A l’Ouest » de Paul PERSONNE. Il s’agit d’un projet atypique qui se décline sous la forme d’un dyptique constitué de deux disques compact: le « face A » qui sort donc le 15 juin et le « face B » qui sera commercialisé le 15 septembre 2011. « Passion Chanson » a chroniqué cet album et vous pouvez lire l’article en CLIQUANT ICI.

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