MOULOUDJI

MOULOUDJI en 1985

L’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI naît le 16 septembre 1922 à Paris. Son père est d’origine algérienne kabyle et sa mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, a des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951.
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Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque à ce moment et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française. La chanson sera couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros.
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En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson française.
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Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ».
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Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji enregistre encore des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des médias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. Cinq ans plus tard, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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17 OCTOBRE

SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

17 octobre 1933 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Jeanine Deckers mieux connue sous le nom de SOEUR SOURIRE. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Mercier en 2017

17 octobre 1943 : Naissance, à Mouscron, de l’écrivain, auteur, journaliste, romancier, conférencier, animateur et producteur de radio et télévision belge Jacques MERCIER. Son enfance et son adolescence se passent dans sa ville natale où il fréquente le collège Saint-Joseph avant de suivre des études secondaires à Tournai dans un collège jésuite. Attiré, dès l’âge de quatorze ans par l’écriture, il rédige de petites rubriques pour le magazine pour jeunes « Plein Jeu ». Puis, il s’adresse à la rédaction du journal local « Nord-Eclair » pour y écrire quelques articles sur les concerts et spectacles de la région. Il parvient à interviewer des artistes de passage comme Jacques Brel ou Raymond Devos (lui aussi originaire de Mouscron). C’est à Tournai qu’il obtient ensuite un diplôme de l’Institut des Hautes Etudes en Communications Sociales (IHECS) en section journalisme. L’été 1963 est marqué pour Jacques Mercier par un stage à Radio Luxembourg. Et, dès la rentrée, il est engagé à la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, pour y travailler à la radio dans les studios de Bruxelles. Il y est d’abord assistant avant de pouvoir remplacer de temps en temps, devant le micro, Gérard Valet lors de l’émission « Musique au petit-déjeuner » diffusée sur le premier programme national francophone. Au début des années 1970, il anime aussi des émissions pour les jeunes en compagnie du producteur et animateur Jean-Loup Viseur en direct de Mons les samedis et dimanches.

Jacques Mercier et Jean-Loup Viseur dans les studios de la RTBF Mons – Photo (c) Collection Passion Chanson

Il le fera jusqu’au début des années 1980 et aura ainsi l’occasion de présenter quelques rendez-vous ludiques en public les dimanches en fin de matinée (« Dédicase » par exemple) en compagnie de grandes vedettes de la télévision, de la radio et de la chanson comme Chantal Goya. Au début des années 1970, il crée, sans le savoir, un programme mythique de la radio belge le dimanche soir, de 20h00 à 00h00, en compagnie de l’humoriste et fantaisiste Stéphane Steeman : « Dimanche musique ». Cette émission, largement consacrée à la musique et à l’humour, permet alors de recevoir des artistes en direct mais aussi d’organiser des voyages pour les auditeurs comme celui consacré au tour de chant de Salvatore Adamo à l’Olympia de Paris en 1972.

Lors du voyage à Paris des auditeurs de Dimanche Musique pour un concert d’Adamo à l’Olympia en 1972. Dans le cercle rouge : Stéphane Steeman, Jacques Mercier et Salvatore Adamo – Photo (c) R. Jacquet (Collection Passion Chanson) – CLIQUER SUR LA PHOTO POUR AGRANDIR

Enfin, nombreux sont les adolescents qui, parfois en cachette, écoutaient le programme jusqu’à minuit pour y suivre la dernière heure consacrée à des sujets à l’humour coquin. A la même époque, pour satisfaire ses talents d’écriture, Jacques Mercier signe quelques textes de chansons sous le pseudonyme de Michel Detry. Il le fait ainsi, notamment, pour Claude Barzotti, Frank Michaël, Maria Miel, Paul Severs, Christian Vidal, Eddy Pascal, Annie Duparc, Liliane St-Pierre, Timothy, Alain Tomasi ou encore Peter Koelewijn (Angéline ma blonde sex-machine).

C’est avec le même souci de l’écriture qu’il signe alors bon nombre de rubriques discographiques dans les hebdomadaires belges « Télé-Moustique », « Bonne Soirée », « Marie-Claire » ou « Pourquoi pas ». Dans les années 1980, Jacques Mercier poursuit son travail à la radio avec l’animation, pendant dix ans, du « Grand Dictionnaire », un programme des radios publiques francophones du Canada, de la Suisse, de la France et de la Belgique. Puis, il anime « La Semaine infernale » (1987) et, pendant de nombreuses années, « Le jeu des dictionnaires » (1989) avec Jean-Pierre Hautier, Philippe Geluck, Marc Moulin, Soda, Monsieur Météo (Jules Metz) et Jean-Jacques Jespers. Au début des années 1980, Jacques Mercier effectue une première incursion à la télévision en devenant, notamment, le producteur de l’émission « Palmarès » où le présentateur Pierre Collard-Bovy accueille de nombreux artistes belges le dimanche après-midi. C’est aussi l’époque où il est le commentateur du concours Eurovision de la Chanson pour la RTBF mais ce n’est pas lui qui assure les commentaires de la victoire belge en 1986 car Patrick Duhamel lui a déjà succédé à ce poste. Au début des années 1990, Jacques Mercier présente la version télévisée du « Jeu des dictionnaires ».

Ensuite, on le voit, dans la même décennie, aux commandes d’un bon nombre de programmes comme « L’Empire des Médias », « Forts en tête » et « La télé infernale ». Le journal « La Libre Belgique », lui permet d’écrire un billet quotidien sur la langue française entre 1998 et 2009. Puis, c’est dans PlusMagazine qu’on peut lire sa prose avant qu’elle ne paraisse en 2016 dans les pages du Figaro à Paris. Début 2007, il présente, tous les mois avec Armelle, l’émission télévisée « Bonnie and Clyde », toujours sur la RTBF, où ils évoquent tous deux l’actualité culturelle et divertissante en Belgique francophone. En mars 2009, il est aux côtés de son grand ami Philippe Geluck pour réaliser de petites séquences consacrées aux expressions de la langue française : « Monsieur Dictionnaire ».

Retraité et libéré de ses contraintes professionnelles, Jacques Mercier se lance alors dans le théâtre en 2009. Il joue dans « Mercier: go home ! » au théâtre de la Toison d’or à Bruxelles. C’est une pièce qu’il a écrite et où il s’imagine racontant ses souvenirs en tant que résident d’un home pour seniors. Chaque semaine, de nouveaux intervenants l’accompagnent : Philippe Geluck, Laurence Bibot, Pierre Kroll, Jean-Luc Fonck, etc. En janvier 2010, il joue avec Nara Noïan, à la Comédie Claude Volter à Bruxelles, « Mon jardin secret ». En 2011, il revient à la radio et à la RTBF pour participer, régulièrement, à l’émission d’Olivier Monssens « On n’est pas rentré » sur La Première. Et, l’année suivante, il propose un coup de coeur littéraire dans « Mémo » sur Radio Judaïca à Bruxelles. Diversifiant au maximum ses activités, il présente un spectacle itinérant appelé « La boîte de jazz » consacré à ce genre musical : il traverse ainsi la Belgique francophone, entre 2013 et 2014, en racontant 100 ans de jazz avec l’aide de musiciens comme son fils, Stéphane Mercier, mais aussi Vincent Bruynincks et Ivan Paduart. En 2014, il réalise, à Bruxelles, une lecture-spectacle de la pièce dont il est l’auteur : « Excès » avec Jean-Claude Frison et Charlotte Mattiussi. Le même concept est présenté à Paris, dans le cadre du Festival des universités populaires du théâtre, le 12 mai 2015. En 2017, il est le narrateur du conte musical « Pierre et le Loup » de Serge Prokofiev, avec l’orchestre philharmonique royal de Liège, dans une mise en scène de Bruno Coppens. En 2018, il revient, une fois de plus, à la radio en participant à l’émission « Les Bonnes Ondes » de Sandrine Dans sur Bel-RTL. Parallèllement à toutes ces occupations, Jacques Mercier poursuit toujours l’écriture de livres et de romans. Dans le contexte de la chanson francophone, dont il est un fervent amateur, il est ainsi l’auteur d’un essai, « Charles Dumont, un chant d’amour », paru aux Editions Labor en 1984, et d’un livre d’anecdotes intitulé « De Brel à Lio, totalement confidentiel » édité par Les Archers et la RTBF en 1988. En 1995, il collabore à la rédaction du « Dictionnaire de la Chanson en Wallonie et à Bruxelles » paru aux Editions Mardaga.
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François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

17 octobre 1944 : Naissance, à Paris, sous l’identité véritable d’Alain Roux, du chanteur, auteur-compositeur, poète,  musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Gérard Noël

17 octobre 2004 : Décès, à Mons, du producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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17 octobre 2012 : Décès à Amsterdam, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa très brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.
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Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

17 octobre 2017 : Décès à Bois Le Roy, dans l’Eure (F), suite à une légère chute qui l’avait affaiblie, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX  à l’âge de 100 ans. Pour en savoir plus sur sa vie de chanteuse et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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30 AVRIL

Pochette de l’album de 2012

30 avril 1945 : Naissance, à Berne, de l’auteur, compositeur et interprète suisse Michel BUHLER. Son enfance et son adolescence se déroulent dans la cité de Sainte-Croix avant qu’il ne parte pour Lausanne. C’est là qu’il suit les cours de l’école normale et qu’il devient instituteur en 1965. Il trouve rapidement du boulot mais celui-ci ne correspond pas vraiment à ses aspirations profondes. Après quatre ans d’enseignement, pour satisfaire son goût pour la poésie et la musique, il décide de se lancer dans l’écriture et l’interprétation de chansons. Il enregistre un premier album, « Helvétiquement vôtre », en 1969.
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Dans le milieu artistique de l’époque, il se fait très vite remarquer pour son répertoire qui a du corps et de l’âme. Il se situe alors dans une famille artistique à laquelle François Béranger n’est pas étranger. Il enregistre des albums qui engendrent des spectacles et des tournées dans toute la Francophonie: il se produit ainsi en Suisse mais aussi en France et en Belgique. A partir de 1970, il ajoute une nouvelle couleur à sa palette artistique en se lançant dans la littérature: il touche à la science-fiction, au conte, au roman et, aussi, au scénario cinématographique. Depuis ses débuts de chanteur jusqu’à la fin 2016, Michel Buhler a publié 24 albums dont certains étaient des compilations ou des enregistrements publics. Une bonne partie de ces disques peuvent être retrouvés aujourd’hui en format digital pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de notre esprit. Cet artiste est l’un des seuls, avec les plus jeunes Thierry Romanens, Pascal Rinaldi, Zedrus, Marc Aymon ou Fraissinet à porter haut les couleurs de la chanson francophone en Suisse. En 2013, Michel Bühler reçoit le Prix Jacques Douai qui est décerné, chaque année depuis 2007, à un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son œuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux que Jacques Douai a portés toute sa vie: à savoir la célébration de l’art de la chanson, le respect et le souci d’élévation du public, l’émancipation par la culture et l’éducation populaire. En 2016, le chanteur sort un nouvel album intitulé « La vague » où certains titres de chansons sont évocateurs: « Ca m’gonfle », « Images de Syrie », « La Casba », « Les nouveaux pauvres » ou « Gaza été 2014 ».
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Pochette de l’album sorti en 2001

30 avril 1962 : Naissance, à Huy, sous l’identité de Marc Wathieu, de l’auteur, compositeur et interprète belge Marc MORGAN. Pour connaître sa biographie et son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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Agnès Bihl en février 2011 (c) Passion Chanson

30 avril 1974 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Agnès BIHL. L’un de ses grand-pères est l’un des fondateurs du cabaret parisien « Le Chat Noir » et l’une de ses grand-mères est peintre. Pas étonnant dès lors qu’elle s’intéresse à l’art sous diverses formes comme l’écriture et le théâtre. Alors qu’elle est étudiante, elle découvre la chanson, la poésie et l’univers d’Allain Leprest lors d’un concert à « La folie en tête ». Cette révélation l’amène à se familiariser aux nouveaux auteurs et compositeurs de la chanson qui se trouvent dans la lignée des grands comme Jacques Brel, Georges Brassens ou Anne Sylvestre. Elle pense alors, à juste titre, qu’elle a peut-être une place à prendre, voire à créer, parmi les interprètes féminines novatrices. Elle va donc décider d’orienter son répertoire vers des textes féminins et féministes qui dénoncent une réalité souvent dérangeante. Mais elle le fait avec une sensibilité, un humour et une poésie qui lui font rapidement connaître le succès auprès d’un public étonné et ravi. Les thèmes de ses chansons n’évitent aucun sujet délicat: l’avortement et ses détracteurs, le viol ou, plus légèrement, les pétasses. C’est en 1998 qu’elle entame sa carrière sur le petit podium du Limonaire à Paris. Elle est bientôt rejointe par quatre musiciens pour parcourir les routes de France et de la Francophonie européenne délicieusement vêtue d’une robe à pois du meilleur effet. Certains de ses collègues chanteurs sont subjugués par l’artiste naissante et lui proposent d’effectuer leur première partie: Thomas Fersen, Allain Leprest et Anne Sylvestre par exemple. Elle rencontre alors Giovanni Mirabassi, le pianiste de jazz, et elle enregistre son premier album avec lui: « La Terre est blonde » qui est commercialisé de manière artisanale en novembre 2001.
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Pendant trois ans, Agnès Bihl présente ses chansons un peu partout et fait forte impression dans des festivals comme « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Puis, en 2005, après les avoir bien rodées sur scène, elle enregistre de nouvelles chansons sur l’album « Merci maman merci papa » produit par Gérard Davoust et, cette fois, commercialisé par une firme de disques: Naïve. La carrière d’Agnès poursuit son développement logique avec un troisième opus qui sort en novembre 2007: « Demandez le programme ». Au même moment, elle est invitée à se produire en première partie de la tournée de Charles Aznavour au cours de laquelle elle vend plus de 5.000 albums. Jusque là, les thèmes de ses chansons sont fidèles à ceux des débuts: ils sont sérieux et graves même s’ils sont souvent déclinés avec humour. En 2009, elle décide de se fixer une sorte de challenge: enregistrer un nouvel album dont les chansons raconteraient le bonheur de vivre. Elle se lance dans l’aventure avec la complicité de la pianiste et compositrice Dorothée Daniel et du réalisateur Didier Grebot et cela donne, au final, son quatrième disque intitulé « Rêve général » qui est dans les bacs en 2010. On y note les « participations amicales » de Grand Corps Malade, d’Alexis HK et du violoniste Didier Lockwood. Du 10 au 13 février 2010, Agnès Bihl présente ses nouvelles chansons sur la scène parisienne de l’Européen. Dans la foulée du succès de ce rendez-vous avec le public, Agnès commence à fréquenter les plateaux télé comme celui de « Ce soir ou jamais » où Frédéric Taddéï l’accueille pour parler de « la gauche d’aujourd’hui ». Dans le même ordre d’idées, au sens propre, elle participe à la Fête de l’Humanité et au concert « Rock sans papier » à Bercy. Après un concert de style intimiste au Zèbre de Belleville à Paris à la fin 2011, elle est l’invitée de Guy Bedos dans l’émission télé de Michel Drucker sur France 2 « Vivement dimanche » le 4 décembre. Elle y chante « La plus belle c’est ma mère ». Puis, elle crée un spectacle en commun avec Anne Sylvestre qui a pour titre « Carré de dames » et qui réunit aussi les deux pianistes de ces chanteuses: Dorothée Daniel et Nathalie Miravette. La première a lieu le 15 mai 2012 pendant le festival « Alors, Chante ! » de Montauban (F). Très en verve, Agnès se lance alors dans l’écriture, l’enregistrement et la production d’un livre-CD à destination du jeune public: « L’inspecteur Cats ». En octobre 2013 sort un nouvel album intitulé « 36 heures de la vie d’une femme (parce que 24 c’est pas assez) ». Le 5 avril 2014, elle est invitée à participer à l’émission télé « Les chansons d’abord » consacrée à Charles Trenet sur France 3 et présentée par Natasha St-Pier. Un an plus tard, elle publie son premier roman: « La vie rêvée des autres ». En 2016, Agnès s’attache à proposer un spectacle de reprises de chansons françaises s’étalant sur la période de 1830 à 1960. Les musiciens sont remplacés par des machines qui font de ce concert un « cabaret électro-rétro » présenté pour la première fois au Café de la Danse à Paris le 6 décembre 2016. Un album est aussi enregistré avec les chansons du spectacle. Le septième album de la chanteuse est commercialisé en février 2020 sous le titre « Il était une femme ». Et Agnès Bihl a juste le temps de présenter les chansons de l’opus dans la salle parisienne de La Cigale le 8 mars 2020 avant que le confinement général ne soit décrété dans le cadre des mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus covid-19.
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CRISTINE en 2011

CRISTINE en 2011

30 avril 2004 : Finale, à Paris, de la 10e édition du concours « Vive la reprise » dont le thème imposé pour les chansons est celui de la ville. La prestation des sept candidats est suivie par le concert du chanteur belge Claude Semal dans la salle de concert du Centre Wallonie-Bruxelles à l’initiative du Centre de la Chanson de Paris. La lauréate du concours est CRISTINE (Mérienne), chanteuse qui a la particularité de s’accompagner à la harpe.
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L’album posthume de Grégory Lemarchal en 2008

30 avril 2007 : Décès, à Suresnes, en banlieue parisienne du chanteur français Grégory LEMARCHAL suite à des complications pulmonaires dues à la mucoviscidose. Né le 13 mai 1983 à La Tronche, il est à peine âgé de 20 mois quand les médecins découvrent qu’il est victime de la mucoviscidose. Et, comme un défi lancé à la mort, le petit garçon puis l’adolescent n’aura de cesse de repousser les limites imposées par ses problèmes respiratoires importants. Il pratique le basket-ball puis la danse de rock acrobatique. Intéressé par la chanson, il se présente à la sélection du crochet télévisé « Graines de stars » sur la chaîne privée française M6. En y interprétant « Le chanteur » de Balavoine, il ne se qualifie pas mais devient un peu connu dans sa région natale de Grenoble. A seize ans, cela lui permet de passer en lever de rideau de concerts locaux où des artistes connus se produisent. Les propositions artistiques et les castings se multiplient comme ceux de la comédie musicale « Adam et Eve » et de « Belles belles belles » en 2003. Mais sa résistance physique l’empêche à chaque fois de se lancer dans pareille aventure. Alors, il se tourne vers la Star Academy de la chaine de télé privée française TF1 à laquelle il participe dès septembre 2004. Et il va vraiment marquer l’émission de ses prestations par ses qualités vocales exceptionnelles soulignées par tous ses partenaires de duos: Hélène Ségara, Serge Lama, Patrick Fiori ou Patrick Bruel entre autres. Ayant franchi toutes les étapes avec brio, il finit par remporter la finale le 22 décembre 2004 face à Lucie Bernardoni et il est ainsi le premier garçon à remporter la Star Academy française. Cette victoire lui permet d’enregistrer un premier album, « Je deviens moi », qui sort en 2005 et qui comporte un premier « tube »: « Écris l’histoire ». Grâce aux ventes extraordinaires, l’album est certifié double disque d’or en France. A ce moment, nouveau défi, Grégory Lemarchal part en tournée avec la Star Academy durant trois mois. En janvier 2006, il est consacré Révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards. Malgré la fatigue qui s’accumule, sa passion le pousse à effectuer ensuite une tournée de l’Europe francophone en mai et juin 2006, avec un passage très remarqué de trois jours à l’Olympia de Paris. Ce concert fait l’objet de la sortie d’un album à la fin 2006. La santé de Grégory décline de plus en plus mais il trouve encore la force de participer à l’émission célébrant la 100e soirée de la Star Academy en janvier 2007. Quelques semaines plus tard, le jeune chanteur annonce faire une pause dans sa carrière pour mieux préparer son deuxième album dont il enregistre les premières chansons en mars. Le 30 mars 2007, il rejoint Hélène Ségara sur scène pour la première date de sa tournée et il interprète avec elle « Vivo per lei ». Son état de santé se dégrade alors subitement et il est hospitalisé d’urgence le 2 avril à l’hôpital Foch de Suresnes. Une greffe des poumons est absolument nécessaire pour le guérir. Mais celle-ci tarde et, le 29 avril, il est placé dans un coma artificiel en attendant la greffe qui n’arrivera finalement pas. A 23 ans, Grégory Lemarchal meurt le lundi 30 avril 2007 à 13 heures. Ses obsèques se déroulent en la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry le 3 mai 2007. Il est inhumé au cimetière de Sonnaz, près de Chambéry. Des albums posthumes constitués d’inédits, de reprises et de titres non commercialisés sortent en 2008 (« La voix d’un ange ») et 2009 (« Rêves »).
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PATACHOU en 1965

PATACHOU en 1965

30 avril 2015 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse et actrice française PATACHOU. Née le 10 juin 1918 à Paris sous le nom de Henriette Ragon, elle passe son enfance dans sa ville natale puis effectue divers boulots avant de reprendre un cabaret de Montmartre auquel elle donne le nom de Patachou. Particularité anecdotique de l’endroit: les hommes qui s’y présentent cravatés voient la patronne leur couper la cravate avec des ciseaux. La jeune femme profite de l’endroit pour y pousser la chansonnette et, très vite, les journalistes la rebaptisent Patachou. Elle accueille aussi des jeunes artistes dans son cabaret comme un certain Georges Brassens dont elle va interpréter des chansons comme « Le bricoleur » ou « La chasse aux papillons ». Elle enregistre même un duo avec lui: « Maman, papa ». Le succès de ses disques oblige rapidement Patachou à fouler d’autres planches que celles de son cabaret. Elle tourne en France, dans les pays francophones et puis dans le monde entier: à Londres, Stockholm, New York, Montréal, Tokyo et Hong Kong. Parallèlement à ses activités de chanteuse, Patachou oriente aussi sa carrière avec succès vers le cinéma et la télévision. Parmi les grands succès chantés par Patachou, on retiendra « La Complainte de la butte », « Bal chez Temporel », « Jolie môme », « La bague à Jules », « Rue Saint Vincent », « Tire l’aiguille » et « À Saint-Lazare ». Patachou était la mère de l’auteur, compositeur et interprète Pierre Billon qui a connu le succès dans les années 1970 (« La Creuse ») et qui a, notamment, écrit de nombreuses chansons pour Johnny Hallyday et Michel Sardou. Elle meurt le 30 avril 2015 à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 96 ans. Elle est inhumée le 7 mai 2015 au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

30 avril 2018 : Décès, à Paris de la chanteuse française Rose LAURENS des suites d’une longue maladie à l’âge de 65 ans. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours artistique de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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