MARCHAL Gilles

Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

L’auteur-compositeur-interprète et écrivain Gilles MARCHAL naît le 2 septembre 1944 à Paris. C’est au milieu des années 1960 qu’il se fait remarquer comme chanteur par Lucien Morisse alors directeur des programmes de la radio périphérique française Europe 1. Comme ce dernier est également le directeur de la firme de disques AZ, Gilles signe un contrat discographique avec cette firme qui l’assure d’une promotion certaine de ses chansons sur Europe 1. Et c’est en 1967 que sort son premier 45 tours avec la chanson « Le père Noël est mort ».

Le succès n’est pas au rendez-vous mais il enregistre toutefois un deuxième disque en 1968: « Le chanteur d’amour ». La popularité vient quelques mois plus tard avec « Ne pleure pas ma mie ».

Et elle se confirme la même année par un duo qu’il interprète avec la chanteuse Martine Habib: « Summer Wine ». Cette chanson est alors également interprétée en français par Marie Laforêt et Gérard Klein et a pour titre « Le vin de l’été ». 1969 est l’année du film « Macadam Cowboy » dont Gilles reprend le thème en français: « Comme un étranger dans la ville » (qu’Eddy Mitchell enregistrera près de 40 ans plus tard).

En 1970, Gilles Marchal poursuit avec succès sa récente carrière de soliste avec la chanson « L’étoile filante », reprise francophone du titre de Lee Marvin « Wanderin’ star ». Cette mélodie met totalement en valeur la belle tessiture grave de l’interprète qui est très originale.

En 1971, il sort un 33 tours qui regroupe une grande partie de ses premiers enregistrements. Et, l’année suivante, il est programmé sur de nombreuses radios avec le titre « Liberté ».

En 1973, il chante le thème du film « Un homme libre » dont la musique est signée par Francis Lai. Pour son deuxième album qui sort en 1974, Gilles compose toutes les musiques et fait appel à Claude Lemesle et Eddy Mitchell pour les textes. Deux ans plus tard, avec un nouveau contrat discographique, il enregistre un disque pour Pathé Marconi: « On n’refait pas le monde avec une chanson ».

Par la suite, la carrière de Gilles Marchal va perdre de sa vitalité malgré de très bonnes chansons comme « Drôle de vie » en 1978.

Sept ans plus tard, il décide de mettre fin à ses activités de chanteur par l’enregistrement d’un dernier 45 tours qui recèle deux chansons: « Les maisons sans visage » et la reprise de « Céline », titre immortalisé par Hugues Aufray.

Il se retire alors complètement de la musique pour assouvir une autre passion: l’histoire. Et il se met à écrire des livres sur le sujet. Gilles Marchal décède le 11 avril 2013 au Chesnay (F) à l’âge de 68 ans. Son premier 33 tours a bénéficié, en 1999, d’une réédition en CD sous le label Magic Records. Mais il semble bien que cet exemplaire numérique soit devenu rare si l’on tient compte de son prix sur certains sites de vente en ligne où il avoisine les 90 euros.
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