D’ANJOU André

L’auteur, compositeur, interprète, éditeur et producteur belge André D’ANJOU naît le 25 janvier 1947 à Ixelles (Bruxelles) sous le nom d’André Jean De Roeck. C’est à 35 ans qu’il enregistre un premier 45 tours avec la chanson « J’étais un enfant » en 1982. C’est alors la grande époque des radios libres en Belgique et le disque est fortement programmé sur les ondes de toutes ces stations indépendantes. Auparavant, l’artiste a pris le temps de suivre des cours de chant, de diction et d’art dramatique. Et il s’est forgé une attitude sur scène en donnant des concerts en Belgique, France, Roumanie et en Espagne. Il a aussi composé et écrit quelques chansons qui lui permettent de s’inscrire à la Société des Auteurs et Compositeurs Belges, la SABAM, depuis 1969. Le titre « J’étais un enfant » lui permet alors de figurer parmi les finalistes de l’édition 1982 du « Castlebar International Song Contest » en Irlande. Ce festival, majoritairement anglophone, se déroulera jusqu’en 1988 et il est remporté, en 1982, par le Britannique Barry Mason. Par la suite, l’Irlandaise Linda Martin gagnera deux fois à Castlebar (en 1983 et 1988) et elle se classera deuxième au Concours Eurovision de la Chanson en 1984 avant de remporter le même concours en 1992 avec la chanson « Why me ». En 1983, André se présente à nouveau au concours de Castlebar avec une autre chanson reprise sur son deuxième 45-tours : « Si tu revenais ». Quelques semaines plus tard, il présente le disque à la presse belge au cours d’un showcase au Théâtre des Riches Claires à Bruxelles. Cette année-là aussi, le 15 août, il fonde le label Adasong, maison d’éditions et de production qu’il dirige. Ne laissant passer aucune occasion de se faire connaître du public et des professionnels, le chanteur s’inscrit au Festival de la Chanson d’Ittre (B) en 1984 et il y obtient le Prix de la Promotion Artistique Belge (P.A.B.) de la SABAM (Société des Auteurs et Compositeurs Belges). Perfectionnant sa technique vocale et son jeu de scène, André enregistre un troisième disque en 1985 et le titre principal, « La fille du 14 février » lui permet cette fois de participer à la finale du Festival International de la Chanson de l’Ile de Wight. En 1985 toujours, il participe à la comédie musicale « Et si l’on chantait Brel » qui est présentée au théâtre des Capucins à Luxembourg et il y interprète avec brio « Le Moribond ». En tant qu’éditeur, il devient membre du conseil d’administration de la SABAM et fait de la défense des artistes belges un combat qu’il mènera jusqu’à son décès. En 1986, André D’Anjou sort le premier et unique album 33 tours de sa carrière de chanteur. Il comporte douze plages dont un morceau instrumental (« Quatre saisons ») et la chanson qui donne son titre au LP : « Poudre blanche ».

.
Tous les textes et les musiques sont écrits et composés par André qui s’est entouré, pour les enregistrer, de Jean-Pierre Dupuis et Alain Locoge, alors musiciens de Salvatore Adamo, ainsi que de Raf Verlinden pour le mixage. Et l’opus reprend les quatre chansons qui figurent sur les deux 45-tours commercialisés jusque là. Par la suite, l’artiste se tourne de plus en plus vers l’édition et la production musicale. En 1990, il édite ainsi un 45-tours de Petula Clark produit par l’Allemand Ralph Siegel : « Cheatin’ heart ».
.

.
A la même époque, son chemin croise celui d’un jeune chanteur de la région de Charleroi : Alain Tomasi. Profitant de l’aubaine offerte par le succès grandissant de l’émission « Dix qu’on aime » sur la chaîne de télé privée belge RTL-TVI, André va éditer les chansons et s’occuper du management du chanteur en 1991 pour « Les violons de la nuit ».
.

Il produit aussi pour la firme CNR Benelux le premier album d’Alain Tomasi, « Le Rockmantique », en 1991 et l’aventure se poursuivra jusqu’en 1995 avec deux autres albums : « Je rêve d’elle » et « Si tu y crois ». Mais le programme télé de mise à l’honneur des artistes belges a alors pris fin et la collaboration avec le chanteur s’arrête là. En 1999, André d’Anjou s’intéresse à un autre artiste originaire, lui, de Tournai (B) : Philippe Vancles. Il produit pour lui trois albums entre 1999 et 2009 : « Les grands sentiments » (1999), « Etat second » (2004) et « Kamikaze » (2009).

Durant la même période, il s’occupe de produire des albums instrumentaux de l’excellent pianiste belge Jean-François Maljean. Il profite de l’ouverture du marché du disque chinois pour introduire sur celui-ci un premier CD qui plaît beaucoup et se vend bien. En décembre 2002, il assiste émerveillé à la tournée triomphale de Maljean à Taïwan. Pendant, une dizaine d’années, cette collaboration avec le musicien va permettre à André D’Anjou de développer d’autres projets avec l’Asie. Comme, en 2006, la production d’un album pour l’animatrice et chanteuse belge Marie (Marie-Christine Maillard) intitulé « Made in Marie (100% French Touch) » et qui comprend des reprises de grands standards de la chanson francophone. Un disque qui connaît alors un beau succès à Taïwan.
.
.
En 2003, la route d’André D’Anjou croise à nouveau celle de Petula Clark et il édite l’une de ses nouvelles chansons : « La première fois ».
.

.
En 2011, s’adaptant toujours à l’époque dans laquelle il vit, il décide de produire l’album d’un DJ : Mister Dumont et « Kitchen Diaries ». Un an plus tard, il produit le nouvel album de Maria Palatine, harpiste, chanteuse et compositrice allemande installée à Bruxelles, qui regroupe des sonorités classiques, contemporaines, jazz et pop et où elle est accompagnée par les talentueux jazzmen Manu Hermia, Sam Gerstman et Michel Seba entre autres. Grâce aux réseaux gérés par André D’Anjou, l’album est commercialisé dans les pays asiatiques. En 2013, Adasong s’intéresse aussi à la musique cubaine en développant le répertoire de Rey Cabrera. Trois ans plus tard, le label est associé à la sortie de l’album de l’opéra-rock « Hopes » écrit, composé et produit par Alec Mansion.
.

.
Les dernières nouvelles reçues d’André D’Anjou datent de quelques jours avant sa disparition : il s’agissait d’un courrier électronique effectuant la promotion de « Vous n’allez pas me croire », un livre de souvenirs signé par un artiste qu’il appréciait : Jean-Jacques Kira. André D’Anjou décède le 27 octobre 2020 à Jette (Bruxelles).
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

DURANT Marc

Marc Durant en 2013

Le producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT naît à Haine-Saint-Paul le 17 juin 1957. Il passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame à La Louvière. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone. Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités.

En 1992, il produit le nouveau CD de quatre titres de l’une des vedettes belges des années 1960 : Jacky Delmone. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux, nouveaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie »), sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. En 1997, Marc Durant permet au regretté Ricky Burnett, ex-membre éphémère du groupe Moody Blues, d’enregistrer un CD de quatre titres pour l’ex-musicien des Moody Blues, Ricky Burnett, qui interprète notamment une version bilingue de la célèbre chanson de Jacques Brel : « Ne me quitte pas/If you go away ». En février 2004, il devient le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, alors victime d’un souci de santé, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

DELORME Alain

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME naît le 17 septembre 1950 à Roubaix dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete. Intéressé très jeune par la musique, il fréquente des copains qui ont la même passion et un groupe de bal est vite créé à la fin des années 1960 dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron où les soirées dansantes et les fêtes villageoises battent leur plein. A 20 ans, en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse où il est accompagné de Johny Callens (alais Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie), il signe avec eux un contrat discographique pour le label Elver géré par le disquaire mouscronnois Marcel De Keukeleire. En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Véritablement adulé par un public jeune qui aime les chansons dites « romantiques », le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans. Les hits se succèdent en effet à grande vitesse : « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Après cette date, le chanteur poursuit sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors de la fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie. Alain Delorme meurt le vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque.

 

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Eternel romantique, le chanteur ALAIN DELORME est décédé

Alain DELORME dans les années 1980 et 2010

Le chanteur français Alain DELORME est décédé ce vendredi 7 août 2020 à l’âge de 69 ans d’une crise cardiaque. Né le 17 septembre 1950 à Roubaix, dans les Hauts de France sous le nom d’Alain Verstraete, il s’était fait connaître, à l’âge de 20 ans en tant que chanteur du groupe franco-belge Crazy Horse. Alain Delorme y était accompagné de Johnny Callens (alias Johny Fostier à la guitare et aux chœurs), Dominique Barbe (à la basse et aux chœurs, décédé à 67 ans le 29 mars 2020) et Freddy de Jonghe (à la batterie). En 1971, le premier succès des Crazy Horse a pour titre « J’ai tant besoin de toi » et il s’agit d’une adaptation française d’un tube néerlandophone signé et interprété par le chanteur belge Paul Severs : « Ik ben verliefd op jou ». Plus d’un million d’exemplaires sont alors vendus de cette chanson par les Crazy Horse.

Pris en mains par les avisés producteurs Jean Vanloo et Marcel De Keukeleire, le groupe va vendre ensuite plus de trois millions de 45-tours pendant une carrière rapide de quatre ans avec les titres « Une fleur rien qu’une rose » (1971), « Un jour sans toi » (1972), « De juillet jusqu’à septembre » (1973), « Et surtout ne m’oublie pas » (1973), « Ne rentre pas ce soir » (1973), « L’amour la première fois » (1974) et « Ne laisse pas ma vie sans toi » (1974).

En 1975, comme c’est le cas dans de nombreuses formations célèbres, des dissensions se font jour entre les différents membres et le succès personnel d’Alain Delorme, le chanteur mis en lumière, l’encourage à se lancer dans une carrière solo. Il en profite pour rompre avec un certain type de mélodie slow développée par les Crazy Horse et propose des chansons légères et sautillantes qui envahissent très vite le sommet des hit parade : « Romantique avec toi » (1975), « Livre d’amour » (1976) et « J’ai un petit faible pour toi » (1977). C’est à cette époque que le chanteur effectue son service militaire à la caserne Kleber de Lille comme en témoigne le reportage réalisé par la station de télé régionale FR 3 à voir en cliquant ICI.

Mais la fin des années 1970 et 1980 sont difficiles pour le chanteur bien qu’il enregistre quelques disques qui sont diffusés par les radios libres qui sont alors très en vogue : « Tous les enfants sont importants » (1981), « Vous deux je vous aime » (1981) ou encore « Venez venez Saint-Nicolas ».

Au début des années 1990, il est appelé par les producteurs de l’émission télé « Succès Fous » sur la chaîne privée française TF1 (présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roi) pour y chanter « Romantique avec toi ». A la même époque, avec l’avènement du disque compact, une compilation des grands succès des Crazy Horse est éditée sous la houlette de Francis Derouf par le département belge du label Ariola Express. Le succès des ventes est phénoménal et, devant la demande, un medley des principaux titres du groupe est envoyé aux médias pour la promotion des albums qui se déclinent bientôt en deux volumes. Les chaînes de télévision emboîtent le pas et réclament la présence du groupe sur leurs plateaux. Mais il n’y a plus que deux des membres qui peuvent satisfaire ce souhait : Alain Delorme et Johnny Callens qui chante alors depuis quelques années sous le nom de Johny Fostier. Et les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre.

Delorme s’efface mais nourrit le projet de réenregistrer seul de nouvelles versions de ses succès personnels ainsi que de ceux du Crazy Horse. Il commence par commercialiser un single avec « Comment dire et comment faire » en 1991 qui bénéficie de passages télévisés lors de l’émission de la télé belge privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

Et le succès est de retour. En 1993, il présente le nouvel album qu’il vient de terminer en proposant un mini-concert pour les journalistes dans un cabaret du vieux Lille. Les spectateurs sont alors médusés par la présence de Carole Frédéricks (oui oui la chanteuse de Frédéricks, Goldman, Jones) qui est venue faire plaisir à un vieil ami et qui a réenregistré avec lui une version très soul de « Romantique avec toi ». Le disque ne connaît pas le succès espéré malgré quelques chansons originales comme « Adorable ».

Alain Delorme est aussi, à ce moment, régulièrement invité par Pascal Sevran dans son programme de « La chance aux chansons » sur la chaîne de télé France 2.

En 2002, il retrouve le compositeur belge Serge Ghisoland qui a travaillé avec lui sur l’album « Livre d’amour » en 1976 et, ensemble, avec Robert Naets, ils préparent un nouvel opus qui a pour titre « Ainsi sont les femmes ». Parmi les chansons-phares de cet album, il y a « C’est interdit » qui bénéficie d’un bon petit succès et qui rappelle l’ambiance des sixties grâce à des arrangements musicaux qui évoquent le groupe anglais des Shadows.

Dans cet album aussi se trouve un standard des chorales et de la liturgie chrétienne qu’Alain aimait chanter dans les églises lorsqu’il était enfant : « Trouver dans ma vie ta présence ». Cette chanson donne à Alain l’idée d’enregistrer un disque complet de chants religieux avec un modernisme contemporain : ce sera « Cantiques », un opus commercialisé en 2003. Trois ans plus tard, il effectue deux passages télévisés sur France 2 dans les émissions « Chanter la vie » de Pascal Sevran et « Les années bonheur » de Patrick Sébastien. Puis, en 2008, Alain Delorme a la chance de rejoindre les artistes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », saison 3. Depuis cette date, le chanteur poursuivait sa carrière en se produisant lors de rendez-vous toujours appréciés par ses admirateurs comme lors d’une récente fête nationale belge à Mouscron, ville où l’artiste a passé une grande partie de sa vie.

 

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

28 JANVIER

Le premier album à succès de 1989

28 janvier 1952 : Naissance, à Chamalières, de l’auteur-compositeur-interprète et acteur français Jean-Louis MURAT sous le nom de Jean-Louis Bergheaud. Son père, charpentier-menuisier, pratique la musique en amateur et sa mère est couturière. Il passe son enfance dans la ferme isolée de ses grands-parents qui se trouve à Murat-le-Quaire près de la Bourboule. Appréciant beaucoup la musique, il joue du tambour dès l’âge de sept ans dans l’harmonie municipale où son père est musicien. Alors qu’il est étudiant, il découvre le jazz et la soul music grâce à un professeur d’anglais. Ce dernier l’emmène à des concerts de blues et de jazz et lui donne le goût de la musique vivante. Le milieu familial de Jean-Louis explose en 1966 avec le divorce de ses parents malgré la naissance de sa soeur et le décès de son grand-père qui a abandonné son exploitation agricole. Il est titulaire du baccalauréat et entreprend d’apprendre le saxophone et le chant au conservatoire. Il se marie à 17 ans, part au festival de l’île de Wight en 1970 et devient papa d’un garçon l’année suivante. Il divorce ensuite et parcourt l’Europe pour y effectuer divers petits boulots qui vont de journaliste à moniteur de ski en passant par plagiste. En 1977, il revient à Murat-le-Quaire et décide de se consacrer pleinement à la musique. Il fonde alors le groupe Clara qui est remarqué par William Sheller. Le chanteur d’origine américaine est en plein succès et il demande à la formation de jouer régulièrement avec lui sur scène. Lorsque le groupe se sépare au début des années 1980, William Sheller propose à Jean-Louis d’enregistrer un maxi 45-tours de trois titres qui sort en 1981 chez EMI. Le titre principal de ce disque de Jean-Louis, qui a décidé de s’appeler désormais Murat en référence au village de son grand-père, évoque le suicide et ne connaît pas le succès. Mais, malgré cela, il lui est encore demandé d’enregistrer un mini-album en 1982 et un album intitulé « Passions privées » en 1984. Les ventes sont très faibles et la maison de disques ne poursuit pas l’aventure plus loin. Jean-Louis ne désespère pas pour autant et, après quelques nouvelles tentatives sans lendemain, il commercialise, chez Virgin, la chanson « Si je devais manquer de toi » en 1987. La mélodie accroche l’oreille du public français qui en fait un succès.

A partir de ce moment, Murat va devenir un personnage incontournable de la chanson francophone et l’album qu’il enregistre en 1989 confirme sa popularité grâce à des titres comme « L’ange déchu » ou « Te garder près de moi ». Le chanteur est à ce moment remarqué par le cinéaste Jacques Doillon qui le recrute pour être l’un des personnages du film « La vengeance d’une femme » aux côtés d’Isabelle Huppert et de Béatrice Dalle en 1990. Alors que son répertoire musical plaît de plus en plus en affichant un style assez introverti, Jean-Louis Murat surprend tout le monde en 1991 lorsque sort le duo qu’il vient d’enregistrer avec la nouvelle reine de la pop française: Mylène Farmer. Le morceau s’appelle « Regrets », se vend à plus de 300.000 exemplaires et donne un sacré coup de pouce à son opus suivant dont les titres « Col de la Croix-Morand » et « Sentiment Nouveau » sont des « tubes ». A partir de ce moment, Jean-Louis Murat va enregistrer au moins un album par an et tous vont très bien se vendre. Chaque sortie d’album est suivie d’une tournée que l’artiste veut d’une forme différente à chaque fois. Et chaque tournée fait alors l’objet d’un disque live qui alimente encore un peu plus sa popularité. Toujours très influencé par la vie rurale qu’il mène en Auvergne, Murat amorce un changement dans le thème de ses chansons au début des années 2010 en se souciant de ce qu’il laissera comme message aux générations futures. En 2016, l’album « Morituri » est le premier à ne pas être suivi d’une tournée mais l’artiste dénonce, à 64 ans, les conditions des spectacles qu’on lui demande de faire. Et il parle même de définitivement arrêter ses activités musicales. Mais la polémique n’est que de courte durée car, en novembre 2017, un nouvel album intitulé « Travaux sur la N89 » est à la fois disponible dans les bacs et sur le web. Preuve du relancement de la mécanique Murat : un an plus tard, c’est l’opus « Il Francese » qui est commercialisé. Au printemps 2019, l’artiste annonce la sortie de l’album Innamorato qui est composé de huit titres inédits et quatre titres enregistrés en public. La chanson qui est désignée pour la promo dans les médias a pour titre « Autant en faire quelque chose ». Fin 2019, dix albums du répertoire de Murat sont disponibles en version digitale après avoir été remasterisés avec des titres inédits. Un nouvel opus, « Baby love », est prévu pour mars 2020 avec, comme il se doit désormais, une version disponible en vinyle.
.
**********
.

Alain Dès dans les années 2010 (c) Alain Dès (site web officiel)

28 janvier 1957 : Naissance, à Charleroi, du chanteur et compositeur belge Alain DES sous le nom d’Alain De Sutter. Son père est originaire de Gand et sa mère de Liège. Dès l’âge de huit ans, à l’occasion de la préparation d’une fête scolaire, le petit Alain se rend compte qu’il aime la scène, que ce soit pour y chanter ou danser. Et, six ans plus tard, c’est à Verviers qu’il intègre un premier orchestre de bal dont il sera l’apprenti chanteur : Les Virginias. Jeune adulte, Alain se retrouve dans la région de Mons où il est commerçant. Mais la musique reste sa passion. Une passion qui va être ravivée à la mort du chanteur français Claude François par les similitudes vocales que l’homme possède. Pendant des années, Alain va ainsi se produire lors de soirées privées et de petits concerts publics où il rend hommage à l’artiste français sans jamais se prétendre un sosie même si sa voix, ses attitudes, sa coiffure et ses costumes font clairement référence à Clo-Clo. Au début des années 1990, une émission de la télévision belge privée RTL-TVI va tout changer. Le programme s’appelle « Dix qu’on aime » et met en valeur toute une série de chanteurs de variétés de la Belgique francophone. Parmi ceux-ci, il y a ceux qui sont des vedettes depuis des années et qui profitent pleinement de cette nouvelle opportunité de vendre des disques, CD-singles ou albums : Frédéric François, Claude Barzotti, Frank Michaël, Sandra Kim, etc. Mais les firmes de disques nationales sont aussi à la recherche de jeunes talents qui pourraient se faire connaître par le biais de cette émission et ils dénichent Axelle (Red), Yvhann Cevic, Alain Tomasi, etc. Alain De Sutter se dit qu’il pourrait lui aussi profiter de l’aubaine et, avec l’aide d’un producteur, Marc Durant de Césame Productions, il enregistre un premier disque à l’âge de 35 ans. Y figure une chanson originale qui a pour titre « Au revoir » et qui fait mouche puisqu’elle remporte un très grand succès populaire auprès des téléspectateurs qui sont près de 20.000 à l’acheter.

Les succès vont alors s’enchaîner pour celui qui s’appelle désormais Alain Dès : « Première larme » (1992), « Garde confiance » (1992), « Qui saura »(reprise du titre de Mike Brant en 1993) et « Lettre à Alexandra » (1993). En plus de ses propres compositions, l’artiste reprend sur scène et enregistre les tubes de Claude François: « Cette année-là », « Magnolias » et « Comme d’habitude ». L’arrêt de l’émission télévisée « Dix qu’on aime » va causer la fin d’une certaine popularité des artistes qui y étaient programmés. Mais ce n’est pas le cas pour Alain Dès qui perpétue la mémoire de Claude François en surfant sur les hommages qui lui sont régulièrement rendus : 20 ans après sa disparition en 1998, il chante au moulin de Dannemois, propriété du défunt chanteur. En 2006, il sort un album intitulé « La dernière fois ». En 2012, alors que le film « Clo-Clo » est projeté dans toutes les salles de cinéma, Alain Dès propose son spectacle en Flandre où il récolte un grand succès aux fêtes de la ville de Gand en juillet 2011 et en 2012. Et, accompagné de son grand orchestre avec une section de rythme, cuivres, violonistes et choristes ainsi que quatre danseuses, le chanteur se produit le samedi 10 mars 2018 au Casino d’Ostende pour les 40 ans de la disparition de Clo-Clo qui s’y était produit le 9 juillet 1966. Il y revient en avril 2019.
.
**********
.
28 janvier 2003 : Sortie de l’album « Tu vas pas mourir de rire » enregistré par le groupe français MICKEY-3-D. Cet opus renferme le futur « tube » « Respire ». Mené par Michaël Furnon (qui compose aussi « J’ai demandé à la lune » pour le groupe Indochine en 2002), la formation française de Montbrison, près de Saint-Etienne, connaît son premier véritable succès populaire avec la sortie de son troisième album. Malgré d’excellentes compositions et un très bon répertoire qui s’étoffe ensuite de plusieurs dizaines d’autres chansons, le groupe MICKEY-3-D n’a pas confirmé, à ce jour, le succès de « Respire ».

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

16 NOVEMBRE

Corinne Hermès en 1983 – Photo (c) Alain Marouani

16 novembre 1961 : Naissance, à Lagny-sur-Marne, de la chanteuse française Corinne HERMES également connue sous le nom de Corinne Miller et qui a pour vrai nom Corinne Bondeaux. A l’âge de treize ans, elle se fait remarquer lors d’un concours de plage où l’on met déjà en exergue ses qualités vocales. En 1979, elle enregistre, avec le preneur de son Bernard Estardy, deux chansons sous le nom de Corinne Miller: « Le blouson gris » et « La ville où je vis » écrites par Etienne Roda-Gil et composées par Jean-Pierre Millers.

Estardy est séduit par la voix de Corinne et lui propose un rôle important dans la comédie musicale écrite par Roda-Gil sur l’avènement du Front Populaire de 1936 en France. Le double 33 tours est enregistré avec, notamment, Julien Clerc mais le spectacle n’est jamais monté. Et la seule chanson qui en reste connue est « Ca commence comme un rêve d’enfant » que Julien Clerc sort en 45 tours à l’époque. Cet échec va affecter la chanteuse qui décide de changer son nom et de se présenter comme étant Corinne Hermès à la sélection française pour le concours Eurovision. Cela ne fonctionne pas non plus et, finalement, c’est pour le Luxembourg qu’elle concourt et qu’elle gagne la compétition le 23 avril 1983 avec la chanson « Si la vie est cadeau ».

Dans la foulée de cette subite popularité internationale, l’artiste enregistre deux 45 tours avec les chansons « Vivre à deux » et « Michaël » qui sont des petits succès. Après ça, elle change de producteur et sort un titre cette fois composé par Jean-Claude Petit en 1985: « Ma liberté ». Le succès est de moins en moins flagrant. La chanteuse doit alors attendre patiemment l’année 1989 pour qu’avec d’autres auteurs et compositeurs elle renoue avec le succès. « Dessine-moi » est un « tube » et permet à son interprète d’obtenir une Victoire de la Musique comme révélation féminine en 1990. Après cet épisode réconfortant, elle publie un nouveau 45 tours avec la chanson « S.O.S. » et tout semble aller pour le mieux au début des années 1990. En 1993, alors que la série télévisée « Les grandes marées » cartonne tout l’été sur la chaîne privée française TF1, c’est Corinne Hermès qui en interprète la chanson du générique signée François Valéry: « L’amour est artiste ». Par la suite, la chanteuse se fait à nouveau plus discrète et il faut attendre 2006 pour entendre à nouveau parler d’elle lors d’un concert du chanteur Michal où elle se produit au Sentier des Halles à Paris. Il faut dire qu’elle a alors écrit un certain nombre de chansons pour ce finaliste de la troisième Star Academy française. A ce moment, elle commercialise un nouvel album dont le titre est « Vraie » puis une compilation de ses succès sort en 2012. Trois ans plus tard, elle enregistre l’album « Paris-New York » où elle revisite les plus belles chansons françaises et quelques-uns des grands standards américains. En 2016, elle enregistre deux duos pour un album d’Herbert Léonard: « Ces instants magiques » et la reprise d' »Amoureux fous » (intialement interprété par Julie Pietri en 1983). C’est pour ces chansons qu’elle est l’invitée, avec Herbert Léonard, de Michel Drucker dans l’émission télé « Vivement Dimanche » diffusée sur France 2 le 3 septembre 2018.
.
**********
.

En 2002

16 novembre 1976 : Naissance, à Montegnée, du chanteur italo-belge Mario BARRAVECCHIA. Tout petit, Mario ne songe qu’à chanter dans le milieu familial italien où tout le monde aime ça. Parallèlement à ses études primaires et secondaires, il s’inscrit à l’Académie de Liège pour y apprendre la diction et la musique. Au début des années 1990, il enregistre quelques 45 tours sous le nom de Ricky Florian (« Mal de toi » en 1993) en Belgique. Il connaît un petit succès en participant à quelques émissions de radio et de télévision comme « Dix qu’on aime » sur la chaîne privée RTL-TVI.

Il parcourt aussi la Belgique francophone en interprétant ses chansons lors de soirées de variétés se déroulant autour des tirages de la loterie nationale belge. Fort de cette expérience acquise au fil des ans, il se présente au casting de la première édition française de la Star Academy en 2002. Il en devient finaliste, sous le nom de Mario, et obtient la deuxième place derrière Jenifer. Après cette aventure enrichissante et prometteuse, Mario sort un album sous le nom de Mario Barravecchia qui comprend le hit « On se ressemble ». Il diversifie ensuite ses activités en oscillant entre l’enregistrement de disques et la présentation d’émissions télévisées sur la défunte antenne belge de la chaîne musicale française MCM notamment. En 2010, il sort un disque intitulé « Intimo » où il revisite, de manière jazzy, les standards de la variété italienne. Il y figure notamment un duo avec le créateur du célèbre « tube » « Una lacrima sul viso »: Bobby Solo. Après 2010, Mario quitte peu à peu la musique. Papa de trois enfants, il vit depuis quelques années à Dijon en Bourgogne. Il y dirige un journal gratuit, « Welcome », consacré aux célébrités, à la gastronomie, au vin et au tourisme. Mais il pousse encore la chansonnette de temps en temps uniquement pour la famille et les amis. Le 10 novembre 2019, alors qu’il vient d’enregistrer une version très contemporaine de la chanson « Et si tu n’existais pas » de Joe Dassin, l’artiste déclare se lancer dans la politique et se présenter en mars 2020 sur une liste de centre-droite aux élections municipales de Beaune. Le résultat des urnes ne permet toutefois pas à Mario de briguer un mandat.

 

.
**********
.
16 novembre 2007 : La région de La Louvière, en Belgique, accueille la quatrième édition du festival « Si ça vous chante » qui va durer jusqu’au 22 novembre. A l’affiche des différents concerts et spectacles, il y a notamment Sacha TOOROP, Alix LEONE, l’ORCHESTRE DU MOUVEMENT PERPETUEL, les OGRES de BARBACK et Stéphan EICHER.

.
**********
.

Fred Mella en 1987

16 novembre 2019 : Décès, à Goupillières (Yvelines), du chanteur français Fred MELLA, le dernier des Compagnons de la Chanson encore en vie. Il est alors âgé de 95 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.
16 novembre 2019 : Décès, à Arcachon, du chanteur français Eric MORENA des suites d’un cancer à l’âge de 68 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et parcourir une courte biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

22 OCTOBRE

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

22 octobre 1921 : Naissance, à Sète, de l’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Catherine Deneuve – Pochette album 1981 (c) Helmut Newton

22 octobre 1943 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Catherine DENEUVE sous le nom de Catherine Fabienne Dorléac. Star du cinéma français et égérie de réalisateurs comme Jacques Demy, François Truffaut ou André Téchiné, Catherine Deneuve a aussi travaillé avec des grands noms du cinéma international comme Roman Polanski, Luis Buñuel, Marco Ferreri ou Dino Risi entre autres. Elle est une véritable enfant de la balle puisque son père était acteur et sa mère comédienne de théâtre. Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1956 dans le film « Les Collégiennes » d’André Hunnebelle. Elle s’appelle alors encore Catherine Dorléac avant de prendre pour pseudonyme le nom de jeune fille de sa mère: Deneuve. Sa soeur Françoise va garder son vrai nom et, elle aussi, devenir une comédienne talentueuse mais elle décède dans un accident de voiture en 1967. Pendant sa longue carrière cinématographique, Catherine Deneuve va aussi se consacrer à la chanson. Timidement d’abord en interprétant des chansons de films comme « Zig Zig » en 1975 ou « Courage fuyons » en 1979.

Mais, un an plus tard, Serge Gainsbourg développe un vrai projet d’album avec elle: « Souviens-toi de m’oublier ». Ils enregistrent un duo qui connaît un grand succès: « Dieu fumeur de Havanes ».

En 1993, elle réitère l’aventure du duo pour un disque plus tendance avec Malcolm McLaren: « Paris Paris ». Elle reprend aussi des chansons du répertoire francophone dans de nombreux films comme « Toi jamais » de Sylvie Vartan (dans « Huit femmes » en 2001) ou « C’est beau la vie » de Ferrat (dans « Potiche » en 2010). En 2015, elle reprend d’ailleurs cette dernière chanson qu’elle enregistre en duo avec Benjamin Biolay pour un album hommage à Jean Ferrat.
.
**********
.

Album 2007

22 octobre 1956 : Naissance, en ex-Yougoslavie, de l’interprète belge Yvhann CEVIC sous le nom de Pascal Ivancevic. Agé de quelques mois, il suit ses parents qui vont vivre dans la région de Liège en Belgique. Dès sa plus tendre enfance, il chante dans des troupes fokloriques. Adolescent, c’est dans les groupes de bal de sa région qu’il effectue son apprentissage de chanteur. A 18 ans, il est repéré par un producteur, Albert Gérard, qui lui fait enregistrer son premier disque sous le nom de Pascal Amory. Jusqu’en 1984, il va enregistrer quelques 45 tours sous ce pseudonyme: « Vers toi » (1976), « Un slow en tendresse » (1982) et « Un certain moment d’amour » (1984). A partir de 1990, Pascal choisit de scinder son patronyme en deux noms qui vont devenir son nouveau pseudonyme: Yvhann Cevic. Il se fait alors remarquer pour ses qualités vocales en reprenant un « tube » de Tom Jones (« Delilah ») qui devient « Aime-moi Delilah » (1991).

Il est propulsé par la télévision belge privée RTL-TVI au sommet des hit parade grâce à l’émission « Dix qu’on aime ». Il obtient alors un album d’or. Son succès déborde de la Belgique et il saisit l’opportunité de passer à l’Olympia en première partie des Platters. Il effectue de nombreux galas avec des chansons comme « A l’amour à la vie » (1992), « Laisse aller les violons » (1993), « Pusu tati » (1993), « En toi la femme » (1994) et « On s’aime on s’aimera » (1995). Avec la fin de cette émission de variétés, Yvhann Cevic va, comme beaucoup d’autres artistes belges, connaître un grand passage à vide malgré l’enregistrement régulier de nouveaux albums. En 1997, il enregistre un duo avec Jeane Manson: « Partir avec toi » sur l’air de « Con te partiro » d’Andrea Bocelli. Parmi ses albums, il y a aussi, en 2007, celui intitulé « Et je pense à toi » où se trouve un autre duo avec Jeane Manson: « Malgré le temps ». Et puis, il y a le grand retour, en 2015, de l’artiste qui, une fois de plus, modifie son pseudonyme en Ivan Cevic. Un nom qui se rapproche encore un peu plus de son véritable patronyme pour la sortie d’un album authentique qui est un retour aux sources et aux origines du chanteur: la musique des Balkans. Ainsi, sur des mélodies évoquant sans ambiguïté des ambiances chères à Goran Bregovic, Ivan Cevic nous livre des textes racontant des histoires de famille notamment. A 59 ans, l’artiste s’éloigne de l’univers des reprises et de la poésie « fleur bleue » qui était le sien jusqu’alors même si tango, valse et textes légers sont encore au programme de ce dernier opus.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 SEPTEMBRE

Henri Tachan en 1981 – Photo (c) Joël Laffay

2 septembre 1939 : Naissance, à Moulins, de l’auteur-compositeur-interprète français Henri TACHAN, de son vrai nom Henri Tachdjian. Sa scolarité se déroule dans un pensionnat puis dans un lycée parisien. Il entre ensuite à l’école hôtelière de Thonon-les-Bains et se fait embaucher comme serveur à l’hôtel Ritz de Paris. A 23 ans, il part pour le Canada où il pratique la même activité au Québec. Après son boulot quotidien, il va « Chez Clairette » à Montréal où il récite des poèmes au cours de soirées littéraires. Un soir, l’un de ses spectateurs s’appelle Jacques Brel et il lui conseille de s’essayer à la chanson. Il suit ce conseil avisé et commence donc à agrémenter ses poèmes de musique pour en faire des chansons. Il revient alors en France avec l’idée fixe d’enregistrer ses chansons sur un disque. Et il le fait dès 1965 avec un premier album directement commercialisé par Barclay. Celui-ci connaît d’emblée un succès qui lui fait obtenir le Grand Prix de l’Académie du disque Charles-Cros d’une part et qui permet à son chanteur de se produire en première partie de Juliette Gréco à l’Olympia de Paris d’autre part. Des premières parties d’artistes renommés, Henri Tachan va en faire un certain nombre par la suite: Isabelle Aubret et Félix Leclerc en 1968, Pierre Perret en 1970 et Georges Brassens en 1972. Il prend donc son temps avant de se présenter en vedette face au public. En 1969, il se classe deuxième en représentant la France au Festival de la Chanson de Sopot en Pologne. Il y chante « La table habituelle ». En 1975, il obtient enfin un passage en tête d’affiche sur la scène de l’Olympia le temps d’un soir. Et, la même année, il reste deux semaines au Théâtre de la Ville. En 1978, une de ses chansons obtient quelques diffusions sur certaines radios: « La tendresse ».

Si Tachan a mis du temps pour être reconnu par le public, c’est aussi parce que son répertoire très original n’a pas séduit le plus grand nombre. De grande qualité, son humour noir n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Et ses chansons, musicalement influencées par Beethoven ou Schubert, sont généralement de petites oeuvres appréciées par assez peu de gens. Et c’est dommage. Point de vue textes, les thèmes sont eux aussi assez peu racoleurs et évoquent les travers de notre société. On peut dire sans risquer de se tromper que Tachan est aussi un artiste sanguin qui alterne son écriture entre coups de coeur et coups de gueule. Pas étonnant dès lors que, jusqu’ici, les media s’y soient peu intéressés. Et, encore une fois, c’est dommage car ils privent ainsi un grand nombre de personnes de la possibilité de faire connaissance avec un artiste entier qui mérite mieux. Le 30 juillet 2015, Henri Tachan semble volontairement mettre fin à sa carrière de chanteur en participant, au cours du Festival « Chansons de parole » de Barjac, à un spectacle qui lui est consacré par Yves Jamait: « Au revoir Tachan ».
.
**********
.

Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

2 septembre 1944 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain Gilles MARCHAL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

Alain Tomasi dans les années 1980

2 septembre 1960 : Naissance, à Pont-de-Loup, du chanteur belge Alain TOMASI. Passionné dès son enfance par la musique et la chanson, il s’inscrit au Conservatoire de Bruxelles dont il sort diplômé en 1978. Un an plus tard, il enseigne les percussions et anime les soirées dansantes en interprétant les grands standards du genre. Accompagné par son orchestre, il se produit notamment au Palladium de Baisy-Thy. A la guitare, il commence alors à composer quelques mélodies qu’il se voit bien interpréter en tant que chanteur à part entière. Bien ancré dans son époque et sachant ce qu’il veut, il crée d’abord son propre studio d’enregistrement en 1985 pour y réaliser son premier 45 tours qui reprend une chanson de Claude Barzotti: « Elle ». Il enregistre ensuite d’autres chansons de Barzotti comme « T’amo e t’amero » qui sont programmées sur certaines radios belges. En 1987, il effectue une courte tournée de promotion au Canada. Au début des années 1990, il surfe sur la vague des artistes belges promotionnés par l’émission télé « Dix qu’on aime » de la chaîne privée belge RTL-TVI. Il connaît ainsi son premier succès grâce à la médiatisation de sa chanson « Petite Canadienne » en 1991.

Cette popularité lui donne l’opportunité d’enregistrer son premier album en 1992: « Le rockmantique ». Des succès comme « Couleur toujours » et « Les violons de la nuit » y figurent. Deux autres albums sont encore commercialisés par la suite: « Je rêve » en 1994 et « Si tu y crois » en 1995. La chanson hommage à John Lennon, « John est parti », se trouve sur ce dernier opus. Avec la disparition du programme « Dix qu’on aime », Alain Tomasi, comme beaucoup d’autres artistes belges de la même promotion, ne va pas être suffisamment soutenu par les autres médias que sont la radio et la presse. Et le public va s’en écarter peu à peu. Grâce à son studio d’enregistrement et à ses capacités musicales, Alain Tomasi se reconvertit alors dans les spots publicitaires et les bandes sonores diverses. En 2006, le chanteur se présente aux élections de sa localité d’Aiseau-Presles sur la liste des libéraux du Mouvement Réformateur et il devient conseiller communal avant de démissionner en septembre 2011.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

16 JUILLET

Guy Béart à La Colombe en 1954

16 juillet 1930 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc.

Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
.
**********
.

16 juillet 1975 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Fabrice ZEVA. Il se fait connaître en Belgique au début des années 1990 en étant programmé dans l’émission « 10 qu’on aime » sur la chaîne de télé privée RTL-TVI grâce à sa chanson « Envie que tu m’aimes ». Il a ensuite l’occasion d’enregistrer un album intitulé « Laissez-les s’envoler » avec la collaboration de Claude Barzotti et de sa parolière Anne-Marie Gaspard. C’est à cette époque qu’il a l’opportunité de se produire dans la salle parisienne de « La Cigale » en première partie de Gérard Lenorman en février 1995. Il écrit alors une chanson en hommage au pilote automobile brésilien Ayrton Senna. Plus tard, il modifie son nom de scène en reprenant son prénom initial: Fabrizio Zeva.

Depuis les années 2000, il participe régulièrement, avec d’autres artistes belges, à un concert en hommage à Daniel Balavoine. Il fait aussi partie des chanteurs de la comédie musicale « La mélodie du bonheur » aux côtés de la troupe Fantasia. L’un de ses derniers enregistrements a pour titre « Top Model ». En août 2015, Fabrizio Zeva se présente aux auditions du crochet télévisé « The Voice Belgique » mais il n’est pas sélectionné. Trois ans plus tard, un nouvel album est annoncé avec des chansons interprétées en français, en anglais et en italien. L’opus est composé, réalisé et produit par Rick Allison.

.
**********
.

Patrick Dewaere – Pochette de disque en 1978 (c) José Ferré

16 juillet 1982 : Décès de l’acteur, et occasionnel chanteur, français Patrick DEWAERE. Né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ».

En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui semblent avoir amené Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à l’âge de 35 ans.
.
**********
.

Jacques Plante

16 juillet 2003 : Décès, à Paris, de l’auteur de chansons français Jacques PLANTE à l’âge de 82 ans. Fils d’un garagiste, ce qui est un métier peu courant à l’époque, Jacques Plante naît le 14 août 1920 à Paris. Les années de guerre sont l’occasion pour lui de coucher quelques textes sur des mélodies et, en 1943, il écrit « Marjolaine » pour André Claveau sur une musique de Louiguy. Mais c’est Yvette Giraud qui va lui procurer ses premiers grands succès avec des titres comme « Mademoiselle Hortensia » en 1946 ou « Ma guêpière et mes longs jupons » en 1949.

Au fil des succès, ses interprètes se diversifient. Il y a ainsi Bourvil, les Compagnons de la Chanson, Anny Gould, André Dassary, Jacqueline François, John William, Gloria Lasso, Georges Guétary (« Maître Pierre »), Line Renaud (« Etoile des neiges »), Yves Montand (« Les grands boulevards »), Edith Piaf, Tino Rossi (« Tango bleu »), Dalida, Eddie Constantine, Petula Clark (« Chariot »), Hugues Aufray (« Santiano »), Sheila (« L’heure de la sortie »), Charles Aznavour (« Les Comédiens », « La bohème »), Rika Zaraï (« Prague »), Richard Anthony (« J’entends siffler le train »), Mathé Altéry (« J’aurais voulu danser »), les Chaussettes Noires, Mireille Mathieu, Marcel Amont (« Un Mexicain »), Lucky Blondo, Danyel Gérard (« Il pleut dans ma maison »), Christophe, Dominique Walter, David Christie, Claude François (« Tout éclate tout explose ») et, entre bien d’autres encore, Eddy Mitchell (« Vieille canaille »). Au début des années 1980, l’auteur se retire en Suisse où il gère la maison d’éditions musicales qu’il a créée : MCA/Caravelle.
.
**********
.
16 juillet 2003 : les Francofolies de Spa (B) fêtent leur 10e anniversaire avec une édition qui va exceptionnellement durer six jours soit jusqu’au 21 juillet, jour de la fête nationale belge. Parmi les artistes au répertoire francophone, on notera la présence cette année, entre autres, de JERONIMO, Vincent VENET, YEL, Marc MORGAN, Sandrine COLLARD, les ESCROCS et TAM’ECHO’TAM’. La scène Rapsat, située sur la Place de l’Hotel de Ville, accueille les concerts de Jeff BODART, de Marc LAVOINE et de Laurent VOULZY (le 19 juillet), d’Ismaël LO, de Jane BIRKIN et de ZAZIE (le 20 juillet). Le lundi 21 juillet, un hommage est rendu à Pierre RAPSAT décédé en 2002, avec un concert réunissant MAURANE, LIO, Marc LAVOINE, Michel FUGAIN et Salvatore ADAMO notamment pour interpréter chacun une chanson de l’ami Pierrot.
.
**********
.

Hervé Cristiani en 1982

Hervé Cristiani en 1982

16 juillet 2014 : Décès, à Paris, des suites d’un cancer des cordes vocales, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Né le 8 novembre 1947 à Paris, il est, très jeune, influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn intitulé « La femme fleur ». Hervé Cristiani sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station de radio française périphérique Europe 1: « Les étoiles noires ». Alors que tout est en place pour que sa carrrière démarre bien, le deuxième album de l’artiste, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 sont celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage alors du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, l’artiste fait encore quelques apparitions au début des années 2010.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

17 JUIN

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

17 juin 1934 : Naissance, à Cherbourg, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level décède le 24 octobre 2015 à Rueil Malmaison.
.
**********
.

Gérard Bourgeois en 1964 – Photo (c) Jean Distinghin

17 juin 1936 : Naissance, à Paris, du compositeur français Gérard BOURGEOIS dont le vrai prénom est Robert. Il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La collaboration des deux hommes va leur permettre de signer, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. La liste de ses interprètes est extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Le 8 juillet 2016, il décède à Bordeaux (F) à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, le compositeur était malade depuis un certain temps. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

.
**********
.

Fabienne Thibeault en 1988 – Photo (c) Garcia Stills

17 juin 1952 : Naissance, à Montréal, de l’auteure, compositrice et interprète québécoise Fabienne THIBEAULT. Ayant très tôt envisagé de devenir chanteuse, c’est donc un peu logiquement qu’elle s’inscrit au Festival de la chanson de Granby au Québec. Elle y décroche la troisième place avant de revenir en 1974 pour remporter le concours. Elle se fait de plus en plus remarquer sur les scènes de Montréal et des environs grâce à sa voix très particulière et, en 1976, elle décroche un contrat phonographique avec la firme Kébec-Disques. Elle enregistre trois albums en l’espace de quelques mois et ils vont tous récolter un grand succès au Québec. L’auteur québécois Luc Plamondon la remarque et pense que ses qualités vocales peuvent lui permettre de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans l’opéra-rock qu’il est en train d’écrire sur la musique du Français Michel Berger: « Starmania ». Fabienne Thibeault accepte et cela la fait immédiatement connaître en France car le spectacle est un immense succès pour ses chansons diffusées en radio: « Le Monde est stone », « Un garçon pas comme les autres (Ziggy) » et « Les Uns contre les autres ».

Une fois l’aventure de « Starmania » terminée, Fabienne Thibeault parvient à connaître des succès personnels qui vont l’installer durablement dans le paysage de la chanson francophone: « Secrétaire de star », « Je voudrais faire cette chanson » et « J’irai jamais sur ton island ». Elle enregistre aussi quelques grands standards de la chanson française qu’elle va chercher dans les répertoires de Jacques Brel, Mouloudji ou Charles Trenet. En 1985, elle décide de s’installer en France. Elle connaît ainsi de nouveau un grand succès en interprétant, en duo avec Richard Cocciante, « Question de feeling ». Et, en 1987, son « tube » a pour titre « Chaleur humaine ». Les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse qui se partage à nouveau entre son Québec natal et l’Europe. Avec son conjoint, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, elle propose alors des spectacles et des disques racontant l’histoire de certaines régions de France. Elle consacre aussi une grande partie de son temps à s’intéresser à la vie rurale et agricole française. Ces activités lui ont inspiré une comédie musicale qui a pour titre « Notre terre » et qui tient en huit albums. En 2009, elle participe à la saison 4 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2013, elle fait partie, aux côtés de Renaud Hantson, Nathalie Lermitte, Damien Sargue, Cécilia Cara, Nuno Resende, Lââm et Mikelangelo Loconte notamment, des artistes qui enregistrent la chanson « Un faux départ » pour le collectif « Les grandes voix des comédies musicales chantent pour les enfants hospitalisés ». En avril 2019, le label discographique québécois Propagande décide de commercialiser en CD les onze albums vinyles enregistrés par la chanteuse entre 1977 et 1985.
.
**********
.

Marc Durant en 2013

17 juin 1957 : Naissance, à Haine-Saint-Paul, du producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT. Marc passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone.

Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités. En 1992, il produit le nouveau CD de quatre titres de l’une des vedettes belges des années 1960 : Jacky Delmone. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux, nouveaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie »), sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. En 1997, Marc Durant permet au regretté Ricky Burnett, ex-membre éphémère du groupe Moody Blues, d’enregistrer un CD de trois titres sur lequel se trouve une reprise bilingue de Jacques Brel : « If you go away/Ne me quitte pas ». En février 2004, il devient le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, victime d’un malaise, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
.
**********
.

LIO en 1986 – Photo (c) Rajik

17 juin 1962 : Naissance, à Mangualde au Portugal, de la chanteuse et actrice belge LIO. Vanda Maria Ribeiro est le vrai nom de cette fille d’officier portugais au service du président autoritaire Salazar dans les années 1960. Les parents de Vanda divorcent en 1968 et la petite fille suit sa maman qui émigre en Belgique, à Charleroi. Son adolescence va se dérouler à Bruxelles et, à 17 ans, elle envisage sérieusement de tenter l’aventure de la chanson sous le pseudonyme de Lio. C’est grâce au regretté musicien et animateur de radio belge Marc Moulin qu’elle enregistre un premier 45 tours qui va définitivement bouleverser sa vie: le « Banana Split » est un « tube » international. La carrière de Lio aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur l’intelligence de son producteur et sur l’opiniâtreté de la chanteuse. Elle enchaîne ainsi les hits: « Amoureux solitaires », « Sage comme une image », « Plus je t’embrasse » et « Zip-a-doo wah ». Sa rencontre avec Alain Chamfort va encore enrichir un peu plus son répertoire de « lolita »: sur l’album « Pop Model » de 1986, elle assure sa popularité avec « Les brunes comptent pas pour des prunes », « Fallait pas commencer » et « Je casse tout ce que je touche ».

La décennie suivante voit le succès public s’estomper au niveau de la chanson où ellle s’oriente vers des choix de plus en plus personnels. Mais Lio, qui possède d’autres qualités artistiques, se tourne vers le théâtre, le cinéma et la télévision. En 2001, elle crée un spectacle d’hommage aux chansons de Prévert qui lui permet de proposer des concerts dans toute la francophonie. En mars 2007, Lio rejoint les participants de la tournée nostalgique française « RFM Party 80 » et elle y participe durant quelques années. En 2007, elle est membre du jury de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Deux ans plus tard, elle enregistre un nouvel album avec des musiciens belges et le groupe Phantom de Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam. A la fin de l’année 2011, elle fait partie du jury de la première édition du crochet télévisuel « The Voice Belgique » à la RTBF, chaîne de télé publique francophone. Et, deux ans plus tard, elle commercialise un single qui doit préfigurer un nouvel album: « Poupée pop ». En 2018, un nouvel album de Lio est disponible et il rend hommage au grand chanteur et compositeur brésilien Dorival Caymmi dix ans après son décès. L’opus a pour titre « Lio canta Caymmi ».
.
.
.

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

11 MAI

RINGO en 1978

11 mai 1947 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français RINGO. C’est tout d’abord sous le pseudonyme de Ringo Willy Cat que Guy Bayle se fait un peu connaître en 1971 en enregistrant une première chanson intitulée « L’homme ». Mais c’est sous le pseudonyme plus court de Ringo que le chanteur connaît le véritable succès quelques mois plus tard. Le titre de son premier « tube » est « Elle je ne veux qu’elle », adaptation française d’un tube anglo-saxon de Tony Ronald: « Help get me some help ».

Cet essai est transformé ensuite lors de la sortie du deuxième 45 tours de Ringo: « Trop fragile trop belle pour rester seule » qui est suivi de « Ma jalousie ». Entre-temps, Ringo, la vedette montante, rencontre Sheila, l’idole des Français. Leur coup de foudre va faire les choux gras de leur producteur commun: Claude Carrère. Le mariage est décidé et organisé le 13 février 1973 à 13 h 13 pour être fidèle au chiffre 13 qui, paraît-il, porte bonheur à Sheila. Pour l’occasion, Claude Carrère estime qu’une chanson enregistrée en duo est une belle opportunité: « Les gondoles à Venise » sort quelques jours avant la noce. Le disque est un succès incomparable. Mais ce dernier n’empêche pas les jeunes mariés de continuer à enregistrer séparément des chansons très populaires. Ringo continue sur sa lancée avec « Une bague, un collier » (1973) « Une heure, une nuit » (1973), « Tentation » (1974) et « Accepte-moi » (1974). Le 7 avril 1975, Ringo devient père lorsque Sheila donne naissance à Ludovic. Et sa carrière se poursuit avec « La rupture » (1975), « Rossana » (1975), « Fille sauvage » (1975), « Les oiseaux de Thaïlande » (1976), « Comme hier » (1976), « Se quitter est impossible » (1976), « Goodbye Elvis » (1977), « Darlin » (1978) et « Qui est ce grand corbeau noir ? » (adaptation de « Video Killed the Radio Stars » des Buggles) en 1979. Le 9 novembre 1979, c’est le divorce avec Sheila. Ce dernier événement va aussi provoquer une autre rupture: celle de Ringo avec Claude Carrère. Du coup, les enregistrements suivants paraissent sous le label « Formule 1 » que Ringo a créé quelques années plus tôt. La chanson « Un homme ne pleure pas » composée par Toto Cutugno connaît encore un beau succès en 1980 mais ce sera le dernier coup d’éclat du chanteur qui se retire sur la pointe des pieds en 1983. Redevenu Guy Bayle, l’ex-chanteur se lance dans la restauration à Paris (le City Rock Café en 1985). Il rachète aussi la salle de spectacles parisienne de Bobino qu’il rebaptise le Wiz. Puis il ouvre un établissement de restauration dans sa ville natale de Toulouse mais cela ne marche pas et il revend le Wiz à Philippe Bouvard qui en refait Bobino. Alors que, depuis 2001, l’homme est devenu plutôt discret, Ringo effectue son retour discographique en 2013 avec, entre autres, la sortie de certains de ses albums en CD, un travail qui n’avait jamais été réalisé jusque-là et qui ne concerne que les enregistrements de la période post-Carrère. Mais il faut bien dire que ce retour ne récolte pas le succès espéré et l’initiative semble finalement abandonnée.

.
**********
.

RENAUD en 1977 – Photo (c) François Gaillard

11 mai 1952 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français RENAUD, Renaud Séchan de son vrai nom. Son père, Olivier, professeur d’allemand et de néerlandais, est aussi traducteur et auteur de romans policiers et de livres pour la jeunesse. Il a reçu le prix des Deux Magots en 1942 pour « Les corps ont soif » et il a travaillé, pendant la Seconde Guerre mondiale, à Radio Paris comme traducteur. Quant à sa mère Solange, originaire d’une famille de mineurs du Nord, elle était ouvrière dans une usine de Saint-Étienne avant de devenir femme au foyer. C’est elle qui permet au petit Renaud de se familiariser avec la chanson française de Fréhel, Chevalier et Piaf tandis que son père l’initie au talent de Georges Brassens. A l’âge de onze ans, Renaud prend possession de la machine à écrire de son père et écrit un roman. Il découvre aussi les chansons d’Hugues Aufray qui devient son idole. Alors que les songwriters comme Dylan, Cohen ou Joan Baez le touchent, il apprécie Antoine et ses « élucubrations » en 1966. L’école, par contre, ne figure pas vraiment dans la liste de ses occupations préférées et ses études tournent court. Après avoir intégré plusieurs mouvements gauchistes, il vit trois semaines dans la Sorbonne occupée de mai 1968 avec son frère Thierry et il célèbre son seizième anniversaire au Quartier Latin. C’est là, sur les barricades, qu’il écrit ses premières chansons avec l’aide d’un artiste plutôt déjanté: Evariste. A la rentrée, ses parents l’inscrivent, un peu désespérément, au lycée Claude Bernard de la Porte d’Auteuil. Mais l’environnement bourgeois de l’établissement l’exaspère très vite et, en avril 1969, il arrête ses études. Il s’installe alors dans une chambre de bonne et se fait engager comme magasinier puis vendeur dans une librairie où il découvre les oeuvres de Vian, Prévert, Zola et Maupassant entre autres. Il réussit alors à économiser assez d’argent pour s’acheter une moto et il se met à fréquenter les « loubards » parisiens en se fringuant de perfectos en cuir. Une rencontre avec Patrick Dewaere lors de vacances à Belle-île-en-Mer lui permet d’intégrer la troupe des comédiens du Café de la Gare pour un remplacement en 1971. Il sort de cette expérience très enrichissante en imaginant qu’il est né pour faire du théâtre. Ayant quitté la librairie, il change de milieu et fréquente le quartier Montparnasse avant de « faire la manche » à la Porte d’Orléans. Il interprète des chansons d’Aristide Bruant mais aussi quelques compositions propres. Un jour de 1974, alors que Renaud fait patienter les spectateurs qui font la file pour Coluche devant le Café de la Gare, le producteur Paul Lederman le remarque. Il lui demande de venir jouer au Caf’conc’ de Paris en première partie du spectacle de Coluche. C’est là qu’un soir de 1975 deux producteurs lui proposent de faire un disque. Malgré ses réticences à devenir chanteur plutôt qu’acteur, Renaud accepte quand même et le 33 tours « Amoureux de Paname » sort en 1975. Ses chansons font découvrir un artiste assurément hors du commun qui va d’emblée séduire une frange du public et certains animateurs de radio comme Jean-Louis Foulquier de France Inter. Renaud obtient un passage télévisé dans l’émission « Midi-Première » de Danièle Gilbert et il commence à effectuer quelques concerts dans des maisons de jeunes de France et de Belgique. La chanson « Hexagone » ne laisse personne indifférent. En juin 1975, il chante à Paris à la Pizza du Marais au même programme qu’Yvan Dautin. Mais, pour Renaud, son avenir est toujours au théâtre ou au cinéma. Et il accepte quantité de petits rôles en délaissant un peu la chanson. Pourtant, à nouveau, il cède à l’idée de ses deux producteurs d’enregistrer un deuxième 33 tours: « Laisse Béton » en 1977. Avec un look de loubard à la veste de cuir et au foulard rouge, Renaud compte là son premier grand succès discographique.

Dans la foulée, l’artiste participe au Printemps de Bourges en France et gagne le Festival de la Chanson de Spa en Belgique avec « Chanson pour Pierrot ». En 1979 sort l’album « Ma gonzesse » avec, entre autres titres, « C’est mon dernier bal ». Suivent alors toute une série de « tubes » qui vont installer Renaud dans la cour des grands de la chanson francophone: « Marche à l’ombre », « Le Retour de Gérard Lambert », « Morgane de toi », « Manu », « Dès que le vent soufflera », « Mistral gagnant », « Miss Maggie » ou « Marchand de cailloux ». En 1985, il est touché par la famine et la sécheresse en Ethiopie. Sur une musique de Franck Langolff, il écrit une chanson interprétée par toute une série de chanteurs francophones dont Michel Berger, Francis Cabrel, Julien Clerc ou Jean-Jacques Goldman. La vente du disque rapporte des millions de francs français à l’association « Médecins sans frontières ». En 1992, son vieux rêve de comédien se réalise grâce à Claude Berri qui lui propose de tourner dans le film « Germinal » aux côtés de Gérard Depardieu et Miou-Miou. Les décors naturels des sites miniers du Nord de la France l’incitent à enregistrer un album en dialecte picard de la région. Il rend ainsi hommage à son grand-père mineur lorsque sort, en 1993, l’opus « Renaud cante el’Nord ». Le film et l’album sont des succès mais, depuis quelque temps, le chanteur est confronté à des pensées plutôt négatives notamment inspirées par la perte d’amis chers comme Coluche, parrain de sa fille Lolita, Pierre Desproges ou Serge Gainsbourg. Entre 1995 et 2002, sa vie va être bousculée par la dépression, l’alcoolisme et le divorce avec sa femme Dominique. Des amis musiciens comme Alain Lanty et Jean-Pierre Bucolo vont essayer de le sortir de cette situation en mettant sur pied des tournées au cours desquelles la voix de Renaud est désormais méconnaissable, rauque et fausse. L’artiste se retire alors dans son bistrot parisien préféré de « La Closerie des Lilas » où il reste attablé des heures durant le regard vide. Il finit cependant par y écrire les chansons d’un nouvel album qui sort en 2003: « Docteur Renaud, Mister Renard » où figure le « tube » inspiré des attentats américains du 11 septembre 2001, « Manhattan-Kaboul » qu’il enregistre en duo avec Axelle Red. La même année, il rencontre une jeune chanteuse dont il tombe amoureux: il se marie avec Romane Serda en août 2005. Grâce à elle, il parvient à oublier l’alcool et à se reconstruire. Il prend aussi part au mouvement collectif visant à faire libérer Ingrid Betancourt et les otages des Farcs en Colombie: il écrit une chanson à ce propos qui a pour titre « Dans la jungle ». Il enregistre un nouvel album, double, qui sort en 2006: « Rouge Sang ». Et il est à nouveau papa, d’un petit garçon cette fois : Malone. Ce prénom se retrouve dans le titre d’un nouvel opus qui sort en 2009 et qui est consacré à des chansons traditionnelles irlandaises que Renaud songeait à interpréter depuis longtemps. Malheureusement, le nouveau cadre familial ne va pas faire disparaître les vieux démons qui hantent l’artiste encore et encore. Et le couple Renaud-Serda prend l’eau pour exploser en divorce en septembre 2011. Renaud redevient alors plutôt discret sauf lorsqu’il est nommé Commandeur des Arts et des Lettres à Paris en janvier 2013. Une compilation hommage à Renaud par des artistes francophones sort en juin 2014: on y retrouve Nolwenn Leroy, Jean-Louis Aubert, Carla Bruni ou encore Bénabar entre autres dans l’interprétation des grands succès du chanteur. Suite au succès de l’album, un deuxième volume est enregistré avec d’autres chansons et d’autres artistes comme Bernard Lavilliers, Calogero, Arno ou Olivia Ruiz à la fin de 2014. Au même moment, Renaud accepte de sortir de sa réserve à l’initiative de son ami Bob Geldhof pour enregistrer le disque « Noël est là » commercialisé au profit de la recherche contre Ebola. Les attentats parisiens du début 2015, à Charlie-Hebdo et dans le supermarché hyper-cacher, lui rendent l’envie d’écrire mais il lui faut sortir de sa dépendance au pastis du petit bar de l’Isle-sur-la-Sorgues en Provence où il réside. Finalement, mi-2015, il décide d’enregistrer à Bruxelles la bonne dizaine de chansons qu’il vient d’écrire. L’album est commercialisé au début de l’année 2016 et porte un premier titre évocateur: « Toujours debout ». Plus étonnant, suite aux attentats français, il chante aussi « J’ai embrassé un flic » et regrette même, dans une de ses nombreuses interviews, d’avoir enregistré « Hexagone » 40 ans plus tôt. L’album récolte un succès fracassant et, après avoir retravaillé ses cordes vocales, Renaud remonte sur scène pour une très longue tournée qui commence en 2016. Le 10 février 2017, il est récompensé par les 32e Victoire de la Musique comme artiste masculin de l’année. Et, le 10 décembre 2018, après un nouvel épisode fragilisant sa santé déjà précaire, Renaud reçoit de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière. En novembre 2019, un nouvel opus est distribué chez les disquaires : il a pour titre « Les mômes et les enfants d’abord » et est lancé par la chanson « Les animals » dont l’orthographe annonce bien la couleur déjantée et délibérée du projet.
.
**********
.

11 mai 1953 : Naissance, à Namur, de l’animateur et producteur de radio belge Pierre COLLARD-BOVY. Après avoir passé son enfance entre Namur et Charleroi où il fréquente l’école Saint-Joseph de Jemeppe-sur-Sambre, Pierre est orienté par ses parents vers des études supérieures de droit et de littérature. Mais c’est la radio qui le passionne et il suit finalement les cours de médias de l’IAD, Institut des Arts de Diffusion. Encore étudiant, il devient l’assistant de l’animateur Jacques Mercier aux studios radio de la RTB (Radio Télévision Belge) à Mons. Bien vite, il se retrouve à Bruxelles où il devient titulaire de quelques émissions de radio de la RTBF (avec un F comme francophone) qui ont pour titre « Musique au petit-déjeûner », « Rond-point chansons », « L’air de rien » ou « Sucré, salé ». Au début des années 1980, il présente des émissions de télévision consacrées aux chanteurs belges. Dans « Chanson Plus » et « Palmarès », on découvre des chanteurs comme Claude Semal, Jacques Hustin, André Bialek, Albert Delchambre ou encore, comme ci-dessous, un jeune artiste belge chantant en anglais : Mike Benson.

Il est parfois aux commandes du programme télévisé intitulé « Plein jeu » diffusé, en avant-soirée, où il accueille des artistes comme Chantal Goya ou William Sheller (à visionner en cliquant ICI). Au milieu de la décennie 1980, il met sur pied une émission radiophonique publique hebdomadaire qui se déroule en direct du Botanique à Bruxelles. C’est « Couleur Nuit » qui accueille une quantité étonnante de chanteurs francophones des moins connus aux plus célèbres. Le rendez-vous dure environ cinq ans. En février 1991, après une autre expérience télévisuelle de début de soirée, « Jamais deux sans toi », il revient à la radio avec une quotidienne consacrée à la chanson: « L’air de rien » qui accueille un invité chaque vendredi. Parallèlement à cette émission, un concours du même nom est lancé par l’intermédiaire de la CRPLF (Communauté des radios publiques de langue française). Des textes en français écrits par des auditeurs sont mis en musique et interprétés par des artistes suisses, français, canadiens et belges. Deux éditions de ce concours ont lieu à Liège avec, notamment, la participation de la française Clarika. En 1993, avec l’aide de l’animateur de radio français Jean-Louis Foulquier qui a créé les Francofolies de La Rochelle, il décide, avec un groupe d’amis passionnés dont le chanteur Pierre Rapsat et un jeune élu local Charles Gardier, de créer à Spa, ville thermale des Ardennes, l’édition belge des Francofolies. Le festival naît l’année suivante dans la cité où avait lieu, auparavant, le célèbre Festival de la Chanson Française. Durant les années 2000, après une nouvelle émission de radio intitulée « Avenue Bel Air », il est amené à lancer une webradio pour la RTBF: « Franco’Sphère ». Ensuite, dans le même créneau, il s’occupe, chaque année, de la radio RTBF des Francofolies de Spa qui émet sur le site du festival et sur le web 24 heures sur 24. Depuis octobre 2012, il est aussi échevin (adjoint au maire) dans sa ville de Jemeppe-sur-Sambre où ses compétences sont la mobilité, le tourisme et, bien entendu, la culture. Des activités dont il s’occupe encore plus depuis sa retraite de la RTBF en 2016.
.
**********
.

Nathalie Paque en 1989 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

11 mai 1977 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge Nathalie PAQUE. Très tôt dirigée vers la chanson par sa maman, elle devient, à douze ans, l’interprète qui représente la France au Concours Eurovision de la Chanson. Elle y participe à Lausanne, en Suisse, avec la chanson « J’ai volé la vie » signée Sylvain Lebel, Guy Mattéoni et GG Candy. Elle se classe 8e sur 22, le concours étant remporté par le groupe yougoslave Riga. Un seul autre participant chante en français cette année-là: il s’agit du groupe luxembourgeois Park Café qui interprète « Monsieur » et qui se classe 20e sur 22. Cette participation permet à la chanson de Nathalie Paque de bénéficier d’un grand nombre de diffusions sur les radios belges. Mais son succès ne va pas au-delà.

Cependant, la jeune Nathalie, toujours supportée par sa maman, enchaîne les enregistrements et les prestations sur les podiums radiophoniques, dans les fêtes villageoises et les kermesses locales. Toutes ces expériences vont lui permettre d’acquérir des planches. Elle se débrouille d’ailleurs très bien lorsqu’il est question pour elle d’interpréter ses chansons au début des années 1990 dans le cadre des émissions télé de RTL-TVI en Belgique: « Dix qu’on aime ». Elle y récolte de francs succès avec des chansons comme « Nous c’est spécial », « Bébé Bambou », « Danse » ou « Ils reviennent ». Mais, avec la disparition de ce programme, la fin des années 1990 va être plus difficile pour Nathalie Paque qui sort encore un album original en 1998 sous le titre « Chante-nous la vie ». Dans les années 2000, elle va se diriger vers le monde de la comédie musicale et elle participe, à l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, au spectacle « Titanic ». En 2002, elle reprend le premier rôle de la comédie musicale « Chantons sous la pluie » en tournée en France et en Belgique. Puis, elle décroche aussi le rôle principal du spectacle musical « Blanche-Neige », adapté par Philippe Swan et mis en scène à Paris à la fin de l’année 2003 par Jean-Luc Moreau. Par la suite, Nathalie retourne à son métier d’enseignante mais garde toujours l’espoir de poursuivre sa carrière artistique. C’est ainsi qu’elle se présente au casting du spectacle musical « Assurance Fou-Rire » proposé au Parc Astérix près de Paris. Elle y décroche un rôle qui lui permet par la suite d’assurer la mise en scène des personnages de ce parc d’attractions. Maman de deux enfants, elle décide de revenir à la chanson en 2016. Après avoir présenté un concert de Noël, elle entreprend le projet d’un spectacle et d’un album consacrés aux chansons de Jacques Brel reprises en version jazz. Le tout est prévu pour courant 2018 juste avant le 40e anniversaire de la disparition de l’immense artiste belge. Nathalie Paque évoquait tout cela, ainsi que sa participation au concours Eurovision 1989, le 8 mai 2018, jour de l’annonce de la disparition de Maurane, sur l’antenne de la radio belge francophone VivaCité et c’est à écouter et à voir en CLIQUANT ICI. Mais finalement, c’est à la fin de l’année 2019 que cet album hommage à Jacques Brel est commercialisé.

.
**********
.
11 mai 2012 : Ces vendredi 11 et samedi 12 mai a lieu dans la capitale française l’opération « Paris fait chanter Bruxelles » qui a pour but d’offrir une visibilité parisienne à toute une série d’artistes belges pratiquant la chanson francophone. Après la soirée d’ouverture qui a lieu le mercredi 9 mai au Centre Wallonie-Bruxelles avec Gérard W. et Jean-Charles De Keyzer, les artistes à se produire en différents endroits ont pour nom Daniel Hélin, Coline Malice, Blanche (Stéphanie Blanchoud), Samir Barris, Coenguen, Karim Gharbi, Marka, Jules et Jo, Farida Zouj, Labiur, Balimurphy, David Bartholomé et Christiane Stéfanski. Ils chantent au Théâtre Les Déchargeurs mais aussi au Sentier des Halles, à la Scène du Canal de l’Espace Jemmapes, au Centre Wallonie-Bruxelles, à la Manufacture Chanson, au théâtre des Trois Baudets ou encore au Limonaire.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

27 MARS

 

David Janssen en 1992 – Photo (c) Daniel Dedave

27 mars 1970 : Naissance du chanteur belge David JANSSEN. Il est le fils de Christian Janssen, l’un des membres du groupe « Wallace Collection » célèbre pour le « tube » « Daydream » en 1969. D’abord joueur de football, comme Jean-Pierre François ou Julio Iglesias, le jeune David nourrit de beaux espoirs dans les rangs des « canaris » de Nantes (F). Mais, après un problème physique, c’est la musique et la chanson à succès qui l’intéressent. De retour en Belgique au début des années 1990, il fait partie de la vague belge des jeunes artistes lancés par l’émission télé « Dix qu’on aime » sur la chaîne privée RTL-TVI. En 1991, il connaît un premier « tube » avec « Besoin d’amour » (interprété une dizaine d’années plus tôt par Patrick Serres).

Fort de son image de jeune garçon dynamique à la chevelure blonde opulente et bouclée, il poursuit son ascension fulgurante dans les hits belges avec « Tous les garçons se cachent pour pleurer » en 1992. Cette dernière chanson est écrite par Plastic Bertrand qui est d’ailleurs le producteur de son premier album intitulé « Croiser les doigts » sorti en octobre 1992. Avec la diminution du succès puis la disparition de l’émission « Dix qu’on aime », David Janssen va lentement disparaître du domaine de la chanson pour se tourner vers l’audio-visuel et les métiers de la télévision. Après avoir présenté des séquences consacrées aux artistes sur une chaine belge privée défunte, Event-TV, il est finalement engagé par RTL-TVI comme chauffeur de salle et assistant de production. En 2010, le chanteur projette un retour avec la sortie d’un album en financement participatif mais il semblerait qu’à part une chanson intitulée « Shirley », enregistrée bien des années plus tôt et placée sur YouTube, le travail n’a pas abouti. En 2015, il occupe encore cette fonction pour le jeu télé quotidien « 71 » et pour d’autres productions de la société KNTV (Key News). Fin 2019, on annonce la participation de David Janssen à un spectacle nostalgique intitulé « Génération 10 qu’on aime » et qui devrait être présenté fin 2020 dans les villes belges de Liège et de Mons avec, entre autres artistes, Yvhann Cevic, Nathalie Paque, Christian Vidal et les Wamblee.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,