MARJANE Léo

Léo Marjane dans les années 1930

La chanteuse française Léo MARJANE naît le 26 août 1912 à Boulogne-sur-Mer sous le nom de Thérèse Gendebien. Elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ».
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Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais.
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Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas pu faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Gilbert Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Léo Ferré (« Monsieur mon passé »).
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Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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9 JANVIER

 

Marianne Oswald

9 janvier 1901 : Naissance, à Sarreguemines, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Mary Roos en 1973

9 janvier 1949 : Naissance, à Bingen en Allemagne, de la chanteuse Mary ROOS, de son vrai nom Marianne Rosemarie Schwab. A l’âge de neuf ans, elle enregistre sa première chanson en allemand. Après quelques « hits » dans le pays de Goethe, dont une adaptation en allemand du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François, sa bonne connaissance du français lui permettent alors d’envisager une carrière en France. Elle enregistre en 1971 le duo « Dépêche-toi » avec Michel Fugain dans le cadre de la comédie musicale « Un enfant dans la ville ».

Puis, parmi les titres phares de sa carrière française en solo, il y a « L’autoroute », « Mélodie en sol », « Je c’est I tu c’est you » ou encore « Quand on fait de la musique » en 1975. Parallèlement à cette carrière française, Mary Roos poursuit un beau parcours en Allemagne, pays qu’elle représente au concours Eurovision de la chanson en 1972 et en 1984. En 2007, elle enregistre, pour le marché allemand, un duo avec l’artiste belge Frank Michaël: « Weisst du noch, je n’oublie pas ». Vous pouvez visionner ce duo en CLIQUANT ICI.
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Bibie : pochette de son 1er 45 tours à succès en 1985

9 janvier 1957 : Naissance, à Accra, de la chanteuse ghanéenne BIBIE née Béatrice Adjorkor Anyankor. Fille de diplomate, elle se lance des études de biologie notamment à Beyrouth mais elle est plutôt passionnée par la musique. Alors, après de nombreuses expériences musicales en Afrique, elle débarque à Paris au début des années 1980. Elle y rencontre le compositeur Jean-Paul Dréau, qui lui écrit d’emblée « Tout doucement » qu’elle interprète d’abord sous le nom de Bibi. Ce sera l’un des plus gros succès de l’année 1985 comme le démontre le passage de la chanteuse dans la mythique émission télévisée française « Champs-Elysées » présentée par Michel Drucker le 20 avril de cette année-là (à visionner ci-dessous).

Cette chanson est enregistrée quelques mois plus tard en italien par Dalida. Par la suite, Bibie connaît encore de belles ventes de disques avec « J’veux pas le savoir » en 1986 et « La p’tite Black » ensuite. La chanteuse marque aussi par ses reprises très personnelles de « J’ai oublié de vivre » de Johnny Hallyday ou « Des mots d’amour » de Piaf. En 2003, l’artiste entre à nouveau en studio pour enregistrer un album dont le titre générique est « Sereine » mais les ventes sont très mauvaises. Le 24 novembre 2010, Bibie participe à la « RFM PARTY 80 Love & Party », une tournée réunissant des chanteurs des années 1980 au Zénith de Paris. Après cette dernière expérience, Bibie est retournée vivre au Ghana où elle gère le New Morning Arts Café Theatre Center qu’elle y a créé pour promouvoir les jeunes talents de son pays natal. Au cours de l’année 2020, la chanteuse est prévue au programme du spectacle « Objectif tubes » où elle apparaît aux côtés de Pauline Ester, Jean-Luc Lahaye et Sacha de « Début de Soirée » accompagnée de six musiciens sur scène. Mais les mesures sanitaires prises dans le cadre de la pandémie du coronavirus covid-19 ne permettent pas de proposer ce concert dans l’immédiat.
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9 janvier 1970 : Naissance de la chanteuse Lara FABIAN sous le nom de Lara Sophie Katy Crokaert à Etterbeek dans la banlieue de Bruxelles. Sa maman italienne dont le nom est Fabiano lui a inspiré son nom de scène. C’est en Sicile qu’elle vit ses cinq premières années avant de revenir en Belgique. Passionnée de musique et de chant grâce à Eve Brenner qui fut l’interprète, notamment, du « Matin sur la rivière » en 1976, Lara se voit offrir un piano pour la fête de Saint-Nicolas en 1978. En Belgique comme aux Pays-Bas, le 6 décembre, Saint-Nicolas récompense les enfants sages par des cadeaux. Après des études musicales et de chant lyrique, Lara s’essaie au métier de la scène dans des cabarets bruxellois comme « La Soupape » par exemple. Puis, elle songe à enregistrer quelques chansons au milieu des années 1980. En 1988, elle est sélectionnée pour représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson. Son titre « Croire » se classe en quatrième position alors que la Québécoise Céline Dion remporte le concours pour la Suisse. Le Québec l’attire et elle décide de traverser l’Atlantique avec un chanteur belge populaire: Franck Olivier. Au Canada, ils enregistrent une chanson en duo: « L’amour voyage » (1990). Mais c’est avec un autre artiste belge qu’elle va réellement démarrer sa carrière à Montréal: Rick Allison. C’est lui qui va lui composer la majeure partie de ses premiers « tubes »: « Tout » (1997), « Je t’aime » (1997), « La différence » (1997), « Immortelle » (2001) ou « J’y crois encore » (2001).
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En 1996, Lara Fabian obtient la nationalité canadienne et possède donc dès ce jour la double nationalité canadienne et belge. En 2010, elle sort un double CD best of de tous ses plus grands succès. Puis elle part vivre quelques mois en Russie où elle rencontre un musicien classique d’exception: Igor Krutoy. Avec ce dernier, elle conçoit et réalise un album et un concert de portées internationales: Mademoiselle Zhivago. Les chansons, enregistrées en cinq langues différentes, dont le russe, sont immortalisées sur un CD et un DVD commercialisés en 2012. L’année suivante, après avoir connu quelques soucis de santé, Lara Fabian publie, dans les pays francophones, un album double CD intitulé « Le secret ». Mais elle est ensuite victime d’accidents auditifs qui l’empêchent de poursuivre ses activités pendant de longs mois. Fin 2014, elle revient au premier plan avec un nouvel opus (« Ma vie dans la tienne ») annoncé par le single « Quand je ne chante pas ». En février 2015, l’artiste prend le risque de participer à la 65e édition du célèbre festival italien de San Remo où elle subit un cuisant échec plutôt inattendu. Et puis c’est vers la langue de Shakespeare que retourne Lara en 2017 avec un album ayant pour but de relancer sa carrière outre-Atlantique après huit ans: « Camouflage ». En février 2019, elle retrouve le public francophone avec un nouvel opus qui a pour titre « Papillon » et qui est annoncé dans les médias par la chanson « Je suis à toi ». Début 2020, elle prend place dans l’un des fauteuils rouges de la neuvième saison de « The Voice : La Plus Belle Voix », programme de télé diffusé sur la chaîne privée française TF1. Elle s’y retrouve aux côtés d’Amel Bent, Marc Lavoine et Pascal Obispo mais, à cause des mesures sanitaires dues à la pandémie du coronavirus covid-19, la chanteuse est obligée de rester confinée à Montréal et sa participation à l’émission se fera dès lors en duplex par écran interposé. L’Italie, pays dont elle est très proche, subit alors de plein fouet la pandémie tout comme la Belgique, la France et le Canada. Pour toutes ces personnes frappées de plein fouet par le virus, Lara Fabian écrit « Nos coeurs à la fenêtre », une chanson basée sur la musique de la danse hongroise n°5 de Johannes Brahms et dont les revenus sont versés à quatre associations ayant leur siège dans les pays précités.
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En décembre 2020, l’artiste propose de manière très discrète un nouvel album reprenant douze titres expérimentaux et acoustiques inspirés par son confinement : l’opus « Lockdown Sessions » est édité de manière très limitée.

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Jacqueline Joubert

9 janvier 2005 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT à l’âge de 83 ans. Pour en savoir plus sur le parcours professionnel de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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26 AOUT

Léo Marjane dans les années 1930

26 août 1912 : Naissance, à Boulogne-sur-Mer, sous le nom de Thérèse Gendebien, de la chanteuse française Léo MARJANE. Elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ».

Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais.

Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas ou faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Ferré (« Monsieur mon passé »). Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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Franck Olivier en 1983

26 août 1948 : Naissance, à Gozée, sous le nom de Claude Vangansbeck, de l’auteur-compositeur-interprète belge Franck OLIVIER. Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent un harmonica et cela déclenche chez lui une véritable passion pour la musique. Il s’inscrit au Conservatoire où il suit des cours de violon et de piano pendant cinq ans. Le dimanche, il rejoint la chorale paroissiale pour chanter à l’église. Nombreux sont les fidèles qui lui remarquent une voix particulière. Mais, privilégiant les études, Franck obtient un diplôme de kinésithérapeute avant de s’orienter vers la chanson. Ses premiers succès en Belgique remontent au début des années 1970: « Bella romantica » (1973), « Tu m’oublieras » (1974) et « Schoubidou be baby » (1974).

Avec l’argent récolté par ses premières ventes de disques, il ouvre une résidence pour personnes âgées dans la région de Charleroi et il s’en occupe pendant plusieurs années. Il travaille avec Claude François de 1975 à 1977: il est engagé dans son écurie (« Flèche ») et il assume quelques premières parties de l’artiste. Chez Flèche, il sort notamment le disque « Si tu m’avais laissé le temps » (1975). Le décès de la grande vedette française, le 11 mars 1978, change la donne et Franck Olivier revient en Belgique où il enregistre pour la firme Vogue de Roger Meylemans. En 1980, il a l’idée de reprendre les grandes chansons des Platters qu’il adapte en français et il connaît ainsi le succès avec « Après » (« My prayer »). La même année, il enregistre une chanson fortement inspirée de l’univers musical des Platters et il obtient un disque d’or avec « Souviens toi d’Only You ». Deux ans plus tard, il réédite l’exploit avec l’adaptation française d’un autre titre américain: « Tic tac ». Franck devient alors l’interprète de génériques de séries animées pour la télé: « Le Retour d’Albator » (générique français d’Albator 84) ainsi que « Astro, le petit robot » en 1984. Il anime aussi une émission pour enfants, « La Bande à Grobo », sur Radio Télévision Luxembourg. En 1985, il représente le grand duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson aux côtés de Ireen Sheer et de Margo, avec le titre « Children, kinder, enfants ». Cette chanson se classe 13e. A la suite d’un grave accident de la route survenu à Brugelette en Belgique, où une victime est à déplorer, il fait le point sur sa carrière et part pour le Québec où il devient un artiste majeur pendant quelques années. Il y fonde, en 1986, le label Trans Euro Music et s’installe à Saint-Sauveur-des Monts dans les Laurentides. Il décroche un disque d’or au Canada avec la chanson « Amoureux de vous Madame ». Puis, il fait découvrir Lara Fabian, une artiste belge émigrée comme lui au Québec. Il compose pour elle quelques-unes des chansons de son premier album paru au Québec. Et il enregistre un duo avec elle: « L’amour voyage ». Dans les années 1990, il connaît encore quelques succès discographiques au Canada. En 1992, il s’installe en Floride pendant trois mois et est à l’affiche du cabaret « La vie en Rose ». En 1994, il se produit au fameux « Caesar’s Palace » de Las Vegas » à l’occasion d’un grand rassemblement de Vietnamiens des Etats-Unis car Franck s’est fait connaître dans ce pays par des succès en duo avec de très grandes stars vietnamiennes. Durant la décennie suivante, il chante beaucoup au cours de croisières organisées sur le fleuve Saint-Laurent au Québec. Il suit des cours de chant lyrique. Au Québec, Franck Olivier s’occupe aussi de la carrière de sa compagne, la chanteuse de country Marcelle Alexis. Une compilation en triple CD de 64 de ses meilleures chansons sort au Québec sous le titre « 25 ans de chansons et d’amour » en 2001. Il revient alors épisodiquement en Europe pour participer à quelques galas nostalgiques comme la « tournée des romantiques » qui, en Belgique, réunit autour de lui des artistes comme Christian Vidal, Alain Delorme et Baldo. En 2010, il décide de retourner vivre dans son pays natal, la Belgique, où il s’installe près de Binche. Il s’y produit encore régulièrement lors de diverses manifestations et fêtes locales ou régionales. Il y chante notamment ses grands succès mais aussi les chansons de l’album « Je ne pense qu’à elles » sorti en 2013. En 2016, il rend hommage à Michel Delpech en commercialisant un album de reprises des grands succès du chanteur disparu. Franck Olivier s’installe alors à Silenrieux, à quelques kilomètres de Charleroi, où il enregistre ses chansons dans le studio qu’il a équipé des dernières technologies numériques. Le 20 janvier 2020, l’artiste est hospitalisé pour traiter un cancer du foie nécessitant une opération.
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Joey Robin Haché

Joey Robin Haché

26 août 1988 : Naissance, à Nigadoo (Nouveau-Brunswick, Canada), de l’auteur-compositeur-interprète, peintre, dessinateur, caricaturiste, poète, et animateur de radio acadien Joey Robin HACHE. Depuis 2008, il arpente les scènes du Québec et du Nouveau-Brunswick. En novembre de cette année-là, il remporte le premier prix au concours Jammers du campus à l’Université de Moncton. Charismatique, audacieux, authentique, vrai passionné de la chanson, de la scène et du public, il est pressenti dès ses débuts comme l’un des réprésentants de la relève musicale acadienne. Sur son parcours musical, il rencontre alors d’autres artistes de sa région comme Lisa LeBlanc, Caroline Savoie ou Pascal Lejeune. C’est au Festival de la chanson de Petite-Vallée (Gaspésie) en juin 2012 que l’aventure musicale de Joey Robin Haché se concrétise davantage. Il débarque là avec un premier mini-album intitulé « Loin-Noranda » qu’il a enregistré avec son groupe, les Tavernaks, et qui connaît déjà une certaine popularité. Et, quelques mois plus tard, il lance « Live au Coude » sur lequel on retrouve une douzaine de ses compositions originales aux saveurs folk rock trash. En 2013, il lance un mini album intitulé « EP » qui est mis en vente uniquement sur la plateforme numérique iTunes. Pendant deux années consécutives, Joey Robin Haché participe au Festival Acadie Rock à Moncton, au Festival Musique NB, à la FrancoFête en Acadie, au Gala de la chanson de Caraquet, au Festival Codiac, au Festival de la chanson de Tadoussac, au Congrès mondial acadien ainsi qu’au Coup de coeur francophone, entre autres. Fin 2014, l’artiste commercialise enfin son premier album en tant que tel. Intitulé « Repaver l’âme », l’opus est présenté au public lors de la FrancoFête en Acadie. Et Joey Robin Haché part ensuite sur les routes du Nouveau-Brunswick et du Québec pour faire connaître ses chansons et son univers musical.

Fort du succès rencontré, l’artiste sort un nouvel album, « Stigmates », en novembre 2016. Un troisième opus intitulé « Trente » est commercialisé en novembre 2019.
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27 JUIN

Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

27 juin 1931 : Naissance à Izmir, en Turquie, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Ses parents français travaillent dans le service diplomatique et Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses.

Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian, 56 ans après lui.
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Julos en 2011

Julos en 2011

27 juin 1936 : Naissance, à Ecaussinnes, de l’auteur-compositeur-interprète belge Julos BEAUCARNE. Il est également poète, écrivain, conteur et sculpteur. Fils d’un inventeur, fabricant et marchand de machines agricoles, il est aussi petit-fils de fermier et il se montre très vite attaché au terroir sous toutes ses formes. Après des humanités suivies sans problèmes au Collège Saint-Vincent de Soignies (B), il tente des études supérieures en divers domaines mais il ne les achève pas. Il tâte ainsi des lettres, de la philologie romane et de l’assistance sociale. Pour vivre, il exerce alors divers petits boulots plus ou moins lucratifs: assureur, professeur d’éducation physique, inventeur d’une méthode d’apprentissage de la guitare et, enfin, placeur d’antennes de télévision à l’époque où celles-ci sont très en vogue. Intéressé également par les arts du spectacle et la musique, il suit des cours de mime. En voyage en Provence en 1961, sa voiture tombe en panne et il décide de chanter sur les places publiques pour payer les réparations. De retour en Belgique, il joue la comédie dans différents théâtres bruxellois pour lesquels il compose aussi des musiques. Alors qu’il a pris l’habitude de retourner chanter chaque été sur les places des villages provençaux, il finit par présenter ses chansons à Paris en 1966 chez la chanteuse Monique Morelli qui tient alors un cabaret. Il parvient à enregistrer un premier disque grâce à des souscriptions financières: « Le sort d’ici bas ». En 1967, l’artiste reçoit le prix des Rencontres poétiques du Mont-Saint-Michel (F) pour l’album « Julos Beaucarne chante Max Elskamp ». Très productif, le chanteur enregistre encore deux 33 tours dans les mois qui suivent: l’un avec des chansons personnelles et l’autre avec des chansons de sa région natale d’Ecaussinnes et du Centre. En 1968, Julos chante à Londres. Jusqu’en 1975, il multiplie les enregistrements de disques mais aussi les distinctions et les spectacles. A la chandeleur 1975, un drame marque l’homme à jamais: sa compagne est assassinée par une personne travaillant pour le couple. Loulou laisse deux orphelins de leur maman: Christophe et Boris. Julos multiplie alors ses activités et se réfugie dans la poésie et la musique pour essayer de tourner la page. Entre 1975 et 1978, les récompenses continuent à affluer avec, notamment, le Prix Charles-Cros décerné pour l’ensemble de son oeuvre.

De 1978 à 1980, il tente une nouvelle expérience, télévisuelle cette fois, avec l’émission « De bric et de broc » diffusée en Belgique par la RTBF (Radio Télévision publique Belge Francophone). La suite de sa carrière est alors une alternance de sorties de disques et de spectacles dans des lieux les plus divers et parfois lointains: Québec, Vancouver, Mexique, Japon, Maroc, Algérie, Inde, Arabie Saoudite, etc. Julos se distingue aussi par ses idées parfois qualifiées de farfelues par les personnes les plus « terre-à-terre ». A Liège (B) par exemple, en 1986, il inaugure la première centrale électrique musculaire: 105 spectateurs pédalent sur des vélos fixes pour éclairer le chanteur sur scène. Il passe aussi une grande partie de son temps libre à détourner des objets de leur utilisation première. Il en fait des objets d’art qu’il expose à l’image de ces fameuses bobines vidées de leur câbles électriques et qui, superposées, deviennent des pagodes baptisées « post-industrielles ». En 1993, lors des funérailles du roi des Belges Baudouin, Julos est invité à chanter en compagnie de Barbara d’Alcantara. Au début des années 2000, Beaucarne est également demandé par le cinéma où il tourne « Le Mystère de la Chambre Jaune » et « Le Parfum de la Dame en Noir ». En 2006, l’artiste est foudroyé par une attaque cardiaque et l’opération qu’il subit l’oblige à réduire ses activités. Mais, un an plus tard, il est de retour avec un nouvel album, « Le jaseur boréal », et le spectacle qui y est consacré. En 2008, l’auteur-compositeur belge est au centre d’un album hommage interprété par 22 chanteurs belges, français et québécois qui enregistrent les titres à leur manière: du rock au rap en passant par le jazz. Et, en 2012, Julos est de retour avec un album de chansons et poésies originales: « Le Balbuzard fluviatile ». Depuis plus de cinquante ans, Julos Beaucarne occupe une place tout à fait particulière dans le domaine de la chanson francophone. Il n’a jamais fait de concessions au show-business: il n’en a pas eu besoin. Il n’a jamais trahi la langue française sauf lorsqu’il a, à de nombreuses reprises, interprété des chansons traditionnelles du répertoire wallon ou traduit des oeuvres de Brassens, Vigneault et consorts dans ce dialecte dont il est un ambassadeur remarquable dans le monde entier. De plus en plus discret, il n’était pas joignable lors de ses 80 ans en 2016. La rumeur d’un problème de santé important, répandue à l’époque, n’a toujours pas été démentie. En 2018 cependant, on pouvait lire ce bref texte écrit par Julos sur son blog : « Je suis descendu du ventre de ma mère un 27 de juin en 1936, je suis d’un autre siècle et en secret j’espère vivre encore longtemps tant que l’Univers persiste. Je marche à petits pas dans la blanche lumière qui me transperce encore et le corps et l’esprit, j’espère rebondir chaque jour davantage, garder ma mémoire fraîche comme le cœur d’un fruit. »
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Jérôme Savary

Jérôme Savary

27 juin 1942 : Naissance, à Buenos Aires en Argentine, du metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, Juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères avec de jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers. Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006 et « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.

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Isabelle Adjani en 1982 – Photo (c) R. Melloul

27 juin 1955 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Isabelle ADJANI d’un père algérien et d’une mère allemande. Elle vit d’abord à Gennevilliers et, après des études primaires à Courbevoie, elle va au lycée à Reims. A quatorze ans, un peu par hasard, elle obtient un premier rôle dans le film « Le Petit Bougnat » de Bernard Toublanc-Michel. Remarquée, elle va être engagée par la réalisatrice Nina Companeez pour jouer, deux ans plus tard, dans « Faustine et le bel été ». En 1972, elle entre à la Comédie Française et joue dans de plus en plus de films mais aussi dans des pièces de théâtre. Dès 1974, alors qu’elle est la vedette de « La Gifle » de Claude Pinoteau, Isabelle Adjani s’essaie à la chanson. Et c’est Serge Gainsbourg qui lui fait enregistrer le titre « Rocking chair » pour un show de télé consacré à Sacha Distel et réalisé par Maritie et Gilbert Carpentier. Elle remet le couvert en 1982 lors d’une émission des Carpentier où elle interprète un duo avec Jacques Higelin: « Je ne peux plus dire je t’aime ». Un plus tard, en 1983, Serge Gainsbourg revient vers elle pour lui faire enregistrer un album entier. Le premier titre à être promu par les radios est « Pull marine » dont le clip video est réalisé par Luc Besson. Dans la foulée de ce gros succès, les médias diffusent ensuite les hits « Ohio » et « Beau oui comme Bowie ». En 1986, elle enregistre encore un 45 tours dont les chansons ne sont plus écrites par Gainsbourg: le succès de « La princesse au petit pois » est très mitigé. En 1996, Adjani quitte Paris pour s’établir en Suisse à Genève. Sept ans plus tard, elle chante « Bon voyage » pour la bande originale du film du même titre réalisé par Jean-Paul Rappeneau. Puis, en 2004, elle enregistre un duo avec Pascal Obispo, « On ne sert à rien » sur l’album « Ensemble contre le Sida ». Pascal Obispo aurait d’ailleurs écrit et composé un album qu’Isabelle devait enregistrer en 2007 avec des duos mais celui-ci ne s’est jamais finalisé. En 2008, elle participe à l’album « Aimer ce que nous sommes » de Christophe et chante avec lui « Wo wo wo wo ». Trois ans après, c’est la chanson du film « De force » de Frank Henry, « Tomber », qu’elle interprète. En 2018, elle retrouve Pascal Obispo pour enregistrer à ses côtés une chanson de son nouvel album avec Youssou N’Dour : « D’accord ».

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23 JUIN

Nicole Louvier en 1965 – Photo (c) Roberto Zoni

23 juin 1933 : Naissance, à Paris, de l’auteure-compositrice et interprète française Nicole LOUVIER. D’origine juive, Nicole est séparée de sa famille dès le début de la seconde guerre mondiale et on la cache chez des paysans bretons. A la Libération, elle rencontre un éditeur à qui elle montre quantité de poèmes qu’elle a écrit. Il lui conseille de les mettre en musique. Ce qu’elle fait pour sortir un premier disque en 1953. Ses textes surprennent par leur côté mature. Car la chanteuse n’a alors que 20 ans et elle propose ses chansons sur la scène des cabarets parisiens de La Rose Rouge, de la Colombe et Chez Agnès Capri. Elle sera aussi reconnue plus tard pour avoir été la première chanteuse française à s’accompagner à la guitare en concert. Son premier succès, en 1953, a pour titre « Mon p’tit copain perdu » et il sera repris en 1954 par Lucienne Delyle.

D’autres chansons vont asseoir la popularité de la chanteuse ensuite: « File la nuit » en 1955, « J’appelle la Terre » en 1962 et « La Chanson pour la fin du monde » en 1963. En tant que romancière, son livre « Qui qu’en grogne » fait scandale au milieu des années 1950 parce qu’il évoque l’amour de deux jeunes filles entre elles. En 1959, un autre de ses romans lui vaut de se mettre le métier de la chanson française à dos: dans « Les Marchands » elle raconte l’histoire d’une jeune chanteuse naïve exploitée par le show-business. Productrice à la radio française, elle encourage alors fortement une jeune chanteuse débutante qui a pour nom Barbara. Avec le temps, ses propos vont marginaliser Nicole Louvier qui choisit alors de partager sa vie entre la France et Israël. Elle meurt à Paris le 8 mars 2003, 50 ans exactement après avoir connu son premier succès. Elle repose au cimetière parisien du Montparnasse. En 2011 est sortie, dans la collection Les Trésors oubliés de la chanson, une compilation de 25 titres: « Nicole Louvier chante… ».

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Délizia en 1975

23 juin 1952 : Naissance, à Mons, de la chanteuse belge DELIZIA. De son vrai nom Délizia Adamo, elle est la sœur de Salvatore Adamo. A douze ans, elle enregistre un premier 45 tours dont les deux titres, « Prends le chien » et « Monsieur le professeur », sont composés par son frère.

Un second disque sort en 1967 avec quatre titres dont les deux premières chansons réenregistrées avec une voix plus adolescente. Elle suit ensuite des cours de dessin aux beaux-arts puis s’essaie à la comédie au Théatre de l’Ancre de Charleroi. Elle y joue notamment dans la pièce de Kataiev « Je veux voir Moscou ». Quelques années plus tard, Délizia suit des cours d’art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles. Mais elle revient à la chanson en 1974 quand Salvatore lui écrit à nouveau quelques chansons dont « Qui te retient » et « Aime-moi ». En 1975, elle accompagne son frère en tournée et sort deux 45 tours dont les chansons sont aussi écrites par Salvatore: « Vivre avec toi » et « Alors le bel été ». Puis, Délizia participe aux présélections belges du concours Eurovision de la chanson en 1976 et en 1978 mais elle n’y décroche pas sa participation à la finale européenne. En 1976, Délizia enregistre des chansons dont les textes sont écrits par Didier Barbelivien (« Un hiver avec toi ») et Patrick Loiseau (« Ma prière »). Elle travaille aussi avec l’arrangeur et orchestrateur Guy Matteoni pour les chansons « Le procès de l’amour » et « Le temps pardonne ». Après un dernier disque intitulé « Qui viendra réinventer l’amour » en 1978, Délizia délaisse la chanson. Le 9 février 2020, ses soeurs Giovanna, Eva, Salvina et Tina annoncent le décès de Délizia sur Facebook. Aucune précision n’est apportée sur les circonstances de sa disparition.

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Boris Vian en 1956 – Photo (c) Michel Cot

23 juin 1959 : Décès à Paris de Boris VIAN. Artiste pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Né le 10 mars 1920, il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse alors aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. L’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador sort sous le nom d’Henri Cording. Pour Salvador aussi, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui, aujourd’hui encore, est un grand classique de la chanson francophone. D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots. Mais Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie.

D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ». En 2009, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort, un double album hommage est enregistré par divers artistes dont Lio, Thomas Fersen, Juliette Gréco, Zebda, Carla Bruni, Jean-Louis Trintignant, Juliette, M, Maurane, François Hadji-Lazaro, Olivia Ruiz ou Michel Delpech.
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Yann Tiersen sur scène en 2007 - Photo (c) Shadowgate

Yann Tiersen sur scène en 2007 – Photo (c) Shadowgate

23 juin 1970 : Naissance, à Brest, de l’auteur, compositeur et interprète français Yann TIERSEN. Il passe son enfance à Rennes où, très intéressé par la musique, il apprend le violon et le piano en éprouvant quelques difficultés scolaires. Avec une formation musicale classique, il s’oriente vers la direction d’orchestre avant de bifurquer, au hasard des rencontres, vers le rock. Rennes est une des villes-phares du rock français des années 1980 et Yann se retrouve au sein de certains groupes régionaux. Sa trajectoire artistique l’amène ensuite à mélanger ses connaissances classiques et rock au service du théâtre et du cinéma. Il compose ainsi la musique de quelques courts métrages et, en 1995, il sort un premier album intitulé « La valse des monstres ». Deux ans plus tard, sur l’opus intitulé « Rue des cascades », la chanson qui lui a donné son nom est interprétée en anglais malgré le titre français (qui dans la chanson devient « Cascade street » !) par Claire Pichet et est reprise quelques mois plus tard dans la bande originale du film « La vie rêvée des anges ». En 1998, Dominique A interprète, en anglais également, la chanson « Monochrome » que Yann Tiersen a composé sur l’album « Le Phare ». La même année, il met sur pied un concert dans le cadre des Transmusicales de Rennes auquel participent Dominique A, Françoiz Breut, les Têtes Raides, Mathieu Boogaerts et Bertrand Cantat entre autres. L’enregistrement de ce rendez-vous public est alors commercialisé sous le titre « Black Session ». Quelques semaines plus tard, Yann Tiersen sort un album plus rock: « Tout est calme ». 2001 est une année très importante pour Yann Tiersen avec la sortie, d’une part, de l’album « L’Absente » et, d’autre part, de la musique du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Comme cela semble devenir une bonne habitude, ces deux albums sont marqués par la présence d’interprètes divers. Et, dans le cas de la bande originale du film « Amélie Poulain », Yann Tiersen refuse même d’aller chercher la Victoire de la Musique qui lui est décernée parce qu’il ne considère pas l’oeuvre comme une composition personnelle. En 2002, Yann Tiersen immortalise sur CD un concert donné à la Cité de la Musique de Paris avec de nombreux invités chanteurs. Deux ans plus tard, il remporte à nouveau une Victoire de la Musique pour la bande originale du film allemand « Good Bye Lenin ». En mai 2005, l’album « Les Retrouvailles » permet à Yann Tiersen de faire chanter des habitués comme Dominique A ou Christophe Miossec mais aussi Jane Birkin notamment.

Pour Miossec encore, Tiersen compose les mélodies de l’album « Finistériens » paru en septembre 2009. Depuis, le musicien français a poursuivi son chemin artistique en enregistrant des albums instrumentaux et des musiques de films.
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Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

23 juin 2015 : Décès, à Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Née le 27 juin 1931 à Izmir, en Turquie, de parents français travaillant dans le service diplomatique, Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses. Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian 56 ans après lui.
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