MARIANO Luis

Luis Mariano en 1969 – Photo (c) Sam Lévin

Le ténor et chanteur espagnol Luis MARIANO naît le 13 août 1914 à Irun sous le nom de Mariano Eusebio González y García. Fils d’un mécanicien, le petit Mariano s’intéresse très vite au chant et s’inscrit à l’Orphéon Donostiarra de San-Sébastian où, vu ses capacités vocales, il est le ténor soliste. En 1937, il rejoint le groupe vocal basque « Eresoinka » et chante un peu partout en Europe. La guerre civile qui fait alors rage en Espagne oblige la famille à se réfugier en France, à Bordeaux. Alors qu’il se tourne vers le dessin et qu’il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville, il entre également au conservatoire bordelais en 1939. Pour subvenir à ses besoins, Mariano se fait engager comme plongeur au « Caveau des Chartrons ». Alors qu’il nettoie la vaisselle en chantant, le chef d’orchestre du cabaret, le célèbre Fred Adison, remarque qu’il possède une voix exceptionnelle. Il lui demande de délaisser la cuisine pour venir sur scène où ses prestations enchantent le public. Avec une lettre de recommandation en poche, Mariano part pour Paris en 1942 et s’adresse au professeur de chant lyrique Miguel Fontecha, grand ténor basque. Un an plus tard, il passe une audition à l’opéra comique et, en attendant le verdict, il chante des chansons de variétés à la radio où il est de plus en plus apprécié. La même année, en 1943 toujours, il décroche un rôle dans le film « L’escalier sans fin » où il interprète, sous le nom de Luis Gonzales, une chanson signée Loulou Gasté: « Seul avec toi ».

En 1944, Luis Gonzales devient Luis Mariano et, un an plus tard, il enregistre ses premiers disques où il grave les standards « Amor amor » et « Besame mucho ». En novembre, il se produit au Théâtre de Chaillot à Paris au même programme qu’Édith Piaf et Yves Montand. Il fait alors la connaissance du compositeur Francis Lopez et de l’auteur Raymond Vincy qui vont lui permettre d’être à l’affiche de leur première opérette à la fin 1945: « La Belle de Cadix ».

Le succès est tel que le spectacle va être présenté pendant plus de cinq ans. Le disque de l’opérette se vend à plus de 1.250.000 exemplaires. A partir de ce moment, Luis Mariano devient un chanteur très populaire qui ne va pas se cantonner à l’opérette même si cela restera toujours son « fond de commerce ». En 1951, il est à l’apogée de sa carrière lorsqu’il joue « Le chanteur de Mexico » dont le thème principal est devenu un « tube » intemporel.

Le cinéma va alors s’intéresser à notre homme et il va figurer dans une bonne vingtaine de films. De ce fait, sa réputation va devenir internationale et il va chanter dans le monde entier et, notamment, à Mexico. En 1959, Luis Mariano se retrouve sur la scène de l’Olympia où il interprète les airs célèbres de ses opérettes mais aussi des chansons. Avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » au début des années 1960, le chanteur Mariano va s’effacer au profit de la star de l’opérette qui va poursuivre sa carrière pour un public bien spécifique. Il se trouve notamment ainsi à l’affiche de « Visa pour l’amour » avec Annie Cordy en 1961 et du « Prince de Madrid » en 1967.

En décembre 1969, il crée « La Caravelle d’Or » au théâtre parisien du Châtelet. Mais, après quelques mois, il doit abandonner son rôle à cause d’une maladie qui semble être une hépatite.

Le 14 juillet 1970, il finit par être emporté par une hémorragie cérébrale consécutive au mal qui le rongeait. Il décède à 55 ans dans une chambre de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Sa tombe se trouve à Arcangues, en pays basque.
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7 FEVRIER

SYLVA Berthe7 février 1885 : Naissance, à Lambézellec, de la chanteuse française Berthe SYLVA, sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet. Fille d’un marin et d’une couturière, Berthe Faquet passe son enfance à Brest avant de devenir femme de chambre. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle devient maman d’un petit garçon dont elle ne s’occupera pas: il sera éduqué par ses grands-parents. On ne sait que très peu de choses sur les origines de la carrière de chanteuse de Berthe Sylva qui dateraient de 1910. Elle aurait aussi enregistré un premier disque en 1920: « L’enfant de la misère ». Mais, à partir de 1928, année où elle chante au Caveau de la République à Paris, sa biographie s’étoffe. C’est là qu’elle se fait remarquer par l’accordéoniste et compositeur Léon Raiter qui l’invite à interpréter, dans le studio de Radio Tour Eiffel, des chansons qu’il lui compose et qu’elle enregistre sur des disques 78-tours. En 1929, elle enregistre ainsi « Le racommodeur de faïence » qui se vend à 200.000 exemplaires en deux ans. Berthe Sylva profite de ce succès rapide pour effectuer des concerts dans de nombreuses salles parisiennes et en province française. Un an plus tard, c’est la sortie d’autres chansons comme « Frou frou » et « C’est mon gigolo ». Puis les succès s’enchaînent: « Du gris » (1931), « Le tango des fauvettes » (1931), « La légende des flots bleus » (1931), « La voix de maman »(1932), « Rends-moi mon papa » (1932), « Les mômes de la cloche » (1933), « Les nocturnes » (1934), « Le p’tit Boscot » (1935), « Comme un moineau » (1935) et « Arrêter les aiguilles » (1937). En 1937 aussi, elle enregistre ce qui reste son « standard » éternel et immortel: « Les roses blanches ». Elle atteint ainsi, en enregistrant cette chanson composée par Léon Raiter en 1926, un sommet dans l’art de la chanson réaliste de l’entre-deux guerres.

C’est aussi, un peu, son « chant du cygne », puisque peu après la sortie de cette chanson, l’artiste décide de s’installer à Marseille où, dans la pauvreté la plus totale, elle s’adonne à la boisson. Elle décède à l’âge de 56 ans, le 24 mai 1941, et elle est inhumée à Marseille grâce à sa maison de disques qui finance ses obsèques. Quelques années plus tard, sa dépouille est transférée à la fosse commune du cimetière Saint-Pierre car personne ne renouvelle la concession. Grâce aux matrices des disques de Berthe Sylva qui ont été particulièrement bien conservées, les rééditions de ses chansons ont été nombreuses à la grande époque des vinyles microsillons mais aussi à celle des disques laser et, désormais, à celle du téléchargement numérique. Parmi les succès de Berthe Sylva, il y a aussi « On n’a pas tous les jours vingt ans » qui a marqué plusieurs générations.
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GRECO Juliette - Pochette 20127 février 1927 : Naissance, à Montpellier, de la chanteuse et comédienne française Juliette GRECO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani7 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, de son vrai nom Jean-Paul Vuillerme. En tant qu’interprète, il enregistre une quinzaine de 45-tours et un 33-tours, avec des fortunes diverses, entre 1967 et 1982. C’est lui qui compose le célèbre « Il venait d’avoir 18 ans » que Dalida chante en 1974 sur des paroles de Pascal Sevran et Serge Lebrail. Il est ensuite le producteur de Linda De Suza avec qui il crée le label « Suzaur ». Constituant un duo éphémère des années 1980, David et Jonathan, qui connaissent alors des succès comme « Est-ce que tu viens pour les vacances ? », sont également produits par Pascal Auriat. Victime du SIDA, Pascal Auriat décède le 19 janvier 1989 à Suresnes.

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Pochette du seul grand véritable succès de Gérard BLANCHARD en 1982

7 février 1953 : Naissance, à Tours, du chanteur français Gérard BLANCHARD. Artiste dans l’âme, il apprend l’accordéon durant son enfance et veut s’en servir pour jouer du rock à la manière de Clifton Chénier par exemple. Sa passion pour le dessin et la peinture le pousse à s’inscrire aux Beaux-Arts en 1967. Après avoir effectué son service militaire, il pratique divers petits métiers de toutes sortes. Mais ces pérégrinations hasardeuses le ramènent à l’accordéon dont il joue dans les bals populaires régionaux. Puis, il pense à écrire et composer des chansons. Il fonde alors le groupe « Roxy Musette » en 1975. Cette formation est suivie par « Gueule d’amour » et « Jo BB Folk ». Se décidant à chanter seul au début des années 1980, il est remarqué dans un cabaret parisien par un directeur artistique de la maison de disques Barclay. Ce dernier lui donne l’occasion d’enregistrer un album, « Troglo Dancing », qui sort en 1982. Un tube, « Rock Amadour », en est extrait. Il s’en vend 1.700.000 copies.

En 1983, son deuxième opus, qui porte le titre « Matinée Soirée », est récompensé au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Mais cet album signe déjà le déclin de Gérard Blanchard que le public ne suit plus vraiment. Et ce malgré un retour fracassant en 1987 avec « Elle voulait revoir sa Normandie ». En 1989, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en France. Quatre albums sortent encore entre 1991 et 2003 parallèlement à des tournées et de nombreux concerts. Il est encore sur scène à plusieurs reprises en 2010. En 2011, Gérard Blanchard produit lui-même deux albums. L’un est composé de chansons originales (« La peau du cancre ») et l’autre est un hommage à Georges Brassens. Deux ans plus tard, le 24 juin 2013, il se produit au Théâtre du Petit Saint-Martin à Paris.
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Victoires de la musique 1994 (Christian Morin et Nagui)

7 février 1994 : Les 9e Victoires de la Musique, présentées par Christian Morin et Nagui, sont remises à Paris. Elles récompensent Luc Plamondon pour « Starmania » qui est élu spectacle musical de l’année pour la nouvelle version présentée à Mogador, l’originale datant de 1978. Alain Souchon reçoit deux Victoires: comme interprète masculin de l’année et pour sa chanson « Foule Sentimentale ». L’album de l’année récompense Eddy Mitchell pour « Rio Grande » alors que Renaud est primé pour l’album de musique traditionnelle avec « Renaud cante el Nord ». Le concert de l’année est celui de Johnny Hallyday au Parc des Princes et le videoclip est celui d’Alain Chamfort « L’ennemi dans la glace » réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Chez les dames, Maurane est décrétée artiste francophone de l’année, un titre qui récompense le meilleur artiste interprète ou meilleur groupe francophone non-français selon les critères d’un collège de professionnels. Cette récompense sera supprimée en 1997. Toujours chez les dames, Barbara est sacrée artiste interprète féminine de l’année. Enfin, dans la catégorie « jeune public », c’est Sabine Azéma qui remporte la Victoire pour « Aladdin et la lampe merveilleuse » devant Henri Dès et Richard Bohringer alors que la nomination de Dorothée pour son spectacle à Bercy est copieusement huée par le public de la soirée.
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7 février 2011 : Sortie de l’album de Lucie BERNARDONI « Mélancosmiaque ». Il s’agit du deuxième opus de la chanteuse. L’artiste est sortie de l’aventure « Star Ac » en 2004 après avoir affronté Grégory Lemarchal en finale. C’est ce qui lui donne l’occasion d’enregistrer un premier album moins bien assumé que ce « Mélancosmiaque » qui, bien que produit par des internautes passionnés, ne connaît toutefois qu’un succès d’estime. Vous pouvez lire l’article de « Passion Chanson » consacré à cet album en CLIQUANT ICI.
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12 DECEMBRE

Lucienne Vernay en 1958

12 décembre 1919 : Naissance, à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres, de l’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ». Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le grand-prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.

En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ». Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian. En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus. Cette œuvre a été reprise par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012. En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors. Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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STELLA en 1967 – Photo (c) Chorenslup

12 décembre 1950 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française STELLA sous son nom complet de Stella Zelcer. Ses études fondamentales à peine terminées, Stella enregistre, à treize ans, un premier disque « yé-yé » qui n’en a que l’apparence. Elle chante ainsi « Les parents twist » qui se moque des parents en prise avec le jeunisme.

Toutes ses chansons contribuent alors à dresser un tableau parodique de l’époque où elle vit. Pendant cinq ans, elle va sortir, avec succès, toute une série de 45 tours qui égratignent un peu l’univers de ses collègues « yé-yé ». Car sa grande qualité est d’écrire des parodies de chansons « yé-yé » sur des musiques de son oncle Maurice Chorenslup. L’un de ses titres les plus flagrants est « Le folklore auvergnat » qui se rapporte au succès de Sheila « Le folklore américain ». Sa carrière sous le nom de Stella s’arrête en 1969 et presque tous ses 45-tours ont eu la chance d’être réédités en CD. Au début des années 1970, Stella se marie avec le batteur Christian Vander. Elle rejoint alors le groupe de rock français Magma avec lequel elle chante et où elle incarne l’Organïk Kommandeür. En 1978, elle est l’une des choristes de France Gall sur scène dans son spectacle « Made in France ». Treize ans plus tard, elle se remet à composer et sort son premier album solo, « D’épreuves d’amour », sous le nom de Stella Vander. Par la suite, elle enregistre trois albums avec le quartet de la pianiste Lydia Domancich. En avril 2017, elle chante toujours sur scène avec le groupe Magma au Roadburn Festival de Tilburg aux Pays-Bas.
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En 2010

12 décembre 1972 : Naissance, à Greenfield Park au Québec, du chanteur canadien Kevin PARENT. Il passe son enfance en Gaspésie et fréquente l’École secondaire de Carleton-sur-Mer. A treize ans, il décide d’apprendre la guitare par lui-même et il se met à jouer de la guitare électrique. Trois ans plus tard, il écrit et compose des chansons qu’il interprète dans des bars du Québec où il chante aussi des oeuvres de Cat Stevens ou Bob Dylan entre autres. Au début des années 1990, il s’inscrit au concours « Le pouvoir de la chanson » où il se fait remarquer par un producteur. Ce dernier lui propose d’enregistrer un album qui sort en 1995 sous le titre « Pigeon d’argile ». Le coup d’essai est un coup de maître puisque le disque se vend à plus de 375 000 exemplaires au Québec.

Kevin Parent prend alors le temps de travailler sur son second album qui est commercialisé au Canada en 1998: « Grand parleur, petit faiseur » dont 350 000 copies sont achetées. Avec cet opus, le chanteur essaie de traverser l’Atlantique et de se faire connaître en Europe. Il propose même des concerts en France et en Belgique mais le succès n’est jamais vraiment au rendez-vous des Européens francophones. En 2001, son troisième album est intitulé « Les vents ont changé » et trouve moins d’acquéreurs que les deux précédents. Parent se lance alors dans une tournée de 18 mois qui donne naissance à un disque « live » reprenant ses grands succès. Depuis, Kevin Parent s’est aussi orienté vers le cinéma et les séries télévisées. Sa carrière de chanteur lui a permis jusqu’à ce jour de récolter une dizaine de Félix qui sont, au Québec, l’équivalent des Victoires de la Musique en France. Son ultime album paru au Québec en 2014 a pour titre « Face à l’ouest ».
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TAL en 2013 – Pochette album

12 décembre 1989 : Naissance, à Pardes Hana en Israël, de la chanteuse TAL sous le nom de Tal Benyezri. Elle voit le jour dans une famille de musiciens qui débarque en France pour y vivre lorsqu’elle a un an. Avec un père et un frère compositeurs et une mère chanteuse de musiques du monde, elle suit très vite des cours de chant. Puis, adolescente, elle apprend le piano et la guitare en autodidacte grâce à des méthodes. Elle écoute beaucoup les artistes qui inspirent ses parents : Stevie Wonder, Aretha Franklin et Ray Charles notamment. Elle fréquente aussi la compagnie des Sales Gosses pour s’accoutumer au théâtre. A 16 ans, elle rencontre et se lie d’amitié avec le chanteur pop-r’n’b français Gary Fico. Ce dernier lui permet de rencontrer des personnes qui vont l’amener à signer un contrat discographique pour un premier single intitulé « La musique est mon ange » en 2010. Elle prend alors le temps de développer ses talents de chanteuse et de danseuse sur scène. Elle figure ainsi en première partie des concerts parisiens d’Alicia Keys et de Christophe Maé. Alors qu’elle enregistre son premier album au cours de l’été 2011, le single « On avance » devient le premier véritable tube de Tal. Et, en novembre 2011, le titre suivant est un duo qu’elle a enregistré avec Sean Paul rencontré peu de temps auparavant : « Waya Waya ». Deux mois plus tard, les radios reçoivent deux versions d’une même chanson : « Le sens de la vie ». L’une de ces versions est acoustique et l’autre est interprétée en duo avec L’Algerino. Le premier album tant attendu de Tal est finalement placé dans les bacs en mars 2012 et il a pour titre « Le droit de rêver ». Les ventes s’élèvent rapidement à plus de 450.000 exemplaires. En octobre 2012, la jeune artiste participe à la compilation « Génération Goldman » où elle reprend « Envole-moi » en duo avec M Pokora. Les 18 et 19 décembre de la même année, Tal propose ses premiers concerts parisiens au Divan du Monde. Début 2013, elle est nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie « Groupe ou artiste révélation du public » et « Album de musiques urbaines » pour son album « Le Droit de rêver ». Quelques mois plus tard, la chanteuse est du casting de l’album « Génération Goldman volume 2 » où elle interprète la chanson « Pas toi ». A peu près au même moment, Tal sort un nouveau single, « Danse », avec le chanteur Flo Rida. Il annonce l’opus « A l’infini » qui sort au début septembre et qui se vend à plus de 350.000 exemplaires. En mars de l’année suivante, l’artiste fait l’objet d’un documentaire réalisé pour le cinéma par François Goetghebeur à propos de ses concerts. La tournée « A l’Infini Tour » démarre à Paris avec six concerts au Palais des Sports et un autre au Zénith. En 2015, Tal se lance dans une série de spectacles acoustiques. L’année suivante, elle commercialise un album éponyme qui sort à l’automne et qui contient quelques titres en anglais. Placé chez les disquaires un peu avant la coupe du monde de football qui a lieu en France, son disque suivant a pour titre « Juste un rêve » et comporte la chanson « Mondial » écrite et composée pour soutenir l’équipe française des Bleus en 2018.
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Jean Richard en 1963

12 décembre 2001 : Décès à Ermenonville de l’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD Né le 18 avril 1921 à Bessines, il se passionne pour le dessin et commence à travailler comme caricaturiste dans des quotidiens régionaux d’information. Mais il rêve de devenir cavalier et ne parvient pas être accepté à l’école du Cadre Noir de Saumur. Alors, il se retrouve à « faire le comique » dans des cabarets de Lyon avant de créer une troupe de théâtre avec des amis. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre à plusieurs activités du théâtre à la télevision en passant par le cirque, l’opérette et le cinéma. Il est ainsi surtout reconnu pour être le créateur du cirque Jean Richard mais aussi pour avoir développé un parc d’attractions et de loisirs dans la forêt d’Ermenonville: la Mer de Sable. Et puis, pour la télévision, il reste celui qui a incarné pendant plus de vingt ans le personnage de l’inspecteur Maigret, création de Georges Simenon. Mais Jean Richard enregistre aussi quelques chansons qui ne font pas de lui un chanteur inoubliable. Ainsi, en 1958, il enregistre des versions personnelles de grands succès du début du 20e siècle: « Les p’tits pois », « Viens poupoule » ou « La caissière du grand café ». Puis, en 1962, il enregistre, notamment, une reprise du « Tourbillon », chanson du film « Jules et Jim » immortalisée par Jeanne Moreau, et deux chansons dont les textes sont écrits par Marcel Achard: « Je suis un rigolo » et « Tango de la prohibition ». Il reçoit toutefois le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969 pour le disque « De la jungle à la piste ». Enfin, en 1983, il enregistre encore un 45 tours avec la chorale des écoliers de Bondy: « Dis moi Jean Richard » et « Tous les clowns sont nos amis ». Jean Richard décède à Ermenonville le 12 décembre 2001 où il est inhumé.
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21 AOUT

Gérard Manset en 1980 – Photo (c) Nadine Manset

21 août 1945 : Naissance, à Saint-Cloud, de l’auteur, compositeur, interprète, peintre, photographe et écrivain français Gérard MANSET. Avec un père ingénieur dans l’aéronautique et une mère musicienne pratiquant le violon, Gérard vit en banlieue puis à Paris. A 19 ans, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Alors qu’il essaie de placer ses dessins auprès des agences de publicité, il apprend à jouer de la guitare, de la batterie et du piano en 1966. Le hasard des rencontres lui permet de placer quelques-unes de ses récentes compositions auprès d’interprètes français et québécois. Mais cela l’empêche de chanter lui-même ses propres oeuvres car il se fait éconduire par chaque producteur auquel il s’adresse pour enregistrer son propre disque. Agacé, il finit par produire lui-même, en 1968, un 45-tours où il grave la chanson « Animal on est mal ». Le disque est toutefois distribué et commercialisé par Pathé Marconi. Mais la date de sortie correspond au mouvement contestataire des jeunes en mai 1968 et les ventes sont presque nulles malgré une très forte programmation radiophonique due à la musique en continu diffusée par la radio publique française, France Inter, notamment. En 1969, Gérard Manset sort son premier album qui a pour titre « Animal on est mal » et qui se fait surtout remarquer des gens du milieu artistique. Il fréquente alors un autre chanteur atypique pour qui il va écrire tous les textes d’un album : René Joly qui obtient un grand succès avec « Chimène ». Gérard prend alors le temps de peaufiner son deuxième disque 33-tours qu’il veut être un album concept comme seuls les artistes anglo-saxons osent alors en faire. Et, en 1971, c’est la sortie de « La mort d’Orion », une sorte d’oratorio rock symphonique où figurent des artistes comme Anne Vanderlove et Giani Esposito, qui fait connaître la véritable originalité de son auteur-compositeur-interprète. Sans reproduire la sonorité exclusive de ce second album, Gérard Manset va poursuivre son chemin artistique hors du commun en réalisant d’autres disques surprenants dans son propre studio d’enregistrement installé chez lui. Et, jusqu’en 1975, son travail, quoique très apprécié des professionnels de la musique, va rester relativement confidentiel aux yeux du grand public. Mais, au cours de l’été 1975, Gérard Manset se retrouve en tête des hit-parade et des ventes de disques françaises où il côtoie Joe Dassin (L’été indien), Mike Brant (« Dis-lui »), Il était une fois (J’ai encore rêvé d’elle »), Nino Ferrer (« Le Sud ») ou Dave (« Dansez maintenant ») avec sa chanson « Il voyage en solitaire » : 300.000 copies en sont vendues.

En réaction à cette popularité médiatique qu’il n’apprécie guère, Manset refuse d’apparaître dans les émissions télévisées de variétés et s’enferme pour concocter l’album « Rien à raconter » qui est commercialisé en 1976. Par la suite, l’artiste va adopter une attitude beaucoup plus rock et multiplier ses occupations en se tournant vers le dessin, la peinture, la photographie et la littérature. Il parcourt aussi le monde en rassemblant ses anecdotes dans des carnets de voyage qui sont publiés. Un peu comme le fait le chanteur et navigateur Antoine, Gérard Manset profite alors de chacune de ses escales parisiennes pour enregistrer un album : environ un nouveau tous les ans jusqu’en 1985. A ce moment, il prend quelque distance avec la commercialisation de sa musique et se réoriente vers la peinture, la photographie et la publication d’un premier roman : « Royaume de Siam ». En 1988, l’apparition du disque compact permet aux firmes de disques de rééditer sur ce nouveau support numérique bon nombre d’albums vinyles. Gérard Manset ne veut pas laisser le soin à ses propres éditeurs de faire le boulot et il se décide à remixer lui-même les sept albums enregistrés entre 1975 et 1982 pour les graver sur cinq CD. Seul manque à l’appel « La mort d’Orion » qui sera toutefois commercialisé sur support digital en 1996. Au moment de la digitalisation de ses albums 33 tours, il n’est toujours pas question de nouvelles chansons et il faudra attendre 1989 pour qu’un opus neuf soit enfin disponible à la vente. L’oeuvre s’appelle « Matrice » et est de tendance rock avec des textes plutôt pessimistes sur l’époque. Un certain public est capté par le travail de Manset qui s’écoule à plus de 100.000 exemplaires.

Cette reconnaissance est aussi une renaissance pour l’auteur-compositeur et l’interprète Gérard Manset qui, en 1991, commercialise l’album suivant qui comporte des thèmes assez graves mais exotiques sous le titre « Tristes tropiques ». Trois ans plus tard, l’artiste enregistre son quinzième album qui s’intitule « La Vallée de la Paix » et qu’il décrit comme positif et en rupture avec l’image triste qu’il s’est forgée au fil du temps. Le directeur artistique Yves Bigot pense alors qu’il est temps que d’autres artistes rendent hommage à Gérard Manset en enregistrant quelques-unes de ses chansons : l’album « Route Manset » est publié en 1996 et reprend notamment des interprétations de Dick Annegarn, Brigitte Fontaine, Alain Bashung, Françoise Hardy, Francis Cabrel et Jean-Louis Murat. Ensuite Manset poursuit son chemin artistique en commercialisant des albums en 1998 (« Jadis et naguère »), 2004 (« Le langage oublié »), 2006 (« Obok ») et 2008 (« Manitoba ne répond plus »). Il quitte alors le label phonographique EMI chez qui il a publié 19 albums en près de 40 ans. Et c’est chez Warner que sort, en 2014, l’opus intitulé « Un oiseau s’est posé ». Il s’agit d’un double CD où l’artiste revisite quelques-unes de ses chansons et où figurent des duos avec dEUS, Axel Bauer et Raphaël entre autres. En 2016, l’opus suivant a pour titre « Opération Aphrodite » et mêle chansons et textes lus. A la fin de la même année, un coffret de 19 CD est mis en vente comme une intégrale excluant toutefois certains titres. Médaillé de l’Académie française en 2017, il reprend le chemin des studios quelques mois plus tard pour livrer son 22e album, « A bord du Blossom », en septembre 2018. Depuis le début des années 2000, Gérard Manset s’est aussi illustré pour ses collaborations diverses auprès de Jane Birkin, Indochine, Raphaël, Juliette Gréco, Florent Pagny, Alain Bashung, Julien Clerc, Axelle Red et Axel Bauer.
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Patrick Juvet en 1978 – Photo (c) Alain Marouani

21 août 1950 : Naissance, à Montreux, du compositeur et interprète suisse Patrick JUVET sous le nom de Quentin Juvey. Très tôt, le petit Patrick s’intéresse à la musique et, dès l’âge de six ans, il s’inscrit aux cours de piano du conservatoire de Lausanne. Titulaire d’un premier prix, il s’oriente plutôt ensuite vers les arts décoratifs lorsque, à 17 ans, on lui propose un job de mannequin à Düsseldorf en Allemagne. Quatre ans plus tard, il quitte l’Allemagne pour Paris où il est bien décidé à faire connaître ses talents de compositeur. Il rencontre le producteur Eddie Barclay qui est plutôt séduit et qui lui permet d’enregistrer un premier 45 tours en 1971: « Romantiques pas morts ».

Le succès de ce premier essai n’est pas énorme mais il suffit pour attirer l’attention des programmateurs de radio sur ce jeune artiste talentueux. Quelques mois plus tard, le flair de Barclay se justifie lorsque Patrick Juvet se paie le « tube » de l’été 1972 avec « La musica ». Claude François est positivement intrigué par le succès de cette chanson et passe une commande au musicien suisse qui s’exécute avec plaisir pour lui offrir une de ses chansons les plus populaires: « Le lundi au soleil ». Au même moment, avec le parolier Boris Bergman, il compose « L’amour qui venait du froid » pour Dalida mais cette mélodie ne marche pas. Qu’à cela ne tienne, il l’enregistre à son tour en modifiant un peu le texte et, avec le titre « Sonia », la chanson sera l’un des grands succès de l’été 1973. Entretemps, en mars de la même année, il représente la Suisse au concours Eurovision de la chanson, avec « Je vais me marier, Marie » qui termine à la 13e place. Alors qu’il vient de sortir son premier album intitulé « Love », Patrick Juvet, maquillé androgyne, propose un show pour le moins futuriste à l’Olympia de Paris en décembre 1973. En 1974, il enregistre un second album qui a pour titre « Chrysalide » et qui révèle un choriste à la voix haut perchée: un certain Daniel Balavoine. Un an plus tard, il fait la connaissance d’un jeune parolier, Jean-Michel Jarre, avec qui il compose quelques nouveaux succès: « Magic », « Faut pas rêver », « Les bleus au coeur » et « Où sont les femmes » qui est un titre résolument disco. Ce dernier genre musical passionne Patrick qui, pour mieux s’en imprégner, part vivre aux Etats-Unis où il rencontre deux producteurs français installés là-bas: Henri Belolo et Jacques Morali. Avec eux, il va enregistrer, en anglais, l’album « I love America » qui, grâce à la popularité du disco, va faire le tour du monde. Patrick Juvet ne retrouvera plus jamais un succès aussi important et planétaire que celui récolté avec cet opus mythique. Au début des années 1980, il réapparaît avec un disque à nouveau enregistré en français. Mais « Rêves immoraux » ne reçoit qu’un accueil mitigé. La drogue et l’alcool vont alors régulièrement s’inviter dans la vie du chanteur qui n’est plus présent dans les médias. En 1991, un nouvel album original est disponible dans les bacs sous le titre « Solitudes ». Mais le public ne veut pas de ce Juvet-là. Il réclame à corps et à cris de pouvoir retrouver ses meilleurs tubes sur des galettes numériques au son parfait. La maison de disques Universal va alors lui faire plaisir en multipliant la commercialisation de compilations diverses au cours des années 1990. Au coeur de cette époque creuse, Patrick Juvet se produit de discothèque en boîte de nuit où il propose, en une demi-heure, un condensé de ses grands tubes disco sur orchestration en play-back. Et, fait très étonnant, le chanteur suisse se retrouve de cette manière, le 14 juillet 1996, à l’affiche du festival de Dour en Belgique. Le public, pourtant très décalé mais rock, de la manifestation n’apprécie pas son costume pailleté et sa prestation à moitié live: des projectiles tels que des gobelets et, plus grave, des boîtes de tomates pelées, lui sont lancés à la figure. Par sécurité pour sa personne, l’artiste est obligé de s’enfuir après quelques minutes. En 2002, Hélène Ségara choisit d’interpréter une des nouvelles compositions de Patrick Juvet: « Je rêve ». La chanson figure sur l’album « Humaine » sorti en 2003. Puis, le chanteur rejoint la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2008 mais aussi en 2009, 2011 et 2014. En mai 2012, il inaugure à Chaumont (France) une rue qui porte désormais son nom. Et, en janvier 2018, il quitte temporairement Barcelone, où il vit désormais, pour retrouver ses collègues Sheila, Dave, Nicoletta ou Dick Rivers sur la route de la nouvelle tournée « Age Tendre ».

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21 août 2001 : sortie de l’album « Kékéland » de Brigitte FONTAINE. La chanteuse s’y présente avec humour comme la « reine des kékés ». Et, avec la reprise de la vieille chanson « Y’a des zazous » en compagnie de M, Mathieu Chédid, elle rend hommage au chanteur Andrex.

Exceptionnellement, Brigitte y a écrit deux chansons en anglais: « Kékéland » et « God’s Nightmare ». Enfin, grâce aux nombreuses collaborations avec Sonic Youth, Noir Désir, M ou les Valentins, l’album Kékéland permet la découverte de Brigitte Fontaine par un public plus jeune et plus large. Du coup, il est aussi le premier disque d’or certifié de l’artiste avec plus de 130.000 exemplaires vendus.

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14 JUILLET

DOROTHEE en 1989

14 juillet 1953 : Naissance, à Paris, de la chanteuse, actrice, productrice et animatrice de télévision française DOROTHEE. Sous le nom de Frédérique Hoschedé, elle naît dans le 16e arrondissement de la capitale française et passe son enfance à Bourg-la-Reine où elle suit des cours de danse et de piano. Son père est ingénieur et sa mère femme au foyer. A treize ans, en vacances en Grande-Bretagne, Frédérique découvre le rock and roll et les comédies musicales américaines et britanniques. Elle songe alors à travailler dans le milieu touristique et obtient, pour ce faire, une licence en anglais en 1972. Mais, entretemps, en 1971, elle joue un peu dans une troupe de théâtre amateur et elle se fait remarquer lors d’un concours par la productrice de télé française Jacqueline Joubert. C’est cette dernière qui lui propose, deux ans plus tard, d’être la partenaire d’une marionnette dans le programme télévisé des « Mercredis de la Jeunesse » sous le pseudonyme de Dorothée. En 1975, c’est dans « Les Visiteurs du mercredi » que Dorothée présente une rubrique qui ne dure pas plus de six mois. Après quelques mois de galère et divers petits boulots sans lendemain, elle revient à la télé française sur Antenne 2 où elle présente la liste des programmes de la journée et de la soirée entre 1977 et 1983. En 1978 cependant, Jacqueline Joubert la rappelle pour créer une nouvelle émission pour les enfants: « Récré A2 ».

C’est le début d’une nouvelle aventure que le succès va faire durer dix ans. Au début des années 1980, Dorothée apparaît au cinéma dans quelques films français à succès. Et, simultanément, elle accepte d’enregistrer un album qui a pour titre « Dorothée au pays des chansons ». Son répertoire est résolument orienté vers le jeune public et cela se confirme avec les 45 tours suivants: « Rox & Rouky » (1981), « Enfin Récré A2 » (1982), « La valise » (1982), « Hou la menteuse » (1983), « Les Schtroumpfs » (1983), « Allô allô Monsieur l’ordinateur » (1985), etc. Dorothée enchaîne donc ainsi tube sur tube. Dès le début, la chanteuse veut se produire sur scène et elle le fait déjà en avril 1981 à l’Olympia de Paris. Par la suite, elle sera à l’affiche de quelques comédies musicales créées autour de son personnage par Jean-Luc Azoulay: « Dorothée tambour battant » ou « On va faire du cinéma » par exemple. Entre 1981 et 1986, elle présente les émissions « Disney Dimanche » sur Antenne 2. Et, en mars 1985, elle lance le concept, nouveau en France, d’un talk show pour enfants en direct le matin: « Récré A2 Matin ». La même année, Dorothée reçoit la Victoire de la musique du meilleur album pour enfants pour « Les petits Ewoks ». L’année suivante, elle est sur la scène parisienne du Zénith pour 50 soirs d’affilée avant de partir en tournée en Belgique et en Suisse. En 1987, la chaîne de télé privée française TF1 lui propose de diriger l’unité des programmes jeunesse qui lance alors le « Club Dorothée »: un succès qui va durer dix ans. Elle anime et présente aussi de nombreux shows de soirée sur TF1: « Dorothée Show » (1987), « Le cadeau de Noël » (1991) ou encore « Dorothée Rock’n’Roll Show » (1993 et 1994). Elle y interprète des duos avec des stars comme Ray Charles, Henri Salvador ou Jerry Lee Lewis.

Sur scène, le « Dorothée World Tour 92 » reçoit un « Fauteuil d’or » pour ses 500.000 spectateurs et, jusqu’en 1996, 58 spectacles de Dorothée affichent complet à Bercy. La chanteuse va même jusqu’à se produire en Chine au début des années 1990. Et, en 1994, elle enregistre un album de country-rock aux Etats-Unis: « Nashville Tennessee ». A partir de ce moment, le succès de Dorothée va s’amoindrir. Au niveau discographique, les ventes d’albums vont drastiquement diminuer. Et puis, le 31 août 1997, TF1 se sépare de Dorothée et des productions AB pour la jeunesse. La chanteuse-animatrice se retire alors de la vie publique. Fin 2005 cependant, à l’invitation de Chantal Goya, Dorothée apparaît furtivement dans l’émission « Vivement Dimanche » de Michel Drucker sur France 2. Profitant de ce bref retour médiatique, le producteur Jean-Luc Azoulay décide de sortir un single avec un remix très tendance de « Hou la menteuse » qui se vend à 175.000 exemplaires. Suite à la sortie, en octobre 2007, du livre de Jacques Pessis intitulé « Les Années Dorothée », la chanteuse est cette fois l’invitée d’honneur de « Vivement Dimanche » qui récolte une audience de trois millions de téléspectateurs le 4 novembre 2007. L’artiste se lance alors dans de nouvelles aventures sur la TNT (télévision numérique terrestre) française. Début décembre 2009, elle annonce, dans un grand fracas médiatique, la sortie d’un nouvel album avec des chansons qu’elle compte présenter durant quatre soirs à l’Olympia en avril 2010. L’opus est commercialisé le 17 mars 2010 à la fois chez les disquaires et sur les plateformes de téléchargement. Deux extraits en assurent la promotion radiophonique: « On m’appelait Dorothée » et « Coup de tonnerre ». Le 18 décembre 2010, la chanteuse se produit pour un concert unique à Bercy qui fait l’objet d’un enregistrement pour un DVD qui est commercialisé un an plus tard. Elle fait aussi sporadiquement quelques apparitions à la présentation d’émissions de télévision. En 2014, un DVD intitulé « Dorothée: 30 ans de tubes, best of clips » est commercialisé et il contient de nombreux titres même inédits à l’époque des cassettes vidéo VHS. Au cours de l’été 2016, c’est un coffret de trois disques compacts qui est mis en vente: « Dorothée, l’essentiel » reprend 72 titres que la chanteuse a enregistrés entre 1980 et 2015.
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Luis Mariano en 1969 – Photo (c) Sam Lévin

14 juillet 1970 : Décès, à Paris, du ténor espagnol Luis MARIANO d’une hémorragie cérébrale. Né sous la vraie identité de Mariano Eusebio González y García le 13 août 1914, il est le fils d’un mécanicien. Très vite, le petit Mariano s’intéresse au chant et s’inscrit à l’Orphéon Donostiarra de San-Sébastian où, vu ses capacités vocales, il est le ténor soliste. En 1937, il rejoint le groupe vocal basque « Eresoinka » et chante un peu partout en Europe. La guerre civile qui fait alors rage en Espagne oblige la famille à se réfugier en France, à Bordeaux. Alors qu’il se tourne vers le dessin et qu’il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville, il entre également au conservatoire bordelais en 1939. Pour subvenir à ses besoins, Mariano se fait engager comme plongeur au « Caveau des Chartrons ». Alors qu’il nettoie la vaisselle en chantant, le chef d’orchestre du cabaret, le célèbre Fred Adison, remarque qu’il possède une voix exceptionnelle. Il lui demande de délaisser la cuisine pour venir sur scène où ses prestations enchantent le public. Avec une lettre de recommandation en poche, il part pour Paris en 1942 et s’y adresse au professeur de chant lyrique Miguel Fontecha, grand ténor basque. Un an plus tard, il passe une audition à l’opéra comique et, en attendant le verdict, il chante des chansons de variétés à la radio où il est de plus en plus apprécié. La même année, en 1943 toujours, il décroche un rôle dans le film « L’escalier sans fin » où il interprète, sous le nom de Luis Gonzales, une chanson signée Loulou Gasté: « Seul avec toi ». En 1944, Luis Gonzales devient Luis Mariano et, un an plus tard, il enregistre ses premiers disques où il grave les standards « Amor amor » et « Besame mucho ». En novembre, il se produit au Théâtre de Chaillot à Paris au même programme qu’Édith Piaf et Yves Montand. Il fait alors la connaissance du compositeur Francis Lopez et de l’auteur Raymond Vincy qui vont lui permettre d’être à l’affiche de leur première opérette à la fin 1945: « La Belle de Cadix ». Le succès est tel que le spectacle va être présenté pendant plus de cinq ans. Le disque de l’opérette se vend à plus de 1.250.000 exemplaires.

A partir de ce moment, Luis Mariano devient un chanteur très populaire qui ne va pas se cantonner à l’opérette même si cela restera toujours son « fond de commerce ». En 1951, il est à l’apogée de sa carrière lorsqu’il joue « Le chanteur de Mexico » dont le thème principal est devenu un « tube » intemporel. Le cinéma va alors s’intéresser à notre homme et il va figurer dans une bonne vingtaine de films. De ce fait, sa réputation va devenir internationale et il va chanter dans le monde entier, notamment à Mexico. En 1959, Luis Mariano se retrouve sur la scène de l’Olympia où il interprète les airs célèbres de ses opérettes mais aussi des chansons. Avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » au début des années 1960, le chanteur Mariano va s’effacer au profit de la star de l’opérette qui va poursuivre sa carrière pour un public bien spécifique. Il se trouve notamment ainsi à l’affiche de « Visa pour l’amour » avec Annie Cordy en 1961 et du « Prince de Madrid » en 1967. En décembre 1969, il crée « La Caravelle d’Or » au théâtre parisien du Châtelet. Mais, après quelques mois, il doit abandonner son rôle à cause d’une maladie qui semble être une hépatite. Le 14 juillet 1970, il finit par être emporté par une hémorragie cérébrale consécutive au mal qui le ronge. Il décède à 55 ans dans une chambre de l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris. Sa tombe se trouve à Arcangues, village qu’il a chanté, en pays basque.
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Léo Ferré en 1982 – Photo (c) Hubert Grooteclaes

14 juillet 1993 : Décès, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), de l’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE à l’âge de 76 ans. Né le 24 août 1916 à Monaco, il est le fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne. Vivement intéressé par la musique, il intègre la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle, directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940. Et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe dans la capitale française et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de chanson. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».

Suivant le conseil de Charles Trenet, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, il enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. Deux ans plus tard, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend sa chanson « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » de Guillaume Apollinaire. Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant. Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Appolinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. Cela se fait le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957. Disposant de plus de moyens, Ferré va enregistrer son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. Il connaît un succès croissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri bien plus tard. Ses deux albums suivants vont être consacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien debout et détaché de son piano. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ». Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay et s’adjoint la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ». Cet opus sera suivi en 1961 du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino. C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est en fait peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessée, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit alors la chanson « Pépée ». A ce moment, il se met à écrire des chansons qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ». En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Cela reste sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ». Les jeunes constituent alors une grande partie de son public et le chanteur va aller vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45 tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes. La même année, Léo devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, en mars 1974. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Cela fait un moment que l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place. De la même manière, il enregistre en 1975 un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige ». Quelques mois plus tard, son contrat lui est rendu par Barclay et il signe alors avec la maison CBS. A partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « Fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro. Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ». Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, l’artiste doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, Léo Ferré s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui à 76 ans. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.

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14 juillet 1996 : Alors qu’il traverse une époque plutôt creuse, Patrick JUVET se produit de discothèque en boîte de nuit où il propose, en une demi-heure, un condensé de ses grands tubes disco sur orchestration en play-back. Et, fait très étonnant, le chanteur suisse se retrouve de cette manière, le 14 juillet 1996, à l’affiche du festival rock de Dour en Belgique. Le public, pourtant très décalé de la manifestation, n’apprécie pas son costume pailleté et sa prestation à moitié live: des projectiles tels que des gobelets et, plus grave, des boîtes de tomates pelées, lui sont lancés à la figure. Par sécurité pour sa personne, l’artiste est obligé de s’enfuir après quelques minutes. Moins de succès donc pour Patrick Juvet à Dour que sur le plateau de télévision de l’émission d’Arthur sur TF1 où il est très apprécié par les invités de la soirée parmi lesquels on peut reconnaître Pascal Obispo (chevelu), Michèle Bernier, Michel Field, Vanessa Demouy, Richard Gotainer, Ophélie Winter, Dave et Mouss’Diouf. A voir ci-dessous.

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14 juillet 2000 : Dans le cadre du 33e Festival d’été de Québec et pour la fête nationale française deux chanteuses, l’une québécoise et l’autre belge, Fabiola TOUPIN et Jo LEMAIRE rendent hommage ensemble à Edith Piaf pour un spectacle présenté dans le Parc de la Francophonie.
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JJ Lionel en 1982

14 juillet 2020 : Décès à Houthem (Comines, Belgique) de l’interprète belge JJ LIONEL des suites d’une tumeur au cerveau. Né le 9 août 1947 à Binche sous le nom de Jean-Jacques Blairon, il est élevé dans une famille de musiciens avec une mère pianiste notamment. Il commence par apprendre la guitare de manière autodidacte avec des livres et des amis. Comme cela était à la mode au milieu des années 1960, il fonde un groupe musical, « The Rayllisters », dont Marc Wasterlain est le pianiste et chanteur. La formation remporte le tremplin du fameux festival de Châtelet. Jean-Jacques s’inscrit alors au conservatoire de Mons où il obtient un premier prix de contrebasse. Puis il participe à la carrière de différents groupes comme, par exemple, the Wallace Collection entre 1971 et 1973 ou les Two Man Sound en 1975. Enfin, il devient l’un des musiciens attitrés de l’orchestre de l’accordéoniste belge Hector Delfosse qui est une vedette de ce genre musical. Et, en 1981, il est sollicité par le producteur phonographique Marcel De Keukeleire pour interpréter « La danse des canards ». Cette chanson est basée sur une mélodie instrumentale suisse de Werner Thomas (« Der ententanz » en 1957) à laquelle un texte a été ajouté par Eric Genty (aussi connu sous le nom de Guy de Paris), un chanteur à succès des années 1960 en Belgique. Produite par Georges Delfosse, la version instrumentale fut enregistrée d’abord par son frère cadet: l’accordéoniste Hector. La version chantée de JJ Lionel fut enregistrée sur l’autre face du 45-tours. Grâce, notamment, à la chorégraphie associée et au visuel approprié, le disque se vend à 2.500.000 exemplaires. L’artiste a choisi le pseudonyme de JJ Lionel parce que JJ sont les initiales de son prénom et que Lionel correspond à son signe astrologique du lion. Dans la foulée de cet énorme succès, les chiffres de ventes des disques suivants semblent désuets pour JJ Lionel qui essaie toutefois de poursuivre sa carrière dans la même veine avec des titres comme « La Danse des petits chats » ou « Moi je dois faire pipi ». Alors qu’il effectue encore des passages télévisés en France avec « La Danse des Canards » dans les années 2000 (chez Patrick Sébastien ou sur M6 dans « Hit Machine »), il réalise, en 2006, un rêve d’enfant en montant un spectacle pour jeune public avec la complicité de son épouse Georgia. L’artiste décède le 14 juillet 2020 à son domicile.

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8 JUIN

Patrick Loiseau en 1981

8 juin 1949 : Naissance, à Limoges, de l’auteur et interprète français Patrick LOISEAU. Au fil de son enfance, il vit un peu à Toulon puis est placé en pension à Hyères avant d’aboutir en banlieue parisienne où les difficultés familiales finissent par s’estomper. Adolescent, Patrick Loiseau est plutôt attiré par le dessin, la peinture et le stylisme. Il n’est toutefois pas insensible à la musique tout en n’étant pas musicien. C’est d’ailleurs par hasard qu’il en vient à côtoyer des musiciens en devenant le parolier attitré du chanteur Dave dès les débuts de ce dernier. Il est ainsi l’auteur des plus grands succès de celui qui devient ensuite son compagnon dans la vie privée: « Trop beau », « Vanina », « Dansez maintenant », « Du côté de chez Swann » ou encore « Mon coeur est malade ». Pour Dave, il est aussi l’illustrateur de quelques pochettes de disques. Les talents de parolier de Patrick Loiseau sont aussi appréciés par d’autres artistes qui enregistrent ses textes: Demis Roussos, Jeane Manson, Nicoletta, Sylvie Vartan ou Françoise Hardy entre autres. Au début des années 1980, l’auteur franchit un pas supplémentaire en se lançant lui-même comme interprète de ses chansons. Et ça commence plutôt bien puisque son premier 45 tours est un succès: « Ma parole ».

Mais, malgré l’enregistrement de plusieurs chansons par la suite et d’un album en 1982, Loiseau n’ira pas plus loin dans cette direction.
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Franck Fernandel dans les années 1990

Franck Fernandel dans les années 1990

8 juin 2011 : Décès dans la nuit, à Marseille, de l’acteur, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, animateur de radio et producteur français Franck FERNANDEL. Né à Marseille le 10 décembre 1935, Franck est le cadet des enfants de l’acteur Fernandel. Il suit également une carrière artistique qui commence au cinéma dans « En avant la musique » en 1962. Mais c’est surtout dans la chanson qu’il se distingue. Il connaît ainsi un certain succès comme crooner avec des chansons comme « Fanny », « Comme on change » ou « Les Yeux d’un ange ».

Plus tard, il devient animateur de radio sur « Radio Monte-Carlo ». Marié avec Corinne Delahaye, il a eu deux enfants: Vincent et Manon. Ses obsèques ont lieu à Aubagne le 11 juin 2011 et ses cendres reposent au columbarium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Tito Puentes en 2012

8 juin 2017 : Décès, à Montpellier (F), du chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES à l’âge de 88 ans. Né le 7 novembre 1928 à La Havane, « Tito » débute avec ses deux oncles trompettistes en soufflant dans un cornet bricolé. Musicien surdoué, il se fait connaître dans le Cuba des années 1940. Dans la décennie suivante, il quitte son pays natal pour une tournée d’un an en Europe, au Moyen Orient et au Liban. Mais désargenté à la fin de la tournée, il est contraint de s’installer en France où il se fait rapidement connaître. Dans les années 1970, il accompagne sur scène des stars françaises comme Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Nino Ferrer, Eddy Mitchell ou Joe Dassin. Il est également, un moment, le chef d’orchestre et arrangeur d’un big band pour Manu Dibango. En 1995, il crée enfin sa propre formation composée de 20 musiciens originaires de Cuba mais aussi du Venezuela ou de la Colombie.

 

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18 AVRIL

Jean Richard en 1963

18 avril 1921 : Naissance, à Bessines, de l’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD. Passionné de dessin, il commence à travailler comme caricaturiste dans des quotidiens régionaux d’information. Mais il rêve de devenir cavalier et ne parvient pas être accepté à l’école du Cadre Noir de Saumur. Alors, il se retrouve à « faire le comique » dans des cabarets de Lyon avant de créer une troupe de théâtre avec des amis. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre à plusieurs activités du théâtre à la télevision en passant par le cirque, l’opérette et le cinéma. Il est ainsi surtout reconnu pour être le créateur du cirque Jean Richard mais aussi pour avoir développé un parc d’attractions et de loisirs dans la forêt d’Ermenonville: la Mer de Sable. Et puis, pour la télévision, il reste celui qui a incarné pendant plus de vingt ans le personnage de l’inspecteur Maigret, création de Georges Simenon. Mais Jean Richard interprète aussi quelques chansons qui ne font pas de lui un chanteur inoubliable. Ainsi, en 1958, il enregistre des versions personnelles de grands succès du début du 20e siècle: « Les p’tits pois », « Viens poupoule » ou « La caissière du grand café ». Puis, en 1962, il enregistre, notamment, une reprise du « Tourbillon », chanson du film « Jules et Jim », et deux chansons dont les textes sont écrits par Marcel Achard: « Je suis un rigolo » et « Tango de la prohibition ». Il reçoit toutefois le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969 pour le disque « De la jungle à la piste ». Enfin, en 1983, il enregistre encore un 45 tours avec la chorale des écoliers de Bondy: « Dis moi Jean Richard » et « Tous les clowns sont nos amis ». Jean Richard meurt à Ermenonville le 12 décembre 2001 où il est inhumé. Cliquer ici pour visionner « La polka du roi » de Charles Trenet chantée par Jean Richard
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18 avril 1956 : Naissance, à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, de l’auteur, compositeur, interprète, producteur, acteur, éditeur et peintre français Francky VINCENT. Né au sein d’une famille modeste, il passe sa jeunesse dans les quartiers populaires de Pointe-à-Pitre. Alors qu’il se trouve un boulot très précaire à l’âge de 18 ans, il se passionne pour les percussions et fait partie d’un groupe de musiciens qui anime les bals populaires locaux: « Tabou n° 2 ». La formation enregistre alors deux albums. En 1976, Francky est en Guyane où il effectue son service militaire. Et, à son retour en Guadeloupe, il relance le groupe « Tabou n° 2 » qui enregistre un troisième album intitulé « Retour en force » en 1978. Mais, de plus en plus, l’artiste pense qu’il devrait se séparer du groupe et entreprendre une carrière en solo. C’est ce qu’il fait en 1980 en enregistrant un premier album où il se nomme « Doc Porno » et où il dévoile un répertoire grivois empiétant parfois volontairement sur une certaine pornographie provocante. Commercialisé de manière très discrète, ce premier album atteint quand même le chiffre de 50.000 ventes. Les années 1980 sont celles de la consécration de Francky Vincent dans toute la communauté antillaise du monde où il est surnommé, notamment, le « Zoukeur X ». Au début des années 1990, le chanteur interprète ses textes en français et cela lui ouvre d’autres horizons. En 1991, il enregistre l’album « Alice ça glisse » dont il vend plus de 70.000 copies et qui lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Il décide d’ailleurs de s’installer dans la capitale française l’année suivante. En 1994, il signe un contrat avec la firme discographique Arcade et l’album « Fruit de la passion » (« Vas-y Francky c’est bon ») est un « tube » phénoménal.

La gloire est désormais au rendez-vous de l’artiste qui multiplie les concerts, les passages télévisés, les tournées et les ventes de disques. Cette grande popularité va durer pendant quelques années. Puis, au début des années 2000, Francky Vincent décide d’investir un peu de son argent dans l’ouverture d’un restaurant en région parisienne: « Le Francky Vincent Café ». Mais il connaît alors quelques problèmes de droit social avec ses employés et la justice s’en mêle en 2003. Quelques mois plus tard, l’artiste quitte Paris pour s’installer à Brévans dans le Jura (F). Il enregistre aussi un nouvel album où la chanson « Droit de réponse » évoque ses soucis judiciaires. Contre toute attente, Francky Vincent signe un nouveau contrat discographique avec Universal en 2009 et, d’emblée, il connaît à nouveau un grand succès avec des titres évocateurs comme « Tu veux mon zizi » ou « Moi j’aime scier » (adaptation personnelle du célèbre « YMCA » des Village People). Le 8 octobre 2011, il est sur la scène parisienne de Bercy où il fait partie des invités de la Grande Nuit de l’Outre-Mer en interprétant « Fruit de la passion », « Alice ça glisse » et « Le Tourment d’amour ». En 2014, l’artiste enregistre un album de reprises intitulé « Couleur Francky » et, un an plus tard, il écrit un livre autobiographique qui est édité sous le titre « Ma fesse cachée ». En 2017, Franky revient au devant de l’actualité musicale grâce à un duo avec Eve Angeli: « T’es chiant(e) ». Peu de temps après, il sort, toujours avec Eve Angeli, un album de reprises intitulé « Le binôme du siècle » et qui contient des chansons en versions zouk de Johnny Hallyday, France Gall, Zouk Machine, mais d’Eve Angeli comme « Avant de partir » ou « Elle ».
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Pochette de l’album « Cyclo en 2013

18 avril 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse française ZAZIE. De son vrai nom Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes, elle est auteure, compositrice et interprète. L’enfance de cette fille d’une prof de musique et d’un architecte est bercée par la chanson française et la musique classique. A quatre ans, elle dit avoir déjà écrit sa première chanson. Mais elle se perfectionne ensuite en apprenant le violon, le piano et la guitare. Après les classes secondaires, elle s’oriente vers la kiné et les langues étrangères mais elle se lance dans le mannequinat. Elle va alors défiler pour des célèbres couturiers comme Saint-Laurent ou Lagerfeld. Profitant des contacts qu’elle a noués ça et là, elle veut changer d’univers et se diriger vers la musique où elle accompagne d’autres chanteurs et pose sa voix sur des pubs télé. Parmi ses rencontres intéressantes, il y a celle de l’auteur Etienne Roda-Gil qui lui conseille de se lancer dans la chanson et d’écrire ses textes. En 1992, elle sort ainsi son premier album: « Je tu ils ». L’opus n’est pas un succès commercial car il se vend à environ 30.000 exemplaires. Mais la chanson « Sucré salé » passe bien sur les radios, fait connaître la longiligne et charmante Zazie et lui permet d’obtenir la Victoire de la Révélation féminine.

Son second album, « Zen », est beaucoup mieux accueilli deux ans plus tard et reste un des plus acheté de la carrière de Zazie jusqu’ici. Les singles diffusés à la radio sont nombreux: « Larsen », « Un point c’est toi » et « Zen » entre autres. Le clip de « Larsen » reçoit une Victoire de la musique et Zazie part en tournée dans toute la France. De plus, elle commence à composer pour d’autres artistes comme Florent Pagny, Patricia Kaas ou Pascal Obispo avec qui elle chante en duo « Les meilleurs ennemis » en 1996. Poursuivant sur sa lancée, elle obtient la Victoire comme interprète de l’année en 1998. Son album suivant a pour titre « Made in love » et est également un très gros succès commercial avec 400.000 exemplaires vendus. Il contient des chansons comme « Tous des anges » et « Tout le monde » qui sont très appréciées du public. La popularité de Zazie s’étend alors jusqu’en Asie et elle fait une tournée de concerts en Birmanie, au Vietnam et au Cambodge notamment. Parallèlement à cela, Zazie va signer l’un des plus gros « tubes » de Johnny Hallyday: « Allumer le feu ». Durant l’été 2001, elle vend plus de 500.000 copies d’une chanson qu’elle interprète en duo avec Axel Bauer: « A ma place ». Quelques mois plus tard, la chanson « Rue de la Paix » annonce le nouvel opus de Zazie: « La zizanie ». En 2002, la chanteuse reçoit une nouvelle Victoire comme artiste de l’année et, en août, elle devient la maman d’une petite fille. Deux ans plus tard, Zazie commercialise un cinquième album plus pop. C’est « Rodeo » qui marque véritablement un virage musical dans sa carrière. En 2007 sort « Totem » avec les singles « Des rails » et « Je suis un homme ». Fin 2008, reconnaissance suprême, la première compilation de Zazie est disponible dans les bacs des disquaires: « Zest of », avec 16 ans de chansons en 36 titres dont deux inédits. Contrairement à Michel Fugain qui, au même moment, ne parvient pas à tenir le pari de sortir un mini-album à chaque saison pendant un an, Zazie, elle, mène avec succès une opération similaire. En 2010, elle poste sur internet un mini-album de sept titres chaque semaine pendant sept semaines. A la fin de la période, les 49 titres ainsi enregistrés sont réunis dans un coffret constituant le septième album de la carrière de Zazie. Début 2013, la chanteuse aborde encore un nouvel univers avec les chansons de « Cyclo » dont « Vingt ans » est bien accueillie par les médias. Le 10 janvier 2015, Zazie devient coach de la quatrième saison de l’émission télé à succès de TF1, « The Voice », aux côtés de Jenifer, Mika et Florent Pagny. Fin 2015, Zazie sort l’album « Encore heureux » et la chanteuse annonce son retour sur scène avec un nouveau spectacle intitulé comme celui de Maurane quinze ans plus tôt: « L’Heureux Tour ». La tournée commence le 20 février 2016 à Vélizy, passe ensuite par les Folies Bergère à Paris du 16 mars au 1er avril, et se termine fin 2016 en faisant escale en Belgique en septembre 2016. En mai 2018, le nouveau single de Zazie a pour titre « Speed » et obtient rapidement un succès qui préfigure celui de l’album « Essenciel » qui est commercialisé trois mois plus tard.
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Jacqueline Maillan

18 avril 1968 : Jacqueline MAILLAN est sur la scène de l’Olympia de Paris pour y chanter. Accompagnée par un grand orchestre dirigé par François Rauber, qui fut le chef d’orchestre de Jacques Brel, la comédienne y enregistre un 45 tours avec deux chansons: « Ce concerto » et « Oh ! non ce n’est pas toi ». 2 morceaux signés par Françoise Dorin et Michel Emer. Mais, ci-dessous, vous avez droit à toute l’introduction de ce spectacle où la comédienne évoque son statut d’idole… au Lichtenstein.

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Pierre Dudan en 1968

18 avril 1969 : Le chanteur suisse Pierre DUDAN, auteur, compositeur et interprète du célèbre succès « On prend le café au lait au lit » en 1945, est victime d’une attaque cardiaque à l’âge de 53 ans. Une sérieuse alerte pour le chanteur qui s’éteindra quinze ans plus tard.
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Pierre Rapsat

18 avril 2003 : Un an après le décès de l’artiste belge Pierre RAPSAT, un DVD posthume est commercialisé avec l’enregistrement du concert proposé au Cirque Royal de Bruxelles le 28 avril 2001.
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La pochette de l’album « La garçonnière »

18 avril 2011 : Sortie du premier album de la chanteuse et comédienne belge Stéphanie CRAYENCOUR. L’opus a pour titre « La garçonnière » et a été réalisé par l’auteur, compositeur et interprète belge Saule. L’ensemble musical se promène du côté de la country-pop en français.
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