28 FEVRIER

 

Olivier Despax au début des années 1960

28 février 1939 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Guitariste de talent, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui propose de former un groupe: « Les Gamblers ». En septembre 1962, la formation enregistre un disque de madison, la danse à la mode avec le twist.

Les morceaux n’obtiennent aucun succès et Olivier entre alors dans l’orchestre de Claude François qui est en passe de devenir une vedette. En 1964, il joue aussi avec Franck Alamo. Puis, il s’oriente tout naturellement vers une carrière de chanteur de charme tout en décrochant quelques petits rôles au cinéma. Ses succès en tant que chanteur, de 1963 à 1970, ne seront toutefois pas légion. Olivier Despax est décédé le 10 avril 1974 à Villejuif des suites d’une longue maladie.
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Jeanne Mas en 1984 – Photo (c) Paul Bella

28 février 1958 : Naissance, à Alicante en Espagne, de la chanteuse française Jeanne MAS. A 18 ans, elle s’inscrit à l’Université de Paris-Nanterre pour apprendre l’espagnol et l’italien. Parallèlement à ces études, elle suit des cours de danse, de chant et de piano. Ayant tout plaqué l’année suivante pour partir en Italie, elle y monte un groupe punk et tourne dans des pubs pour la télé. Quelques disques sont enregistrés sans succès dans ce pays. De retour en France, c’est en 1984 que Jeanne Mas connaît la gloire grâce à sa chanson « Toute première fois ».

La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980: « Johnny Johnny », « Cœur en stéréo » réalisé par Daniel Balavoine et Andy Scott, « En rouge et noir » et « Sauvez-moi ». Jeune maman, Jeanne Mas revient, début 1989, avec un album plus engagé: « Les crises de l’âme ». L’opus se classe n°1 en France et permet à son interprète de devenir la première artiste féminine française à se produire à Bercy. Le disque suivant, « L’art des femmes », est un échec commercial en 1990. Un an plus tard, la première compilation des succès de la chanteuse est certifiée disque d’or. Puis en 1994 sort un single dance: « C’est pas normal ». Deux ans après, elle arbore un look nouveau avec des cheveux longs rouges et un album résolument rock peu apprécié du grand public. En 2000, un label indépendant lui permet de sortir l’album « Désir d’insolence ». Dans la foulée, elle remonte sur scène à l’Olympia de Paris le 22 mai 2001. Deux ans plus tard, sort « Les amants de Castille », un concept sur le thème du Cid de Corneille. 2004 et 2005 voient sortir des compilations de succès et des remixes de « Toute première fois » et « Johnny Johnny ». De 2006 à aujourd’hui, ce ne sont pas les enregistrements, pourtant nombreux, qui ont fait l’actualité de Jeanne Mas. Mais plutôt, pour elle aussi, sa participation à différents spectacles évoquant les années 1980 avec nostalgie. En mars 2017, l’artiste commercialise son seizième album intitulé « PH » dont le premier extrait a pour titre « Slash & moi ». Et huit mois plus tard, c’est un CD de cinq titres qu’elle propose à la vente sur internet. L’opus s’intitule « Autrement » et reprend la chanson de Gérard Blanc « Une autre histoire » ainsi que « Poupée Psychédélique » initialement interprétée par Thierry Hazard au début des années 1990. Un nouvel album intitulé « Love » est prévu pour mars 2020 et une tournée de concerts est ensuite prévue en France et en Belgique.
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René Simard en 1974

28 février 1961 : Naissance, à Chicoutimi au Québec, du chanteur canadien René SIMARD. A l’âge de neuf ans déjà, il gagne un concours de chant à la télévision de Québec. Dans la foulée de cette récompense, il enregistre un premier album qui connaît un grand succès avec des chansons comme « L’oiseau » ou « Santa Lucia ». En 1972, le jeune artiste remporte deux trophées au Gala des artistes québécois. Au Festival international de la chanson à Tokyo en 1974, René Simard remporte le premier prix d’interprétation. Il s’agit du trophée Frank Sinatra que lui remet le chanteur américain en mains propres. En décembre de la même année, il est à l’affiche de l’Olympia à Paris en première partie de Daniel Guichard. Il connaît alors un certain succès en Europe francophone en surfant sur la vague des très jeunes chanteurs que sont Noam ou Roméo. L’un de ses « tubes » a pour titre « Maman laisse-moi sortir ce soir ».

En 1976, il est choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux olympiques d’été. Sa carrière va ensuite être exclusivement tournée vers le Canada et les Etats-Unis. Ses spectacles seront d’ailleurs conçus « à l’américaine ». René Simard va aussi présenter des émissions télévisées et tâter du cinéma.
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Marianne Oswald

28 février 1985 : Décès, à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne à l’âge de seize ans. Et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier. Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ».

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28 février 2007 : Le festival « Mars en chansons » de Charleroi (B) démarre avec le spectacle du Belge Christian GODART interprétant avec talent les oeuvres de Boby Lapointe. Jusqu’au 31 mars, une quantité impressionnante de concerts vont avoir lieu dans divers endroits de la ville la plus peuplée de Wallonie. Des artistes de toute la Francophonie vont y présenter leurs chansons: Joachim JANNIN (B), CLARIKA (F), VIS A VIES (F), Michèle BERNARD (F), Mary M. (B), KHABAN (F), DIMITRI (B), NERY (F), EVASION (F), Léonie LOB (F), Daphné D. (B), Pascale DELAGNES (B), ENTRE DEUX CAISSES (F), ERNO (B), JOFROI (B), Alexandre DESILETS (QC), MIMOSA (QC), ALCAZ (F), François VE (CH), K (CH), Nathalie RENAULT (AC), VISHTEN (AC), Gérald GENTY (F), Benoît DOREMUS (F), Renan LUCE (F), Alix LEONE (B), Marie CHERRIER (F), Catherine MAJOR (QC), Samir BARRIS (B), Yann PERREAU (QC), SAULE (B), Hughes MARECHAL (B), Véronique PESTEL (F), Ivan TIRTIAUX (B), Coline MALICE (B), Hervé LAPALUD (F), LE MONDE DE MANILLE (B), LUNDI 7 HEURES (B), Vincent DELBUSHAYE (B), ZOE (B), Joël FAVREAU (F) et Paule-Andrée CASSIDY (QC).
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Bashung : Pochette CD Bleu Pétrole 2008

28 février 2009 : Lors de la cérémonie de remise des Victoires de la Musique, Alain BASHUNG en décroche trois pour son album « Bleu Pétrole » sorti en 2008. Ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public: il est en effet en phase terminale d’un cancer du poumon qui le terrassera le 14 mars 2009.
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28 février 2013 : Décès du chanteur français Daniel DARC retrouvé mort à son domicile parisien. L’ex- chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments. Né le 20 mai 1959 à Paris, Darc est très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970 et c’est à cette époque qu’il devient le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistre cependant qu’un seul album et récolte un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Daniel entame ensuite une carrière de chanteur soliste et, avec l’aide de son complice Jacno, il enregistre un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’est étiolée dans les années 1990, Daniel Darc revient au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur ». Grâce à cet album, il reçoit, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il sort l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ».
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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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20 JANVIER

 

Vadim Piankov en 1999

20 janvier 1963 : Naissance, à Krasnodar, du chanteur russe Vadim PIANKOV. Il passe son enfance et son adolescence dans une ville provinciale soviétique sous l’ère Brejnev. Pour échapper à une certaine morosité ambiante, Vadim se tourne vers le théâtre dans la ville de Saratov. Toujours plus ambitieux, il décide ensuite de partir à la conquête de Moscou où il rentre dans la meilleure école de cinéma de Russie, le VGIK. Et c’est là qu’il découvre l’oeuvre de Jacques Brel avec son monde poétique, rebelle, sarcastique, plein d’amour, de compassion, de haine et de protestation. Gorbatchev est alors au pouvoir. Vadim découvre la langue française grâce à ces chansons et il commence à s’attaquer au répertoire de Brel en traduisant ses chansons. Il les chante ensuite devant des spectateurs intrigués sur le Vieil Arbat, la rue moscovite devenue pendant « la perestroïka » un lieu d’expression artistique sans censure.

La chanson lui permet de poursuivre ses études, d’approfondir son talent d’interprète et de rencontrer de nouveaux publics. Entretemps, Boris Eltsine a pris les rênes de la Russie et c’est l’époque de l’ouverture pour ceux qui osent. C’est donc tout à fait logiquement que Vadim s’installe en Belgique. Dans les cabarets et boîtes à chansons de Bruxelles, il chante du Brel et du Barbara mais aussi des compositions personnelles. L’une de celles-ci est retenue pour être présentée au concours « Pour la gloire » de la RTBF, télévision francophone publique belge: « Nocturne » en 1998. Si les textes originaux de Piankov sont rédigés en français et en russe, il chante aussi les poètes français et russes: Musset, Aragon, Apollinaire, Pasternak, Pouchkine ou Vladimir Vissotski. Entre 1995 et 2005, il enregistre six albums. Artiste dans l’âme, Vadim Piankov est aussi comédien. Un second métier qu’il exerce également en France où il décide de vivre à la fin des années 2000. Pour en savoir plus sur Vadim Piankov et écouter ses chansons les plus récentes, n’hésitez pas à visiter son site internet en CLIQUANT ICI.
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Benjamin Biolay en 2017

20 janvier 1973 : Naissance, à Villefranche-sur-Saône, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Benjamin BIOLAY. Sa mère est la petite-fille de Joseph Opinel, le fondateur de la célèbre fabrique de couteaux, et son père est clarinettiste amateur. Ses études se déroulent correctement au collège Notre-Dame de Mongré dans sa ville natale. Il s’intéresse assez tôt à la musique en pratiquant le violon et, ce qui est plus rare, le tuba grâce à sa présence au sein d’une fanfare locale. Mais le garçon est plutôt avide d’expériences musicales supplémentaires et il récolte deux premiers prix de trombone au conservatoire tout en jouant de la guitare de manière autodidacte. Après un petit détour par le lycée Saint-Exupéry de Lyon, Benjamin s’installe à Paris où il essaie de vivre de sa passion pour la musique. Il crée alors le groupe Matéo Gallion qui enregistre un disque live en 1994.

Parallèlement à ses activités au sein de cette formation, Benjamin fait la connaissance d’un maximum d’artistes pour lesquels il se propose de travailler. Ami du regretté Hubert Mounier, le chanteur de l’Affaire Louis’Trio, il écrit des arrangements pour un album du groupe en 1995. Il se fait alors remarquer par la maison de disques EMI qui lui signe un contrat pour des premiers singles qui ne se vendent pas énormément en 1997 et 1998. En 1999, il est à la base de l’album qui va révéler la chanteuse Keren Ann: « La biographie de Luka Philipsen » sur lequel se trouve la chanson « Jardin d’hiver ». Pour elle, il écrit et compose des morceaux mais il réalise aussi l’opus. Henri Salvador est touché par le travail du duo et leur confie la mise en oeuvre de son nouvel album « Chambre avec vue » qui signe un retour triomphal de l’artiste en 2000 avec, notamment, son interprétation toute personnelle de « Jardin d’hiver ». Il commence alors à préparer un nouvel album pour lui-même mais il s’occupe aussi des albums de Raphaël, de sa soeur Coralie Clément, d’Hubert Mounier ainsi que de celui de Lulu avec Bambou Gainsbourg. Sans oublier l’opus « Mieux qu’ici bas » qu’il réalise pour Isabelle Boulay qui en vend 1.500.000. Enfin, en mai 2001, Benjamin Biolay sort son premier album qui a pour titre « Rose Kennedy ». D’emblée remarqué et apprécié par les professionnels, le disque est sacré album révélation de l’année aux Victoires de la Musique en 2002. En 2003, son deuxième album a pour titre « Négatif » et est fortement influencé par l’univers musical de Serge Gainsbourg. Les albums vont alors se succéder tous les deux ans et l’artiste va prendre un soin tout particulier à les rendre à chaque fois différents musicalement d’abord et ensuite au niveau des thématiques abordées. Ils ont pour titres « A l’origine »(2005), « Trash Yéyé » (2007) et « La superbe » (2009). Quelques mois après la sortie ce dernier disque, il reçoit la Victoire de l’artiste interprète masculin de l’année et la Victoire de l’album de chansons. Benjamin se lance alors dans une grande tournée à travers la France, l’Espagne et l´Amérique du Sud. En 2012, le sixième opus de Benjamin Biolay s’appelle « Vengeance » et il y interprète des chansons en duo notamment avec Vanessa Paradis, Oxmo Puccino ou Orelsan. En 2013, il réalise et produit le sixième album de Vanessa Paradis, « Love Songs », dont il écrit et compose huit titres. Il y interprète aussi un duo avec la chanteuse : « Les roses roses ». Il accompagne ensuite Vanessa en tournée sur le « Love Songs Tour » en tant que musicien. Ces activités expliquent la pause un peu plus longue que le chanteur s’accorde avant de commercialiser l’album « Palermo Hollywood » qui sort en 2016. La galette numérique reçoit la Victoire de l’album de chansons lors des Victoires de la musique 2017. En mai 2017, il réitère l’expérience qui lui a permis de travailler en Argentine en 2016 et il y enregistre le disque intitulé « Volver ».
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20 janvier 1977 : Naissance, à Renaix, de l’interprète belge MELODY sous le nom de Nathalie Lefèbvre. La fillette grandit à Saint-Sauveur, entre Tournai et Ath, où son entourage lui trouve une voix étonnante. Elle se présente donc très jeune à des concours de chant et, lors d’une fête locale, Jean-Pierre Millers, le compositeur de Corinne Hermès, craque pour le talent de la gamine. Il la présente à un ami: le producteur Orlando, le frère de Dalida, qui fait signer un contrat à l’adolescente. A douze ans, la jeune fille pulvérise les hit parade de l’été 1989 avec « Y’a pas que les grands qui rêvent », une chanson dont le texte est écrit par le journaliste et chroniqueur Guy Carlier et la musique composée par Jean-Pierre Millers. Elle devient rapidement une vedette et son succès ne s’arrête pas là puisque quelques singles et deux albums permettent de mieux la faire connaître ensuite avec les titres « Chariot d’étoiles », « Le prince du roller » ou le très émouvant « Mamie ». Trop jeune peut-être pour supporter le poids d’une telle popularité sur ses frêles épaules, Mélody quitte l’univers de la chanson, en 1994, aussi vite qu’elle y est arrivée. C’est Orlando, le frère de Dalida, qui avait « lancé » Mélody. Toujours à l’affût de nouveaux talents depuis la disparition de sa soeur, il devait ensuite découvrir Hélène Ségara dont il finit par s’occuper exclusivement pendant des années. Depuis cette époque de grands succès, Nathalie (ex-Mélody) semble s’être mariée, être maman, et vivre dans sa ville natale de Renaix. Ci-dessous, une vidéo de « Y’a pas que les grands qui rêvent » en 1989.

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En 1992

20 janvier 2003 : Décès, à son domicile de Dreux, de la chanteuse française de zouk Edith LEFEL, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Née le 17 novembre 1963 à Cayenne en Guyane, d’une mère guyanaise et d’un père martiniquais, Edith passe les trois premières années de sa vie en Guyane avant de vivre son enfance en Martinique. Elle y est bercée par la musique de son frère aîné qui est guitariste et qui lui permet de chanter dans son groupe de folk-rock. Et ses parents lui font connaître très tôt les chansons d’Edith Piaf, de Jacques Brel ou de Charles Aznavour. A quatorze ans, elle se retrouve en région parisienne où elle vit avec sa mère à Saint-Denis. Elle continue à s’intéresser à la musique et au zouk tout en se consacrant ensuite, du mieux qu’elle peut, à ses études de droit. De rencontre en rencontre, elle s’immisce de plus en plus dans le milieu artistique et musical français en devenant choriste de studio. Elle fait alors la connaissance de bon nombre de musiciens de zouk comme ceux du groupe Kassav. C’est ainsi grâce au groupe La Mafia qu’elle se produit avec lui sur scène aux Antilles en 1984. Là-bas, elle sympathise avec l’artiste Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Arrangeur et producteur, il devient son pygmalion mais aussi le père de ses jumeaux Chris et Matthieu. De plus en plus « connue » dans le métier, elle est sollicitée, en 1987, par le groupe Malavoi pour remplacer Marie-José Alié victime d’une indisponibilité inopinée lors des concerts de la formation au Zénith de Paris. Tout à fait convaincante, Edith Lefel part alors en tournée avec Malavoi et multiplie les activités. Elle est ainsi choriste de Philippe Lavil lorsqu’elle enregistre son premier album en 1988: « La Klé ». Elle y interprète notamment un duo avec Ralph Thamar: « SOS mémé ». Sa carrière est véritablement lancée et elle se produit à de nombreuses reprises en Afrique. En 1992, la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) lui attribue le trophée de la meilleure chanteuse de l’année pour son deuxième opus « Mèci ». Le 11 mai 1996, alors que son troisième album, « Rendez-vous », vient de sortir, Edith Lefel réalise un rêve d’enfant en chantant sur la scène de l’Olympia de Paris. En mai 1999, lors d’une tournée à la Martinique, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman. La même année sort le disque « A fleur de peau » caractérisé par deux reprises peu banales: « Si j’étais un homme » de Diane Tell en version zouk et « L’hymne à l’amour » de Piaf en mode salsa. Il faut ensuite attendre décembre 2002 pour découvrir l’album suivant qui a pour titre « Si seulement ». Elle s’y entoure de grands talents de la musique zouk et enregistre aussi quelques mélodies plus intimistes qui mettent en valeur ses grandes capacités vocales.

Tout va pour le mieux pour Edith Lefel qui se prépare donc à repartir en tournée en 2003. Mais, le 20 janvier de cette année 2003, la chanteuse s’écroule à son domicile de Dreux, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Ses obsèques ont lieu le 25 janvier 2003 en l’Eglise Saint-Sulpice de Paris et son corps est ensuite inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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4 JANVIER

 

Robert Lamoureux dans les années 1960

4 janvier 1920 : Naissance, à Saint-Mandé, de Robert LAMOUREUX, comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français. La fonction de chanteur étant peut-être celle qui le caractérisait le moins. En effet, la plupart de ses chansons, à l’instar du fameux « Papa maman la bonne et moi » en 1950, sont plutôt des sketches entrecoupés de quelques passages musicaux chantés. On lui doit l’écriture de nombreuses pièces de théâtre à succès (« L’amour foot ») ou encore, au cinéma, la réalisation des fameuses aventures de la 7e Compagnie. Pointilleux sur la protection de ses oeuvres et de leurs titres, il exige de Claude François, en 1971, qu’il débaptise sa chanson « Viens à la maison » qui est alors le titre de l’un de ses écrits.

Depuis, la chanson de Claude François s’intitule « Y’a le printemps qui chante ». Robert Lamoureux est décédé le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt. A 91 ans, il vivait retiré des « affaires » mais il restait un grand artiste qui a marqué toute une époque.
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Ginette Garcin

4 janvier 1928 : Naissance, à Marseille, de l’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN. Elle passe son enfance au sein d’une vieille famille gérant l’établissement des bains populaires du Petit Pavillon. Elle y chante régulièrement alors qu’elle est encore enfant et, à l’âge de 14 ans, elle franchit un pas important en se faisant engager dans une opérette qui est présentée au Variété Casino de Marseille avec Reda Caire. Deux ans après la Libération, Ginette est à Paris où elle se fait remarquer par Jacques Hélian qui la fait débuter comme chanteuse dans son orchestre de variétés. Elle y forme un duo avec Jean Marco entre 1947 et 1951, date à laquelle elle quitte la formation musicale.

Elle travaille alors avec le compositeur Loulou Gasté et entame une carrière de comédienne à Rouen. Elle ne délaisse cependant pas la musique qui reste son activité principale puisqu’elle est l’une des premières interprètes à chanter Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs titres sur disque dans les années 1960. Ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que Ginette Garcin va se tourner vers le théâtre, le cinéma et la télévision pour y jouer des pièces, y tourner des films et participer à des séries et des téléfilms. En 1990, elle écrit une pièce de théâtre intitulée « Le clan des veuves » qui va connaître un énorme succès et où elle est en scène aux côtés de Jackie Sardou pendant quatre ans. En 1995 toutefois, grâce au musicien belge Jean-Pierre Sarot, elle enregistre un dernier album où elle est la chanteuse d’un big band et où elle reprend les titres qui ont fait son succès avec Jacques Hélian à la fin des années 1940. Deux ans plus tard, l’artiste est à l’affiche d’une comédie musicale écrite par Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert sur la base d’une oeuvre de Marcel Aymé : « Le Passe-muraille ». Jusqu’à sa mort en 2010, Ginette Garcin va presque totalement se consacrer au théâtre et reprendre, sans Jackie Sardou entretemps disparue, « Le clan des veuves » en 2006 aux théâtre des Bouffes-Parisiens. Elle meurt à 82 ans des suites d’un cancer du sein le 10 juin 2010 dans un hôpital de Nanterre. Son corps est incinéré le 14 juin 2010 au crematorium du Mont Valérien à Paris.
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Georges Chelon en 1971 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

4 janvier 1943 : Naissance, à Marseille, de l’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON. Après avoir entrepris des études à l’Institut d’études politiques de Grenoble, il pense faire carrière dans le journalisme mais il en est empêché par l’achat d’une première guitare qui le dirige tout droit vers la chanson en écrivant ses premiers titres. Face à cette passion soudaine, Georges décide de se présenter à un concours radiophonique où il est remarqué par René Vanneste qui est alors directeur artistique de Pathé Marconi. Et ce dernier l’encourage à enregistrer un premier disque 45 tours en 1965. Ce premier vinyle est suivi d’un album 33 tours dont le titre est « Père Prodigue », une chanson autobiographique qui obtient un grand succès à contre-courant de la mode yé-yé qui sévit alors.

La popularité de l’artiste lui permet d’assurer les premières parties d’artistes de la même catégorie comme Alain Barrière ou Salvatore Adamo pour qui Chelon garde toujours une grande amitié. Son ascension se poursuit en 1966 avec la réception du Prix de l’Académie Charles-Cros du disque. Un an plus tard, son concert parisien de Bobino est enregistré sur son troisième album. En 1968, une nouvelle chanson obtient un grand succès: c’est « Sampa » qui raconte à la première personne l’histoire d’un chien bâtard. Deux ans après ce « tube », le chanteur adapte en français quelques titres du répertoire de Leonard Cohen: « Adieu Marianne » et « Good bye » notamment. Au début des années 1970, après un passage à l’Olympia en 1971, l’artiste se fait plus rare et il faut attendre 1979 pour l’entendre à nouveau sur les radios avec la chanson « Montmartre ». Depuis cette époque, Georges Chelon n’a de cesse d’enregistrer des albums à raison d’un opus tous les deux ans environ. L’un de ceux-ci sort en 2013 et est consacré aux chansons de Georges Brassens. Entre 2004 et 2008, Georges Chelon réalise le projet de mettre en musique et d’enregistrer, sur sept disques, l’intégralité des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Dans les années 2000 et 2010, l’artiste fait régulièrement partie des tournées « Age tendre et tête de bois » où il récolte toujours un sacré succès populaire. En janvier 2008, il se présente seul face au public de l’Olympia à Paris. Ses succès, en versions originales, ainsi que des chansons moins connues ont été « compilés » sur un triple CD de la série « Platinum Collection » chez EMI en 2012. Début 2016, Georges Chelon édite un album intitulé « Dans la cour de l’école ». Il y raconte, tout en poésie, ses souvenirs d’écolier. À 74 ans, en 2017, l’artiste enregistre treize nouvelles chansons sur l’album « On n’est pas tout seul ». Des chansons d’amour mais aussi d’actualité sur l’accueil des migrants, la colère, la vieillesse ou encore l’au-delà. Deux ans plus tard, l’opus suivant a pour titre générique « Essayez Dieu ». Il comprend quatorze nouvelles chansons et une nouvelle version de « Père Prodigue ». Pour en savoir plus sur la discographie de Georges Chelon, rendez-vous sur le site web très complet de François-Marie Gérard en CLIQUANT ICI.
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Album de Thomas Fersen « les ronds de carotte » en 1995. Photo (c) Jean-Baptiste Mondino.

4 janvier 1963 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Thomas FERSEN dont le véritable nom est toujours une énigme. Selon ses dires, le petit Thomas découvre la musique à l’école communale grâce aux chansons paillardes. Pour ses quatorze ans, sa mère lui offre une guitare. On est à la fin des années 1970 et, au fil des voyages scolaires en Angleterre, Thomas fait connaissance avec la musique anglo-saxonne et le mouvement punk qui l’impressionne. Il écrit alors ses premières chansons paroles et musique et met sur pied des groupes musicaux avec des copains. Il poursuit parallèlement des études en électronique avant d’effectuer ses obligations militaires en 1984. A son retour à la vie civile, il décroche un poste de câbleur dans des chaînes d’hôtels françaises. Après un périple qui l’emmène notamment à Cuba, le musicien-chanteur décide de franchir un cap supplémentaire en changeant d’identité pour prendre le nom d’artiste de Thomas Fersen. Et c’est sous ce patronyme qu’il enregistre un premier disque vinyle en 1988: « Ton héros Jane ». Ce 45-tours ne connaît pas plus de succès qu’un deuxième commercialisé deux ans plus tard: « Le peuple de la nuit ». Engagé par un restaurateur thaïlandais pour animer les soirées de son établissement parisien, Thomas s’y fait remarquer par un producteur qui lui propose un nouveau contrat et, surtout, une bonne équipe de collaborateurs. Il enregistre alors un vrai premier album en 1992: « Le bal des oiseaux ».

La chanson portant le titre de l’opus connaît alors un grand succès immédiat l’année suivante et voit Thomas Fersen récompensé par un disque d’or et une Victoire de la Musique de la révélation masculine en 1994. Depuis ce moment, se créant un univers personnel et atypique, cet artiste de grand talent enregistre de nombreux albums. Ses prestations sur scène restent le meilleur moment pour faire connaissance avec ce chanteur hors du commun qui a apporté un renouveau à la chanson francophone. Au point de faire école et d’influencer toute une série de jeunes artistes comme le Belge Antoine Hénaut qui a déjà assuré de nombreuses premières parties de Thomas Fersen justement.
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En 1998

En 1998

4 janvier 1982 : Naissance, à Tournai, de la chanteuse belge Mélanie COHL sous le nom de Mélanie Picron. La petite Mélanie apprend à jouer du violon à l’âge de cinq ans. Elle s’inscrit ensuite au Conservatoire de Tournai pour y suivre des cours de solfège, de violon, de diction et de déclamation. Très jeune, elle commence à chanter sous le pseudonyme de Kelly Logan et participe à de nombreux concours dans sa région natale proche de la frontière française. A dix ans, la chanteuse participe à l’émission de la télé publique belge francophone RTBF: « Jeunes Solistes ». Et, trois ans plus tard, elle remporte le jeu « Chacun sa chance » dans le club Dorothée sur la chaîne privée française TF1. En 1997, sous son vrai nom de Mélanie Picron, elle se présente au crochet télévisé de la RTBF « Pour la gloire » dans la catégorie « Juniors ». Elle y remporte la finale présentée par Carlos Vaquera. Le chanteur belge Philippe Swan, interprète du « tube » « Dans ma rue » en 1989, la remarque et lui propose d’enregistrer un premier single sous le pseudonyme de Mélanie Cohl. La chanson « Dis oui » qui lui est proposée est alors sélectionnée pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson 1998 qui a lieu à Birmingham en Grande-Bretagne. Mélanie termine à la sixième place. En Belgique, le disque « Dis oui » est certifié double disque de platine et connaît le succès aussi bien en Flandre qu’en Wallonie. Son producteur estime alors qu’il est temps pour la jeune artiste d’enregistrer un premier album. Celui-ci sort sous le titre générique « Mes îles » et quelques singles retiennent l’attention des programmateurs de radio belges: « Je rêve de vous », « Je saurai t’aimer » ou « Pardonnez-moi ». Mélanie Cohl connaît alors la grande joie de pouvoir interpréter la bande originale francophone du long métrage d’animation de Walt Disney « Mulan » qui est projeté dans les salles obscures en novembre 1998. La chanson « Qui je suis vraiment » est adaptée en français par Philippe Swan du titre « Reflection » de Christina Aguilera. Avec ce titre, Mélanie Cohl obtient une petite popularité en France. Mais, après cet épisode, cela ne décolle pas vraiment pour la pourtant talentueuse Mélanie qui prend le temps de la réflexion et finit par rejoindre, en septembre 2002, la troupe de la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » où elle tient l’un des rôles principaux: celui de Solange. La première du spectacle a lieu le 16 septembre 2003 à quelques kilomètres seulement de la ville natale de Mélanie: au Zénith de Lille. Puis, c’est la scène du Palais des Congrès de Paris qui accueille la troupe où la chanteuse interprète en duo avec Frédérica Sorel la célèbre « Chanson des jumelles ». Gravée sur disque, la chanson atteint la 24e place du classement français des ventes. Profitant de ce regain de succès, la firme de disques AMC commercialise alors une compilation qui reprend « La chanson des jumelles », « Dis oui », « Qui je suis vraiment », un remix de « Je rêve de vous » et, aussi, cinq titres inédits. En 2005, alors qu’elle attend la naissance de son premier enfant, Mélanie Cohl participe à une tournée de podiums en Belgique mais elle décide déjà de prendre ses distances avec le métier de la chanson malgré une proposition pour un rôle dans la deuxième saison du spectacle musical « Roméo et Juliette ». Mariée et maman de deux garçons, on la retrouve à la direction d’une sandwicherie à Péruwelz (B) avant qu’elle ne se présente, sur les conseils insistants de son entourage, au casting de la troisième saison du concours télévisé « The Voice France » en 2013 où elle n’est pas retenue.
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18 DECEMBRE

Laurent Voulzy – Pochette album 2008

18 décembre 1948 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Laurent VOULZY dont le vrai prénom est Lucien. Son père est un homme d’affaires originaire de la Guadeloupe tout comme sa mère qui part vivre à Paris, seule avec son fils, afin de devenir chanteuse et danseuse. Lucien vit alors à Nogent-sur-Marne d’abord chez une nourrice puis chez sa maman qui a finalement abandonné tout projet artistique et s’est remariée. Enfant puis adolescent, Lucien baigne dans la musique: créole d’abord puis anglo-saxonne en écoutant la radio. Il n’a dès lors qu’une envie: jouer de la musique et ce au détriment de ses études. Il se rapproche de la maison des jeunes de Nogent et il y organise des concerts. A quatorze ans, il fonde le groupe des « Tigers » dont il est le batteur. Par la suite, c’est à la guitare basse qu’on le retrouve au sein du groupe des « Ellences » et à la guitare électrique avec le « Mark Robson Sound ». Puis, il est le meneur du groupe « Temple de Venus » avant d’entamer une carrière de chanteur de manière très difficile. En 1967, il présente l’une de ses premières compositions, « Timide », à un concours qu’il remporte à Nogent. Décidément plus à l’aise dans la formation de groupes musicaux, il fonde cette fois le groupe « Le poing » qui, malgré de nombreux concerts dans toute la France, n’enregistre pas de disque. Pour gagner sa vie, le musicien Lucien Voulzy accompagne les stars du moment sur scène: il devient même le chef d’orchestre de Pascal Danel qui cartonne alors avec « La plage aux romantiques » et « Kilimandjaro ». Après son service militaire qu’il effectue en 1968, il signe son premier contrat pour une firme discographique sous le nom d’artiste de Laurent Voulzy. Mais ce n’est pas gagné pour autant car les 45 tours qu’il enregistre à partir de 1972 ne se vendent pas: « Folle de toi » (1972), « La sorcière » (1973), « Milady » (1974), « La fille en papier » (1975) et « Les radios qui chantent » (1976). Au fil du temps qui passe, Laurent a la chance de pouvoir compter sur une maison de disques qui ne s’impatiente pas et qui, en plus, lui donne l’opportunité de rencontrer, en 1974, un autre apprenti-chanteur nommé Alain Souchon. Ce dernier écrit des textes étonnants sur les musiques de Voulzy et il les interprète avec succès dès 1974 dans des chansons comme « J’ai dix ans », « S’asseoir par terre » ou encore « Bidon » (1976). Fin 1976, avec son acolyte Souchon, Voulzy songe à une chanson qui serait une sorte de medley des grandes chansons anglo-saxonnes qui ont bercé les étés de son enfance et de son adolescence. Il lie ces extraits musicaux par une mélodie dont le texte est imparable: « un truc qui m’colle encore au coeur et au corps ». La chanson s’appelle « Rockollection », elle sort en mai 1977 et elle est un tube d’été européen.

Parallèlement à sa carrière de compositeur à succès entamée pour Alain Souchon, Laurent Voulzy doit maintenant poursuivre une carrière d’interprète qui prend un envol assez inattendu. Il enchaîne les succès avec « Bubble star » (1978), « Paris-Strasbourg » (1978), « Karin Redinger » (1979), « Le coeur grenadine » (1979), « Cocktail chez mademoiselle » (1980), « Idéal simplifié » (1982), « Bopper en larmes » (1983), « Désir désir » (avec Véronique Jannot en 1984), « Les nuits sans Kim Wilde » (1985), « Belle-île-en-mer Marie-Galante » (1986), « My song of you » (1986), « Le soleil donne » (1988), « Le pouvoir des fleurs » (1993), « Le rêve du pêcheur » (1993) ou « La fille d’avril » (2002). En 1993, l’artiste reçoit une Victoire de la musique pour son album « Caché derrière » et le Grand Prix de la Chanson française attribué par la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français (SACEM). La même année, Laurent Voulzy prouve qu’il est aussi un homme de scène en produisant des spectacles imposants où les guitares sont partout. Il semble avoir atteint un certain paroxysme dans l’aspect visuel de ses concerts dans les années 2000 et, en 2012, avec le spectacle issu de l’album concept « Lys and love » dont le titre phare est « Jeanne ». En 2002, il reçoit une seconde Victoire de la musique cette fois pour l’album « Avril ». En juin 2006, Laurent Voulzy sort un album de reprises de chansons estivales intitulé « La septième vague » et il connaît alors un beau succès avec « Derniers baisers », adaptation française datant des années 1960 d’un tube anglo-saxon de la même époque: « Sealed with a kiss ». Deux ans plus tard, jour pour jour, l’album Recollection célèbre le trentième anniversaire de son premier grand succès: « Rockollection » dont une nouvelle version est alors enregistrée. Le 24 novembre 2014, Laurent réalise le vieux rêve d’enfin enregistrer un album en duo avec son complice de 40 ans: Alain Souchon. L’opus est lancé par la chanson « Derrière les mots » qui est d’emblée un grand succès tout comme la tournée de concerts que les deux compères doivent prolonger ensuite. En 2017, 40 ans après une première version sans succès, la chanson « Timide » se retrouve en introduction du neuvième album studio de Laurent Voulzy consacré à la musique brésilienne: « Belem ». A partir de septembre 2018, l’artiste est de retour pour une nouvelle série de concerts exceptionnels dans les églises et cathédrales. L’occasion de découvrir son répertoire revisité en résonance avec ces lieux uniques. Fin 2019, un double CD et un DVD sont commercialisés : ils permettent de retrouver l’ambiance de ces spectacles mystiques à l’occasion de celui qui a été enregistré dans l’abbaye du Mont-Saint-Michel en Normandie.
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18 décembre 1962 : Alors que la chanson « Belles belles belles » vient de sortir avec succès, Claude FRANCOIS propose son premier concert à Paris. Il chante en effet à l’Olympia en première partie du groupe The Spotnicks et de la chanteuse DALIDA.
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Pauline Ester – Pochette du best of en 2006

18 décembre 1963 : Naissance, à Toulouse, de la chanteuse française Pauline ESTER sous le véritable nom de Sabrina Ocon. Dès son plus jeune âge, la fillette chante tout le temps avec ses parents, un père andalou et une mère d’origine espagnole. Elle suit les cours du lycée Bellevue mais s’intéresse bien vite à la danse classique dont elle suit des cours. Mais c’est toujours la musique qui l’intéresse et l’adolescente découvre les classiques de la pop anglaise avant de se passionner pour les rythmes contemporains et le mouvement punk. A 20 ans, elle rencontre un guitariste dont elle tombe amoureuse : Frédéric Loizeau. Ils décident de former un groupe qui fait le tour de tous les lieux musicaux de Toulouse. Sabrina découvre alors le jazz d’Ella Fitzgerald et le blues de Ray Charles. Elle choisit alors le patronyme artistique de Sabrina O et elle se produit au festival « Alors, Chante! » de Montauban puis au Printemps de Bourges. En 1989, grâce à des chansons écrites en collaboration avec Fred Loizeau, elle décroche l’opportunité d’enregistrer un album chez Polydor. L’artiste change de nom et devient Pauline Ester, histoire de ne pas être confondue avec la chanteuse italienne Sabrina qui, à ce moment, cartonne avec le « tube » « Boys ».

L’opus de Pauline est emmené par la chanson « Il fait chaud » et devient un énorme succès grâce à « Oui je l’adore » puis « Le monde est fou » et « Une fenêtre ouverte ». En octobre 1992, la chanteuse sort un deuxième album dont le titre est « De l’autre côté ». Quelques chansons comme « Les hommes à genoux » et « Sur ton répondeur » obtiennent les faveurs de quelques programmateurs de radio mais le succès de ce second opus est plus faible que celui du premier. Faut-il dès lors y voir la raison pour laquelle Pauline Ester s’est alors longuement éclipsée du paysage de la chanson francophone ? En tous cas, ce n’est que quatorze ans plus tard qu’elle apparaît à nouveau avec un album compilation de ses succès et trois inédits. En 2007, dans la foulée de cet album, elle interprète les chansons du film « New Délire » avec Mathilda May et Pascal Légitimus, l’ex-« inconnu » qui fut aussi son compagnon pendant sept ans jusqu’en 2003. En 2010, Pauline Ester retrouve les joies de la scène en proposant un nouveau spectacle en duo acoustique avec son complice des débuts Fred Loizeau. D’octobre 2014 à juillet 2015, elle participe à la tournée « Stars 80 L’Origine », avec d’autres artistes marquants des années 1980 comme Lio, Emile et Images, Julie Pietri, Cookie Dingler, François Feldman, Jean-Pierre Mader ou encore Les Avions.
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Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

18 décembre 2001 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de Gilbert BECAUD à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer. Né le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly, le chanteur et compositeur français passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les enregistrer lui-même. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspiré. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1968), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Totalement heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui inaugure la réouverture de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100.000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Il s’éteint à bord de la péniche « Aran » sur laquelle il a vécu et qui est amarrée à Boulogne-Billancourt. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud (cliquer ICI pour lire l’article). Et les hommages se poursuivent avec des albums dédiés du Québécois Mario Pelchat (2015), de Pascal Danel et de Gilbert Montagné en 2016.
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Léo Marjane dans les années 1930

18 décembre 2016 : Décès, à Barbizon, d’une crise cardiaque, de la chanteuse française Léo MARJANE à l’âge de 104 ans. Née à Boulogne-sur-Mer le 26 août 1912 sous le nom de Thérèse Gendebien, elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ». Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais. Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas pu faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Ferré (« Monsieur mon passé »). Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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Alain Barrière en 2006 (c) Jean-Charles Guillo

18 décembre 2019 : Décès, à Carnac, de l’auteur-compositeur-interprète français Alain BARRIERE à la suite d’une crise cardiaque. Il y était alité depuis plusieurs mois après avoir subi quatre accidents vasculaires cérébraux qui l’avaient beaucoup affaibli ces dernières années. Il avait 84 ans depuis un mois. Né, en effet, le 18 novembre 1935 à La Trinité-sur-Mer sous le nom d’Alain Bellec, il est élevé en Bretagne dans le milieu de la pêche. Cette dernière activité l’intéresse plus que l’école mais la rencontre d’un instituteur va éveiller sa curiosité lui donner le goût des études. Son baccalauréat en poche, il part pour Angers où il entre à l’Ecole nationale des ingénieurs des arts et métiers en 1955. Passionné par la musique de Django Reinhardt, il achète sa première guitare et commence à composer. Immobilisé par la tuberculose qui nécessite du repos, il tue le temps en écrivant et composant des chansons. Persuadé qu’il a des chances de se faire remarquer grâce aux mélodies qu’il crée, il s’inscrit, en 1961, au concours du Coq d’or de la chanson française. Il franchit les différentes éliminatoires pour se retrouver en finale sur la scène de l’Olympia de Paris où il interprète « Cathy ». Même s’il ne termine pas dans les premiers, il a la chance de se faire remarquer par un producteur qui lui fait signer un contrat avec la firme de disques RCA. Un an plus tard, il est à nouveau sur la scène de l’Olympia où, cette fois, il propose cinq de ses chansons en première partie de Colette Renard. Son nom commence à être connu dans le milieu artistique mais le public n’est pas encore au rendez-vous. En 1963, il parvient à se faire sélectionner pour représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Elle était si jolie » et se classe cinquième. Sa chanson devient un « tube » populaire en France et ailleurs. C’est le véritable début d’une belle et longue carrière. Alors qu’il est, une fois de plus, à l’affiche de l’Olympia en première partie de Paul Anka en septembre 1963, il est en train de composer et d’écrire ce qui est le plus grand succès de sa carrière: « Ma vie » qui est commercialisé en 1964. La même année, il passe, enfin, en vedette à l’Olympia. « Ma vie » est aussi un « tube » dans divers pays d’Amérique du Sud et en Italie avec la version italienne (« Vivro ») qu’Alain Barrière enregistre pour ce marché. Par la suite, l’artiste va enchaîner les succès pendant deux décennies: « Les guinguettes » (1966), « Emporte-moi » (1968), « À regarder la mer » (1970), « Rien qu’un homme » (1971), « Pour la dernière fois » (1973), « Le Bel amour » (1973), « Séduction 13 » (1974), « Tu t’en vas » en duo avec Noëlle Cordier (1974), « Mon improbable amour » (1975), « Si tu te souviens » (1976), et « Amoco » (1978). Cette dernière chanson relate, sur un rythme disco typiquement contemporain, le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz qui pollue les côtes de la Bretagne. En 1975, Alain Barrière se lance dans la construction, à Carnac en Bretagne, d’un complexe reprenant un théâtre, une discothèque et un restaurant: le « Stirwen ». Mais, deux ans plus tard, les difficultés financières du complexe s’accentuent et le chanteur part s’installer aux Etats-Unis pour échapper, un temps, au fisc français. En 1981, il revient dans son pays natal mais les deux albums qu’il enregistre n’ont pas le succès escompté. Il quitte à nouveau la France pour le Canada cette fois. Le 11 janvier 1989, Alain Barrière est l’invité de Jean-Pierre Foucault pour son émission télévisée « Sacrée Soirée » sur TF1 à Paris. Il s’y plaint de ses problèmes financiers et fiscaux et a la « surprise » d’être mis en contact directement avec le ministre français des finances de l’époque Michel Charasse. Peu satisfait des réponses de l’homme politique, l’artiste reste toutefois en France et se résigne à apurer ses dettes. Il met alors des années à reprendre le chemin des scènes et des studios. Il le fait en 1998 en sortant un disque de chansons nouvelles: « Barrière 97 ». La même année, il se produit dans la salle Pleyel à Paris. Puis, il faut à nouveau attendre quelques années et 2006 pour voir arriver dans les bacs « La compilation authentique ». Un an plus tard, il entame une grande tournée française et enregistre un CD de grandes chansons telles que « Ne me quitte pas », « La Mer » ou « Les copains d’abord ». En 2011, Alain Barrière annonce qu’il va faire ses adieux à la scène le 10 septembre à la-Trinité-sur-Mer, là où il est né. Malheureusement, cinq jours avant le rendez-vous, il est contraint d’annuler le concert pour raisons de santé. Les deux accidents vasculaires cérébraux dont il a été victime auparavant l’empêchent désormais de rester sur scène pendant près de deux heures. Début décembre 2019, son épouse Anièce, avec qui il vit depuis près de 40 ans, décède à la suite d’un cancer du pancréas. Pour ne pas l’affecter plus alors qu’il est souffrant, sa fille Guenaëlle n’annonce pas le décès de sa mère à son père. Mais ce dernier meurt d’une crise cardiaque le mercredi 18 décembre.
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17 DECEMBRE

André Claveau dans les années 1960 – Photo (c) Sam Lévin

17 décembre 1911 : Naissance, à Paris, du chanteur français André CLAVEAU. Il est le fils d’un tapissier et désire, dès son plus jeune âge, devenir ébéniste. Il suit quelques formations dans ce sens avant d’être engagé comme graphiste, dessinateur de bijoux et créateur de décors de théâtre. A l’occasion, il réalise aussi des affiches de spectacles pour Damia et Jean Lumière entre autres. En 1936, un peu par hasard, il s’inscrit à un concours pour chanteurs amateurs organisé par la station de radio du Poste Parisien: « Premières chances ». Il gagne la compétition grâce à la chanson « Chez moi ». Ce premier succès va le faire connaître auprès des auditeurs et André Claveau va ainsi multiplier les apparitions sur les scènes parisiennes de Mogador, du Concert Pacra ou de l’Européen. Durant la guerre, il est de plus en plus difficile de se produire en spectacle et le chanteur va animer une émission de variétés sur Radio Paris. Ces activités-là lui valent d’être banni pendant deux ans des antennes à la Libération. Il délaisse alors de plus en plus la radio pour un autre micro: celui des studios d’enregistrement. Il devient ainsi l’une des vedettes françaises les plus populaires des années 1950. Avec sa voix de crooner et ses mélodies douces, il est rapidement surnommé le « prince de la chanson de charme ». Il rend éternelles des chansons comme « Marjolaine », « Deux petits chaussons », « Domino », « Cerisier rose et pommier blanc » et « Bon anniversaire ».

Il fait aussi de nombreuses apparitions dans des films où il prend l’habitude d’interpréter ses grands succès. En 1958, André Claveau est le vainqueur de la soirée de sélection permettant à l’artiste de représenter la France au concours Eurovision de la Chanson. Le 12 mars 1958, il est donc présent à Hilversum aux Pays-Bas pour interpréter la chanson « Dors mon amour ». Et c’est lui qui gagne la compétition grâce à la musique d’Hubert Giraud et le texte de Pierre Delanoë. Comme pour d’autres chanteurs de sa génération, la popularité d’André Claveau va décroître avec l’arrivée de la nouvelle vague des artistes des années 1960. Il continue malgré tout à enregistrer des disques mais, à la fin de la décennie, il décide de prendre définitivement sa retraite. Et il se tient rigoureusement à cette décision puisque, malgré les nombreuses sollicitations, il ne réapparaît plus jamais en public ni sur les plateaux de télévision après 1970. Le 4 juillet 2003, André Claveau succombe à une embolie cérébrale à Agen. Il est ensuite mis en terre à Brassac dans le Tarn-et-Garonne.
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Jean-Claude Drouot en 1965 – Photo (c) Roger Bernard

17 décembre 1938 : Naissance, à Lessines, de l’acteur belge Jean-Claude DROUOT. A quinze ans, il découvre Luis Mariano, le bonheur de chanter et celui d’avoir une voix. Il chante à la chorale de l’église de Deux-Acren notamment. Puis, il se dirige vers l’art dramatique et, après une formation théâtrale à l’ULB, Université Libre de Bruxelles, il joue dans quelques pièces. Il est ensuite engagé pour le rôle de Thierry la Fronde dans un feuilleton télévisé français qui récolte un énorme succès. C’est lors de cette expérience télévisuelle que Jean-Claude s’essaie vraiment à la chanson en interprétant les thèmes du feuilleton comme « La marche des compagnons » en 1964. L’année suivante, il sort un autre 45 tours avec quatre titres dont « La chanson pour Barbara » et « Si la bouche vous en dit », deux chansons écrites et produites par le chanteur Marcel Mouloudji. En 1966, il enregistre encore une chanson de la comédie musicale « Mouche »: « Elle est toute ma vie ». Il partage l’affiche de ce spectacle avec Christine Delaroche et Magali Noël. Il s’agit d’une comédie musicale américaine signée Bob Merrill et Michael Stewart dont l’adaptation en français est le travail de Paul Misraki et de Jean Cosmos. Par la suite, Jean-Claude Drouot revient à des activités plus théâtrales non sans encore enregistrer une chanson en duo avec Isabelle Aubret en 1970: « Olivier Olivia » écrite par Serge Lama et composée par Yves Gilbert que vous pouvez écouter ci-dessous.

Fortement intéressé par la musique et le mélange des genres, il fait, à de nombreuses reprises, intervenir la musique et la chanson dans les spectacles qu’il met en scène par la suite. Il poursuit sa carrière de comédien et de metteur en scène en vivant dans la région française qu’il apprécie: le Quercy. Pour en savoir plus sur Jean-Claude Drouot, vous pouvez visionner « L’invité » de TV5 Monde ci-dessous, une émission réalisée en juin 2015.

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Billy Bridge en 1963

17 décembre 1945 : Naissance à Cherbourg du chanteur et compositeur français Billy BRIDGE sous son vrai nom de Jean-Marc Brige. Il a à peine seize ans quand Jean-Marc est remarqué par un directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des yé-yés et, pour tout jeune connaissant la musique, celle de la gloire qui n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ». Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir en France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste de danse des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes.

Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à 16 ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète. En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours et, en 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows » en 1971. Billy Bridge ressort quelques vinyles sous ce patronyme en 1974 (« Karma », « Naître mourir et renaître ») et en 1981 (« Fille des années 60 »). Parallèlement à sa carrière d’interprète, Billy Bridge a écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973). Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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Annie Philippe en 1966 – Photo (c) JC Bonora

17 décembre 1946 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Annie PHILIPPE. Très jeune, elle se passionne pour la danse classique et elle est petit rat au théâtre du Châtelet. A 18 ans, elle est engagée comme disc-jockey au club parisien branché Twenty One. C’est là qu’elle rencontre le chef d’orchestre Paul Mauriat qui lui trouve des capacités artistiques et lui propose d’enregistrer deux 45 tours. L’un de ceux-ci permet de découvrir une reprise en français d’un titre des Supremes: « Baby love ».

Le coup d’essai est assez concluant et est confirmé par un troisième disque sur lequel une chanson de Guy Marchand, « J’ai tant de peine », connaît le succès. Mais ce dernier est sans rapport avec le ras de marée que va provoquer « Ticket de quai » chez les disquaires au début de l’année 1966. Pendant encore cinq ans, Annie Philippe enregistre des disques qui connaissent un succès de moins en moins important: « C’est la mode » (1966), « Le mannequin » (1967), « Le même amour » (1968), « Je découvre tout » (1969) et « Je suis à toi » (1971). Après avoir effectué de nombreuses tournées avec Claude François notamment, elle prend quelque distance avec le métier. Et, en 1975, après avoir posé pour des photos dénudées dans « Lui », le magazine qui se définit alors comme celui de l’homme moderne, elle rejoint le groupe « Electrogène » pour une chanson: « Je tu il nous vous les autres ». Puis elle retrouve son nom initial pour les 45 tours qu’elle va encore enregistrer durant la décennie 1970: « Comme je t’aime »(1976) ou « Appelle Jack » (1978). Au cours des années 1980, elle commercialise deux disques avant de se retrouver sur la scène de l’Olympia en première partie des Forbans en 1985. Trois ans plus tard, Jean-Paul Belmondo la propose au réalisateur Claude Lelouch et elle décroche un rôle dans le film « Itinéraire d’un enfant gâté ». Elle sort un nouveau 45 tours avec la chanson « Qu’est-c’que tu deviens ? ». Dans les années 1990, la chanteuse est, de temps à autre, l’invitée de Pascal Sevran dans ses émissions à la télé française. En 2001, lors de l’émission spéciale des quinze ans de « La chance aux chansons », elle rencontre Frank Alamo qui, vedette des sixties, a arrêté de chanter depuis un moment. Suite à cette émission, Frank Alamo propose à Annie Philippe de mettre au point un spectacle qu’ils vont proposer ensemble un peu partout en France. Dans la foulée, ils sont embarqués dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2006 et 2007. Ensuite, inlassable, la chanteuse enregistre de nouveaux titres, dont « Versets de l’amour », qui peuvent être téléchargés légalement sur internet en 2010.
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Basilique Notre-Dame à Montréal (c) Passion Chanson

17 décembre 1994 : Céline DION épouse son producteur et pygmalion, l’ex-musicien et chanteur René ANGELIL, à Montréal en la basilique Notre-Dame.

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15 DECEMBRE

En 1982 – Photo (c) H. Collau

15 décembre 1905 : Naissance, à Marseille, de l’acteur français RELLYS sous l’identité de Henri Marius Roger Bourelly. Dès sa plus tendre enfance, Henri adore pousser la chansonnette dès qu’il en a l’occasion. Puis, il lui faut trouver un travail rémunérateur et il devient pâtissier. Il se passionne alors pour le théâtre et fait partie d’une troupe d’apprentis comédiens. En 1925, il se présente à un concours de chant qu’il remporte à l’Alcazar de Marseille. Il effectue son service militaire puis parvient à se faire engager dans une formation de music-hall qui parcourt le Midi de la France et l’Afrique du Nord. Il se fait alors appeler Rellys. Le chanteur marseillais Alibert le remarque et le sollicite pour jouer un rôle dans la pièce « Au pays du soleil ».

Ses débuts au cinéma ont lieu en 1935 grâce à Marcel Pagnol qui le fait jouer dans « Merlusse ». Et il devient le spécialiste des comédies marseillaises qui marchent fort bien. A partir de ce moment et jusqu’en 1978, il ne se consacre plus qu’au cinéma et à la télévision en poursuivant une carrière exceptionnellement longue et foisonnante. En 1982, à 76 ans, avec l’aide de Didier Barbelivien et du Marseillais d’origine corse Guy Mattéoni, il revient à la chanson pour un unique 45 tours dont il partage la chanson principale avec le petit David (Rellys) et la chorale de Bondy: « Le grand-père et l’enfant ».

Retiré de la vie publique dans sa ville natale de Marseille, Rellys meurt à l’hôpital Sainte-Marguerite le 20 juillet 1991. Il est enterré au cimetière Saint-Pierre de Marseille.
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STAR ACADEMY 1 en 2001 : les participants

15 décembre 2001 : Parmi les invités ce samedi soir de Nikos Aliagas sur le plateau de la première saison de la Star Academy diffusée par la chaîne de télé privée française TF1: Florent Pagny, Patricia Kaas et Nicole Croisille entre autres. Au même moment, sur la chaîne télévisée publique France 2, Patrick Sébastien présente « C’est show », un divertissement où il accueille notamment Laurent Voulzy, Lââm, Alain Souchon et Liane Foly.

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Philippe D’Annevoy en 1983

15 décembre 2009 : Décès à Namur (B) du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY. Né à Namur le 10 février 1963 sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Très jeune, dès le début des années 1970, le garçonnet est tenté par la chanson et enregistre déjà ses premiers 45-tours sous le simple prénom de Philippe ou de Philippe St.Servais. Les titres de cette époque correspondent aux préoccupations de son âge et rendent hommage à des personnalités belges: « Monsieur Météo » ou le champion cycliste Eddy Merckx (« J’aime bien Eddy »). Au début des années 1980, il choisit un pseudonyme et s’appellera désormais Philippe D’Annevoy, un nom qui évoque les jardins d’Annevoie, un site touristique de la région de Namur. Ses disques connaissent alors un certain succès sur les radios libres de l’époque: « Vivre à trois » (1982), « Make up » (1982), « Pas comme les autres » (1984), « Nuage » (reprise de « Blue Eyes » d’Elton John écrite par Pierre Delanoë et Jean-Michel Bériat en 1984) ou encore « Reviens-moi » en 1990.

Au cours de sa carrière, Philippe D’Annevoy a ainsi travaillé avec des personnalités aussi diverses que Georges et Hector Delfosse, Jean-Marie Troisfontaine, Alain Darmor, Eddy Luyckx et Pino Marchese. Les années 1990 et 2000 sont moins productives et l’on n’entend plus vraiment parler du chanteur Philippe D’Annevoy jusqu’à ce jour de décembre 2009 où l’on apprend son décès des suites d’une pénible maladie. Ses cendres ont été déposées dans le caveau familial du cimetière de Falmagne le 18 décembre 2009.
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13 DECEMBRE

13 décembre 1993 : L‘Oscar de la chanson française est remis à Liane FOLY pour sa chanson « Doucement ». Cette chanson fait partie de l’album intitulé « Les petites notes » et qui est le troisième opus enregistré par l’artiste après « The man I love » (1988) et « Rêve orange » (1990). Cet album « Les petites notes » sera adapté en anglais et commercialisé dans les pays anglo-saxons sous le titre « Sweet mystery » en 1995.

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13 décembre 2000 : Première au Centre Culturel d’Uccle (Bruxelles) du spectacle musical pour jeune public « Célia Fée » écrit et composé par Philippe LAFONTAINE. Jusqu’au 7 janvier 2001, cette histoire moderne et familiale va attirer de nombreux spectateurs qui vont découvrir le conte auquel Philippe Lafontaine a songé dès qu’il est devenu grand-père d’une petite fille nommée Célia. L’histoire parle des machines qui ne font jamais ce qu’on leur demande et qui rêvent de pouvoir (faire) pleuvoir. Les personnages s’appellent Marcel l’Echelle, Humprey le Wagonnet ou encore Pourquoi le Computer. La mise en scène est confiée à Marine Haulot. Quant au rôle principal, il est tenu avec brio par Mélanie Dermont, la fille du comédien du même nom, dont la voix cristalline sied à merveille au personnage de Célia. Les autres artistes sur scène ont pour nom Philippe Résimont, Pierre Bodson, Nathalie Stas et Vincent Antoine. Musicalement, l’oeuvre de Philippe Lafontaine louvoie entre chanson, rock, heavy metal et world music africaine. Quatorze des chansons du spectacle se retrouvent sur un album qui est commercialisé à l’occasion des représentations bruxelloises.

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Philippe Clay en 1976

13 décembre 2007 : Décès , à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Né le 7 mars 1927 à Paris, il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». Cette dernière chanson, signée par Charles Aznavour et Florence Véran, fait d’ailleurs l’objet d’une séquence du film tourné en 1958 par Richard Quine : « L’adorable voisine » avec James Stewart et Kim Novak notamment.

En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
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Le duo Sage comme des Sauvages, vainqueur de la finale 2014 (c) Passion Chanson

13 décembre 2014 : La finale de la Biennale de la Chanson Française a lieu à Bruxelles en la salle du Wolubilis. 29 personnes constituent le jury de ce concours. Parmi elles il y a des artistes comme MOCHELAN (lauréat en 2012), Matthias BILLARD (lauréat en 2010), Florian PARRA et Nathalie STAS, mais aussi des organisateurs de festivals (Genève, Bruxelles, Liège, Arlon, Pézenas, Albi, Saint-Germain-en-Laye), des opérateurs culturels (Louvain-la-Neuve, Namur, Paris), des journalistes (RTBF, La Libre Belgique), des agents artistiques (Lille) et des représentants d’organismes officiels tels que la SABAM (société d’auteurs belge) et la COCOF (Commission Communautaire Française de la région de Bruxelles). Pour en savoir plus sur cette soirée et pour lire l’article que nous y avions consacré, CLIQUEZ ICI.
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27 NOVEMBRE

En 1972

En 1972

27 novembre 1935 : Naissance, à Turin, de l’acteur, et occasionnellement chanteur, italien Aldo MACCIONE. C’est par la chanson et la musique que le jeune Aldo pénètre le milieu artistique dans les années 1960. Il remporte un crochet radiophonique dans sa région natale et il est engagé par un théâtre local pour y réaliser des imitations. Il crée alors un groupe de fantaisistes avec trois compères qui s’installent avec lui à Paris. Ils s’appellent « Les Brutos » et assurent souvent la première partie des spectacles de l’Olympia comme celui de Salvatore Adamo en février 1971. Aldo Maccione participe alors, en tant que figurant, à l’enregistrement de plusieurs scopitones, ces ancêtres des vidéoclips, réalisés pour des chanteurs français. Et il crée un nouveau groupe parodique: « Les Tontos ». A la fin des années 1960, Aldo accompagne Sacha Distel à Londres pour un concert et c’est là qu’il crée sa marque de fabrique: « Aldo la classe » à la démarche cambrée. Amusé par ce détail, le réalisateur français Claude Lelouch engage Maccione dans son film « Le voyou » en 1970 puis, deux ans plus tard, dans « L’aventure c’est l’aventure » où il tourne aux côtés de Lino Ventura, Charles Denner et Jacques Brel. Il devient ensuite un des seconds rôles les plus en vue d’un certain cinéma humoristique français. Personnage people avant la lettre, Aldo Maccione enregistre quelques chansons sur des 45-tours qui connaissent un bon succès. Parmi ceux-là, il y a un duo interprété avec Sheila en 1972: « J’adore ».

Mais, en solo, Aldo chante « La classe » (composée par Sacha Distel en 1970), « Plus beau que moi tu meurs » (musique du film du même titre en 1982) ou encore « Qu’est-ce que c’est que ce gars-là » (1982). En 1982 toujours, il enregistre une parodie de « Chacun fait c’qui lui plaît » de Chagrin d’amour: « Le dragueur classe ». En 1985, il interprète une tarentelle: « Pizzaïolo et Mozzarella ». Ses aventures musicales s’arrêtent là mais ses pérégrinations cinématographiques se poursuivent jusqu’à la fin des années 1980. Puis, Aldo Maccione se fait plus rare et se retire à Saint-Paul-de-Vence. Fin 2014, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau publie une biographie de l’artiste aux Editions Christian Navarro: « Aldo Maccione, la classe ! » dont la préface est signée Claude Lelouch.
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affaire-louis-trio-en-1993

L’Affaire Louis’ Trio en 1993

27 novembre 1993 : L’AFFAIRE LOUIS’TRIO se produit pour la première fois sur une scène belge. Cela se passe au Théâtre 140 à Bruxelles. Ce premier concert en Belgique est bien tardif puisque le groupe français formé en 1981 a déjà une solide expérience des salles de spectacles françaises.

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ST-PIER Natasha - Pochette L'instant T en 200927 novembre 2009 : Sortie en France du « best-of » « Tu trouveras » de la chanteuse canadienne Natasha St-Pier reprenant 10 ans de succès. Le premier « single » inédit issu de cet album est « L’Instant T » qui sort début décembre.

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Didier Arcq

27 novembre 2010 : Décès à Bruxelles de Didier ARCQ, fondateur de la « Biennale de la Chanson Française » de Bruxelles. Il meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 50 ans. La Biennale aura permis, depuis la fin des années 1990, de découvrir des talents aussi surprenants que ceux de Daniel Hélin, Dimitri, l’Orchestre du Mouvement Perpétuel, Alexonor et plein d’autres. En savoir plus sur le décès et la biographie de Didier Arcq : cliquer ICI.

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25 NOVEMBRE

Léon Zitrone en 1964

25 novembre 1914 : Naissance, à Saint-Pétersbourg en Russie, du journaliste et présentateur de télé français Léon ZITRONE. Arrivé à l’âge de six ans en France, il est un enfant et un adolescent plutôt doué pour les études et les langues. Il obtient ensuite un diplôme à l’École supérieure de journalisme de Paris. En 1953, il rejoint la RTF, la Radiodiffusion-Télévision Française. Et, cinq ans plus tard, il devient présentateur du journal télévisé, une fonction qu’il exerce pendant plus de 20 ans. Mais la popularité de Léon Zitrone est surtout due aux émissions qu’il anime ou coanime comme, par exemple, le célèbre jeu « Intervilles » aux côtés de Guy Lux. Avec ce dernier, il enregistre d’ailleurs à cette occasion le « Tango d’Intervilles » qui est plus un dialogue sur fond d’accordéon qu’une véritable chanson.

Pendant les années 1960 et 1970, il commente à plusieurs reprises le Concours Eurovision de la chanson pour les téléspectateurs français. Puis, en 1978, lorsque la soirée est organisée à Paris suite à la victoire française de Marie Myriam en 1977, c’est Léon Zitrone qui assure la présentation en anglais du concours aux côtés de Denise Fabre. A lui tout seul, homme de caractère, Léon Zitrone a incarné la télévision pendant plusieurs décennies aux yeux du grand public français et il a « formé » bon nombre de ses jeunes collègues comme Michel Drucker par exemple. Il meurt le 25 novembre 1995 à 21 heures, le jour de ses 81 ans. Il est inhumé au cimetière de Levallois-Perret.
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Francis Lemarque en 1963

25 novembre 1917 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète Francis LEMARQUE, de son vrai nom Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ». Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).

Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Trenet ou Salvador, Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. Il a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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Armand Mestral dans les années 1950

Armand Mestral dans les années 1950

25 novembre 1917 : Naissance, à Paris, du chanteur français Armand MESTRAL sous le vrai nom d’Armand Zelikson. Son père, d’origine russe, est sculpteur. A la fin de ses études secondaires, Armand se voit bien perpétuer la fibre artistique de son père et il se destine à être peintre. Mais, au même moment, il pratique le chant à l’église Saint-Roch avant d’être choriste à la Gaîté Lyrique. Il s’inscrit à de nombreux concours et l’un de ceux-ci lui donne l’occasion de se faire engager à l’Opéra comique. En 1938, il effectue son service militaire à La Baule où il chante dans un cabaret pour arrondir sa paie de soldat. Ses obligations militaires à peine accomplies, il doit faire face à la guerre qui vient d’éclater. Fait prisonnier en 1940, il parvient à s’évader et revient à Paris où il poursuit ses études artistiques de peinture. Il revient aussi à la Gaîté Lyrique où il chante dans diverses opérettes comme « Le Pays du sourire » de Franz Lehar ou « Chanson gitane » de Maurice Yvain. Il se fait alors remarquer pour son interprétation de « Jalousie » qui met en évidence sa lente et puissante voix de basse. Après la seconde guerre mondiale, Armand Mestral se tourne vers le cinéma où il joue souvent les mauvais garçons. Dans le domaine de la chanson, il enregistre plusieurs disques et ce sont ses versions françaises de « Jézabel » (« Jezebel ») et de « Mississippi » (« Ol’ Man River ») qui figurent parmi ses plus grands succès avec « Le Chant des partisans », « L’Internationale » ou « Plaine ma plaine ».

Lorsque la télévision se développe en France, il tourne dans de nombreuses séries comme « Les cinq dernières minutes », « Les Brigades du Tigre » ou encore « Les enquêtes du commissaire Maigret » aux côtés de Jean Richard. Mais il revient régulièrement au cinéma où il joue avec Jacques Brel dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro en 1969. Et il apparaît aussi dans les différentes versions du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady dans les années 1980 et 1990. Armand Mestral décède le 17 septembre 2000 à Paris dans le 14e arrondissement où il vivait depuis près de 50 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse presqu’en face de sa résidence.
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Frédéric Chateau – Photo (c) Bernard Leloup

25 novembre 1963 : Naissance de l’auteur, compositeur et interprète français Frédéric CHATEAU. Il naît dans une famille d’artistes et de musiciens. Très vite, il apprend à jouer de divers instruments et forme un groupe à la sortie de l’adolescence: les Koeur’s. La formation sort quelques 45-tours qui marchent bien comme « Allo Elodie » en 1983 et « Les clefs du paradis » en 1985. Frédéric les interprète comme chanteur du groupe. A la fin des années 1980, les Koeur’s se séparent et Frédéric Chateau tente une carrière solo qui démarre bien avec les disques « Stop Lucie » et « Les liaisons dangereuses ». Mais, au fil du temps, sa position de vedette semble quelque peu l’encombrer et il se fond dans l’ombre d’autres artistes. Depuis 2000, sous le pseudonyme d’Asdorve, il écrit et compose pour un grand nombre de chanteurs francophones comme Patricia Kaas, Faudel, Natasha St-Pier, Anggun, Florent Pagny ou Pascal Obispo et, aussi, pour certaines comédies musicales comme « Les dix commandements » par exemple. En 2004, il est aussi le guitariste d’Obispo sur sa tournée intitulée « Fan » et, en 2007, il réalise sa tournée « Les fleurs du bien ». En 2013, il travaille sur la comédie musicale « Robin des bois » comme co-réalisateur et il compose, notamment, « Le jour qui se rêve » interprété par M.Pokora.
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25 novembre 1995 : Décès, à Paris, du journaliste et présentateur de télévision français Léon ZITRONE le jour de ses 81 ans. Pour plus d’infos voir article ci-dessus : 25 novembre 1914.
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23 NOVEMBRE

Elisabeth Wiener en 1983 – Photo (c) T.Ardisson & R.Magron

23 novembre 1946 : Naissance, à Paris, de l’actrice, chanteuse et auteur-compositeur-interprète française Elisabeth WIENER. Elevée dans un milieu artistique fait de musique et de cinéma (son père est le compositeur Jean Wiener), c’est tout naturellement qu’elle chante et joue du piano très jeune. A quinze ans, elle figure déjà au générique d’un film. Elle multiplie alors les expériences cinématographiques et obtient aussi de nombreux rôles dans des téléfilms et feuilletons. Elle fréquente, dans les années 1970, les chanteurs Michel Polnareff et Jacques Higelin et elle participe musicalement à leurs spectacles respectifs. En 1979, elle fonde le duo « Amalgam », qui deviendra ensuite « Phoenix », avec le bassiste Jacques Lennoz. Puis, l’année suivante, elle se lance seule dans la chanson. Son contrat avec la firme discographique Virgin France lui permet d’enregistrer quatre albums entre 1980 et 1984.

De nombreux artistes francophones la sollicitent alors pour leur écrire des chansons. Enfin, avec le groupe féminin « Castafiore Bazooka » qu’elle monte en 1992, elle enregistre trois albums entre 1996 et 2005. Aujourd’hui, il semble qu’elle ait délaissé les plateaux de tournages et les studios d’enregistrement pour être, à l’écran, la voix française de nombreuses actrices anglo-saxonnes comme Meryl Streep ou Glenn Close.
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Jean-Pierre Foucault en 2008 – Photo (c) Raphaël Labbé

23 novembre 1947 : Naissance, à Marseille, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Pierre FOUCAULT. Après une enfance et une adolescence passées au soleil du sud de la France, c’est à Radio Monte Carlo qu’il entame ses activités radiophoniques en 1966 après avoir réussi un concours d’animateurs. Mais son job est plutôt de courte durée puisque, six mois après, il est renvoyé de la station. Il monte alors à Paris où il parvient à animer des émissions sur Europe 1 pendant deux ans. En 1969, il est de retour à RMC qui ne le lâche plus avant 1989. C’est au début des années 1970 qu’il forme avec Léon un duo inoubliable pour des émissions très populaires. Il profite aussi de sa célébrité montante pour enregistrer un disque en duo avec une certaine Mimi (Filippacchi). Les chansons ont pour titres « Beaucoup d’amis, un seul amour » et « New-York city ». Elles sont toutes deux composées par Eric Charden.

Quelques années plus tard, un second disque est enregistré avec, cette fois, son complice de radio Léon. Il s’agit d’un hymne sportif qui a pour titre « Allez la France allez » écrit et composé par David Christie et Mike Mesure. Par la suite, Jean-Pierre Foucault effectue plusieurs passages dans différentes radios au gré de la volonté des dirigeants de ces medias. En 1976, Guy Lux a l’idée de faire présenter à la télé les nouveautés du hit-parade par les animateurs des radio françaises: André Torrent le fait pour RTL, Christian Morin pour Europe 1, Michel Touret pour France Inter et Julien Lepers se relaie avec Jean-Pierre Foucault pour RMC. C’est comme ça que Jean-Pierre fait ses premiers pas à la télévision. Six ans plus tard, il rejoint les huit autres sociétaires de « L’Académie des Neuf »: un jeu télévisé de culture générale avec questions et réponses. En septembre 1987, il entame, sur la chaîne télé privée française TF1, une série d’émissions qui vont définitivement le rendre très populaire: « Sacrée Soirée ». Produit par Gérard Louvin, qui fut un temps le secrétaire de Claude François, ce programme musical de variétés accueille les stars du monde entier et leur réserve, à chaque fois, des surprises inattendues et, le plus souvent, très émouvantes. L’émission récolte un record d’audience pendant six ans avant d’être finalement boudée par le public en 1994. Un an plus tard, Jean-Pierre Foucault se retrouve aux commandes d’une nouvelle émission populaire de chansons célèbres: « Les années tubes », toujours sur TF1. Il y accueille des artistes du passé et du moment ainsi qu’une troupe de jeunes et joyeux chanteurs placés sous la direction artistique de Roger Louret. Ces derniers ont pour tâche d’interpréter plusieurs fois par émission des pots-pourris thématiques de succès. Avec la présentation des soirées électives de Miss France, Jean-Pierre Foucault s’éloigne un peu des programmes musicaux. A partir de l’été 2000, il prend encore plus de distance en acceptant l’animation d’un jeu télévisé venu de Grande-Bretagne: « Qui veut gagner des millions? ». A la fin de l’année 2007, il reprend, le temps d’un soir, le concept de l’émission « Sacrée Soirée » qui fête alors ses 20 ans. C’est un gros succès d’audience. Les tentatives de remettre le couvert en décembre 2008 et 2009 sont beaucoup moins porteuses mais il est clair que l’émission télé « Sacrée soirée » est devenue mythique et colle à la peau de Jean-Pierre Foucault. Un peu comme « Champs-Elysées » est indissociable de Michel Drucker. Du coup, dès la fin de l’année 2012, un spectacle est monté et mis en scène autour du concept de « Sacrée Soirée » par le producteur de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » qui, de son côté, s’essouffle. Le canapé rouge de Jean-Pierre Foucault est donc amené à se promener de Zénith en Palais des Sports dans toute la France et accueillir en public les stars de la fin des années 1980. Mais les réservations ne fonctionnent pas comme prévu et la tournée est finalement annulée.
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Francis Cabrel en 1989 – Photo (c) Ruiz-Solanas

23 novembre 1953 : Naissance, à Astaffort, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis CABREL. Il naît dans un milieu modeste: son père, originaire du Frioul en Italie, travaille dans une biscuiterie et sa mère est caissière d’une cafeteria. Toute son enfance se déroule calmement dans son village natal du Lot-et-Garonne. Jeune ado, il découvre Bob Dylan à la radio et il demande, pour Noël, une guitare que son oncle lui offre. Pour vaincre une certaine timidité, il se met à apprendre à jouer mais il se met aussi à composer quelques mélodies inspirées par les artistes qu’il admire: Bob Dylan mais aussi Neil Young et Leonard Cohen. Avant d’être renvoyé du lycée pour indiscipline, il réussit à monter quelques groupes musicaux de folk music mais sans succès. A 19 ans, pour gagner sa vie, il travaille dans un magasin de chaussures. Mais il attend avec impatience le week-end où il va jouer dans les fêtes locales avec le groupe de Ray Frank et ses Jazzmen. Plus tard, le groupe s’appelle « Les Gaulois » à cause de la moustache qu’arbore chaque membre de la formation. Il se présente, en 1974, à un concours de chanson organisé par Sud Radio où les célèbres frères Seff, auteur et compositeur de renom, font partie du jury. En interprétant « Petite Marie » seul à la guitare, Francis Cabrel remporte le concours et le droit d’enregistrer un disque chez CBS. En 1977, alors que les Souchon, Voulzy, Chédid ou Chatel pointent le bout de leur nez, la maison de disques CBS s’accroche à la vague de « la nouvelle chanson française ». Et, dans ce cadre, elle estime que Cabrel a sa place avec une chanson intitulée « Ma ville » qui sort sur un disque au succès très limité. Le chanteur saisit aussi l’opportunité de se produire à l’Olympia et en tournée en première partie de Dave. Il représente aussi la France au Festival de la Chanson de Spa en Belgique où il remporte le prix du public en 1978. Il enregistre alors un premier 33-tours dont quelques chansons attirent l’attention des programmateurs de radio: « Petite Marie », « Ami » et « Les murs de poussière ». Mais c’est en 1979, à la sortie de son deuxième album, que Francis Cabrel va incontestablement séduire tout le monde avec une poétique chanson d’amour intitulée « Je l’aime à mourir ».

Alors que certains croient ce « tube » sans lendemain, Cabrel fournit un album classieux avec d’autres succès comme « Les chemins de traverse » et « Je rêve ». De plus, il se révèle être à la hauteur sur scène où le public apprécie sa simplicité et son talent brut. Sa carrière se poursuit, dans un premier temps, dans la lignée musicale de ses débuts avec des arrangements de variétés réalisés avec talent par Guy Matteoni. Puis, au fil du temps, l’artiste se fait plus folk-rock et rejoint ainsi ses passions de jeunesse. Mais il faudra attendre 1989 et l’album « Sarbacane » pour que ce virage soit totalement négocié. Entre 1980 et 1989 toutefois, Cabrel va enregistrer quantité de « tubes »: « L’encre de tes yeux » (80), « Je pense encore à toi » (80), « La dame de Haute-Savoie » (81), « Carte postale » (81), « Répondez-moi » (82), « Question d’équilibre » (84), « Encore et encore » (85), « Tourner les hélicos » (85) et « Il faudra leur dire » (86). Depuis, avec la complicité de musiciens comme Gérard Bikialo, Francis Cabrel semble totalement baigner dans la musique qu’il aime et il sort des albums régulièrement à son rythme et sans empressement. En 1997, sortant un peu de son créneau, il enregistre en espagnol « Vengo a ofrecer mi corazón » en duo avec Mercedes Sosa. Et, en 2012, il réalise un vieux rêve avec l’album « Vise le ciel » où il adapte une bonne dizaine de chansons de Bob Dylan dont certaines avaient pourtant déjà adaptées de manière différente, par Hugues Aufray notamment, plus de 40 ans avant. En 2014, Francis Cabrel participe, comme compositeur et ami, à l’album de Dick Rivers qui a pour titre « Rivers ». La même année, il écrit et compose aussi certaines chansons du disque et du spectacle « Le soldat rose 2 ». Le treizième album de Francis Cabrel est commercialisé en avril 2015 sous le titre « In Extremis ». Cet album est suivi, après sept ans d’absence sur scène de l’artiste, d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique dont certaines dates sont doublées et prévues jusqu’à mi 2016. En 2017, pour ses 40 ans de carrière, l’artiste accepte de placer tout son répertoire sur les sites internet de streaming. Il s’agit d’un changement de comportement intéressant pour celui qui estime désormais que ce qui est important c’est que les gens écoutent ses chansons de quelque manière que ce soit.
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En 2008

23 novembre 1983 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Emma DAUMAS. Manuelle, c’est son vrai prénom, passe son enfance dans une famille de mélomanes où elle se passionne très tôt pour la musique. Dès l’âge de douze ans, alors qu’elle a déjà écrit quelques chansons, elle enregistre un premier disque avec l’aide de ses parents: « Stupid boy ». Elle apprend alors le piano, la guitare, le chant et le maintien en scène. Forte de tous ces acquis, elle s’inscrit à quelques compétitions où elle interprète des reprises ou, parfois, ses propres compositions. A seize ans, elle remporte le concours de chant de Laudun. Elle est retenue pour participer en 2000 à l’émission télé « Graines de stars » de Laurent Boyer sur la chaîne de télé privée française M6. Elle y interprète la chanson « Memory » de la comédie musicale « Cats » et termine quatrième. Malgré ce succès encourageant, Manuelle préfère réussir son baccalauréat de littérature avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la chanson. Elle perfectionne sa technique vocale en suivant des cours de chant et parvient à se faire engager pour assurer la première partie d’artistes se produisant dans sa région natale: Gold, Carlos ou Michael Jones notamment. En 2002, après avoir suivi à la télévision la première édition française de la Star Academy, Manuelle se dit que sa chance est peut-être là et elle décide de s’inscrire au casting de la deuxième saison. Elle est retenue pour faire partie des finalistes et elle va ainsi avoir l’occasion de montrer son talent au public mais aussi aux artistes avec qui elle chante en duo: Serge Lama, Patrick Bruel et même Ray Charles! Elle tient bon jusqu’à la demi-finale où elle cède sa place à la future lauréate Nolwenn Leroy. Au début de l’année 2003, elle sort son premier single « Au jour le jour » qui se vend à 200.000 exemplaires. Puis, en décembre, elle concrétise son rêve de commercialiser un album dont la plupart des chansons sont le fruit de son travail personnel: « Le saut de l’ange » qui renferme les hits « Si tu savais » et « Tu seras ». En avril 2004, Emma Daumas se produit sur la scène parisienne du Bataclan avant de partir en tournée dans toute la France, la Belgique, la Suisse, le Liban et dans l’océan indien: à la Réunion et à l’île Maurice. Par la suite, Emma va s’orienter délibérément vers le genre musical qu’elle affectionne depuis toujours: le pop-rock. Mais en le pratiquant fort courageusement en français, elle rejoint un cercle restreint d’artistes qui ne génèrent pas un énorme public. Ses albums suivants vont ainsi être très bien produits mais ils n’affichent pas des chiffres de ventes extraordinaires. Il y a « Effets secondaires » en 2005 et « Le chemin de la maison » en 2008. En contrat avec la firme Universal depuis sa sortie de la Star Ac’, elle quitte cette maison de disques en 2010 pour graver deux chansons sur un CD qu’elle produit elle-même avec, notamment, « Dans les yeux d’Alain Delon » écrite par Marcel Amont. En novembre 2010, elle publie un livre-disque pour les enfants intitulé « Les larmes de crocodiles » où la rejoignent des artistes comme Alain Chamfort, Elodie Frégé, Marcel Amont, Caroline Loeb ou Gérard Darmon. En mars 2013, elle devient la maman d’une petite Valentine. Trois ans après, en mai 2016, un nouveau disque d’Emma Daumas est disponible à la vente: il est intitulé « Vivante ».
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12 MARS

 

Claude Michel en 1982

12 mars 1950 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Claude MICHEL, né sous le nom de Gianni Marzano. Il suit des études de coiffure et, à 20 ans, il écume les bals des samedis soirs dans la région de Liège comme, à la même époque, Frédéric François. Avec quelques chansons de son crû, il se présente au Festival de la Rose d’or d’Antibes et son premier succès a pour titre « Comme je t’aime » en 1973. La chanson atteint les sommets des hit parade de France et de Belgique. Il fait alors partie de la « vague des chanteurs de charme belges » des années 1970 au même titre que Christian Vidal, Frédéric François, Christian Adam ou le groupe Crazy Horse (même si le chanteur de ce groupe, Alain Delorme, est Français). Le début de la décennie va donc être marquée par de grands succès pour lui: « Ce soir », « Carolines », « Je m’ennuie de toi » (« Stand by me »), « Une histoire d’amour » ou « Mal d’amour » (enregistré sous son vrai nom : Giani Marzano).

Les années 1980 sont encore celles de hits toutefois désormais limités à la Belgique: « Si par bonheur » ou « Serre-moi » par exemple. Avec le temps, et après avoir encore enregistré quelques albums dans les années 1990 et au début des années 2000, Claude Michel, qui a pourtant des possibilités vocales intéressantes et un vibrato particulier, s’est retiré un peu de la musique pour tenir un restaurant, en 2001, dans le centre de Liège : la Cucinella. Mais, depuis 2016, c’est son fils Julien qui a désormais repris cette maison gastronomique italienne appelée aussi la « Casa Marzano ». Et il semble que, profitant de sa récente « retraite », Claude se soit remis à la musique puisqu’il annonce, pour le 13 avril 2019, la présentation d’un nouvel album sur la scène du casino de Chaudfontaine où il sera notamment entouré de Claude Barzotti et Lou Deprijck.

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Stromae en 2014

12 mars 1985 : Naissance, à Bruxelles sous le nom de Paul Van Haver, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine rwandaise STROMAE. Né d’un père rwandais et d’une mère belge, il a onze ans quand il s’inscrit à l’Académie musicale de Jette dans la périphérie bruxelloise. Il y suit des cours de solfège et de batterie. En 2000, à quinze ans, il s’oriente vers le hip-hop et choisit le pseudonyme d’Opsmaestro. Trois ans plus tard, avec un rappeur répondant au nom de Jedi, il forme le groupe Suspicion mais le duo ne tient pas la route et, en 2005, Paul Van Haver devient Stromae qui est l’anagramme de Maestro en verlan. Ses débuts comme chanteur soliste ne sont pas évidents et il va multiplier les expériences musicales et médiatiques pendant quelques années. Après avoir conçu et mis en ligne de nombreuses capsules sur le net, « Les leçons de Stromae », il effectue un stage à la radio NRJ de Bruxelles en 2009. Il apporte au programmateur un single réalisé seul: « Alors on danse » qui est immédiatement diffusé. En quelques semaines, le succès belge de « Alors On Danse » s’étend à d’autres pays d’Europe: France, Allemagne et Suisse entre autres. La chanson devient également très populaire au Québec. Fin 2010, Stromae est nommé pour sa chanson aux MTV Europe Awards et est l’un des candidats prétendant au prix Constantin à Paris. L’album « Cheese » sort le 21 juin 2010 et reprend « Alors on danse » et d’autres chansons qui vont devenir des succès comme « House’llelujah ». Les prix et les récompenses se multiplient alors pour Stromae qui reçoit une Victoire de la Musique à Paris en février 2011 dans la catégorie album de musique électronique et dance. Dans la foulée, il obtient, en Belgique, deux « Octaves de la Musique » dans les catégories « artiste de l’année » et « spectacle de l’année ». Les 24 et 25 juin 2011, l’artiste effectue la première partie des deux concerts parisiens du groupe « Black Eyed Peas » au Stade de France. Stromae prend alors un peu de recul pour préparer son deuxième album dont le premier single, « Papaoutai », est commercialisé en mai 2013. Ce mois-là, le 22, une vidéo que l’on croit réalisée par un amateur, est publiée sur YouTube. Elle est filmée dans le centre de Bruxelles où le chanteur erre apparemment ivre. Cette vidéo fait le buzz mais elle n’est en fait que le clip de la chanson « Formidable » qui est mis en ligne quelques jours plus tard.

Alors que son nouvel album intitulé « Racine Carrée » est disponible le 16 août 2013, Stromae annonce une tournée européenne dont les concerts affichent très vite complet. Avec son nouvel opus, l’artiste continue à glaner récompenses sur récompenses. En octobre 2013, sa chanson « Formidable » obtient le Prix Rolf Marbot de la chanson de l’année et, le mois suivant, Stromae gagne le prix du « meilleur artiste belge » aux MTV Europe Music Awards. Le 14 février 2014, Stromae fait un carton aux Victoires de la Musique à Paris où il remporte trois prix: artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Racine carrée » et meilleur vidéo-clip pour « Formidable ». Quelque temps après, on annonce sa participation à deux festivals estivaux belges importants en juillet 2014: les Ardentes de Liège et les Francofolies de Spa. Stromae évoque alors sa future carrière internationale qu’il compte lancer bientôt en travaillant sur des textes anglo-saxons. En septembre 2014, l’artiste entame ainsi une première tournée américaine qui l’emmène à Philadelphie, Washington, New York, Boston, Chicago, Minneapolis, San Francisco et Los Angeles. Il se produit ensuite au Canada et au Brésil avant de se déplacer en Asie et en Afrique. Le 1er octobre 2015, il est le premier Belge à se produire au Madison Square Garden de New York, l’une des plus prestigieuses salles de concert au monde. L’album « Racine carrée » poursuit aussi son chemin en 2015 avec des succès comme « Carmen », dont le clip vidéo est vu huit millions de fois en huit heures sur YouTube, et « Quand c’est ». Le DVD de la tournée mondiale et triomphale de Stromae (« Racine carrée live ») est commercialisé en décembre 2015. Ensuite, Stromae se fait plus discret et va même jusqu’à déclarer vouloir arrêter d’être chanteur. Début 2017, il réalise ainsi le clip de Yaël Naïm. Mais de sérieux problèmes de santé contractés suite à l’administration d’un vaccin lors d’un voyage en Afrique l’obligent à ralentir ses activités artistiques. Il faut attendre mars 2018 pour revoir Stromae sur une scène et c’est au cours d’une apparition surprise lors du concert d’Orlelsan à Bruxelles : il y interprète avec lui le duo qui figure sur l’album d’Orelsan : « La pluie ». Aux dernières nouvelles, Stromae préparerait un nouvel album dont la sortie pourrait avoir lieu en 2020.
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Jean Vallée en septembre 2012 (c) Passion Chanson

12 mars 2014 : Décès à Thimister, en Belgique, de l’auteur-compositeur-interprète belge Jean VALLEE. Né à Verviers le 2 octobre 1939 sous le nom de Paul Goeders, ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse au cours de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il assure la première partie des tournées de Salvatore Adamo et de Juliette Gréco. Il enregistre aussi un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné comme le représentant belge au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe sixième.

Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « La vague » (reprise ensuite par Nana Mouskouri), « Noblesse oblige », « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977). Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve amplement. Cette reconnaissance soudaine lui permet alors de passer dans le programme de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Il y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. Un demi million de personnes assistent aux représentations. Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision: Mylène Farmer, Hervé Vilard, Nicole Croisille, les frères Préboist, Karen Chéryl, Enrico Macias, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Salvatore Adamo qu’il accueille et présente en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983. Parallèlement à ses émissions, il connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint l’écurie Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ». En 1989, il crée un oratorio « Brel, un impossible rêve » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camilo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo. Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles. En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et, la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel. Par la suite, il poursuit ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles et les succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors qu’il est à Paris, le cancer généralisé qui tenaille Jean Vallée s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui, dans la maison qu’il aime tant à Thimister (B) où il décède le 12 mars.
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En 1988

12 mars 2016 : Décès de la chanteuse française Sylvie MARECHAL. A 20 ans, elle est l’une des révélations de l’année 1988 grâce au 45 tours « Mercedes rouge », adaptation du titre « Mercedes Benz » de Janis Joplin par Vivien Savage.

En 1990, elle sort son premier album, « J’ai l’rock t’as l’blues », dont le premier extrait, « La vie Lola », est bien accueilli par les médias. Il faut dire que sa voix unique est parfaite pour le rock et le blues. Elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et le directeur du festival, l’animateur Jean-Louis Foulquier, l’apprécie. Francis Cabrel aussi. Elle enregistre le duo « Jour de pluie » avec l’artiste. En 1992, l’album « Voix lactée » confirme tout le bien que l’on pense de Sylvie Maréchal dont la popularité croît. Elle rêve alors de carrière internationale et c’est plutôt bien parti. Elle commercialise en effet un album produit par Dave Stewart (Eurythmics) et dont les chansons sont co-écrites en anglais avec Leonard Cohen et John Turnbull. La promotion de cet opus démarre très correctement et l’artiste bénéficie d’un passage aux Francofolies de Montréal. A cette époque, en 1993, elle assume la première partie d’un concert du groupe Deep Purple. Mais le public ne suit pas Sylvie dans cette nouvelle voie et l’artiste s’enfonce dans le doute mais aussi l’alcool et l’usage de stupéfiants qui mènent à une dépression sévère. Elle est internée plusieurs fois et finit par arrêter la musique. Ce n’est que bien des années plus tard, qu’elle décide de s’éloigner de ses démons en s’exprimant par la peinture. Elle y est aidée par son mari qui l’encourage aussi à revenir à la musique expérimentale rock et blues en produisant trois disques de leur duo: « Des esprits libres », « Otcha », et « Providence ».
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