8 FEVRIER

 

Georges Guétary en 1969

8 février 1915 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, du chanteur Georges GUETARY. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.

Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », chanson signée Francis Lopez, est sur toutes les lèvres. Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès. L’artiste tente alors le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy. Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé sur la musique de Gershwin. Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965. On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa ». L’artiste décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
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Pochette d’un 45 tours de Christian Marin en 1973 (c) A. Nisak

8 février 1929 : Naissance, à Lyon, du comédien, et occasionnel chanteur, français Christian MARIN. Pour parcourir une très brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.

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Tiny YONG en 1964

8 février 1944 : Naissance, à Phnom Penh au Cambodge, de la chanteuse Tiny YONG. Ses parents sont vietnamiens et elle vit son enfance à Saïgon. En 1958, alors que la guerre bat son plein, toute la famille quitte le Vietnam pour s’installer à Paris. La jeune Asiatique, dont le vrai nom est Thien Huong Ton Nu Thi, veut faire du théâtre. Mais c’est la chanson qui lui sourit. Elle décroche ainsi l’opportunité de sortir un premier disque en France sous le nom de Thien Huong: « Le monde de Suzie Wong ». Deux ans plus tard, en 1963, Henri Salvador décide de produire ses 45 tours suivants et l’invite à changer de nom: elle devient Tiny Yong. Le premier enregistrement issu de leur collaboration est d’emblée un succès: « Tais-toi petite folle ».

Sur le même « extended play », Tiny enregistre aussi le célèbre « Syracuse » immortalisé par Salvador. Jusqu’en 1965, Tiny Yong va sortir des vinyles qui sont tout à fait dans l’air du temps: l’époque dite des « yé-yé ». Après sa participation à la Rose d’Or d’Antibes en 1965 et une participation à un gala de l’UNICEF en 1968, Tini Yong abandonne la chanson pour ouvrir des restaurants asiatiques à Paris d’abord, puis à Pont-sur-Yonne et, enfin, à Montpellier. Au début des années 1980, sa chanson « Tais-toi petite folle » est à nouveau un succès interprété cette fois par la Belge Héléna Lemkovitch.
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Catherine Bardin en 1979

Catherine Bardin en 1979

8 février 2010 : Décès, dans les environs de Bourges, de la chanteuse française Catherine BARDIN. Née le 25 octobre 1954, elle est la fille du journaliste et animateur-producteur de radio et télévision Jean Bardin et elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson. Entre 1978 et 1983, elle va enregistrer une série de 45 tours dont certains vont connaître le succès avec des chansons comme « Si tu savais » (1978), « Le pont des soupirs »(1979) et « 18eme étage » (1980).

Les mélodies comme la voix sont douces et plaisantes mais elles ne suffisent pas à imposer Catherine Bardin comme une chanteuse à succès des années 1980, un domaine où la concurrence est rude. Après cette courte carrière éphémère, Catherine donne des cours de chant puis s’oriente vers le cinéma et elle tourne, en 1986, dans le film de Serge Korber « Le maestro ». La jeune femme nourrit ensuite quelques projets culturels servant à la médiation entre différents publics. Elle crée ainsi une web radio animée par des jeunes en difficulté à Paris.
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16 AOUT

Pierre Richard en 1983 – Photo (c) Gama

16 août 1934 : Naissance, à Valenciennes, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Pierre RICHARD. Bien que né à Valenciennes, c’est à Paris que Pierre passe son enfance avant de retourner dans le Nord pour y suivre ses études secondaires avant de séjourner en internat. Mais il est plus assidu pour suivre les séances de cinéma locales que pour se rendre aux cours. Et il rêve de devenir un acteur comique. Cependant, comme ses parents veulent qu’il fasse un vrai métier, il se résigne à décrocher un diplôme de kinésithérapie. Une fois le diplôme obtenu, il se décide à faire du théâtre et à présenter des sketches dans des cabarets parisiens. Mais c’est par le cinéma qu’il devient une véritable vedette. Dès 1967, il est à l’affiche du film « Alexandre le bienheureux » réalisé par Yves Robert. Et sa carrière va se poursuivre pendant des décennies tantôt comme réalisateur, tantôt comme acteur dans le domaine de la comédie. On peut citer les films « Le Distrait », « Les Malheurs d’Alfred », « Le Grand Blond avec une chaussure noire », « Le Jouet », « La chèvre », « Les compères » ou encore « Les Fugitifs ». Dans un répertoire moins drôle qu’au cinéma, Pierre Richard tâte aussi de la chanson. En 1971, il s’y essaie une première fois en interprétant la bande originale du film « Les Malheurs d’Alfred ». Puis, il faut attendre douze ans pour le voir réitérer l’expérience avec une chanson s’adressant aux enfants: « Madame Sardine ».

En 1985, il enregistre une chanson plus sérieuse qui a pour titre « Bogart et moi ». En 1992, il participe à un disque d’hommage à Georges Brassens en y interprétant « Le gorille ». Et, par la suite, il profite encore de quelques occasions pour pousser la chansonnette dans certains de ses films comme dans « La Chtite Famille » en 2018 où il interprète une reprise de « Que je t’aime » de Johnny Hallyday : « Que j’te ker ».
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En 2012

16 août 1946 : Naissance, à Créteil, de la chanteuse française Anny Chancel mieux connue sous le pseudonyme de SHEILA. Née de parents commerçants en bonbons et sucreries sur les marchés de la région parisienne, Anny nourrit un rêve d’enfant: devenir écuyère. Mais sa vraie passion est plutôt à chercher du côté de la musique, de la chanson et de la danse. Dans cette dernière discipline, elle voudrait devenir petit rat de l’Opéra de Paris mais elle est refusée en raison de sa taille trop grande. Elle se résigne alors à accompagner ses parents sur les marchés et elle suit des cours de comptabilité qui lui seront sans doute bien utiles pour reprendre un jour le commerce familial. Mais, comme c’est plus fort qu’elle, dès l’âge de quatorze ans, elle cherche la possibilité de faire reconnaître ses talents vocaux qu’elle croit intéressants. Et elle finit par être engagée dans un groupe de jeunes qui cherche une chanteuse. Mais, en 1961, elle quitte la formation pour rejoindre deux frères qui viennent de lancer les « Guitares Brothers ». Avec eux, elle va préparer, pendant des mois, son audition pour le mythique Golf Drouot à Paris. Et, en 1962, après son passage au Golf Drouot, elle est auditionnée par les producteurs Jacques Plait et Claude Carrère qui demandent ensuite à ses parents de signer son contrat d’artiste car elle est encore mineure. Le 13 novembre 1962, celle qui s’appelle désormais Sheila sort son premier disque avec comme titre phare « Sheila », adaptation française du tube anglo-saxon de Tommy Roe également interprétée au même moment en français par Lucky Blondo.

Le succès est immédiat et il va se poursuivre en 1963 avec toute une série de chansons qui imposent Sheila dans le paysage de la chanson francophone pour bien des années: « L’école est finie », « Papa t’es plus dans l’coup », « Première surprise party », « Le sifflet des copains », « Vous les copains », etc. Elle reçoit alors des propositions pour des rôles musicaux au cinéma. C’est le cas pour « Bang Bang » qu’elle tourne en 1966 et où elle interpréte « L’heure de la sortie ». Pionnier français en matière de produits dérivés, le producteur Claude Carrère diversifie les activités de sa protégée: il lance au nom de Sheila des boutiques de vêtements, des produits cosmétiques et même une poupée. Les années 1970 sont aussi marquées par d’autres grands succès de Sheila: « Les rois mages », « Samson et Dalila », « Poupée de porcelaine », « Adam et Eve », « Tu es le soleil », « Patrick mon chéri », etc.

En 1973, le 13 février, elle épouse un jeune chanteur à succès révélé par son producteur: Ringo avec qui elle enregistre le duo « Les gondoles à Venise ». Ils deviennent les parents d’un petit Ludovic en 1975 avant de se séparer. Dans la seconde partie de la décennie 1970, Sheila va en surprendre plus d’un en se mettant à chanter en anglais à la sauce disco. Accompagnée de danseurs américains qui prennent le nom de Black Devotion, Sheila lance le groupe S.B. Devotion avec la chanson « Love me baby » en 1977. Vêtue, notamment, d’un court short moulant à paillettes, elle séduit toute l »Europe avec ce succès inattendu. Vu la popularité de cette démarche disco, elle adapte à la sauce dansante le fameux « Singin’ in the rain » et le hit est, cette fois, mondial. Par la suite, même si elle n’oublie pas son public francophone (« Kennedy Airport »), elle continue à surfer sur la vague disco et rencontre, à New York, le duo de musiciens Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic. Avec eux elle enregistre un album dont le titre phare est « Spacer »: un « tube » planétaire. Tous les spécialistes se demandent alors comment Sheila va sortir du disco, un mouvement qui commence à s’essouffler. Elle le fait le plus simplement du monde: en changeant de genre musical. C’est donc en français qu’elle enregistre en 1980 un opus aux sonorités new wave et pop: « Pilote sur les ondes ». Et le succès est encore au rendez-vous. Désormais, à chaque nouvel album, Sheila va s’attacher à trouver des sonorités différentes. Et l’évolution la plus marquante a lieu en 1983 avec un album très personnel et des chansons aux thèmes plus profonds. Avec ce répertoire neuf en pleine évolution, elle prépare le premier grand spectacle de sa carrière qu’elle a, jusque-là, presque exclusivement consacrée aux disques et aux émissions de télévision. Le rendez-vous est prévu pour le Zénith de Paris en février 1985 et c’est un triomphe. Elle se produit encore sur scène à l’Olympia de Paris en 1989 et là, à la fin du concert, elle annonce en larmes qu’elle arrête sa carrière de chanteuse. Et elle respecte sa parole pendant neuf ans en se mettant à l’écriture de livres et en présentant des émissions à la télévision française. En 1998 sort une compilation intitulée « Le meilleur de Sheila » avec des réenregistrements de ses grands succès. Dans la foulée, elle chante à l’Olympia du 28 septembre au 4 octobre de la même année et y revient quelques mois plus tard. Et c’est encore à l’Olympia de Paris que l’artiste fête ses 40 ans de carrière en novembre 2002. Sept ans plus tard, la chanteuse embarque à son tour dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » pour les saisons 4 (2009) et 5 (2010). En 2012, elle fête cette fois ses 50 ans de chansons à l’Olympia de Paris en septembre et, deux mois plus tard, Sheila sort un album de nouvelles chansons: « Solide ». Début 2013, elle reçoit une Victoire de la Musique d’Honneur pour ses 50 ans de carrière. Alors qu’elle prépare un nouvel album qu’elle part enregistrer aux Etats-Unis en 2017, le destin s’acharne sur la chanteuse dont le compagnon, Yves Martin, est victime d’un accident vasculaire cérébral. Puis, quelques semaines plus tard, c’est son secrétaire qui meurt avant que son fils Ludovic ne décède à son tour le 7 juillet 2017 à l’âge de 42 ans. Malgré ces soucis, Sheila reprend le chemin de la scène dès le mois d’août pour un nouveau spectacle présenté à l’Alhambra de Paris et en tournée avant le Casino de Paris en décembre. En 2018, elle participe à nouveau à la tournée « Age tendre » qui, entre-temps, a changé de production. Et puis, au début de l’année 2020, alors que le monde affronte un confinement exceptionnel à cause de l’apparition du coronavirus covid-19, Sheila propose un nouveau titre original, le premier depuis 2012 : « Septième continent ». Une chanson écologique qui annonce un nouvel album prévu pour 2021.

 

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Jacqueline De Schryver au début des années 2010

16 août 2015 : Décès, à Ottignies (B), de l’attachée de presse belge Jacqueline DE SCHRYVER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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5 JUIN

L’affiche du film « Les Demoiselles de Rochefort »

5 juin 1931 : Naissance, à Pontchâteau, du cinéaste français Jacques DEMY. Il figure parmi les personnalités marquantes de la chanson française pour sa réalisation de nombreux films musicaux mythiques comme « Les Parapluies de Cherbourg », « Les Demoiselles de Rochefort » et « Une chambre en ville ». Il doit certainement cette passion pour la musique et la chanson à ses parents qui, dès son plus jeune âge, l’emmènent au cinéma mais aussi à des soirées d’opérettes ou d’opéras. A l’âge de huit ans, il apprend ainsi le violon. Il se fait remarquer, comme réalisateur de cinéma, à la fin des années 1950 en s’accrochant au train de la « nouvelle vague ». Cependant, un peu comme ceux de Claude Lelouch, les films de Jacques Demy accordent une grande place à la musique. Il fait ainsi souvent appel à Michel Legrand pour en composer la trame. Seule exception: la bande originale de « Une chambre en Ville » qui est composée par Michel Colombier. C’est Jacques Demy qui écrit lui-même les textes. Et, dans deux cas, il va jusqu’à réaliser des films entièrement chantés: « Les Parapluies de Cherbourg » (avec Catherine Deneuve) et « Une chambre en ville ». Il est d’ailleurs le seul réalisateur français à obtenir un succès international dans le domaine du film musical. Avec, d’une part, « Les Parapluies de Cherbourg », qui reçoit la Palme d’Or au festival de Cannes et le prix Louis Delluc en 1964, et avec, d’autre part, la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » (avec Gene Kelly, George Chakiris, Catherine Deneuve et Françoise Dorléac en 1967) dont « la chanson des jumelles » est devenue un tube mythique.

Lorsque Jacques Demy meurt le 27 octobre 1990 à Paris, du sida, son décès est annoncé, suivant sa volonté, comme consécutif à un cancer.

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Guy Carlier en 2009 - Photo (c) Bapti

Guy Carlier en 2009 – Photo (c) Bapti

5 juin 1949 : Naissance, à Argenteuil, du journaliste et auteur français Guy CARLIER. Il naît dans une famille de maraîchers et, fils de commerçants, il se passionne assez rapidement pour le commerce et l’économie. Il termine ainsi ses études par une licence en sciences économiques et il occupe ensuite de hautes fonctions financières dans différentes entreprises. Mais, en 1989, la société qui l’emploie tombe en faillite et Guy Carlier se réfugie dans l’écriture de chansons. Grâce à des relations bien placées dans le milieu artistique, il écrit notamment le texte du tube de l’été 1989 pour la jeune chanteuse belge Mélody: « Y a pas que les grands qui rêvent ».

Par la suite, il se fait remarquer par le producteur français Jean-Luc Delarue qui lui propose de participer à la création de l’émission télévisée « Ça se discute » en 1994. En 1997, Guy Carlier écrit ses premières chroniques radiophoniques pour l’émission « Dans tous les sens » de Laurent Ruquier sur France Inter. Et, trois ans plus tard, il devient l’un des chroniqueurs de l’émission de Stéphane Bern « Le Fou du roi » où il attaque régulièrement l’animateur et compositeur Julien Lepers. En septembre 2004, l’homme reprend le siège d’Ariane Massenet dans l’émission télévisée de Marc-Olivier Fogiel « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3. Puis, au printemps 2005, il se retrouve à commenter en direct le concours Eurovision de la chanson pour France 3 aux côtés de Julien Lepers qui se réconcilie avec lui. La même année, le nouvel album de Johnny Hallyday, « Ma vérité », contient une chanson signée Guy Carlier: « Ce qui ne tue pas nous rend plus fort ». En 2011, Guy Carlier se lance dans l’aventure du one man show humoristique avec « Ici et maintenant » où il parle notamment du régime alimentaire drastique qu’il s’est imposé pour perdre une partie des 240 kilos qu’il a acquis par boulimie. Trois ans plus tard, il rejoint l’émission des Grosses Têtes sur les ondes françaises de RTL aux côtés de Laurent Ruquier avant de poursuivre ce job de chroniqueur dans d’autres émissions et sur d’autres radios.
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Michel Barbier

5 juin 1949 : Naissance, à Charleroi, du chanteur belge Michel BARBIER. Il écrit des textes et chante depuis l’âge de quinze ans après avoir été le spectateur de deux concerts de Jacques Brel en 1964 et 1965 au Palais des Beaux-Arts de sa ville natale. Mais Michel poursuit des études brillantes où il décroche une licence en philologie romane. Par la suite également libéré de ses obligations militaires, il s’adonne enfin à sa passion pour la chanson et entame des concerts en compagnie d’un copain guitariste. Ensemble, ils effectuent la tournée des maisons de jeunes qui sont alors friandes de ce genre de spectacles. Puis, c’est entouré de plusieurs musiciens (Jacques Tunus, Michel De Pril, Marc Keyser et William Dunker) qu’il apparaît dans des concours de jeunes talents en Belgique : à Bastogne en 1971, à Liège en 1972 et au Festival d’Obourg en 1974. Il y décroche le prix du jury ainsi que le prix du public. L’artiste est en pleine ascension et il preste ainsi lors des levers de rideaux de Claude Nougaro, Maxime Le Forestier, François Béranger, Paul Louka ou Julos Beaucarne. Le premier 45 tours que Michel Barbier enregistre alors contient notamment le titre « Amour fédéraliste » et le chanteur est à ce moment considéré comme faisant partie de la nouvelle vague de la chanson belge francophone des années 1970.

Michel Barbier met alors à profit cette première expérience discographique pour peaufiner un album, intitulé « Fées », qui sort en 1982. En 1983, il s’associe aux chanteurs, musiciens et comédiens belges William Dunker, Marc Keiser et Alain Boivin pour créer le groupe « Les Jules ». Au Festival du Rire de Rochefort (B), en 1985, « Les Jules » obtiennent le Prix de la Presse et celui du Public. Par la suite, après une époque où il partage les spectacles des « Triples Buses », Michel Barbier délaisse un peu les studios et il chante encore par pur plaisir dans des soirées entre amis. Il faut dire que ses activités professionnelles d’animateur culturel, de journaliste et d’attaché de presse ne lui laissent plus beaucoup de temps pour sa passion. Entre 1990 et 2002, il présente notamment le journal télévisé quotidien de Télésambre, la télévision locale de Charleroi. Le 30 mars 2003, il se produit en première partie de Romain Didier, dans le cadre du festival « Mars en Chansons », dans la salle de l’Eden à Charleroi. C’est là le premier pas de l’artiste vers un retour à la chanson de plus en plus envisagé. Le 22 juillet 2004, Michel Barbier poursuit son retour sur scène en prestant un concert au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Il y est programmé juste avant le spectacle proposé par un ami de longue date : Albert Delchambre. Il est alors question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Michel mais celui-ci restera finalement à l’état de projet. En 2008, « Les Jules » font un come-back remarqué à la Comédie Centrale de Charleroi et Michel Barbier est bien entendu de l’aventure. Depuis cette époque, le parcours musical de l’artiste se poursuit de manière plus timide.
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Carole Fredericks en 2000

5 juin 1952 : Naissance, à Springfield (Massachusetts), de la chanteuse américaine Carole FREDERICKS. Elle quitte sa région natale à 20 ans pour la Californie où, en accomplissant divers petits travaux, elle commence à chanter. A 27 ans, elle décide de quitter les Etats-Unis pour tenter sa chance en France. C’est plutôt une bonne idée puisque, dès son arrivée au pays de Voltaire, ses capacités vocales lui permettent d’enregistrer un premier album: « Black Orchid ». Mais c’est surtout comme choriste qu’elle va être très appréciée et, à ce titre, elle va devenir un pilier de studio pour des artistes tels que Thiéfaine ou Gainsbourg dans les années 1980, Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Céline Dion dans la décennie suivante. Et puis, en 1990, sa popularité augmente d’un cran lorsqu’elle rejoint Jean-Jacques Goldman et Michael Jones pour former un trio mémorable avec eux. Jusqu’en 1994, Fredericks-Goldman-Jones publient deux albums studio et deux albums live. Ils effectuent trois tournées dans les pays francophones européens. Ses nombreuses activités musicales n’empêchent alors pas Carole de répondre à l’invitation de l’un de ses amis, Alain Delorme, pour qui elle pose sa voix extraordinaire sur une nouvelle version de « Romantique avec toi ». En 1996, alors qu’elle est devenue une vedette à part entière en France, le public est comblé lorsqu’elle répond à ses attentes en enregistrant l’album « Springfield ». L’opus propose quatorze chansons aux styles blues et gospel en anglais dont elle signe les textes. En 1999, un deuxième album paraît sous le titre « Couleurs et parfums » et, cette fois, il est chanté en français. Le premier titre à en avoir été extrait pour les radios est « Personne ne saurait », que Carole interprète avec Poetic Lover, et c’est un « tube ».

Les singles suivants auront pour titres: « Qu’est-ce qui t’amène », « Respire » et « Le prix à payer ». Alors que sa carrière solo est en plein devenir, la chanteuse américaine est terrassée par une crise cardiaque en sortant de scène à Dakar (Sénégal), le 7 juin 2001. Les efforts pour la ranimer restent vains. Elle est inhumée à Paris, au cimetière de Montmartre. A Montreuil, ville française de Seine-Saint-Denis, une rue porte le nom de Carole Fredericks depuis 2008.

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Cécilia Cara en 2003

5 juin 1984 : Naissance, à Cannes, de la chanteuse et comédienne française Cécilia CARA. A quinze ans, elle participe à l’émission télévisée française pour jeunes talents « Graines de Stars » sur M6. L’animateur Laurent Boyer lui propose alors de passer une audition pour une comédie musicale que l’auteur-compositeur Gérard Presgurvic met sur pied: « Roméo et Juliette », d’après l’oeuvre de William Shakespeare. Elle est finalement retenue pour incarner le rôle de Juliette pendant trois ans: à Paris, en province française et à l’étranger. Disposant de grandes facultés vocales, Cécilia Cara ne parvient toutefois pas par la suite à devenir une vedette de la chanson et ce malgré un duo enregistré avec Florent Pagny (« L’air du temps » en 2002) et un autre avec Ronan Keating (« Je t’aime plus que tout » en 2003). Elle sort ensuite un single en 2003: « Le dernier reflet ». Dans les mois qui suivent, elle se tourne vers le cinéma avant de donner deux concerts à Paris en 2006. Puis, c’est au théâtre qu’on la retrouve jusqu’en 2008. En octobre de cette année-là, elle fait partie de la troupe de la comédie musicale « Grease » à Paris. En 2009, elle interprète Bonnie Parker dans le polar musical « Bonnie and Clyde » à Avignon et à Paris. Et, l’année suivante, elle obtient un rôle dans le spectacle hommage à Joe Dassin (« Il était une fois Joe Dassin ») qui est présenté à Paris au Grand Rex puis dans toute la France. Entre 2012 et 2015, Cécilia Cara rejoint « The Voca People » dont les participants sont habillés et grimés en blanc. En janvier 2018, elle partage, avec Anaïs Delva et Marion Posta, l’affiche de la comédie musicale « Enooormes » qui est jouée à Paris au théâtre Trévise. Et, en septembre de la même année, elle incarne le personnage d’Anna Verne dans la comédie musicale « Jules Verne » qui est présentée au théâtre parisien Edouard VII. Après de longues années de préparation, un album de chansons faisant le lien entre la musique pop et les rythmes traditionnels latinos est près de voir le jour en 2019. Il est en tous cas annoncé, en juillet de cette année-là, par une chanson intitulée « Paris-Bogota » qui évoque l’amour de la chanteuse pour la Colombie.
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SUAREZ en 2010 – Photo (c) Julie Mazy

5 juin 2010 : Premier concert parisien pour le groupe belge SUAREZ à la Cigale. Marc, Dada, Pata et Maximin y proposent les chansons qui les ont rendus populaires en Belgique après s’être faits remarquer au concours Franc’Off des Francofolies de Spa (B) sous leur premier nom d’Interphone. Le public reprend ainsi en choeur les tubes du groupe: « On attend » ou « Aïe aïe ».
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