17 SEPTEMBRE

Denise Grey : pochette du 45 tours de 1986

17 septembre 1896 : Naissance, à Châtillon, de l’actrice française Denise GREY. Elle débute dans le cinéma muet en 1915 avant de se consacrer au théâtre. Puis elle revient au grand écran, parlant cette fois, dans les années 1930. Elle connaît un grand succès au cinéma pendant des années. Et, dans les années 1980, elle fait son grand retour dans le film « La Boum », où elle incarne Poupette, l’arrière-grand-mère de Vic (Sophie Marceau). En 1986, à l’automne de sa vie, elle surprend encore en enregistrant la chanson « Devenir vieux » qui est un texte émouvant et sensible lu sur un thème musical.

L’oeuvre est écrite et composée par Jean-Paul Dréau qui a été, cinq ans plus tôt, l’auteur-compositeur de la chanson « Le coup de soleil » pour Richard Cocciante et d’un autre titre, « J’veux d’la tendresse », initialement interprété par Janic Prévost mais repris et enregistré ensuite par Elton John. Denise Grey meurt à Paris le 13 janvier 1996 sans atteindre les cent ans.
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Armand Mestral dans les années 1950

17 septembre 2000 : Décès, à Paris, du chanteur français Armand MESTRAL. Né à Paris le 25 novembre 1917 sous le vrai nom d’Armand Zelikson, son père est d’origine russe et sculpteur. A la fin de ses études secondaires, Armand se voit bien perpétuer la fibre artistique du paternel et il se destine à être peintre. Mais, au même moment, il pratique le chant à l’église Saint-Roch avant d’être choriste à la Gaîté Lyrique. Il s’inscrit à de nombreux concours et l’un de ceux-ci lui donne l’occasion de se faire engager à l’Opéra comique. En 1938, il effectue son service militaire à La Baule où il chante dans un cabaret pour arrondir sa paie de soldat. Ses obligations militaires à peine accomplies, il doit faire face à la guerre qui vient d’éclater. Fait prisonnier en 1940, il parvient à s’évader et revient à Paris où il poursuit ses études artistiques de peinture. Il fréquente à nouveau la Gaîté Lyrique où il chante dans diverses opérettes comme « Le Pays du sourire » de Franz Lehar ou « Chanson gitane » de Maurice Yvain. Il se fait alors remarquer pour son interprétation de « Jalousie » qui met en évidence sa lente et puissante voix de basse.

Après la seconde guerre mondiale, Armand Mestral se tourne vers le cinéma où il joue souvent les mauvais garçons. Dans le domaine de la chanson, il enregistre plusieurs disques et ce sont ses versions françaises de « Jézabel »(« Jezebel ») et de « Mississippi » (« Ol’ Man River ») qui figurent parmi ses plus grands succès avec « Le Chant des partisans » ou encore « L’Internationale ». Lorsque la télévision se développe en France, il tourne dans de nombreuses séries comme « Les cinq dernières minutes », « Les Brigades du Tigre » ou encore « Les enquêtes du commissaire Maigret » aux côtés de Jean Richard. Mais il revient régulièrement au cinéma où il joue avec Jacques Brel dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro en 1969. Et il apparaît aussi dans les différentes versions du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady dans les années 1980 et 1990. Armand Mestral décède le 17 septembre 2000 à Paris dans le 14e arrondissement où il vivait depuis près de 50 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse presqu’en face de sa résidence.

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Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

17 septembre 2011 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Cora VAUCAIRE à l’âge de 93 ans. Née sous le nom de Geneviève Collin le 22 juillet 1918 à Marseille, elle est la fille d’un officier de marine breton et fait ses débuts au théâtre à l’âge de seize ans. Elle préfère ensuite s’orienter vers la chanson et commence à se produire, dès 1945, dans divers cabarets parisiens comme l’Echelle de Jacob, l’Ecluse ou l’Arlequin. Elle est alors surnommée « la Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés ». En 1948, elle est la première artiste à enregistrer et à créer la chanson « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Joseph Kosma. En 1955, elle obtient un succès très important en interprétant « La complainte de la butte » dans le film « French cancan » de Renoir. Cinq ans plus tard, elle connaît un autre grand succès avec la chanson « Trois petites notes de musique » qui est également le thème d’un film réalisé cette fois par Henri Colpi: « Une aussi longue absence ». Sur scène, avec sa voix claire et une diction parfaite, Cora Vaucaire fait de chaque chanson une vraie tranche de vie. Ses récitals sont le plus souvent intimistes et présentés dans de petites salles cossues à Paris et ailleurs. Elle devient une célébrité au Japon et, dans les années 1980, elle est la première chanteuse française à se produire en Albanie. Cora Vaucaire a été une grande interprète de mélodies diverses allant des chansons du Moyen-Age à celles des années 1900 en passant par les oeuvres de poètes comme Aragon, Prévert ou Appollinaire. Elle fut aussi la personne qui fit découvrir aux Français Barbara, Léo Ferré ou Raymond Lévesque.

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23 JUIN

Nicole Louvier en 1965 – Photo (c) Roberto Zoni

23 juin 1933 : Naissance, à Paris, de l’auteure-compositrice et interprète française Nicole LOUVIER. D’origine juive, Nicole est séparée de sa famille dès le début de la seconde guerre mondiale et on la cache chez des paysans bretons. A la Libération, elle rencontre un éditeur à qui elle montre quantité de poèmes qu’elle a écrit. Il lui conseille de les mettre en musique. Ce qu’elle fait pour sortir un premier disque en 1953. Ses textes surprennent par leur côté mature. Car la chanteuse n’a alors que 20 ans et elle propose ses chansons sur la scène des cabarets parisiens de La Rose Rouge, de la Colombe et Chez Agnès Capri. Elle sera aussi reconnue plus tard pour avoir été la première chanteuse française à s’accompagner à la guitare en concert. Son premier succès, en 1953, a pour titre « Mon p’tit copain perdu » et il sera repris en 1954 par Lucienne Delyle.

D’autres chansons vont asseoir la popularité de la chanteuse ensuite: « File la nuit » en 1955, « J’appelle la Terre » en 1962 et « La Chanson pour la fin du monde » en 1963. En tant que romancière, son livre « Qui qu’en grogne » fait scandale au milieu des années 1950 parce qu’il évoque l’amour de deux jeunes filles entre elles. En 1959, un autre de ses romans lui vaut de se mettre le métier de la chanson française à dos: dans « Les Marchands » elle raconte l’histoire d’une jeune chanteuse naïve exploitée par le show-business. Productrice à la radio française, elle encourage alors fortement une jeune chanteuse débutante qui a pour nom Barbara. Avec le temps, ses propos vont marginaliser Nicole Louvier qui choisit alors de partager sa vie entre la France et Israël. Elle meurt à Paris le 8 mars 2003, 50 ans exactement après avoir connu son premier succès. Elle repose au cimetière parisien du Montparnasse. En 2011 est sortie, dans la collection Les Trésors oubliés de la chanson, une compilation de 25 titres: « Nicole Louvier chante… ».

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Délizia en 1975

23 juin 1952 : Naissance, à Mons, de la chanteuse belge DELIZIA. De son vrai nom Délizia Adamo, elle est la sœur de Salvatore Adamo. A douze ans, elle enregistre un premier 45 tours dont les deux titres, « Prends le chien » et « Monsieur le professeur », sont composés par son frère.

Un second disque sort en 1967 avec quatre titres dont les deux premières chansons réenregistrées avec une voix plus adolescente. Elle suit ensuite des cours de dessin aux beaux-arts puis s’essaie à la comédie au Théatre de l’Ancre de Charleroi. Elle y joue notamment dans la pièce de Kataeiv « Je veux voir Moscou ». Quelques années plus tard, Délizia suit des cours d’art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles. Mais elle revient à la chanson en 1974 quand Salvatore lui écrit à nouveau quelques chansons dont « Qui te retient » et « Aime-moi ». En 1975, elle accompagne son frère en tournée et sort deux 45 tours dont les chansons sont aussi écrites par Salvatore: « Vivre avec toi » et « Alors le bel été ». Puis, Délizia participe aux présélections belges du concours Eurovision de la chanson en 1976 et en 1978 mais elle n’y décroche pas sa participation à la finale européenne. En 1976, Délizia enregistre des chansons dont les textes sont écrits par Didier Barbelivien (« Un hiver avec toi ») et Patrick Loiseau (« Ma prière »). Elle travaille aussi avec l’arrangeur et orchestrateur Guy Matteoni pour les chansons « Le procès de l’amour » et « Le temps pardonne ». Après un dernier disque intitulé « Qui viendra réinventer l’amour » en 1978, Délizia délaisse la chanson.

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Boris Vian en 1956 – Photo (c) Michel Cot

23 juin 1959 : Décès à Paris de Boris VIAN. Artiste pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Né le 10 mars 1920, il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse alors aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. L’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador sort sous le nom d’Henri Cording. Pour Salvador aussi, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui, aujourd’hui encore, est un grand classique de la chanson francophone. D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots. Mais Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie.

D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ». En 2009, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort, un double album hommage est enregistré par divers artistes dont Lio, Thomas Fersen, Juliette Gréco, Zebda, Carla Bruni, Jean-Louis Trintignant, Juliette, M, Maurane, François Hadji-Lazaro, Olivia Ruiz ou Michel Delpech.
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Yann Tiersen sur scène en 2007 - Photo (c) Shadowgate

Yann Tiersen sur scène en 2007 – Photo (c) Shadowgate

23 juin 1970 : Naissance, à Brest, de l’auteur, compositeur et interprète français Yann TIERSEN. Il passe son enfance à Rennes où, très intéressé par la musique, il apprend le violon et le piano en éprouvant quelques difficultés scolaires. Avec une formation musicale classique, il s’oriente vers la direction d’orchestre avant de bifurquer, au hasard des rencontres, vers le rock. Rennes est une des villes-phares du rock français des années 1980 et Yann se retrouve au sein de certains groupes régionaux. Sa trajectoire artistique l’amène ensuite à mélanger ses connaissances classiques et rock au service du théâtre et du cinéma. Il compose ainsi la musique de quelques courts métrages et, en 1995, il sort un premier album intitulé « La valse des monstres ». Deux ans plus tard, sur l’opus intitulé « Rue des cascades », la chanson qui lui a donné son nom est interprétée par Claire Pichet et est reprise quelques mois plus tard dans la bande originale du film « La vie rêvée des anges ». En 1998, Dominique A interprète la chanson « Monochrome » que Yann Tiersen a composé sur l’album « Le Phare ». La même année, il met sur pied un concert dans le cadre des Transmusicales de Rennes auquel participent Dominique A, Françoiz Breut, les Têtes Raides, Mathieu Boogaerts et Bertrand Cantat entre autres. L’enregistrement de ce rendez-vous public est alors commercialisé sous le titre « Black Session ». Quelques semaines plus tard, Yann Tiersen sort un album plus rock: « Tout est calme ». 2001 est une année très importante pour Yann Tiersen avec la sortie, d’une part, de l’album « L’Absente » et, d’autre part, de la musique du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Comme cela semble devenir une bonne habitude, ces deux albums sont marqués par la présence d’interprètes divers. Et, dans le cas de la bande originale du film « Amélie Poulain », Yann Tiersen refuse même d’aller chercher la Victoire de la Musique qui lui est décernée parce qu’il ne considère pas l’oeuvre comme une composition personnelle. En 2002, Yann Tiersen immortalise sur CD un concert donné à la Cité de la Musique de Paris avec de nombreux invités chanteurs. Deux ans plus tard, il remporte à nouveau une Victoire de la Musique pour la bande originale du film allemand « Good Bye Lenin ». En mai 2005, l’album « Les Retrouvailles » permet à Yann Tiersen de faire chanter des habitués comme Dominique A ou Christophe Miossec mais aussi Jane Birkin notamment. Pour Miossec encore, Tiersen compose les mélodies de l’album « Finistériens » paru en septembre 2009. Depuis, le musicien français a poursuivi son chemin artitique en enregistrant des albums instrumentaux et des musiques de films.
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Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

23 juin 2015 : Décès, à Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Née le 27 juin 1931 à Izmir, en Turquie, de parents français travaillant dans le service diplomatique, Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses. Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian 56 ans après lui.
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5 JUIN

L’affiche du film « Les Demoiselles de Rochefort »

5 juin 1931 : Naissance, à Pontchâteau, du cinéaste français Jacques DEMY. Il figure parmi les personnalités marquantes de la chanson française pour sa réalisation de nombreux films musicaux mythiques comme « Les Parapluies de Cherbourg », « Les Demoiselles de Rochefort » et « Une chambre en ville ». Il doit certainement cette passion pour la musique et la chanson à ses parents qui, dès son plus jeune âge, l’emmènent au cinéma mais aussi à des soirées d’opérettes ou d’opéras. A l’âge de huit ans, il apprend ainsi le violon. Il se fait remarquer, comme réalisateur de cinéma, à la fin des années 1950 en s’accrochant au train de la « nouvelle vague ». Cependant, un peu comme ceux de Claude Lelouch, les films de Jacques Demy accordent une grande place à la musique. Il fait ainsi souvent appel à Michel Legrand pour en composer la trame. Seule exception: la bande originale de « Une chambre en Ville » qui est composée par Michel Colombier. C’est Jacques Demy qui écrit lui-même les textes. Et, dans deux cas, il va jusqu’à réaliser des films entièrement chantés: « Les Parapluies de Cherbourg » (avec Catherine Deneuve) et « Une chambre en ville ». Il est d’ailleurs le seul réalisateur français à obtenir un succès international dans le domaine du film musical. Avec, d’une part, « Les Parapluies de Cherbourg », qui reçoit la Palme d’Or au festival de Cannes et le prix Louis Delluc en 1964, et avec, d’autre part, la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » (avec Gene Kelly, George Chakiris, Catherine Deneuve et Françoise Dorléac en 1967) dont « la chanson des jumelles » est devenue un tube mythique.

Lorsque Jacques Demy meurt le 27 octobre 1990 à Paris, du sida, son décès est annoncé, suivant sa volonté, comme consécutif à un cancer.

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Guy Carlier en 2009 - Photo (c) Bapti

Guy Carlier en 2009 – Photo (c) Bapti

5 juin 1949 : Naissance, à Argenteuil, du journaliste et auteur français Guy CARLIER. Il naît dans une famille de maraîchers et, fils de commerçants, il se passionne assez rapidement pour le commerce et l’économie. Il termine ainsi ses études par une licence en sciences économiques et il occupe ensuite de hautes fonctions financières dans différentes entreprises. Mais, en 1989, la société qui l’emploie tombe en faillite et Guy Carlier se réfugie dans l’écriture de chansons. Grâce à des relations bien placées dans le milieu artistique, il écrit notamment le texte du tube de l’été 1989 pour la jeune chanteuse belge Mélody: « Y a pas que les grands qui rêvent ».

Par la suite, il se fait remarquer par le producteur français Jean-Luc Delarue qui lui propose de participer à la création de l’émission télévisée « Ça se discute » en 1994. En 1997, Guy Carlier écrit ses premières chroniques radiophoniques pour l’émission « Dans tous les sens » de Laurent Ruquier sur France Inter. Et, trois ans plus tard, il devient l’un des chroniqueurs de l’émission de Stéphane Bern « Le Fou du roi » où il attaque régulièrement l’animateur et compositeur Julien Lepers. En septembre 2004, l’homme reprend le siège d’Ariane Massenet dans l’émission télévisée de Marc-Olivier Fogiel « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3. Puis, au printemps 2005, il se retrouve à commenter en direct le concours Eurovision de la chanson pour France 3 aux côtés de Julien Lepers qui se réconcilie avec lui. La même année, le nouvel album de Johnny Hallyday, « Ma vérité », contient une chanson signée Guy Carlier: « Ce qui ne tue pas nous rend plus fort ». En 2011, Guy Carlier se lance dans l’aventure du one man show humoristique avec « Ici et maintenant » où il parle notamment du régime alimentaire drastique qu’il s’est imposé pour perdre une partie des 240 kilos qu’il a acquis par boulimie. Trois ans plus tard, il rejoint l’émission des Grosses Têtes sur les ondes françaises de RTL aux côtés de Laurent Ruquier avant de poursuivre ce job de chroniqueur dans d’autres émissions et sur d’autres radios.
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Michel Barbier

5 juin 1949 : Naissance, à Charleroi, du chanteur belge Michel BARBIER. Alors qu’il écrit des textes et chante depuis l’âge de quinze ans, Michel poursuit des études brillantes où il décroche une licence en philologie romane. Libéré de cette contrainte professionnelle, il s’adonne enfin à sa passion pour la chanson et s’inscrit au concours des jeunes talents du Festival d’Obourg (B) en 1974. Et il y décroche le prix du jury ainsi que le prix du public. Le premier 45 tours qu’il enregistre alors contient notamment le titre « Amour fédéraliste » et l’artiste est à ce moment considéré comme faisant partie de la nouvelle vague de la chanson belge francophone des années 1970. Michel Barbier met alors à profit cette première expérience discographique pour peaufiner un album, intitulé « Fées », qui sort en 1982. En 1983, il s’associe aux chanteurs, musiciens et comédiens belges William Dunker, Marc Keiser et Alain Boivin pour créer le groupe « Les Jules ». Au Festival du Rire de Rochefort (B), en 1985, « Les Jules » obtiennent le Prix de la Presse et celui du Public. Par la suite, Michel Barbier délaisse un peu les studios et il chante encore par pur plaisir dans des soirées entre amis. Il faut dire que ses activités professionnelles d’animateur culturel, de journaliste et d’attaché de presse ne lui laissent plus beaucoup de temps pour sa passion. Entre 1990 et 2002, il présente notamment le journal télévisé quotidien de Télésambre, la télévision locale de Charleroi. Le 22 juillet 2004, Michel Barbier revient véritablement à la chanson lors d’un concert qu’il effectue au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Il y est programmé juste avant le spectacle proposé par un ami de longue date : Albert Delchambre. Il est alors question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Michel mais celui-ci restera finalement à l’état de projet. En 2008, « Les Jules » font un come-back remarqué au Comédie Centrale de Charleroi et Michel Barbier est bien entendu de l’aventure. Depuis cette époque, le parcours musical de l’artiste se poursuit de manière plus timide.
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Carole Fredericks en 2000

5 juin 1952 : Naissance, à Springfield (Massachusetts), de la chanteuse américaine Carole FREDERICKS. Elle quitte sa région natale à 20 ans pour la Californie où, en accomplissant divers petits travaux, elle commence à chanter. A 27 ans, elle décide de quitter les Etats-Unis pour tenter sa chance en France. C’est plutôt une bonne idée puisque, dès son arrivée au pays de Voltaire, ses capacités vocales lui permettent d’enregistrer un premier album: « Black Orchid ». Mais c’est surtout comme choriste qu’elle va être très appréciée et, à ce titre, elle va devenir un pilier de studio pour des artistes tels que Thiéfaine ou Gainsbourg dans les années 1980, Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Céline Dion dans la décennie suivante. Et puis, en 1990, sa popularité augmente d’un cran lorsqu’elle rejoint Jean-Jacques Goldman et Michael Jones pour former un trio mémorable avec eux. Jusqu’en 1994, Fredericks-Goldman-Jones publient deux albums studio et deux albums live. Ils effectuent trois tournées dans les pays francophones européens. Ses nombreuses activités musicales n’empêchent alors pas Carole de répondre à l’invitation de l’un de ses amis, Alain Delorme, pour qui elle pose sa voix extraordinaire sur une nouvelle version de « Romantique avec toi ». En 1996, alors qu’elle est devenue une vedette à part entière en France, le public est comblé lorsqu’elle répond à ses attentes en enregistrant l’album « Springfield ». L’opus propose quatorze chansons aux styles blues et gospel en anglais dont elle signe les textes. En 1999, un deuxième album paraît sous le titre « Couleurs et parfums » et, cette fois, il est chanté en français. Le premier titre à en avoir été extrait pour les radios est « Personne ne saurait », que Carole interprète avec Poetic Lover, et c’est un « tube ».

Les singles suivants auront pour titres: « Qu’est-ce qui t’amène », « Respire » et « Le prix à payer ». Alors que sa carrière solo est en plein devenir, la chanteuse américaine est terrassée par une crise cardiaque en sortant de scène à Dakar (Sénégal), le 7 juin 2001. Les efforts pour la ranimer restent vains. Elle est inhumée à Paris, au cimetière de Montmartre. A Montreuil, ville française de Seine-Saint-Denis, une rue porte le nom de Carole Fredericks depuis 2008.

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Cécilia Cara en 2003

5 juin 1984 : Naissance, à Cannes, de la chanteuse et comédienne française Cécilia CARA. A quinze ans, elle participe à l’émission télévisée française pour jeunes talents « Graines de Star » sur M6. L’animateur Laurent Boyer lui propose alors de passer une audition pour une comédie musicale que l’auteur-compositeur Gérard Presgurvic met sur pied: « Roméo et Juliette », d’après l’oeuvre de William Shakespeare. Elle est finalement retenue pour incarner le rôle de Juliette pendant trois ans: à Paris, en province française et à l’étranger. Disposant de grandes facultés vocales, Cécilia Cara ne parvient toutefois pas par la suite à devenir une vedette de la chanson et ce malgré un duo enregistré avec Florent Pagny (« L’air du temps » en 2002) et un autre avec Ronan Keating (« Je t’aime plus que tout » en 2003). Elle sort ensuite un single en 2003: « Le dernier reflet ». Dans les mois qui suivent, elle se tourne vers le cinéma avant de donner deux concerts à Paris en 2006. Puis, c’est au théâtre qu’on la retrouve jusqu’en 2008. En octobre de cette année-là, elle fait partie de la troupe de la comédie musicale « Grease » à Paris. En 2009, elle interprète Bonnie Parker dans le polar musical « Bonnie and Clyde » à Avignon et à Paris. Et, l’année suivante, elle obtient un rôle dans le spectacle hommage à Joe Dassin (« Il était une fois Joe Dassin ») qui est présenté à Paris au Grand Rex puis dans toute la France. Entre 2012 et 2015, Cécilia Cara rejoint « The Voca People » dont les participants sont habillés et grimés en blanc. En janvier 2018, elle partage, avec Anaïs Delva et Marion Posta, l’affiche de la comédie musicale « Enooormes » qui est jouée à Paris au théâtre Trévise.
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SUAREZ en 2010 – Photo (c) Julie Mazy

5 juin 2010 : Premier concert parisien pour le groupe belge SUAREZ à la Cigale. Marc, Dada, Pata et Maximin y proposent les chansons qui les ont rendus populaires en Belgique après s’être faits remarquer au concours Franc’Off des Francofolies de Spa (B) sous leur premier nom d’Interphone. Le public reprend ainsi en choeur les tubes du groupe: « On attend » ou « Aïe aïe ».
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31 MAI

Lydia Verkine en 1977 – Photo (c) Edgar Clark

31 mai 1949 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française d’origine arménienne Lydia VERKINE. Son premier album intitulé « Daddy » sort en 1973. Le succès est vite au rendez-vous grâce à des programmations sur les chaînes de radio françaises, comme Europe 1, de titres tels que « Lève-toi soleil » (1973) ou « Ouvre tes mains » (1975).

Elle apparaît aussi à quelques reprises dans des émissions de variétés à la télévision française. En 1978, Lydia Verkine fait partie du casting de la première version du spectacle musical « Starmania » à Paris. Malgré l’enregistrement de quelques albums et d’une dizaine de 45 tours entre 1973 et 1982, les chansons de Lydia Verkine n’ont, à ce jour, pas été rééditées en CD. En 2011, Lydia Verkine refait surface grâce à deux nouvelles chansons en français dont les vidéos sont postées sur YouTube : « Mama » et « My love’s gone away ». L’occasion de se rendre compte que la chanteuse n’a rien perdu de ses qualités vocales et de son peps.

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Pascale Vyvere (c) Igloo Records

31 mai 1966 : Naissance de la chanteuse, comédienne et musicienne belge Pascale VYVERE. Encore étudiante, Pascale apprend le solfège, l’harmonie, le piano et l’accordéon. Intéressée par la chanson, elle s’inscrit aux Ateliers Chanson de Bruxelles où elle suit les cours de Martine Kivits et Jean-Luc Fafchamps. Elle cherche sa voie pendant un moment avant de rencontrer Romain Didier et Allain Leprest qui lui conseillent d’écrire des chansons et de les interpréter seule. Respectant leur recommandation, elle conçoit un spectacle qu’elle présente pendant des mois dans son pays natal mais aussi en France et en Suisse. Ce concert est conçu de manière à être présenté tantôt dans une formule piano-voix, tantôt soutenu par deux ou quatre musiciens. Pascale Vyvere se produit ainsi dans les salles bruxelloises de la Samaritaine et de la Soupape mais aussi à Paris au Sentier des Halles et au Théâtre l’Européen. Elle remporte le Prix du Sentier des Halles et de l’Adami au Tremplin des Hauts-de-Seine en 1993 ainsi que le Prix des Auditeurs au Concours International RTBF/France-Inter/RSR de la Chanson française, à Liège en 1994. Elle propose aussi ses chansons dans de nombreux festivals comme les Nuits Botanique à Bruxelles et les Francofolies de Spa où elle chante au Salon Bleu du Casino en 1994 et 1997. Elle sort, en 1997, un album qui a pour titre « Je Vous Attends » avec la complicité de Gwenaël Micault, Christophe Vervoort, Jean-Pierre Catoul, Romain Didier, Poney Gross, Patrick Deltenre, Pierre Michaud et Philippe Navarre entre autres. En 2001, elle participe à la soirée de fête à Allain Leprest dans le cadre du festival « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Simultanément à ses activités de chanteuse, Pascale Vyvère est très active comme comédienne. Elle est ainsi à l’affiche, à Bruxelles et en province, de nombreuses pièces de théâtre de genres très différents. Ses différentes compétences artistiques l’amènent souvent à participer à des spectacles pluridisciplinaires. Elle est ainsi à l’affiche de l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc » dans une mise en scène très moderne de Dominique Serron en février 2015 en Belgique, à Charleroi et à Liège.

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La pochette de l’album de Pauline

31 mai 2010 : Sortie du deuxième album de PAULINE, qui a obtenu un très grand succès deux ans plus tôt avec « Allo le monde ». Elle a composé les douze titres de l’album et signé le texte de onze chansons. L’opus a pour titre La vie du bon côté.

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12 MAI

Michel Fugain en 2011

12 mai 1942 : Naissance, à Grenoble, du chanteur français Michel FUGAIN. Il est le fils d’un diabétologue et se destine, lui aussi, à des études de médecine. Mais, il abandonne la faculté pour satisfaire sa passion pour le cinéma. Il réussit à se faire embaucher pour être le second assistant du cinéaste Yves Robert. Installé à Paris, il se lie d’amitié avec d’autres jeunes en quête de carrière artistique. C’est ainsi qu’il rencontre un certain Michel Sardou qui connaît bien Eddie Barclay. Barclay écoute quelques mélodies de Fugain et l’engage comme « compositeur d’édition ». Ses musiques sont ainsi proposées à, acceptées et interprétées par Hervé Vilard, Marie Laforêt ou Dalida. Mais, au fil du temps, il se garde quelques chansons pour lui en estimant qu’il pourrait bien, un jour, les interpréter lui-même. C’est ainsi que, très prolifique, il enregistre un premier album dont le titre, « Je n’aurai pas le temps », est l’un des grands succès de l’année 1967.

Très en avance sur son temps, Fugain est ambitieux et ne conçoit pas la chanson comme ses collègues. C’est ainsi qu’en 1970, alors que la comédie musicale « Hair » connaît une grande popularité, il décide d’écrire un spectacle musical: « Un enfant dans la ville ». Les chansons de ce dernier, « Dépêche-toi » ou « Ne cherche pas » par exemple, connaissent un certain succès. La même année, il enregistre un 33 tours de onze titres sur lequel se trouvent les chansons « Soleil », « Balade en Bugati », « Comme un soleil » (également chanté par Nana Mouskouri), et « On laisse tous un jour ». Deux ans plus tard, sur le concept du spectacle musical, Michel Fugain décide de fonder une troupe de baladins qui va interpréter ses chansons: le Big Bazar est né. Y participent, entre autres, les chanteuses Mino et Christiane Mouron. Un album est enregistré en 1972 avec des mélodies qui sont immédiatement des hits: « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau », « Attention mesdames et messieurs » et « Allez bouge-toi ». Pendant quatre ans, les « tubes » du Big Bazar vont se multiplier: « Tout va changer », « La fête », « Là-bas dans les îles », « Les gentils et les méchants », « Bravo monsieur le monde », « Chante comme si tu devais mourir demain », « Jusqu’à demain peut-être », « Les Acadiens », « Dis oui au maître », « Le printemps », « Le grain de sable » et « Ring et ding ». En 1976, Michel Fugain quitte le Big Bazar qui poursuit ses activités sans lui pendant quelque temps. Le chanteur-compositeur a envie d’autre chose et cherche un autre concept de groupe vocal et musical. Il crée, quelques mois plus tard, la Compagnie Michel Fugain à laquelle participe entre autres Roland Magdane. D’emblée, le succès est à nouveau au rendez-vous de cette aventure musicale-là avec « Le chiffon rouge » notamment. Mais Fugain rêve encore d’autre chose. Et, après l’enregistrement de chansons connues comme « Papa » ou « La vieille dame », il met sur pied en 1979 un atelier de comédie musicale à Nice dans les anciens studios cinématographiques de la Victorine. Mimi Mathy comptera parmi ses « élèves ». Avide d’expériences musicales originales, Michel enregistre les chansons d’une nouvelle comédie musicale en 1982: « Capharnaüm ». Mais le succès n’est pas au rendez-vous et il prend du recul pendant six ans. La fin des années 1980 est une période où Fugain adapte ses chansons à l’époque. Il y intègre des instruments électroniques qui lui permettent de rester au top des artistes français là où d’autres ont sombré depuis longtemps avec armes et bagages. Il se maintient donc dans les hit-parade avec des chansons comme « Viva la vida » (1988), « Des rêves et du vent » (1988), « Les années guitare » (1989), « Chaque jour de plus » (1989), « Chanson pour les demoiselles » (1989), Où s’en vont » (1989), « Forteresse » (1992), « Les soirs d’été » (1992), « Ne m’oublie pas » (1992), « Plus ça va » (1995), « De l’air de l’air » (1998), « 2000 ans et un jour » (1998), « Encore » (2001) et « Dans la rue d’à côté » (2001). Le 18 mai 2002, Michel Fugain perd sa fille Laurette victime d’une leucémie foudroyante à l’âge de 22 ans. Il en est bouleversé et décide de se consacrer à l’essentiel de la vie. Mais cette « fin de carrière » n’est véritablement qu’une parenthèse légitime et compréhensible à laquelle il met fin en 2005 en créant une comédie musicale sur son propre répertoire de chansons: « Attention mesdames et messieurs ». Le casting des jeunes artistes est télévisé et diffusé sur la chaîne française M6. Mais, pour véritablement poursuivre une carrière longue de près de 40 ans, Fugain va demander à des « amis » chanteurs de lui écrire un texte qu’il va mettre en musique. Aznavour, Lama, Chédid, Nougaro, Le Forestier, Hardy, Sanson, Manset, Leprest, Adamo, Sardou et Duteil s’exécutent et l’album a pour titre « Bravo et merci » en 2007. Toujours à l’affût d’un nouveau concept qui pourrait compenser la mort annoncée de l’album CD, Michel décide de sortir un nouvel opus en quatre fois, en 2011, à raison de six chansons par saison réunies chacunes sur un mini CD. Malheureusement, le concept prend du plomb dans l’aile car ça ne marche pas comme prévu et, finalement, les 24 chansons seront commercialisées sur un double album qui sort en 2012. Vous pouvez en lire la chronique réalisée sur ce site en CLIQUANT ICI. En septembre 2013, quelques mois après avoir annoncé son retrait de la chanson, Michel Fugain se laisse séduire par une nouvelle expérience musicale issue de l’un de ses musiciens : Pierre Bertrand. Le projet « Pluribus » donne ainsi lieu à un album où il est épaulé par seize musiciens et, aussi, à une tournée de concerts s’y rapportant. A l’approche de son 75e anniversaire et de ses 50 ans de carrière, Michel Fugain est célébré par ses pairs avec la sortie d’un album qui reprend ses grands succès interprétés entre autres par Kids United, Patrick Fiori, Slimane, Claudio Capéo, Ben l’Oncle Soul, Anaïs Delva, Sophie Tapie, Arcadian, Corneille, Florent Mothe ou Chimène Badi. A partir de la fin 2018, Michel Fugain repart en tournée avec un spectacle différent : une « causerie musiacle » qui propose au public des chansons mais aussi des anecdotes savoureusement racontées par l’artiste.
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En 1992

12 mai 1975 : Naissance de la chanteuse ANNE qui connut la célébrité comme ambassadrice de Disney en France de 1989 à 1994. Lors de sa naissance sous le patronyme complet d’Anne Meson, sa mère, russe, est professeur de danse, et son père, espagnol, est musicien et acrobate. Dès son plus jeune âge, Anne pratique la danse, le piano et l’équitation. A sept ans, elle est le personnage principal de pubs télévisées pour des bonbons et des yaourts. Ensuite, elle participe à des défilés de mode pour enfants avant d’obtenir un rôle dans le film « Stress » en 1984 aux côtés de Carole Laure et Guy Marchand. Elle tourne encore dans trois autres films par la suite. Les représentations théâtrales et les spectacles musicaux s’enchaînent alors pour Anne: « Le malade imaginaire » avec Michel Bouquet, « Emile Jolie » de Philippe Chatel ou encore « 1789 » de Maurice Béjart. En 1989, la jeune fille signe un contrat avec la société Disney France. Et elle est, de suite, l’interprète du générique du nouveau film d’animation « Oliver ».

Un an plus tard, Anne enregistre son premier album qui reprend la chanson du nouveau dessin animé « La petite sirène » et d’autres mélodies Disney telles que « Tic et tac ». Du 26 février au 15 mars 1992, la jeune artiste fait ses premiers pas sur scène à Paris à l’Olympia où elle propose « Anne au pays d’Euro Disney ». Insensiblement, au fil des albums suivants, la chanteuse se démarque quelque peu des chansons de films de Disney pour se constituer un petit répertoire personnel qui ne bouscule toutefois pas son public: « Clarisse et les étoiles » sur l’autisme ou « Le pays blanc » qui traite de l’Antarctique menacé. Entre 1990 et 1994, elle présente avec Jean-Pierre Foucault l’émission télé française « Disney Parade » sur la chaîne privée TF1 le dimanche après-midi. Lorsque sa prestation prend fin, une compilation de ses grands succès est commercialisée pour marquer sa rupture avec la société Walt Disney. De 1989 à 1994, Anne a reçu trois disques d’or et connu deux nominations aux Victoires de la Musique. En 1995, la chanteuse se voit confier la présentation de l’émission « Tarmac » sur la chaîne télé française « Canal J » où elle reçoit les vedettes du moment: Pascal Obispo, Zazie ou Renaud par exemple. Mais le programme ne dure que quelques mois. Anne s’oriente alors vers le théâtre et part aux Etats-Unis suivre les cours du Theatre of Art de Los Angeles. En 2000, elle décroche un rôle dans la version anglaise de « Notre-Dame de Paris », le spectacle musical de Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après Victor Hugo, qui est proposée à Las Vegas. De ce fait, elle a aussi l’occasion de jouer tantôt le rôle d’Esmeralda, tantôt celui de Fleur-de-Lys, dans la tournée française de « Notre-Dame de Paris » qui est mise sur pied entre 2000 et 2002. Elle enregistre alors une chanson en duo avec Garou sur l’album de ce dernier: « Criminel ». Quelques mois plus tard, Anne décide de s’installer en Espagne, aux Baléares, où elle intègre un groupe musical existant: les « Naughty Noise ». Alors qu’elle a déjà enregistré cinq albums avec le groupe, elle fait aussi partie, depuis 2010, de la formation « Fraggles ».
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12 mai 1992 : Décès, à Paris, de la comédienne et fantaisiste française Jaqueline MAILLAN. Née, à Paray-le-Monial le 11 janvier 1923, elle reste plus connue pour ses rôles et sketches extravagants que pour les 45 tours qu’elle a enregistrés. Car, en 20 ans, de 1954 à 1974, elle a sorti quelques chansons qui, toutes, étaient humoristiques. Depuis « Bergerette » jusqu’à « Mon polo », signées par Michel Emer qui écrivit « L’accordéoniste » pour Edith Piaf. Si ces chansons n’ont pas révolutionné la chanson française, la parodie de « Je t’aime moi non plus » qu’elle a enregistrée en 1970 avec Bourvil reste, lui, un morceau d’anthologie de l’humour gaulois.

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7 MAI

Frank Michaël au début des années 1990

7 mai 1947 : Naissance, à Parme en Italie, du chanteur belge Franco Gabelli mieux connu sous le nom de Frank MICHAËL. A peine âgé de trois ans, le jeune Franco quitte sa région natale avec sa famille pour s’installer à Seraing, près de Liège, où son père trouve du boulot à la mine. Son enfance se déroule pareille à celles de beaucoup d’autres jeunes d’origine italienne dans les régions ouvrières de Belgique comme les Siciliens Salvatore Adamo ou Frédéric François par exemple. Et Franco rêve de musique et de chansons. C’est pour ça que, adolescent, il apprend l’accordéon et s’inscrit à divers concours de chant où il se fait remarquer pour son talent. Mais il faut bien gagner sa vie et il travaille dans le secteur électronique. Fin 1973, il réussit toutefois à enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Frank Michaël. La chanson va être un très grand succès en Belgique et dans le Nord de la France: « Je ne peux vivre sans toi ».

Par la suite et pendant des années, Frank Michaël va vendre beaucoup de disques dans son pays d’adoption: « Dites-lui que je l’aime », « Tu m’as trop fait attendre », « Ballade pour un je t’aime », « Un garçon pleure » ou « Souviens-toi de ma chanson ». Pendant toutes ces années, Frank Michaël chante partout où il peut: sur des podiums radiophoniques, sur des scènes de quartier, dans des salles de fêtes et des théâtres. Les firmes de disques se succèdent pour Frank qui enregistre chez RCA et Philips avant de signer, en 1984, chez Vogue France. A partir de ce moment, tout va s’emballer. Deux chansons vont connaître un succès international: « Entends ma voix » et « San Angelo ». Et les portes des théâtres de France s’ouvrent devant lui. Son public est essentiellement féminin et Frank cultive d’ailleurs l’amour de ce public. Mais, assez curieusement, les medias français boudent le chanteur alors qu’en Belgique, à cette époque, les radios locales et privées le diffusent autant que les radios publiques nationales. A partir de cet instant, il commence à être un très grand vendeur de disques. Etonnamment passionné par le rock and roll, il voue une véritable admiration pour Elvis Presley et pour Johnny Hallyday. Il s’efforce d’ailleurs d’orienter son répertoire vers la musique country et parvient, pour ce faire, à rencontrer Michel Mallory qui est un des spécialistes du genre en France. Et, toujours à la recherche d’une certaine notoriété auprès de personnes qui ne l’apprécient pas particulièrement, il réussit à obtenir avec fierté des chansons signées par Charles Aznavour ou Salvatore Adamo. Les titres de Frank Michaël oscillent alors constamment entre la mélodie de charme sirupeuse, la ballade country ou la musique qui invite à la valse: en 1997, il obtient un énorme succès avec « Toutes les femmes sont belles ». En 2003, il se décide enfin à rendre hommage à son idole et sort l’album « Thank you Elvis » où il reprend quinze « tubes » du « King » en français et en italien. Et, depuis, Frank Michaël commercialise environ un album par an. Quant à ses spectacles, ils attirent toujours, dans les Zénith et autres Palais des Sports, un public féminin. Celui-ci a toutefois un peu vieilli mais n’a rien perdu de sa vitalité pour tendre au chanteur le mouchoir qu’il humecte, à chaque prestation, d’un peu de sueur.
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Véronique Jannot en 1986 – Photo (c) Richard Melloul

7 mai 1957 : Naissance, à Annecy, de la comédienne et chanteuse française Véronique JANNOT. Elle est encore étudiante lorsqu’elle est recrutée pour un casting organisé par la réalisatrice de télévision Cécile Aubry. Elle obtient ainsi le premier rôle féminin de la série « Le jeune Fabre » aux côtés de Mehdi à l’âge de quinze ans. Elle multiplie ensuite les expériences théâtrales et audio-visuelles avant d’apparaître au cinéma avec Alain Delon dans le film « Le toubib » en 1979. Alors qu’elle est la vedette de la série télé « Pause Café », elle tente l’expérience de la chanson au milieu des années 1980. C’est Pierre Bachelet qui l’y pousse en lui composant « J’ai fait l’amour avec la mer » en 1982 après avoir interprété « L’Atlantique » en duo avec elle.

Laurent Voulzy s’intéresse alors à Véronique Jannot et il enregistre avec elle le duo qui est le « tube » de l’été 1984: « Désir désir ». D’autres chansons connaîtront de bons succès: « Aviateur » ou encore « Si t’as pas compris ». En 2012, après une longue période de cinéma, Véronique Jannot revient à la chanson par le biais d’un disque destiné aux enfants: « Tout doux ». Elle y interprète des comptines et partage quelques mélodies avec Henri Salvador (« Une chanson douce »), Yannick Noah, Gérard Lenorman ou Natasha St-Pier entre autres.
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Teri Moïse en 1999

Teri Moïse en 1999

7 mai 2013 : Décès, à Madrid en Espagne, de la chanteuse Teri MOISE à l’âge de 43 ans. L’artiste se serait donnée la mort dans une chambre d’hôtel à Madrid en Espagne. Teri Moïse est née le 25 mars 1970 à Los Angeles (USA) de parents émigrés haïtiens vivant dans le quartier défavorisé de South Los Angeles. En 1990, elle débarque en France pour étudier les lettres à la Sorbonne. Passionnée de musique, elle retourne ensuite en Californie et s’inscrit au Los Angeles Musician Institute. Puis, elle revient en France et, après avoir été bassiste dans plusieurs groupes, elle travaille comme choriste à Paris. Remarquée par un producteur, elle sort son premier album en 1996. Il contient un « tube » absolu diffusé par toutes les radios: « Les poèmes de Michelle ».

Pour ce premier album éponyme Teri Moïse reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète ou groupe francophone de l’année 1997. Grâce à d’autres titres comme « Je serai là », elle vend 500.000 exemplaires de son premier album. En 1998, son deuxième opus, qui reprend les titres « Fais semblant » et « Star », n’obtient pas le même score mais il s’écoule quand même à plus de 100.000 unités. Après ça, Teri Moïse disparaît du métier aussi vite qu’elle y est apparue et il est presque impossible de savoir alors ce qu’elle est devenue. Jusqu’à ce jour du mois de mai 2013.
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Maurane en 2015

7 mai 2018 : Décès à Schaerbeek (Bruxelles) de la chanteuse belge MAURANE à l’âge de 57 ans. Née le 12 novembre 1960 à Ixelles sous le nom de Claudine Luypaerts, son père, Guy Luypaerts, est alors musicien, compositeur et directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » aux côtés de Philippe Lafontaine et Philippe Anciaux entre autres. C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ». Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1985, elle parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser ») et qui lui permet de se faire engager deux ans plus tard par Michel Berger pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ». En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia. Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ». Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida). Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien. Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec. En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale. De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005. La chanteuse est, enfin, une grande praticante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une grande adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité. Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment. Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Début 2018, elle remonte enfin sur scène dans la banlieue de Bruxelles avec un bonheur inégalable. Bonheur de courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel qui sort finalement, à titre posthume, en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge. Les funérailles de Maurane ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de son enfance.
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19 MARS

 

19 mars 1972 : Naissance, à Lille, de la comédienne et chanteuse française Mallaury NATAF. Elle devient célèbre grâce à la série télévisée française « Le miel et les abeilles » où elle apparaît en 1992. Un an plus tard, profitant du succès de son personnage de Lola dans la sitcom, elle enregistre une chanson intitulée « Les filles c’est très compliqué ». En 1994, elle interprète la chanson « Fleur Sauvage » à la télévision. Elle y tournoie à plaisir en soulevant sa jupe qui ne cache rien de son anatomie intime! Les images de ce « Jacky Show » deviendront vite « cul-te » mais, l’émission étant destinée au jeune public, Mallaury sera obligée d’arrêter les tournages du « Miel et des abeilles » sous la pression populaire. En décembre 1999, elle sort un album autoproduit avec des chants de Noël: « Malorie Noël 2000 ». Puis, elle se tourne vers le théâtre, le cinéma et la téléréalité. Mais sa vie privée n’est pas simple et, maman de trois enfants, elle est confrontée à de graves difficultés matérielles qui l’obligent à vivre comme une SDF à partir de 2012. De nombreuses personnalités manifestent alors leur soutien moral et financier à la comédienne qui, en 2018, annonce qu’elle va mieux et est sortie du sans-abrisme.

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9 MARS

Lucien Morisse en 1961

9 mars 1929: Naissance, à Paris, de l’homme de médias et directeur de radio Lucien MORISSE sous le nom de Lucien Trzesmienski. Discothécaire à la RTF, la Radiodiffusion Télévision Française, Lucien est remarqué par le journaliste Pierre Sabbagh qui lui confie, en 1950, l’illustration sonore du journal télévisé qui doit alors être réalisée en direct. En 1956, les fondateurs de la toute nouvelle radio périphérique française Europe 1 font appel à ses services pour créer un nouveau style de radio qui soit populaire. Cela marche bien et, en 1960, il devient le responsable de la programmation musicale de la station. Il est le premier à instaurer en France le système de la playliste qui est alors en vigueur sur les radios américaines. Mais Lucien Morisse est aussi animateur de l’émission « Le Discobole » et, en octobre 1960, il casse en direct le troisième 45 tours de Johnny Hallyday qu’il estime mauvais. En fait, la vérité est peut-être à chercher ailleurs: à cette époque Lucien Morisse est en couple avec la chanteuse Dalida qui vient d’enregistrer la même chanson que Johnny: « Itsy bitsy petit bikini ». Très créatif, il est à la base de la réation d’émissions comme le fameux « Musicorama » d’Europe 1 ou encore le célèbre « Salut les copains ». Mais il est aussi le directeur du label « Disc’Az » dont les artistes sont souvent programmés sur Europe 1: Pascal Danel, Michel Polnareff, Saint-Preux, Gilles Marchal, etc. Le 8 avril 1961, il finit par épouser Dalida après cinq ans de vie commune. Mais leur mariage ne dure que quelques mois et, en 1963, il épouse la mannequin Agathe Aëms avec qui il aura deux enfants. Le 11 septembre 1970, Lucien Morisse se suicide par arme à feu dans son appartement parisien. Il avait 41 ans.
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Jean-Jacques Debout en 1979 – Photo (c) Léonard De Raemy

9 mars 1940 : Naissance, à Paris, du compositeur et interprète français Jean-Jacques DEBOUT. Durant son enfance, qu’il passe à Saint-Mandé en famille, le jeune garçon se passionne pour la musique et intègre une chorale. Inscrit par sa grand-mère à un concours de chant organisé sur la Place du Tertre à Paris, il y interprète un classique de Charles Trenet qui, présent, le félicite pour sa prestation. Trenet recommande même à Patachou de l’engager comme artiste dans son établissement. Suite à cela, au fil des mois, les spectacles se multiplient et, en 1959, il enregistre une chanson signée par Maurice Vidalin et Jacques Datin: « Les boutons dorés ». C’est le premier et grand succès de l’interprète Debout. Quand il revient du service militaire en 1962, la donne a changé et les « yé-yés » ont envahi les postes transistors. Mais Jean-Jacques s’adapte et compose des chansons pour les idoles: « Tous mes copains » pour Sylvie vartan et « Pour moi la vie va commencer », qu’il interprète aussi lui-même, pour Johnny Hallyday. En 1964, il enregistre « Nos doigts se sont croisés », chanson avec laquelle il remporte la première édition du concours de la Rose d’Or d’Antibes. Jean-Jacques Debout rencontre alors une jeune actrice qui a pour nom Chantal Goya. Ils se marient le 25 février 1966 à Nogent-sur-Marne. Quatre ans plus tard, il compose les chansons de « la Revue » du Casino de Paris pour Zizi Jeanmaire. Doué pour composer des musiques de spectacles, il répond à la demande des producteurs de télévision français Maritie et Gilbert Carpentier pour lesquels il imagine des grands shows. Ceux de Sylvie Vartan obtiennent des succès remarquables. En 1973, Jean-Jacques renoue avec le succès grâce à la chanson « Redeviens Virginie ».

A partir de 1975 et la chanson « Adieu les jolis foulards », il va devenir le pygmalion de son épouse Chantal Goya pour qui il va composer des chansons à destination des enfants. La recette est simple mais connaît une énorme popularité: chaque chanson est pour ainsi dire consacrée à un personnage. Il y a Bécassine, Tintin, Snoopy, les Pieds Nickelés, Pinocchio, le lapin, le chat botté ou Pandi panda. En 1979, comme interprète, Jean-Jacques Debout sort un 45 tours qui tourne bien sur les radios: « Les rues de Paris ». Onze ans plus tard, il profite de l’engouement du disque compact pour réenregistrer tous ses succès et de nouvelles chansons sur un album judicieusement intitulé « Depuis 1959… avec toi ». En 1992, un vieux rêve va se réaliser: la comédie musicale « Paul et Virginie » se joue à Paris et Jean-Jacques joue le rôle de Bernardin de Saint-Pierre aux côtés notamment de la jeune Claire Keim. Le 9 mars 1996, Jean-Jacques fête son anniversaire sur la scène du Palais des congrès de Paris pour un concert exceptionnel. Il enregistre un nouvel album en 1997: « A Long Island ». En 2006, Debout fait partie de la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois ». En février 2013, Jean-Jacques sort un nouvel album intitulé « Bourlingueur des étoiles » et, très prolifique cette année-là, il enregistre également l’album « Les chansons des guinguettes » qui est commercialisé en décembre. Dans la foulée, en juillet 2014, l’artiste publie un opus intitulé « Sur le chemin du bonheur » où il interprète, à sa façon, les grandes chansons françaises des années 1930, 1940 et 1950. Trois ans plus tard, c’est à l’acteur et chanteur Jean Gabin qu’il consacre un album où l’on retrouve des chansons de Gabin (« Maintenant je sais », « Quand on s’promène au bord de l’eau » ou « La môme caoutchouc ») mais aussi des morceaux basés sur les films de l’acteur : « Quai des brumes », « La bête humaine », « Mélodie en sous-sol » ou « Comme un singe en hiver ».
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Jean-Luc Fonck (c) Magali Bonczijk

9 mars 1957 : Naissance, à Arlon, du chanteur belge Jean-Luc FONCK (STTELLLA). Humoriste et aussi écrivain-poète talentueux, Jean-Luc se révèle d’abord comme le fondateur, avec sa compagne Mimi, du groupe musical déjanté Sttellla en 1975. Il passe son adolescence à Bruxelles où les débuts du groupe sont assez difficiles. Mais, avec un peu d’expérience et de tenacité, le succès s’installe petit à petit pour faire de Sttellla le groupe le plus en vue de la scène francophone belge jusqu’en 1993. Le répertoire de Sttellla fait une large place à des jeux de mots savoureux utilisés dans un environnement de surréalisme à la belge: « Nagasaki ne profite jamais » ou « L’eczéma tranquille ». Sa popularité s’étend à la France, à la Suisse et au Québec et un « tube » est incontournable: « Torremolinos ».

A ce moment, Jean-Luc et Mimi se séparent après avoir livré plus de 500 concerts avec le groupe. Jean-Luc Fonck décide alors de poursuivre seul sa carrière musicale sous son nom. Avec succès puisque, dès 1995, une tournée de deux ans réunit près de 120.000 spectateurs. Au début des années 2000, l’artiste décide de diversifier ses activités en rédigeant, notamment, ses fameuses « histoires à délire debout ». En 2013, il obtient un grand succès en présentant un spectacle où il raconte ses rêves totalement déjantés. En mars 2014, il revient à la chanson en entamant une tournée qui a pour nom « Grabatour » et en proposant un nouvel album intitulé « Oune, dosse, treize ». Le 9 mars 2015, jour de son anniversaire, Jean-Luc reçoit à Charleroi un « Octave d’honneur », l’équivalent belge francophone des Victoires de la Musique, pour sa carrière de 40 ans.Le 9 mars 2017, Jean-Luc fête son soixantième anniversaire sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles. Depuis 2016, Jean-Luc improvise une chanson chaque vendredi matin dans l’émission « Le 8/9 » sur VivaCité, la radio généraliste de la chaîne publique belge francophone RTBF. Et, à l’occasion de « Viva for Life », opération caritative de la radio pour les enfants défavorisés, l’artiste décide de commercialiser un album avec 19 de ces chansons étonnantes. L’opus « Sttellla : les carabistouilles de Jean-Luc Fonck » sort à la fin de l’année 2018 et sert de base à la tournée « Carabistour » qui prend son envol en mars 2019.
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9 mars 1964 : Naissance, à Dieppe, de la comédienne, actrice, humoriste mais aussi chanteuse française Valérie LEMERCIER. Mieux connue pour ses rôles au cinéma que pour ses disques, Valérie Lemercier possède cependant un répertoire de chansons assez conséquent. Compagne, un moment, du musicien français Bertrand Burgalat, elle semble avoir toujours apprécié la musique. Ainsi, dès qu’elle en a l’occasion, elle n’hésite pas à pousser la chansonnette avec, toujours, ce certain décalage qui caractérise la personnalité de Valérie Lemercier. Elle participe ainsi à de nombreux duos tels « Comme beaucoup de ces messieurs » avec Divine Comedy en 1996, « Pourquoi tu t’en vas » avec Christophe Willem en 2007, « Le coup de soleil » avec Vincent Delerm en 2007 ou « La grande amour » avec Marc Lavoine en 2009. En 1996, elle publie un album intéressant dont l’un des titres connaît un petit succès radiophonique: « Goûte mes frites ».

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9 mars 2015 : La cérémonie de remise des Octaves de la Musique belge francophone a lieu au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Pour en savoir plus sur cette soirée et sur la liste des lauréats, veuillez CLIQUER ICI
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