COLUCHE

L’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE naît le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris sous le nom de  Michel Colucci. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche impose, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire. Parallèlement à ses activités d’humoriste, Coluche s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse », de Claude Zidi, aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin » de Claude Berri. Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos » dont il assure l’introduction parlée.

Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ».

Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Et il a lui-même tâté de la musique à chaque fois qu’il en a eu l’occasion. Il a ainsi participé à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ».

La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ».

Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986.

Coluche meurt le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes, France) dans un accident où sa moto est percutée par un poids lourd.

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GIRARDOT Annie

Annie Girardot en 1981 – Photo (c) Gaya Bécaud

L’actrice française Annie GIRARDOT naît le 25 octobre 1931 à Paris d’un père inconnu. Elle va très vite orienter ses études pour faire le même métier que sa mère: celui de sage-femme. Dès son plus jeune âge, Annie est passionnée par le théâtre et la comédie et, bien vite, elle va se rendre compte que son existence peut être uniquement basée sur cette activité artistique. Elle entre au conservatoire parisien de la rue Blanche en 1949 et elle se produit déjà de temps à autre dans des spectacles humoristiques présentés dans les cabarets qui y sont consacrés. En 1954, elle sort du conservatoire avec deux premiers prix d’art dramatique et est engagée peu de temps après à la Comédie Française où elle reste jusqu’en 1960. Elle s’intéresse alors au cinéma et tourne d’abord quelques petits films avant de se retrouver à l’affiche de longs métrages de plus en plus importants. Sa carrière va alors prendre un essor fulgurant pour faire d’Annie Girardot une des stars du cinéma français des années 1960 et 1970. Elle profite de sa situation d’actrice très en vue pour tenter l’aventure de la chanson en interprétant quelques chansons issues des bandes originales des films qu’elle tourne.

En 1974, elle revient au théâtre avec ce que l’on n’appelle pas encore un « stand up ». La pièce s’appelle « Madame Marguerite » et va être un succès populaire pendant des années au point d’être encore jouée par Annie Girardot en 2004, trente ans plus tard. En 1977, alors qu’elle est à l’affiche d’un film de Dolorès Grassian aux côtés de Maria Pacôme et Bernard Fresson, elle en interprète le titre générique: « Le dernier baiser », une chanson signée Alice Dona et Serge Lama (qui interprète aussi le titre à l’époque).

Son expérience musicale se poursuit avec, en 1979, l’enregistrement d’un 45-tours où elle récite le texte « Absence prolongée ».

Au début des années 1980, l’actrice décide de faire une pause dans ses activités cinématographiques et se tourne vers la radio où elle anime une émission aux côtés de Stéphane Collaro sur la station française Europe 1: « Paroles de femmes ». Elle découvre alors la musique et la chanson grâce à son compagnon du moment: le musicien Bob Decout. C’est lui qui va réaliser, avec Gaya Bécaud, le fils de Gilbert, un album de chansons qui sort en 1981 avec un titre phare: « Bonhomme ». L’opus présente un mélange de mélodies chantées et de textes récités sur des musiques synthétiques tantôt planantes, tantôt rythmées. L’humour et l’émotion y sont bien présents. Le public et les médias ne se bousculent pas autour de ce 33 tours dont la vente reste confidentielle.

Ce ne sont pas les premiers pas d’Annie Girardot dans la chanson mais, jusque-là, il était surtout question d’enregistrer des chansons ayant trait aux films dans lesquels elle jouait. Elle saisit alors l’opportunité de monter, avec Bob Decout, un spectacle musical qui a pour titre « Revue et corrigée ». Les musiques sont signées par Catherine Lara et les costumes sont créés par Jean-Paul Gaultier. Annie Girardot porte beaucoup d’espoir dans ce spectacle et elle y engage tout son patrimoine financier. A l’affiche du Casino de Paris pendant un seul mois, en février 1982, le spectacle est un fiasco total et c’est un terrible échec qui affecte terriblement l’actrice chanteuse.

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C’est le début d’une longue traversée du désert malgré le tournage de quelques films qui ne sont plus des succès et l’aide acharnée d’un ami réalisateur: Claude Lelouch. Pour essayer de conjurer le sort, elle repart rencontrer le public sur les planches des théâtres avant de céder aux sirènes de la série télévisée française « Le vent des moissons » (TF1) en 1987. Les années 1990 sont difficiles aussi pour Annie Girardot et les projets artistiques se raréfient. Au début des années 2000, elle parvient à décrocher de nouveaux bons rôles comme dans le film « La pianiste » de Michael Haneke pour lequel elle récolte un César du meilleur second rôle féminin. En 2003, elle revient à la chanson sollicitée par Serge Lama qui enregistre un album de duos. Elle interprète à ses côtés « Je voudrais tant que tu sois là ».

En septembre 2006, on apprend qu’Annie Girardot est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis une dizaine d’années. Et, de révélation en révélation, on sait désormais que, pour pallier les éventuels trous de mémoire lorsqu’elle joue, elle est équipée d’une oreillette par laquelle son texte lui est soufflé. Très diminuée physiquement et moralement, Annie Girardot est placée dans une maison médicalisée de Paris en 2008. A la fin de cette même année, elle enregistre un duo avec le chanteur belge Philippe Vancles: « A côté de sa Vie ».

Le disque est vendu au profit de l’association « Agir pour Alzheimer ». Après avoir joué dans 122 films, 54 téléfilms et 31 pièces de théâtre, Annie Girardot décède le 28 février 2011 à l’hôpital Lariboisière de Paris.

Ses obsèques ont lieu le 4 mars 2011 en l’église Saint-Roch de Paris avant l’inhumation au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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MONTAND Yves

Yves Montand en 1962

Le chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND naît le 13 octobre 1921 à Monsummano (Toscane) sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Charles Trenet, de Maurice Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies Belleville et au Moulin Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ».

Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière » où il chante avec elle « C’est merveilleux ».

Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ».

A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ».

Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ».

En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection hongroise de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. Suite au succès récolté, il est l’invité d’une émission de la télévision américaine le 15 novembre 1959.

La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yés », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Georges Brassens, Charles Aznavour, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai.

Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ».

Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Toujours en 1981, il participe à l’enregistrement du « Disque de la Paix » édité d’après « Le livre de la paix » de Bernard Benson : il y interprète « Si petit petit ».

En 1984, il enregistre un 45-tours intitulé « La colombe de l’arche (Maudit) ».

Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. Sollicité par Coluche et par Jean-Jacques Goldman qui a composé le titre, il enregistre alors, avec plein d’autre artistes français, « La chanson des restos » qui va devenir l’hymne des Enfoirés et de la récolte d’argent pour les Restos du Coeur.

En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Deux 45-tours sont commercialisés avec des chansons du film : ce sont les derniers enregistrés par le chanteur. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son nouveau long métrage « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme avec laquelle il a été marié.

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LIPPE Jacques

Jacques Lippe en 1986

Le comédien et chansonnier belge Jacques LIPPE naît à Nivelles le 19 avril 1925. Après avoir suivi une formation pour devenir comédien, Jacques commence à se faire connaître en 1940 par des imitations de Fernandel. Il devient ensuite chansonnier mais le genre va s’essoufler à l’approche des années 1960. Ayant plusieurs cordes artistiques à son arc, Jacques Lippe s’oriente alors vers le théâtre et, surtout, la comédie. S’il a joué « le Bourgeois Gentilhomme » de Molière, son rôle le plus marquant reste celui du père Beulemans dans la pièce typiquement bruxelloise « Le Mariage de Mademoiselle Beulemans ». En 1986, touché par la musique et le texte qu’on lui propose, il enregistre une chanson intitulée « Où es-tu mon bon vieux Bruxelles » qui lui colle parfaitement à la peau.

Deux ans plus tard, avec un autre comédien belge qui chante également, Léonil Mc Cormick, il crée le Théâtre de la Valette qui se trouve à Ittre près de Nivelles en Belgique. Jacques Lippe a aussi joué dans quelques films comme « Home sweet home » de Benoit Lamy en 1973 ou « L’oeuvre au noir » d’André Delvaux en 1988. Jacques Lippe meurt d’un cancer du poumon le 21 septembre 1990 à Forest dans la banlieue de Bruxelles.

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MENEZ Bernard

Bernard Menez en 1988

Le comédien et chanteur français Bernard MENEZ naît le 8 août 1944 à Mailly-le-Château. Son père travaille aux PTT (Postes Téléphone et Télégraphe) et il passe une enfance plutôt paisible auprès de sa mère qui s’occupe du foyer. En 1960, il obtient son baccalauréat et effectue ensuite son service militaire. Par la suite, il décroche un diplôme de professeur de sciences et mathématiques. Mais il se passionne de plus en plus pour le cinéma et la musique. De rencontres en rendez-vous, il se fait engager par François Truffaut pour jouer un rôle dans « La nuit américaine » en 1973. Il devient alors un des seconds rôles les plus en vue du cinéma français avant de devenir par la suite un acteur incontournable des comédies françaises. Peu à peu, le succès s’étiolant au cinéma, Bernard Menez s’intéresse à la chanson de style coquin, polisson et drôle. Après deux essais peu concluants en 1977, il récolte un très grand succès en 1984 avec le 45 tours « Jolie poupée » suivi de « Qu’est-ce qu’il a en haut ».

Ces « tubes » sont suivis d’autres enregistrements moins populaires jusqu’en 2000. Bernard Menez est administrateur de l’ADAMI, société française de répartition des droits des artistes et interprètes. En 2017, il publie une autobiographie qui a pour titre : « Et encore… je ne vous dis pas tout ». Le 10 novembre 2019, Bernard Menez est à Liège où il est nommé ambassadeur de la « Jolly Poupée », une nouvelle bière proposée par la brasserie belge Lupulus.

 

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29 FEVRIER

Michèle Morgan en 1976 - Photo (c) Georges Spitzer

Michèle Morgan en 1976 – Photo (c) Georges Spitzer

29 février 1920 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Michèle MORGAN, de son vrai nom Simone Roussel. Alors qu’elle a neuf ans, son père subit la crise et les affres du chômage. En 1933, toute la famille s’installe à Dieppe où il reprend une épicerie qui est déclarée en faillite deux ans plus tard. Et c’est à Dieppe que Simone découvre le théâtre et la comédie au Casino. A quinze ans, elle fugue avec un de ses frères pour aller chez ses grands-parents parisiens. Et, en 1936, elle suit des cours de théâtre chez René Simon. Elle se fait remarquer par le milieu du cinéma et décroche un premier contrat dans le film « Gribouille » en 1937. Elle prend alors le pseudonyme de Michèle Morgan et joue, en 1938, aux côtés de Jean Gabin dans « Quai des Brumes » de Marcel Carné. Une réplique de Jean Gabin est devenue culte : « T’as d’beaux yeux tu sais ». La guerre éclate et la jeune actrice part aux Etats-Unis. Elle y épouse, en 1942, William Marshall. De leur union, qui s’achève en 1948 par un divorce, naît un fils : Mike. En 1950, elle se marie avec Henri Vidal qui réalise plusieurs films avec elle. Après son décès, en 1959, elle rencontre le réalisateur Gérard Oury avec qui elle vit jusqu’à la disparition de ce dernier en 2006. Dans les années 1960, elle est au générique de quelques films français avant de se faire plus rare à partir de 1967. De temps à autre, on la retrouve sur une scène de théâtre, dans un studio de télévision ou sur un plateau de cinéma (comme aux côtés de Serge Reggiani dans « Le chat et la souris » de Claude Lelouch en 1975). Elle s’intéresse aussi à la musique et à la chanson mais s’y consacre réellement très peu. En 1964 toutefois, elle chante « Rendez-vous aux pas perdus » dans la bande originale du film « Les pas perdus » composée par Jacques Loussier.

Et, en 1976, elle interprète « Si je te parle ainsi », un texte de Vlyne Buggy qu’elle récite sur une musique de Claude Morgan. Le 45 tours est alors produit par Laurent Rossi, le fils de Tino. Après une carrière cinématographique bien remplie, l’actrice passe une retraite plutôt paisible et décède le 20 décembre 2016 dans sa ville natale. Elle est inhumée le 23 décembre 2016 au cimetière parisien du Montparnasse.
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20 DECEMBRE

Jean-Pierre Castelain en 1983

20 décembre 1946 : Naissance, à Haut-Arques dans le Pas-de-Calais, de l’auteur, compositeur, interprète et musicien français Jean-Pierre CASTELAIN. Bien qu’excellent interprète des chansons qu’il écrit et compose, Jean-Pierre est surtout connu pour avoir été l’orchestrateur et arrangeur de bon nombre d’artistes français majeurs comme Françoise Hardy, France Gall ou Michel Berger entre autres. Il passe son enfance dans le Pas-de-Calais à la campagne où, petit garçon, il joue du tambour dans la fanfare municipale avant d’entamer des études secondaires en ville. Comme c’est la mode en ce début des années 1960, il se passionne pour la guitare et, plus particulièrement, la guitare électrique. En 1965, il fait partie d’un groupe de sa région natale: les « Yeomen ». Un an plus tard, et ça ne s’invente pas vu ses origines, Jean-Pierre est guitariste chez « Les Bourgeois de Calais » qui connaissent un bon petit succès en France. Avec quelques membres de ce groupe, il part à Paris pour y créer, en 1967, le groupe « Les Fleurs de Pavot » qui, comme son nom semble l’indiquer, va livrer de la musique psychédélique: une première en français. Le 33 tours reprend des titres comme « Psycha bourrée », « La force fait l’union », « Dites-le avec des fleurs de pavot » ou « Hippies nous voilà ». Jean-Pierre Castelain, alors surnommé « Zorba », est à la guitare et au chant. Il interprète les chansons souvent signées par Jean-Claude Vannier et enregistrées par le « géant » Bernard Estardy au Studio de la Grande Armée à Paris. Le disque est le coup unique d’un producteur et Castelain décide alors d’entamer une carrière de chanteur soliste. En 1969, il enregistre un premier 45 tours chez Vogue. Les chansons ont pour titres « Comme un bébé » et « Même si je voulais ».

Elles sont musicalement proches de celles de Ronnie Bird. Cela ne marche pas du tout et l’artiste replonge dans l’anonymat de ceux qui sont derrière les chanteurs. Jusqu’en 1972. Date à laquelle il parvient à signer l’enregistrement d’un album chez Warner France. Jean-Pierre Castelain y joue de tous les instruments et réalise ce qui est peut-être l’un des premiers disques pop en français comme en témoigne un des titres de l’album « De mes yeux vu »: « J’suis dans la pop music ». L’opus connaît un beau succès d’estime auprès des professionnels sans plus. Il est suivi d’un 45 tours (« Monsieur Dugenou ») avant que Castelain n’enregistre deux autres simples avec l’Electric Max Band en 1972 et 1973. Parallèlement, en 1973 toujours, il collabore activement au succès du premier album de Jeanne-Marie Sens dont il écrit les chansons comme « En plein coeur ». Plus tard, il réalise aussi quelques disques destinés au jeune public avec la même Jeanne-Marie Sens. Il travaille alors également pour la chanteuse Christine Corda et le chanteur Denis Pépin. En 1974, il s’entoure des musiciens du « Système Crapoutchik » pour enregistrer, à nouveau sous son nom, l’album « Albéria ou l’histoire d’Albert »: le héros de cette histoire est un gars qui, après être né par -20°C, va devenir un exemplaire agent des Postes avant de terminer sa vie édenté et obligé de consommer de la purée en permanence. Le disque est encensé par la critique mais totalement boudé par le public. Un an plus tard, toujours plus ambitieux, Jean-Pierre Castelain sort cette fois un double album intitulé « Le miroir » avec des textes importants. Presque simultanément, toujours en 1975, il enregistre un 33 tours consacré aux enfants: « La souris s’en va t’en guerre ». En 1978, il crée sa propre société de production, Spartacus, qui s’occupe de ses disques et de ceux d’autres artistes comme Emmanuel Booz par exemple. C’est d’ailleurs sous ce nouveau label qu’il sort l’album « Le funambule » en 1979 avec des accents de jazz-rock. Deux ans plus tard, alors que la France s’apprête à élire un président de gauche, François Mitterrand, Jean-Pierre Castelain commercialise un 45 tours dont le titre principal est « Je donnerai ma voix ». En 1982 paraît l’album « De bric et de broc » qui obtient, lui aussi comme les précédents, un enième succès d’estime sans vraiment rencontrer le public. Plutôt déçu par toutes ses aventures d’interprète sans lendemains, il achète un studio d’enregistrement pour produire de la musique publicitaire et ce travail l’occupe de plus en plus. Il réalise des mélodies de pubs pour Raider, Mars, Président et Renault entre autres. Il se consacre aussi à composer et à réaliser quelques génériques d’émissions de télé françaises. Epuisé par tant de boulot en si peu de temps, il se retire un moment dans le calme des îles tropicales avant de revenir travailler au studio Aquarius à Genève pour des artistes comme Hugues Aufray, Phil Collins, Duran Duran, Jacques Higelin, Catherine Lara, Claude Nougaro ou Zucchero entre autres. Après des années de travail pour les autres, Jean-Pierre Castelain revient à la chanson en 2004 avec un album édité à compte d’auteur et intitulé « Citoyen du monde » où il reprend, notamment, la chanson de 1981 « Je donnerai ma voix ». La même année, il ouvre la « Ch’ti Académy » dans sa région natale du Pas-de-Calais: il y initie les enfants à la musique, la danse, le théâtre et la poésie. Jean-Pierre Castelain est décédé le 3 août 2019 à Carcassonne. Pour en savoir plus sur la carrière et la discographie de Jean-Pierre Castelain, cliquez ICI.
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Gigliola Cinquetti en 1992 – Photo (c) Marinetta Saglio

20 décembre 1947 : Naissance, à Vérone, de la chanteuse italienne Gigliola CINQUETTI. Toute jeune, Gigliola apprend la musique et désire rapidement devenir chanteuse. Et c’est ce qui lui arrive en 1964 lorsqu’elle est désignée pour représenter son pays au Concours Eurovision de la chanson. Elle y interprète « Non ho l’eta » et remporte la compétition. Ce succès lui permet de réaliser une carrière internationale et la jeune chanteuse entame d’ailleurs aussitôt une discographie en anglais, en japonais, en espagnol, en grec, en allemand et, aussi, en français. Peu après son succès à l’Eurovision elle enregistre en italien, un duo, « L’Italiano », avec l’un des artistes français les plus célèbres dans le monde: Maurice Chevalier.

Toujours en 1964, Gigliola enregistre « Tout un dimanche loin de toi », « Charmant comme toi », « L’un d’entre vous » et « Reste là ». L’année suivante, elle poursuit dans la langue de Molière en interprétant « Dans l’église de lumière », « Les yeux baissés », « J’oublie » et « Un jour pour ceux qui s’aiment ». Par la suite, la chanteuse va encore enregistrer toute une longue série de chansons en français dont « Mon Dieu comme je t’aime » (1966), « Dommage, dommage » (1967), « La rose » (1967) ou « Comment te dire » (1968). En 1969, elle enregistre dans sa langue natale une chanson intitulée « La pioggia ». France Gall est l’interprète à succès de la version française de ce titre qui devient « L’orage ». Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall. Puis elle enregistre à son tour la chanson en français et récolte, elle aussi, un beau petit succès. Dans les années 1970 l’artiste transalpine poursuit sa carrière en français en enregistrant disque sur disque « Vive la fête » (1970), « Le bateau-mouche » (1971) et « Un coin de terre, un olivier » (1972). En 1974, elle représente à nouveau son pays avec la chanson « Si » au concours Eurovision. Elle arrive sur la seconde marche du podium et enregistre une version française de sa chanson: « Lui ». En 1974 toujours, sa popularité est encore renforcée dans les pays francophones avec le succès de la chanson « Le tandem ». En 1977, elle enregistre un dernier disque en français (« Rossignol ») et poursuit sa carrière en Italie. Elle revient toutefois en France en 1992 pour présenter une nouvelle chanson: « La poésie d’une femme ». Par la suite, Gigliola Cinquetti délaisse la chanson pour devenir journaliste et présenter des émissions de télévision dans son pays natal. En 2013, à la surprise générale et pour la plus grande satisfaction du public français, elle remonte sur scène à l’occasion de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Quatre ans plus tard, pour ses 70 ans, c’est tout un récital que l’artiste propose au public parisien du théâtre du Gymnase Marie-Bell.
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Vava en 1983 – Photo (c) Bernard Leloup

20 décembre 1949 : Naissance de la chanteuse française VAVA sous son véritable nom de Valentine Saint-Jean. Elle se destine très tôt à la musique et à la chanson. Elle enregistre ainsi quelques 45 tours dès 1967: « Chien salé baby bonbon », « Cache-cache » et « Ballade à Suzanne ». Puis, elle est sélectionnée pour représenter la France sous son vrai nom à la Coupe d’Europe du Tour de Chant organisée à Knokke en 1969. Elle y fait notamment équipe avec Michèle Torr et y est opposée à l’Espagnol Peret et au Hollandais Dave Levenbach qui deviendra célèbre cinq ans plus tard sous le simple pseudonyme de Dave. En 1970, elle interprète « Vis ta vie », une chanson signée par Claude Lemesle (dont elle sera l’épouse un moment) et Joe Dassin qui est alors son producteur. Quand Michel Fugain crée le Big Bazar au début des années 1970, Valentine s’y fait engager et prend le diminutif de Vava. L’expérience du Big Bazar lui permet d’enregistrer quelques 45 tours en solo qui connaissent un certain succès: « Le petit homme » en 1973, « Mon côté soleil » en 1975, « La leçon de poésie » en duo avec Michel Fugain en 1977, « Ils m’ont dit » en 1978, « Coucoudou » en 1979, « Le bâtisseur » en 1980 et « Bus » en 1981. En 1982, elle interprète le générique du feuilleton télévisé français « L’esprit de famille ». Puis, elle se tourne un moment vers le jeune public en reprenant, sur un 33 tours sorti en 1983, une grande partie des génériques télé destinés à la jeunesse: « Les Schtroumpfs », « Ulysse », « Candy », « Heidi », « Maya l’abeille », etc. Au début de l’année 2000, Vava retrouve cette direction en enregistrant la chanson « Ponga le pingouin judoka ».

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Michèle Morgan en 1976 – Photo (c) Georges Spitzer

20 décembre 2016 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Michèle MORGAN, née sous le nom de Simone Roussel le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine. Alors qu’elle a neuf ans, son père subit la crise et les affres du chômage. En 1933, toute la famille s’installe à Dieppe où il reprend une épicerie qui est déclarée en faillite deux ans plus tard. Et c’est à Dieppe que Simone découvre le théâtre et la comédie au Casino. A quinze ans, elle fugue avec un de ses frères pour aller chez ses grands-parents parisiens. Et, en 1936, elle suit des cours de théâtre chez René Simon. Elle se fait remarquer par le milieu du cinéma et décroche un premier contrat dans le film « Gribouille » en 1937. Elle prend alors le pseudonyme de Michèle Morgan et joue, en 1938, aux côtés de Jean Gabin dans « Quai des Brumes » de Marcel Carné. Une réplique de Jean Gabin est devenue culte : « T’as d’beaux yeux tu sais ». La guerre éclate et la jeune actrice part aux Etats-Unis. Elle y épouse, en 1942, William Marshall. De leur union, qui s’achève en 1948 par un divorce, naît un fils : Mike. En 1950, elle se marie avec Henri Vidal qui réalise plusieurs films avec elle. Après son décès, en 1959, elle rencontre le réalisateur Gérard Oury avec qui elle vit jusqu’à la disparition de ce dernier en 2006. Dans les années 1960, elle est au générique de quelques films français avant de se faire plus rare à partir de 1967. De temps à autre, on la retrouve sur une scène de théâtre, dans un studio de télévision ou sur un plateau de cinéma (comme aux côtés de Serge Reggiani dans « Le chat et la souris » de Claude Lelouch en 1975). Elle s’intéresse aussi à la musique et à la chanson mais s’y consacre réellement très peu. En 1964 toutefois, elle chante « Les pas perdus » dans la bande originale du film du même nom composée par Jacques Loussier. Et, en 1976, elle interprète « Si je te parle ainsi », un texte de Vlyne Buggy qu’elle récite sur une musique de Claude Morgan (dont le pseudonyme n’a rien à voir avec celui de l’actrice). Le 45 tours est alors produit par Laurent Rossi, le fils de Tino. Après une carrière cinématographique bien remplie, l’actrice passe une retraite plutôt paisible et décède le 20 décembre 2016 dans sa ville natale. Elle est inhumée le 23 décembre 2016 au cimetière parisien du Montparnasse.
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20 OCTOBRE

Roger Hanin – pochette d’un 45 tours des années 1970

20 octobre 1925 : Naissance, à Alger (Algérie française), de l’acteur, réalisateur, écrivain et occasionnel chanteur Roger HANIN. Pour en savoir plus sur sa vie et, plus particulièrement, sur les épisodes de sa vie de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.

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Daniel Prévost en 1985

20 octobre 1939 : Naissance, à Garches, sous le vrai nom de Denis Forestier, du comédien, humoriste et aussi chanteur français Daniel PREVOST. Il n’apprend que très tard, dans les années 1990, que son père est un Algérien de Kabylie et il demande alors la double nationalité. A 23 ans, il sort de l’école d’art dramatique de la rue Blanche à Paris avec un premier prix de comédie. Puis, cherchant sa voie, il se présente au petit conservatoire de Mireille comme jeune apprenti-chanteur en déclarant qu’il veut se diriger vers la musique et la chanson.

Pourtant, en 1964, il obtient un premier engagement au théâtre dans « Un certain M. Blot » aux côtés de Michel Serrault. Il rencontre alors Boby Lapointe et Jean Yanne avec qui il partage un goût immodéré pour l’humour absurde. Il songe alors sérieusement à la chanson et se retrouve finaliste des Relais de la Chanson avec Serge Lama notamment. Il y interprète « Les Jobs » et « Le Schtrock ». Entretemps, Daniel Prévost s’est déjà fait remarquer dans des émissions de télévision réalisées notamment par Jean-Christophe Averty. Il décroche aussi un rôle dans le feuilleton « Les Saintes Chéries » aux côtés de Daniel Gélin et Micheline Presles. Il effectue aussi ses débuts au cinéma et enregistre, en 1966, un premier 45-tours produit par Pierre Vassiliu. Il comporte quatre chansons: « La gitana », « Brève rencontre », Les jobs » et « Horrible amour ». L’artiste persévère ensuite la même année avec un deuxième 45 tours et les chansons « Hélène », « Madame Irma », « Mon bateau » et « Tu m’as plu ». Dans la deuxième moitié des années 1970, Daniel Prévost va réellement devenir célèbre grâce aux chroniques qu’il propose dans l’émission télévisée française dominicale de Jacques Martin: « Le petit rapporteur ». C’est au sein de cette équipe composée de Pierre Bonte, Piem, Pierre Desproges et Stéphane Collaro qu’il va enregistrer, avec ses compères, les chansons cultes: « A la pêche aux moules » (1975) et « Mademoiselle Angèle » (1976). Il va alors devenir un second rôle incontournable pour bon nombre de cinéastes français. Il obtient ainsi le César du meilleur second rôle en jouant Cheval, le contrôleur des impôts, dans le film « Dîner de cons » de Francis Veber (1998). En 1985, il revient à la chanson sans succès avec un disque reprenant deux titres: « La ronde des métiers » et « Mégalo song ». Enfin, il enregistre un duo totalement improbable avec Jacques Balutin en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la révolution française: « Loulou Nénette » (Louis et Antoinette).

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HECTOR en 1963 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 octobre 1946 : Naissance, à Paris, sous le vrai nom de Jean-Pierre Kalfon, du chanteur HECTOR surnommé « le Chopin du twist » au début des années 1960. A quinze ans, Jean-Pierre fait partie d’un groupe musical avec des copains: Hector et les Mediators. Mais, en 1964, la formation se sépare et Hector poursuit seul son chemin musical et discographique. D’un naturel plutôt rigolo, il a des copains qui se nomment Jean Yanne ou Gérard Sire et qui ont déjà une petite notoriété dans le milieu artistique. Ces derniers lui confectionnent quelques textes de chansons qui vont rapidement lui construire un univers hors du commun proche de la provocation et de la satire. Ses actes ne sont pas moins excentriques: sur le conseil de Jean Yanne, Hector ira même se faire cuire un oeuf sur la flamme du Soldat inconnu. Au niveau musical, il se balance entre le rhythm’n’blues, le blues et le rock francophone. Il adapte ainsi en français au moins un titre du chanteur-hurleur américain Screamin’Jay Hawkins: « Hong Kong ».

En 1965, il est sur la scène de l’Olympia en première partie des Animals qui cassent alors la barraque avec « The house of the rising sun ». Et lui aussi est accompagné par des animaux: en l’occurence quatre vraies poules et deux vrais canards qui cotoient ses musiciens. Parmi ses succès éphémères, on peut citer « T’es pas du quartier » (avec les Mediators en 1963), « Alligator » (1964), « Hong Kong » (1964) et « Abab l’arabe » (1966). Après cette période florissante, Hector va se faire plus discret dans le domaine de la chanson.
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3 OCTOBRE

Louis Aragon dans les années 1970 – Photo (c) JL Rabeux

3 octobre 1897 : Naissance du poète, romancier et journaliste français Louis ARAGON. Le lieu de sa naissance est un mystère: on évoque Neuilly-sur-Seine mais aussi Paris et Toulon. Le nom « Aragon » est choisi par son père, Louis Andrieux, lors de la déclaration de naissance à l’état civil en souvenir d’un poste d’ambassadeur qu’il avait occupé en Espagne dans la région d’Aragon. Etudiant en deuxième année de médecine, il est mobilisé en tant que brancardier et envoyé sur le front lorsque la première guerre mondiale éclate. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée. Cela lui inspire le poème « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » mis en musique plus tard par Léo Ferré et interprété par Ferré lui-même mais aussi par Catherine Sauvage, Yves Montand, Marc Ogeret et même Georgette Plana.

Après la guerre, quelques-uns de ses textes commencent à être publiés à Paris. En 1922, il fonde, avec Breton et Soupault, la revue « Littérature » et publie « Les aventures de Télémaque ». Il trouve aussi du travail chez le couturier Jacques Doucet, grand collectionneur de tableaux modernes. Il pratique alors quelques expériences d’écriture automatique avec Robert Desnos pour qui il écrit plus tard la « Complainte de Robert le Diable » ensuite chantée par Jean Ferrat. Avec quelques membres du mouvement surréaliste comme Breton et Eluard, il rejoint les rangs du Parti communiste français en 1927. Un an après, il découvre que sa compagne Nancy entretient une liaison avec Henry Crowder et tente de se suicider. Cette tranche de vie est à l’origine d’un poème chanté plus tard par Léo Ferré: « Il n’aurait fallu ». Le 5 novembre 1928, une certaine Elsa Triolet vient trouver Aragon avec l’intention de le séduire. Elle devient sa muse pour la vie et forme avec le poète un couple mythique qui se marie le 28 février 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, Aragon prend le parti de la résistance face au nazisme. Et, depuis 1930, il s’engage pour le Parti communiste français. A la fin des années 1950, quelques interprètes et compositeurs français, dont Léo Ferré, Georges Brassens, Hélène Martin et Jean Ferrat, vont mettre en musique plusieurs des textes d’Aragon et vont même en faire des chansons à succès: « Il n’y a pas d’amour heureux » (Brassens) ou « Que serais-je sans toi » (Ferrat) par exemple.

Les chansons ainsi composées sont aussi interprétées par bon nombre d’artistes parmi lesquels on peut citer Nicole Rieu, Yves Montand, Isabelle Aubret, Alain Barrière, Francesca Solleville, Marc Ogeret, Françoise Hardy, etc. Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982 à Paris et est inhumé, selon sa volonté, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines aux côtés de son épouse Elsa Triolet décédée en 1970.
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Bob Dechamps

Bob Dechamps

3 octobre 1914 : Naissance, à Wangenies près de Charleroi, du chansonnier et chanteur belge wallon Bob DECHAMPS. Il a surtout connu la célébrité dans la partie wallonne de la Belgique puisque l’homme s’est surtout distingué en interprétant des mélodies et des sketches en dialecte wallon de Charleroi. Il est ainsi devenu l’un des meilleurs interprètes de la chanson « Lolotte » composée et écrite par Jacques Bertrand. On peut cependant dire que sa carrière a littéralement explosé après la seconde guerre mondiale et, plus particulièrement, à la fin des années 1950 lorsqu’il se mit à enregistrer quantité de disques 33 tours dont l’intégrale est désormais disponible en disques compact. Parmi ses grands succès, on peut aussi citer, entre autres, « L’accordeonneu ». L’un des derniers albums de Bob Dechamps est sorti au début des années 1980 et, en 1984, il a repris, en wallon, la chanson « Susanna » du groupe Art Company sous le titre « Josiane ». Bob Dechamps est décédé dans la région de Charleroi le 3 juillet 2002. En 2014, la ville de Charleroi lui a rendu hommage au cours des Fêtes de Wallonie à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

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Jean Lefèbvre en 1981

3 octobre 1919 : Naissance, à Valenciennes, du comédien français Jean LEFEBVRE. Il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel. Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.

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MORGAN Marc - Pochette album 20013 octobre 2001 : Le magazine musical de la télé belge publique RTBF « Conviviale Poursuite » est consacré, à 20h30, à l’artiste belge Marc MORGAN qui vient y présenter deux extraits de son nouvel album « Les parallèles se rejoignent ». Avec le présentateur Philippe Longtain, le chanteur évoque ses aventures musicales précédentes au sein des groupes « Les Tricheurs » et « Les Révérends du Prince Albert ». Parmi les autres invités de l’émission figure aussi le groupe bruxellois MELON GALIA dont le chanteur, Samir BARRIS, entamera une carrière solo plus tard.

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24 AOUT

Léo Ferré en 1982 – Photo (c) Hubert Grooteclaes

24 août 1916 : Naissance, à Monaco, de l’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE. Fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne, il s’intéresse très tôt à la musique. Il intègre ainsi la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940 et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe à Paris et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de concerts. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».

Comme Charles Trenet lui a conseillé, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres artistes et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. En 1953, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend les chansons « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » sur un texte de Guillaume Apollinaire. Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant. Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Appolinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. La création a lieu le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957. Disposant de plus de moyens, Ferré enregistre son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. L’artiste connaît un succès grandissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri bien plus tard. Ses deux albums suivants sont conscacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien détaché de son piano et debout. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ». Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay. Il s’adjoint aussi la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ».

Cet opus est suivi, en 1961, du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino. C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est, en fait, peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessé, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit la chanson « Pépée ». Il se livre alors à l’écriture de textes qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ». En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Ce sera sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ». Les jeunes constituent alors une grande partie de son auditoire et le chanteur va vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45 tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes. La même année, Ferré devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, quatre ans plus tard. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Depuis quelque temps, l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place. De la même manière, il enregistre en 1975 un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige ». Quelques mois plus tard, son contrat lui est rendu par Barclay et il signe alors pour la maison CBS. A partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état français. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro. Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ». Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, Léo Ferré doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, l’homme s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), à l’âge de 76 ans le 14 juillet 1993. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.

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24 août 1923 : Naissance, à Saint-Bris-le-Vineux, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Jean-Marc THIBAULT. Après des études plutôt calmes, il rejoint le cours Simon à Paris dans l’espoir de s’orienter vers le théâtre et la comédie. Mais sa première activité artistique va se dérouler dans le cadre des bals musettes qu’il anime en poussant la chansonnette. Par la suite, il joue aussi des sketches dans les cabarets parisiens. En 1944, il a l’occasion de faire ses premiers pas au cinéma dans « Premier de cordée », film réalisé par Louis Daquin. Après la seconde guerre mondiale, il rencontre Roger Pierre avec qui il crée un duo qui va faire rire la France pendant des décennies sur scène et à la télévision. Mais il n’abandonne pas pour autant le cinéma et le théâtre. En 1956, il enregistre une chanson qui va être très populaire: « A Joinville-le-Pont ». Entre 1985 et 1993, il devient la vedette populaire de la série télé française Maguy où il apparaît aux côtés de Rosy Varte. En 1991, il revient à ses premières amours: la chanson populaire et le bal musette avec le disque « Le printemps des valses et des javas ».

Ensuite, il enregistre aussi l’album « Des chansons plein le coeur » où il interprète des standards du genre: « Le p’tit bal du samedi soir », « Sombreros et mantilles » et des pots pourris divers. Et, de la même manière, Jean-Marc Thibault réitère l’expérience en 2004 avec, cette fois, l’album « Chantez » où l’on trouve, entre autres, « La java », « En revenant de la r’vue », « Ça s’est passé un dimanche », « Quand on s’promène au bord de l’eau », « Ça fait d’excellents français », « Lily Marlène », « Le chant des partisans », « Fleur de paris » ou « La plus bath des javas ». Fatigué et épuisé, Jean-Marc Thibault s’éteint le 28 mai 2017 à Marseille.

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Jean-Michel Jarre en 1988

24 août 1948 : Naissance, à Lyon, de l’auteur et compositeur français Jean-Michel JARRE. Fils du compositeur de musique de films Maurice Jarre, il est très tôt influencé par le milieu musical dans lequel il vit. En 1953, ses parents se séparent et, tandis que son père s’installe aux Etats-Unis, Jean-Michel reste en France auprès de sa mère. Trois ans plus tard, il entame l’apprentissage du piano. Sa maman, passionnée de jazz, l’emmène alors dans une boîte parisienne tenue par des amis. Là, Jean-Michel côtoie des sommités du genre, comme Chet Baker, qui lui inoculent le virus de la musique. Il décide alors de suivre des cours d’harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Paris dans le but d’acquérir de bonnes bases classiques. Mais il travaille aussi la guitare électrique et, au début des années 1960, est l’un des musiciens du groupe « Les Mystères IV » puis, plus tard, des « Dustbins ». Après son baccalauréat en 1966, il est le titulaire d’une licence de lettres à l’université parisienne de la Sorbonne. En 1968, il rencontre le musicien Pierre Schaeffer qui va bouleverser les connaissances musicales de Jean-Michel Jarre. Il entre dans l’univers de la musique contemporaine où la technique est aussi importante que le reste. Il y découvre les premiers synthétiseurs et la musique électronique. Un an plus tard, il franchit l’étape suivante qui est celle de la composition de morceaux électro-acoustiques. En 1972, il compose le générique de l’émission télévisée française « Sport en fête » présentée par Michel Drucker. Et il s’occupe de la musique de deux chansons du groupe Triangle: « Récréation » et « Le matin du premier jour ». 1973 voit Jean-Michel Jarre composer la bande originale du film « Les granges brûlées ». Il récolte un franc succès avec le thème « Zig Zag » qu’il a composé et interprété sous le pseudonyme de Foggy Joe. Parallèlement à ses activités musicales, Jarre commence à écrire des textes de chansons à succès. Il le fait pour Christophe (« Les paradis perdus » en 1973 ou « Les mots bleus » en 1975), mais aussi pour Gérard Lenorman (« La belle et la bête » ou « La mort du cygne » en 1975) et Patrick Juvet (« L’enfant aux cheveux blancs » en 1976, « Où sont les femmes ? » et « Les bleus au cœur » en 1977).

En 1976, l’artiste se lance dans l’aventure d’un album instrumental électronique concept: Oxygène. Le musicien semble là avoir trouvé sa voie. Une voie que le public apprécie aussitôt en achetant massivement le 33 tours qui devient vite culte. Par la suite, Jean-Michel Jarre ne reviendra jamais à la chanson et continuera à produire des albums instrumentaux ainsi que des spectacles de son et lumière gigantesques partout dans le monde: Paris, Londres, Bruxelles, Houston, Pékin, Shangaï, etc. Toutefois, dans l’album intitulé « Métamorphoses » sorti en 2000, chacun de ses morceaux inclut un texte et des paroles récitées par lui-même, par Natacha Atlas ou par Laurie Anderson. Mais il ne s’agit pas là de véritables chansons.

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23 AOUT

Giani Esposito en 1961

23 août 1930 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles) de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français Giani ESPOSITO. Son père est italien. Sa mère est française et accouche en Belgique pour pouvoir choisir une nationalité autre que française pour son enfant, ce qui n’est alors pas possible en France. A l’approche de la seconde guerre mondiale, le petit Giani quitte la France pour l’Italie. C’est en Italie qu’il commence à écrire des poèmes d’adolescent. Il poursuit des études traditionnelles mais s’intéresse beaucoup à la sculpture dont il voudrait faire son métier. A son retour à Paris en 1949, il pense toujours à la sculpture mais il est contraint d’effectuer des petits boulots pour vivre. Dès qu’il reçoit un peu d’argent, il suit des cours de comédie avant de s’orienter vers le cinéma au début des années 1950. En 1953, Giani Esposito commence à apprendre la musique par le solfège et le piano. Emballé, il compose quelques chansons et est engagé pour quatre mois au cabaret parisien de « La rose rouge » avant de se produire à « l’Ecluse ». Alors qu’il se produit de plus en plus sur scène, Giani Esposito n’enregistre ses chansons qu’à partir de 1958. Et son premier 45 tours est commercialisé pour fêter le centenaire des apparitions de Lourdes. Un an plus tard, il sort un super 45 tours de quatre titres où se trouve la fameuse chanson « Le clown » qui reste l’oeuvre la plus connue de l’artiste.

A titre personnel, Giani Esposito se tourne alors de plus en plus vers l’ésotérisme et la spiritualité. En 1963, il épouse la comédienne Pascale Petit qui accouche d’une petite Bougidarka le 26 juin de la même année. Plus tard, à l’adolescence, Bougidarka (ce qui veut dire « don de dieu ») change son prénom et devient Douchka pour interpréter les versions françaises des chansons des films de Walt Disney. Jusqu’en 1967, Giani Esposito tourne presque exclusivement pour le cinéma et la télévision. Puis, en 1967, il signe un contrat discographique avec Pathé Marconi qui concerne trois albums et des 45 tours. Ces albums-là sortent en 1967 (« Jardiniers qui doutez ») et 1968 (« Les clowns » et le double « Un noble rossignol et autres nouvelles chansons »). En 1969, il se sépare de Pascale Petit et chante « Timidité » grimé en clown à la télévision française.

Il prépare aussi l’opus qui sortira un an plus tard: « Les ombres sont chinoises ». En 1970 également, il participe avec Anne Vanderlove à l’enregistrement de l’opéra de Gérard Manset: « La mort d’Orion ». Giani se met alors à apprendre la guitare. Deux ans plus tard, il sort un nouvel album personnel: « Paris le désert ». Et, en 1973, il se consacre à divers projets cinématographiques, théâtraux et musicaux. Il donne ainsi un concert aux Baux de Provence dans une formule piano-voix et une tournée est en préparation. Mais, le 26 décembre 1973, il est hospitalisé d’urgence à Neuilly pour une hépatite virale et une tumeur cérébrale. Il meurt le 1er janvier 1974 à l’hôpital américain.
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Paul Louka en 2010

23 août 1936 : Naissance, à Marcinelle, de l’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA, de son vrai patronyme Vital-Paul Delporte. Outre ses qualités d’auteur, de compositeur et d’interprète qui le font connaître du grand public, l’artiste se révèle aussi comédien, écrivain et peintre avant de devenir administrateur-délégué de la société des auteurs et compositeurs belges, la SABAM, de 1996 à 2009. A ce titre, il est aussi le fondateur des « Octaves de la Musique » qui sont, en Belgique francophone, l’équivalent des « Victoires de la Musique » françaises. Paul Louka est le frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil qui doit son pseudonyme au nom du village où il réside. Il est aussi le cousin germain d’Yvan Delporte, personnalité importante de la bande dessinée belge. Après des débuts assez difficiles dans son pays d’origine, c’est une rencontre avec Jacques Brel en 1959 qui le décide à s’installer à Paris. Il va y rester trois ans et se produire dans de nombreux cabarets. Il fait ainsi la connaissance de beaucoup d’artistes comme Raymond Devos ou les Frères Jacques par exemple. Mais, dès 1962, une grande amitié le lie à Georges Brassens dont il effectue de nombreux levers de rideau à Bobino. Le grand regret du saltimbanque reste cependant l’échec du « Centre de la Chanson de Charleroi », projet qu’il a pourtant tenu à bout de bras de 1991 à 1997. Quelques jours avant sa mort survenue à son domicile de Montignies-sur-Sambre le 23 juillet 2011, Paul Louka révèle au chanteur Johan Verminnen qu’il a le projet d’enregistrer à nouveau un album. Ce dernier aurait dû être commercialisé quelques semaines plus tard, soit quelque 15 ans après la sortie de son deuxième disque compact qui était une compilation de chansons réenregistrées sous le titre « Temps forts, de Marcinelle à Vas-y-Paulo ». Parmi les chansons qui ont marqué la carrière de Paul Louka, on peut citer, entre autres, « Les Mirlitons » (1963), « Marcinelle » (1964), « Le bidule » (1965), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah » (1972), « Je suis un enfant » (1974), « Ma guitare n’est plus espagnole » (1977), « Je ne suis personne » (1981), « Quelqu’un d’important » (1981), « Vas-y-Paulo » (1984), « Libre sur Sambre » (1990), ou encore « T’en fais pas Néné » (1990).

Il est regrettable que, en raison des différentes firmes qui ont gravé les chansons de l’artiste sur disques, on ne retrouve pas une bonne compilation de versions originales sur un ou plusieurs compacts. Paul Louka a été incinéré le 28 juillet 2011 au crématorium de Gilly près de Charleroi après une cérémonie maçonnique que le chanteur a voulue publique. Ironie du sort: la salle où ont eu lieu les hommages est ornée, depuis sa construction, de vitraux réalisés par Paul Louka lui-même.
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Patrick DUHAMEL en 1980 - Photo (c) Eliane-eternellement33.skyrock.com

Patrick DUHAMEL en 1980 – Photo (c) Eliane Legrand

23 août 1945 : Naissance, en Lozère, de l’animateur de radio et de télévision français Patrick DUHAMEL. Pour en savoir plus sur sa biographie professionnelle, veuillez CLIQUER ICI.
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Vicky Leandros en 1975

23 août 1949 : Naissance, à Corfou, de l’interprète grecque Vassiliki Papathanassiou internationalement connue sous le pseudonyme de Vicky LEANDROS. Vicky est la fille de l’artiste peintre Kyriaka Protapapa et du chanteur, auteur, compositeur et producteur grec Leandros Papathanassiou plus connu sous le nom de Leo Leandros. A l’âge de neuf ans, elle rejoint ses parents à Hambourg où son père est une vedette de la chanson. Très intéressée par le travail de son père, Vicky tente sa chance dans la chanson en 1965 en sortant un 45 tours en allemand qui marche bien outre-Rhin. Un an plus tard, l’idée pour Vicky de se lancer dans une carrière internationale se concrétise en partie par l’enregistrement d’une chanson en français: « N’y pense plus tout est bien », adaptation par Hugues Aufray du titre « Don’t think twice » de Bob Dylan. En 1967, elle transforme un peu plus cet essai en se présentant au Concours Eurovision de la Chanson pour le Luxembourg avec « L’amour est bleu » qui se classe quatrième.

Cette notoriété d’un soir va lui permettre de vendre des disques dans un grand nombre de pays dont le Canada et le Japon. Elle se met alors à chanter dans la langue des pays où ses disques sont commercialisés: Allemagne, France, Royaume-Uni et Japon. En français, elle enregistre beaucoup de reprises: « Non c’est rien », « Les Moulins de mon cœur », « Ne me quitte pas », etc. Le 25 mars 1972, Vicky Leandros est à nouveau désignée pour défendre les couleurs du Grand-Duché de Luxembourg au Grand-Prix Eurovision de la chanson. A Édimbourg, elle remporte cette fois la victoire avec « Après Toi » qui connaît alors un succès dans le monde entier en sept langues. Suite à cette nouvelle popularité, la carrière de la chanteuse s’oriente vers les pays germaniques, la Grèce et l’Afrique du Sud. En 1973, elle enregistre « Lago Maggiore im Schnee », version allemande du « Lac Majeur » de Mort Shuman. Cette chanson figure la même année en français sur son album destiné aux pays francophones. « Chante Bouzouki » et « L’amour brillait dans tes yeux » sont des succès en France. En 1975, alors qu’elle a emménagé à Paris, Vicky poursuit sa carrière en France avec bonheur grâce à la chanson « J’aime la vie ». Ses enregistrements francophones se raréfient toutefois et il faut attendre 1984 pour entendre un nouveau hit en français: « A l’est d’Eden ». Au Québec cependant, sous le simple prénom de Vicky, la chanteuse connaît un succès phénoménal pendant près de 20 ans avec les « tubes » « L’amour est bleu » (1967), « Le temps des fleurs » (1968), « Les moulins de mon cœur » (1969), « Triste monde » (1970), « Ne me quitte pas » (1971), « Après toi » (1972), « Théo, on va au bal » (1974), « C’est la vie papa » (1975), « Notre Tango d’Amour » (1976), « Et je l’aime encore » (1977), « Je t’aime mon amour » en duo avec Demis Roussos (1981), « À l’est d’Éden » (1984) et « Tu as sept ponts à traverser » (1985). En 2000, Vicky Leandros compose la plupart des titres d’un nouvel album dont certains sont en français comme « Tout me parle de toi ». Mais le succès n’est plus au rendez-vous du public francophone et la chanteuse poursuit sa carrière en Grèce et en Allemagne, les deux pays significatifs de la vie de l’artiste. Pour ses 70 ans, la chanteuse entame une grande tournée internationale avec l’artiste grec George Dalaras.
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Philippe Gauthier dans les années 1980

23 août 2018 : Décès, au centre hospitalier de Mont-Godinne à Yvoir, de l’animateur et journaliste de télévision et de radio belge Philippe GAUTHIER à l’âge de 70 ans. Né à Charleroi le 15 janvier 1948, il étudie la sociologie à l’UCL, Université Catholique de Louvain-la-Neuve. Philippe est engagé à la RTBF, la radio publique francophone de Belgique, dans les années 1970. Amoureux de la langue française, il s’oriente tout naturellement vers la culture et devient animateur de radio sur la chaîne Radio 2 à Namur. C’est au début des années 1980 qu’il devient le spécialiste de la « nouvelle vague » de la chanson francophone de ces années-là grâce, notamment, à son émission intitulée « Zone verte » diffusée l’après-midi en semaine. En 1982, Philippe Gauthier présente à la télévision belge le programme culinaire « Vieilles casseroles et bonnes recettes ». Au milieu de la décennie 1980, il anime une nouvelle émission de radio : « Energie douce » où il fait connaître au grand public des artistes comme Niagara, Luna Parker, les Révérends du Prince Albert ou Etienne Daho. En mars 1989, il lance le programme intitulé « Perfecto » au cours duquel, en compagnie de son épouse Dany Martin, il propose un magazine de la culture vivante, un espace de liberté pour l’auditeur avec un répondeur téléphonique et une programmation musicale faite de découvertes majoritairement francophones. L’émission, réalisée du lundi au vendredi de 15h00 à 17h00 puis du lundi au jeudi de 19h00 à 21h00, s’arrête avec la mutation de Radio 2 en Fréquence Wallonie en octobre 1994. Il n’est alors plus question de radio pour Philippe Gauthier qui se tourne vers la télévision en proposant des reportages et des séquences pour des émissions de la RTBF comme « Autant savoir », « C’est la vie » ou « Télétourisme ».
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16 AOUT

Pierre Richard en 1983 – Photo (c) Gama

16 août 1934 : Naissance, à Valenciennes, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Pierre RICHARD. Bien que né à Valenciennes, c’est à Paris que Pierre passe son enfance avant de retourner dans le Nord pour y suivre ses études secondaires avant de séjourner en internat. Mais il est plus assidu pour suivre les séances de cinéma locales que pour se rendre aux cours. Et il rêve de devenir un acteur comique. Cependant, comme ses parents veulent qu’il fasse un vrai métier, il se résigne à décrocher un diplôme de kinésithérapie. Une fois le diplôme obtenu, il se décide à faire du théâtre et à présenter des sketches dans des cabarets parisiens. Mais c’est par le cinéma qu’il devient une véritable vedette. Dès 1967, il est à l’affiche du film « Alexandre le bienheureux » réalisé par Yves Robert. Et sa carrière va se poursuivre pendant des décennies tantôt comme réalisateur, tantôt comme acteur dans le domaine de la comédie. On peut citer les films « Le Distrait », « Les Malheurs d’Alfred », « Le Grand Blond avec une chaussure noire », « Le Jouet », « La chèvre », « Les compères » ou encore « Les Fugitifs ». Dans un répertoire moins drôle qu’au cinéma, Pierre Richard tâte aussi de la chanson. En 1971, il s’y essaie une première fois en interprétant la bande originale du film « Les Malheurs d’Alfred ». Puis, il faut attendre douze ans pour le voir réitérer l’expérience avec une chanson s’adressant aux enfants: « Madame Sardine ».

En 1985, il enregistre une chanson plus sérieuse qui a pour titre « Bogart et moi ». En 1992, il participe à un disque d’hommage à Georges Brassens en y interprétant « Le gorille ». Et, par la suite, il profite encore de quelques occasions pour pousser la chansonnette dans certains de ses films comme dans « La Chtite Famille » en 2018 où il interprète une reprise de « Que je t’aime » de Johnny Hallyday : « Que j’te ker ».
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En 2012

16 août 1946 : Naissance, à Créteil, de la chanteuse française Anny Chancel mieux connue sous le pseudonyme de SHEILA. Née de parents commerçants en bonbons et sucreries sur les marchés de la région parisienne, Anny nourrit un rêve d’enfant: devenir écuyère. Mais sa vraie passion est plutôt à chercher du côté de la musique, de la chanson et de la danse. Dans cette dernière discipline, elle voudrait devenir petit rat de l’Opéra de Paris mais elle est refusée en raison de sa taille trop grande. Elle se résigne alors à accompagner ses parents sur les marchés et elle suit des cours de comptabilité qui lui seront sans doute bien utiles pour reprendre un jour le commerce familial. Mais, comme c’est plus fort qu’elle, dès l’âge de quatorze ans, elle cherche la possibilité de faire reconnaître ses talents vocaux qu’elle croit intéressants. Et elle finit par être engagée dans un groupe de jeunes qui cherche une chanteuse. Mais, en 1961, elle quitte la formation pour rejoindre deux frères qui viennent de lancer les « Guitares Brothers ». Avec eux, elle va préparer, pendant des mois, son audition pour le mythique Golf Drouot à Paris. Et, en 1962, après son passage au Golf Drouot, elle est auditionnée par les producteurs Jacques Plait et Claude Carrère qui demandent ensuite à ses parents de signer son contrat d’artiste car elle est encore mineure. Le 13 novembre 1962, celle qui s’appelle désormais Sheila sort son premier disque avec comme titre phare « Sheila », adaptation française du tube anglo-saxon de Tommy Roe également interprétée au même moment en français par Lucky Blondo.

Le succès est immédiat et il va se poursuivre en 1963 avec toute une série de chansons qui imposent Sheila dans le paysage de la chanson francophone pour bien des années: « L’école est finie », « Papa t’es plus dans l’coup », « Première surprise party », « Le sifflet des copains », « Vous les copains », etc. Elle reçoit alors des propositions pour des rôles musicaux au cinéma. C’est le cas pour « Bang Bang » qu’elle tourne en 1966 et où elle interpréte « L’heure de la sortie ». Pionnier français en matière de produits dérivés, le producteur Claude Carrère diversifie les activités de sa protégée: il lance au nom de Sheila des boutiques de vêtements, des produits cosmétiques et même une poupée. Les années 1970 sont aussi marquées par d’autres grands succès de Sheila: « Les rois mages », « Samson et Dalila », « Poupée de porcelaine », « Adam et Eve », « Tu es le soleil », « Patrick mon chéri », etc.

En 1973, le 13 février, elle épouse un jeune chanteur à succès révélé par son producteur: Ringo avec qui elle enregistre le duo « Les gondoles à Venise ». Ils deviennent les parents d’un petit Ludovic en 1975 avant de se séparer. Dans la seconde partie de la décennie 1970, Sheila va en surprendre plus d’un en se mettant à chanter en anglais à la sauce disco. Accompagnée de danseurs américains qui prennent le nom de Black Devotion, Sheila lance le groupe S.B. Devotion avec la chanson « Love me baby » en 1977. Vêtue, notamment, d’un court short moulant à paillettes, elle séduit toute l »Europe avec ce succès inattendu. Vu la popularité de cette démarche disco, elle adapte à la sauce dansante le fameux « Singin’ in the rain » et le hit est, cette fois, mondial. Par la suite, même si elle n’oublie pas son public francophone (« Kennedy Airport »), elle continue à surfer sur la vague disco et rencontre, à New York, le duo de musiciens Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic. Avec eux elle enregistre un album dont le titre phare est « Spacer »: un « tube » planétaire. Tous les spécialistes se demandent alors comment Sheila va sortir du disco, un mouvement qui commence à s’essouffler. Elle le fait le plus simplement du monde: en changeant de genre musical. C’est donc en français qu’elle enregistre en 1980 un opus aux sonorités new wave et pop: « Pilote sur les ondes ». Et le succès est encore au rendez-vous. Désormais, à chaque nouvel album, Sheila va s’attacher à trouver des sonorités différentes. Et l’évolution la plus marquante a lieu en 1983 avec un album très personnel et des chansons aux thèmes plus profonds. Avec ce répertoire neuf en pleine évolution, elle prépare le premier grand spectacle de sa carrière qu’elle a, jusque-là, presque exclusivement consacrée aux disques et aux émissions de télévision. Le rendez-vous est prévu pour le Zénith de Paris en février 1985 et c’est un triomphe. Elle se produit encore sur scène à l’Olympia de Paris en 1989 et là, à la fin du concert, elle annonce en larmes qu’elle arrête sa carrière de chanteuse. Et elle respecte sa parole pendant neuf ans en se mettant à l’écriture de livres et en présentant des émissions à la télévision française. En 1998 sort une compilation intitulée « Le meilleur de Sheila » avec des réenregistrements de ses grands succès. Dans la foulée, elle chante à l’Olympia du 28 septembre au 4 octobre de la même année et y revient quelques mois plus tard. Et c’est encore à l’Olympia de Paris que l’artiste fête ses 40 ans de carrière en novembre 2002. Sept ans plus tard, la chanteuse embarque à son tour dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » pour les saisons 4 (2009) et 5 (2010). En 2012, elle fête cette fois ses 50 ans de chansons à l’Olympia de Paris en septembre et, deux mois plus tard, Sheila sort un album de nouvelles chansons: « Solide ». Début 2013, elle reçoit une Victoire de la Musique d’Honneur pour ses 50 ans de carrière. Alors qu’elle prépare un nouvel album qu’elle part enregistrer aux Etats-Unis en 2017, le destin s’acharne sur la chanteuse dont le compagnon, Yves Martin, est victime d’un accident vasculaire cérébral. Puis, quelques semaines plus tard, c’est son secrétaire qui meurt avant que son fils Ludovic ne décède à son tour le 7 juillet 2017 à l’âge de 42 ans. Malgré ces soucis, Sheila reprend le chemin de la scène dès le mois d’août pour un nouveau spectacle présenté à l’Alhambra de Paris et en tournée avant le Casino de Paris en décembre. En 2018, elle participe à nouveau à la tournée « Age tendre » qui, entre-temps, a changé de production. Et puis, au début de l’année 2020, alors que le monde affronte un confinement exceptionnel à cause de l’apparition du coronavirus covid-19, Sheila propose un nouveau titre original, le premier depuis 2012 : « Septième continent ». Une chanson écologique qui annonce un nouvel album prévu pour 2021.

 

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Jacqueline De Schryver au début des années 2010

16 août 2015 : Décès, à Ottignies (B), de l’attachée de presse belge Jacqueline DE SCHRYVER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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